POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
Parchemins postés : 3607



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée Dim 1 Sep - 18:20

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit?
Discours de rentrée


Les mains de l'Inquisiteur Valverde étaient jointes derrière son dos. Son visage vieilli par les ans était tourné vers la fenêtre de la tour Inquisitoriale. Centre même de la direction de Poudlard désormais. Pas simplement le bureau de l'Inquisiteur. Il y avait une multitude de services administratifs, des sections. La Jeunesse s'orchestrait ici. D'ailleurs, Bedan n'allait pas tarder à posséder son propre bureau. Car non, la jeune femme ne laisserait pas Poudlard en quittant le château à la fin de son année scolaire.
La Tour donnait directement sur le parc assombri. Les élèves étaient en train d'arriver. Première fois qu'il assistait à une rentrée du haut de sa direction froide et stricte. Le seul souvenir qu'il lui restait était sa propre rentrée, à Poudlard, lors des années de scolarité.
Oh, les choses avaient changé. Terminées les ballades des élèves dans le parc frais et doux. Terminés les petits groupes éparses. Quatre grands groupes tels quatre blocs géométriques traversaient le parc au rythme des pas orchestrés par les services de sécurité. La rentrée s'annonçait forte. S'attendaient-ils à ce que la direction de Valverde soit assouplie? S'ils savaient ce qui les attendait.
Quatre blocs, quatre maisons.
Les visages n'étaient pas si heureux qu'à la sortie du train.
Car les services de sécurité les avaient tous accueillis. Une cinquantaine de Brigadiers de la Police Magique et deux Exécuteurs des Nuisibles. De quoi refroidir certaines ardeurs. Et de la gare jusqu'à la Grande-Salle de Poudlard, la totalité des élèves avait été escortée dans l'ordre et la discipline.

De leur côté, les professeurs avaient été accueillis par Valverde en personne. Pour tous, il était le bras-droit de l'Intendant Brom, l'ancien dirigeant de l'Ordre Nouveau. Il n'était pas n'importe qui parmi les Puristes.
Trop longtemps les professeurs s'étaient émancipés de la direction de l'école. Et constat fait: les choses avaient changé. Il ne restait plus que Green à la table des professeurs. Tous les autres avaient été remplacés. Même Aldurren -bien que les raisons n'étaient du tout les mêmes puisqu'elle avait été nommée Présidente de l'Université Magique de Londres. Une consécration pour cette universitaire qui avait relevé le niveau des cours de Politique Internationale sous LeeRoy.
Valverde n'était pas un professeur. Jamais il n'avait voulu prétendre à des titres qui n'étaient pas les siens. Aussi refusait-il qu'on le nomme Professeur Valverde. Il était l'Inquisiteur Valverde, Monsieur Valverde, l'Inquisiteur de Poudlard ou Monsieur l'Inquisiteur. Pas Professeur. Il laissait cela à d'autres.
Gilbert et Crow apporteraient de leur fibres politiques et ministérielles. Les choses changeaient à Poudlard. L'ère LeeRoy n'était plus qu'un lointain souvenir. Valverde entrait dans la continuité de l'Inquisition de Brom et la direction de Rogue. La Sécurité était revenue, la Justice aussi.
Poudlard, comme les territoires de l'Intendance, avait retrouvé un ordre Puriste, sous le modèle et la volonté du Seigneur des Ténèbres.

Les élèves avaient été conduis dans la Grande-Salle.
On avait interdit à tous les occupants de la salle de s'asseoir. Les élèves étaient donc en fil, près de leurs bancs. La chose n'était pas ridicule du tout. On attendait l'arrivée de la personne en question.
L'estrade était vide de meubles. Il n'y avait ni table ni chaise. Cependant, les professeurs attendaient.
Le silence faisait loi dans la célèbre Grande-Salle de Poudlard. Sûrement trouvait-on quelques changements. Les premières années étaient déjà installés par exemple. Il fallait savoir qu'ils avaient été accueillis plus tôt dans la journée. Seuls, avec l'Inquisiteur et les parents. Un discours imposant et la répartition.
Désormais, il n'y avait plus aucun événement qui attendait la rentrée si ce n'était le discours de l'Inquisiteur de Poudlard. Les choses avaient changé à Poudlard et les élèves vivaient la première rentrée sous l'oeil rigoureux et discipliné du Purisme.
Une rentrée qu'ils n'avaient pas connu depuis deux années.
Bordant les murs, la totalité des services de Sécurité. A l'entrée, les Cinq Exécuteurs de Nuisibles. Dans les pensées, quelque part où tout ne se voyait pas encore, des Langues-de-plombs. La moindre respiration, le moindre clignement d'oeil était surveillé par l'Inquisition de Poudlard.
Et pourtant, Valverde n'était pas encore là.

Les portes de la Grande-Salle s'ouvrirent.
Une première personne pénétra. Les élèves se doutèrent qu'il ne leur était guère conseillé de tourner la tête pour observer cette entrée. Ils attendaient, la face immobile. Les yeux cependant pouvaient voir.
On reconnu sans difficulté le Mangemort Politicien. Vêtu d'une robe rouge-sang, aux broderies d'argent et de noir, Valverde entra, le regard aussi froid que la mort et tout autant calme que peut l'être le meurtrier après son meurtre.
Il était suivi de Logan Selwyn et Ariana Bedan. Plus en retrait, ils laissaient la place à la seule instance de direction présente.
Valverde avait toujours eu une certaine admiration pour le chiffre trois. Le début, le milieu et la fin. Une danse géométrique essentielle et dont on ne pouvait se dispenser.
A l'Ordre Nouveau, il s'était entouré d'Althea et Siverleaf. Désormais, il s'agissait de Selwyn et Bedan.
"Un bon Prince est celui qui est peu conseillé mais qui l'est bien."

Les trois personnes traversèrent l'assemblée silencieuse.
Une fois le trio arrivé à l'estrade située au fond de la pièce, Selwyn se plaça à l'extrémité gauche de l'estrade tandis que Bedan allait à la droite la plus extrême.
Au centre, Valverde.

« Nos premiers pas pour cette nouvelle ère se font tandis que nos frères se préparent à faire tomber Dublin. Les yeux noirs et froids du vieil homme se posèrent sur la salle. Rares devaient être ceux dans celle-ci qui avaient éprouvé un manque profond à la présence de Valverde et de son Inquisition. Les bourbistes sont bien connus dans le monde magique pour leur manque de scrupule et talent politique. Ils sont les horribles experts dans l'art de cacher leurs méfaits derrière une façade de la force ou de la vertu. Ils se tapissent dans l'ombre, attendant de mieux pouvoir sauter sur leur proie. Une proie qui de jour en jour perd du terrain. Vous pouvez en croiser tous les jours de ces créatures des ombres. Certaines ne réfléchissent pas mais font prévaloir leur puissance physique. Ils asservissent par leur force. Mais la pierre qui dépasse est toujours la première à tomber. En démontrant cette force, ils ne trahissent qu'eux-mêmes car ils ne font que prouver leur faiblesse dans les autres domaines de l'existence. Valverde marqua un temps. Il y avait de ces individus là, dans la salle. Ces créatures n'admettent pas leur propre faiblesse. Leur propre hypocrisie. Ils croient en ce qu'ils font. Regard froid. Calme profond. C'est à la fois amusant. Silence. Et dangereux. Calme inquiétant dans la salle. Nous n'acceptons plus l'impudeur et la dangerosité de ces êtres là. Ils sont là, parmi nous. Le Seigneur des Ténèbres le sait, et eux-même savent pertinemment qu'ils sont sur le point de mourir. Plus que quelques instants, et la Mort fera d'eux ce qu'ils sont réellement: des êtres désarticulés et voués à la destruction. Nous nous efforçons de vous éduquer dans le Purisme. Nous nous défendons face au bourbisme, car telle est notre coutume désormais. A ceux qui pensent croire que nous faiblissons, nous les détruiront. A eux leur est donnée l'occasion de s'inquiéter car ils se trouvent désormais dans une zone dans laquelle autrefois ils étaient les maîtres incontestés. Le Purisme a enseigné aux peuples de l'Intendance non seulement pour se défendre, pour mieux détruire la propagande bourbiste. Nous ne sommes plus sans défenses comme autrefois. Aujourd'hui, nous avons l'armée la plus puissante du monde magique. Aujourd'hui, coulent dans nos veines des valeurs de Justice et de Liberté. Désormais, si le bourbisme souhaite se battre contre Poudlard, il ne se battra pas contre l'Inquisiteur de Poudlard et ceux qui l'aident à instaurer la discipline Puriste. Il se retrouvera confronté à huit cent jeunes combattants Puristes unis et prêts à tout pour l'honneur de la Sorcellerie. A lui nous laissons cette dure réalité immuable. Car la Sorcellerie vit en ces lieux, et quiconque se mettra en travers de son chemin, se retrouvera confronté à bien pire qu'il ne le pense. Le réel danger dans ce château n'est plus la guérilla. Désormais, le réel danger pour ceux qui divisent et qui ne prouvent que faiblesse en prétendant force, le réel danger pour eux, c'est le Purisme. Car devant nous est la Sorcellerie, en nous brûle la Sorcellerie! Et derrière nous, la Sorcellerie suit! La totalité des gardes, des Serpentard, des Serdaigles et des Poufsouffles applaudirent à la fin du discours de Valverde. Les Gryffondor et son meneur n'eurent d'autres choix que celui de suivre. Car tous les Brigadiers, à travers leurs propres applaudissement, se tenaient prêts à intervenir. Et quelque part, ailleurs, d'intriguant Langues-de-plombs surveillaient tous les comportements. Le Seigneur des Ténèbres nous guide ! le Seigneur des Ténèbres nous dispense son enseignement ! le Seigneur des Ténèbres nous protège ! À sa lumière, nous nous épanouissons. Dans sa bienveillance, nous nous réfugions. Devant sa sagesse, nous nous inclinons. Nous existons pour le servir et nos vies lui appartiennent. »

Alors Valverde observa les élèves.
Les professeurs quittèrent la Grande-Salle.
Le vieil homme traversa à son tour celle-ci dans un silence des plus total. Les portes se refermèrent. L'estrade était entièrement vide.
Neeson, qu'on avait guère vu depuis le début s'avança alors à son tour.

« Selon les droits de l'Inquisiteur de Poudlard, Eris Leddicus Valverde et la volonté du Seigneur des Ténèbres par le biais de l'Intendant du Royaume-Uni, les règles suivantes entrent en rigueur dès ce jour: les élèves de Poudlard mangeront désormais seuls dans la Grande-Salle sous la surveillance constante des Services d'ordre et de Sécurité. Les cours de Magie-Noire, Politique Internationale et Entraînement militaire deviennent les trois enseignements fondamentaux et seront désormais évalués par coefficient cinq. Les autres enseignements resteront au coefficient un. Tous les élèves de septième années devront suivre le cours d'Entraînement militaire qui se tiendra dans le parc du domaine de Poudlard. Enfin, tout élève ne respectant pas le règlement sera arrêté et conduit auprès de l'Inquisiteur de Poudlard qui détient tout pouvoir disciplinaire et judiciaire dans ces lieux. »

Neeson quitta à son tour la Grande-Salle.
Bedan rejoignit sa table.
Selwyn observa le repas se dérouler dans le silence et le calme le plus total.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 07/10/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2013
Parchemins postés : 1656



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Ariana Bedan


MessageSujet: Re: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée Dim 1 Sep - 20:46

Le mois d'Août touchait tout juste à sa fin. Le soleil se tuait à garder le monopole du ciel face aux nuages et averses annonçant le prochain automne. Celui-ci serait rude, disait-on. Non parce que le froid tomberait plus rapidement en Intendance que les autres années, non, mais bien parce que l'avenir annonçait un purisme toujours plus extrême, toujours plus drastique, toujours plus disciplinaire. L'Ordre, en d'autres termes, était en marche, et fidèles ou infidèles seraient obligés de s'y plier pour ne pas sombrer dans la tourmente qu'était devenue la sphère politique et sociale. Ariana n'était pas totalement contre cette nouvelle rentrée. Bien évidemment, le fait d'aller en cours chaque matin, d'être en compagnie de cette foutue foule incapable de marcher droit la révulsait légèrement, et le peu de gens fréquentables qu'elle connaissait lui semblaient être, désormais, des ennemis de toujours tant leur jalousie atteignait des sommets. Restaient quelques personnes assez intelligentes pour ne pas la repousser. Oh ! Elles étaient rares, et la plupart n'avaient pas été insensibles à un petit discours propagandiste de la jeune fille pour les convaincre que rester avec elle serait la meilleure solution – et l'unique solution d'ailleurs. Elle comptait Llewelyn, Sara, et quelques têtes de Serpentards qu'elle connaissait depuis toujours. Elle excluait, dans son jugement, les membres de sa famille directe, comme Haytham, son cousin, ou Emma, sa sœur, car eux la soutiendraient contre vent et marrée si il le fallait, elle en était consciente. C'était assez fou, d'ailleurs, de voir à quel point elle pouvait leur donner de l'importance alors que le reste de Poudlard était, aux yeux de la Verte et Argent, qu'un ramassis de potentiels prisonniers d'Azkaban. Elle ne les haïssait pas, elle oubliait de les considérer. Elle apprenait tout juste la politique, Valverde était un mentor assez exceptionnel vu qu'il lui apprenait à analyser les foules et à les manipuler à sa guise. La démarche était longue. Elle connaissait le but final, mais les étapes successive pour parvenir à un tel résultat étaient encore nombreuses et elle n'avait pas la prétention, encore, de dire qu'elle pouvait les sauter.

Aussi, la foule de Poudlard qu'elle devait retrouver dans la journée du premier Septembre 2005 n'était pas une foule qu'elle haïssait. Au contraire, elle leur faisait croire à une once de sympathie qui leur était adressé. C'était simple comme bonjour, mais leur faire croire qu'elle ne voulait que le bien de la Jeunesse pour le Bien de l'Intendance passait comme un hibou par la fenêtre. La Conférence de la Jeunesse Puriste, tenue fin Juillet, avait été une belle démonstration. Ce fut un exercice magnifique pour la gamine qui avait ainsi pu mettre en œuvre le savoir acquit auprès de l'Inquisiteur Valverde. Le départ de Krakendor Castle fut assez rapide. Ariana n'aimait pas perdre du temps lors des départs, elle haïssait, véritablement, les départs. Son but était de passer le plus vite possible d'un point A à un point B sans avoir à trop réfléchir durant le trajet, et le simple fait d'avoir fermé la porte de sa chambre et d'avoir descendu les escaliers de la Isis Tower confirmaient que le trajet avait commencé. Elle traîna Emma pour l'empêcher de discuter trop longuement avec leur mère – personne qu'Ariana exécrait particulièrement – et gagna l'extérieur du domaine. Elle transplana alors avec sa sœur – elles avaient toutes les deux obtenu leur permis cette année et l'utilisait suffisamment assez pour avouer trouver cela extrêmement pratique, voire nécessaire. Abarta, leur frère, venait avec leur père, elles ne prirent pas la peine de l'attendre. Elles gagnèrent la voie 9 ¾ et montèrent dans le train. Les valises étaient apportées par leur majordome personnel qui venait avec leur père. En temps que filles descendantes d'une grande lignée aussi riche que les Bedan, il était normal qu'elles n'aient pas à se soucier des problèmes aussi futiles que le transport des valises. Toujours soigneusement préparées, les deux jumelles étaient habillées à l'identique dans une tenue splendide qui trahissait leur aisance financière. Emma avait, cependant, disposé sur ses cheveux un nœud-papillon qui n'avait, franchement, rien d'élégant. C'était plus pour la différencier que pour la forme. Ariana avait pesté cent ans pour qu'elle ne la mette pas, mais l'effet avait le même que de crier sur un sourd.

Le train démarra à l'heure, comme chaque année, et le trajet direction Poudlard se déroula sans encombre majeure. Morgane les rejoignit, ainsi que Haytham et un autre Serpentard. Ariana ne décrocha pas beaucoup de mots, notamment car elle n'avait pas grand chose à dire. Elle réfléchissait déjà à ce que cette année allait pouvoir lui apporter... les choses étaient à peu près claires : rien. Elle savait que Valverde allait restreindre les choses au point d'anéantir tout autre pouvoir autre que lui. Pourtant, ça ne la gênait pas. Elle avait goûté à un met raffiné et délicieux, celui des Dieux. Le pouvoir, tel qu'il était réellement, avait une saveur exquise qu'elle savait pertinemment dangereuse et addictive. Ariana pouvait paraître dupe, comme ça, face au pouvoir. On pouvait la croire assez stupide pour ne pas voir le mal qui se présentait à elle. Pourtant, elle comprenait assez bien sa situation. Elle était plus ou moins tenue par Valverde pour suivre ses ordres et le groupe qui pouvait lui faire le plus de dommages au sein de l'école. Elle était manipulée, oui, elle le comprenait depuis quelques semaines maintenant. Ça l'avait tout d'abord agacé. Puis, finalement, elle y avait vu une opportunité, somme toute intéressante, de gagner un peu plus de pouvoir et d'influence. Qu'est-ce que lui demandait Valverde sinon de faire ce qu'elle adorait entreprendre naturellement : faire régner l'Ordre et la Discipline ? Il la manipulait finalement ? Pas tant que ça. Du moins ne voyait-elle pas où était la manipulation dès lors que l'on entreprenait une action consentie et de manière convaincue. Bref. Emma semblait bien s'amuser, et ne se souciait pas vraiment de l'état d'âme de sa sœur. Celle-ci fixait le paysage qui défilait continuellement sous ses yeux. Tout lui semblait si superficiel à cet instant présent... elle avait envie d'être devant une foule, de parler, d'expliquer le purisme, de le propager à l'international. Elle avait envie de voyager, et d'être entendue. Elle voulait être celle que l'on regarde avec admiration, avec crainte. Elle voulait être celle à qui on apparenterait le nouveau purisme, celui d'une jeunesse trop souvent délaissée, trop souvent oubliée, trop souvent sous-considérée.

L'arrivée à Poudlard fut contrôlée sous le regard stricte et la pose militaire des services de sécurités mis en place par l'Inquisiteur. Emma passa la première, derrière Morgane, Haytham et le dernier dont le nom échappait à la Verte et Argent. Elle les laissa avancer un peu, préférant être seule pour ce début de rentrée. Même pas avec sa sœur jumelle, ce qui était assez rare en vérité. Puis, à peine descendu du train, deux Exécuteurs s'approchèrent. Bon, elle n'aurait pas parié sur des Exécuteurs, plutôt des Brigadiers, mais l'effet restait le même. D'ailleurs, ils confirmèrent ses pensées en se présentant comme des Exécuteurs en charge de la sécurité de Poudlard pour l'année à venir. Aussi, leur mission était de l'escorter jusqu'à Poudlard.

-Monsieur l'Inquisiteur s'inquiéterait de savoir si je survie jusqu'à l'entrée du château alors?
-On ne nous a pas demandé de faire la discussion. Allez, on avance jeune fille.
-Suivez-moi, alors.

Pour qui se prenait-il ? Ils pensaient qu'elle allait les suivre ? Non. Ce serait eux qui la suivraient, et pas l'inverse. Ils prirent un chemin tout à fait différent de d'habitude, auquel Ariana ne s'était pas préparé. Un Exécuteur passa devant pour retrouver le passage. En contre-bas, Ariana pu observer l'Ordre et la Discipline mis en œuvre par l'Inquisition de cette nouvelle année scolaire. Quatre blocs, quatre maisons. Bravo Monsieur Valverde. Un sourire satisfait se dessina. Et elle, elle ne participait pas à cette tache laborieuse. Elle ne faisait plus partie de la foule, elle était au-dessus. Le pouvoir, tel que le monde l'imaginait, et tel qu'elle l'imaginait, pas plus tard qu'il y a quatre ou cinq mois, n'avait rien à voir avec ce qu'il était vraiment. C'était bien différent en réalité. C'était unique, et indescriptible, d'où l'impression et la confusion des foules à l'égard de ce que le pouvoir impliquait. Ce n'était pas le fait de dire « toi, tu vis, toi, tu meurs ». C'était bien plus profond que cela. Toucher le pouvoir c'était se sentir indéniablement différent des autres, supérieur. Aucunement par égocentrique exacerbé, ou même par narcissisme hors norme, non, c'était un fait avéré. Le pouvoir rendait ses prophètes supérieurs. Aucune manipulation ne se dressait dans le constat, même Ariana aurait eu du mal à croire ce qu'elle pensait à cet instant précis. Ils passèrent par une porte dérobée, et Ariana rejoignit le bureau de l'Inquisiteur.

-Monsieur l'Inquisiteur.

La gamine était tout, sauf mal éduquée. En présence de personnalités, elle savait rester sobre dans sa façon de s'exprimer tout en exprimant, parfois faussement, ses respects et hommages.  Elle ne plaça aucun autre commentaire. Elle s'en abstenait tant qu'on ne lui demandait pas de l'ouvrir. Elle préférait mille fois observer dans ces moments là. Observer le parc, observer le silence de Poudlard avant le discours, tandis que les couloirs étaient encore vides. Logan Selwyn, le nouveau responsable de la sécurité de Poudlard. Tête froide, regard dur, mais visiblement pas assez bien vu des Grands pour se trouver une meilleure place que simple chef de la sécurité du domaine. Quoique, sous Valverde, ça demandait une grande part de responsabilités et un paquet d'hommes à diriger. Bref, le trio descendit jusqu'à la Grande Salle. Ariana et Logan laissait l'Inquisiteur en tête avec une avance symbolique de sa supériorité en ces murs. Les deux grandes portes de la Grande Salle s'ouvrirent sur eux. Personne ne se retourna, mais tout le monde avait entendu dans ce silence complet le vacarme provoqué par l'ouverture des deux battants. Eris en tête, Logan et Ariana sur la même ligne quelques pas derrière. Ils arrivèrent sur l'estrade, Ariana alla se poster tout à l'extrémité droite. Un autre symbole ? Peut-être en référence à son extrémisme reconnu ?

L'Inquisiteur prononça son discours avec une voix si forte, si puissante, si imposante, même Ariana, qui d'habitude ne s'attachait pas vraiment au forme, mais plus au fond, en fut retournée. Elle n'osa pas le regard, préférant, mille fois, observer la foule d'élèves qui devaient encore une fois se demander ce qu'elle foutait là. Pourtant, elle les dominait. Les membres de l’Élite qui l'avaient ralliés sentaient venir leur heure de gloire avec une leadeuse comme la Serpentard. Ceux qui ne l'avaient pas rejointe s'en mordaient les doigts, et commençaient à reconsidérer leur choix. Quelques hérétiques la jalousaient encore et toujours. Et le reste, ce reste immensément grand de la foule d'élèves la craignait maintenant plus que jamais. Elle était là où personne n'aurait pensé voir un élève s'installer un jour. Elle était une figure d'autorité, elle faisait partie de Poudlard, de l'Inquisition. Eris Valverde était l'Inquisition purement et simplement, elle, ne faisait de boire le breuvage divin qui découlait immédiatement du pouvoir qu'était le trône de l'école de sorcellerie.

Le discours se termina, les professeurs et l'Inquisiteur sortirent de la salle, les forces de l'Ordre prirent position pour observer les élèves déguster les mets de l'école, et Ariana retrouva sa place parmi les Serpentards, aux côtés de Morgane. A côté d'elle, Llewelyn était là aussi. Elle lui adressa un sourire en coin. Les choses étaient ainsi, désormais. Ordre. Discipline. Quelles étaient longues et difficiles à gravir ces marches. Les marches du pouvoir.

____________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 26/02/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 22/10/2011
Parchemins postés : 897



Pensine
Mon casier judiciaire est: sur le bureau de Crow
Mon niveau magique est: PA3 - Elève Supérieurement doué
Ma résistance magique est de: 7PV
Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Re: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée Dim 1 Sep - 21:00

En effet, il n'y avait pas de sourires à la sortie du train. Pas de premier années non plus d'ailleurs. Juste des péons en uniforme, et franchement, ça n'était pas très engageant. À coup sûr, ils allaient fouiller les valises, ça sentait vraiment le piège à rats cette année, pour du purisme, ils épuraient vraiment.
Et bien ils allaient avoir du boulot les brigadiers, rien que regarder la valise de H leur prendrait une bonne grosse demi-heure, entre les tenues, les sacs dans les sacs, les balais dans une mallette dans un sac, les bonbons dans un sac dans une bourse dans le sac, et on pouvait encore continuer de manière à rendre le tout chiant et inintéressant. Toujours était il que fouiner était un vrai casse-tête, mais remettre le tout … à ça, il fallait être petite mouche pour le voir parce que cela promettait d'être comique !
À la manière du défilé pour les JMJP, on fit des groupes d'élèves, par maison et par année, histoire d'ordonner le tout, c'était limite si on avait pas comparer les mensurations de chacun pour qu'ils soient assortis et qu'ils aient l'air mignon en se tenant la main. Retour à la maternelle pour les futurs élites de la nation ?
Même la promenade dans le parc avait des allures de punition tant le tout était d'un sérieux qui frôlait le risible. Limite, si un élève trébuchait et se vautrait, les chiens se rueraient sur lui pour le passer au doloris et l'immoler afin d'en faire de la pâtée pour elfes. Ça rappelait l'époque Scofield tout ça.

Enfin, on remonta jusqu'à la grande salle, ah cette belle grande salle dans laquelle étaient assis … les bizuts ? On les avait déjà fait passé par la case répartition, comme ça, comme pour éviter que le communautarisme les rassemble, mais visiblement, il ne s'agissait en aucun cas de ça vu qu'on avait formé des blocs pour la remontée. Concrètement, c'était de la belle connerie tout ça ; et avec le sourire ! Ou pas.
Puis à leur entrée, on les prévint qu'il ne fallait pas s'asseoir. H manqua d'insulter le brigadier, mais fut retint par sa voisine qui lui avait pris le bras comme pour lui spécifier qu'elle n'avait pas envie de prendre un doloris perdu, et elle avait bien raison. Conclusion, le lion ferma sa gueule. On leur demanda de regarder droit devant … tu voulais qu'ils regardent où débile ? S'ils tournaient la tête, ils voyaient leurs copains, et pas vraiment des tops-modèle, alors bon … puis l'habituel rituel valverdien, les portes, le cortège avec les mêmes tronches imbuvables, dont Bedan, évidemment, encore elle.
Bref la chose était ridicule, puisque tout le monde se foutait de ceux qui venaient d'arriver … qu'on leur explique aux huiles que les gamins en avaient rien à branler de leurs sales gueules … mais non, un politicien c'était dur de la feuille, sinon bah, il serait pas politicien, il serait avocat, ou juge, fin un truc qui sert concrètement à quelque chose, mais pas politicien.

Et puis vint essentiellement un blabla inutile que le lion n'écoutait évidemment pas, pas intéressé pour un sous, il se renferma dans une bulle de mutisme et de désintérêt profond qui se traduisait par un air … absent.

Certaines ne réfléchissent pas mais font prévaloir leur puissance physique. Ils asservissent par leur force. Mais la pierre qui dépasse est toujours la première à tomber. En démontrant cette force, ils ne trahissent qu'eux-mêmes car ils ne font que prouver leur faiblesse dans les autres domaines de l'existence.

H se retint de rire à l'entente de cette phrase. On dirait qu'il était visé, comme quoi le monde était mal foutu, ou Valverde trop soucieux d'un détail de la masse, à croire qu'il avait eu le pouvoir d'omniscience en même temps que sa ménopause. S'il ne comprenait pas la force, alors il ne devait pas comprendre le Seigneur des Ténèbres, ni Crow, ni tous les hommes qui savaient se servir d'une arme pour grimper, parce que c'était bien le propre du sorcier de savoir se servir de son instrument magique. Politicien, ou pas d'ailleurs.
Voldemort avait pris le pouvoir par la force, ne le savait il pas ? Cela aurait été piètrement joué de la part d'un être qui se disait être subtile.
Et du blabla encore.

Le réel danger dans ce château n'est plus la guérilla. Désormais, le réel danger pour ceux qui divisent et qui ne prouvent que faiblesse en prétendant force, le réel danger pour eux, c'est le Purisme. Car devant nous est la Sorcellerie, en nous brûle la Sorcellerie! Et derrière nous, la Sorcellerie suit!

Et puis il fallut applaudir. Tout le monde s'y mettait, et le lion le fit, machinalement, avec peu d'entrain, et le regard vide de sens, il n'y croyait pas. Tout le monde applaudissait, mais pour la plupart, à contrecœur.
H se doutait d'être surveillé, mais jouer le jeu ne ferait que retarder l'inévitable rencontre avec le manitou des lieux, rencontre qui aurait lieu avant la fin du premier semestre, c'était impossible qu'il en soit autrement.
Mais qu'il vienne pépère, qu'il le convoque, l'entretien ne serait peut être pas celui qu'il pensait qu'il soit, tout simplement parce que H n'était pas un menteur, juste un petit cachottier, tout au plus.
Toutefois, lui au moins, portait ses balls, et pouvait les poser sur la table, s'il le fallait.

H ne dit pas un mot du repas après l'annonce du smithers d'Eris, rien à dire, c'était lui qui commandait nan ? C'te bonne blague !
Et dire qu'il n'y avait plus le professeur d'Urberville, ni le professeur Maxwell, mais il n'y avait plus la bobo non plus. Cette année se promettait différente en tout point.
Qu'il était loin, le temps de la jeunesse … et certains semblaient l'avoir oublié.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/11/1996
Âge du joueur : 21
Arrivé sur Poudnoir : 11/02/2012
Parchemins postés : 245



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Jackson Gilbert


MessageSujet: Re: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée Lun 2 Sep - 12:04

- Tu...QUOI ?

Le voix suraigue de Beth' fis sursauter Jackson et il laissa maladroitement tomber son livre. Le vieux manuscrit tomba face contre terre, si bien qu'on pouvait y lire le titre: Légendes de la contrée verte irlandaise. Par James Allen. Un moldu. Jack s'était découvert un interet pour les légendes moldus ces derniers temps. Evidemment, il évitait de s ebalader avec des livres moldus en plein centre du Ministère mais ici chez sa soeur...il ne risquait pas grand chose ! Tout juste une bonne engeulade...

Beth surgis, les cheveux en bataille et les yeux exhorbités. Dans ses mains elle tenait un parchemin tamponner par l'Inquisition de Poudlard. On pouvait y lire le titre calligraphié d'une écriture fine et élégante: Informations conçernant la rentrée scolaire. Jackson soupira, il avait bien essayer d'en parler à sa soeur mais celle-ci était trop occuper à pérorer sur le purisme et la conquête de l'Irlande.

- Ecoute Beth'...j'avais essayé de t'en parler...
- NON JE N'ECOUTE RIEN DU TOUT ! TU ES DINGUE OU QUOI ? Vociféra sa soeur.

Un sourire s'alluma sur le visage de Jack car pour tout dire...oui il était dingue. Il était complètement dingue. Le visage de sa soeur s'adoucis et elle se rapprocha pour mettre une main sur son épaule.

- Serieusement Jack...je sais que tu aimes Poudlard mais se n'est plus comme avant. Tu vas...tu risques de...tu...raaaah ! Pesta-t-elle de frustration.

Jackson la fixa droit dans les yeux. Son regard avait quelque chose de malicieux.

- Ne me dit pas que tu t'inquiètes pour moi soeurêtte ! Tu sais très bien que je retombe toujours sur mes pieds. Quoi qu'il arrive...

Son regard ce perdis dans le vague. Il savait pertinemment pourquoi sa soeur était inquiète. Le fait était que si il merdait à nouveau, elle ne pourrait absolument rien faire pour lui. Il serait condammné à la fuite.

Et pourtant ? Il s'était précipité dans son ancienne école dès qu'une porte s'était entrouverte. Il prenait la vie comme elle venait et la vie lui avait offert une chance d'experimenté quelques chose de nouveau alors pourquoi refuserait-il ? Il n'avait aucun moyen de prévoir comment cela allait tourner mais il voulait tenter le coup ! Ce sortir un peu du Ministère et de la guerre. Car malgrés tout, la guerre l'avait affecté. Il avait besoin d'une activité distrayante pour l'empêché de trop songer à la mort.

- Et tu devrais arrêter de lire ces conneries moldus.

Poudlard
Grande Salle
Table des professeurs


Le nouveau professeur d'Etudes des Nuisibles observa les élèves pénétrés dans la Grande Salle. Il scannait vaguement leurs visages. Décidément...il avait face à lui une belle bande de clowns tristes ! De tout les côtés, on pouvait voir des brigadiers, des mangemorts, de la sécurité...non de la surveillance. Pour prévenir quoi ? Une émeute ? Les yeux de Jackson s'allumèrent à cette idée mais il savait bien que tout ces élèves vivaient, respiraient et pensaient Purisme. Tout comme lui d'une certaine façon. Il se fondait dans la masse bien qu'il détonnait de part son apparence hors du commun. Vêtements anciens et jeans rapiécés ainsi que ses lunettes rondes qui exagéraient l'impression d'avoir une chouette face à soit.

Eris Valverde apparu soudainement et commença à parler. Cet homme faisait froid dans le dos. Jack frissonna, un sentiment désagréable monta en lui à la vision de l'Homme qui incarnait le Purisme à Poudlard. Les mots de Tryan lui revinrent en mémoire: "Il est un puriste convaincu, tu ne l'es pas...". C'était bien vrais...

-...Aujourd'hui, coulent dans nos veines des valeurs de Justice et de Liberté. Désormais, si le bourbisme souhaite se battre contre Poudlard, il ne se battra pas contre l'Inquisiteur de Poudlard et ceux qui l'aident à instaurer la discipline Puriste. Il se retrouvera confronté à huit cent jeunes combattants Puristes unis et prêts à tout pour l'honneur de la Sorcellerie...

Ainsi donc...la politique de base avait bien changés. Ce n'était plus une école mais plutot un camp de préparation à la guerre. Les sourcils de Jackson se froncèrent désagréablement. Face à lui, il y avait huit cent jeunes inexperimentés et serieusement incompétents. Si un jour ils devaient se battre...Jackson ne donnaient pas chers de leurs peaux. Au fond, il était là pour les préparer à ça. Le reste ne ressortait pas de lui. Il n'était pas un beau parleur mais il faisait ce qu'il y avait à faire. Chacun des élèves qui entreraient dans sa classe serait capable d'ici la fin de l'année de survivre en cas d'une attaque et de se débrouiller pour s'en sortir ! Jack en fis son but pour l'année à venir...

- Le Seigneur des Ténèbres nous guide ! le Seigneur des Ténèbres nous dispense son enseignement ! le Seigneur des Ténèbres nous protège ! À sa lumière, nous nous épanouissons. Dans sa bienveillance, nous nous réfugions. Devant sa sagesse, nous nous inclinons. Nous existons pour le servir et nos vies lui appartiennent. »

La perplexité se traça sur le visage de Jackson. Qu'est-ce-que c'était que ça ? Un mantra...un fu***ing mantra. Sans rien montrer de son désaccord ou de sa perplexité, le vieil homme répéta ces mots neutrement. Ils étaient tous observés, de très prêts.

- Le Seigneur des Ténèbres nous guide ! le Seigneur des Ténèbres nous dispense son enseignement ! le Seigneur des Ténèbres nous protège ! À sa lumière, nous nous épanouissons. Dans sa bienveillance, nous nous réfugions. Devant sa sagesse, nous nous inclinons. Nous existons pour le servir et nos vies lui appartiennent. »

Des mantra...si se n'était que ça, il n'avait pas grand chose à perdre. Après tout, il faut bien s'adapter. Encore et toujours...s'adapter, changer, devenir quelqu'un d'autres.

Une fois le discour de l'Inquisiteur terminé, Jackson se leva et suivis la masse d'adultes qui quittaient la salle. Il y avait là ses nouveaux collègues pour l'année à venir. L'un d'eux avait l'air sympatique. Un certain Keith...Saint-Jeremy...ou quelques choses comme ça. Il avait l'air interessant.

En sortant de la salle, Jackson pus observer les élèves de plus prêt. Aucun d'entre eux ne croisa son regard et aucun sourire n'animaient leurs visages. Cette vision rendis Jackson légèrement fataliste.

A présent, la peur régnait dans le château.


Dernière édition par Jackson Gilbert le Lun 2 Sep - 12:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 09/06/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 28/08/2012
Parchemins postés : 647



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Jellyka Rose


MessageSujet: Re: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée Lun 2 Sep - 12:23

Ce matin là Jellyka partit sans un au-revoir à son père. La tempête avait éclaté, celle-ci n’avait attendu que ça à vrai dire depuis son retour de la conférence. Jellyka qui détestait se prendre la tête et qui l’avait senti venir, l’avait soigneusement évitée en allant bosser à l’animalerie -son véritable but n’étant évidemment pas de s’occuper des mignons petits animaux tout plein mais ça le propriétaire s’en fichait, c’était bientôt la rentrée et si le magasin du père de Jellyka était vide, celui-ci accueillait un monde fou et quand Jellyka avait proposé ses services contre un salaire plus symbolique qu’autre chose, l’autre avait accepté. Les gens du Chemin de Traverse qui la connaissaient avait l’habitude qu’elle s’installe un temps dans un autre commerce, personne ne l’avait jamais refusé. Elle apprenait ainsi des choses qu’on n’apprenait pas à Poudlard car trop spécifique sans doute.

Oh la tempête avait été courte mais il suffisait d’une vague après tout pour passer tout le monde par dessus bord. Son père était arrivé avec cette manière qu’elle détestait de plus en plus d’avoir l’air d’avoir envie de dire quelque chose tout en sachant qu’il ne le faudrait pas. Aussi cette fois elle n’avait pas été étonnée et si la vague l’avait frappé, elle s’y était préparée. Peut-être que ce serait une bonne idée de partir, rouvrir le magasin ailleurs, après tout les recettes avaient pas mal chuté ces vacances-ci et peut-être qu’un environnement plus favorable serait mieux pour elle. Quelque chose dans le genre et en beaucoup plus hésitant. Au il en avait pris des pincettes pour parler à sa propre fille. A la limite elle aurait préféré qu’il lui dise la même absurdité avec une réelle détermination, là il n’était qu’un vers sur le sol avec cette manière qu’ils avaient de redresser et de gigoter parfois le haut de leur corps comme s’ils voulaient s’arracher à la terre dans une gestuelle ridicule qui annonçait à tous ceux qui regardaient qu’ils n’y parviendraient jamais. Peut-être. Peut-être que s’il avait eu l’air moins misérable et que si Jellyka ne s’était pas sentit aussi déçue, elle aurait répondu moins sèchement même si dans tous les cas, elle n’aurait pas apprécié la proposition. Il y en a -j’en suis sûre- qui ont déjà fini à Azkaban ou tout du moins en commission de sécurité pour moins que ça. Une vague et son père lui avait chuté. Ce qui voulait dire qu’au fond il avait encore l’espoir que les choses soient différentes. Mais il n’avait jamais rien fait pour que les choses soient différentes, que voulait-il.

Jellyka l’avait planté là comme elle le plantait là encore aujourd’hui. Elle ne voulait pas le voir, elle était en colère contre lui mais aussi à vrai dire un peu contre elle-même car si elle l’avait pu elle aurait voulu ne pas le blesser mais il y avait un moment où il fallait annoncer les choses en face. Jellyka voulait aller de l’avant et son père s’il ne changeait pas -et pour sa propre survie il valait mieux qu’il le fasse- il n’allait faire que la tirer vers le bas. Jellyka traversa le Londres moldu sans vraiment lui prêter d’attention pour arriver à la gare, marcher lui avait aéré l’esprit. Sur le quai elle ne salua personne et elle s’installa dans un compartiment qui avait l’air calme sachant pertinemment qu’elle ne trouverait pas de compartiment où elle pourrait être seule.

A l’arrivée ils eurent le droit au comité d’accueil. Jellyka se dit que cela devait faire bizarre aux petits nouveaux de première année qui n’avait pas encore eu un aperçu de la politique Valverde et qui jusqu’à présent n’avait dû connaître que les récits des parents, grands-parents, frères, sœurs et autres proches ou moins proches étant passé par Poudlard. Mais à mieux observer les gens présents il ne lui sembla pas voir ce qui pouvait être les petits de premières années. Autre changement ? Visiblement oui car après la marche par maison à laquelle Jellyka n’y prêta pas vraiment d’importance -c’était une manière comme d’une autre dans tous les cas chaque pas l’avaient toujours trop vite rapproché de la tour de Serdaigle à son goût et elle était souvent arrivé au château sans avoir partagé un mot avec ses congénères.

De même elle ne remarqua même pas l’absence de chaises et de tables. C’était fou comme l’on pouvait s’habituer vite à certaines choses parfois. Oh l’interdiction d’utiliser la magie en dehors des cours l’emmerdait toujours autant mais ça aussi qu’elle le veuille ou non elle allait devoir s’y faire. Jellyka entendit la porte s’ouvrir annonçant l’entrée de l’Inquisiteur -qui d’autre- qui s’avéra suivit de Logan Selwyn et de Bedan. Une fois qu’ils se furent installés devant eux le discours commença avec une mise en garde contre les bourbistes. Et il les jugeait comme si il cherchait parmi eux ceux qu’ils décrivaient dans son discours. Oh ils devaient bien en avoir parmi eux mais en nombre si petits qu’ils n’oseraient sans doute jamais leur sauter dessus -tant qu’ils seraient dans Poudlard en tout cas- mais il y avait un nombre bien plus important certainement qui étaient les sceptiques ou ceux qui ne disaient rien mais qui n’en pensaient pas moins. Jellyka les connaissait bien ceux-là pour avoir naviguer dans cet état d’esprit -celui que l’on croit souvent de par son éducation non puriste être la moins risquée. Et c’était cette foule qui trainait sans qu’on ne le sache les pieds qui ralentissaient le groupe… et qui pouvaient décider à tout moment de se retourner pour de vrai histoire de se croire en tête de peloton quand l’occasion s’en présenterait. Mais Poudlard était désormais là contrairement aux quelques années précédentes pour ne pas leur offrir de telles situations. Au contraire désormais Poudlard était là pour leur montrer qu’ils avaient tout avantage à accélérer le pas. En tout cas c’était ainsi que Jellyka pensait qu’on les gagnerait plus facilement. Taper ceux du fond pouvait s’avérait nécessaire parfois mais cela pouvait donner envie de se retourner contre ceux qui les poussaient dans le dos. Montrer ce qu’il y avait devant pouvait être bien plus motivante et qu’est-ce qui préoccupait un jeune si ce n’était son avenir ? Enfin c’était sans doute encore une fois sa vision de fille qui avait toujours cherché à éviter les emmerdes même si au final ce n’était pas ça qui elle l’avait conduit à accélérer le pas.

Comme toujours le discours était de qualité, Jellyka en retirait toujours quelque chose. S’il y avait des gens dont l’on pouvait se lasser d’entendre parler, Eris Valverde n’était pas de ceux-ci -même si si le discours devait durer éternellement elle aurait fini par se rappeler que rester debout des plombes n’était pas son truc. Jellyka applaudit et récita les mots. A chaque fois elle aurait dû prononcer les mots d’une manière différente pour réellement les comprendre, les étudier et les penser mais là son esprit était encore à penser au discours pour se rappeler de ça. Et peut-être que ces phrases n’étaient pas faites pour cela. Alors que l’homme quitta la salle, les tables ne réapparurent pas. Un homme que Jellyka ne connaissait pas s’avança et énonça une série de règles et alors seulement ils purent s’assoir. Une nouvelle année commençait et le “nouvelle” trouvait bien plus de sens cette année que les précédentes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 24/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 04/02/2013
Parchemins postés : 229



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée Lun 2 Sep - 18:57

Morley Old Hall n'était beau qu'en été. Les champs de tabac se courbaient en automne sur eux mêmes et perdaient de leur superbe. Llewelyn Mulciber quitta la maison où il avait toujours habité sans une pointe de regret. Dans le grand hall, avec ses valises, il attendit Hugh sans rien dire, qui arriva bien vite, accompagné d'un elfe de maison chargé comme une mule de valises. Llewelyn ne vit pas sa mère, mais il put distinguer son père, là haut dans la loggia. Son regard ne se baissa pas, pourtant, contrairement à d'habitude, et pour la deuxième fois dans son existence, Edward Mulciber détourna les talons, et disparut dans les entrailles du manoir. Minable. Pour la deuxième fois, Llewelyn se surprit à penser ça de son père et ce sentiment ne le quitta pas. Teddy manquait d'ambition. Il venait très loin dans la liste de la succession à John Mulciber, le patriarche de la famille, avant-avant dernier en fait, l'avant dernier étant Llewelyn lui même et le dernier son frère Hugh. Il n'aspirait à rien d'autre que d'être le plus gros sorcier producteur de tabac d'Angleterre. Et à transmettre cette idée à son fils. Oh, reprendre MGT était une voie intéressante, sans aucun doute...mais pas ce qui intéressait le plus Llewelyn. Il en voulait à son père en vérité. De le cantonner dans ce rôle d'héritier sans talent, indigne de succéder à Benjamin. Mais Ben n'est plus rien. Il est un traître. Est-ce que vous êtes seulement capables vous en rendre compte ? Le Serpentard n'en demandait pas tant à sa mère : Susan était et resterait folle, il en prenait son parti. Mais Edward... Maintenant je ne sais pas ce qu'il y avait entre nous. On a chois les mots et ouais, on a tracé les limites. Il n'y a aucun moyen pour que l'on puisse rester tous les deux dans cette maison. Je pense que nous nous ressemblons juste trop, ça doit être ça. Voilà, c'était fini, c'était dit. Llewelyn croyait sincèrement que son père l'aimait et il savait qu'il lui ressemblait, mais son manque d'ambition, son manque d'engagement puriste l'ennuyait et le mettait en rage. Il ne voulait pas être un bon pantin dirigeant. Il voulait...quoi ? Servir le purisme ? Non. Ca allait plus loin que ça. Leur montrer à tous, tous ces crétins, qu'il valait mieux qu'eux. Rageux, Llewelyn Mulciber ? Non. Ca allait plus loin que ça. Puriste ? Extrémiste au possible. Et bien décidé à leur montrer, à tous, ce que ça faisait de s'y engager.

On l'avait humilié, pris pour un suiveur, et il s'était tu. C'était fini. Bien fini. Rien n'était plus dangereux qu'un gamin blessé dans son orgueil. Rien ne pouvait devenir comme Llewelyn Mulciber une machine à tuer peu sympathique et infernale. Quand est-ce que vous apprendrez ? C'est tuer ou être tué. Ça a toujours été comme ça.

Il ne trouverait sa place nulle part. Ni à Morley Old Hall, ni à Poudlard. Il n'était pas comme Ariana, qui savait parler et mentir – même s'il pouvait être vicieux et aussi mesquin qu'elle. On ne pouvait pas non plus le comparer à H. Llewelyn n'était pas un rassembleur, mais l'être ne l'intéressait pas. Ordonner, il le faisait, il savait le faire, et ça commençait à se voir. Ordonner ne lui posait pas plus de problème qu'être sec et cassant, dur, cynique, souriant parfois d'un sourire plein d'une joie mauvaise qui venait des tréfonds d'une âme qui se perdait sur elle même et n'attendait rien de personne. Ca avait mis du temps, mais Llewelyn venait de comprendre ce qui définissait sa vie, à présent.

On ne pouvait compter que sur soit. Et sur lui particulièrement. Les autres sont des connards, tu as raison. Les autres ne comprennent pas. Ce sont des moutons, qu'il faut guider, diriger, fermement. Monter. Monter au dessus de la masse, pour imposer le purisme qu'elle refusait, pour condamner la médiocrité qu'elle adorait. Fou, Mulciber ? Oui, assurément, il sombrait petit à petit. Mais le problème, c'est que maintenant il était prêt à cogner tous ceux qui oseraient le lui dire.

La marche militaire que Valverde leur imposa ? Logique. Le monde était sombre, la liberté ne se méritait plus. Llewelyn n'avait pas non plus sa place dans la communauté que l'Inquisiteur tentait de mettre en place, parce que le statut de mouton ne lui convenait pas, mais la diriger, ça oui. Et c'est à lui qu'on répondrait, maintenant, au moins en ce qui concernait les Serpentard. Il ferait payer au monde entier d'exister.

Comme vous, vous m'avez fait payer.

Le purisme n'avait pas de borne, il raserait tout, et la rigueur militaire de Valverde n'était pas pour déplaire à Llewelyn. Il n'épiait rien. Il était là, convaincu. Le destin était en marche. Avec la certitude qu'au moins lui serait dans le bon camp. Comme toujours, Eris semblait désigner Mercurius comme le parfait coupable, mais Llewelyn trouvait une tout autre signification à son discours. Nous engendrons nous mêmes les monstres, et c'est à nous de les arrêter. Ben était vivant, et bien plus dangereux que H. Qui le savait ? Lui, en tout cas en était conscient. Et il savait aussi qu'il faudrait bien plus que des brigadiers et des éxécuteurs si Ben Mulciber et Tom Jugson, qui devait être le principal allié de son frère, se mettaient à attaquer Poudlard. Mais lui savait. Et lui serait là. Crains ta dernière. Le glas sonnait, et Llewelyn prenait ça pour l'angélus. Et le sourire d'Ariana se mettait presque à ressembler au sien, dans toute cette mise en scène.

Justice ? Connerie. Le monde est injuste.
Ordre ? Connerie. Il ne reste que le chaos.
Discipline ? Connerie encore, l'homme vit pour l'instabilité.

Témoin Llewelyn lui même. Il sombrait, et il le savait. La seule chose qui lui permettait de tenir était Sara, car c'était la seule qui ne succombait pas à cette folie collective. Et il l'aimait pour ça, pour ce qu'elle ne deviendrait pas, contrairement à lui.

Purisme ? Déjà mieux.

Le véritable mot d'ordre selon Llewelyn Mulciber, c'était independance day.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 15/08/2013
Parchemins postés : 1668



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Mary Kane


MessageSujet: Re: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée Lun 2 Sep - 21:27

Le voyage à bord du Poudlard Express n’avait pas été désagréable, certains élèves au fur et à mesure des années s’en étaient probablement lassés mais ce n’était jamais que le cinquième dans son cas et elle était heureuse de le faire. Elle était arrivée seule sur le quai de la voie 9 ¾, le domestique qui l’elfe de maison qui l’accompagnait ne comptait pas. Son grand-père c’était proposé pour l’accompagné mais elle avait refusé, non pas qu’elle soit gênée des membres de sa famille loin de là, l’initiative lui faisait plaisir mais elle pensait que les adieux étaient plus simple au manoir que le long d’un quai remplit de parents dispensant leur dernier conseil à leur fière progéniture. Une fois ses bagages embarquée, elle était montée dan s le train à la recherche d’un compartiment vide qu’elle avait trouvé avec beaucoup de facilité. C’était peut-être une impression, mais la population semblait s’être clairsemée. Peut-être étais-ce sa mémoire qui lui jouait des tours mais elle se rappelait de la difficulté qu’elle avait eu à trouver un compartiment vide lors de son premier voyage pour Poudlard.

Une fois installée, elle sortit son livre et entreprit de reprendre sa lecture la où elle l’avait laissée. Le voyage quoique long se passa de manière tout à fait agréable, elle fit la connaissance de quelques élèves mais sans plus, son retour à Poudlard malgré les rumeurs s’annonçait sous les meilleurs auspices. Ce ne fut qu’à la sortie du train qu’elle déchanta et d’après les réactions, elle ne fut pas la seule. Une véritable délégation, si on pouvait l’appeler comme ça, les attendaient de pied ferme au sortir du train. Il y avait à vue de nez à peu près une cinquantaine de personnes à l’air patibulaire les attendaient de pied ferme. Ce n’était pas tant que les bavardages furent interdit mais l’attitude de leurs charmants gardiens ne portaient pas vraiment aux badinages et aux discussions, si bien que le trajet jusqu’au château se fit dans un calme presque religieux. Même Mary, pourtant adepte de tradition et discipline y trouva quelque chose de malsain et sinistre, ce n’était clairement pas le Poudlard qu’elle avait laissé.

Ils firent leur entrée dans la grande salle tout aussi calmement, on les installa à leur table et il fut donné comme consigne de rester debout jusqu’à. Mary jeta un regarde devant elle, elle aurait pourtant juré qu’il y avait une table des professeurs autrefois de même qu’elle ne voyait pas le choipeaux en vue de la répartition. Autour d’eux était placé, ce qu’elle supposait être des gens du ministère, les Aurors n’existaient plus depuis quelques années déjà, ça devait être un ordre les remplaçant. Le silence était oppressant et l’attente extrêmement agaçante. Ce ne fut qu’au bout de ce qui sembla à Mary une très longue attente que les portes s’ouvrirent.

Ce furent trois personnes qui rentrèrent dans la grande salle dans le calme le plus complet. Un homme tout d’abord, relativement âge dans une robe au dominante de rouge, deux personnes plus jeunes sont une en uniforme de la maison des Serpents le suivant. Une fois sur l’estrade celui-ci qui était apparemment l’inquisiteur de Poudlard commença son discours. Le discours était enflammé, son ton convainquant et pourtant Mary y resta froide, se rendant bien compte du fossé qu’il y avait eu entre son éducation a Beauxbâton et celle que les élèves avaient du recevoir à Poudlard. Le Purisme n’était pas encore aussi poussé en France qu’il l’était en Angleterre et beaucoup de personne avaient encore la possibilité de rester neutre si leurs positions ne s’alignaient pas sur celle du gouvernement. Ici le choix n’en était pas un, du moins peut-on vraiment parler de choix quand celui-ci semble se résumer à « marche ou crève ». Ce n’était pas que le discours soit mal construit, elle était même persuadée que élevée dans le purisme comme tout le monde, elle y aurait adhéré sans aucune contrainte mais ci plusieurs questions lui venaient en tête mais elle doutait que leur formulation soient la bienvenue. Non, le discours était puissant, c’était un discours fait pour galvaniser les foules, pour les retourner, jouer avec leur peur, leur sentiment mais pour la plupart, ils n’étaient encore que des enfants et ça changeait tout. C’est pourquoi à la fin du discours, elle se contenta d’applaudir impassible, comme tout le reste de sa table. Tout le monde applaudissait avec plus ou moins d’enthousiasme selon les maisons.

Elle répéta avec tout le monde, ce qui allait être le discours à prononcer à chaque début de repas, probablement afin de faciliter leur digestion pensa-t-elle avec humour. « Le Seigneur des Ténèbres nous guide ! » Etrange, elle ne l’avait pas vu lui indiquer le chemin dernièrement. « Le Seigneur des ténèbres nous dispense de son enseignement ! » Vraiment ? Allait-il venir donner cours à Poudlard prochainement ? « Le Seigneur des Ténèbres nous protège ! » May était curieuse de voir si les statistiques indiquaient une baisse des taux de criminalité de ces dernières années. «A sa lumière, nous nous épanouissons. » Ici, encore, ses croyances étaient bouleversées et elle qui avait toujours cru que le Seigneur des Ténèbres de Facto ne dispensait pas de lumière. « Dans sa bienveillance, nous nous réfugions. » Ca aussi c’était neuf …elle avait entendu beaucoup de chose sur Lord Voldemort, et elle ne se rappelait pas d’une seule liée à la bienveillance, avait-il commencé à recueillir des chats errants pour amélioré son image, où avait-il ouvert un orphelinat à son nom pour les orphelins de guerre ? « Dans sa sagesse, nous nous inclinons. » Bon elle n’aimait pas trop l’idée de s’incliner mais, elle ne pouvait pas commenter.Peut-être "l'homme" avait-il des talents de philosophe caché « Nous existons pour le servir et nos vies lui appartiennent. » Certes, il allait falloir probablement revoir ce dernier point à la baisse. Lui ou un autre dirigeant c’était la même chose et dieu savait que Mary n’avait rien d’une fanatique en terme d’opinion politique, son seul but était de tiré son épingle du jeu, ni plus, ni moins.

Une fois cette charmante petite prière récitée, Mary pu enfin s’assoir avec ses camarades et commencé le festin qui avait pris des allures d’enterrement et encore, elle se souvenait d’enterrement plus festif. Pleine d’illusion lors de son retour en Angleterre, il avait fallu seulement une journée à l’adolescente pour descendre de son petit nuage, le pays avait changé en cinq ans et l’école aussi. Mary se retrouvait dans un lieu qui n’avait plus rien à voir avec l’école qu’elle avait quittée des années auparavant. L’espace d’un instant, une pointe de regret l’envahis à l’idée d’avoir quitté Beauxbâton mais elle fut vite partie. Un adulte aurait trouvé la situation inquiétante et même aux yeux d’une gamine de seize ans, elle l’était mais elle sentait également un soupçon d’excitation. Ce n’était rien de plus qu’un jeu, le tout n’était pas de gagné, simplement de rester dans le jeu jusqu’à la fin de la partie. L’année scolaire promettait d’être mouvementée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 03/06/1999
Âge du joueur : 19
Arrivé sur Poudnoir : 06/12/2011
Parchemins postés : 709



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Leonora Levinson


MessageSujet: Re: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée Mar 3 Sep - 1:42

-Fais attention à toi Leonora.

-Cela fait 6 ans que je fais attention à moi.

Il m'étreignit une dernière fois. Après tout, n'était-il pas ''mon père''? Oui, un an et demi plus tard, je finissais par le considérer ainsi. David me donnait tout ce dont une adolescente de mon âge avait besoin. Un minimum d'amour, si ce n'était de l'affection. Un toit, de quoi me nourrir et me vêtir, les affaires dont j'avais besoin... Pour une Sang-de-Bourbe, on eût vu pire situation que la mienne. Surtout, il m'offrait la possibilité de rester en vie. Et pour cela, je lui en serais éternellement reconnaissante, bien que je ne lui exprime pas de manière claire. Je me détachais de lui et sourit doucement, avant de monter dans le train. Je m'installais où il y avait de la place, et ne m'invitais pas dans la conversation des élèves. S'ils souhaitaient me parler, ils le feraient. Pour le moment, ni eux ni moi n'en voyions l'utilité. Et tant mieux. Mis à part quelques bribes de discussions, le trajet se passa dans le plus grand des silences pour ma part. J'observais attentivement le paysage, complètement dans mes pensées. Je n'étais pas une fille réputée pour être toujours entourée, non. Seule, oui, sûrement. Mais c'était plus par choix que par obligation.

Quand j'étais plus petite, j’espérais secrètement que tout cela n'était qu'un rêve. Un mauvais rêve duquel je finirais par me réveiller, alors que le Monde Magique ne serait pas ainsi. Rêver d'un monde meilleur... Un classique, quand rien ne va. Enfin, quand rien ne va... Cette pensée était uniquement la mienne. Tout allait pour le mieux pour les puristes. Que demander de plus? Leur prétendue supériorité leur était enfin reconnue par rapport à leur sang, plus ou moins pur selon les différents individus. Que pouvaient-ils rêver, hein? On se le demandait bien. Ou alors, espérer que quelqu'un viendrait nous sauver, tous. Quelque chose qui ne se réaliserait probablement jamais. Je préférais ne pas y penser, à cet âge là. L'espoir est une chose magnifique. Mais je n'ai pas mis longtemps à comprendre que le mensonge, chose que mes parents m'interdisaient, était mon seul moyen de survie. Rien qu'en écoutant les conversations des autres, j'avais pu constater que les Moldus étaient considérés comme des animaux et les... les Sangs-de-Bourbe comme des monstres, des voleurs de magie. Je n'étais donc qu'une voleuse, doublée d'une menteuse. Triste constat.

Poudlard, Grande Salle. Nous n'avions plutôt pas intérêt à nous asseoir si nous ne tenions pas à recevoir des sorts divers et variés, ou mieux, nous faire tuer immédiatement. C'est alors que nous restions droits, plantés à côté de nos bancs. Un silence presque religieux régnait dans la Grande Salle. Ce genre de silence, pesant au possible, qui mettait bien dans l'esprit de chacun que le moindre fait ou le moindre geste pouvait être fatal. Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent, mais personne ne tiqua, attendant patiemment que la ou les personne-s traverse-ent la salle. Le Mangemort, le Politicien, une des figures les plus connues du monde magique. Et puis Bedan. Cette Serpentard, une jumelles, puriste convaincue. J'essayais de l'éviter, ce n'était pas vraiment le genre de fille avec qui je... m'entendais. L'homme prit la parole. Un discours. Toute mon attention était portée sur l'estrade, plus spécialement sur l'orateur. Sa voix avait quelque chose de fascinant mais de profondément inquiétant. Ce qui m'étonnait, encore, c'était le calme dont il faisait preuve lorsqu'il parlait. Et il continuait, encore et encore. A vrai dire, je ne l'écoutais pas, je buvais ses paroles.

Il avait raison, totalement raison. Non ! Je ne pouvais pas penser cela ! Non, non, non... Je ne pouvais pas. Et voilà que je me mettais à... à croire ce qu'ils disaient. Comment pouvais-je en être arrivée ici ? ''En étant élevée par un puriste depuis un an et demi, Leonora''. Certes, cela  n'y était pas pour rien. Mais non. Je n'avais pas le droit de penser comme eux. Cela signifierait que je ne m'accepterait même plus, préférant me conforter dans ce si beau mensonge. Je ne savais plus quoi penser. Ce genre discours avait le don de... me perturber . Mais affreusement. Nous n'avions rien demandé, nous, Sangs-de-Bourbe... Enfin, Nés-moldus. C'était de l'injustice à l'état pur. Et il osait prétendre que, ''dans nos veines coulent les valeurs de la Justice et de la Liberté'' ? La bonne blague. Malgré tout, j'écoutais toujours attentivement. Des jeunes combattants puristes. La phrase était suffisamment claire. Aux yeux de la communauté magique, nous étions des futurs combattants prêts à défendre clairement les idées puristes. Cela me... dégoûtait, purement et simplement.

''Et derrière nous, la Sorcellerie suit !''. La fin de la phrase fût presque noyée sous les applaudissements des élèves, toutes maisons confondues. Ah, non, nous semblions un peu plus réticents à l'idée d'applaudir, mais nous finissions par le faire. Quel autre choix avions nous ? Et puis, un si beau discours méritait d'être applaudi, de toute manière. Les applaudissements se calmèrent, et la ''prière'' vint. Sans réfléchir, je répétais les phrases, sans grande conviction. Mais ce n'était pas comme si nous avions le choix. L'estrade se vida. Un autre homme prit la parole, moins imposant que Valverde. Magie Noire. Politique Internationale. Entraînement militaire. Voici les ''nouveautés'' que l'on pouvait associer à cette rentrée.  Le repas, enfin. Nous prenions tous place à nos tables respectives, silencieusement. Nous mangions tous de manière correcte, silencieusement. Le discours était dans tous les esprits, et l'année promettait d'être encore plus puriste que les précédentes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée

Revenir en haut Aller en bas

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit? | Rentrée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Poudlard
-