POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Cours I || Cycle III ||

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MessageSujet: Cours I || Cycle III || Sam 31 Aoû - 14:53


Le professeur Keith Saint-John commença sa journée par un solide petit-déjeuner. C’était bien plus souvent la clé de la réussite, comme il aimait à le répéter. Pendant ce temps là, il observait les élèves. Ses yeux mobiles et scrutateurs passaient rapidement de visage en visage sous ses sourcils blancs taillés à la Méphistophélès. On s’était habitué assez vite, bizarrement, à voir cet excentrique à dégaine de texan dans les couloirs. Poli au demeurant avec tous, on ne trouvait rien à redire sur ce vieux sorcier assez urbain somme toute, n’ayant pas l’air trop ennuyeux pour un professeur de politique internationale, toute ennuyante que soit réputée cette matière. Keith parcourut la salle d’un regard matois. Il connaissait déjà de vue la plupart de ses élèves, voir même par leurs noms, sans pour autant les avoir eu tous en cours. Au fil des années d’enseignements, il avait acquis une fabuleuse capacité mémorielle et pas seulement au niveau des faits historiques. Les noms s’imprimaient rapidement dans son esprit.

Poudlard. La fin rejoignait le commencement. Malgré tout ce qu’on pouvait en dire, en penser, ou même y faire, car les gens essayaient toujours de transformer l’endroit pour qu’il soit à leur image, le château ne changeait guère. Poudlard possédait réellement une âme. Keith observa cela tranquillement. Rien ne bougeait. Sauf le professeur d’histoire de la magie, devenue entre temps politique internationale. Keith se demandait un instant ce qu’était devenu Binns, le fantôme qui servait déjà d’enseignant à son époque. Bon, tout de même, malgré son grand âge, il faisait plus jeune que ce type là. L’Américain, comme on l’appelait, et comme ses élèves n’avaient pas tardé à le faire, le surnom revenant le plus souvent accompagné de « cow-boy » ou « texan », quitta ensuite la Grande-Salle pour rejoindre sa classe.

La Politique Internationale était une matière fascinante. Elle consistait à étudier les traces indélébiles que le passé laissait et qui finalement, au fur et à mesure du temps qui passait, se faisaient recouvrir par d’autres traces. Elle consistait à essayer de prédire quel passé le présent deviendrait. Elle consistait à essayer de déterminer un avenir très proche. Elle consistait à savoir qui prenait le pouvoir, à savoir qui le possédait qui l'avait possédé, qui l'obtiendrait et surtout pourquoi, la question la plus importante du monde selon Keith Saint-John, car « pourquoi » était le mot ultime qui gouvernait la société selon lui.

Peu de gens trouvaient cette matière intéressante, mais peu de gens savaient l’enseigner aussi, ce qui amusait Saint-John. L’histoire, ça devait être vivant, sinon ça perdait tout intérêt. Et l’actualité, ça ne pouvait qu’être vivant, c’est ce qui se passait dans le monde. Ca touchait tout le monde. A l’instar du droit. Nul n’est sensé ignorer la loi. Nul n’était sensé ignorer le monde, et telle était la réalité que Keith enseignait. Peu adepte des vieilles rédactions, il privilégiait le dialogue et le débat. Une technique venant des universités américaines, dont il appliquait généralement les méthodes d’enseignement, délaissant souvent les cours magistraux. Ca marchait si on savait tenir une classe, c’était le cas de Keith Saint-John.

Il consacra une heure à la préparation du premier cours en mettant en fond une radio rock sorcière. Il lut les fiches d’inscription avec à coté de lui le trombinoscope, cherchant à vérifier si le caractère qu’il avait mis sur des visages correspondait : c’était majoritairement le cas. A force de voir des élèves il savait reconnaître qui menait, qui ne menait pas, qui était le branleur, l’intello, etc. Puis finalement, il alla ouvrir la porte. Les brigadiers étaient toujours là mais les élèves semblaient s’être habitués à eux. Aujourd'hui, il rencontrait les troisième cycle. On avait mis en garde Keith contre eux, notamment via Sean Forsythe, entre rédacteurs de magazines, on parlait, même si on ne touchait pas forcément au même domaine, mais on ne pouvait pas exactement dire que le vieux professeur en avait tenu compte. Il laissa tourner la radio qui passait à présent un vieux tube des Bizzar'sisters, et regarda d'un air foncièrement impassible ses élèves s'installer avec quelques murmures et des regards curieux, pour ceux qui ne l'avaient pas encore croisé, pour ce vieil homme à l'air rusé sous son stetson. Keith se contenta d'un sourire enigmatique, puis ferma la porte une fois tout le monde installé. Il ne prendrait pas de retardataires.

On s'installa dans la longue salle de classe. Le long de celle ci courrait une impressionnante bibliothèque, sur deux étages, un peu à la manière de la bibliothèque Mazarine, moldue certes, à Paris, en moins grand sans doute. Le bureau de Keith était installé en bout, avec la radio, ancienne, posée dessus, devant le tableau noir. Sa voix retentit alors pour la première fois d'un ton très calme :

« Jeunes gens. »

Il observait et il se savait observé en retour. Mais la plupart des gamins qui se trouvaient en face de lui baissèrent la tête rapidement. Keith Saint-John ne possédait pas la froideur d'un Eris Valverde mais son regard semblait continuellement s'amuser de quelque chose et méditer un mauvais coup pour ceux qui ne céderaient pas devant lui. Il continua alors, sans aucun rapport avec ses deux premiers mots, se déplaçant tranquillement dans la salle :

« Trois règles importantes pour faire un carton. Ne vous la racontez pas. Ne cherchez pas à penser à votre gueule en oubliant vos idées. Et surtout souvenez vous que le vrai pouvoir, ce n'est pas celui qu'on vous donne, c'est celui que vous prenez. »

Les mêmes principes, toujours et encore. C'est ce qu'il enseignait depuis toujours, depuis qu'il avait commencé à Cambridge et que Mike Witcher avait été son élève. Une leçon qui avait été réciproque, dans le fond. Quand ils travaillaient tous deux à la Coopération Internationale, on disait que la moitié de ce que savait Witcher venait de Saint-John, et que la moitié de ce que savait Saint-John venait de Witcher. Keith se tourna à nouveau vers ses élèves.

« Le pouvoir, donc. Certains d'entre vous pensent peut-être l'avoir touché, l'avoir pris, pensent peut-être qu'ils peuvent vaincre le monde. C'est faux. Pour l'instant, on ne vous a donné que des miettes du pouvoir. Aucun de vous ne sait ce qu'est vivre, et ne peut donc savoir ceci. Oh, certains d'entre vous... » Il balaya du regard la salle, certain que ceux dont il parlait se reconnaitraient. «...on peut être appris l'année dernière ce qu'est la mort. Cela, je n'en ai aucun doute. Mais vivre ? Non, j'en doute. » Il s'arrêta un instant, et continua à sourire d'un air amusé à ces élèves qui le regardaient comme s'il était fou. «Il y en qui savent. Toi, tu sais. Toi aussi. » Il désignait le cousin du Ministre  et sa copine. Il comprenait vite, très vite Saint-John. Il continua son petit manège, et ses yeux clairs transpercérent du regard la jeune Ariana Bedan, nièce d'Evelyn, sa co-rédactrice en chef, avant de se poser sur Mercurius Yakovksy, celui qui lui poserait sans doute le plus de problème. « Vous deux aussi. Mais vous ne le comprenez pas encore. » Une nouvelle pose, presque insolente, celle de celui qui détient la vérité et qui l'enseigne. « Je sais bien que certains se disent que je ne suis rien, que je ne sais rien, qu'eux ils savent, beaucoup mieux que moi, ce que vaut cette vie et ce qu'elle contient. Là encore, vous vous trompez. Il est vrai qu'un jour vous aurez sans doute beaucoup plus de pouvoir que le professeur que je suis. Vrai aussi que vous serez sans doute l'elite de cette nation. D'ici là, celui qui a le pouvoir, c'est moi. Et ceux qui croient qu'ils en ont plus, qu'ils ont l'oreille des puissants, qu'ils peuvent influer sur la destinée du pays se trompent. Croyez moi. Pour l'instant, vous n'êtes tous que des pantins à qui on a concédé une once d'influence, qu'on peut contrôler, détruire, vendre, acheter, à notre guise. Pourquoi, me direz vous, car vous ne me croyez pas. Vous voulez des preuves. » A nouveau un sourire amusé, un peu méprisant envers un scepticisme latent. « C'est ce que je vais vous enseigner. »

Un silence de mort régnait sur la salle. On écoutait Saint-John parler sans un mot, car son raisonnement menait quelque part. On voulait savoir où. Il possédait un don alarmant pour maintenir le suspens.

« Oui, c'est ce que vais vous enseigner. Parce qu'il vous manque une chose pour faire un carton. Qui dit que la politique internationale est une matière ennuyeuse ? Qui dit qu'il se fout de la situation nationale, et internationale ? Vous, là ? Ou vous ? Absurde. Vous ne pouvez pas avoir rien à foutre de la réalité, vous ne pouvez pas l'ignorer, parce qu'elle ne vous ignorera pas, elle. Vous voulez savoir ce qu'il vous manque pour faire un carton comme je le disais tout à l'heure ? Le but de l'enseignement de la Politique Internationale, voilà ce qu'il vous faut. Il s'agit de vous préparer à ce qui vous attend dehors. »

A le comprendre. A l'analyser. A le plier à sa volonté.

« Je suis ici pour vous donner l'arme qu'il vous manque pour servir votre pays, pour réussir votre vie, et croyez moi ce sera difficile : la connaissance du purisme et de ses ennemis. Je suis ici pour vous enseigner que le purisme est votre seule voie de salut. Et c'est à ça que servira cette année. »

On sentait que cette fois il avait terminé. Pourtant le professeur reprit :

« Bien. Je suis donc Keith Saint-John, professeur de politique internationale, vous l'aurez compris. Laissez moi vous dire une chose, avec seulement un an d'enseignement de cette manière à votre actif et des méthodes datant pour le moins du siècle dernier, vous êtes très en retard. Vous aurez moins de dissertations à faire cette année mais je tiens à vous dire que si vous ne jouez pas le jeu je vous en collerais le maximum possible. Mais en attendant, commençons. Cette année nous verrons la situation actuelle du monde. Et pour commencer, le purisme britannique. Quelques questions en vrac, d'abord. Vous en choississez une et vous y répondez, mais une seule. Quelles sont les différentes visions du purisme aujourd'hui ? Sur quel modèle de purisme se base l'Angleterre ? Ah. Et j'ai une question spéciale pour vous, Mercurius. Quels exemples de purisme peut-on trouver dans le Quidditch ? »

Le sourire ne quittait pas ses lèvres. Cette année, il allait bien se marrer.
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MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Sam 31 Aoû - 17:05

Depuis le début de cette dernière année à Poudlard, Ariana ne cessait de se remémorer ses différents devoirs et à qui elle les devait. Il y avait évidemment un gros service à rendre à l'Inquisition, mais, d'une certaine manière, elle était payée pour accomplir ce devoir-là. En effet les cours de Valverde qu'elle suivait de manière personnelle et totalement officieuse étaient réellement enrichissants pour elle, pour sa culture et pour sa vision des choses. Le Grand Inquisiteur de Poudlard lui avait ouvert des tiroirs de son esprit qu'elle n'avait soupçonné en l'espace de trois mois seulement. Elle n'osait imaginer ce qu'elle serait au bout d'un an. Elle avait encore beaucoup de travail à fournir, et d'ailleurs beaucoup de leçons du politicien, fondateur du nouvel Ordre Nouveau, ne la percutaient pas directement. Rien de bien dérangeant à vrai dire vu qu'elle n'avait que trois mois de suivi avec lui, mais l'autre avançait des concepts et la jugeait d'une telle manière qu'elle ravalait parfois deux fois sa fierté avant d'abdiquer. Eris était un homme fort et imposant lorsqu'il parlait, et bien qu'Ariana ait une aisance certaine à l'oral, elle restait, assurément, une gamine de Septième année. Et toute puissante qu'elle se sentait, elle n'était pas assez stupide pour tenir tête à son propre mentor. Alors elle se taisait, et oubliait volontairement de l'insulter de tous les noms. Elle commençait à le respecter en temps que puriste, en temps que mentor, mais le respecter en temps qu'homme devenait déjà bien plus compliqué. De base, elle ne respectait pas grand chose, elle était plus du genre à mépriser son environnement qu'à l'aimer et le chérir. Et ça valait forcément pour ses relations. A l'exception d'Emma qui restait toujours au-dessus du lot – et qui était la seule personne au monde en qui Ariana voyait meilleur qu'elle-même – le reste du monde n'avait pas grande importance à ses yeux. Excluons un instant sa famille qui était une dimension particulière et soumise à des lois sociales et relationnelles tout à fait différentes. Poudlard était une sorte de fourmilière dans laquelle peu sortaient du lot. La plupart se fondaient dans la masse sans chercher à se démarquer du reste. Cela faisait d'eux des moutons, ou des oubliés. Les rares qui voulaient se trouver une place plus importante que celle de simple élève lambda se cassaient la figure ou entraient en guerre avec les personnalités déjà existantes du château. Si Mercurius, Llew, Sara, ou Ariana occupaient déjà des trônes parmi la foule des sorciers en herbe, il était bien nécessaire de se bagarrer avec eux pour en obtenir un. Et cela se révélait parfois plus compliqué que ça pouvait en avoir l'air.

La rentrée était déjà derrière eux, les élèves reprenaient le rythme des cours, Ariana également. Elle était partagée entre son devoir en temps qu'apprentie ou esclave, de Valverde, son devoir d'élève, et de meneuse puriste. Elle excluait même le pouvoir de ses pensées un instant, son but était de rester à sa place, nécessairement supérieure du reste, et de faire régner l'Ordre. L’Élite avait cette nouvelle fonction, maintenant qu'elle était devenue officielle. H prétendait que ce n'était pas une bonne chose, et que Maleficus n'aurait pas apprécié. Il avait probablement raison, Ariana se mettait volontairement les mains en face des yeux pour ne pas voir la vérité, mais quand bien même la brute de Gryffondor avait raison, Maleficus ne dirigeait plus l’Élite désormais. Les choses changent au gré de leurs dirigeants. Le purisme n'avait plus la même signification aujourd'hui, on était loin du purisme exceptionnel de 1960, on était encore plus loin du purisme de guérilla de 1998. Le Seigneur des Ténèbres avait mené le purisme plus loin qu'aucun dirigeant ne l'avait un jour fait, et il avait obligé les foules à croire en plusieurs formes d'une même idéologie. C'était là qu'il se révélait être un grand sorcier, car lui ne s'ancrait pas dans une simple manipulation des foules, disait-on, simpliste – celle visant à faire croire un seul courant de pensée exclusivement. Non, lui voyait les choses en grand, il voyait la Sorcellerie comme une entreprise perpétuellement en mouvement. La Magie était une dynamique, tout comme les êtres qu'elle formait, les sorciers. Les pensées évoluent, et pour les contenir il serait alors nécessaire de leur donner du changement tout en tournant autour d'un même concept. Ariana avait sa propre façon de voir le purisme, c'était une façon extrême, assumée, que tous les Bedan considéraient comme leur courant de pensée. Le purisme personnel avait en effet été réellement popularisé par Alfred Bedan, l'un des oncles d'Ariana. Ecrivain et politicien puriste, il s'était retranché de la vie politique de l'Intendance voilà quelques temps pour se consacrer à la théorie puriste et ses différents aspects. Elle était allée le voir plus d'une fois lors de ses conférences. C'était peut-être lui qui avait été à l'origine de la rage puriste qui animait la gamine ?

Quoiqu'il en soit, ce jour-là, la journée commençait fort avec le premier cours de Politique Internationale. C'était probablement devenue sa matière préférée avec la Magie Noire. Leur nouveau professeur avait une tronche d'Américain, plus précisément de Texan avec son chapeau et sa dégaine de cow-boy. Il avait un certain style, ça ne déplaisait pas à Ariana. On était bien loin de la drastique Verna qui n'avait pas été très appréciée des élèves. Bedan trouvait que l'ancienne professeur de Politique Internationale avait eu trop tendance à voir le mal plutôt que le purisme chez les élèves. Elle avait peut-être manqué de jugeote sur ce coup, mais ce n'était plus les affaires de la Verte et Argent. Somme toute, la professeur de l'an passé était une puriste convaincue capable d'en expliquer les rouages, c'était tout ce qui importait à la Serpentard. Le dortoir des Seprents étaient encore plein à cette heure. Quelques filles étaient déjà parties manger, mais la plupart étaient encore dans un état de semi-coma. Ariana se releva lentement, prit son temps pour s'habiller d'une manière, évidemment, toujours différente des autres, et partie rejoindre la salle de bain attribuée à leur dortoir. Elle fut rapidement rejointe par sa meilleure amie, et deux autres filles de cinquième et sixième année. Ariana n'y prêtait pas attention, elle se fichait d'à peu près tout le monde le matin, et n'essayait même pas d'être imposante. Elle embrassa Morgane, et continua de se préparer.

-Krakendor était pas si désagréable que ça.
-Oh non... c'est sûr. Je me demande si mon père a invité des gens pour Noël
-Hum... je suppose ? Il le fait chaque année, pas de raison que ça change, si ? Pourquoi, tu voulais m'inviter ?

Ariana haussa les épaules, peut-être bien que non, effectivement, ça ne changerait pas. Une nouvelle fille entra dans la pièce suffisamment spacieuse pour accueillir tout le dortoir et se plaça à un lavabo relativement proche de celui des deux septièmes années.

-Si tu veux venir, tu peux bien entendu. Mais j'aurai plutôt pensé que ta famille te voulait avec elle?
-Et tu voulais inviter qui ?
-Jellyka.

Morgane se recula un instant, fit une moue exprimant son étonnement et s'approcha de son amie avec un regard trahissant son incompréhension.

-Rose ? Mais...
-Elle a du sang Bedan non ? Puis, merde, elle est pas aussi barrée qu'elle en a l'air. Elle est plutôt cool en fait.

La dernière fille entrée dans la pièce s'approcha d'Ariana. Elle était de première année vu sa taille, son visage et le fait qu'elle approche – bien que timidement – d'Ariana dès le lever du soleil. Morgane regarda la gamine avec un regard encore plus étonné qu'auparavant, elle leva les yeux au ciel et s'en alla. Ariana jeta un coup d'oeil dans le miroir, et réajusta quelques détails avant de se rendre compte de la présence de la petite sorcière derrière elle. La fille la plus puriste de Poudlard parmi les élèves se retourna alors.

-T'as perdu ton nounours ?
-Non, je...
-Bon bah dépêche toi.
-Je suis Eleonore Micht et...
-Non ? Pas moyen ? C'est vrai?

L'autre acquiesça, un sourire apparu sur son visage dès qu'elle perçut celui d'Ariana. Cette dernière prit par les épaules la gamine, et l'amena jusqu'au dortoir. Elle le traversa alors, sous le regard des autres filles. Ils remontèrent jusqu'à la salle commune des serpents où une bonne partie était là, attendant avant de monter manger. Elle retrouva son cousin, Haytham Bedan, 17 ans, fils de Hugo Bedan et lui montra la petite.

-Hé ! C'est ma cousine du côté de ma mère !
-Non ?
-T'es bien la fille d'Emily Micht?
-Oui.
-Bon, suis moi, je vais te présenter à quelqu'un qui va t'aider un peu à t'intégrer ici.

Ariana observa son cousin et sa cousine dont elle avait totalement oublié l'existence jusqu'à maintenant. C'était peut-être l'avantage majeur d'être apparenté d'aussi près à Ariana ou à une grande famille puriste, tout était alors pris en charge pour que l'intégration soit parfaite. Eleonore finirait comme le reste de sa famille, une puriste, et sa famille au sein du château, cousins et cousins éloignés n'y seraient pas pour rien. En attendant, la Verte et Argent gagna la Grande Salle où elle prit le premier repas de la journée en compagnie de Morgane. Elles retrouvèrent Emma juste après et gagnèrent ensemble la salle de Politique Internationale. Quelques minutes après elles, Ariana aperçu Jellyka se ramener. Elle planta là sa compagnie et s'approcha de sa cousine.

-Salut Jellyka, je peux te parler cinq minutes?

Ariana ne perdait pas son temps avec des phrases inutiles. Elle préférait aller droit au but, surtout que le cours n'allait pas tarder à commencer, mieux valait qu'elle règle le problème maintenant. Elle attira la Serdaigle à l'écart du reste des élèves de la classe de troisième cycle.

-Écoute, la dernière fois tu as dit que le jour où j'aurai besoin de toi, je saurai que ça en vaut la peine. Ce jour est arrivé. Je te passe les détails, mais j'ai besoin d'une personne de confiance au sein des Serdaigles. De fait, je te propose de rentrer dans l’Élite. T'es pas obligée de me répondre tout de suite, réfléchis-y, mais je suis sûre que c’est ce qu'il te faut.

La porte du cours s'ouvrit.

-Fais moi savoir ta réponse, quelle qu'elle soit.

Beaucoup pensaient que l’Élite était réservée aux sangs-purs. C'était en partie vraie, il y avait plus de sangs-pur au sein de l’Élite que de sangs-mêlés, mais ce n'était pas exactement le cas. Mercurius était l'exemple parfait. Chef de l’Élite pendant un temps, il était fiché comme un sang-mêlé. Ariana avait bon espoir que Jellyka soit une sang-pur ne pouvant pas le prouver. Elle demanderait des précisions à son père là-dessus. Peut-être qu'avec ses relations elle parviendrait à faire obtenir le statut de sang-pur à sa cousine. Non, elle n'agissait aucunement pour faire plaisir à Jellyka – car elle savait que cette dernière n'allait pas y trouver grand intérêt – mais c'était purement pour elle qu'elle le faisait, comme la plupart du temps en vérité. Bref. Elle adressa un sourire à sa cousine et rejoignit la classe de cours. Elle prit place à côté de sa sœur, sur le côté gauche de la classe et attendit que le cours commence.

Le speech était balèze venant d'un texan comme lui. Il savait parler à la jeunesse, sans aucun doute. Mais c'était comme partout, comme avec Valverde, plus il parlait, plus Ariana affichait un sourire provocateur. Elle ne disait pas qu'il avait tort, loin de là, elle disait simplement que c'était sa version. Elle était cependant d'accord avec le fait que le véritable pouvoir se prend et ne se donne pas. Valverde lui avait bien laissé sous-entendre cela et Ariana commençait à l'assimiler. Pendant longtemps elle avait prétendu le contraire, mais les temps changent, comme les personnalités et les courants de pensée. Elle connaissait la mort, oui. Pas aussi bien que H, mais elle l'avait donnée. C'était une belle chose, d'ailleurs, que de tuer un autre être vivant. C'était puissant, épanouissant. Une espèce de vague revigorante qui se propageait alors dans l'ensemble du corps. Nasty était tombée depuis ce palier tout en haut des escaliers de Poudlard et tout le long de la chute, Ariana avait eu cette irrésistible envie de le refaire, encore et encore. Ce fut presque orgasmique tant ça avait été intense. Un moment unique, parfait. Elle appréciait d'autant plus la vie désormais.

Et le début, réel, du cours arriva. Une question à choisir parmi les trois proposées dont l'une était dores et déjà réservée à Mercurius. La question la fit sourire d'ailleurs, H avait dû se sentir obligé de notifier sur l'inscription au cours qu'il voulait voir du Quidditch, et le texan avait répondu présent. Belle prestation, il fallait bien l'avouer. Elle leva la main, sa question était toute choisie. Le professeur l'interrogea alors.

- On distingue trois courants de pensée puriste distincts. Le premier, le purisme communautaire évoque un purisme réfléchi et pensé pour la communauté, pour la société, pour que chaque sorcier en bénéficie. Il se base sur les intérêts de la communauté sorcière et non de l'individu, selon Rygger Yaxley. Le deuxième courant est à l'opposé du communautarisme, il s'agit du purisme personnel, ou du purisme de l'individu. Il se base sur l'intérêt personnel mais ne prend pas en considération les facteurs induits par la communauté magique. Il s'agit de s'épanouir complètement par sa manière de penser puriste. Le purisme de l'individu est le courant individuel le plus extrême puisqu'en conséquence de celui-ci, on doit observer un tri social naturel parmi les individus. Ceux qui réussissent dans leurs intérêts personnels, et ceux qui échouent dans l'entreprise. Ces derniers n'ont pas leur place, et les premiers sont une élite sorcière révélatrice du purisme, et ce tri est, d'après Alfred Bedan, nécessaire à une vie politique élitiste qui est forcément induite par le purisme individuel. Et puis il y a le purisme décrit par Shoronnah Abernathy, qui serait un purisme d'ente-deux. Il se baserait sur l'intérêt personnel pour servir la communauté. L'intérêt personnel serait alors l'intérêt de la communauté. C'est un courant de pensée assez vaste qui pourrait s'appliquer à bien des situations, et il est assez critiqué des penseurs communautaristes ou individualistes de par son manque de prise de position.

Et le courant de pensée d'Ariana était assez facile à retrouver parmi ces trois là. Même le texan, qui semblait être un bon observateur, allait vite voir en elle la puriste individualiste montante qu'elle était. Ce cours, qu'il soit apprécié ou non, était toujours bénéfique, mais les professeurs continuaient encore et toujours de se montrer négligents en oubliant à qui ils avaient à faire. Poudlard n'était plus un ramassis d'incapables, et la nouvelle jeunesse puriste montait, montait, montait, la dernière chose à faire aurait été de les sous-estimer.

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Mary Kane


MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Sam 31 Aoû - 23:02

Poudlard avait changé, c’était indéniable, si ses couloirs étaient toujours les mêmes, et si le chemin pour aller dans ce qui était jadis le local d’histoire de la magie était le même le reste semblait changé. Etais-ce ses souvenirs qui lui jouaient des tours où l’ambiance avait-elle toujours été aussi oppressante, l’école lui semblait plus calme, comme bouillonnant de l’intérieur sans jamais vraiment exploser. Elle avait assisté au repas de début d’année avec intérêt, heureuse de retrouver les murs de cette école dans laquelle elle n’avait passé qu’un an. Elle s’était d’emblée sentie chez elle à la table des Serdaigles, heureuse de retrouver sa vieille maison. Certains visages lui avaient parus familiers mais sans plus, en cinq ans les gens changent et les élèves de son année ne devaient pas plus se souvenir d’elle, qu’elle ne se souvenait d’eux.

Au déjeuner, elle avait reçut son planning comme les autres son premier cour serrait donc Politique Internationale. Mary avait sourit en entendant les cris de désespoir pousser par les élèves. Tout ce qui touchait à l’histoire n’était définitivement pas populaire, elle ne doutait pas que ceux-ci auraient largement préféré avoir un autre cours à la place. Elle n’avait jamais compris pourquoi les gens n’aiment pas l’Histoire de la Magie en règle générale, en particulier ceux qui s’appelaient maintenant les puristes. Elle avait toujours aimé l’histoire c’était avec le droit sorcier un de ses sujets favoris. Mary n’était pas une acharnée de travail en cours, elle avait toujours eu une certaines facilités pour l’étude mais avait tendance à laisser de côté les sujets qui ne l’intéressait pas tel que la Botanique. Ce qui la fascinait dans l’histoire, c’était qu’elle n’était jamais qu’un éternel recommencement. L’homme semblait être destiné à répéter le passer, en bien ou en mal seul le temps le dirait. Elle se souvenait qu’un des cours d’histoire qu’elle avait eu à Beauxbaton disait « L’information, c’est le pouvoir ». Elle n’avait pas compris à l’époque, elle n’avait que treize ans mais elle en voyait la justesse à présent et l’information passait par la compréhension des évènements présents et passés. Mais cet aspect des choses ne l’intéressait pas, Mary ne cherchait pas le pouvoir, du moins par pour elle-même, elle cherchait d’abord la compréhension.

Elle avait fait un petit déjeuner express pour avoir le temps de repasser dans son dortoir vérifié sa tenue et prendre ses cours de la journée. Comme tout le monde, elle portait la robe réglementaire des sorciers à Poudlard, agrémenté de l’écusson des Serdaigles, elle avait toujours aimé le bleu foncé. Elle avait saisis ses manuels et étaient descendue à toute vitesse pour être sûre d’avoir le temps de trouver la salle de classe et d’arriver à l’heure si jamais elle devait se perdre en chemin.

Bien entendu, elle aurait pu demander son chemin à quelqu’un mais timide et tout de même un peu fière de nature, elle avait préféré essayer de se rappeler le chemin toute seule plutôt que de le demander. Après tout n’étais-ce pas ridicule qu’une sixième année ne connaisse pas le chemin pour aller en cours. Heureusement pour elle, ses souvenirs étaient bons et le classe était toujours au premier étage. Quelques élèves étaient déjà arrivé dont une de Serdaigle dont elle n’avait aucun souvenir, elle s’installa discrètement dans la classe ni au premier rang, ni au dernier et sortit sa plume et ses parchemins tout en attendant le début du cours. Elle se contenta d’observer les gens autour d’elle discrètement, essayant de mémoriser les personnes avec qui elle aurait cours cette année.

Les alliances et les amitiés c’était probablement déjà formées depuis un moment, Mary se demandait comment elle allait réussir à s’intégrer mais d’un côté c’était pour ça qu’elle était venue, pour s’émanciper, pour ne plus être dans l’ombre de sa jumelle, et surtout parce que l’Angleterre lui manquait et qu’en bien où en mal, elle voulait faire partie de ce qui s’y passait. Elle apprendrait probablement très vite qui faisait partie des puristes ou non ici, de toute façon, au vu de la situation, les non puristes ne devaient probablement le crier bien fort.

Une fois tout le monde installé le professeur prit la parole, c’était un homme âgé ou du moins le semblait-il dont l’allure détonnait ainsi que l’accent, il n’était clairement pas anglais probablement américain, du sud aurait-elle dit mais sans savoir exactement situé où. Il leur parla d’une voix calme et posée avec autorité. Sans fioriture, il leur exposa ce qu’il attendait d’eux et fit une allusion au pouvoir « Le vrai pouvoir ce n’est pas celui qu’on vous donne, c’est celui que vous prenez. » C’est que tout semblait tourner autour du pouvoir ici et elle allait devoir s’y faire. Elle ne savait pas si elle était d’accord avec les propos du professeur mais ce n’était pas ce qu’on lui demandait. Elle n’avait pas être d’accord ou non, elle avait juste à apprendre et ensuite, elle se forgerait sa propre opinion si elle le pouvait. Par contre, elle ne pouvait qu’être d’accord avec lui quand il se mit à parler de l’importance de sa matière. Bien entendu tout professeur prêche pour sa paroisse, le professeur de potion trouvera toujours que sa matière est importante tout comme un professeur de sortilège mais ce qui ressortait du discours du professeur Saint-John sonnait vrai à ses yeux. On ne peut pas ignorer la réalité, quoiqu’on fasse, elle vient toujours à nous. Si son but était de les préparer à ce qui les attendait dehors, elle ne demandait pas mieux, Merlin savait qu’en politique Anglaise elle avait des carences à rattraper.

Et ses carences se firent d’ailleurs sentir dés cette première heure de cours lorsque le professeur leur proposa trois questions auxquelles répondre. La troisième question ne lui était clairement pas destinée, elle semblait être destinée à un garçon en particulier, la première concernait les différentes visions du purisme aujourd’hui, la France était un pays à tendance puriste et sa mère comme son beau-père se souciaient bien peu de la politique si bien qu’elle aurait eu du mal à répondre à cette question en particulier. Ce fut d’ailleurs une jeune fille de Serpentard qui y répondit d’un air très assuré qui trahissait à quel point elle semblait certaine de la justesse de son propos.

Mary hésitait à répondre et si elle se trompait, elle aurait l’air ridicule aux yeux de tout le monde pour son premier jour, ce qui n’était pas exactement l’impression qu’elle désirait donner. Mais qui ne tente rien n’a rien. Elle entreprit donc de lever la main et de répondre à la seconde question d’une voix un peu mal assurée au début, avec ce petit accent français qu’elle avait attrapé au cours de ses années à l’étranger, mais qui se fit plus ferme au fur et à mesure qu’elle parlait, tant pis si elle avait tord, personne n’allait l’immoler pour autant.

« Il y a trois sortes de pays puristes dans le monde. Les pays à tendance puriste tel que la France, l’Italie ou encore la Tunisie. Les pays puristes moins nombreux que ceux à tendance puriste, comme le Japon ou les Etats-Unis. La troisième sorte sont les pays puristes au extrême, je dis « Les » mais c’est une erreur, l’Angleterre est le seul pays à avoir cette forme de purisme. »

Elle finit de parler et remis ses parchemins en place par nervosité attendant la suite des réponses.
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MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Dim 1 Sep - 16:32

Tout se passera bien, tout devait bien se passer. Ce n'était pas ce qui avait été prévu, la boulette était là, il fallait l'assumer.
H remua d'un geste machinal les céréales dans son bol avant de soupirer. S'il avait su, il se serait probablement abstenu.
Virer LeeRoy avait été une des plus grosses erreurs de l'Elite selon lui, et il en était responsable. Au fond, cette pétasse avait fait une très bonne décoration, ni plus ni moins qu'une potiche posée dans une salle de Poudlard, mais là, cette potiche elle manquait à l'ordre.
Bedan & co diraient que c'était l'acte le plus puriste que le groupe eut fait depuis sa création, mais H lui, dirait que c'était un coup d'éclat avant de se prendre un méchant retour de bâton !
C'était un peu le fist fait par un tentacule du calamar géant de Poudlard, sans vaseline et avec du verre pilé. Valverde leur en avait du purisme … un peu trop à son goût d'ailleurs, si bien qu'il ne cherchait même plus à se positionner sur l'échelle politique tant c'était le bordel dans sa tête.
Il en avait marre de ces phrases à la con avant de bouffer, phrases qu'il n'arrivait pas à apprendre et faisait semblant de réciter sachant pertinemment qu'on ne remarquerait pas un élève dans la masse de péons assis là.
C'était pas ça pour lui le purisme, c'était pas ça qu'il avait souhaité …

D'un coté, ça lui manquait le mode guérilla de la période LeeRoy, elle n'avait été qu'un objet de haine, rien de plus, H avait besoin d'une cible, sinon c'était impossible pour lui de vivre et de pratiquer la magie, il fallait qu'il déteste quelqu'un, et là, depuis peu, il ne détestait plus personne. Il aurait même apprécié détester un autre élève, ou Valverde, mais pas moyen, c'était l'attitude blasée qui l'emportait, sorte de nostalgie de la rentrée où il abandonnait les beuveries et la chasse aux filles pour redevenir quoi ? Cette année plus grand chose, on en avait presque oublié que c'était lui qui avait instauré le retour de Valverde à l'école. Pas un merci de la part de ce dernier, rien que dalle.
Il ne voyait même plus la peur dans le regard des élèves, certes on évitait de le bousculer, on le regardait différemment d'un élève lambda, mais ce n'était cette impression de peur tue qu'il voulait voir, non, il voulait y voir l'appréhension de mourir, et ça, c'était plus le cas.
Valverde lui avait volé le peu de pouvoir qu'il avait osé se créer en régnant sur les élèves, et ça il ne le digérait pas. Il voulait voir plus que de la peur ! Plus que ça ! C'était tout bonnement intolérable de voir ça, et s'il n'y avait pas eu Bedan le soir de la rentrée, il aurait probablement pété les plombs et organisé un massacre type Colombine avant de tout cramer avec des Feudeymons, alors qu'il périssait dans ses propres flammes, là se serait achevé le règne de H, dignement.
Concrètement, en étouffant LeeRoy, il avait provoqué son asphyxie.
Trop con le bonhomme …

Sur le coup ça avait été une bonne idée, géniale même, et puis là, ça ressemblait plus à rien quant on regardait ce qu'ils avaient chopé. C'était se débarrasser d'une gastro pour choper la dragoncelle derrière. C'était malheureux à dire, mais il avait merdé, presque autant que Bedan l'avait fait.
En fait, à eux deux ils réalisaient …

« Hey tu comptes tourner tes céréales longtemps avant de les bouffer ? »

Relevant la tête, H vit que c'était le gamin de Gryffondor qui était venu derrière lui pour lui parler. À la base, c'était un messager, mais il l'avait bien apprécié ce mioche au premier coup d'oeil, il avait de la répartie, et puis il était … comment dire, ouais il avait un truc de spécial qui faisait que H n'avait, 'pour l'instant', pas envie de le tabasser.

[color:9625=#red]« Ça dépend si j'te fous la tête dedans ou pas. »

L'autre rigola, comprenant la blague. Et bien c'était étrange de voir la brute de Poudlard s'entendre avec un bizut, mais ce ptiot avait une bonne bouille, c'était comme ça.

« Dis t'as quoi comme cours ce matin ?

_ PI.

_ PI ?

_ Politique Internationale ducon.

_ Ah, avec le texan ?

_ Le texan ?

_ Ouais le texan.

_ Ah le texan ... »

Et bien il avait politique internationale 'avec un texan'. Fin un texan … quand on lui disait texan, ça lui faisait pensé à ça : 'I come from Boston Texas !
Sur une sorte de musique country très moche avec un harmonica et des mecs qui tapent sur leurs cuisses en imitant on ne sait trop quoi.
Le texan, c'était accessoirement le mec avec un jean moche, des éperons après ses bottes en cuir, une baguette dans un fourreau type cow-boy, avec un cigare à moitié fumé. C'était le mec avec le regard dur, fixe, qui s'avance dans le couloir, le visage inexpressif, la main sur le manche de son arme, c'était ça un texan !
Bref, H allait bien voir, mais ça promettait.

Après avoir fini de bâfrer, et de charrier le mioche, le Gryffondor remonta, dans les derniers, jusqu'au premier étage, traînant les godasses jusqu'à la salle de PI, dans laquelle il rentra après avoir reconnu les Bizzar' sisters, au moins ce mec avait bon goût en matière de musique, et de chapeau. Ouais en fait il avait carrément le look blingbling du bourgeois texan. D'où il venait ce mec ? Boston à coup sûr ! Tous les texans venaient de Boston Texas ! Ouais ou pas … mais c'était le look qui faisait ça.
Évidemment, H prit son habituelle place au dernier rang à gauche, près de la sortie et pas trop loin de la fenêtre, afin d'éviter un avc prolongé. De toute façon, le faire entrer ici était inutile, il n'avait pas eu sa BUSE de PI, alors un ASPIC, pensez vous ! Sa présence ici se résumait à un mot : obligation. En d'autres termes, sommeil, quidditch, ou éventuellement, lecture d'un bouquin de magie noire. Puisque de toute évidence, on allait pas parler CM ou Quidditch.

Bref le prof commença son cours qui, sur le papier, serait évidemment bien chiant, comme tous les cours de PI.

« Jeunes gens. Trois règles importantes pour faire un carton. Ne vous la racontez pas. Ne cherchez pas à penser à votre gueule en oubliant vos idées. Et surtout souvenez vous que le vrai pouvoir, ce n'est pas celui qu'on vous donne, c'est celui que vous prenez. »

Pour faire un carton ? Il parlait le djeuns lui ? Surprenant. Fin pas tant que ça, les texans avaient la réputation de se lâcher très facilement et d'être vulgaires, ou très amicaux, en fonction de leur grammage. Et si celui se rapporte à leur plumage, ils sont les phénix des … bref aucun rapport.
En tout cas, c'était bien cynique de sa part de dire que le vrai pouvoir, celui que justement H avait pris, et bien on lui avait volé. Merci pépère !
C'était bien malhonnête tout ça, mais putain que c'était chiant. Ouais, H avait pris le pouvoir, par la force, et on lui avait de suite repris son droit, son pouvoir. Il l'avait touché du doigt, possédé un moment … mais ce dernier ne semblait jamais acquis pour de bon. Ça, le prof ne l'avait pas dit visiblement.

« Le pouvoir, donc. Certains d'entre vous pensent peut-être l'avoir touché, l'avoir pris, pensent peut-être qu'ils peuvent vaincre le monde. C'est faux. Pour l'instant, on ne vous a donné que des miettes du pouvoir. Aucun de vous ne sait ce qu'est vivre, et ne peut donc savoir ceci. Oh, certains d'entre vous ...on peut être appris l'année dernière ce qu'est la mort. Cela, je n'en ai aucun doute. Mais vivre ? Non, j'en doute. Il y en qui savent. Toi, tu sais. Toi aussi. »

Bizarrement, il avait désigné Groslolo et son copain. H ne manqua de hausser un sourcil surpris. Depuis quand les suiveurs avaient le pouvoir ? C'était débile, c'était même carrément con oui ! Bon ok, les deux étaient de bons jeunes sorciers, mais ils n'avaient pas son talent. C'était pas pour se vanter vu que H ne jouait que très rarement à qui à la plus grosse, mais là, c'était surprenant de voir que le prof désignait, par pur hasard, deux membres de l'Elite, relativement discrets, mais importants car dignes de confiance, tout du moins aux yeux du lion.
Et puis, H sentit le regard du prof … comme si la suite allait être un reproche. Comme si ce mec, ce putain de texan, avait été au courant de qui il était …

« Vous deux aussi. Mais vous ne le comprenez pas encore. »

Vous deux ? Le lion chercha du regard qui d'autre avait été désigné, et selon les regards, il s'agissait de Bedan, Ariana précisément. Comment ça ils ne le comprenaient pas ? Dafuck Bro' ! H comprenait peut être même mieux que lui ce que c'était. Tout du moins il le pensait, parce qu'être prof, c'était peu enviable comme destin, alors que lui, il allait devenir un mage noir puissant.
Alors certes, le Gryffondor connaissait mieux la mort que la vie, chose à laquelle il ne comprenait en vérité pas grand chose, se contentant de savoir que l'abréger était véritablement un jeu intéressant, et il n'avait pas envie d'en savoir plus. Ces mots c'était pas sympa, mais ça ne sauvait pas une vie, mieux valait compter sur sa force. Joli speech de la part d'un donneur de leçon, il avait encore beaucoup apprendre, mais ça il ne pouvait le savoir que s'il avait une baguette de pointer sur sa vieille caboche de prof … Et à l'instant, H se serait fait un plaisir de la tenir cette baguette.

« Je sais bien que certains se disent que je ne suis rien, que je ne sais rien, qu'eux ils savent, beaucoup mieux que moi, ce que vaut cette vie et ce qu'elle contient. Là encore, vous vous trompez. Il est vrai qu'un jour vous aurez sans doute beaucoup plus de pouvoir que le professeur que je suis. Vrai aussi que vous serez sans doute l'elite de cette nation. D'ici là, celui qui a le pouvoir, c'est moi. Et ceux qui croient qu'ils en ont plus, qu'ils ont l'oreille des puissants, qu'ils peuvent influer sur la destinée du pays se trompent. Croyez moi. Pour l'instant, vous n'êtes tous que des pantins à qui on a concédé une once d'influence, qu'on peut contrôler, détruire, vendre, acheter, à notre guise. Pourquoi, me direz vous, car vous ne me croyez pas. Vous voulez des preuves. C'est ce que je vais vous enseigner. »


C'était … étonnant. Mercurius se demanda un instant si ce mec n'était pas Voldemort. Comment il pouvait savoir que H pensait que Crow l'écoutait ? Lui un pantin du dirlo des exécuteurs ? Mais réveille toi mon vieux ! Crow en avait de bien meilleurs des pantins, alors c'était pas ça qui le motivait. Ouais, le lion savait pertinemment que les exécuteurs étaient bien plus balèzes que lui, alors pourquoi il serait un pantin ? Nan l'autre devait se planter, c'était autre chose, il n'avait pas la moindre utilité dans ce monde cet élève, alors baste.

« Oui, c'est ce que vais vous enseigner. Parce qu'il vous manque une chose pour faire un carton. Qui dit que la politique internationale est une matière ennuyeuse ? Qui dit qu'il se fout de la situation nationale, et internationale ? Vous, là ? Ou vous ? Absurde. Vous ne pouvez pas avoir rien à foutre de la réalité, vous ne pouvez pas l'ignorer, parce qu'elle ne vous ignorera pas, elle. Vous voulez savoir ce qu'il vous manque pour faire un carton comme je le disais tout à l'heure ? Le but de l'enseignement de la Politique Internationale, voilà ce qu'il vous faut. Il s'agit de vous préparer à ce qui vous attend dehors. Je suis ici pour vous donner l'arme qu'il vous manque pour servir votre pays, pour réussir votre vie, et croyez moi ce sera difficile : la connaissance du purisme et de ses ennemis. Je suis ici pour vous enseigner que le purisme est votre seule voie de salut. Et c'est à ça que servira cette année. Bien. Je suis donc Keith Saint-John, professeur de politique internationale, vous l'aurez compris. Laissez moi vous dire une chose, avec seulement un an d'enseignement de cette manière à votre actif et des méthodes datant pour le moins du siècle dernier, vous êtes très en retard. Vous aurez moins de dissertations à faire cette année mais je tiens à vous dire que si vous ne jouez pas le jeu je vous en collerais le maximum possible. Mais en attendant, commençons. Cette année nous verrons la situation actuelle du monde. Et pour commencer, le purisme britannique. Quelques questions en vrac, d'abord. Vous en choisissez une et vous y répondez, mais une seule. Quelles sont les différentes visions du purisme aujourd'hui ? Sur quel modèle de purisme se base l'Angleterre ? Ah. Et j'ai une question spéciale pour vous, Mercurius. Quels exemples de purisme peut-on trouver dans le Quidditch ? »

Un instant, H crut qu'on allait lui foutre la paix, mais lorsque l'autre posa sa question, il regarda le plafond en soupirant avant de gueuler mentalement un 'ah naaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !' digne d'un autiste de Sainte-Mangouste.
Vraiment, c'était un chieur ce mec, fin il avait le mérite de savoir utiliser le Quidditch comme un exemple.
Se grattant l'arrière du crâne, le Gryffondor réfléchit à sa question alors que Bedan et une nouvelle, apparemment puisque H ne se souvenait pas de sa tronche ni de son postérieur ni du reste d'ailleurs, répondaient aux premières interrogations 'en vrac'.
Vint alors le silence, sous-entendu que c'était au bras armé de l'Elite de répondre.
Soupire.
Enfin, il s'avachit dans son fauteuil avant de répondre à haute voix, sans lever la main, en croisant les bras et en fixant le prof et son look décalé.

« Bah j'dirais d'jà la sélection pour les équipes nationales. Pour la dernière coupe du monde en France, j'sais que les équipes de France et d'Angleterre avaient autorisé que les sangs-purs à jouer, alors que les irlandais avaient laissé des sangs-de-bourbe jouer. Ça a d'ailleurs été mal vu, vu que c'était en France … et comme l'a dit la miss, c'était un pays à tendance puriste.

Ça a fait vilain surtout quand on voit qu'ils ont été jusqu'en finale. S'ils avaient gagné, je vous dis pas le bordel que ça aurait été … fin sur le papier c'était les français qu'avaient l'avantage mais bon. »


C'était une réponse tout sauf construite, mais au moins, il y avait le contenu, si on excusait la forme maladroite, c'était deux exemples qui tenaient la route. En premier la sélection exclusive des sangs-purs, et après l'accueil du public à une équipe bourbiste. C'était pas gras, mais au moins, H était capable de parler purisme avec ses mots à lui et un sujet qu'il connaissait bien, vu qu'il y était.
En fait ce mec était un génie, ce prof était vraiment TRES bon, arriver à faire que le moins intéressé puisse participer et s'exprimer était astucieux. Là, il venait de prouver à tout le monde que le plus con était capable de penser puriste.
Vraiment fort. M'sieur le texan, H vous tirerait votre chapeau … fin son chapeau.
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MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Lun 2 Sep - 1:32

Cette année il devait y avoir un dieu quelque part qui avait entendu les prières de Jellyka… ouais nan Jellyka ne priait pas, il fallait déjà se lever tôt pour avoir l’admiration de Jellyka alors de l’adoration ? Or les dieux lui avait-on dit un jour ne souffrait que l’adoration eh bien bien leur en fasse ils n’auraient pas celle de Jellyka mais après tout qu’est-ce que cela pouvait bien pouvoir leur faire -s’ils avaient existé- qu’une insignifiante fille comme elle les adore ? SI cela leur faisait quelque chose c’était qu’ils étaient bien petits ces dieux pour tomber si bas donc dans tous les cas ils ne méritaient pas son adoration fermez la parenthèse. Le fait était qu’évidemment Jellyka logeait toujours dans une tour à bien trop de mètres au dessus du sol qu’il ne devrait être permis mais sinon l’emploi du temps était bien fait et entre chaque cours elle n’avait généralement pas trois voire quatre ou cinq escaliers à descendre ou à monter.

Ainsi aujourd’hui directement après le repas, elle avait cours de politique internationale au premier étage. Jellyka à vrai dire n’avait pas forcément de bons souvenirs de son année précédente. Oh elle avait plus apprécié la matière qu’elle ne l’aurait pensé et ce même avant de comprendre réellement ce qu’impliquait le purisme paradoxalement. Même si le fait que l’on ne pratique pas la magie plaçait de bases la matière très basse dans son classement des matières -non pas qu’elle en ait un mais en gros il y avait celles tout en haut et celles tout en bas- elle avait bien amené la manière dont la professeure les amenait à réfléchir -le côté serdaigle sûrement parce qu’il lui semblait qu’ils n’avaient pas été nombreux les élèves à apprécier les dissertations à répétitions. Seulement quand l’intérêt et le travail fournit ne ramenait rien cela perdait de l’intérêt, Jellyka s’était donc contenté de la réflexion pour elle-même et la matière en elle-même n’y avait plus prêté un grand intérêt.

Mais c’était une nouvelle année, l’évènement de cet été avait amené de quoi se remplir l’esprit et le prof était différent. A voir si cela serait vraiment un avantage. Au vu du peu de vide à franchir pour arriver à destination, Jellyka arriva même en avance au cours mais avant qu’elle n’ait eu le temps d’entrer dans la salle, Ariana vint à sa rencontre et demanda à lui parler. Pour tout dire Jellyka fut vraiment étonnée, c’était la première fois si elle se souvenait bien que la jeune fille lui adressait réellement la parole en public. Enfin elle s’en foutait alors à l’évidence elle accepta. Et visiblement Ariana avait décidé d’enchainer les surprises -restait à voir si c’étaient des bonnes- puisqu’elle lui demanda de diriger les Serdaigle -c’était possible ça ? Diriger une bande de ‘laissez moi tranquille’ et de ‘débrouille toi je dois m’occuper de mes fesses’ ? C’était caricatural mais les Serdaigles étaient quand même connus pour être la maison dans lequel c’était le plus chacun pour sa peau -Jellyka la première à vrai dire. Et pour réussir cela, elle lui proposa d’entrer dans l’Elite -allons bon rien que ça.

Bedan lui précisa qu’elle n’était pas obligée de répondre maintenant ce que Jellyka n’avait pas l’intention de faire en serait -ce déjà que parce que c’était l’heure de rentrer en cours. Oh malgré tout le scepticisme qu’elle mettait dans la demande et dans la proposition, Jellyka connaissait déjà sa réponse. Bedan saurait quand lui demander de l’aide, elle l’avait su et elle le lui avait dit donc si Bedan jugeait que c’était maintenant notamment eh bien soit, elle avait eu plus de temps pour y réfléchir donc elle avait dû juger que Lily y arriverait. Lily pouvait donc s’épargner la question du pourquoi et passer directement au comment. Parce que tout comme elle avait assez naturellement conseillé à Bedan de rester elle-même, pas une seconde elle n’avait l’intention de sortir de sa ligne de conduite. Mais quand on veut, on peut.

Jellyka prit place, apprécia la musique -elle l’avait déjà entendue sur la chaine qu’elle écoutait sur sa RITM et sortit de quoi écrire. La musique c’était sympa mais ça ne faisait pas un cours, pas plus qu’un style vestimentaire aussi particulier que celui de l’homme. Bon elle n’avait nulle envie de faire un carton déjà donc bon. Mais si ça pouvait faire plaisir au prof, elle ne se la racontait pas, elle pensait à sa gueule selon ses idées (ça marchait ?) et elle ne voulait pas le pouvoir mais ce qu’elle voulait pas de problème elle le prenait… ou elle essayerait de s’arranger pour qu’on le lui donne -ce qui était une manière de le prendre non ? Jusque là tout allait bien du moment que l’on s’appelait Jellyka Eleonore Calypso Rose et que l’on pensait bizarrement très certainement aux yeux de la majorité.

Ce cours allait donc tourner autour du pouvoir ? Même si elle ne se sentait pas concernée, même si elle comprenait le raisonnement de l’homme celui-ci l’énerva et son sourire n’était pas des plus détendus. Au final on en revenait toujours au même. Oui vous les élèves vous pouvez être fort mais pour l’instant vous etes nuls. Chaque fois que quelqu’un leur offrait enfin de quoi nourrir leur futur, il y en avait un pour les descendre encore plus bas sous prétexte que c’était ça qui les aiderait à monter plus haut. Quand on entamait une ascension en escalade -loin de Jellyka l’idée de faire quelque chose comme cela- on te montrait le sommet et ce que tu avais à faire oui à la limite, on ne te collait pas le nez à la poussière en te disant “regarde ce que tu vas certainement te manger” et si tu posais le pied sur une mauvaise prise, on t’en montrait une autre, on ne te faisait pas tout redescendre pour recommencer de tout en bas.

Oh Jellyka n’avait pas grand chose et elle savait pertinemment qu’elle pouvait perdre le peu qu’elle avait et pour tout dire elle ne se facilitait pas la chose avec cette histoire de sang mais elle n’attendrait pas qu’un x ou un y lui dise “c’est bon maintenant on ne pourra plus rien te prendre” oui elle se construisait son chemin, oui elle n’avait que son expérience d’adolescente pour cela mais combien d’adultes différents s’étaient succédés pour dire qu’ils avaient la bonne parole ? Jellyka les écoutait tous qu’ils disent des choses qu’elle approuve ou non et elle faisait avec l’ensemble. Il n’y aurait pas un qui aurait toutes les clés en main pour entamer ascension. Oui elle avait déjà commencé, peut-être qu’elle bifurquerait de chemin avec ce qu’il lui apprendrait mais elle ne reviendrait pas en bas aussi prêt du sol soit-elle. Elle vivait sans regret.

Ce petit ras-le-bol intérieur fait Jellyka enregistra tout dans son esprit car c’était très intéressant ce qu’il disait et elle apprendrait de lui oui, elle apprendrait mais pas forcément exactement comme il le voudrait. Enfin bon qu’il se rassure, elle ne voulait pas faire un carton donc si au final elle se plantait eh bien au moins il n’y aurait pas grand chose de perdu. La pensée rendit son sourire plus amusée et c’est toute ouïe qu’elle écouta les réponses des élèves car s’il y avait un domaine où elle n’avait pas encore assez de connaissances c’était celui-là. Et quelque part dans sa tête alors qu’elle prenait des notes, une pensée se dirigea sur les Serdaigle et ce qu’elle pouvait bien faire avec eux.
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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Sam 7 Sep - 15:32


« Tu comptes faire quoi à Noël ? Rentrer à la maison ? »

Llewelyn n'avait pas réfléchi à la question de son cousin, Balthus Rowle. Ou plutôt si, mais pas de manière très précise. En tout cas ce qui était sur c'est qu'il n'aspirait pas vraiment à revenir à Morley Old Hall. Il adorait le vieux manoir, mais en ce moment, voir son père et sa mère ne le tentait pas vraiment en ce moment. Il haussa les épaules.

« Je sais pas trop. Sans doute que j'irais faire un tour à Great Yarmouth, on pourra faire un truc à Seagull Court si Pete est pas là.
-Il y vit pas en permanence ?
-Je crois qu'il se tire pour le Nouvel An. Puis de toute façon, Peter n'est pas souvent chez lui...Il surprit le regard de Balthus et secoua la tête : Non, je n'ai pas parlé à mon père, non je ne compte pas lui parler, non je ne veux pas passer Noël avec lui, même s'il y a ton père. J'aime pas assez oncle Mantus pour supporter maman et papa dans leur mauvaise phase, tu vois.
Et tu feras quoi, alors ? »

Llewelyn ignora la question et lui fit signe de l'accompagner. Qu'est-ce qu'il ferait ? Bonne question. Il ne pouvait pas décemment s'inviter chez Sara, surtout si elle rentrait en Allemagne. Puis même, à défaut, même si elle rentrait chez son oncle, il n'appréciait pas plus que ça Mike Witcher, qui lui même le lui rendait bien. Donc voilà. Restait à trouver un plan pour passer Noël quelque part, sachant que rentrer était par avance exclu, et que rester à Poudlard l'était tout autant, les buses qui créchaient là ne faisaient guère partie des gens fréquentables selon Llewelyn. Enfin voilà, peut importait. A présent, c'était l'heure des cours, après un déjeuner un chouia froid, un chouia dépressif et ridicule aussi. Non mais sérieusement, le Seigneur des Ténèbres en phare...si Llewelyn le pensait, il s'abstenait de le dire. Ridicule, ça l'est. Mais la loi est la loi. Et il ne dérogeait pas à la loi. Même si elle était conne, il la ferait respecter.

D'ailleurs en parlant de loi, il était l'heure du cours de Politique internationale. L'année dernière avait été ennuyante à souhait, chiante, détestable, avec une prof semblant pour le moins dater des temps les plus anciens, à une époque où l'on passait sa vie dans les bibliothèques et où tous les livres étaient écrits sur du vénérable velin qui faisait le délices des rats, de bibliothèques ou non d'ailleurs. Cette année...cette année serait aussi chiante si le professeur était tout aussi rébarbatif, mais vu la tronche du mec, que Llewelyn avait pu voir, il en doutait franchement.

Confirmation donnée par les trois premières secondes du cours. Putain, il écoute les Bizarr'Sisters à son âge ? Pourquoi pas, après tout. Llewelyn étouffa un sourire et partit s'installer, ni trop près, fallait pas rêver venant de lui, ni trop loin non plus, si il arrivait quelque chose d'intéressant, il tenait à le voir. Puis bon, entre lui et Sara, celui qui suivrait, pour le coup, ce serait lui.  Il observa pensivement le texan faire son entrée. Vrai qu'il avait une gueule de cow-boy, plus appropriée dans un ranch que dans une salle de classe, mais au moins ça promettait un peu plus que Aldureen.

Le pouvoir, hein ? Ouais, peut-être bien. Le regard de Saint-John mettait mal à l'aise Llewelyn, non pas sur le fond du discours, ça, il était d'accord, mais sur la façon dont il le disait. Il paraissait comprendre. Savoir. Et il savait peut-être, en effet. Ses yeux semblaient s'arrêter, sonder tout le monde. Et pourquoi lui ? Pourquoi cette désignation, d'un coup ? Est-ce que je sais, moi ? La vie était une saleté, ça, Llewelyn l'avait compris, une sinistre blague. Et il s'en moquait, et il s'affranchissait de tous les carcans qu'on essayait de lui imposer. Ca ne marchera plus. Mais n'empêche, il pensait être le seul à le savoir. Et que lui, un quelconque mec qu'il n'avait jamais vu, puisse définir sa manière de penser si facilement, l'emmerdait.

Mais dans un sens, ça prouvait au moins qu'il était capable d'être intéressant. Il y avait quelque chose chez Keith Saint-John, oui, il fallait en convenir. Rien que le fait de faire participer H était une petite victoire dont peu de profs pouvaient se vanter. Bon, en revanche, il y en avait qui aurait mieux fait de se taire. La fille de Serdaigle, là...ça devait être une nouvelle, elle avait une gueule de française...purisme extrême, en Angleterre ? Des conneries, tout ça, des conneries. Presque bourbistes, d'ailleurs. Bon, comme toujours, il n'était pas d'accord avec Ariana, mais les idées des Bedan étaient particulières, tout comme celles des Mulciber, avec lesquelles Llewelyn s'accordait plus facilement, à savoir qu'on se foutait de savoir si on pensait à sa gueule ou aux autres, on agissait droitement avec un principe : les sorciers de sang pur valent mieux que les autres, et nous, surtout nous, on vaut encore mieux qu'eux. Barbares, parias, nés du péché et de la trahison, mis au ban de la société, les Mulciber n'en restaient pas moins influents, riches, et surtout indépendants, ce que bénissait Llewelyn. Il leva à son tour la main :

« En ce qui concerne le purisme anglais, je voudrais juste corriger quelque chose : on ne peut pas dire qu'il soit extrème. Il est juste logique. Le principe du purisme, c'est que les sorciers valent mieux que les moldus. Si on se base sur la version soft, tous les sorciers valent mieux que les nons-sorciers, si on se base sur la vision britannique, c'est-à-dire si on va au bout de la pensée, on hiérarchise : les sang purs valent mieux que les sang mêlés, qui eux mêmes valent mieux que les cracmols, que les sang-de-bourbe, et que les moldus. Dans ce sens là, oui, c'est extrême, mais finalement, c'est juste courageux. D'autre part, je ne suis pas d'accord avec Ariana sur le fait que le courant individualiste soit le plus extrême...les Etats-Unis se basent là-dessus, comme le Canada, mais ils ont une tendance à être plus facilement attiré vers le bourbisme que la Grande-Bretagne, qui privilégie pourtant un courant puriste communautaire, ou qui utilise le courant personnel pour servir la communauté. »

Puant, comme discours ? Oui, sans doute, mais Llewelyn, lui le disait encore une fois logique.
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Tally Youngbloung


MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Mar 10 Sep - 21:24

Tally s’approcha de la table des poufsouffles avec des envies de meurtres, elle était à la bourre et seule Mia avait pensée à la réveillée. Ah oui c’est vrai, elle n’existait pas vraiment pour ses autres camarades. Elle prit place à coté de sa camarade Mia, une grande blonde, qui semblait absorbée par une conversation sur les nouveaux groupes pop du monde sorcier. Puis après quelques minutes elle se tourna vers Tally, qui ne demandait rien à personne en buvant son thé, la tête encore dans.. enfin bon, son amie engagea la conversation.


-Tu as vu le nouveau prof, Il a l’air trop cool !


Tally haussa un sourcil. Cool, Il  avait bien que Mia pour dire le mot cool. Non, un gars se promenant habillé en cow-boy n’était ni cool, ni vraiment drôle. C’était un style. Et encore un nouveau, ils commençaient à la gonfler à changer les profs. D’un autre coté ce que pensait Tally Youngbloung ne faisait pas office de grand choc pour la population. En fait tout le monde s’en foutait. Elle n’était ni populaire, ni sang pure renommée, ni vraiment une rebelle. Elle était juste la .  Parfois elle avait l’impression d’être arrivée la par erreur, genre : « Désolée je me suis trompée d’endroit, je vais retournée voir ma vrai famille aimante et mes amis par dizaines » pourtant c’était la sa vrai vie, pour le meilleur et surtout pour le pire. Voilà, exactement, elle était comme liée à une vie qui lui semblait totalement hors de contrôle.


« Hum hum »


Voilà la réponse qu’il fallait tout le temps utilisée pour répondre à Mia Sullivan. Hum hum, la discussion avec Mia était simplement un monologue répétitif sur sa vie. Bla bla bla. Malheureusement, c’était aussi la seule à pouvoir supporter le caractère cynique et odieux de Tally. Puis Tally coupa court à la discussion en lui indiquant que l’heure était peut-être venue d’aller en cours. Effectivement c’était belle et bien l’heure de se retrouver avec Texas Ranger en classe. Elles rentrèrent alors quelques minutes plus tard en classe, s’asseyant au milieu, alors que Mia jetait des regards émerveillés au professeur.


« Jeunes gens. »


Mia émit un grand sourire et Tally soupira avant de se tassée comme à son habitude dans le siège. L’année à coté de Mia allait être longue. Très longue. Esperons seulement que la matière allait ête interressante. Peu de chances.


« Trois règles importantes pour faire un carton. Ne vous la racontez pas. Ne cherchez pas à penser à votre gueule en oubliant vos idées. Et surtout souvenez vous que le vrai pouvoir, ce n'est pas celui qu'on vous donne, c'est celui que vous prenez. »


Ce que voulait dire Chuck Norris était sans doute de s’affirmer. Mais bien sur, la, Tally aurait surement rit comme une folle. Dur dur de s’imposer quand d’un coté les Gryffondords jouaient les gros bras et les serpentard gérait Poudlard d’une poignée de fer avec Bedan aux commandes. Très drôle . Ici, si tu ne faisais pas partie de l’Elite, tu fermais ta bouche. Fin de la discussion. Passez votre chemin.


« Le pouvoir, donc. Certains d'entre vous pensent peut-être l'avoir touché, l'avoir pris, pensent peut-être qu'ils peuvent vaincre le monde. C'est faux. Pour l'instant, on ne vous a donné que des miettes du pouvoir. Aucun de vous ne sait ce qu'est vivre, et ne peut donc savoir ceci. Oh, certains d'entre vous...  on peut être appris l'année dernière ce qu'est la mort. Cela, je n'en ai aucun doute. Mais vivre ? Non, j'en doute.  «Il y en qui savent. Toi, tu sais. Toi aussi.   Vous deux aussi. Mais vous ne le comprenez pas encore.  Je sais bien que certains se disent que je ne suis rien, que je ne sais rien, qu'eux ils savent, beaucoup mieux que moi, ce que vaut cette vie et ce qu'elle contient. Là encore, vous vous trompez. Il est vrai qu'un jour vous aurez sans doute beaucoup plus de pouvoir que le professeur que je suis. Vrai aussi que vous serez sans doute l'elite de cette nation. D'ici là, celui qui a le pouvoir, c'est moi. Et ceux qui croient qu'ils en ont plus, qu'ils ont l'oreille des puissants, qu'ils peuvent influer sur la destinée du pays se trompent. Croyez moi. Pour l'instant, vous n'êtes tous que des pantins à qui on a concédé une once d'influence, qu'on peut contrôler, détruire, vendre, acheter, à notre guise. Pourquoi, me direz vous, car vous ne me croyez pas. Vous voulez des preuves.  C'est ce que je vais vous enseigner. »


D’accord. Alors la elle ne sentait pas du tout concernée. Le pouvoir n’était pas son truc. Et vivre ou mourir n’était pas vraiment ses passe temps. Et de plus, à ce qu’elle sache, aucune once de pouvoir n’était donnée à Tally. Ou alors elle avait manquée un truc. Mais bon, enseigner des trucs intéressant pouvait être pour lui une source de joie. Mais intéressant à une signification pour tout le monde.


« Oui, c'est ce que vais vous enseigner. Parce qu'il vous manque une chose pour faire un carton. Qui dit que la politique internationale est une matière ennuyeuse ? Qui dit qu'il se fout de la situation nationale, et internationale ? Vous, là ? Ou vous ? Absurde. Vous ne pouvez pas avoir rien à foutre de la réalité, vous ne pouvez pas l'ignorer, parce qu'elle ne vous ignorera pas, elle. Vous voulez savoir ce qu'il vous manque pour faire un carton comme je le disais tout à l'heure ? Le but de l'enseignement de la Politique Internationale, voilà ce qu'il vous faut. Il s'agit de vous préparer à ce qui vous attend dehors. »« Je suis ici pour vous donner l'arme qu'il vous manque pour servir votre pays, pour réussir votre vie, et croyez moi ce sera difficile : la connaissance du purisme et de ses ennemis. Je suis ici pour vous enseigner que le purisme est votre seule voie de salut. Et c'est à ça que servira cette année. »« Bien. Je suis donc Keith Saint-John, professeur de politique internationale, vous l'aurez compris. Laissez moi vous dire une chose, avec seulement un an d'enseignement de cette manière à votre actif et des méthodes datant pour le moins du siècle dernier, vous êtes très en retard. Vous aurez moins de dissertations à faire cette année mais je tiens à vous dire que si vous ne jouez pas le jeu je vous en collerais le maximum possible. Mais en attendant, commençons. Cette année nous verrons la situation actuelle du monde. Et pour commencer, le purisme britannique. Quelques questions en vrac, d'abord. Vous en choississez une et vous y répondez, mais une seule. Quelles sont les différentes visions du purisme aujourd'hui ? Sur quel modèle de purisme se base l'Angleterre ? Ah. Et j'ai une question spéciale pour vous, Mercurius. Quels exemples de purisme peut-on trouver dans le Quidditch ? »


Le Quidditch, ok. Pourquoi pas. Mais en fait elle ne voyait pas vraiment ce que le Quidditch venait faire la dedans. Mais soit. Continuons. Pour dire vrai, elle n’avait pas une seule de ces réponses. Elle laissait les autres parler. Plusieurs personnes prirent la arole : Kane, Mercurius, Rose, Bedan, Mulciber. Et si d’autres avaient parlés elle n’avait pas fait attention. En fait ce cours était plutôt intéressant, c’était juste qu’elle ne fût pas vraiment passionnée par le sujet.
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Sara Engels


MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Mer 11 Sep - 2:06

Dommage que les vacances soient si vite passées, la seule envie de Sara c'était de ne pas revenir dans ce lieu de fou qu'était devenu Poudlard, pour ne pas utiliser un terme plus vulgaire mais qui faisait grandement envie à la jeune fille de le crier sur tous les toits. L'éducation en Angleterre, bien que devenu enfin puriste et absoue de toutes pensées bourbistes était devenu un enfer sur terre. Il avait suffit de regarder l'arrivée dans l'école pour se rendre compte de combien les choses avaient changées. Et selon Sara, pas que en bien. Ils étaient tous devenu des moutons, des bêtes prêtes à être conduites à l'abattoir, conditionnées pour obéir, être formée, servir sans poser de question. Comme ça donnait envie, c'était beau. Non, c'était ironique, juste suicidaire et rien de plus. Ils n'en étaient pas encore là, mais l'échéance approchait, et ceux qui n'avaient aucun moyen de lutter allaient finir sur le plateau pour être dévorés par les loups. Triste bilan, la jeunesse allait s'éteindre, perdre toute volonté et n'être qu'un plat de steack sans intérêt. C'était la seule chose qu'en retenait Sara, et franchement, elle regrettait que son père ne l'aie pas envoyé à Durmstrang. Il avait simplement émit l'idée, mais avait finalement abandonné quand sa mère, Emma Witcher avait conclu que non, elle avait commencé à Poudlard, elle finirait là bas. Oui... elle finirait là bas et n'allait pas en ressortir vu la prison que c'était. Bon sang, Ariana avait dit que les choses se passeraient bien pour les membres influent de l'élite, que tous seraient au même rang que elle, que la Serpentard ne valait pas plus qu'un autre... la belle affaire. En tout cas ce n'était pas l'élite qui avait fait place aux côtés de Valverde lors du banquet de rentrée. Et même si à la fin elle était retournée s'assoir parmi la plèbe, la lionne avait comme l'impression qu'elle prenait un peu trop goût au pouvoir qu'elle avait. Mais Sara gardait encore un peu confiance, elle n'était pas assez désespérée, et faisait preuve d'optimisme. Au moins, le règne de la pureté du sang était la dominante, c'était toujours ça de gagné quand on comparé au régime Leeroy bien trop laxiste là dessus. Aussi, elle continuerait de faire confiance à Ariana, pour ce que ça lui coutait, même si les choses lui déplaisait. On l'avait prévenu de toute façon, et pas idiote, elle avait tenté de s'adapter, ce serait dur, mais Sara avait encore deux ans à purger là dedans.

Vraiment trop courtes ces vacances oui... elle rêvait d'y retourner. De regagner son Allemagne natale qui lui était bien plus accueillante que l'Angleterre. Son pays d'origine maternel qui de jour en jour lui semblait de moins en moins intéressant. Sara n'était pas faite pour la politique et les magouilles, elle s'intéressait à l'actualité, mais au fond, elle s'en fichait un peu, surtout de l'actualité anglaise. Non, ce que voulait la jeune fille, c'était de l'action, du concret, pas du blabla incessant qui même si il pouvait se révéler efficace un temps n'était finalement rien de vrai. Juste des mensonges et des tromperies en somme. Non, la politique, elle l'avait en horreur, même si son père était devenu le Chancelier d'Allemagne, un homme politique reconnu, la demoiselle n'avait jamais prétendu aimer ce que faisait son paternel. Si elle avait du admirer le parcours professionnel de quelqu'un, c'était bien celui de sa mère. Et elle comptait bien suivre ses pas dans le quidditch pro.

Politique, un mot qui faisait énormément chier la lionne, et l'idée même de devoir l'étudier dans une matière à Poudlard l'ennuyait profondément. Encore quelque chose qui avait changé avec le régime Valverde, la matière était devenue obligatoire... stupide. Parfaitement stupide. Car en dehors de faire venir des élèves purement mauvais en la matière, ça n'ajouterait rien de palpitant au cours, d'autant que celui ci était déjà assez lourdingue comme ça. M'enfin, ce n'était plus une question pour négocier, c'était devenu ainsi. Cela dit, la lionne ne changea pas grand chose à ses habitudes et partie s'assoir dans le fond, bien décidé à parfaitement ignorer ce cours du début à la fin. Le professeur n'était pas encore arrivé qu'elle s'ennuyait. Curieusement, la demoiselle ne s'était pas assise à côtés de Llewelyn, celui ci s'étant placé bien trop près de l'avant au goût de la lionne. Qu'il écoute, ce n'était pas son problème. Llewelyn avait de toute façon bien changé depuis la rentrée, et cela déplaisait fortement à la lionne qui n'était pas d'un naturel patient, et que si cela continuait de la sorte, il allait vite comprendre que Sara n'était pas une douce (cela dit, il le savait déjà...).

Et le cours commença, parfaitement chiant, même dans l'introduction. Ce fut presque comme si la jeune fille ne remarqua pas que le professeur avait changé par rapport à l'année passé. Peut être bien, si elle avait bonne mémoire, le dernier prof en date avait été une femme. Enfin cela dit, ça changeait quoi ? Ils étaient vieux, chiant, parlaient beaucoup, c'était du pareil au même. À peine quelques mots et déjà elle détourna son attention. Elle n'écouta pas, n'en avait rien à faire. On l'obligeait à venir, fort bien elle serait là, mais pas question de faire plus d'effort que nécessaire, fallait pas pousser le bouchon trop loin. En quoi la politique internationale lui serait utile de toute façon dans le monde du quidditch. Certains mots la touchèrent, elle n'écoutait pas vraiment, mais son attention n'était pas encore totalement perdue, elle percevait, elle comprenait, approuvait quelques petites choses sans finalement se souvenir de quoi il avait parlé... tient, d'autres élèves intervenaient ? Avait-elle loupé tant de chose ? Elle n'avait eut l'impression de s'évader que quelques secondes durant... bah..pas grave, ce n'était pas comme si la lionne avait un jour prévu de répondre. Elle se contenta de se remettre à fxer le vide, parfaitement déconnecté de ce cours qui, on ne le répétait jamais assez, l'ennuyait.
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Wayland Witcher


MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Sam 12 Oct - 15:19

Se poser dans un coin, ne rien dire, ne rien faire, écouter, se taire. Ne rien tenter, absolument, être tout ce qu'il y avait de plus silencieux et banal. Voilà tout que ce qu'avait envie de faire Wayland Witcher en ce jour tout à fait banal de début d'année. Est-ce qu'il s'adaptait à Poudlard ? Oui et non. C'était difficile à dire, il n'en savait trop rien lui même. Peut-être ne fallait-il pas trop se poser de questions, peut-être que c'était plus facile ainsi, moins pénible à supporter. Car la transition était vraiment rude. Si Wayland possédait la culture Witcher dans son ensemble jusqu'au bout des ongles, s'il partageait, de fait, l'austérité de sa parentèle dans le milieu familial, ce n'était pas vraiment le cas dans le milieu extérieur. La culture du travail, du silence, la valeur de l'effort, le pragmatique respect accordé uniquement à ce qui pouvait soutenir l'intérêt familial, il l'appliquait chez lui, chez les Witcher, avec rigueur, de manière consciencieuse. Mais indépendant, il l'avait toujours été. Il le devait sans doute plus à sa mère qu'à son père. Madison Swift était une femme intelligente, au goût prononcé pour le voyage. Elle avait toujours été une battante, et cette force morale se retrouvait chez tous ses enfants, Wayland ne faisant pas exception à la règle. Drôle, joyeuse, elle savait s'imposer partout. Son fils aussi. Et Wayland ne manquait pas une occasion de s'amuser, de faire la fête, de ne pas être guindé, uniquement tourné vers le travail, le boulot, les études. Non, il se ménageait de longs moments pour ses centres d'intérêts. Quelle vie cela aurait été sinon ?

Mais à Poudlard, il ne fallait pas compter là-dessus. Il fallait justement penser uniquement comme on demandait de penser. Wayland étant profondément incapable de suivre cette règle, il avait adopté une autre méthode, à savoir tout simplement arrêter de réfléchir, se contenter de se taire, et attendre. Il observait. Il faisait bien ce qu'on lui demandait, comme ce jour là, il récita comme d'habitude les mêmes paroles de gratitude envers le seigneur des Ténèbres, qui lui semblaient être d'une ridicule bigoterie et d'une nature proprement inutile. Par essence, le Lord était pour Wayland une divinité qu'on n'avait pas besoin de remercier tellement elle était présente et tellement il avait le sentiment de lui devoir quelque chose. De même, il respectait énormément les mangemorts, bien qu'il jugea qu'il ne possédait pas la carrure pour en devenir un. Wayland pensait depuis toujours que le cousin Mike remplissait très bien ce rôle, il n'entendait pas le lui voler.

De toute façon, mangemort ou pas, il fallait bien plier devant le Lord. Quoiqu'il se passe, on devait le faire, car le Seigneur des Ténèbres était partout, ce qui n'était pas un mal, ainsi l'ordre puriste était partout respecté. Wayland adhérait totalement à cette vision bien qu'il ne comprenait pas très bien pourquoi Valverde faisait de Poudlard une cage dorée, mais peut-être y avait-il des raisons qui lui échappaient derrière le choix de l'inquisiteur. Même si on pouvait en douter lorsqu'on voyait la nature de certaines mesures, du genre les heures de colles pour les retards, et les interdictions de trainer dans les couloirs. L'hiver promettait de cailler, ce qui allait devenir problématique. Enfin si le vieux mangemort voulait se retrouver avec une épidémie de rhume sur les bras en obligeant tout le monde à sortir dans le parc en récréation même pendant les mois où il caillait, Wayland s'en foutait, après tout, ce n'était pas son problème, et ça ferait louper des cours, ce qui n'était pas forcément plus mal.

En l'occurrence, pas question ce matin là de louper les cours. Politique Internationale, nouveau prof, à ce qu'on disait, un texan. Si c'était un américain, alors Wayland allait adhérer. Il ne se souvenait que trop bien de Abrahan Snowden, son prof à Salem, qui rendait la matière ultra vivante et intéressante (il fallait dire aussi que Snowden avait un sens particulier des cours qui devenaient souvent des représentations théatrales), mais il savait aussi que en PI, c'était tout l'un ou tout l'autre.  Soit le prof rendait le cours mortel et chiant, soit il était doué et ça devenait passionnant. Mais malheureusement, il savait aussi que la première option était en générale la plus répandue.

Wayland se présenta à l'heure dite au cours. Il ne comptait pas participer plus que ça, surtout écouter, voir un peu ce que ferait le prof, se faire une première impression. Plutot positive lorsqu'en tendant l'oreille, il discerna un morceau des Bizarr'sisters. Ecouter du rock ne faisait pas tout mais ça démontrait une certaine jeunesse...Ou pas. En entrant dans la salle, qu'elle ne fut pas la surprise de Wayland en découvrant un bonhomme de soixante-dix ans, aux sourcils aigus de Méphistophélès. Son visage lui disait quelque chose, cependant, et il lui semblait bien que malgré son look clamant « I come from Dallas, Texas », ce type là était anglais. Il s'installa, ni trop au fond, ni trop devant, en compagnie de sa sœur, Jill, et de son frère, Garry, pour entendre le prof faire son speech.

Est-ce que ce type là avait tout compris à la vie ? Peut-être pas, mais ce qu'il disait parlait à Wayland. Il croyait en effet fermement au fait qu'on décidait de son destin, qu'il ne fallait rien attendre de personne et prendre tout soi-même. Parce que le destin était moche. La chance jouait énormément. On sous estimait le pouvoir de la chance. Beaucoup trop. Sa façon de tracer la route était quelque chose comme ça. Cela confirma aussi ce qu'il pensait sur Poudlard : non, ce n'était pas la vraie vie, la vraie vie c'était dehors, là où il connaissait le monde, et il n'avait pas tort de ne pas trop se fier aux règles d'ici.

Keith Saint-John, donc. Wayland le remit : c'était un prof de droit international de fac, lui, il avait enseigné à Dallas. Malone Sr le connaissait, le cousin Mike aussi, et Snowden le citait dans ses cours. Il faillit éclater de rire. Le texan était aussi anglais que la plupart des gens ici, mais personne ne le remarquait. On disait que c'était un numéro, Wayland le confirmait, mais il aimait bien le prof. Du coup, il se décida à participer, mais tous se jetèrent sur les réponses à fournir. Bon. Eh bien ce serait pour la prochaine fois.


Dernière édition par Wayland Witcher le Jeu 14 Nov - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cours I || Cycle III || Dim 27 Oct - 19:33

Keith Sain-John savait ce qu'il faisait en parlant ainsi aux élèves. Certains n'allaient pas adhérer. D'autres si. Ce n'était pas vraiment leur adhésion qui comptait. Keith ne s'intéressait pas au fait qu'on l'aime où qu'on le déteste. Il ne voulait pas qu'on l'aime. Ca n'avait aucune, strictement aucune importance. Ce qu'il voulait, c'était que ses élèves réagissent. Qu'ils réfléchissent, et qu'ils argumentent. Keith Saint-John ne détestait pas la contradiction, il détestait l'absence d'opinion. La contestation, le débat, tant qu'on restait dans les clous de la légalité et du purisme, c'était légitime. C'était possible. Il n'y avait pas un purisme, ceux qui tendaient à l'enseigner comme cela, et à en faire ressortir un mode de vie et de pensée unique étaient aux mieux des idéalistes, au pire des affabulateurs très dangereux pour la société, qu'il fallait éliminer selon Saint-John. Pour le professeur de politique internationale, et il était connu pour défendre ce point de vue là, il y avait un socle commun du purisme qu'on ne pouvait remettre en cause, puis il y avait son application en pratique, qui correspondait ensuite à la personnalité de chacun. Aucune application personnelle du purisme n'était jamais exactement la même. La sienne n'était pas celle de Mike. Qui n'était pas celle d'Evelyn, qui n'était pas celle des gamins ici. Car ici, qu'on le veuille ou non, en face de lui ne se trouvaient que des enfants. Certains étaient plus murs que d'autres, cela était inévitable et Keith ne cherchait pas à le contester. Keith ne croyait pas non plus qu'il fallait sous-estimer les gamins. Ils étaient doués, ils le savait. Tôt ou tard, en face de lui, un d'entre eux serait au pouvoir. Ou même plusieurs. Qui savait ? Pas Saint-John. Il était un analyste du passé et un observateur du présent. Le futur restait un mystère pour lui. Il comprenait assez bien la personne humaine, cela on ne pouvait le nier, mais il restait hermétique à deviner qui deviendrait quoi. Il se contentait juste de voir, d'analyser les rapports humains. Cela revêtait un grand intérêt pour lui. Car la société se bâtissait sur des idées, oui. Keith était porteur d'idée comme tout le monde. Mais ce qui bâtissait et structurait profondément cette même société, c'était bien plus les relations entre les gens. On pouvait le voir ici comme ailleurs.

Il faudrait aussi qu'ils l'apprennent. Mais les jeunes ne changeaient pas. Cela tirait à chaque fois à Keith un air profond d'amusement. Ils le prennaient quasiment tous pour un américain. Pourtant, ce n'était qu'un look qu'il se donnait. Un look de cow-boy bien fait, plus le fait qu'il avait vécu aux Etats-Unis. Sans compter qu'en plus il avait des ricains les idées et la manière d'être. Mais le professeur Keith Saint-John n'était absolument pas américain. A l'heure qu'il était, tous les élèves devaient être absolument convaincu qu'il pouvait à tout moment leur dire "I come from Dallas, Texas !" ce qui était absolument faux, car le professeur de politique internationale venait bien de Ellesmereport, Cheshire, England !

Il écouta attentivement les réponses de tous les élèves. Comme toujours, il y avait du bon et du moins bon, des idées très arrêtées, ce qui était l'apanage de la jeunesse, mais aussi du silence, beaucoup de silence. Keith reprit la main après toutes les réponses, assez souriant cependant :

"Vous savez - et je m'adresse là à tous ceux qui se taisent, ou qui dorment, ou qui dessinent sur leur table, qu'ils nettoieront après et pas en salivant dessus - que je note la participation orale ? Tout le monde peut se tromper, ce n'est pas grave. Par contre, j'aimerais bien un peu plus de réponses que ça, même si elles sont toutes trois intéressantes. Ariana, c'est bon, mais ce n'est pas tout à fait exact. Llewelyn, de même. Mary, c'est à corriger pour une partie mais il y a de bonnes choses. Mercurius, je m'inquiète un peu pour ce qui devrait vous tenir lieu d'esprit logique, mais c'est juste aussi, à peu de choses près, ce qui nous fait 5 points par personne."

Il fonctionnait comme ça, Saint-John. D'abord il demandait, ensuite il corrigeait. Et la correction, bien sur, était à noter puisqu'elle constituait à peu près le seul cours magistral qu'il donnait, de manière synthétique et claire :

"Donc. Rapide définition du purisme. Il s'agit d'une idéologie définissant la supériorité des sorciers sur les moldus. Si on applique le principe jusqu'au bout, c'est-à-dire si on est logique, les sangs purs sont supérieurs aux sangs mêlés, et ces deux catégories forment la société sorcière. Les nés-moldus et moldus, on l'a vu, l'histoire le démontre, reprenez l'épisode de Salem, ne veulent que la perte des sorciers. C'est le principe logique. Certains états n'ont pas le courage, ou un manque de leader, qui les poussent à adopter un gouverment puriste dérivé ou médian, qui considère les nés-moldus comme des sorciers. C'est un régime dangereux qui pousse à une instabilité chronique, car les néss-moldus sont toujours tentés de basculer du coté de nos ennemis, le moldus.

Ensuite, il y a trois manière d'appliquer le puriste : communautaire, individualiste, où ce qu'on nomme le purisme pragmatique ou utilitariste. Le purisme communautaire est le plus simple à comprendre. La communauté des sorciers défends ses propres intérêts et les dirigeants prennent des décisions dans l'intérêt commun. Ensuite, le purisme individualiste se base l'idée que chacun est puriste, pense purisme, et qu'il défend le purisme parce qu'il se défend soi. Les plus forts prennent naturellement la tête du troupeau.

Sauf que ce sont deux théories, toutes deux inapplicables dans la vie réelle. Réfléchissez bien. Est-ce que la communauté entière n'a pas besoin d'être guidée ? Est-ce que quand on est seul, on n'a pas tendance à tomber dans la facilité ? La facilité, c'est le bourbisme. On ne peut pas compter sur les gens, mes enfants. Autrefois, je vous aurais dit qu'on ne pouvait compter que sur soi même. Je me plantais. On ne peut pas. Pour le commun des sorciers, basculer du mauvais coté est possible. Il faut donc une élite gouvernante qui connaisse les intérêts supérieurs de la nation et qui utilise chaque personne, parce que tout le monde pense d'abord à soi avant de penser aux autres, pour arriver aux intérêts du Pays. Comment ? Simple. Tout le monde marche à quelque chose. Une fois qu'on sait à quoi, il est très facile de pousser les gens dans la direction qu'on veut. C'est le purisme pragmatique : les gens pensent à leur gueule, le gouvernement pense à la nation. Le gouvernement offre aux gens la satisfaction de leur intérêt personnel et en échangent les gens travaillent pour la nation.

Pas de questions ?"



S'il y en avait, il y répondrait. Il continua :

"Le système britannique est un mélange de purisme communautaire et utilitariste. C'est un modèle logique du purisme, le plus logique du monde tant il est appliqué à la lettre. Qui peut me dire comment s'organise le système britannique ? Qui en sont les principales figures ? Et à quoi servent les différentes branches de ce système ?"

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