POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste — II

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Ariana Bedan


MessageSujet: Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste — II Mer 28 Aoû - 16:02

Spoiler:
 

Qu'en était-il du pouvoir ? Aujourd'hui, il ne s'agissait plus seulement d'être un sorcier accompli, un illustre mage noir sans pitié. Il ne s'agissait même plus d'être à la tête d'une grande institution. Le pouvoir était devenu une chose prisée qu'il était impossible d'obtenir d'une façon aussi grossière que par soi-même. On pouvait bien penser être puissant, Ariana l'avait longuement pensé, et avoir du pouvoir. Au fond, si l'on venait à penser cela, c'est qu'on en avait un minimum, mais le vrai pouvoir, non pas l'éphémère, était bien plus difficile d'accès. C'était un processus lent, fastidieux, et proprement ingrat par moment. Devenir Dieu parmi les Hommes n'était rien de plus que l'accomplissement d'une longue existence de labeur. Ariana était une gamine capricieuse, bien trop pour s'en rendre compte encore, et jamais elle ne pensait passer sa vie à suer pour obtenir un brin de reconnaissance, pourtant, à terme, elle serait forcée de s'y plier. C'était ingrat selon elle, c'était affreux même. Elle était riche, son nom était connu, et pourtant, elle devait bâtir un nouvel empire à son image à elle, et non pas à celui de son nom. Voilà ce que lui apprenait Eris Valverde à chaque fois qu'elle le rencontrait en privé. C'était une répétition incessante visant à discréditer le nom qu'elle possédait depuis le jour où elle avait foulé cette Terre. Bedan restait un nom, Ariana deviendrait une légende. Ainsi devait-elle voir les choses. Elle devait se focaliser non pas sur leur apparence superficielle, mais bien sur le fond, leur état propre. Elle aurait été folle de penser pouvoir tout avoir d'un seul coup, folle, et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de croire que c'était encore possible. Oui, Ariana Bedan avait du mal à se résigner à fuir son nom, au moins quand il s'agissait de son avenir. Elle aurait toujours ses contacts, et elle aurait toujours son nom, elle aurait toujours son influence et son argent, mais ce qu'elle obtiendrait, plus tard, à partir d'aujourd'hui ne sera attribué qu'à elle, qu'à Ariana, et non à une énième Bedan. Elle serait différente, et elle serait unique. C'était difficile à conceptualiser quand, toute sa vie, on lui avait appris à ne jamais oublier son nom. Pourtant, et c'était un fait connu de tous, même de la principale concernée, elle était égoïste à en crever.

Encore là à discuter avec un représentant puriste venant tout droit du Canada, elle venait de tisser un bon lien avec le bonhomme qui tournait autour de la quarantaine. Il était élégant, et avait une prestance réellement enivrante. Il était souriant, et avait une vision des choses atypique. Il considérait le monde moldu comme un monde à part. Selon lui il y avait la Bible des moldus, et la Bible des sorciers. Elles symbolisaient leurs différences, et selon cette dernière, Dieu serait un sorcier. Il aurait ainsi créé le sorcier à son image, en lui donnant son pouvoir ultime. Il aurait ensuite créé l'Homme, en lui faisant croire à sa supériorité. Il lui aurait appris la haine pour haïr tout sauf lui-même. Dieu aurait alors créé un monde composé de deux dominantes qui, à un point décisif de leurs civilisations respectives, auraient été contrainte de s'affronter. Dieu était sorcier, le sorcier était Dieu, l'Homme était voué à perdre et à servir son supérieur. Ariana n'était pas une croyante, mais la vision qu'avait le représentant Canadien était pour le moins originale, et elle y aurait presque adhéré si elle n'avait pas eu sa propre vision du purisme et de l'ordre naturel des espèces.

- Quand repartez-vous pour Toronto ?
- Probablement dans une semaine. Je dois déjà aller voir le Ministre de la Magie Gallois dans quelques jours, et puis la semaine de la jeunesse puriste requiert mon attention.
-Oh ! Monsieur Powells est un bon ami à ma famille. C'est un Ministre investi dans sa tâche et dans le purisme.
-Effectivement, Edern est un ami de longue date. Mais venez donc avec nous miss Bedan, je suis sûr que votre point de vue intéressera à la fois Edern et moi-même.
-Je ne voudrai pas m'interposer...
-Aucunement ! Vous êtes une Galloise et vous êtes une puriste, ça m'intéresse.
-Dans ce cas, j'en serai ravie ! Faîtes-moi parvenir une date et je vous y retrouverai.

Ils continuèrent de parler politique quelques temps. Ariana était capable de se lier facilement à une personnalité puriste, connue, ou pas. Son véritable visage se dévoilait quand le pouvoir, où se qui s'y apparenté le plus, lui était acquis. Elle n'était pas suffisamment stupide pour laisser son penchant asocial prendre le dessus alors qu'elle pouvait obtenir bien plus. La journée s'acheva sur cette note, la semaine se déroula sans encombre, elle rencontra quelques personnalités et des élèves d'un peu partout avec qui elle passa le plus clair de son temps. La fin de semaine arriva plus rapidement qu'elle ne l'aurait cru. Valverde lui avait confié la charge du discours de clôture. Son texte était prêt, elle le répétait chaque soir et commençait à avoir une aisance propre à elle-même avec son écrit. Le jour final arriva, c'était le soir, la nuit tombait lentement, le soleil éclairait encore le ciel d'une belle couleur oranger. Le stade était de nouveau rempli, et sur l'estrade, les dirigeants s'étaient rassemblés. Ariana arriva alors que tout le monde était installé. Sa démarche était fluide, oui, elle avait le trac, qui ne l'aurait pas eu devant une telle foule, devant de telles personnalités ? C'était son premier vrai discours, et il était certain que son cœur battait plus qu'à l'accoutumé. Pourtant, elle gardait une stature droite. Un sourire en coin, non pas narquois, mais provocateur. Elle se sentait elle-même. Elle se présenta au pupitre, son regard parcouru la foule, étrangement, c'était comme si le silence était de mise. Elle venait d'arriver, plus personne ne parlait. Plus un bruit. Son sourire n'était pas visible pour ceux du fond, mais ceux des premiers rangs, les élèves de Poudlard les plus proches de l'estrade le verrait. Ils la connaissaient tous ainsi, provocatrice, et aujourd'hui elle s'imposait face à eux. Elle était au-dessus d'eux. Elle avait fait renaître l’Élite et lui avait donné cent fois plus de pouvoir qu'elle n'en avait jamais eu même durant l'ère Maleficus. C'était devenu un bras armé puriste reconnu, et la présence d'Ariana ici en était le symbole.

- Nous, cette jeunesse puriste que vous représentez avec efficacité, chaque jour, chaque nuit, a été à l'honneur cette semaine. Qu'est-ce que ce rassemblement, sinon le symbole incontestable de notre union ? L'union, c'est ce qui me pousse, ce soir, à me présenter devant vous. Nous sommes jeunes, nous sommes puristes, nous sommes les sorciers de demain, nous sommes l'avenir. La foule applaudit, elle était jeune et ça tout le monde le voyait, pourtant, elle était là avec ces Grands puristes que d'autres rêvaient de rencontrer, que l'on craignait. Elle dominait, littéralement, la foule. Mais l'Union n'est rien, absolument rien, sans ce sacrifice auquel nous devons faire face jour après jour. Ici est née l'importance de notre regroupement, sous une même bannière, celle du Seigneur des Ténèbres, celle du purisme. Je vis le purisme, et vous le vivez avec autant d'intensité que moi à cet instant présent. Voilà ce que le bourbisme, le merlinisme, et toutes ces idéologies visant à nous retirer notre droit, celui de vivre au grand jour, ne pourront jamais saisir et appliquer. Notre force est notre nature, nous sommes des sorciers, nous vivons pour la Sorcellerie, et nullement pour ce qui ne sera jamais notre égal. Le purisme est à la sorcellerie, ce que l'eau est à la vie, nécessaire. Est-il normal qu'un sorcier soit condamné pour avoir vécu SA Sorcellerie ? Est-il normal qu'un né-moldu ait les mêmes droit de vous ? A-t-il seulement le droit de faire partie de l'Union que nous formons ? Nous marchons, jour après jour, dans le sillage tracé par notre anciens, par nos parents. Mais voilà qu'arrive le bout du chemin, nous devons sacrifier cette vie de douceur pour nous confronter à ce que nous aimons, ce qui nous anime chaque jour : la magie. La magie n'est PAS accessible sans sacrifices. Le Seigneur des Ténèbres place en cette jeunesse une confiance dont nous ne serons dignes qu'en lui démontrant notre importance dans sa formidable entreprise. La jeunesse est l'Union, Vous êtes la Sorcellerie, et ensemble Nous serons la Sorcellerie. Nouvelle vague d'applaudissements cette fois bien plus importante. Elle venait de conquérir cette foule, elle était devenue un visage puriste grandiose que tous vénéreraient bientôt. Elle était là où elle rêvait d'être, à la place du pouvoir, mais elle le tairait. Elle tairait son ascension pour démontrer sa manipulation. Êtes-vous prêts ? Vous tous ? Êtes-vous prêts à servir la Sorcellerie ? L'Union ? Oui! Tous hurlèrent « Oui » avec une rage puriste intense, elle sourit de plus belle Alors servez le Purisme ! Soyez les sorciers que vous rêviez d'être, que le Seigneur des Ténèbres veut que vous soyez, soyez Puristes ! Continuons, ensemble, de bâtir cette société, soyez des piliers, comme nos parents l'étaient hier. La jeunesse que nous sommes doit passer le fossé qui nous sépare, nous et le reste du monde puriste que nous reprendrons demain, de la gloire ! Que sommes-nous alors sinon la plus formidable création de la Grande Sorcellerie ? Que sommes-nous, je vous le demande ? Nous sommes le purisme!

Son regard parcouru alors la foule qui éclatait en applaudissement. Hurlements de joie, de passion, de purisme. C'était une rage qui se baladait de lèvres en lèvres et qui parcourait les gradins et la foule face à la Serpentard. Elle leva les yeux pour apercevoir l'immensité du stade au sein duquel elle venait de s'illustrer comme jamais. Elle se fichait éperdument de Poudlard, maintenant qu'elle avait le monde.

Elle se retira alors toujours sous cette vague d'applaudissement presque assourdissante. Elle regagna la loge où elle était installée et alors commença le défilé militaire des élèves de l'école de sorcellerie Poudlard. Un spectacle puissant, intense, à l'image d'un purisme aussi extrême que véritable dans lequel Ariana se sentir vivre jour après jour. Ce serait ainsi que se solderait la gloire de la Sorcellerie, et non autrement, Ariana mourrait avant de voir un sang impur à la tête de la Magie, cette Grande et Illustre Magie

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MessageSujet: Re: Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste — II Ven 30 Aoû - 0:30

C'était la fin du rassemblement des jeunesses puristes. Et il était temps que ça se termine !
H n'avait la moindre envie de rester plus longtemps dans ce bordel, d'un part parce que l'atmosphère y était … étouffante ? Ou tout simplement puriste, donc politique.
En d'autres termes, il en avait marre de voir tout ce tas de pingouins en costard qui n'avaient pas la moindre notion de magie noire.
Seul point positif de cet événement : les beuveries du soir. Ah ça, ça allait lui manquer, surtout les belles nanas que l'on pouvait trouver, et dire que H n'avait pas encore fait le tour de planète … toujours était il qu'il avait visité quelques recoins de l'Europe. Bref il n'était pas utile de s'attarder sur ce genre de détails.
Toujours était il que H avait récupéré l'adresse et le nom de quelques demoiselles qui pourraient lui être utiles, et plus si affinité …

L'heure était venue du grand défilé des guignols de Poudlard, dont H faisait obligatoirement partie, faute d'avoir été totalement infect.
Ils allaient faire les fiers, les petits pions de pépère Valverde. Ah ils allaient faire les beaux, à parader comme des parodies de militaires, mais combien parmi eux étaient en mesure de tenir face à un bourbiste, un bourbiste !
Nan, H était bien meilleur que tous ces gars … il était plus fort, plus doué, plus … puissant.
Alors devoir parader comme une fiote, ça n'était clairement pas son truc, ni quelque chose qu'il l'intéressait, encore moins quand c'était pour plier devant quoi, un politicien ?
Concrètement, H était un être que la politique n'intéressait absolument, lui voulait des faits, des actes, et c'était pour ça que Crow faisait un bon mentor. Avec lui, il y avait du terrain, pas de longues phrases chiantes à la Valverde, une démo, un peu de travail, et hop, le tour était joué. Concrètement, il avait tout compris.

H attendait là, dans la masse d'élèves de Poudlard, à l'intérieur de laquelle il avait croisé des têtes connues, comme des membres de l'Elite. Mais une tête manquait, celle qu'il fallait couper.
Si l'autre jour il n'avait pas pu apporter la preuve claire que Bedan les avait trahi, là, il n'allait pas être pris au dépourvu, si bien qu'il avait préparé de quoi faire tourner le mot, car l'Elite était un peu partout dans les rangs, et on était attentif, très attentif.
Judgment time has come, and it gonna hurt !

Et puis le coup de théâtre, la preuve, l'aveu. Même un aveugle l'aurait vu arriver là. Ses longs cheveux filasses, sa démarche de pimbêche dont l'arrière train devait avoir été ramoné il y a peu, cet air méprisant et méprisable. Bref elle était là, La Connasse, comme disait H.
Et elle avançait, comme ça, vers le pupitre comme si c'était elle qui allait … le lion se retint de bondir en dehors de la masse pour se précipiter sur l'estrade et lui défenestrer la gueule. Ça, il en était capable, personne ne pouvait le remettre en cause, et elle, cette pétasse, elle avait trahi pour que ses petites miches soient entre les mains de pépère Valverde, elle avait jeté en pâture ses camarades pour pouvoir ramener ses fesses ici ! Mais ça ne faisait pas d'elle quelqu'un, ça non, au contraire. Elle avait trahi ses amis, ses frères … et là, H n'avait qu'une envie, c'est que dans vingt ans, quand elle se présenterait devant le Lord, un des membres de l'Elite qu'elle avait balancé soit là, et dise au Seigneur des Ténèbres ce qu'elle avait fait. Car on disait le chef mangemort très tatillon sur le sujet, autant dire que passer pour quelqu'un en qui on ne peut pas avoir confiance devant ses yeux, c'était ne plus avoir d'avenir.

Alors la grognasse commença à parler à la jeunesse, et donc à ceux qu'elle avait jeté aux lions.

- Nous, cette jeunesse puriste que vous représentez avec efficacité, chaque jour, chaque nuit, a été à l'honneur cette semaine. Qu'est-ce que ce rassemblement, sinon le symbole incontestable de notre union ? L'union, c'est ce qui me pousse, ce soir, à me présenter devant vous. 

L'Union ? Mais elle l'avait brisé l'union, le jour où elle avait osé sacrifier ses confrères. Elle était mal placée pour dire ça, sachant qu'elle n'avait pas cherché à maintenir celle de sa propre famille.
Non, elle était mal placée pour parler de ce genre de dynamique de groupe.

Nous sommes jeunes, nous sommes puristes, nous sommes les sorciers de demain, nous sommes l'avenir. Mais l'Union n'est rien, absolument rien, sans ce sacrifice auquel nous devons faire face jour après jour.

Et elle avait fait le choix de facilité. Elle avait sacrifié d'autres pour elle, ça n'était pas l'Union ça. L’union c'était de crever pour le groupe, de se taire, de les couvrir.
Jour après jour, mais bien sûr, c'était l'instant de la trahison qui scellait tout simplement l'avenir, alors oui, il était beau le sacrifice, mais pas celui qu'elle avait fait.
Ainsi elle continua son blabla, H étant trop remonté pour l'écouter, il se contenta de la fixer avec un regard mauvais, haineux, comme s'il voulait lui faire la peau, la dépecer, et s'en faire un petit string.
Sa trahison n'était pas effacée, et elle avait souillé le groupe, elle, en qui Serpens avait tant confiance. Elle devait lui faire pitié de là où il était, vraiment.
Car jamais, dans l'esprit de Lestrange, ou de lui, il n'y avait eu de trahison envisageable, là, s'en était. Même H, le moins puriste de tout le groupe, n'avait pas trahi.
Cette grognasse était une égoïste, une individualiste qui ne pensait qu'à sa petite carrière de gratte-papier, mais elle n'était rien elle, rien de plus qu'une ligne dans la matrice puriste, et la matrice n'avait pas besoin de politiciens, elle avait besoin de combattants, ça évidemment, elle ne l'avait pas compris. Pourtant c'était ce qu'elle affirmait, des combattants, prêts à mourir … elle ne croyait pas un traître mot de ce qu'elle disait la garce. Car lorsqu'elle avait du faire son choix … elle n'avait pas fait ce sacrifice. Une menteuse, voilà tout.

Et le plus drôle, c'était que ces pov' couillons la croyaient. Oh bien sûr, ceux de l'Elite ne seraient pas dupes, mais ça faisait une minorité de sorciers parmi tout ces péons.
Il était beau le purisme, et il était beau le modèle qu'on leur servait. Entre un vieux croûton gâteux et une nympho traîtresse, yavait du boulot !
Enfin, vint la fin de son discours, le moment le plus drôle.

Que sommes-nous alors sinon la plus formidable création de la Grande Sorcellerie ? Que sommes-nous, je vous le demande ? Nous sommes le purisme!

Qu'est ce qu'ils sont ? Des moutons.
Qu'est ce qu'il était ? Un bourrin.
Qu'est ce qu'elle était ? Pas besoin de lui demander. Une traîtresse.

Les crétins applaudissaient. Ils applaudissaient ça ? Pathétique. H lui n'applaudissait pas, il la fixait, jusqu'à ce qu'elle disparaisse, loin. Les yeux emplis d'une haine qui ne passerait pas comme ça.
Alors la suite, H exécuta simplement, plongé dans ses pensées, à comment elle allait payer … comment il allait lui rendre la pareille.
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MessageSujet: Re: Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste — II Ven 30 Aoû - 20:31

Dire que Jellyka n’avait pas vu la semaine passer ne serait pas vrai. Elle avait beaucoup aimé les tables rondes où elle n’était pas forcément celle que l’on entendait le plus mais qui ne perdait pas une miette de ce qui se disait. Mais Jude ne lui laissait pas un moment de répit. Dès le premier soir, elle s’était amusée à inviter -sans lui demander l’autorisation- toutes ses copines de Poudlard plus quelques petites étrangères avec lesquelles elles avaient fait copines copines. Quand ce n’était pas ça, elle l’harcelait de question à défaut d’être autorisée à se balader. Le sens de : le fait que le rideau qui mène à ma porte soit fermé signifie que je veux être tranquille était visiblement totalement étranger à la petite. Avec ça pas moyen de créer en paix.

Mais bientôt la gamine serait rendue à sa mère, grand merci. En effet on en était déjà au discours de clôture. Jellyka ne s’était jamais pas demandé qui allait le faire ayant pensé naturellement que ce serait Valverde. Pourtant elle se rendit compte qu’elle n’était pas vraiment étonnée de voir arriver Bedan. Son sourire en coin s’étira. S’il y avait eu une seule personne autour d’elle dont les yeux ne soient pas rivés sur la Serpentard qui s’avançait vers l’estrade -ce qui n’était pas le cas- et qu’elle l’avait vu, elle aurait sans doute cru que Jellyka se moquait d’Ariana. Au fond il n’aurait peut-être pas eu tord dans le sens que Jellyka se foutait potentiellement de la gueule de tout ce qui expliquerait son éternel sourire qu’elle avait acquis à un âge trop jeune pour qu’elle se souvienne d’un temps où elle savait faire autre chose que sourire. Oui c’était un sourire amusé. Amusé de la retrouver égale à elle-même là-haut et de se rendre compte que c’était là où elle s’était toujours attendue à la retrouver. Jellyka ne pensait pas ressembler à celle qui se trouvait être sa cousine éloignée. Elle aimait rester dans l’ombre, Bedan trouvait sa place devant une foule. Elle n’avait pas voulu de son Sang Pur considérant que cela ne lui permettrait pas de faire ce qu’elle voulait, Bedan trouvait toute sa force dans ce statut. Pourtant, elle ressentait une certaine familiarité quand elle voyait cette fille là-haut se rendait-elle compte à présent. Une reconnaissance qu’elle n’avait jamais accordé à quiconque. Elle aimait son père, cela ne l’empêchait pas de le trouver de plus en plus affligeant. Avec Bedan c’était plus une acceptation et un pacte qu’elle avait passé avec elle-même.  Sans doute la seule personne qu’elle suivrait véritablement parce que c’était la seule qui avait vu ce qu’il y avait derrière le sourire. Mais le ‘sourire’ resterait car Jellyka tenait à la distance qu’elle mettait entre elle et le reste du monde. Parce qu’elle ne connaissait rien d’autre sans doute.

Le discours commença. Jellyka se fit plus attentive. Bedan avait une aisance, c’était certain. Inconsciemment quand la demoiselle parla de sacrifices, Lily eut l’image de son père avant qu’elle parte. Avant que la pensée ait eu le temps de se formaliser dans son esprit, elle la chassa. Vite, trop vite. Mais elle ne voulut pas savoir ce que cela voulait dire. Heureusement tenait à entendre ce que Bedan avait à dire aussi elle n’eut pas de mal à remplacer ses pensées par ses mots. Soyez les sorciers que vous rêviez d’être. Le sourire en coin revint pour des raisons qui n'étaient sans doute propre qu'à elle-même. Soyez Puristes. Le message était passé, il était déjà passé pour Lily à vrai dire mais l'entendre dire là devant toutes ces personnes... cela lui donnait un nouveau poids. Jellyka voulait vivre de magie et sur quoi se basait la société des sorciers si ce n’était la magie. La magie est puissance… encore plus qu’on ne le pensait à son avis. Jellyka applaudit la demoiselle. Hélas son appréciation fut rapidement interrompue par la vision à ses côtés de Jude.


“Qu’est-ce que tu fais encore là ? Tu es dans le devant du défilé, si tu traines tu n’arriveras jamais à traverser la foule pour te mettre à ta place.”

La petite ouvrit de grands yeux ronds alors qu’elle se souvenait et partit en courant… autant que lui permettait la foule compacte. Jellyka lui emboita le pas à une allure plus lente. Elle prit place aux côtés d’autres Serdaigle en sixième année pour quelques jours encore avant la rentrée. Le défilé ne tarda pas à démarrer selon ce qu’on leur avait appris, fendant la masse des élèves étrangers. C'est une fois la fin de la journée, dans la tente, fatiguée que Jellyka se rendit compte que pas à un moment dans la journée elle ne s'était plainte de rester debout pendant le discours ou de devoir défiler. La flemmarde en elle visiblement avait capitulé face à la force du moment. Et cela l'amusa aussi c'est avec un sourire que Jellyka accueillit les copines de Gryffondor de Jude qui venaient parce que c'était la dernière fois qu'elle voyait Jude. Lily ne leur rappela même pas qu'elles se voyaient dans quelques jours à la rentrée...
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MessageSujet: Re: Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste — II Sam 31 Aoû - 15:59

Magnifique semaine, franchement, se disait Arthur Warlock. Bon, on ne pouvait pas nier que les anglais étaient un peu coincés, mais ils savaient y faire, et puis bon, si on faisait abstraction de ça, ils étaient plutôt sympas. Après tout, ça restait les mêmes racines. Quoiqu'au final, Arthur s'était aperçu qu'il avait plus trainé avec des canadiens ou des australiens. Fallait dire aussi que le caractère des gens de la Main Street était carrément plus proche du sien, vachement moins prise de tête et qu'au moins eux avaient la notion de comment on faisait un hamburger. Mais dans l'ensemble, ça avait été cool, assez marrant. Arthur ne regrettait pas du tout d'être venu. Les tables rondes lui avaient beaucoup plus, et il pensait avoir trouvé sa vocation en rentrant dans l'armée. Une partie des volontaires américains était partie en Irlande, même s'ils restaient minoritaires. Mais ça avait tout de même donné la chanson « It's a long way to Tipperary », parce que bon dieu, c'était vraiment le bout du monde. Enfin peu importait, ça tentait bien Arthur de partir dans l'armée. Mr Warlock senior n'apprécierait guère, il le savait, lui qui voulait plus que tout que son cher fiston adoré reprenne la ferme, mais bon sang, l'avenir lui tendait les bras, Arthur ne pouvait pas le refuser, si ? Même si les champs, le Kentucky, tout ça, lui manquerait. Mais ça se trouve il partirait directement sur New York. Il ne voulait pas non plus essuyer les larmes de sa mère, il craquerait et resterait sinon. Danville lui plaisait, ça lui manquerait, mais le monde était grand. Et il ne voulait pas seulement être un fermier du Kentucky. Dieu, oui, en bon vivant sympathique, sans vice caché, Arthur était un enthousiaste et il ne fallait pas grand chose pour le faire se mettre à rêver.

Enfin voilà, déjà, on arrivait à la fin de la semaine. Et il se retrouvait à nouveau dans ce stade si impressionnant. Qui allait donc parler cette fois ? Il avait apprécié le discours et la manière qu'avait le ministre de la magie Anglais, John Mulciber de présenter ce qu'il se passait et ce en quoi il croyait. Ca possédait un air de plan de bataille, ça donnait la puissance d'une marche militaire, ça ne s'embarrassait pas de grandes phrases intellectuelles. Ca plaisait à Arthur, car en bref, ça aurait pu être américain. Il aurait bien aimé qu'il s'agisse encore de lui, car il avait de l'affection pour ce bonhomme qui ne se prenait pas la tête et qu'il soupçonnait d'être de meilleure société qu'un Eris Valverde, même si dans le fond il respectait et admirait tout autant la solennité grave du vieil homme.

Mais ce n'était ni Mulciber, ni Valverde qui conclueraient le discours. Non. Manifestement, c'était simplement une jeune fille de leur âge, probablement une élève de Poudlard, ce que lui confirma le programme en lui annonçant Ariana Bedan, chef des Jeunesses Puristes. Un bon discours, jugea Arthur en l'écoutant. Après tout, il y avait de la logique là dedans, car qui mieux qu'une adolescente pour parler de la Jeunesse. Oui, il y avait quelque chose, une communication qui s'établissait, car elle n'en parlait pas comme d'une chose abstraite, mais comme quelque chose qu'elle vivait et qu'elle comprenait. Alors, oui, là, le courant passait, et la rage balayait tout sur son passage, l'envie de croire se faisait la plus forte, et Arthur, comme tous les autres, se laissait emporter par cette formidable espérance, celle d'être l'avenir du monde.

Et comment en douter ? Lorsqu'il regarda le défilé, il sut quel avenir il avait. Alors que n'importe quelle personne saine d'esprit n'y aurait vue qu'une orgie mégalomaniaque de mauvais goût, rassemblant uniformes et drapeaux, symboles grossiers et propagande pleine de bourrage de crâne, Arthur Warlock, lui en tira la conclusion qu'il rentrerait chez lui en comprenant l'importance de son avenir, comme tous les gens présents. Mais aucun n'était réellement ce qu'on pouvait appeler sain d'esprit, étant donné qu'ils étaient puristes.
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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste — II Sam 31 Aoû - 23:37

La semaine s'était écoulée lentement, au fil d'un temps parfait et tranquille où Llewelyn Mulciber avait passé le plus clair de son temps à...eh bien à ne rien faire. Les vacances étaient une bonne, une excellente chose même. Et dire qu'on reprend dans pas si longtemps que ça. Il fit une moue dégoutée en finissant sa biéraubeurre devant son feu de camp, Poudlard ne l'attirait pas du tout en cette fin du mois d'aout. Il faisait un temps magnifique à Manchester, et il devait faire le même temps sur Norwich. Autant de bonnes raisons de ne pas retourner à Poudlard. Puis ça avait été intéressant de voir tous les dirigeants puristes, de pouvoir leur poser des questions. John avait été super en passant et en répondant de très bonne grâce, sans chichis, sans prétention, ni rien, juste comme l'homme accessible qu'il était. Par essence même, il était l'Angleterre, l'homme qu'on pouvait trouver dans n'importe quel pub. Il avait sa place dans l'imagination populaire et c'est pour ça, bien plus que pour son nom de famille, que Llewelyn appréciait son cousin. Il était un inébranlable modèle que personne ne pouvait atteindre, et lui ressembler, au final, lui semblait un but digne de lui. On n'aurait jamais cru que le Serpentard était dévoré par l'ambition et pourtant c'était vrai. Simplement, jamais cela n'avait été aussi explicite qu'Ariana. Se faire oublier, se faire discret. Le cousinage Witcher passait par là, le sang Rowle coulait dans les veines de Llewelyn. Et surtout, c'était son histoire personnelle qui jouait. Prouver au monde qui il était. Prouver à ce foutu monde qui le méprisait et qu'il méprisait en retour qu'il pouvait le dominer. J'ai tué mon frère. Lui devait diriger ce monde. Moi, je n'aurais rien été. Mais c'est moi qui serais tout. Et un éclair mauvais passait dans ses yeux lorsqu'il disait ça. Juste après, il s'en voulait. Alors il se disait qu'il le ferait pour Ben, pour être digne de ce frère qu'il commença par aimer pour finir par détester. Il s'en voulait mais ne pouvait s'empêcher de le penser, car il avait profondément honte d'être un assassin, et cela le rongeait.

Il avait passé pas mal de temps avec Sara et Emma, d'autant qu'Ariana avait soudainement disparu. Et que H semblait ruminer – pour changer – une vengeance qui promettait d'être sanglante. Ainsi donc, le dernier jour, Llewelyn était occupé à ranger ses affaires à l'extérieur de sa tente en finissant une bonne vieille bieraubeurre lorsqu'une voix qu'il connaissait bien s' eleva dans son dos :

« Llewelyn ? Il faudrait qu'on parle... »

Le Serpentard se tourna vers son interlocuteur. Edward Mulciber affichait une mine sombre dans son costume tout aussi noir. Cela changeait de d'habitude, lui qui était toujours si souriant. Il devait être venu parler à John, songea Llewelyn. Mais quelque chose n'allait pas. Teddy n'était pas du genre à masquer ses émotions, il ne savait pas le faire. Il est arrivé quelque chose à maman, c'est ça ?

« Qu'est-ce que tu veux ?
- Je peux entrer ? Tu es tout seul ? Viens. » Teddy entra dans la tente après un signe d'assentiment de son fils. Il sortit une petite radio et tourna quelques boutons. « J'aimerais que tu écoute ça. »

Des voix s'élevèrent. C'était l'émission résistante, News Of the World. Llewelyn ne l'avait pas écouté du tout. Ces conneries là ne l'intéressaient pas. Mais il aurait du l'écouter, pour le coup. Vraiment. Il resta muet durant toute l'émission. Parler lui fut impossible ; Il regarda ensuite son père d'un air singulièrement inexpressif. Il aurait aimé pleurer, mais en fut incapable. Son monde venait de s'écrouler une seconde fois. Une autre raison de détester l'univers lui apparaissait.

Ben était vivant.

Vivant. Et traître. Bon dieu. Durant des années, j'ai trimé. J'ai pleuré. Je me suis accusé. Tout ça pour qu'il vive et qu'il trahisse ? C'est quoi ce monde ? Ben aurait du vivre. Ben aurait du diriger ce monde. Rester puriste. Au lieu de ça, il était mort, bien mort, le vieux Cadeyrn avait raison. L'homme qui avait survécu n'était pas, ne pouvait pas être Benjamin Mulciber. Pourtant il l'était. Llewelyn n'avait demandé. Pourtant ça arrivait. Voilà qu'arrive le jour où le vent tourne, et ton tour vient. Ca fait des années que je m'en veux. Des années. Aujourd'hui, c'est mon tour. Il le prenait. Il l'acceptait. La malédiction était finie.Il n'avait plus à payer.A présent, il pouvait vaincre, rendre la monnaie de sa pièce à ce monde qui semblait avoir pris plaisir à le comparer à un frère qui finalement n'était pas si brillant que ça.A présent, il n'était plus coupable. Le criminel était Ben, pas lui.

On appelait ça rétribution.

Avec un sourire malsain qui dut faire peur à son père, il songeait à tout cela, car Edward prit la parole une nouvelle fois :

« Pour l'instant, il est inutile d'en parler à Hugh. Tu compr... »


La mollesse de son père le frappa de plein fouet. On aurait dit qu'il vivait dans un monde clos et sans danger. Un monde faux. Llewelyn l'interrompit sans une once de pitié.

« Tu crois qu'il ne l'apprendra pas ? John finira par le dire, bon sang ! Il ne se tait pas pour nous épargner, juste pour protéger le peuple. Tu sais parfaitement qu'après tout ce qu'il a vécu il n'aura pas de scrupules. Dis lui. Dis lui, papa, sinon je le lui dirais.
-  Hugh n'a que onze ans, Llewelyn.
- Personne n'a jamais tenu compte de mon âge pour me comparer à Benjamin. J'espère que tu as retenu la leçon, ça a vraiment donner de brillants résultats, papa. Maintenant si tu n'as plus rien à me dire, j'y vais, il reste encore le discours de cloture. »

Edward Mulciber, rouge de colère, ouvrit et ferma plusieurs fois la bouche, sans parvenir à trouver ses mots, et il s'en alla. Minable. Llewelyn n'avait jamais pensé ça de son père, mais là il ne pouvait que dire ça. Méprisant, il l'était, même si en général, il se contentait de mener sa petite vie tranquille. Mais il n'en avait pas envie, plus envie, en fait. Marre d'être coupable. Ce n'est plus à moi de payer. Ma malédiction est celle de Ben. J'ai tué Nora Beker. Je pensais le faire en mémoire de Ben, pour être digne de ce qu'il avait fait en tant que puriste. Et c'était dégueulasse. C'était immonde. Tuer ne plairait jamais à Llewelyn, et la folie dont il avait pu faire preuve le dégoutait. Mais je croyais bien faire. Et lui l'aurait défendu.

Il ne se laisserait plus avoir. Le monde avait tenté de l'écraser mais c'était fini. Il était dans le bon camp. Il l'était depuis toujours. Et dans ses yeux, alors qu'il écoutait le discours d'Ariana, car finalement, sans trop de surprise, c'est elle qui cloturait, une étincelle complètement folle, complètement fanatique, complètement convaincue. Nous sommes la sorcellerie. Oui. Pour une fois je suis d'accord, Ariana. Nous. Pas eux. Personne d'autre. Dans le fond, ils se ressemblaient bien plus qu'il ne l'admettait. Simplement, ils ne possédaient pas les mêmes méthodes. Elle se plantera, conclu Llewelyn, parce qu'elle croit sincèrement qu'elle peut tirer son épingle du jeu en passant par Valverde. Mais tous ceux qui possédaient du pouvoir se bâtissaient seuls, sans l'aide de personne.

Lui n'était pas destiné à avoir le pouvoir. A l'origine. Mais il l'obtiendrait, à la fin. Nous n'étions pas destiné à avoir le pouvoir, gamins que nous étions, mais nous l'aurons tout de même. Ariana ferait une bonne alliéeLlewelyn réfléchissait, et on aurait dit quelqu'un d'autre. Comme si la part sombre de lui même prenait le dessus. Comme si le purisme le modifiait réellement pour faire de lui un vainqueur, ou un fou, à moins que ça ne revienne au même. Dans ses yeux brillaient un feu froid mais terrible, qui lui donnait une certaine présence, une certaine aura attirante mais dangereuse.

Certains hommes sont fait pour gagner le monde. D'autres perdent leurs âmes. Il arrive que des gens perdent leurs âmes sans gagner le monde, mais ceux qui gagnent le monde y laissent toujours leurs âmes.
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Conférence Internationale de la Jeunesse Puriste — II

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