POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Cours n°1 : Théorie militaire

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Lincoln Crow


MessageSujet: Cours n°1 : Théorie militaire Lun 2 Sep - 14:17

La journée était bien avancée ce jour-là. Le soleil se terrait derrière d'épais nuages pouvant largement prévoir une averse en début de soirée, voire peut-être plus tôt si la chance n'était pas du côté des Hommes. Le Ministère de la Magie était, à cette heure-là, une véritable fourmilière, les bureaux étaient remplis à leur maximum, les missives magiques se trimbalaient librement, sans arrêt, entre les étages, et il régnait, au sein de l'institution la plus importante d'Angleterre, une ambiance de travailleurs acharnés. Il y avait ceux dont le travail était plus qu'ennuyant et qu'ils peinaient à exécuter correctement, puis il y avait ceux qui trouvaient un réel intérêt à venir, chaque matin, jusque derrière leur office pour commencer une énième journée de boulot. A fortiori, ceux-là étaient les passionnés, et ils peinaient, eux, à repartir le soir en abandonnant leurs affaires et leur travail derrière eux. On pouvait dire que Lincoln Crow était de genre là. Il passait le plus clair de son temps au Bureau des Exécuteurs, ou sur le terrain avec ses hommes. Non pas qu'il n'aimait pas rentrer à Castle Bay, loin de là, mais il était dans son domaine de prédilection avec ces hommes et femmes visant l'Ordre Puriste. C'était intellectuel, quoiqu'on en dise, comme travail, et pourtant l'aspect militaire était constamment présent. C'était un parfait compromis pour Lincoln qui était des deux bords. Il se souvenait encore de sa répartition l'année de ses onze ans, à Poudlard. Le Choixpeau avait longtemps hésité entre Serdaigle et Serpentard. C'était un gamin intelligent, n'ayant pas besoin de forcer pour comprendre et obtenir de bons résultats, mais sa haine et sa magie, puissante, ne pouvait qu'aller avec l'ambition caractéristique des Serpents. Le choix avait été fait, et aux yeux de Lincoln, il avait été bien fait. Aujourd'hui, il gardait les deux aspects qui avaient fait hésiter le Choixpeau. Il continuait à faire progresser ses connaissances, qui devenaient de plus en plus complexes et précises, mais il ne perdait jamais de vue la haine qu'il était parvenu à dompter et à maîtriser. Il était bien obligé de la laisser s'exprimer par moment, mais à la différence de l'époque de Poudlard, il n'était plus obligé de se laisser entraîner pour continuer à vivre.

Il était quatorze heures passées, et Lincoln traînait encore sur une scène de crime près de Bristol. Ses Exécuteurs balisaient le périmètres, menaient leur enquête, il avait placé deux équipes là-dessus. C'était une belle tuerie, d'ailleurs. Quatre corps, du sang partout, à croire que le tueur s'était cru artiste. Lincoln analysait l'ensemble aux côtés de Porton, son meilleur agent qui avait obtenu une promotion et qui dirigeait sa propre équipe désormais. Ronald Porton voyait les choses d'un œil jeune, nouveau, expert. Il avait étudié la Criminologie sorcière à Toronto avant de revenir finir ses études en Angleterre. Il était un puriste depuis plusieurs années, et ce qui plaisait particulièrement à Crow, c'est qu'il n'avait pas été élevé dans le purisme. Il avait été éduqué dans la plus pure neutralité, et il avait fait ses propres choix, avait bâti ses propres convictions, et avait adhéré de lui-même au purisme de Lord Voldemort. C'était les plus beaux partisans ceux-là, ceux ayant choisi leur voie seuls. Lincoln était de ce genre là aussi, ce pourquoi il avait rapidement trouvé de l'intérêt à Porton et l'avait aidé à progresser au sein du Bureau. Le mangemort contourna un corps déchiqueté pour observer un autre macchabée assis contre un mur, sans tête. Le tueur était amusant. Est-ce qu'il était puriste, bourbiste, neutre, étranger, nationaliste ? Tant de questions que Lincoln se posait dès qu'il observait l’œuvre d'un meurtrier. Le sang parle, le sang parle toujours. Et ce sang là n'était là que pour faire passer un message.

-Il a tué celle-la en première. Là, la traînée montre qu'il a dû tuer avec une arme blanche, ça l'a éclaboussé, et il s'est déplacé par-là.
-Quel est le taré qui tue à l'arme blanche?
-Un sorcier voulant se faire passer pour un moldu ? Ou un moldu qui en voulait à des sorciers?
-Manquerait plus que les moldus soient au courant.
-Il a défoncé le crâne de celui-là, et il a découpé celle-ci... le gars devait être une forte carrure.
-Ou un proche qu'ils n'auraient pas soupçonné?
-Aussi. Là, vous avez jeté un coup d’œil à la cave ? Et au grenier ?
-Non, on a voulu vous att...
-Monsieur, on a un témoin qui a identifié un suspect.

Lincoln et Porton sortirent de la maison où le meurtre a eu lieu et rejoignit ses hommes qui étaient déjà en train d'interroger la sorcière qui était venue les prévenir de sa présence et les renseigner sur son témoignage. Avec ça, ce n'était plus qu'une question de temps. Les Exécuteurs agissaient vite, et Lincoln fournissait d'excellents résultats au Ministre chaque mois. La criminalité était en baisse, La Vague de Jugson commençait à se faire vieille et oubliée, et l'Ordre du Phénix n'agissait même plus depuis six, sept mois. Ne restait que les frappes annexes, parfois sans dommages collatéraux importants, rien d'inquiétant. Lincoln donna ses ordres et transplana direction Castle Bay où il devait récupérer des affaires avant de rejoindre Poudlard, l'école de Sorcellerie, pour quinze heure exactement.

Eris Valverde, le politicien, pilier puriste du régime, avec qui Lincoln s'entendait particulièrement bien, lui avait demandé son aide pour assurer un cours à Poudlard. Non pas un cours classique, mais une nouveauté parmi toutes celles amenées par la nomination d'Eris au poste d'Inquisiteur après la catastrophe LeeRoy. De ce que pouvait en dire le militaire, le nouveau régent de l'école de sorcellerie avait besoin de soutien de taille dans son équipe pédagogique. Plus il aurait des piliers dans les fondations sur lesquels il s'installait, plus vite il instaurerait un Ordre aussi droit et juste qu'à l'Ordre Nouveau qu'avait repris Witcher.

Il traversa le domaine qu'il avait acheté une somme modique via un contact qui lui en devait une. Les nuages étaient plus inquiétants de ce côté là de l'île. Il pénétra dans le manoir plongé dans le noir et gagna le premier étage assez rapidement. De mémoire, Karen n'était pas là pour deux, trois jours. Elle avait dit partir voir une cousine quelque part en Europe. Il n'y avait pas fait attention, ça lui importait peu. Karen était libre de faire ce que bon lui semblait. Elle était assez intègre pour ne pas fuir ses responsabilités, c'était tout ce qui comptait, et encore. Lincoln n'était pas un homme réellement lourd et terrifiant en ménage. Il n'aimait pas Karen, il n'aimait, réellement, pas grand monde, et avec ce qu'il avait vécu jusqu'à aujourd'hui, il était encore capable d'oublier de considérer le reste du monde. C'était un bon moyen de ne pas tuer la moitié de la population mondiale en une nuit. Il se changea alors. Ses habits d’Exécuteurs, soit une tenue de Capitaine qu'il avait obtenu à l'armée, étaient réservés aux Exécuteurs. Il était presque maniaque le type. Il enfila son uniforme de membre de l’État-major puriste de l'Intendance. La tenue était proprement magnifique et agréable à porter. L'écusson représentant le symbole de l'Intendance ornait chaque bras et ses décorations étaient présentes sur son pectoral gauche. Il prit sa baguette, repassa au salon principal et ordonna quelque chose à son elfe maître de maison, Wilky. Ce dernier était le plus haut placé au sein des elfes de Castle Bay qui devaient être une poignée à tout casser. Seul lui recevait les ordres du Maître Lincoln, et il les redistribuait. C'était un elfe serviable et pas trop imbécile, ce qui était une belle qualité pour cette espèce. Il quitta le manoir, puis le domaine, et transplana jusqu'au portail de Poudlard.

Un Exécuteur qu'il avait affecté à Poudlard selon l'aide demandée par Valverde l'attendait déjà. Il ordonna l'ouverture du portail, et ensemble ils pénétrèrent dans l'enceinte de l'école de sorcellerie. L'autre lui fit un compte rendu rapide mais professionnel des événements passés à Poudlard depuis cette nouvelle rentrée. La sécurité et l'Ordre étaient redevenus primordiaux. Enfin. LeeRoy avait échoué lamentablement dans sa tâche. Son ultime erreur avait été de provoquer Crow dans son propre bureau. Elle avait alors signé son arrêt de mort. Crow avait utilisé Mercurius, son apprenti, et son Elite, pour la détrôner de la plus belle façon. H avait réussi avec brio. Puis Lincoln avait achevé la grande incapable de Poudlard en découvrant son plus noir secret, celui de se faire baiser par des hors-la-loi sang-de-bourbe. Voilà ce qu'était l'ancienne protégée de Brom, une moins que rien qui s'était frotté au mauvais poteau et qui avait sa vie se détruire en l'espace de quelques mois. Une belle façon de prouver que Lincoln ne faisait aucun bruit, aucune vague, mais qu'il était toujours là. Et toujours aussi terrifiant.

Quinze heure approcha rapidement. Son cours allait commencer. Il s'agissait d'un cours nommé « Entraînement Militaire ». C'était presque grossier de l'appeler ainsi quand on voyait que le plupart des élèves n'avait jamais suivi un seul cours militaire. Les choses allaient être dressées. L'armée était maintenant présente à Poudlard, et les jeunes sorciers allaient devoir s'y plier conformément aux nouvelles perspectives d'avenir qui s'offraient à eux. Dans le parc, dans un coin où les élèves ne se rendaient quasiment jamais car très excentré du reste du château, on avait bâti un espace assez grand que l'on avait nommé Espace Militaire, ou Espace d'Entraînement. Ici tout était réglé par Magie, Lincoln connaissait les rouages pour faire fonctionner l'espace, il était évident que les élèves non. Il se rendit donc à l'espace où il enseignerait sa matière sans faire attention au reste du monde. Intérieurement, il continuait de réfléchir à cette affaire d'homicides. C'était tordu. Trop même. Il prit sa baguette, et de plusieurs gestes, l'espace changea totalement. D'une pelouse verte étaient né un champ de bataille miniature. Tout était minutieusement étudié pour être réaliste et plausible. C'était Lincoln lui-même qui avait donné ses ordres pour que les réalisations soient réelles.

L'heure du cours était imminente. Les élèves arrivèrent rapidement, plus question de retard comme à l'époque de Poudlard où Lincoln avait étudié. Que des Septièmes années. Valverde avait convenu que ce serait exclusif à cette catégorie d'élèves. Rien d'anormal puisque le cours allait être complexe et il avait surtout besoin de discipline dans celui-ci. C'était l'armée une fois arrivé sur l'espace, plus l'école.

Les élèves rejoignirent le professeur qui se trouvait à l'extérieur de l'espace qui devait bien faire un kilomètre de longueur pour quatre-cent mètres de large. C'était immense, véritablement, pour un espace d'entraînement accordé à de simples élèves. Et encore qu'ici ce ne serait que ce qu'il y avait de plus simple. Lincoln avait bien plus grand en tête où il amènerait ses élèves. Une fois que tous les élèves inscrits furent arrivés, Lincoln replia le dossier des Exécuteurs qu'il avait amené avec lui. Le cours débutait, un coup de baguette et le dossier disparu. Il plaça ses mains derrière son dos et fit face à la minuscule foule. Tous ces élèves se souvenaient de lui. Il avait été le chef de la sécurité de Poudlard. Et ce n'était pas un euphémisme de dire que personne n'avait bronché le temps où il avait été affecté à l'école. Alors personne ne l'ouvrait.

-Qu'on soit bien clair, une fois que vous débarquez sur cette pelouse, oubliez catégoriquement que vous êtes un élève. Vous êtes des soldats en formation. N'espérez pas de moi une quelconque indulgence, vous serez soumis aux mêmes règles et restrictions que l'armée de l'Intendance du Royaume-Uni.

Une pause, le décor était posé.

-Pour ceux qui auraient la mémoire courte, je suis Lincoln Crow, actuel Directeur des Exécuteurs de Nuisibles, et membre de l’État-major de l'Intendance. Ce cours, comme vous le savez, a été instauré par l'Inquisition de cette nouvelle année. Il s'agit du troisième cours primordial de votre formation à l'école de sorcellerie avec la Magie Noire et la Politique Internationale. Aussi vous serez notés à coefficient cinq. Autant vous dire maintenant que vous foirez cette matière, et vous foirez vos études.

Il se déplaça alors, de long en large, continuant d'observer chaque tête, de chaque élève. Son regard était froid, impassible. Il était connu pour son tempérament, pour sa facilité à tuer, à torturer. Il était connu aussi pour être extrêmement minutieux dans sa tâche et professionnel à en crever. Puriste jusqu'au tombeau, rien que sa présence inspirait la crainte, le respect et la fascination.

-A chaque cours nous nous retrouverons ici-même. Cet espace qui a été baptisé Espace d'Entraînement sera notre classe bien que nous n'y passerons pas énormément de temps. Nous y reviendrons plus tard. Nous sommes à Poudlard. Aussi, je ferai régner l'Ordre et la Discipline, sans oublier la Justice. Ce que vous apprendrez ici vous sera utile toute votre vie, et pourrait vous aider à vaincre le bourbisme si notre génération d'actuels combattants n'y parvient pas en une seule vie. Vous apprendrez l'Ordre, et vous dompterez la Discipline. La Justice deviendra logique et implacable pour vous à la fin de l'année, et croyez-moi, investissez-vous ici, dans ce cours, et vous en serez nettement récompensés.

Il se stoppa et observa un élève de Serpentard, un certain Lleweyn. Un Mulciber, cousin du Ministre avec qui Crow s'entendait bien également.

-J'ai cru comprendre que certains d'entre vous aimeraient rejoindre les Forces de l'Ordre Puriste, ou l'armée de l'Intendance, une fois leurs études à Poudlard terminées. C'est une bonne chose. Et sachez ceci : ce cours qui n'aura rien à voir avec ce que vous avez connu auparavant n'est pas seulement ici pour vous occuper deux heures durant. C'est une opportunité pour vous de grimper, de vous faire remarquer. Soyez excellents. Je choisirai personnellement les meilleurs éléments pour venir suivre une formation d'Exécuteur ou d'officier, selon leur choix, une fois leurs ASPIC obtenus. C'est donnant-donnant. Vous êtes coopératifs et vous donnez le meilleur de vous-même ici, et en échange je vous donnerai un savoir que vous n'obtiendrez nul part ailleurs, et un soutien de taille pour vous en sortir dans votre vie future. Ne négligez jamais vos relations, un bon soldat est toujours celui qui obéit à la hiérarchie.

Il s'arrêta enfin, se retourna et avança jusqu'à pénétrer sur l'espace d'entraînement. Là, le sol changeait, les élèves avaient l'impression de marcher sur du sable. Tout le paysage face à eux était miniature. Ils étaient comme des géants sur une terre minuscule. Devant eux s'étendait une campagne verte, des collines à pertes de vue, et de l'autre côté, on apercevait la mer et une ville portuaire fortifiée. Tout semblait réel, c'était simplement plus petit. Ils s'arrêtèrent sur la plage.

-A partir de maintenant, vous êtes des soldats. Vous vous tiendrez en position militaire, soit celle-ci Il se plaça alors, jambes légèrement écartées, les mains derrière le dos, la tête droite. Vous me saluerait via le salut Militaire. Vous répondrez « Oui mon Général », ou « Non mon Général » et vous répondrez à votre immatriculation. Ne prenez pas ceci à la légère, pour l'instant ça pourrait vous sembler insignifiant, mais rapidement vous y verrez un réel intérêt... pour votre vie.

Il montra l'ensemble de l'Espace d'entraînement.

-Bien, cet Espace a été aménagé aujourd'hui pour que nous puissions travailler la théorie militaire en situation. Je n'aime pas la théorie quand elle n'est pas appliquée à une situation réel. Vous pouvez prendre des notes si ça vous chante, mon seul intérêt est que vous reteniez ce qui sera dit ici, clair ? Voici l'exact représentation de la campagne de Sligo, en Irlande, qui a été le lieu des premiers affrontements entre l'armée de l'Intendance et l'armée bourbiste d'Irlande. Comme vous êtes sensés le savoir, la victoire est revenu aux Puristes.

Ils s'avancèrent alors, parcourant les collines et arrivant jusqu'à Sligo, miniature et extrêmement bien représentée.

-La base de la théorie Militaire est évidemment la stratégie du champ de bataille. Un soldat sait à quoi il appartient. Il n'est pas seul. Un soldat est un maillon de la grande chaîne que forme l'armée. Un soldat n'est jamais seul. Il doit toujours prendre en compte le reste de son équipe, de son régiment, de son pays, qui combat avec lui. C'est à cela que sert la stratégie Militaire : à optimiser les régiments pour obtenir une victoire rapide, en évitant le plus de morts possibles. Vous voici sur un champ de bataille. Considérez maintenant qu'ici. D'un geste de baguette il fit apparaître une ligne bleue lumineuse délimitant un périmètre au Nord de Sligo. Puis une deuxième ligne séparée rouge entourant la ville de Sligo. Dans le carré bleu, c'est le lieu de débarquement de l'armée Puriste. La zone rouge est l'objectif de la bataille : prendre la ville. Les forces bourbistes se positionnent ici, ici, et ici. Un geste de la baguette pour chaque position permettant de visualiser l'explication. Quelle serait la stratégie la plus efficace pour prendre la ville d'après vous?

L'important en théorie militaire n'était pas l'exactitude des propos, mais la bonne compréhension du terrain, des ennemis, des alliés, et des enjeux. C'était là que les bons éléments allaient se départager, et que les mauvais échoueraient. Place au jeu.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Mer 4 Sep - 15:57


Dans le fond, nous, ça ne voulait rien dire. Plus ça allait, plus Llewelyn Mulciber réalisait qu'il n'avait absolument pas l'esprit de corps, et il ne faisait rien pour l'avoir. Nous qui ? Nous quoi ? Nous était la négation du je, et lui, curieusement, adorait dire je, autant dire qu'il détestait le nous. En fait il méprisait la communauté, totalement. Paradoxe étrange, il détestait aussi l'élite, pas la sienne, mais celle des soi-disant intellectuels prétendants l'être, prétendant savoir mieux que tout le monde comment gouverner le peuple alors qu'ils n'en faisaient pas partie. Problème alors, si Llewelyn ne faisait pas partie de la communauté ni des intellectuels, qui était-il ? La communauté bouffait l'individu. Le peuple écrase les personnes. Le peuple est médiocre, le peuple doit toujours être repris. C'est à ça que servent les dirigeants. Lesdits dirigeants qui n'étaient pas forcément des intellectuels. Pourquoi est-ce que savoir faire de belles phrases justifierait le fait d'être le guide ? Llewelyn ne croyait pas à ça, parce qu'il ne supportait pas qu'on le méprise. Qu'il ne le supportait plus.

Les gens s'étaient très vite aperçu que le chercher était devenu beaucoup plus risqué. Pourtant il ne faisait pas de vagues. Il ne disait rien. Le pacte était conclu, il se pliait à ce que disait Valverde, mais son absence de sourire, ce regard froid qui alternait avec des périodes moins sombres dissuadait les premières années de venir l'emmerder. Il méprisait la plupart des gens de Poudlard, maintenant, même si techniquement il faisait encore partie des simples élèves, comme eux. Oui, mais non, ça ne marche pas comme ça. Moi dans un an, je me tire. Moi pendant que j'étais là, je ne me suis pas contenté de suivre des cours. Un suiveur ? Si certains savaient que Llewelyn s'était contenté d'être de l’Élite, beaucoup commençaient à se méfier, et il ne donnait pas franchement envie de venir lui dire en face. En fait, l’Élite ne l'intéressait plus guère – si ça avait jamais été le cas. L'idée est morte avec Maleficus. Après ça, c'était du ramassage de cendre. De l'anarchie, pas du purisme. Llewelyn se servait des moyens mis à sa disposition, comment refuser d'ordonner à des gens après tout, mais il laissait volontiers l’Élite à Ariana. Elle, elle sera attachée à Poudlard, à Eris, après. Moi non. Moi ce sera fini. Dehors, l’Élite ne lui servirait à rien. Car voilà comment Llewelyn Mulciber pensait maintenant :  ce qui lui servirait ou non. Lui servirait à quoi ? Oh, ça, c'était simple, à sortir de cette foule qu'il ne supportait plus.

De tout le monde, il n'avait que rarement obtenu autre chose que du mépris et il rendait très bien la pareil aux gens. Médiocres, qu'il les qualifiait. Médiocres, devant être continuellement rappelés à l'ordre, prêts à sombrer dans le bourbisme. Mais pas lui. Il songeait cela avec une férocité nouvelle ;  avec une fierté étrange aussi. Llewelyn savait que le purisme était la bonne voie et qu'il ne pouvait pas se tromper. Que les autres eux, se plantaient. Volonté de se démarquer ? Égoïsme ? Oui, tout ça à la fois. Et puis la volonté de fixer une limite, d'être maître de son propre destin.

Soldat, il voulait l'être, et un soldat se devait d'obéir. Mais il voulait aussi monter. L'armée n'était qu'un moyen, pour Llewelyn. Il n'aimait pas mentir, il n'aimait pas les moyens détournés, il ferait honnêtement, en faisait carrière, point final. De toute façon, si je ne le fais pas on dira que c'est à cause de mon nom. Nous, encore. Les Mulciber étaient une communauté, et définitivement, indubitablement, la communauté lui pourrissait la vie.

Il renonça à sa lecture entamée un instant après un cours – en l’occurrence un livre de Stephen Bartebly, La peur décapitée, qui descendait une fois de plus le bourbisme – pour s'en retourner à ses études. Entraînement militaire. Qui a pondu ça, franchement ? Tout le monde n'est pas fait pour être soldat, pourquoi personne n'a fait de test ? Llewelyn descendit en compagnie de Clarence Witcher, vieil ami – le seul capable de supporter son humeur noire, par moment. Il ne songea même pas que s'il y avait eu des tests, il aurait pu être éliminé. Il ne manquait pas de sûreté, lui.

Il ne fallait pas rêver, non plus, malgré tout ce qu'il pouvait dire, et malgré cette manière d'agir qu'il avait, manière détestable d'être, tout simplement, Llew restait, à des degrés très divers d'appréciation il est vrai, le même. Même sourire lorsqu'il daignait être de  bonne humeur. Même rire, même amour pour le Quidditch, mêmes blagues – simplement balancées de manière parfois moins drôles et plus blessantes.

Bon, donc, Crow en prof. En sécurité il était bon, et c'était un homme que Llewelyn admirait. Craignait aussi, mais il s'était habitué à craindre les gens qu'il admirait, John était aussi de ceux là. Il observa sans rien dire le décor, sans doute magiquement implanté, attendant patiemment le début du cours. Ressortir le livre de Bartleby le tentait bien, mais le Serpentard ne s'y risqua pas, même puriste, ça restait une distraction malvenue. Llewelyn jeta un œil autour de lui. Pour le coup, juste les septièmes années, ça réduisait largement le champ. Même pas moyen de rester avec Sara, et ça, ça ne lui plaisait que moyennement, pour une fois qu'ils réussissaient à être dans le même cycle...Finalement le cours commença, avec la même ouverture que les autres profs. Avec ces petits discours on pouvaient connaître leur personnalité, même si celle de Crow n'était guère un scoop. C'était moins drôle que Saint-John mais plus logique et moins pitoyable que Gilbert, ça possédait même une certaine classe. Llewelyn ne chercha pas, cependant, à trop regarder Crow. Il écoutait, simplement. Il se méfiait de ce que l'autre pourrait lui dire – si quelqu'un d'autre que John savait à propos de Ben au Ministère, c'était bien le directeur des exécuteurs. Les infos données en valaient la peine, elles : et pour aider à monter, pardi, ça, elles pouvaient le faire. Ça promettait, cette matière. Sauf qu'il disait qu'il fallait obéir. Et merde, encore ?Llewelyn s'apercevait de plus en plus qu'il détestait rendre des comptes. Il fonctionnait en solo, en indépendant. Cependant, si obéir était la clé pour ensuite pouvoir l'être...bah, les sacrifices se feront.

En revanche, la question était intéressante. Parce que ça, Llewelyn savait y répondre. Enfin pensait. A vrai dire, il n'avait pas directement de connaissances militaires, mais il essayait de faire preuve de logique. Il leva la main, et parla avec une certaine forme d'assurance – se planter ? Il prenait le risque.

« Si le débarquement se fait de cette manière, les troupes puristes ont l'avantage de l'effet de surprise. En revanche, les bourbistes ont pour eux la connaissance du terrain et le fait de pouvoir bénéficier de renforts rapides...c'est pour ça qu'ils peuvent se permettre de contrôler les points stratégiques. S'enfoncer dans la ville et dans l'arrière pays est un mauvais choix pour les soldats de l'intendance, qui pour le coup pourraient tomber en embuscade. En fait, l'idéal serait d'obliger les bourbistes à s'avancer en terrain découvert, par exemple en frappant  de manière ciblée leurs troupes depuis le large. »

Est-ce qu'il savait ce qu'il racontait ? Pas vraiment, il tentait le coup, c'était tout.
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Jellyka Rose


MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Jeu 5 Sep - 0:05

Jellyka prenait tout. On lui aurait rajouter quinze heures de cours dans la semaine, elle n’aurait pas dit non. A partir du moment où le cours lui apportait quelque chose évidement, le chapeau ne l’avait pas envoyé à Serdaigle pour rien -encore heureux tient- mais avant tout elle était Jellyka Calypso Eleonore Rose et Jellyka Calypso Eleonore Rose pensait beaucoup à elle -si ce n’était quasi uniquement… Donc elle avait été bien ravie d’apprendre qu’ils auraient un cours d’entrainement militaire. Oh elle n’avait aucune espèce d’envie de finir dans un corps armé quel qu’il soit mais même si elle connaissait rien au sujet, elle se disait que l’on pouvait peut-être faire des choses intéressantes dans le domaine. Et ils allaient sans doute être amené à faire peut-être des combats ou autre exercice qui amène l’utilisation de la magie et ça Jellyka prenait quoi qu’on lui demande de faire, elle avait presque un besoin d’utiliser sa magie et puisqu’elle ne pouvait plus le faire quand elle le voulait en travaillant sur ses inventions et ses expériences, elle était bien obligé de trouver un substitut aussi mince puisse-t-il être.

En tous les cas Jellyka put constater que la matière n’était réellement pas prise à la légère comme le prouvaient les aménagements qui semblaient avoir été faits. Jellyka connaissait difficilement les noms de bien des gens de son cycle quand elle n’avouait tout simplement pas qu’elle ne les connaissait pas. Mais elle connaissait celui de l’homme qui allait leur donner ce cours bien qu’il ne se présentât pas immédiatement. Après tout il y avait peu de chance que connaître le nom de ses camarades si ce n’étaient certains ne lui serve jamais. Connaître le nom de Lincoln Crow et savoir qui il était bien qu’il ne fusse pas des personnalités les plus médiatisées étaient bien plus utile et recommandé.

En tout cas l’homme était fidèle à sa réputation et il imposa rapidement le décor et l’ambiance du cours. Le sourire de Jellyka était léger, juste un cran en dessous et on aurait même pu croire qu’elle ne souriait pas. Mais ses yeux ne trompaient pas, le sourire était bien là il s’adaptait juste à la situation comme toujours et ici ce n’était pas de la prudence, ni même une crispation qu’il offrait. S’il y avait eu un physionomiste, il aurait sans doute pu repérer l’attention et en même temps l’impatience dans ce sourire qui au fond n’avait qu’un seul but ; être discret. C’était souvent bien le seul qui lui venait quand elle savait que les circonstances ne prêtaient pas à la seule chose que son visage savait offrir même s’il l’offrait de mille manière différente. Et il était un seul véritable moment où on ne pouvait vraiment vraiment ne pas sourire : quand on devait être impassible. Jellyka avait déjà vu des visages de soldats, ces visages de poupées de cire aux traits figés dans un manque d’expressivité alors qu’ils étaient tous en rang à écouter des ordres.

En prenant la position demandée, il lui semblait qu’elle pouvait presque ressentir cela et son regard prit sans même qu’elle n’y fasse attention une teinte beaucoup plus sérieuse. Habituellement, elle aurait pris des notes mais là cela devenait presque déplacée… elle ne se sentait réellement plus une élève se rendit elle compte mais bien un soldat même si elle était bien loin d’en avoir la carrure ou même l’intention. Était-ce cela que ressentait une jeune recrue fasse à la discipline qu’il intégrait et la figure de son supérieur ? Jellyka se savait capable de retenir les informations aussi elle ne fit rien de particulier. La première situation concernait Sligo ce qui rappela entre autre à la jeune fille une certaine dissertation sur le sujet… Il fallait élaborer une stratégie d’attaque. Le problème c’est qu’évidemment avec elle, la seule chose qui intéressa son esprit fut de trouver des stratégies qui impliquaient autre chose que seulement les forces puristes qui devaient débarquer… Recréer la fumée illusoire du magasin qu’ils vendaient en Farces et Attrapes en version beaucoup plus grande histoire de simuler un brouillard dans lequel les forces bourbistes verraient la quantité d’ennemis dédoublés. Une manière de neutraliser les forces avant le combat, poison ou autre. Fabriquer des marionnettes magiques de taille humaine et créer une diversion à un autre endroit en faisant croire à l’arrivée d’une force bourbiste à un autre endroit…

Quelqu’un prit la parole. Llewelyn. Elle ne lui avait adressé la parole qu’une fois lors d’un match de Quidditch mais il semblait… changé ? En même temps tout avait beaucoup changé ici et au final chacun faisait sa vie, non ? Jellyka n’avait pas envie de se prendre la tête et s’intéresser à quelqu’un d’autre et à ce qu’il devenait était déjà bien trop inhabituel pour que cela ne soit pas prise de tête aussi elle se concentra uniquement sur sa réponse. Cela semblait bien plus dans ce qu’attendait Lincoln Crow. Un bref instant toutefois, dans la foulée de la réponse du jeune homme, elle se dit que cela ne coûtait rien de soumettre peut-être l’idée qui lui semblait la plus réalisable au regard des moyens actuels de l’armée puriste -ou de ce qu’elle en savait en tout cas. Mais alors que ses lèvres ne faisaient que s’entrouvrir, elle les referma. Elle n’y connaissait rien en stratégie militaire et si cela n’en était pas, elle risquait de sembler vouloir sortir une connerie. Cela aurait pu ne pas être le cas mais elle ne connaissait pas assez l’homme pour se permettre de se lancer dans de telles incertitudes dès le départ. Ou au contraire peut-être n’osait-elle pas parce qu’elle avait entendu pas mal de rumeurs sur l’homme… Si seulement son cerveau voulait bien lui pondre un truc d’à peu prêt normal mais non dès qu’elle se remettait à réfléchir elle envisageait d’infiltrer un espion chez l’ennemi, un homme que l’on met sous imperium par exemple… Et si le gars sous Imperium était contraint de soumettre un autre à un Imperium et que l’autre faisait de même, etc. ? En un rien de temps on pouvait se retrouver avec une bonne partie de l’armée adverse à nos côtés. EN supposant que ce soit possible et que le mouvement prenant de l’ampleur ne soit pas découvert… Enfin bon ça créerait déjà une sacrée pagaille dans le rang des ennemis pour peut-être permettre une ouverture aux forces puristes et…

Et s’il lui posait des questions, il se rendrait compte qu’elle ne faisait que des plans sur la comète or quand on élaborait une stratégie, elle se doutait bien que l’on voulait le moins d’incertitudes possibles histoire qu’elle fonctionne. Il n’y avait sans doute qu’elle pour trouver un intérêt dans des idées complétement décalées et qui en même temps puisqu’il parlait d’efficacité et de réduire le nombre de morts au plus petit possible semblaient ne pas être si aberrantes que cela… non ? Alors que son esprit repartait, ses doigts qui tenaient son poignet gauche derrière son dos se mirent à tapoter machinalement sur l’articulation… si seulement elle avait pu sortir son carnet et ses crayons, elle réfléchissait bien mieux en dessinant ses idées, pouvoir refaire la carte pour mieux se l’approprier, envisager des placements, repérer chaque endroit… tiens trouver un moyen de visualiser à distance les lieux pourraient être intéressant, peut-être un tel système existait déjà et si ce n’était pas le cas comment cela pourrait-il se construire ?

Jellyka était en train d’oublier, les yeux perdus loin dans la carte, qu’elle n’avait qu’une représentation face à elle et pas la ville en elle-même. Qu’elle n’était que dans un cours et qu’au final, elle allait chercher bien plus loin, bien trop loin par rapport à ce que Lincoln Crow avait demandé...
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Tally Youngbloung


MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Jeu 5 Sep - 17:46

Tally rentra dans l’espace délimité qui leur était imposé. Elle se fondit dans la masse comme à son habitude mais étrangement s’avança vers le « professeur ». Lincoln Crow. Elle le connaissait, enfin, tout le monde le connaissait à vrai dire, du moins tous les élèves ayant une bonne mémoire. Mais Tally devait reconnaître que sur ce point-là, oublier Crow était très dur. Chef de la sécurité. Dire qu’il ne rappelait que des bons souvenirs était mentir, mais elle n’avait rien de particulier contre lui. . Et si il semblait intimident elle ne perdait pas de vu qu’elle devait avoir l’air impassible. Si on montrait ce que l’on ressentait, en particulier de l’appréhension, on ne faisait pas long feu à Poudlard. Elle se remémora une nouvelle fois le nom du cours : « Entraînement Militaire » . Bien sûr. En fait ça ne correspondait pas vraiment à Tally. Elle aurait pu faire beaucoup de choses : Politique, Restauration, Ministère , Professeur.. Mais pas militaire Non pas que le fait de tuer des gens l’insupportait ou que manier toute sorte d’armes la mettait mal à l’aise. Juste qu’elle ne se voyait pas en combinaison allongée dans la boue. De toute façon la question ne se posait pas puisque ce n’était pas une formation avec un débouché obligatoire su cette profession. Alors pourquoi participait-elle à ce cours ? Ah oui. Il était obligatoire. Mais après tout cela pouvait être… enrichissant. Savoir se battre ou au minimum se défendre était presque vital en ce moment. Elle n’avait pas peur des rebelles dont tout le monde parlait, ou des forces de l’ordres qui attaquait les citoyens pour avoir osé discuter avec un moldu. Mais elle était juste angoissée pas le climat, même sachant que cela allait s’arranger Elle n’était pas rassurée. Bien sur elle grossissait les traits. On ne vous embêtez pas pour une discussion strictement poli avec un moldu. Mais en gros, c’était l’idée de départ

Puis il prit la parole, les mains derrière le dos, survolant la foule de septièmes années du regard, ne s’arrêtant sur aucun visage. Il était la pour faire son boulot et la moindre personne l’interrompant n’aurait surement pas l’intention de vieillir un jour.

-Qu'on soit bien clair, une fois que vous débarquez sur cette pelouse, oubliez catégoriquement que vous êtes un élève. Vous êtes des soldats en formation. N'espérez pas de moi une quelconque indulgence, vous serez soumis aux mêmes règles et restrictions que l'armée de l'Intendance du Royaume-Uni.

Il fit une pause, et tous les élèves acquiescèrent en silence. Evidemment. Aurait -il put seulement en être autrement ? Surement pas.

-Pour ceux qui auraient la mémoire courte, je suis Lincoln Crow, actuel Directeur des Exécuteurs de Nuisibles, et membre de l’État-major de l'Intendance. Ce cours, comme vous le savez, a été instauré par l'Inquisition de cette nouvelle année. Il s'agit du troisième cours primordial de votre formation à l'école de sorcellerie avec la Magie Noire et la Politique Internationale. Aussi vous serez notés à coefficient cinq. Autant vous dire maintenant que vous foirez cette matière, et vous foirez vos études.

Il continua de se déplacer, gardant un air froid et impassible sur le visage alors qu’il jaugeait toujours la foule d’élèves de ses yeux. Dire que tous les élèves étaient en haleine était un faible mot. Tous suivaient d’un seul et même ébahissement mêlé à de la crainte de professeur temporaire. Alors que certains semblait heureux à l’idée de ce cours, d’autres beaucoup moins. On pouvait voir les différentes maisons justes à leur visage, les serdaigles soucieux d’en savoir et en apprendre plus, les Poufsouffle  un visage neutre témoignent de leur tempérament et les gryffondors et serpentards heureux à l’idée de se battre. Ne cherchez pas, vous aurez facilement devinez à qui appartenait Tally. Bingo ! Poufsouffle. Visage neutre, bras allongés et esprit concentré sur le seul objectif d’écouter. Regrouper ainsi les élèves était peut-être un peu caricatural, mais c’était la vérité. Il reprit une nouvelle fois la parole, encore plus distant et intimidant qu’il ne l’était déjà.

-A chaque cours nous nous retrouverons ici-même. Cet espace qui a été baptisé Espace d'Entraînement sera notre classe bien que nous n'y passerons pas énormément de temps. Nous y reviendrons plus tard. Nous sommes à Poudlard. Aussi, je ferai régner l'Ordre et la Discipline, sans oublier la Justice. Ce que vous apprendrez ici vous sera utile toute votre vie, et pourrait vous aider à vaincre le bourbisme si notre génération d'actuels combattants n'y parvient pas en une seule vie. Vous apprendrez l'Ordre, et vous dompterez la Discipline. La Justice deviendra logique et implacable pour vous à la fin de l'année, et croyez-moi, investissez-vous ici, dans ce cours, et vous en serez nettement récompensés.

Il s’arrêta et posa son regard sur un élève en particulier. Tally suivit son regard et s’aperçut qu’il s’arrêtait sur un serpentard. Quel était son nom déjà ? Ah oui,  Mulciber. Connu ? Un peu. Respecter. Beaucoup. On racontait qu’un membre de sa famille travaillait au ministère et que lui chercher des poux était suicidaire. Mais elle détourna le regard, ce n’était pas ses affaires. Il reprit son discours :

-J'ai cru comprendre que certains d'entre vous aimeraient rejoindre les Forces de l'Ordre Puriste, ou l'armée de l'Intendance, une fois leurs études à Poudlard terminées. C'est une bonne chose. Et sachez ceci : ce cours qui n'aura rien à voir avec ce que vous avez connu auparavant n'est pas seulement ici pour vous occuper deux heures durant. C'est une opportunité pour vous de grimper, de vous faire remarquer. Soyez excellents. Je choisirai personnellement les meilleurs éléments pour venir suivre une formation d'Exécuteur ou d'officier, selon leur choix, une fois leurs ASPIC obtenus. C'est donnant-donnant. Vous êtes coopératifs et vous donnez le meilleur de vous-même ici, et en échange je vous donnerai un savoir que vous n'obtiendrez nul part ailleurs, et un soutien de taille pour vous en sortir dans votre vie future. Ne négligez jamais vos relations, un bon soldat est toujours celui qui obéit à la hiérarchie.

Ilse stoppa net, se retourna et se mit à marcher jusqu'à l'espace où ils allaient s’entrainez. Le sol se modifia, prenant l’apparence du sable. L’étendu devant eux semblait miniature. Tout était parfaitement imiter, petite ville, collines … Mais le format était considérablement plus petit bien entendu.  Aucuns commentaires. Ils s’arrêtèrent un peu plus loin. Il continua à nouveau son discours, surprenant un peu Tally

-A partir de maintenant, vous êtes des soldats. Vous vous tiendrez en position militaire, soit celle-ci Il se plaça alors, jambes légèrement écartées, les mains derrière le dos, la tête droite. Vous me saluerait via le salut Militaire. Vous répondrez « Oui mon Général », ou « Non mon Général » et vous répondrez à votre immatriculation. Ne prenez pas ceci à la légère, pour l'instant ça pourrait vous sembler insignifiant, mais rapidement vous y verrez un réel intérêt... pour votre vie.

Il désigna le paysage d’un révère de manche avant de se tourner vers eux.  Tally ne voyait pas vraiment l’utilité dans la vie courante mais se reprit bien vite. A bien y réfléchir elle le voyait maintenant. Elle s’était même fait la réflexion. Et elle se la fit une nouvelle fois « Sans l’ombre d’un doute ».

-Bien, cet Espace a été aménagé aujourd'hui pour que nous puissions travailler la théorie militaire en situation. Je n'aime pas la théorie quand elle n'est pas appliquée à une situation réel. Vous pouvez prendre des notes si ça vous chante, mon seul intérêt est que vous reteniez ce qui sera dit ici, clair ? Voici l'exact représentation de la campagne de Sligo, en Irlande, qui a été le lieu des premiers affrontements entre l'armée de l'Intendance et l'armée bourbiste d'Irlande. Comme vous êtes sensés le savoir, la victoire est revenu aux Puristes.

Ils marchèrent à nouveau jusqu’à une ville nommée Sligo. Bien fait, la miniature n’avait rien à enviée à la vrai. Il reprit la parole.

-La base de la théorie Militaire est évidemment la stratégie du champ de bataille. Un soldat sait à quoi il appartient. Il n'est pas seul. Un soldat est un maillon de la grande chaîne que forme l'armée. Un soldat n'est jamais seul. Il doit toujours prendre en compte le reste de son équipe, de son régiment, de son pays, qui combat avec lui. C'est à cela que sert la stratégie Militaire : à optimiser les régiments pour obtenir une victoire rapide, en évitant le plus de morts possibles. Vous voici sur un champ de bataille. Considérez maintenant qu'ici. D'un geste de baguette il fit apparaître une ligne bleue lumineuse délimitant un périmètre au Nord de Sligo. Puis une deuxième ligne séparée rouge entourant la ville de Sligo. Dans le carré bleu, c'est le lieu de débarquement de l'armée Puriste. La zone rouge est l'objectif de la bataille : prendre la ville. Les forces bourbistes se positionnent ici, ici, et ici. Un geste de la baguette pour chaque position permettant de visualiser l'explication. Quelle serait la stratégie la plus efficace pour prendre la ville d'après vous?

Tally commençait à comprendre. Quelle stratégie hein ? A vrai dire, elle n’en avait aucune idée. Elle se lança dans la réflexion quand un des élèves prit la parole.

« Si le débarquement se fait de cette manière, les troupes puristes ont l'avantage de l'effet de surprise. En revanche, les bourbistes ont pour eux la connaissance du terrain et le fait de pouvoir bénéficier de renforts rapides...c'est pour ça qu'ils peuvent se permettre de contrôler les points stratégiques. S'enfoncer dans la ville et dans l'arrière-pays est un mauvais choix pour les soldats de l'intendance, qui pour le coup pourraient tomber en embuscade. En fait, l'idéal serait d'obliger les bourbistes à s'avancer en terrain découvert, par exemple en frappant  de manière ciblée leurs troupes depuis le large. »

Mulciber. Décidément c’est lui qui allait rythmer le cours. Elle ne s’en plaignait pas vraiment, après tout libre à lui d’élaborer des stratégies. Très peu pour elle. Elle espérait juste ne pas être interrogée. Mais si cela devait arriver tant pis pour elle, elle aviserait. Mais le mieux pour les puriste ne serait-il pas de s’introduire dans la ville en attaquant de l’intérieur, éliminant les grades discrètement puis attaquant en criant ensuite comme des barbare. Peut-être cela marchait-il dans les films. Mais sans doute pas ici. Mais ils faillaient aussi prendre en compte certains critère. Comme par exemple le nombre des effectifs de chaque côté ou Alors pourraient-ils tenter autre chose comme… Le cerveau de Tally tournait à plein régime. Le cours promettait contre toute attente de sa part d’être intéressant. Mais attendons de la voir la suite.
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Wayland Witcher


MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Sam 12 Oct - 15:20

Entraînement militaire. Lorsqu'il entendit parler de ça, Wayland Witcher, essaya désespérément de rattacher tout ça à quelque chose qu'il connaissait. Il détestait être paumé en matière de cours, car les cours ne l'intéressaient pas, et ce qui n'était pas intéressant se devait d'être rangé, classé, de ne pas sortir de l'ordinaire, et de ne pas faire de vagues. Or, là, l’entraînement militaire, ça sortait des bornes, indubitablement. Il n'avait jamais fait ça avant. Cela dit, au troisième trimestre, il y avait peut-être un équivalent à Salem, mais comme justement il n'était pas là, pour cause de road-trip se terminant curieusement de manière assez sanglante, Wayland n'en avait aucune certitude, et pour tout dire il s'en fichait. Car il pariait sans aucune espèce d'hésitation que même si ça existait à Salem – et sans doute que non, car personne ne décida de lui faire passer d'examens, alors qu'il avait eu son année, on ne savait comment – ça n'aurait rien à voir avec ce qui se faisait à Poudlard. Les anglais possédaient un don extraordinaire pour ne rien faire comme tout le monde. Quelque chose dont Wayland ne savait pas trop s'il devait s'enorgueillir, car lui même était fier et indépendant et approuvait donc la méthode de son pays, mais aussi quelque chose qu'il n'aimait guère dans le sens où à trop se singulariser on s'isolait. Et l'Intendance ne devait pas s'isoler.

Non pas qu'elle eut besoin d'alliés, mais elle se devait de jouer un rôle de guide justement parce qu'elle était précurseuse dans ce domaine.  Et que les premiers devaient montrer aux derniers la voie à suivre. Wayland croyait depuis toujours que les visionnaires se devaient de partager leurs idées. Pourquoi laisser tranquille le reste du monde alors qu'on pouvait s'imposer comme le chef ? Ou même simplement participer au pouvoir, à l'établissement d'un ordre cohérent, aussi épanouissant pour soi – surtout pour soi – que pour les autres ?  

Wayland ne se cachait pas d'être un matérialiste des plus individuels, ni d'être un peu égoïste, ni d'être quelque peu égocentrique – moi était un de ses mots préférés. Il pensait sincèrement que l'on pouvait concilier l'intérêt personnel et les idées. Dans son cas, ça signifiait être associé au pouvoir. Voire en prendre la tête, et ça revenait à deviner où tournait le vent du purisme, quelle organisation le servait le mieux, pour se faire des alliés, et mettre ses compétences au service de la bonne personne. Dans le cas de l'Intendance, cela permettait non seulement de montrer la voie, donc d'étendre son pouvoir, en anéantissant des ennemis et en trouvant des alliés, et dans ce cas, en étendant le purisme et en convertissant le monde à celui ci pour l'avenir de la sorcellerie. Même à 17 ans, le discours de Wayland était bien rodé, et se passait de commentaires. Il savait quoi dire, quoi faire. L'éducation puriste, il se l'était faite lui même, par ses lectures et par sa culture.

Il n'avait pas besoin qu'on lui en rajoute une couche. Entraînement militaire, hein ? On obligeait tout le monde à devenir soldat ? Et le principe de division du travail ? A savoir qu'une société fonctionnait bien mieux lorsqu'on divisait les tâches et qu'on spécialisait les gens. C'était plus productif, plus rentable, plus logique, et cela tenait compte des compétences de chacun. Imposer à tout le monde, y compris ceux qui ne deviendraient jamais militaires et qui quoi qu'on fasse resteraient nuls, ce genre de cours semblait à Wayland une imbécillité totale, mais il n'avait pas le choix. Il ne serait jamais militaire. Ca ne l'intéressait pas. Quoiqu'on en dise, quoiqu'il en pense lui même, encore que Wayland n'y avait jamais réfléchi, il rentrait plus ou moins déjà dans la catégorie des futurs intellectuels, ou tout du moins des voyageurs, ce qui en général conduisait à cette première condition.

Le prof était Lincoln Crow. Alors. Rattacher ça à la famille. Ouais. Crow était un cousin du cousin Mike – ce qui laissa Wayland songeur : Lincoln était-il dans ce cas un de ses cousins ? - et le mari de la fille de celui ci. En vertu d'alliances quelconques, sans doute. Le cousin Mike était très doué là dedans. Chef des exécuteurs, conseiller du ministre de la magie, mangemort. On ne pouvait pas douter de ce type là en ce qui concernait la compétence mais Wayland doutait beaucoup plus de la sienne. Le combat et les choses des armées, non, ce n'était vraiment pas son truc. L'histoire et la loi. Voilà ce qu'il lui fallait. Et les voyages.

Il jeta un coup d'oeil à sa montre et constata qu'il allait être en retard. Il échappa de peu aux brigadiers, leur adressa un léger sourire, il était moins deux, et finalement entra. Juste à temps, rien n'avait commencé. Dieu devait être avec les retardataires. Wayland se plaça vers l'avant, entre Llewelyn et Ariana, qu'il gratifia d'un sourire. Il écouta, très simplement ce que disait Crow.

Et si on ne voulait pas faire une carrière de militaire ? Ca ne servait à rien. Bon, moins un point pour le général Crow. Moins deux, même, ce titre dont il s'affublait était d'un ridicule plus qu'apparent. Plus un point pour lui, il savait ce qu'il faisait, plus deux points, il possédait la prestance pour ce faire, plus trois points...on parlait stratégie, il fallait réfléchir, et ça il savait faire.

« Ou alors on les prend à revers. On les distraie avec un contingent mineur envoyé de front, pendant que les autres troupes débarquent dans une zone plus éloignée. Ils s'enfoncent à l'intérieur des terres et attaquent Sligo par surprise. Personne ne s'attendra à voir les troupes puristes venir de l'intérieur, de ce coté là de la ville, il n'y aura peu voire pas de défense. »

Il n'avait pas trop honte de sa réponse. Réfléchir, tant que ce n'était que ça, Wayland savait faire, pour le reste, on verrait plus tard. Il sourit à Llewelyn Mulciber, que lui avait présenté Jill, sa sœur, qui avait été le seul à part lui à donner un réponse :

« T’espérais tout de même pas te taper l'affiche tout seul ? Je viens filer un coup de main. »
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Ariana Bedan


MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Dim 27 Oct - 18:17

Ariana était devenue une intellectuelle, du moins était-elle sur la bonne voie pour en devenir une, et qui plus est, l'une des plus importantes de ces prochaines années, elle, l'élève de Valverde, succédant à Maleficus Serpens. Elle n'était pas assurée de finir haute dignitaire du régime de Lord Voldemort, ça non, mais elle était à peu près certaine de ne pas être oubliée au fin fond d'un office administratif sans intérêt. Elle finirait, au minimum, suffisamment proche du grand pouvoir qu'elle pourrait donner des ordres à bien des pions présents dans la foule. Elle en était parfaitement conscience, raison pour laquelle, elle ne pipait mot aujourd'hui quant à sa potentielle utilisation de la part de l'Inquisiteur de Poudlard. Cet homme était froid, cruel, sans amour, mais il était un puriste, un vrai, et il savait reconnaître le talent, le vrai. Elle n'était que talent, il n'y avait aucune supercherie, aucun maléfice, elle était simplement brillante car elle s'illustrait sans compétence particulière. Mais avant d'être cette intellectuelle en herbe, apprentie des runes et du savoir politique influent, elle avait eu une vague idée de son avenir. Vague idée qu'elle avait tout de même affirmée devant le Ministre de la Magie Gallois, Edern Powells, lors d'un dîner mondain auquel les Bedan avaient été invité en prestige. Rien d'étonnant puisque le père de verte et argent était un investisseur important, voire l'élément majeur, du gouvernement Powells depuis plusieurs années. Exécutrice qu'elle voulait être. Et ce, pendant longtemps. Depuis sa troisième année, jusqu'à la fin de sixième. Valverde avait ouvert des portes chez elle, des portes qu'elle n'avait pas soupçonné, ou n'avait pas ^pu imaginer. Mais tout commença légèrement plus tôt, avec Emma, sa sœur, qui, elle, avait bel et bien vu le potentiel politique de sa jumelle. Emma était très perspicace, parfois plus qu'Ariana. Elle voyait les choses telles qu'elles étaient, et non telles qu'on les entendaient. C'était d'ailleurs assez drôle, car la gamine de Gryffondor n'avait pas d'idée précise de son avenir. La coopération internationale ? Ou bien tout à fait autre chose ? Les Mystères ? Ou pourquoi pas l'Ordre Nouveau ? Elle réfléchissait sans cesse, et à chaque fois qu'Ariana lui en parlait, elle avait l'impression que sa sœur avait une nouvelle lubie en tête.

Ariana riait parfois à l'idée de se voir, elle-même, en tenue d'Exécutrice. Aurait-elle eu le cran d'ailleurs ? Au final, elle estimait que oui. Oui, car elle avait vu la mort, elle l'avait donnée. Elle en avait une peur bleue, ce qui la poussait à se battre corps et âme. Oui, elle était une bonne puriste, une vraie, une convaincue, elle vivait, respirait, mangeait, dormait puriste, et quoi de mieux qu'être, soi-même, puriste pour défendre un régime aussi injuste que celui-ci ?

Pourtant, à y repenser, et maintenant qu'elle se rendait directement sur le nouvel Espace d'entraînement où se déroulait le cours d'Entraînement Militaire mis en place par la nouvelle Inquisition, elle se rendait compte qu'elle n'avait aucune connaissance militaire et qu'en plus, ça ne l'intéressait pas tant que ça. Du moins, elle n'avait aucune idée de si ça avait un quelconque impact sur sa personnalité, ou non. D'après les récentes réunions d'administration auxquelles elle assistait, elle savait que c'était Lincoln Crow le professeur. Le choix était bon, rien à redire, elle doutait juste de ses capacités pédagogiques... après tout, les élèves le connaissaient comme Chef de la Sécurité, comme le seul à avoir maintenu Poudlard entre deux berges sous LeeRoy. La vraie dégringolade fut après son départ, pas avant. Il était un pilier de l'Ordre et de la Discipline, et de ce que l'on disait de lui, c'était un militaire aguerri. Remarque, personne d'autre qu'une bête sanguinaire talentueuse baguette en main n'aurait été choisie par Mulciber pour le poste de Directeur de l'élite du Ministère. L'idée était drôle, il faut dire, qu'Ariana, anciennement intéressée par les Exécuteurs, se retrouve dans un cours dispensé par leur Directeur.

Elle gagna l'Espace à temps, un bon nombre d'élèves était déjà là. Elle se glissa délicatement jusqu'à rejoindre sa sœur qui lui adressa un sourire.

-C'est vrai?
-De?
-Pfff.

De quoi parlait-elle bordel ? Ariana lui attrapa le bras, et insista du regard. L'autre tourna sa tête derrière et adressa un coup d’œil discret à un autre élève. Un bleu. Un sang-pur. Un Witcher. Un Wayland. Ariana leva les yeux au ciel. Elle écrasa sa main sur le visage de sa sœur, et la contourna. Qu'est-ce qu'elle pouvait être bête elle aussi quand elle s'y mettait. Elle s'approcha de Wayland sans même qu'il ne l'ait vu. Elle lui prit la main délicatement et l'embrassa dans le cou. Étrangement, la vision d'avoir un copain la perturbait énormément. On aurait pu la croire imperturbable, mais il ne fallait pas grand chose pour que son cadre soit bouleversé. Elle faisait face tout de même et ne montrait rien, ou presque.

-On n'a pas fini notre discussion de la dernière fois.

La dernière discussion remontait à la vieille, ou l'avant-vieille, elle ne savait plus, et portait sur les prochaines vacances. Les passeraient-ils ensemble ? Où ? Et si non, pourquoi ? Wayland n'avait pas pu lui donner de réponse claire, elle ne le lâchait pas pour autant, elle était plutôt du genre à insister quand ça lui importait, était-il nécessaire de le préciser ?

Le cours commença alors, l'espace était assez impressionnant magiquement et esthétiquement parlant. Lincoln Crow était finalement intéressant à écouter. On sentait le passé lourd en expérience, si la mort n'était pas devenue sa sœur, ce type n'était pas mangemort, ou Ariana ne s'appelait pas Bedan. Llewelyn participa, puis Wayland. Tiens, voilà une nouvelle caractéristique de son copain qu'elle ne soupçonnait pas. Elle, elle ne dit rien, préférant observer. Après tout, elle n'était que talentueuse.

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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Dim 27 Oct - 19:15

Llewelyn Mulciber était un gamin qui respirait la rage. Il descendait d'une lignée de sorciers certes doués, et généralement puristes jusqu'à la moelle, mais ils étaient surtout connus pour leur impulsivité notoire. Est-ce que le gamin allait craquer dans les semaines, mois, années à venir ? Il y avait fort à parier que oui. En fait, si il ne craquait pas d'ici, disons, une dizaine d'année, il allait mourir. Suicidé ? Tué ? Mutilé ? Retourné ? Qu'importe, il finirait six pieds sous terre, car tout Mulciber semblait naître pour devenir violent, pour s'illustrer dans la rage, et ce gamin là y était particulièrement prédisposé. L'idée faisait sourire Crow. Si le mangemort n'avait pas eu à s'occuper un espèce de bourru nommé Yakovsky, peut-être aurait-il pu s'occuper de ce Mulciber là. Il fallait lui apprendre à être lui-même. La haine était  un instrument, et à la manière d'une scie, il fallait savoir l'utiliser si l'on voulait éviter de se couper les doigts. Et forcément, les gosses étaient incapables de se rendre compte de cette réalité. Crow avait été plus ou moins guidé par Scofield, ce salopard, à l'époque. Aujourd'hui, il savait par quels états il était passé, et rien n'égalait les excès de haine assez intense pour prendre le dessus. Combien de personnes avait tué Llew ? Une ? Deux ? Trois ? Assurément, si il ne s'était toujours pas décoincé de ce côté là, ça viendrait rapidement. Il ne pouvait pas rester pur plus longtemps que son esprit ne le lui indiquait. Au fond, il était, à l'image de ses ancêtres, de Crow, de Lord Voldemort, dépendant d'un passager noir qu'il ne pouvait ni manipuler, ni contrôler, ni prévoir. C'était à ce passager là de choisir à quel moment il serait lui-même, et à quel moment il ne le serait plus. Le pire aurait été de pouvoir choisir. Quoiqu'aujourd'hui Crow pouvait choisir, et non se laisser influencer. C'était à nuancer, donc, mais aux yeux du mangemort il était important de ne jamais faire confiance à cette chose. Elle était perversion, elle était la seule chose inhumaine. Il fallait l'apprivoiser lentement pour ne faire qu'un avec elle. Crow était inhumain aujourd'hui, car il avait accepté cette part là de sa personnalité. En était-il autant de Mulciber junior ?

La stratégie proposée n'était pas mauvaise. Elle manquait peut-être de détails, de précision, même de nuances, mais comment leur reprocher alors qu'ils ne connaissaient de la Guerre seulement ce que les livres racontaient d'elle. Lincoln en aurait pleuré, et rit à la fois, si encore il en était capable. La Guerre et les livres étaient deux entités radicalement opposées. On vivait la guerre, on ne la lisait pas. On pouvait tenter de la raconter, mais on ne pouvait pas prétendre la connaître si l'on ne faisait que la survoler. Il fallait mourir pour la guerre pour savoir de quoi elle était capable. Crow y avait laissé toute son âme sur ce premier champ de bataille. Elle avait exigé de lui tant d'efforts et de sacrifices qu'aujourd'hui il était Guerre autant qu'Elle.

-L'idée est intéressante. Effectivement, s'engouffrer dans la ville serait un véritable suicide stratégique. Bien vu Monsieur Mulciber. Dix points pour Serpentard.

Il s'avança, seul, vers la ville de Sligo qui semblait vivre en miniature à ses pieds.

-Les attirer en terrain découvert vous obligerait à concevoir une stratégie de bataille frontale, soit un affrontement en face à face. Et si ils ont l'avantage en nombre ? C'est risqué. Il faudrait être un sacré commandeur pour organiser une telle manœuvre. Mais ce n'est pas inintéressant pour autant.

Ce fut au tour d'un autre nom hypra-connu de participer. Witcher. Il était lié au Directeur de l'Ordre Nouveau, et donc, par alliance, à Lincoln lui-même, marié à la fille de Mike, Karen. D'ailleurs, même pas besoin de l'alliance, car les Witcher étaient des cousins des Crow. D'après ce qu'avait vu Lincoln en début de cours, il était même plutôt lié à une autre personnalité puriste, Ariana Bedan, qu'il savait très proche d'Eris Valverde. Le monde semblait petit avec eux. Il adressa une remarque à son camarade de Serpentard. Sérieusement ?

-Vous vous êtes déjà tapé l'affiche tout seul Monsieur Witcher avec votre demoiselle, Miss Bedan. Cessez de roucouler dans ce cours, ou je risquerai de faire en sorte que vous et votre amie n'ayez plus envie de vous voir un jour. Clair?

Il y avait tant de moyens de les dégoûter les uns des autres. Lincoln était assez imaginatif là-dessus, et il n'y avait pas à douter de ses capacités. Il décida, cependant, de passer outre pour le moment, et de se concentrer sur le propos du cours, soit la théorie militaire. En fait, ça l'agaçait énormément la théorie pure, même quand elle était appliquée.

-Envoyer un contingent au casse-pipe est une idée bien fine cependant. Il va de soi que l'on envoie jamais un contingent de sorciers au suicide. On envoie des nuisibles. Mais je crois qu'ici personne n'aura pensé qu'envoyer de véritables sorciers aurait été logique. Bien. Dix points pour Serdaigle, il y a du potentiel dans cette conception du champ de bataille.

Il indiqua une zone intérieure avec sa baguette.

-Vous oubliez cependant que l'intérieur de l'Irlande est occupée par les Irlandais. Une armée entière ne passerait pas inaperçue, et il est à peu près évident que la direction militaire de Sligo réagira en conséquence.

Voilà pour les rectifications. Il était toujours important de garder en tête que la stratégie, qu'importe qui l'imaginait, était critiquable.

-Sachez qu'une stratégie n'est jamais parfaite. Il faut savoir faire des sacrifices et il faut surtout savoir improviser – tout en réfléchissant évidemment – afin de s'adapter à la situation. Bien, la théorie était assez rébarbative, nous allons finalement faire de la pratique aujourd'hui, même si ce n'était pas prévu.

Il fit quelques gestes de baguettes et les armées apparurent.

-Bien, faîtes des groupes de deux, ou trois, comme vous voulez. Pas tout seul par contre. Vous allez prendre le contrôle d'un contingent puriste et le diriger jusqu'à la victoire, si vous en êtes capable. N'oubliez pas de communiquer avec les autres régiment, une victoire se base également sur la communication. Vous pouvez choisir vous même la stratégie à suivre, je dirigerai l'armée bourbiste. Tous les contingents débarquent ici, et vous disposez d'un contingent de nuisibles.

Finalement, c'était là où l'on voyait si un élève était bon, ou mauvais. C'était dans la pratique, et non dans la théorie. Parole de Militaire.

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MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Dim 27 Oct - 19:48

Drôle de situation, vraiment. Situation très étrange, même. Wayland ne savait pas exactement ce qu'il foutait là. Il n'était pas un soldat. Il ne voulait pas devenir militaire. Il comprenait qu'on forme ceux qui voulaient le devenir, comme Llewelyn, mais lui...Il ne ferait pas une carrière dans l'armée, c'était évident. Wayland Jake Witcher n'avait aucune affinité avec le combat magique. C'était drôle à regarder, beaucoup moins à faire soi même. Autant il adorait les duels magiques qu'on retransmettait à la radio, autant se battre en Irlande, ça ne l'intéressait que moyennement. Très très moyennement, même. La stratégie, c'était autre chose. Wayland y croyait beaucoup plus. Imaginer, inventer, calculer, prévoir. Cela ça lui convenait. Mais être sur le champ de bataille en lui-même, il jugeait que ça n’avait aucune utilité. Il n’était pas fait pour ça, il le savait. D’ailleurs, Wayland jugeait aussi que c’était une bonne chose d’avoir conscience de ses faiblesses et de ses points forts. Le sien était sans doute l’intellect, même s’il ne se voyait comme un intellectuel. Vraiment pas. Mais pas non plus comme un homme d’action. En fait, Wayland trouvait cette classification débile. Le cousin Mike était autant un homme d’action qu’un intellectuel. Ca ne rimait à rien de séparer les deux idées, comme ça ne rimait à rien de séparer scientifique et littéraire, homme de paix et homme de guerre. Il fallait savoir faire les deux ou trouver une autre voie, sinon l’existence ne rimait à rien. Wayland faisait partie des gens qui ne se laissaient pas enfermer dans des cases. Il faisait partie des gens qui trouvaient une autre route. La sienne, il l’inventait en permanence, justement en voyageant. Wayland Witcher était moins un intellectuel qu’un voyageur, immobile ou non d’ailleurs. Inventer, tel était son credo. Comme nul n’était prophète en son pays, on ne le voyait comme un visionnaire, et les gens ne comprenaient pas. Il voulait vivre à en crever, jusqu’à ce qu’il meure, sans rien prévoir, en faisant ce qu’il voulait pour les choses dans lesquelles il croyait, ni plus ni moins. Ca rendait dingues les gens.

Pour en revenir à la stratégie militaire, ou entrainement militaire, ou quel que soit le nom qu’on donnait à ce truc, Wayland se disait que finalement le cours n’allait pas forcément être désagréable. Il sourit légèrement, n’ayant pas aperçu Ariana arriver, comme elle adorait débarquer à l’improviste pour le surprendre. Avec un certain émerveillement, il sentit son parfum près de lui et l’embrassa sur la tempe, gardant sa main dans la sienne. Il leva les yeux au ciel d’un air amusé, avant de lui adresser un nouveau sourire devant son insistance :

« Décidement, quand tu veux quelque chose, toi…j’ai eu la réponse de ma mère ce matin. A priori, c’est bon. Donc si tu veux venir à la maison pour Noel, tu me dis, je passerais te prendre à Krakendor. »

Car oui, la réponse de sa mère incluait aussi qu’elle avait fini par céder à sa demande et à lui acheter une Thunderbird, vieille et excellente bagnole comme on n’en faisait plus et que Wayland adorait. Puis le cours reprit tranquillement…jusqu’au moment où Crow décida de s’intéresser à eux. Il y avait du défi dans les yeux du Serdaigle lorsqu’il croisa son regard, ses yeux gris fixant le mangemort sans peur. S’il pliait, c’était parce qu’il le voulait bien.

« Oui, mon général. »


Il baissa les yeux vers Ariana avec un léger sourire, tout de même. Cela dit, sur le plan théorique du cours, Wayland estimait ne pas s’en sortir trop mal. Maintenant, ils allaient faire de la pratique…ah. Bon. S’il voulait, après tout. Il fallait se concerter, et bizarrement, Wayland se retrouva vite fait avec Ariana, ce qui était quasiment obligatoire en vertu d’une sorte d’accord tacite, et avec Llewelyn.
Les groupes se formèrent. Wayland suggèra :

« On peut les attaquer en tenaille. Leur groupe là-bas, sur la gauche, et puis les autres sur la droite. Et nous on les chope de front. »

Il réagissait, le supposait-il, comme dans une vraie bataille. Pragmatisme, logique. Machoires serrées, Wayland fit se déplacer la troupe Alpha vers les Irlandais de la troupe bleue qui constituait le front avant, et qui perdirent vingt hommes. Cela continua à sa suite fort bien, sur le front avant et sur l'un des flancs…mais jusqu’à quand ?

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MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Dim 27 Oct - 19:48

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MessageSujet: Re: Cours n°1 : Théorie militaire Dim 27 Oct - 19:52

On pouvait définir Llewelyn Mulciber. Il serait tout ou il ne serait rien. Il ne connaissait pas la demie-mesure. Son psychisme était exacerbé à l'extrême. Tout apparaissait comme poussé à bout, chez lui. La grandeur, ou la folie, la violence qui découlait d'une colère permanente, la peur terrible de cette colère, tout existait chez lui à l'état brut sans qu'il le contrôle. Certaines personnes naissent avec de la tragédie dans le sang...il faisait partie de ceux là, sans doute. Un genre d'antéchrist, peut-être bien ? Je crois qu'on ne peut pas savoir. Il n'était même pas sur de vouloir comprendre, il voulait juste contrôler tout ça, parce qu'il savait que s'il ne le faisait pas, il allait crever. Et que personne ne le sauverait. Dans mon monde, il n'y a pas de Dieu. La recherche de Dieu était-elle donc absurde ? Ca l'est si tout le monde meure seul. Ca t'effraie, Llewelyn ? Je veux pas être seul. Seul, il tournait sur un monde solitaire qui finissait invariablement par donner n'importe quoi. Le problème, ce n'était pas la colère. Il trouvait juste le fait de détester tout le monde. J'ai essayé d'être bon, et au final, qu'est-ce que j'ai récolté ? Rien. Il en avait assez de courir après des gens qui ne pourraient rien lui donner et qu'il ne satisfaisait jamais. Je ne suis pas tout le monde, je suis moi et je ne plierais plus face à vous. Il ne regrettait plus d'avoir tué Nora Beker, ou seulement par moment. Mais il restait terrifié. Terrifié par l'idée de recommencer sans savoir pourquoi. Car il se foutait de tuer quelqu'un, maintenant. Ce qui constituait un progrès dans l'acceptation de la descente aux enfers – comment pouvait-il l'appeler autrement ? - que faisait Llewelyn. Longtemps il avait cru que ça le tuerait. Mais c'était faux. Ce qui va me tuer, c'est de pas savoir l'utiliser. Car dans une crise de démence, s'il ne savait pas quoi en faire, il était bien foutu de se buter soi même... Savoir que vous pourriez à tout moment basculer dans la folie a de quoi vous rendre fou. Savoir que vous le comprenez peut vous sauver.

Il ne deviendrait pas meilleur. Il ne pourrait pas oublier. Ni la mort de Nora, ni sa folie, ni la haine. Il n'y arriverait pas. Il le savait, et il se taisait. Car c'était le destin des Mulciber de tuer et d'être tué. Et avant de mourir, il allait faire payer à tous ceux qui lui avaient fait croire que Dieu lançait un pièce pour chacun des Mulciber, et que c'était soit la grandeur, soit la folie. Parce que c'était faux. Il n'y a pas de différence, c'est la même chose. La solution, Llewelyn la connaissait. En renonçant à tout scrupule, on fait un pas vers la bête. En renonçant à notre cœur, nous nous éloignons d'un pas de la bête. Pour rester humain, il fallait renoncer à toute humanité. Etait-il prêt à ça ? Non. Sans doute pas. Cela prenait du temps, cela en prendrait encore, mais Llewelyn savait qu'il devrait tôt ou tard franchir le pas. C'était son auguste tragédie et son auguste destinée.

Mais ça n'arriverait pas aujourd'hui, ni demain. Il se contenta de baisser les yeux devant Crow. On avait l'impression qu'il pouvait lire aux tréfonds de son âme, ce qui fichait Llewelyn vraiment mal à l'aise. Il préférait de loin ne pas songer à ça. Cinq minutes encore, qu'on me foute la paix et que j'ai des problématiques simples à résoudre. Du genre être mort de rire à cause de Wayland et d'Ariana. Alors finalement, même elle a craqué...Et tout ça pour un type comme ça. Elle vaut le coup d'oeil, l'Inquisitrice numero deux, oui, vraiment. Il ne s'en remettait pas, tiens. Ce n'était contre aucun des deux et ça se voyait à peine, d'autant qu'il aimait bien Wayland et son caractère fondamentalement opposé au sien mais tout aussi puriste. Il remarqua :


« Tu te tapes l'affiche encore mieux que moi, faut avouer. »


Cela dit, sur le plan du cours il s'en sortait pour l'instant très bien. A voir dans la pratique. Mais ça avait l'air de marcher aussi. Premier coup porté par Wayland à l'armée bourbiste. Llewelyn continua dans la même voie. Sympa, ce cours.


Dernière édition par Llewelyn Mulciber le Lun 28 Oct - 18:54, édité 1 fois
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