POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan]

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Alex Carroll


MessageSujet: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Ven 30 Aoû - 12:08

Alex dormait dans la même chambre que sa fille. Il faisait encore noir. Alex ne faisait pas de cauchemars, si elle dormait elle plongeait tout de suite dans le sommeil avec ce sentiment de s’enfoncer dans une mélasse d’où un jour elle n’arriverait pas à sortir. Mais il y avait certaines nuits où elle ne fermait pas l’oeil de la nuit. Alors le soir elle faisait semblant de se coucher aux côtés de la petite, puis une fois qu’elle entendait la respiration régulière et apaisée de cette dernière, elle s’asseyait le dos contre le mur et les genoux remontés contre la poitrine. Parfois elle ne savait pas ce qu’il aurait mieux valu : les cauchemars ou ces longues heures où elle n’arrivait pas à retenir ses pensées noires. Le cauchemar au moins si tu te réveilles ça s’arrête. Là elle ne pouvait qu’attendre le lever du jour. La journée elle parvenait sans problème à donner le change, souriante. Sa fille, celle qui était la plus sensible à ses états d’âmes, avait même arrêter de la regarder avec ces yeux anxieux. Elle avait suivi à la lettre ce que les guérisseurs de la Vague lui avait dit afin que ses blessures guérissent mais surtout guérissent vite et sans séquelles.

Alex passa une main sur sa joue. Il y avait là de légères cicatrices qui resteraient surement là où l’homme l’avait griffé. Rien de comparable à ce qu’elle avait sur les cuisses. Alex s’enfonça la tete entre les genoux. C’était toujours pareil, elle avait beau y mettre les efforts qu’elle voulait dans le noir ses pensées revenaient toujours à ça. En vérité elle se fichait bien des cicatrices, les souvenirs de ce qui les avaient causées les reléguaient au rang de détails… Aujourd’hui. Programme de la journée. Voilà de quoi lui changer l’esprit un moment, bien concret, pas trop compliqué à priori... Depuis son arrestation elle n’avait plus de baguette. Vu le peu d’affaires qu’elle avait, il lui avait fallu peu de temps pour se rendre compte que sa deuxième baguette n’était pas dans l’unique sac qui pouvait contenir la totalité de ses possessions et de celle de sa fille. Même si elle ne vivait plus dans la rue depuis quelques temps, elle avait pris cette habitude de ne pas s’encombrer et elle n’avait pas chercher à acquérir plus que ce qu’elle ne pouvait transporter. La vie lui avait appris qu’il n’y aurait jamais un endroit où elle pourrait se sentir chez elle sans qu’on le lui enlève. Le destin des Sang de Bourbes sans doute, ni jamais totalement sorcier, ni jamais totalement moldu, perdu entre deux mondes qui ne voulaient visiblement pas d’eux.

Un moment elle avait cru l’objet perdu puis elle avait essayé de réfléchir. Elle n’était pas stupide, elle n’aurait pas perdu un tel objet, elle destinait la baguette à sa fille. C’était la première baguette qu’elle avait eu. Celle que son père, totalement ignorant du fait qu’un sorcier ne pouvait pas juste utiliser n’importe qu’elle baguette lui avait acheté. Elle n’avait jamais été à l’aise avec et dès la deuxième année, elle était allée en acheter une autre, laissant celle-ci dans sa valise au cas où il arrive quelque chose à la première. Réfléchis, Alex, réfléchis, où l’as-tu mise ? Alors elle se souvint. Le garage de monsieur John, elle y avait mis la baguette avec un peu d’argent au cas où elle devait perdre le sac. Il fallait donc qu’elle retourne à Londres. Et bien soit. Il fallait qu’elle s’habitue à cette baguette qu’elle le veuille ou non et surtout qu’elle reprenne l’entrainement. Elle avait dû aller puiser dans les tréfonds de son être pour trouver suffisamment de patience pour rester sagement en convalescence pendant tout ce temps mais les guérisseurs avaient été clairs : elle ne gagnerait rien si les blessures ne se soignaient pas correctement, surtout celle des jambes. Étrangement devoir rester assise dans un lit des journées entières lui avait paru bien plus insupportable que les journées qu’elle avait passées assises à même le sol à mendier.

Alex savait qu’elle était loin d’être une bonne sorcière. Depuis qu’elle était rentrée dans la résistance, elle avait toujours ressenti un certain sentiment d’impuissance mais quand elle s’était repris en main et qu’elle avait commencé à s’entrainer chez Kristin, elle s’était dit qu’elle pourrait au moins réussir à maintenir la tête en dehors de l’eau. Mais à quoi cela servait. D’un Impérium, on te faisait faire ce qu’on voulait, un peu de Véritasérum et tu racontais la totalité de ta vie. Cela ne devrait tout simplement pas être. Les humains n’auraient jamais dû se retrouver avec de telles possibilités. Elle trouvait cela bien plus malsain que la possibilité de tuer. Les hommes l’avaient toujours eu et quelque part il était plus dur à un sorcier de tuer d’un coup qu’un moldus avec leurs armes. Mais retirer toute forme de volonté à un homme d’un mot, d’un liquide avalé… Alex considérait qu’elle avait toujours eu le choix. Mais ce jour-là dans cette pièce, à un moment elle ne l’avait pas eu. Parce qu’elle aurait préféré mourir que risquer sa fille, elle aurait préféré mourir que parler mais elle n’avait même pas eu cette possibilité là.

Alex tourna la tête et caressa les cheveux de sa fille. Heureusement elle était encore là. Mais pour combien de temps ? Combien de temps avant qu’on ne les trouve et que cette fois la petite ne soit pas épargnée ? Alex ferma les yeux, rassurée par la chaleur de la peau de l’enfant contre sa main. Encore quelques heures avant le lever du jour…

Alex avait attendu que Louve se réveille, qu’elles petit-déjeunent ensemble avant de partir. Première fois qu’elle quittait l’enfant depuis qu’elle avait été capturée. Alex sentit l’angoisse que l’enfant tentait de dissimuler. La jeune femme voulut comme elle l’avait voulu bien souvent, lui promettre qu’elle revenait bientôt mais comme à chaque fois elle n’en fit rien et se contenta d’embrasser la petite sur le front. Il n’y avait plus leur chien Sièlro pour lui tenir compagnie, il n’y avait plus une autre petite fille pour s’amuser avec elle comme chez Kristin. Alex se rendit compte que c’était la première fois qu’elle allait la laisser vraiment seule. Peut-être pouvait-elle l’emmener ? Si elles allaient voir monsieur John comme avant ? Ce n’était qu’un aller retour, elle n’avait pas parlé de monsieur John, il ne devrait pas y avoir de problème. Alex se demandait ce que monsieur John penserait de ses cicatrices. Oserait-il poser les questions qui lui avaient toujours brûler les lèvres ? Oserait-il cette fois demander à Alex où elle avait disparu, ce qu’elle faisait, pourquoi elle était dans cette situation ? Ou se contenterait-il de reproches avant de leur offrir à boire ? Alex se rendit compte que le vieil homme lui manquait.

Finalement elle emmena Louve. Mais devant le magasin déjà ouvert malgré qu’il ne soit pas encore tout à fait huit heures, Alex n’osa pas rentrer. Monsieur John ne voulait qu’une chose pour elle : qu’elle vive une vie normale et sans danger. Or depuis qu’elle avait quitté le refuge de son garage, elle avait été sérieusement blessée deux fois, Louve une et la deuxième fois elle avait faillit perdre sa mère, Sièlro était mort… Elle était fière mais là elle n’oserait pas le regarder en face. Elle envoya sa fille seule en lui signant :


*Va le voir et s’il te demande où je suis, tu dis que je ne veux pas le voir. Je récupère un objet dans le garage et je t’attends dehors.*

Sa fille eut l’air un peu triste mais elle hocha quand même la tête et c’est avec un grand sourire retrouvé qu’elle s’empressa d’aller voir le vieil homme à l’intérieur. Monsieur John ne parlait que quelques mots de la langue des signes que Louve ou Alex lui avaient montré mais il avait sa manière de comprendre la petite.

Alex entra dans le garage. Elle retrouva de suite la cachette dans un pot en terre cuite peint en verre sur lequel un carton de clous était posé, derrière un carton de vieux habits et un de vieux jouets d’enfants plus utilisés à l’évidence depuis longtemps mais que l’on avait pas eu le courage de donner à quelqu’un d’autre ou de vendre. Aujourd’hui sales et vieux comme ils étaient personne n’en voudrait plus très certainement. Alex songea comme la première fois qu’elle les avait vus que Louve les aurait sans doute bien voulu si.

Elle ne s’attarda pas et alors qu’elle sortait dans la rue tout en rangeant la baguette à l’abris des regards, elle croisa celui d’un homme alors qu’elle relevait la tête. Un sentiment lui dit qu’il avait vu. Un moment l’angoisse la prit avant qu’elle ne se raisonne : c’était un moldu, même s’il avait vu eh bien il avait vu un bout de bois. Au pire il pensait qu’elle venait de voler des trucs dans le garage mais il suffirait qu’ils aillent voir monsieur John à l’intérieur pour la disculper. Elle détourna donc le regard et s’appuya contre le mur en attendant que Louve ressorte.

Mais malgré tout elle garda sa main non loin de la baguette récupérée. Elle ne voulait plus faire d'erreurs.

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MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Sam 31 Aoû - 1:05

Ils avaient à nouveau déménagé. Suite à la mort d’Elton, leurs déplacements s’étaient faits plus rapprochés, plus pressés, et le jeune Alex se rendait bien compte que Dan était plus stressé qu’avant. L’ex-soldat avait peur. Si ‘Tony, un magicien expérimenté, avait pu être retrouvé, qu’en était-il d’eux ? Bien sûr, le vieux sorcier, de son vivant, les avait rassurés sur leur destin : ils n’étaient pas si importants que ça, n’avaient pas vraiment commis un acte d’éclat, ni rejoint la résistance, donc on n’avait pas de raison de s’en prendre véritablement à eux.

Mais Dan en doutait. Si ils n’étaient en aucun cas vraiment importants, ce qu’il croyait comprendre du monde des sorciers n’était pas pour le rassurer : les lanceurs de sorts ne laisseraient pas impunis des moldus qui avaient su donner une leçon à deux des leurs. Il se disait que peut-être la fierté de la sorcière qu’il avait laissée en vie les protégeait : elle ne voudrait pas avouer avoir été battue par de simples humains comme eux. Il se corrigea intérieurement : moldus, pas humains. Certains sorciers les considéraient comme rien de moins que des animaux. Et c’était cela qui lui faisait peur. Le chien qui mord, a-t-il mordu le dernier des imbéciles de gratte-papier de l’univers, est quand même piqué. Et puis visiblement, elle faisait partie des Mangemorts, ce qui sous-entendait sûrement qu’elle n’était pas n’importe qui, même s’il n’en savait pas plus.

C’était surtout ça qui l’effrayait. Ne pas savoir. Il avait toujours affronté le danger de face, avec bravoure, en sachant d’où pourrait venir sa mort, et comment l’éviter. Là, c’était différent. Ces pouvoirs insidieux, qui pouvaient obliger des amants à s’entretuer, étaient bien pires que le champ de bataille et la douleur de ses balles bien réelles. Et si ça ne suffisait pas, l’ennemi pouvait être partout, il n’avait pas de visage, pas de signe véritablement distinctif, avant de s’en prendre à eux. Bien sûr, certains sorciers ne savaient pas se vêtir comme des êtres normaux, mais fallait-il suspecter chaque punk ou gothique de la ville de Londres pour autant ? Il priait pour que ce ne soit pas le cas. Il restait la baguette magique. Personne ne se transportait avec de tels morceaux de bois, même si Elton lui avait précisé que chacune d’entre elles étaient uniques. Mais bien sûr, ils ne la verraient toujours que trop tard…

Dan jeta un œil sur le gamin : Alex s’était endormi dans le fauteuil délabré, la tête posée sur le poignet, à la limite de la chute, mais juste assez incliné pour tenir en équilibre. Le gamin était épuisé. Ceci qui fit réaliser à l’ancien soldat qu’il fallait qu’ils se posent un peu, mais ils ne pouvaient pas se permettre de rester trop longtemps au même endroit, il était nécessaire que nulle part il n’y ait trace d’eux. Ils venaient d’emménager dans un petit logement ouvrier, au troisième étage et qui donnait sur la rue, meublé d’un lit où les ressorts dépassaient du matelas troué et d’un fauteuil en piteux état, mais qui avait cet énorme avantage de pouvoir être payé cash, en toute discrétion, et le propriétaire avait en plus accepté que Dan fasse quelques menus travaux chez lui en échange d’une baisse loyer. L’homme avait visiblement l’habitude d’accueillir des travailleurs clandestins, voire des gens qui comme eux cherchaient à disparaitre, et n’avait pas posé de questions indiscrètes. Dans la pièce, qui contrairement à d’autres logements qu’ils avaient pu avoir, était plutôt propre, trainaient ouverts sur le sol les trois sacs qui contenaient leurs possessions. Dans le plus grand, à peine masqués par la manche d’un pull posé dessus, brillaient les crosses de deux révolvers, et on devinait d’autres formes agressives en-dessous.

Dan avait, dès qu’il avait quitté l’armée, cherché à se procurer des armes pour se défendre. Un temps, il avait regretté les Etats-Unis, et leur liberté, mais finalement il avait su trouver des contacts ; à force de traîner dans les bas-fonds, il en avait rencontré les poissons, au moins les plus petits d’entre eux. Il avait notamment fait l’acquisition, au prix de ses dernières économies sur la vente de sa maison, d’un fusil de précision : il voulait qu’Alex s’en serve pour le couvrir tout en restant en sécurité. Il avait un peu entraîné le garçon, dans des terrains déserts où il était sûr qu’on ne pourrait pas l’entendre, mais ce dernier manquait encore d’expérience pour réussir véritablement tous ses tirs, sur des cibles qui n’étaient pour l’instant que fixes. Pourtant, il allait falloir qu’il progresse, qu’ils puissent être en sécurité.

Un grognement du garçon attira l’attention de Dan : Alex se réveillait lentement, surprit de s’être endormi si vite. L’ex-soldat le laissa émerger lentement.
« Tu as faim ? Je vais chercher de quoi grignoter à l’épicerie en bas si tu veux. » Le garçon hocha la tête. « On reste en contact » [/b]dit Dan en montrant les talkie-walkies du doigt. C’était ce qu’il avait choisi pour pouvoir entrer rapidement en contact avec le garçon en cas de danger. Si Alex jugea la mesure excessive pour une simple sortie à l’épicerie, il n’en dit rien, et acquiesça à la consigne. Son vis-à-vis quitta donc la pièce où la lumière filtrait difficilement à travers les rideaux en mettant un billet dans la poche arrière de son jean, un des révolvers dans son holster contre son torse, et descendit les escaliers pour rejoindre la rue.

Comme toujours il était méfiant, et surveillait les actions de chacune des personnes qu’il croisait. Cet homme les mains dans les grandes poches de son manteau ? Non, la baguette de verrait sur l’épaisseur. Cette mamie qui marche en regardant ses pieds ? Elle n’avait rien sur elle que sa robe tellement légère qu’elle dévoilait ses sous-vêtements.

Il croisa alors le regard d’une jeune fille qui sortait de ce qui ressemblait à un garage. Ce fut furtif, mais ce court échange fut assez long pour qu’il la voie ranger un bâton de bois sur elle. Une baguette ? Il se força à continuer son chemin et tourna au coin de la rue. Une sorcière ? Etait-elle là pour eux ? La coïncidence était trop grande, c’était forcément le cas. Le problème était de savoir si elle était seule. Se pensant hors de portée voix, il sortit son talkie-walkie.

« Alex, on a un problème. Dans la rue devant l’immeuble, une femme. Je suis sûr de l’avoir vue ranger une baguette.
- Sûr ? Rien ne nous dit qu’elle est là pour nous.
- Pour profiter du quartier alors ? Non, Alex, écoute-moi. Sors le sniper, et mets-toi à la fenêtre. Elle est adossée au mur, devant le garage, tu la vois ?
- Ouais. Mais… Je ne sais pas m’en servir…
- Ca va aller. Il faut que je sache si elle est venue seule. Tu reste calme et tu la garde dans ton viseur, ça va bien se passer. Je laisse le talkie en route, pour que tu entendes. Attends mon signal. »

L’ancien soldat accrocha le talkie à sa ceinture, et posa sa main sur la crosse de son révolver, sans le dégainer, et s’approcha de la jeune fille. Elle était plus jeune qu’il ne l’avait cru au premier abord, mais cela ne la rendait pas moins dangereuse, il fallait qu’il reste prudent.


« Ne bouge pas sorcière. N’essaie pas de prendre ta baguette, je ne suis pas sûr que tu la sortirais plus rapidement que moi mon révolver. Et un fusil de sniper est pointé sur toi depuis l’immeuble en face, alors surtout, ne bouge pas. Tu vas gentiment répondre à mes questions : premièrement, combien êtes-vous ? »

Il avait misé sur la prudence, mais il savait qu’elle pouvait toujours se téléporter. Pourtant, il n’avait pas d’autre moyen d’action, et il espérait qu’Alex puisse tirer avant qu’elle ne s’envole.
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Alex Carroll


MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Dim 1 Sep - 23:09

Alex avait déjà complètement oublié l'homme dont elle avait croisé le regard tellement son esprit était persuadé sans même qu’elle ait besoin de se noyer sous des arguments que c’était un moldu qui ne savait rien. C’est pourquoi elle fut complétement prise par surprise quand il s’approcha d’elle et la menaça en la traitant clairement de sorcière. Cela plus la mention des armes à feu achevèrent de la convaincre qu’il s’agissait d’un moldu. Savait-il au moins que bien des sorciers ne savaient même pas ce qu’était un revolver et encore moins un sniper ? Bien de ses semblables -dont beaucoup auraient voulu morte Alex et ce d’autant plus pour les avoir traité de semblables avec son sang impur- n’aurait pas compris la réelle menace qui se trouvait là-dessous. Et il ne bluffait pas. Alex pouvait le sentir. Au moins pour une fois sa fichue empathie se révélait utile.

Un bref instant Alex ne bougea plus et la peur prit le dessus -ce que l’homme ne devait pas avoir loupé vu comme ses sentiments s’affichaient sur son visage comme un livre ouvert. Mais alors quelque chose refit surface. Ce qui refaisait toujours surface chez elle. Cette détermination qu’elle avait à vivre et à ne pas se laisser écraser. C’était ce qu’elle avait oublié ces nuits dans la chambre que la Vague lui avait fourni. Parce qu’il n’y avait pas eu de regard plein de pitié, il n’y avait eu personne pour la juger. On s’était occupée d’elle professionnellement et le reste du temps on lui avait fichu la paix. Une vie tranquille lui allait bien quand elle était à Poudlard et qu’elle croyait encore que désormais sa vie serait normale. Désormais ce qui la faisait avancer c’était sa volonté de s’opposer à tout ce qui voulait la voir couler comme elle avait rejeté ce qui la blessait quand elle était enfant. Elle avait toujours fonctionné comme cela finalement.

Et là alors qu’elle n’avait rien demandé, que sa fille n’était pas loin, on venait s’en prendre à elle ? Alex se réveillait d’un sommeil qui avait duré trop longtemps à son goût même si certains lui auraient sans doute dit qu’il n’y aurait rien eu d’étonnant à son état après ce qu’elle avait subit. Alex s’en fichait. Sa force n’était jamais venue de ses capacités magiques mais de sa détermination. Monstre. Alex savait parfaitement que l’homme n’avait pas utilisé le ton que sa mère avait quand elle s’édressait à celle qui selon elle n’était plus sa fille dès lors qu’elle avait découvert ses pouvoirs et pourtant son ‘sorcière’ raisonna peu ou proue de la même manière. Sorcière, Monstre, Sang de Bourbe, de toute façon ce qu’elle serait ne serait jamais bien dans ce monde alors elle se construisait sa propre fierté et plus on voulait l’écraser plus elle était déterminée à vivre.

Alors toute trace de peur envolée de son visage pour laisser place à sa détermination qui n’était finalement qu’une forme de rage transformée en énergie pour continuer, elle leva lentement les mains pour les éloigner d’une éventuelle baguette. Un instant elle pensa taire la présence de sa fille mais Louve n’allait pas tarder à revenir. En y réfléchissant, elle se rendait compte qu’il était fort probable que l’homme n’en veuille pas réellement à tout ce qui portait une baguette. Le mot sorcière avait été dit mais oui réellement sans cet accent méprisant ou plein de haine qui aurait pu traduire une inimité pour tous les manipulateurs de magie. Et il était prêt à une confrontation visiblement tout en se mettant dans un lieu où à priori ils n’auraient pas dû rencontrer de sorciers. Cela ressemblait presque plus à une fuite ? Alex cherchait peut-être trop loin mais le fait est que si elle lui mentait alors qu’il n’en avait certainement rien à foutre d’elle et qu’il s’en rendait compte, il penserait qu’elle avait essayé de l’avoir et la mettrait dans le camp ennemi. Elle avait beaucoup à perdre si elle jouait l’honneteté et elle n’avait nulle envie de mettre en danger sa fille mais de toute manière elle l’était alors autant choisir la situation qui lui semblait la moins dangereuse à défaut de choisir celle privée de tous dangers.


“Je suis avec ma fille. Elle a six ans, elle est dans le magasin, elle n’a pas encore de pouvoirs.”

Evidemment c’est à ce moment-là que Monsieur John, qui -Alex aurait dû s’en douter- n’en avait rien à faire qu’Alex ne veuille pas le voir, sortit avec Louve pour dire deux mots à la jeune femme de ce qu’il pensait de son comportement.

Alex leva un peu plus les mains pour inciter l’homme qui la menacer de ne rien intenter avant de tourner légèrement la tête vers monsieur John pour lui dire plus séchement qu’elle ne l’aurait voulu :


“Retournez à l’interieur j’ai des affaires à régler avec monsieur.”

Monsieur John commença :

“Alex je ne sais pas ce qu’il se passe mais…

- J’ai dit retournez à l’interieur.”


Alex savait qu’il allait lui faire un sermon sur la vie qu’elle menait. Elle était sûre qu’il croyait qu’elle s’était associée à des affaires de trafique de drogues ou de prostitution pour pouvoir gagner de quoi subvenir à ses besoins et surtout à ceux de sa fille. Elle l’aimait car même en pensant cela, il restait très naturel avec elle mais là ce n’était juste pas le moment.

Le vieil homme eut un regard dur mais entraina la pauvre Louve qui ne comprenait pas et qui inquiète voulait rejoindre Alex. Sa mère n’avait pas suffisemment regardé dans sa direction pour qu’elle puisse lire sur ses lèvres et Alex n’avait pas signé sa commande mais elle ne pouvait pas se permettre des gestes qui mettraient en alerte l’homme. Louve savait, quel que soit l’ordre que lui donnait sa mère, elle devait obéir mais là elle n’avait pas vu l’ordre aussi monsieur ohn eut du mal à la pousser à l’intérieur.


Ce ne fut qu’une fois que la porte se soit refermée, qu’Alex reprit :

“L’homme n’a rien à voir, c’est un moldu… un homme qui n’est pas un sorcier… je ne sais pas jusqu’à quel point vous en savez. Il ne sait rien, j’ai vécu un moment… dans son garage avec ma fille mais il ne sait rien, je venais récupérer des affaires. Donc je ne sais pas ce que vous avez contre les sorciers mais je n’ai rien contre vous, tout ce que je voudrais c’est que vous me laissiez repartir avec ma fille. Vivantes de préférence.”

Elle en avait dit plus que ce qu’elle pensait faire mais sa foutue langue marchait plus vite que ses méninges parfois.
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MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Mer 11 Sep - 23:00

Spoiler:
 

Il fut ravi de voir la peur sur son visage. Ce n’est qu’après un instant qu’il se rendit compte d’à quel point il était devenu dur. Menacer quelqu’un de mort n’avait jamais fait partie de ses passe-temps, avant. Les évènements l’avaient bien changé, et s’il observait sa propre métamorphose, il ne décida pas de se raviser. Il fallait qu’il change, pour faire face aux évènements ; il avait maintenant quelqu’un à protéger, et des amis à venger, il n’était plus question de revenir en arrière. Oui, il était content que le message soit passé auprès de cette sorcière. Maintenant, pour une fois, il dominait la situation.

Et si, en la voyant lever les mains, il se surprit à croire que la partie était gagnée, l’expression de son visage le fit resserrer sa prise sur son arme. Quelque chose s’était passé en elle ; peut-être avait-elle trouvé une façon de s’en sortir, il n’en savait rien. Seraient-ils assez rapides si elle se téléportait ? Il sentait la présence muette d’Alex dans son dos. Le garçon oserait-il tirer ? Et même si c’était le cas, réussirait-il à la toucher ? Ce n’était pas gagné, et son vague espoir de dominer la situation avait disparu. Les choses étaient comme toujours, tendues, et il n’avait aucune idée de s’ils allaient s’en sortir. De plus, il était sûr qu’elle n’était pas seule ; puisqu’elle venait pour lui, elle devait au moins être accompagnée de la sorcière maintenant veuve qu’ils avaient déjà rencontrée, et peut-être d’autres. Son visage ne laissa pas transparaître le doute ; s’il se permettait une seconde de montrer sa peur, elle n’hésiterait pas à se défendre. Il était prêt à tirer quand elle ouvrir la bouche pour parler, mais elle coupa sa réflexion.

Une fille ? Il ne sut comment réagir, et l’image de sa propre fille, Neila, se superposa à ses yeux. Elle devait être en Australie, actuellement… Il la chassa, sans pitié, de son esprit. Quelle était donc cette ruse ? L’idée que cette femme pouvait ne pas être là pour lui le traversa un instant, mais il ne voulut pas y croire ; que ferait-elle alors dans ce quartier ? Il ne parvenait seulement pas à saisir le piège dans sa globalité. Il savait qu’il n’avait jamais été particulièrement intelligent, et il avait découvert que les sorciers avaient un don pour les plans perfides ; avaient-ils une chance ? Un frisson lui parcouru le dos quand il se dit que si cette sorcière était là, c’était qu’ils avaient découvert leur planque. Et donc qu’Alex n’était pas en sécurité… !

C’est à ce moment qu’apparurent l’homme et la gamine, corroborant l’histoire de la sorcière. Il garda son arme cachée dans son holster, mais se tourna vers eux, prêt à tirer. Il espérait qu’Alex ne bougerait pas son viseur de la sorcière. Cet homme était-il un sorcier ? Visiblement, la femme n’avait pas totalement menti, si cette gamine était là, et puis… Enfin, cela pouvait être un hasard, elle aurait pu savoir que la petite fille allait sortir pour… pourquoi déjà ? Le piéger ? Il ne comprenait pas. En tout cas, il ne sortirait pas d’arme tant qu’il y aurait un enfant dans la rue. Trop dangereux. Etait-ce cela ? Avait-elle prévu l’arrivée de la gamine pour l’empêcher de tirer ?

Non. Elle les renvoyait à l’intérieur. Il ne savait trop comment réagir, mais dans sa poche le talkie-walkie grésilla.


« Hé, Dan. Je pense pas qu’elle soit là pour nous. Et elle a bien une gamine. »

Sans lâcher son arme, Dan prit le talkie de sa main gauche, d’un geste maladroit. Son regard froid et menaçant signala à la fille de ne pas bouger.

« La ferme, Alex. Garde-la dans ton viseur. »

Il ne croyait pas au hasard. Comment une sorcière pouvait-elle, autrement que pour eux, se retrouver ici ? Le gars l’avait appelée Alex. Etait-ce un moyen de lui dire qu’ils savaient où se trouvait Alex ? Il haïssait les coïncidences. Et ne savait pas comment réagir. En tout cas, le gamin avait l’air d’aller bien, pour l’instant. Il l’aurait averti s’il était en danger. Mais cette femme… Elle avait l’air trop jeune pour avoir une gamine de cet âge. En même temps, lui-même avait eu sa fille très tôt ; mais qu’est-ce que cela voulait dire ? Si l’enfant était bien sa fille, et que cette sorcière n’était pas là pour eux… Elle disait avoir vécu ici. Une sorcière ? Ici ? Il avait du mal à y croire. Et chez un moldu en plus ? Ca ne tenait pas debout.

Même s’il elle n’était pas là pour eux – il avait encore du mal à l’admettre – elle n’en était pas moins dangereuse. Une petite voix lui souffla qu’il y avait déjà trop d’orphelins autour de lui. Cependant, pouvait-il la laisser partir ? Si elle parlait d’eux… Elle n’avait pas l’air d’en vouloir aux moldus, donc surement n’était-elle pas de ceux qui les traquaient, mais même à supposer qu’elle n’en était pas, les autres sauraient toujours la faire parler. S’ils la laissaient en vie aujourd’hui, il allait falloir partir du quartier ; cependant, ils n’avaient pas encore payé tout leur loyer, et n’avaient pas de quoi le faire. Dan ne voulait pas être en plus poursuivi par la police pour impayés, ou pire, par les gangs des quartiers… Tuer cette sorcière ? En pleine rue, c’était difficile, même s’il s’y était préparé quelques instants plus tôt, connaissant malgré tout les conséquences qui auraient découlé de ses actes.

Le silence obstiné et mutin d’Alex, dans l’appartement, lui rappela que si celui-ci se taisait, il désapprouverait toute solution violente. Enfin, il tirerait sûrement si l’ancien soldat le lui ordonnait… ? Dan n’en était plus tout à fait sûr. Que faire ?


« Tu n’es donc pas là pour nous, hein. »

C’était une affirmation, pas une question. Il voulait bien la croire, même si ça ne voulait pas dire qu’il arrêtait de se méfier. Il n’avait pas lâché la crosse de son révolver, et se tenait toujours prêt à tirer au moindre geste suspect de la sorcière.

« Je suppose que tu ne fais pas partie de ce groupe de sorciers nazis psychopathes, puisque tu frayes avec des “moldus”, comme vous dites… Mais je ne peux te laisser partir. Si tu parles de nous… »

Il n’acheva pas. Si, que ce soit sous la contrainte ou non, elle parlait d’eux aux autres tarés, c’en était fini. En même temps, il se doutait de ce à quoi Alex était en train de penser : ils n’avaient jamais été autant en sécurité que quand ils étaient avec Elton. Mais, comme les autres, il était mort, et ils étaient maintenant seuls.

Et puis… Une idée germait lentement dans son esprit, et il commença par la repousser, mais elle revînt, insistante, comme un nuage noir et effrayant. Si cette sorcière était venue ici, dans cet endroit peuplé de moldu, c’était surement pour… se cacher ? Mais alors, c’est qu’elle était, elle aussi recherchée. Et si elle avait mené les
autres jusqu’à eux ? Un frisson lui traversa le dos.

« Tu étais, là, parmi des moldus, pour te cacher. De qui, sinon d’eux ? T’ont-ils suivie, sorcière ? Les as-tu menés jusqu’à nous ? »

A la menace avait succédé dans sa voix l’inquiétude. Si il gardait son masque calme, ses yeux lançaient déjà des regards paranoïaques dans les environs. Avait-elle été suivie ?
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Alex Carroll


MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Sam 14 Sep - 21:24

Alex se demandait bien comment il allait réagir. Tout son corps était en tension elle le sentait. Presque trop crispé même, la tension était bonne si elle vous tenait en alerte et vous permettait de réagir rapidement. Si elle ne faisait que la bloquer, ce ne serait pas bon, il fallait qu'elle garde le contrôle. En prenant sur elle, elle réussit à détendre ses muscles mais juste à ce moment là un grésillement se fit entendre de sa veste. Allons bon quoi maintenant ? Il sortit une espèce de téléphone mais sans la lâcher de son regard dur. Pas bouger message capté cinq sur cinq. Et pourtant dieu qu'est-ce que cela ne lui faisait pas plaisir de subir ainsi. Mais foncer tête dans le tas alors qu'il n'y avait sans doute là qu'une méprise serait la dernière chose à faire. Mais dieu qu'elle n'était pas patiente non plus...

Elle fronça les sourcils quand il appela celui auquel il répondait "Alex". C'était la journée des hasards ? Pas très heureux pour l'instant le hasard, merci... Il y eut un moment de silence. Putain ce qu'elle avait envie de lui dire de cracher le morceau, de se bouger, de tout ce qu'il voulait mais autre chose que ce silence. Et si possible autre chose que la descendre froidement. Et son collègue qui avait semblé prendre plutôt sa position si elle interprétait bien, il pouvait pas se montrer plus convaincant ?


« Tu n’es donc pas là pour nous, hein. »

Ah bah pas trop tôt... Sauf que la phrase suivante fit chuter l'enthousiasme de la jeune femme qui avait monté en flèche quand elle avait cru voir les ennuis s'éloigner. Et maintenant les questions. Il n'aurait pas été dans une situation difficile aussi, Alex lui aurait joyeusement balancé ses quatres vérités à la figure -avec un peu de tact tout de même il était toujours celui qui menaçait- elle n'était pas du genre à passer par quatre chemins.

Mais l'inquiétude qu'elle sentit, fit baisser chez elle toute la tension et c'est calmement qu'elle répondit :


"Si ça peut te rassurer, j'ai déjà été interrogée..."

Alex n'avait pas pu s'empêcher un geste vers les cicatrices de son visage et pourtant cela restait ce qu'il lui restait de moins marquant de cet épisode.

"... et la dernière de leurs préoccupations semblaient être les moldus..."

Qu'on recherche des moldus lui paraissait un peu improbable et surtout elle se disait que si vraiment ils le voulaient ils les auraient déjà retrouvés mais elle ne les connaissaient pas et elle connaissaient encore moins ce qu'ils avaient fait et ça elle ne voulait pas le savoir si c'était juste une promesse d'emmerdes supplémentaires.

"Sinon la sorcière elle a un nom merci."

En fait elle ne tenait pas spécialement à qu'il l'appelle par son nom mais surtout qu'il cesse de l'interpeller ainsi. A chaque fois elle entendait le "monstre" que sa mère lui avait servi également à chaque phrase qu'elle lui avait adressé. Elle enchaîna rapidement pour ne pas rester sur cette phrase prononcée un peu trop sèchement. Elle et sa foutue langue qui marchait trop vite.

"Je suis ce qu'ils appellent une Sang Impure, une Née Moldue ou de manière plus imagée et sympathique Sang de Bourbe. Je n'ai pas de sang sorcier. Et la place des gens comme moi pour eux -elle y mit la même intonation que lui quelques instants plus tôt- c'est la prison ou la tombe. Et s'ils m'avaient suivi, ils n'auraient pas gentiment attendu que je récupère ma baguette avant de m'attaquer."

Alex le considéra un moment.

"Vous comptez passer votre vie à vous cacher ? A fuir ? En ce cas pourquoi ne pas avoir quitté le pays ? Ou ne pas être allé vous enterrer dans une quelconque région isolée ?"

Il ne devait pas vouloir que cela. Alex avait vécu, la vie à l'abris des regards des sorciers, la méfiance, le vagabondage, la vie au jour le jour. Mais si elle n'était pas partie c'était parce qu'elle comptait bien saisir l'occasion de se battre dès qu'elle le pourrait toute insignifiante qu'elle était. L'homme attendait-il aussi la bonne occasion ?


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Mer 25 Sep - 15:42

Dan desserra sa poigne sur son arme. Elle avait raison. Cela ne l’empêchait pas de se méfier d’elle, mais ce qu’elle disait était convainquant, et si elle le menait en bateau, il n’était pas capable d’en voir les rames. Encore une sorcière recherchée, hein ? Le souvenir d’Elton, qui les avait aidés, était encore assez vivace pour que son image se superpose devant ses yeux. Cependant, ‘Tony était bel et bien mort, et en regardant la sorcière il pouvait déjà imaginer quel serait son sort, à elle aussi. Les autres malades n’étaient pas tendres avec les moldus, ils le savaient tous deux. Et cette fille était donc née moldue… Il ne savait pas que c’était possible : il avait pensé jusque-là que les magiciens étaient tous nés d’autres magiciens, comme une race à part de la sienne. Il comprit alors que c’était bien cette idéologie raciale qui devait avoir conduit à une telle situation. En fait, il ne s’était jamais interrogé vraiment sur les origines de la magie ; visiblement elle avait dû apparaître chez certains hommes, dans des temps plus ou moins reculés, puisqu’elle continuait d’apparaître aujourd’hui.

Il supposa, à ses remarques, qu’elle aussi tâchait de leur résister. Il n’avait pas pitié d’elle ; visiblement, elle avait été torturée, mais elle connaissait les risques. Cependant, qu’elle soit maintenant en liberté… On ne relâchait pas de prisonniers pour rien, dans aucune société, surtout si comme il le supposait on les haïssait. Combien de camarades avait-elle balancés pour sa liberté ? Personne n’aimait les traîtres. Cependant, elle avait cette gamine de quoi… 5 ans ? 6 ans ? Peu auraient fait un choix différent ; en aurait-il été capable, lui ? Son égo lui faisait croire que oui : la seule personne qu’il aurait pu dénoncer était celle qu’il avait à protéger : Alex. Il ne manquerait à personne d’autre vraiment. « Mais si ta fille avait été menacée ? » chuchotait une petite voix… Non. Lui, il ne trahirait pas, s’affirma-t-il.

« Nous avons des morts à venger, sorcière, s’expliqua-t-il en ignorant sa remarque précédente. C’est pas en se terrant qu’on va changer quelque chose à notre destin. Mais le gosse n’est pas prêt ; et il n’est pas facile de piéger des sorciers. »

Il ne pouvait quitter la ville et se cacher. C’aurait été admettre son impuissance, et il s’y refusait. Il allait tout faire pour éliminer ceux qui s’en prenaient aux siens. Et puis, il avait un devoir vis-à-vis des morts, d’Alex, mais aussi de tous les autres innocents qui ne croyaient pas en la magie. Il n’y avait qu’en se battant qu’il pourrait les protéger.

« Je descends. »


Le grésillement du talkie-walkie fit sursauter l’ancien soldat, qui s’en saisit d’un geste rageur.

« Je te l’interdis, tu m’entends ? Tu reste là-haut !
- Tu as vu le temps que tu as mis avant de me présenter ‘Tony ? Je descends.
- C’est trop dangereux, je t’ordonne de… »


Dan s’arrêta, sachant que le gamin ne l’écouterait pas. Sous son masque calme perçait l’agacement, et son ton était manifestement celui d’un homme en colère. Comment pouvait-il protéger Alex si le gosse se mettait en danger lui-même ? Surtout qu’il était en train de se dire que quand on libérait les traîtres, on gardait un œil sur eux, pour voir s’ils ne recommençaient pas à faire des bêtises… Était-elle surveillée ? Pour une fois, leur statut de moldus les protégeait : pour combien de temps encore ? Il ne fallait pas qu’on se rende compte qu’ils étaient au courant. Si elle était surveillée, ce n’était pas à des passants dans la rue qu’on en voudrait… non ?

« Ces gosses ils n’écoutent rien. Partez, sorcière, avant qu’il n’arrive. S’ils vous ont libérée, ils doivent quand même garder un œil sur vous. Et nous, on ne veut pas attirer l’attention. »


Trop tard. Alex était en train d’arriver. Le garçon avait entre 15 et 17 ans, et était l’un de ces gamins au corps dégingandé, qui paraissait avoir grandi trop vite, trop fin pour sa taille, avec des membres un peu trop grands pour son corps. Il portait un tee-shirt gris sale de marque, sur un jean beige passe-partout. Ses cheveux blonds en bataille tiraient sur le brun sombre, et allaient jusqu’à presque masquer ses yeux. Derrière le sourire amical qu’il leur adressait, Dan lisait dans les yeux bleus du garçon de la tension ; en effet celui-ci ne le défiait quasiment jamais, et visiblement il s’inquiétait de sa réaction. Était-il un tel tyran ? Oui, surement, mais c’était pour son bien. Il les introduisit d’un air buté :

« Alex, voici… Alex je crois. Quel est ton nom, sorcière ? »


Le gamin fit un geste de tête amical.

« Si je n’insistais pas, je serais toujours derrière, à me demander ce qu’il se passe, se justifia-t-il avec un sourire d’excuse pour Dan. Si vous n’êtes pas ici pour nous, vous pouvez surement nous aider, non ? Et si vous discutez avec nous, c’est que vous êtes dans notre camp, je suppose. Comme ‘Tony ! »


Il glissa un sourire entendu à l’ancien soldat, qui secoua la tête d’un air excédé ; il décida de ne pas répondre, et s’empêcha de foutre une beigne au gamin pour le faire remonter. Ca n’allait pas changer grand-chose, maintenant.
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MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Dim 29 Sep - 21:29

Le gosse devait faire référence à la personne qui était quelque part dans les environs. Un simple surnom ou s’agissait-il vraiment d’un enfant ? Après qu’est-ce que l’homme pouvait bien appeler un gosse ? Alex n’était pas douée pour deviner l’âge des gens mais il devait bien avoir dix ans de plus qu’elle, si ça se trouve même elle n’était qu’une jeunette à ses yeux. Enfin gosse ou pas, elle ne voyait pas comment il pourrait se lancer à la chasse aux sorciers. Des sorciers au hasard comme elle oui ça se trouvait mais s’il recherchait des sorciers en particulier, elle doutait qu’il parvienne à quoi que ce soit sans le moindre lien dans la société sorcière. Toutefois il ne semblait pas sans moyen.

Enfin cette fois si elle ne put s’empêcher de remarquer le “sorcière”, elle ne le releva pas, au final c’était plus contre de vieux démons qu’elle se battait que contre lui, et si cette rencontre pouvait bien se terminer, ce ne serait pas en rageant inutilement sur des détails. Alex se demandait qu’elle serait la marche à suivre quand le grésillement du talkie-walkie se fit entendre et même elle put entendre l’autre parler. Déjà ce n’était pas une voix de ce qu’elle aurait appelé un gosse. Ainsi elle n’était sûrement plus en ligne de mire. Cela aurait sans doute été l’occasion pour elle de se faire la belle mais l’autre semblait mieux disposé envers elle peut-être qu’il y aurait même moyen de sortir quelque chose de potable de cette rencontre étrange. Pour une fois qu’elle ferait quelque chose de potable…

S’ensuivit une brève altercation à laquelle le “gosse” mis fin et à laquelle surtout Alex ne prit pas part. Toutefois cela n’empêcha pas l’homme de céder et il enjoignit Alex à partir. Et où tient ? Sa fille était encore dans le magasin, au pire elle ne pouvait pas aller plus loin que là, où le “gosse” pourrait la retrouver facilement. Toutefois avant même qu’elle n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit, son attention se reporta sur un gaillard qui pour le coup ressemblait à ces grands ados pas encore des hommes mais plus des enfants non plus à l’évidence. Le “gosse” à coup sûr. Enfin ledit gosse semblait bien plus à l’aise que l’homme qu’il accompagnait -était-il des proches ? Alex sentait bien de l’inquiétude venant de lui mais -chose qui l’amusa un peu il fallait l’avouer- celle-ci était dirigée vers l’homme et pas vers elle.

Alex retourna son signe de tête au jeune homme alors que celui-ci la saluait tout en confirmant :


“Alex c’est ça.”

Et heureusement comme elle s’en doutait, le jeune Alex semblait bien plus disposé à la laisser en paix d’une part mais peut-être même à aller vers une collaboration. Alex ne voyait pas le fait qu’ils soient des moldus comme un obstacle, ils semblaient organisés, équipés, prudents. Il leur manquait sans doute des connaissances mais il ne semblait pas totalement ignorant mais Alex semblait avoir compris dans les derniers propos du jeune homme qu’ils connaissaient… avaient connu ? au moins un sorcier. Ceci devait donc expliquer cela.

“Je ne sais pas quels sont les sorciers contre lesquels vous cherchez vengeance mais bien possible que nous soyons effectivement dans le même camp.”

Mais Alex n’en jugerait pas. Elle n’était malheureusement pas de ces personnes qui jugeaient qu’il y avait des gentils et des méchants et s’ils avaient des ennemis parmi les sorciers qui leur avaient causé du tort, Alex n’éliminait pas la possibilité qu’ils viennent de la résistance. Chacun avait ses raisons et ces raisons pouvaient amener à tout. Qui sait s’il n’y avait pas quelqu’un quelque part qui désirait se venger d’elle ? Elle-même n’avait jamais juré par la vengeance mais elle avait souvent senti ce sentiment chez les gens et même si elle ne le ressentait pas, elle comprenait ce sentiment. Elle ne comprenait pas comment pouvait fonctionner l’empathie, comment on pouvait ainsi comprendre les choses les plus absurdes juste parce qu’on arrivait à les ressentir chez les autres.

Puis la jeune femme se tourna de nouveau vers l’homme dont elle ne savait toujours pas le nom et entreprit une fois encore de mettre les choses au clair :


“Je n’ai pas été libérée, je devais croupir en prison pendant le peu de temps que l’on peut espérer survivre à Azkaban, la prison des sorciers. J’ai eu la chance d’être sauvée par des alliés, s’ils avaient un œil sur moi ils auraient aussi posé leur main et m’auraient reconduit fissa là où ils pensent qu’est ma place.”

Alex ne savait pas s’il y avait quoi que ce soit qui puisse rassurer l’homme. En même temps elle le comprenait, elle-même avait vécu ces moments où elle s’était méfiée de tout et elle continuait à être sur ses gardes surtout que maintenant elle ne bénéficiait plus de l’anonymat. Maintenant ils avaient son nom, son visage, nulle doute que même si elle était loin d’être l’ennemie numéro 1, elle devait être fichée et recherchée. Mais si elle avait pu avancer et si sa vie d’hors la loi avait pris un tournant c’était parce qu’elle avait osé prendre le risque d’aller vers les autres qui s’étaient bel et bien révélés être ses alliés mais quand elle avait fait le pas vers eux, elle se souvenait bien de ses doutes et de la peur de faire le mauvais choix. Mais si elle ne l’avait pas fait, elle vivrait encore dans la rue encore plus désemparée qu’elle ne l’était pas maintenant.

Et puisque l’homme ne semblait pas vouloir se présenter lui-même, Alex qui était assez franche décida d’aller directement au but :


“Si vous aviez la possibilité de rejoindre un groupe de personnes comme moi, le feriez-vous ? Cela vous permettrait d’être moins isolé, de mieux comprendre sans doute le milieu sorcier et de retrouver plus facilement ceux que vous recherchez.”

Alex n’en avait rien à foutre de proposer cela en sachant que s’ils pouvaient être amenés à accepter ce serait sûrement pour des raisons personnelles de vengeance. Beaucoup de résistants se battaient pour des raisons personnelles. Les grands idéalistes il y en avait mais beaucoup avait toujours tout de même une raison personnelle quelque part.
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MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Lun 7 Oct - 22:33

Elle avait été sauvée par des alliés ? Ouais, c’était commode de dire ça. Peut-être vrai, mais peu importait ; en tout cas, s’ils étaient dans le même camp, elle était dangereuse, car elle était recherchée, visiblement. Mais le fait qu’elle ne se sente pas surveillée le rassurait un peu ; il supposa qu’elle savait ce qu’elle faisait. Elle avait bien une gamine, donc des responsabilités, et la présence de l’enfant affirmait ses dires ; même s’il n’avait pas totalement confiance en elle, il avait envie de la croire. En tout cas, elle avait visiblement gagné la confiance d’Alex. C’était pas dur, le gamin était d’un naturel plutôt avenant, malgré tout ce qu’il essayait de lui enseigner… Lui apprendre la prudence était le plus difficile.

Le garçon sentait bien sa désapprobation et sa tension, et par conséquent il n’osait pas trop insister, mais Dan voyait distinctement un élan d’optimisme dans son allure. Alex avait vraiment besoin d’être rassuré, il s’en rendait maintenant compte. Il avait besoin de plus que ce que lui-même était capable de lui donner, et le moindre prétexte suffisait à lui donner de l’espoir ; il recherchait tellement des gens en qui placer sa confiance, qu’il allait, comme un gentil chien, se jeter dans les bras de n’importe qui qui semblait au premier abord n’avoir rien à se reprocher, et qui semblait pouvoir comprendre ses problèmes et ses doutes.

L’ancien soldat était un peu déçu que le garçon n’ait su trouver suffisamment d’espoir en lui seul, et qu’il ait besoin de se raccrocher ainsi à n’importe qui. En même temps, malgré tout, n’était-ce pas pas plus mal qu’il n’ait pas qu’une seule personne à qui se raccrocher ? S’il lui arrivait quelque chose, Alex aurait besoin de pouvoir se tourner vers quelqu’un ; il ne pouvait pas rester seul, il avait trop besoin de la présence des autres. Et puis, ne croire qu’en une seule personne c’était dangereux, et peut-être que l’instinct inconscient de survie du gamin le lui disait : il fallait qu’il ait plusieurs personnes sur qui compter, en cas de problème.

Seulement, c’était trop rapide. Alex n’était pas assez prudent. Il allait falloir qu’il lui explique, sinon le gamin allait continuer à se mettre en danger tout seul, et c’était tous les deux qu’il menait à la catastrophe. Si cette fille avait été vraiment hostile, elle les aurait attaqués dès que le gamin avait levé son fusil – ils n’auraient rien pu faire. Il fallait absolument qu’Alex comprenne qu’il ne pouvait se comporter ainsi, jamais.

La proposition de la sorcière, il aurait fallu être aveugle pour ne pas le remarquer, enchanta le jeune Alex. Celui-ci, les yeux brillants, se tourna vers Dan, en recherchant de l’assentiment dans son regard. Dan réfléchissait. Non, il n’avait pas confiance en cette fille. Mais en effet, ils avaient besoin d’aide. La mort prématurée de ‘Tony les avait empêchés d’en apprendre autant qu’ils le souhaitaient sur le monde magique, et à leur échelle, ils ne pouvaient pas faire grand-chose.

Si, après passés les premiers temps de terreur de leur planque, Dan avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour retrouver les assassins de ses amis, et en apprendre plus sur le monde des sorciers, il s’était ensuite refermé sur sa paranoïa à la mort d’Elton. Elle lui avait rappelé qu’ils ne pouvaient rien contre cet ennemi tout-puissant et inconnu, malgré toutes leurs précautions. ‘Tony avait toujours été prudent, et pourtant, il n’avait pas survécu. Finalement, Dan se disait que leurs statuts de moins que rien, de
moldus, les protégeaient, d’une certaine façon.

Et elle leur proposait de rejoindre un groupe de personne, comme elle, recherchées ? C’était se mettre en danger. Seul, il aurait accepté, car la vengeance lui importait plus que ça propre vie. Ça, et l’idée qu’il avait la responsabilité de protéger tous les civils, qui n’avaient pas connaissance de cette guerre, de cette menace qui planait sur eux. Mais en même temps, il devait veiller sur Alex… Le gamin ne comprendrait pas d’être laissé derrière, et ne l’accepterait jamais, même s’il s’agissait de sa sécurité. Si Dan acceptait la proposition de la sorcière, ce serait en emmenant le gamin avec lui.

Gamin qui avait besoin à tout prix besoin d’espoir. Et qui aurait besoin d’avoir des alliés, quand lui ne serait plus là. Dan plongea son regard gris dans celui de la sorcière.


« Nous le ferions. Nous ne sommes pas assez au fait du monde de sorciers pour agir, actuellement. Et nous vous rejoindrons, si vous le proposez, et que vous nous garantissez que votre… groupe ne nous sera pas hostile. »

Alex leva vers lui un regard à la fois surprit, satisfait, et en même temps étrangement inquiet. Dan avait du mal à le comprendre : n’était-ce pas censé le rassurer ? Ils ne seraient plus tout seul ! D’où lui venait cette inquiétude ? Il en était plutôt agacé ; n’était-ce pas ce que le gamin voulait ?

*Non. Tu réponds à tes propres attentes, là, Dan. Tu te sers d’Alex pour justifier tes décisions et ton envie de vengeance, mais tu sais, comme lui, que vous serez plus en danger ainsi qu’auparavant.*

Mais Dan savait que malgré tout, Alex ne dirait rien, qu’il connaissait assez son inquiétude et sa méfiance pour lui faire confiance. Et puis, ils avaient besoin de rejoindre un groupe, Dan en était persuadé, et Alex serait mieux s’il avait d’autres gens à fréquenter. Alors, peut-être que leurs actions pourraient prendre de l’importance.

L’ancien soldat tendit une main vers la sorcière, et esquissa un geste de la mâchoire qui pouvait passer, avec un peu de bonne volonté, pour un sourire.


« Dan Millers, enchanté. Vous pouvez rappeler votre fille et la rassurer, on ne va pas s’en prendre à elle. »

"Sauf si ça tourne mal, il est aussi bien qu’elle soit présente", ajouta-t-il mentalement. Même si son envie de croire la sorcière était plus forte, une petite précaution ne coûtait rien ; la confiance qu’il avait en cette fille était après tout toute fraîche et encore relative.
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Alex Carroll


MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Sam 12 Oct - 17:08

Les choses semblaient s’aplatir de plus en plus. Oh Alex ressentait trop bien les choses pour croire un seul instant que l’homme lui faisait confiance ou qu’il approuvait l'enthousiasme de son protégé. Le plus important pour elle était sa décision quelles que soient les raisons pour laquelle il la prenait. Et il semblait pour l’accepter. Seulement si leur sécurité était assurée. Mais pour qui l’était-elle ? Elle savait parfaitement que certains résistants désapprouvaient le régime en place mais pas l’idéologie puriste qui rejetait les Sangs de Bourbe. A commencer par celui qui était à la tête de la Vague, elle l’avait entendu en discours et il avait la franchise de l’admettre là où d’autres se cachaient derrière des principes qu’ils ne pensaient pas le moins du monde. Et elle qui était du genre franche préférait cela.

Et elle n’aimait pas donner des garanties qu’elle ne maîtrisait pas. Jamais une seule fois elle n’avait promis à sa fille de revenir quand elle s’absentait, jamais elle ne lui avait affirmé que tout se passerait bien. Mais qu’elle ferait son maximum pour la protéger, pour être là oui mais des promesses sur la lune non.


“Je ne peux pas vous garantir le comportement des autres, je ne les connais pas tous. Oui à priori si je vous le propose c’est que je ne vois pas pourquoi ils s’en prendraient à vous et que vous y serez en sécurité. Nous avons suffisamment à faire pour nous battre dans nos propres rangs.”

Non content de l’avoir dans leurs rangs c’était Tom Jugson et Misha Hamilton deux résistants qui restaient puristes qui étaient venus la sauver au péril de leur propre vie. Alors pourquoi seraient-ils hostiles envers des moldus ? Si l’extermination des Nés-moldus était au programme, celle des moldus elle n’en avait jamais entendu parlé. Oh il y aurait sans doute du mépris, des regards intérrogateurs, méfiants. Mais elle pensait sincérement qu’ils ne leur arriveraient rien au sein du groupe. La Vague était un patchwork de personnes qui se différaient en tout, des traitres, des gobelins, des terrosistes, des bourbistes, des puristes, des sangs de bourbe, des vieux, des jeunes, des sangs purs, des pères de famille, des célibataires endurcis, des elfes de maison et elle en passait, on n’en était plus à un ou deux moldus près, non ?

Quand il lui tendit la main, elle la serra. Peut-être un peu plus fort que prévu. Avec une certaine amertume parce qu’elle sentait qu’il n’était pas totalement sincère. Dieu qu’elle détestait l’hypocrisie. Et pourtant elle se dirigea effectivement vers le magasin. Il mettait du sien à sa manière, encore un pied en arrière, prêt à reculer si le besoin s’en faisait sentir et même si le fait de dire les choses à moitié lui faisait grincer les dents, elle voulait que les choses se passent bien.

Dès que sa fille la vit apparaitre derrière la vitre, elle l’ouvrit et se jeta au cou de sa mère qui, devinant ce qu’elle allait faire, s’était baissée. Une fois redressée, elle se redressa et se recula un peu alors que monsieur John qui s’était trouvé juste derrière sa petite puce. Elle sentait le bouillonnement des sentiments contradictoires en lui et elle crut un moment qu’elle allait se prendre une gifle. Mais son mouvement de recul avait du le calmer car finalement il sortit et commença à se tourner vers Dan Millers. Mais avant qu’il n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit, elle lui attrapa le bras.


“C’est bon John, tout va bien c’est réglé.”

Alex sentit le bouillonnement revenir en lui. Bien sûr qu’il ne pouvait pas admettre qu’elle laisse passer cela comme ça alors que Louve avait été là. Il s’était déjà bien trop souvent tu comprenant qu’Alex ne lui dirait rien mais là il en avait trop vu et en même temps pas assez. Laisser la situation comme cela était impossible. Et en même temps elle ne voulait pas se donner en spectacle devant ces deux presque inconnus. Trop fière pour cela. Aussi elle se contenta de dire à monsieur John :

“S’il te plait, je t’expliquerai. Promis cette fois je t’expliquerai tout mais pas là, pas maintenant.”

Et au fond d’elle une peur lointaine qui datait de l’enfance : que va-t-il penser de moi une fois qu’il saura que je suis une sorcière ? Elle avait presque envie qu’il ne la croit pas. Mais il connaissait trop bien Alex et sa franchise, une fois qu’elle avait décidé de lui parler, elle lui dirait la vérité, même si cela lui semblerait la plus grosse connerie qu’il ait jamais entendu, il la croirait. Allait-elle encore être rejetée ? Monsieur John l’aimait comme un père elle le savait. Mais sa mère avait beau l’aimer, elle ne l’en avait pas plus accepté. Elle avait cru qu’entre les reproches qu’on lui avait fait d’être une sorcière et celles d’être une Née Moldue, elle se serait habituée à être rejetée, elle s’était si bien protégée du mépris toutes les années où elle avait vécu comme SDF mais ce n’était que contre des gens qui ne la connaissaient pas. Etre rejetée par ceux auxquels on tenait ce n’était pas du tout la même chose.

Pour un peu elle aurait été tentée de rejeter le blame sur Dan Millers qui avait créé cette situation mais elle était franche également envers elle-même et elle savait que si vraiment elle avait voulu que les choses restent éternellement les mêmes il aurait fallu qu’elle coupe définitiement les ponts avec monsieur John avant que ça n’arrive.

Monsieur John finit par repartir à l’intérieur du magasin même si elle sentait encore le bouillonnement. Si seulement… Alex ne finit pas sa pensée. Cela ne servait à rien de regretter, elle ne pouvait changer ce que sa naissance avait définit, elle n’avait plus qu’à avancer. Se dirigeant vers les deux qui étaient toujours là sur le trottoir, elle fit la présentation à voix haute et en langage des signes pour que les trois personnes puissent “entrendre” tout ce qu’elle “disait” sans ambiguité.


“Louve, voici Dan Millers et Alex -comme moi oui.”

Elle eut un sourire. Sa fille était son ancre, sa bouée, tant qu’elle l’avait elle savait qu’elle serait capable d’avancer.

“Monsieur Millers, Alex, voici ma fille Louve.”

La petite n’aimait pas voir sa mère inquiète mais c’était aussi une petite boule à sourire aussi puisque les choses semblaient aller mieux, elle en adressa un grand aux deux hommes avant de s’appliquer pour articuler :

“Sa-lut !”

Elle parlait assez peu et elle avait du mal avec certains sons, le r notamment mais elle faisait beaucoup d’efforts.

“Peut-être préférez-vous que l’on rentre à l’intérieur pour discuter.”

Alex ne voulait pas suggérer de se poser chez eux, avec sa méfiance, il voulait peut-être garder encore quelques secrets et en même temps alors qu’elle faisait un signe de tête vers l’épicerie au dessus de laquelle monsieur John avait sa maison elle se rendit compte que cela pouvait risquer de ramener sa méfiance. Y verrait-il un piège ? Bon dieu, elle n’était pas habituée à tant de prise de tête.
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Dan L. Millers


MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan] Jeu 21 Nov - 14:34

Spoiler:
 

Il fut surprit par son propre soulagement quand elle lui sera la main. D’où lui venait une telle sensation ? Non, il ne lui faisait pas totalement confiance, mais… Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas pu se reposer sur quelqu’un. Après tout, rejoindre ce groupe de terroristes, malgré les dangers que cela faisait peser sur eux, ce n’était pas bénéfique que pour son protégé. Lui aussi espérait, en rejoignant un groupe, se décharger peut-être un peu de ses responsabilités, suivre des ordres et obéir. Il savait ce soulagement lâche, mais s’accorda un instant le droit de l’éprouver. Il espérait que malgré le danger, et malgré la méfiance qu’il avait encore dans ce groupe, ses membres sauraient lui montrer qu’il avait tort. Enfin, il ne fallait pas qu’il se réjouisse trop tôt. Même s’il rêvait d’une épaule amicale pour le soutenir, pour une fois, pour l’instant il n’était pas sûr d’en trouver une. En attendant, il devait rester sur ses gardes.

Et puis il ne savait pas trop ce que pensait la fille de ce marché. Avait-elle l’habitude de ramasser des chiens errants ? Ils l’avaient menacée, envisagée de la tuer – et puis il était advenu qu’ils avaient l’air d’appartenir au même camp. Mais pouvait-elle leur pardonner si facilement ? Lui-même n’y aurait jamais consenti.
Enfin, après tout, elle aussi avait des gens sur qui veiller. En un sens, ils étaient assez semblables. Et il appréciait qu’elle ne présume pas de l’attitude des autres. Les plus grosses erreurs de l’humanité venaient toujours de ces gens qui pensaient à la place des autres. Après tout, qui pouvait dire ce que pensait son voisin, ou même son frère ?

Il fallait qu’ils tentent de rejoindre ce groupe, oui. Ils n’avaient pas beaucoup d’autres solutions d’avenir, de toute façon.

La petite avait l’air adorable. À la façon dont elle se jeta dans les bras de sa mère, et dont celle-ci l’attrapa, il remarqua à quel point elles étaient complices. Il eut un léger pincement de jalousie. Sa fille a lui lui avait toujours préféré sa mère – s’il avait été plus souvent à la maison, ç’aurait pu s’arranger, mais il ne les voyait pas assez pour que sa fille le reconnaisse vraiment toute petite, et ensuite elle était déjà trop grande, les liens trop distendus. Il la chassa de son esprit, comme à chaque fois qu’elle venait à y passer. Elle était loin, en sécurité, et c’était pour le mieux.

Il vit le regard de l’homme. Celui-ci suspectait… quoi ? Que pouvait-il suspecter vraiment ? Jamais il n’aurait pu effleurer la réalité. Pour qui le prenait-il, Dan ne le saurait pas, probablement un délinquant quelconque, qui menaçait sa protégée, ou bien encore autre chose ? En tout cas, elle le dominait totalement, il écouterait ce qu’elle ordonnait, et prendrait son mal en patience. De quels mensonges le bercerait-elle ? Il ne pensait pas qu’une sorcière puisse dévoiler son identité.

En tous cas, cette gamine était un concentré d’enfance, telle qu’on en voyait dans les films. On ne pouvait trouver plus mignon, plus agréable, se dit Dan. Si tous les enfants étaient comme elle, les parents s’arracheraient moins de cheveux. On comprenait que la sorcière fasse attention à son petit trésor. Après tout, tout le monde aimait les enfants souriants. Était-ce cynique ? Si Alex répondit au salut de l’enfant d’un geste de la main et d’un sourire, baragouinant un bonjour, Dan lui se contenta de la regarder de haut.
S’il se battait, c’était pour les enfants, oui, les gamins comme Nim et Liam qui étaient tués dans les guerres. On se bat toujours pour les enfants ; ce sont eux qu’on protège du monde. Mais les enfants de ses ennemis ? Devrait-on familiariser avec eux, alors que un instant plus tôt on aurait pu tuer leur mère ? Non, il ne lui voulait pas de mal, à cette petite fille. Plutôt du bien, même, mais il ne voulait pas qu’elle le touche. Il avait son propre gamin à défendre, les enfants de son propre peuple.

Il reporta son attention sur la sorcière. Rentrer à l’intérieur pour discuter ? Il ne préférait pas ; une fois sur son propre territoire, peut-être oserait-elle des choses qu’elle n’osait pas en pleine rue. Elle restait une sorcière, après tout, même s’il avait accepté de lui accorder sa confiance.


« Non. Allons dans un café, quelque part. J’en ai vu un, quelques rues plus loin. »

Il sentit la tension d’Alex ; le garçon ne voulait pas être renvoyé à l’appartement, pendant que les adultes discutaient, comme toujours. Il se radoucit en lui glissant :

« C’est bon, Alex, viens avec nous. Et si la petite Louve veut venir, qu’elle vienne ; on fera une table pour les gosses. »

Il glissa cela avec un sourire, et le jeune Alex lui lança un regard où brillaient des éclairs. Dan se rendit compte que s’il se méfait encore, il n’avait plus sa main sur la crosse de son révolver, sous sa veste.

Après tout, il avait décidé de faire confiance à cette sorcière.

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MessageSujet: Re: Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan]

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Parce que les moldus s'y mettent maintenant ? [Dan]

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