POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices || PV VL

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices || PV VL Mar 3 Sep - 18:22

Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices
Eris L. Valverde & Vaas Lonero


Février 2002 — Manoir Valverde à Gaydon


L'hiver battait son plein dans l'Angleterre Magique. Gaydon n'avait jamais été une zone trop froide. Cependant, la pluie ne cessait de tomber depuis quelques jours sur l'entier territoire de Lord Voldemort.
Cela faisait désormais quatre ans que le Seigneur des Ténèbres avait étendu son pouvoir avec légitimité et force. Le Purisme pénait à entrer chez les sorciers d'Angleterre. Et pour cause, la Bataille de Poudlard et ce qui avait suivi n'avait pas été de tout repos et de toute facilité. Rien n'est jamais facile et c'est justement dans la difficulté que l'on trouve les enseignements de la vie. Cependant, la terreur régnait en Angleterre. Le Département de la Justice Magique se faisait de plus en plus rigoureux et justicier. Le Département de l'Ordre Nouveau peinait à faire peur aux sorciers avec les Commissions du Sang. A dire vrai, la direction de MacNair laissait à désirer. On n'avait jamais vraiment compris pourquoi Lord Voldemort laissait son département le plus important du Ministère dirigé par un ancien bourreau, qui n'avait jamais aidé ses compatriotes mangemorts et qui n'avait pas forcément des talents prononcés pour la politique et l'administration interne que demandait le Ministère de la Magie.
Qu'importait, les Mangemorts de Lord Voldemort ne discutaient pas des ordres de leur maître. Surtout à une période où le régime commençait à vivre une période importante pour son avenir: soit il perdait tout soit il gagnait tout. Il fallait désormais aller plus loin que l'Angleterre. Plus loin que la terreur policière. Le Purisme devait s'installer dans les esprits comme dans les moeurs quotidiens.

Pour cela, le Seigneur des Ténèbres et maître de l'Angleterre avait fait appel à plusieurs Mangemorts.
Des Mangemorts moins connus que d'autres. Léon Brom, professeur de Magie-Noire à Poudlard.
Et un qui promettait d'être connu dans les quelques années à venir: Eris Leddicus Valverde.
L'homme n'était pas des plus influents dans le groupe des Mangemorts mais il était écouté par son maître. Juge au Magenmagot de son état, il avait cependant été autorisé à quitter pour quelques temps les bancs du célèbre tribunal. La raison officielle: diplomatie en Norvège. La raison plus officieuse, le raliment de plusieurs camps druidiques dont la magie runique pouvait être efficace.
Voldemort avait toujours accordé une certaine légitimité aux conseils du Mangemort Valverde. Avisé en Droit et en Politique, ce Mangemort n'avait jamais vraiment excellé dans les combats physiques. Mais lors de la Première Guerre, il avait un fervent défenseur de la cause puriste. Et quoiqu'on en dise, dans une guerre, on avait autant besoin des idées que des armes pour se battre pour elles. Qu'auraient fait certains si des intellectuels tels que Valverde n'avaient pas permis au Purisme de s'installer dans la législation lors de la première Guerre?
Valverde avait fait parti de ceux qui avaient infiltré les rangs du Ministère de la Magie. Juge discret du Mangemagot, cet homme de lettres et de sciences avait défendu avec ruse et finesse la cause de Lord Voldemort.
Cette fois-ci, le célèbre mage noir avait besoin de lui pour autre chose.
Valverde avait repris son siège au Mangemagot dès l'avènement de Thicknesse en 1997. Plusieurs bureaux avaient alors vu le jour, dont celui des Affaires Puristes. Le Mangemort en avait alors eu la direction jusqu'en 2001.
Depuis 2001, Tom Jugson était à la présidence du Magenmagot et Valverde en mission diplomatique.

Eris Valverde était assis derrière son bureau, au coeur du Manoir Valverde. Bien que n'ayant qu'à peine la soixantaine, Valverde semblait en avoir le double. Les années d'Azkaban n'avaient épargné aucun des Mangemorts de Voldemort. Lestrange, les Carrow, Valverde, tous en étaient ressortis physiquement marqués.
Le Mangemort avait réussi un pari quelque peu impossible: parlementer avec des tribus druidiques pour un soutien en Norvège. Tous de Sang-Purs, les druides avaient la réputation de ne contrôler que la magie runique. Aussi n'utilisaient-ils pas de baguettes magiques. Une informations sans importance à première vue, mais qui avait un véritable ascendant sur le cours des choses. Car face à des sorciers contrôlant la magie runique, comment trouver une parade ou une attaque? Comment détruire des sortilèges de protection invoqués par des invocateurs Runiques?
L'idée de Valverde était brillante mais dangereuse. Car rien n'assurait que les druides se joignent à la cause de Lord Voldemort. Méfiants et éloignés de la société par nature, ils n'avaient jamais eu qu'un précepte: la tribu et rien d'autre.
Le fait de posséder ne serait-ce qu'une bribe du savoir des druides était une arme non négligeable pour les sorciers qui soutenaient le Purisme de Lord Voldemort. Et Valverde faisait justement parti de ces dits sorciers.

Février 2002 — Norvège, Forêt située entre Olso et Bergen


Quelques minutes plus tard, le vieil homme avait transplané.
Sa silhouette était reconnaissable entre toutes. Vêtu d'une robe rouge-sang, il arpentait un chemin terreux, sec et bordé de quelques pierres et autres manifestations minérales.
Si Voldemort avait installé un gouvernement puriste en Norvège, sans-doutes Valverde aurait-il voulu en faire parti pour y vivre. Les régions étaient paisibles, froides, et d'un calme sans nul autre pareil.
A l'image de ce vieil homme qui semblait marcher dans l'attente de quelque chose.

La froideur avait toujours été ce qui définissait ce vieil homme. Froideur, distance. Il était un politicien. Certes sans aucunes fonctions, mais le temps prouverait que bientôt son talent serait reconnu et utile pour une plus grande échelle que des missions telles que celle-ci.
Mais Valverde faisait encore ses preuves. Dans l'ombre, toutefois, il se préparait à plus grand. Oh, il était loin d'être ambitieux. Il ne désirait rien. Il ne quémandait rien. Mais il savait que ses talents en politique, en justice et en lettres ne pouvaient êtres mises de côté pour le nouveau combat qui n'allait pas tarder à se mettre en place. Un combat plus interne, plus psychologique. Une guerre plus cruelle mais plus durable, sans nuls doutes. La paix s'installait et il fallait mettre dans l'esprit des personnes certaines idées qu'ils ne pourraient s'ôter par facilité.
Le bourbisme était une menace bien trop grande pour l'entière Sorcellerie. Et quiconque présentant des capacités utiles au régime et à la Sorcellerie ne pouvait se permettre de se retirer de cette bataille.
Car elle concernait tous les Sorciers.
Elle concernait la Sorcellerie.

Une fois le chemin terminé, Valverde arriva près d'un immense lac. Les montagnes et la cime des sapins se reflétaient avec beauté sur le plan d'eau. Un paysage qui ressourçait le vieil homme et lui donnait de quoi se battre contre ceux qui désiraient faire tomber la Sorcellerie et ceux qui se battaient pour sa cause.
Son regard observateur et froid était plongé dans l'horizon. Que pouvait-il bien se tramer dans ce cerveau? Quelles idées affluaient et que mettrait-il à contribution?
Ni lui, ni personne ne se doutait encore que trois ans plus tard, il serait considéré comme le troisième homme le plus influent de ce que l'on nommerait l'Intendance du Royaume-Uni.
Là, devant ce lac, au coeur de cette forêt d'âmes plongées dans l'oubli et le retrait, il semblait petit.
Minuscule face à cette étendue sauvage et naturelle.

Mais qui était-il face aux hommes?
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Vaas Lonero


MessageSujet: Re: Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices || PV VL Mar 3 Sep - 20:08

Oslo, Norvège, 2002

Le froid était mordant dans cette région d'Europe. Pour ainsi dire, sans de belles épaisseurs sur soi, il était probablement impossible de survivre tant l'on sentait ce poids hivernal ronger les êtres. Rien n'était moins surprenant que de vivre dans une région comme l'Europe du Nord. Pour les habitants et habitués du coin, ça devait être reposant ? Peut-être était-ce agréable ? Il fallait en tout cas venir d'une de ces régions dégueulasses à en crever pour apprécier ces pays-là. Il était même possible que certains y trouvent un réel charme. La neige, le calme, la nature. Ouais, c'était peut-être compréhensible. Du moins c'était compréhensible pour quelqu'un d'à peu près normal, et doté de compassion, de compréhension, d'ouverture d'esprit. Ce qui n'était clairement pas le cas de Vaas. Le mercenaire était en Europe depuis maintenant plus d'un an, et il crachait amèrement sur cette région du continent. Qu'est-ce que ça pouvait être pourri ici. Il faisait froid, fini les forêts denses et luxuriantes tant aimées en Amérique du Sud, la mer était proprement repoussante tant elle donnait froid rien qu'à la voir se mouver d'avant en arrière. A Oslo, la capitale de la Norvège, c'était pareil. Il avait réussit à trouver une planque dans les égouts de la ville, c'était précaire, mais au moins tout son groupe pouvait se tanker là-dedans. Il était pas peu fier de sa manœuvre d'ailleurs. Il avait débarqué voilà un an en Croatie, via un réseau de clandestins plutôt mal géré. Puis il avait remonté l'Europe jusqu'en Hongrie où l'attendait un contact et un contrat bien payé. Ce fameux contrat n'avait pas été extrêmement difficile à remplir, ce fut même assez classique, mais loin d'être ennuyant. C'était aussi ce qui allait à Vaas dans son métier quelque peu original, chaque contrat était excitant et chaque journée était un nouveau jeu. Ça n'avait rien à voir avec le jour précédent, ce qui était un atout pour le mercenaire qui était du genre à se lasser vite de sa condition quand elle n'évoluait pas. Après la Hongrie il était parti en Serbie où un groupe séparatiste moldu avait sollicité son aide. Finalement le contrat avec eux avait été repoussé, et il devait s'y rendre l'année prochaine. Restait à visiter la Russie aussi où c'était pas mal la merde, il finirait sûrement sa tournée là-bas. Quoiqu'il en soit, après la Serbie il avait décidé de passer par la Pologne, mais il n'avait rien trouvé d'intéressant sinon un braquage sans grand intérêt.

Alors le mercenaire avait mené son groupe en Norvège. Là-bas il savait qu'il allait trouver un contrat d'une part car un de ses contacts avait besoin de lui pour aider à son trafic de drogues à Oslo, et puis car c'était un pays connu, chez les Mercenaires, pour être un beau foyer à tocard prêt à payer banque pleine pour voir leurs ennemis crever comme des chiens. C'était son boulot, il aimait ça, et il ne se posait pas de question sur comment cela allait-il se solder, ni pourquoi il faisait toute cette merde pour les autres. Tant que l'argent était avancé sur la table, le reste importait vraiment peu. A Oslo la situation était plutôt calme. Il avait dû se frotter aux autorités il y a quelques jours lors d'un transfert de drogue entre deux quartiers de la capitale, mais rien d'inquiétant puisqu'il avait juste eu à déclencher la fusillade pour que ces connards de flics se retournent à leur poste pour appeler les renforts laissant le peu d'hommes qu'ils avaient aux mains de Vaas. La fin de la scène avait été sanglante, évidemment. La ville comptait maintenant six mots, décapités, parmi ses forces de l'ordre moldues. Après tout, c'est eux qui avaient provoqué, par lui. Et voilà deux jours qu'il ne sortait plus des égouts. Il ne fallait pas être trop précipité. Cela ne servait à rien de sortir à trente juste pour mettre la merde en plein centre-ville. Il préférait calmer les ardeurs, se faire discret pendant trois, quatre jours, avant de reprendre le trafic. En attendant, son groupe avait établi un périmètre de sécurité dans les égouts. Ainsi, les moldus ne pouvaient pas venir, grâce aux repousses-moldus et les sorciers, eux, n'avaient aucun intérêt à descendre ici.

Pendant ce temps où il s'emmerdait, tout de même, affreusement, le mercenaire en profitait pour revoir sa liste de contacts du coin. Ouais, ça volait pas haut. La plupart n'aurait rien à lui offrir de plus qu'une petite fusillade pour montrer qui était le patron, et puis rien de plus. C'était ça le pire à exécuter. Rien d'amusant, rien d'extravagant. Un vrai contrat avait été son premier en temps que mercenaire, après avoir tué Spitz. Organiser le massacre de trois villages du Zimbabwe en même temps, ça, ça avait été réellement excitant. Pour le coup, hommes, femmes, enfants, animaux, ils y étaient tous passés. Sans regret, la scène avait été amusante. Vaas avait bien ris ce jour-là. D'une part car il avait senti enfin l'indépendance tant désirée arriver, et puis car il commençait à ce moment là à saisir ce pourquoi il était né : être ce que la race humaine pouvait connaître de pire. Moldus, Sorciers, confondus, ce type n'avait aucune limite. Dire qu'il était une erreur était erroné. Il n'était pas une erreur, sinon il n'aurait pas eu la chance de vivre jusqu'à ce jour-là. Il n'était pas une erreur, ilé tait une menace, un danger, un obstacle face à la civilisation, face à l'humanité. Elle ne pouvait pas s'en sortir sans combat, et il était l'un de ces combats. Il était ce qu'il y avait de plus mauvais, mais une part de lui vivait en chacun. A petite dose, tout le monde aurait voulu se comporter comme lui. Ne pas connaître les frontières, ne pas avoir d'attache, et vivre, au sens propre du terme. Vivre comme un prédateur, être craint, et rire de tout. Certains étaient jugés bons, tout à leur honneur. Lui n'avait jamais voulu l'être. Il ne s'était jamais justifié, car on ne demande pas à un enfant de justifier son fou rire. Et son fou rire à lui, à ce fou, rimait avec la mort, tout comme ses yeux criaient la vie à chaque instant.

-Vaas, un type à l'extérieur m'a demandé de te remettre ça.

Le chef du groupe leva ses yeux sur son renégat, et prit le papelard qu'il lui tendait. Les seuls personnes capables de donner un mot à son éclaireur à l'extérieur des égouts étaient ceux qui savaient où ce type était posté. Ce ne pouvait être qu'un contact voulant lui proposer un travail. Il n'aurait pas dit non, d'ailleurs, car le trafic du drogues n'était pas un travail en continu. On ne faisait pas passer des substances jour et nuit. Seulement une fois ou deux grand maximum par semaine. Aussi, il pouvait très bien traiter une autre affaire en même temps.

C'était effectivement signé d'un de ses contacts. Son nom de code, pour ne pas être démasqué par les autorités si jamais sa venait à tomber entre de mauvaises mains. Le gars se nommait « WW » dans le milieu. Il avait été un marchand d'esclaves durant les années 70 en Amérique du Sud, et il s'était rangé en Norvège pour ne plus avoir d'emmerdes. A vrai dire, un criminel restait un criminel jusqu'à la fin de ses jours, aussi le gars n'avait jamais pu résister à quelques activités annexes à sa retraite. La particularité de ce type c'était d'être un sorcier. Il avait étudié dans une école dont le nom était, selon Vaas, imprononçable. Il savait juste que c'était une école du Nord de l'Europe, ou quelque chose comme ça, et qu'ils y enseignaient depuis toujours la magie noire. Bref, le type était un érudit, c'était un intellectuel. Est-ce qu'il était bon baguette en main ? Probablement. Vaas n'avait cherché à le provoquer en duel... d'une part parce qu'il était incapable de pas sortir son flingue quand il affrontait quelqu'un, et d'autre part car ça n'avait, pour lui, aucun intérêt d'affronter un type comme ça qui était d'ailleurs plus un ami qu'autre chose. Les connards s'entendent bien, paraît-il.

WW lui parlait d'un probable contrat à obtenir auprès d'un anglais. Un sorcier aussi qu'il disait. Et le gars venait jusqu'ici pour ça ? Ou alors le contrat était pas loin d'ici ? Tout était possible dans ce monde de barges de toute façon. Ce qui étonnait vraiment le mercenaire c'était que cet anglais là soit passé par WW. Ils se connaissaient ? Ou alors l'anglais avait fait passer le mot comme quoi il avait besoin d'un groupe comme celui de l'Espagnol ? Bref, en fait, il s'en foutait, tant qu'il pouvait se faire un peu plus de pognon, ça ne le gênait pas. Le modèle de paiement était évidemment le liquide, toujours, mais la monnaie rendue n'avait pas d'importance. Évidemment, Vaas faisait des équivalences pour ne pas perdre au change, mais il se foutait bien d'être payé en argent moldu, ou sorcier. En Euros, Dollards, Livres, Gallions d'Or Anglais, ou Likin Sorcier du Brésil. En fait, plus il possédait d'argent différent plus vite il pouvait voyager sans se faire chopper. Forcément, si il avait besoin de faire échanger de gros montants à chaque voyage, il était facile traçable. Aussi, il n'était vraiment pas difficile, tant que la somme était identique. Il se basait sur le Gallion d'Or Anglais. Pourquoi ? Parce que c'était Jason qui s'occupait de la finance du groupe, et que Jason était un sorcier anglais ayant fait ses études à Poudlard, ou un truc du genre, et qu'il avait seulement émigré vers l'Afrique du Sud bien des années plus tard. Ainsi, le gars se repérait mieux avec son argent natal qu'avec autre chose.

Son potentiel employeur demandait une rencontre près d'un lac, dans une forêt entre Oslo et une autre ville Norvégienne dont le nom n'avait aucun intérêt pour le mercenaire. Pas con le gars, et pas moins audacieux. Demander à Vaas de se déplacer était presque aussi suicidaire que de venir dans sa planque. Qu'importe, il n'avait pas besoin de sa planque pour signer un contrat, et d'ailleurs, il n'avait pas envie de rester plus longtemps dans ce trou à rat. Il avait envoyé Jason, son premier lieutenant, et la moitié de ses hommes en Angleterre justement. Ils avaient besoin de prendre des marques, de trouver un contact là-bas et d'appréhender la situation politique. Vaas voulait y faire un petit séjour après l'Amérique du Sud, d'ici 2 ou 3 ans, et plus vite ils auraient connaissance des lieux, meilleure sera leur immersion dans le milieu. Ainsi le groupe était nettement moins nombreux qu'à l'ordinaire, mais pas moins efficace. Vaas était un bon meneur et un très bon observateur. Il savait organiser et optimiser ses ressources pour atteindre son objectif. Ce n'était pas un chef de guerre, il aurait sûrement été incapable de mener une bataille à bien sur un front, mais il était proprement excellent lorsqu'il s'agissait d'agir discrètement. Le sabotage était probablement son activité préférée après les massacres. Pour l'instant il n'avait pas eu à organiser de génocide, dommage, l'idée lui plaisait bien.

Il se mit en route toujours flanqué de trois hommes. L'un d'eux était son deuxième lieutenant, Ivan, un Serbe rencontré en Amérique du Sud il y a quelques temps. Les suivaient deux hommes de main à l'air menaçant. Ensemble, il gagnèrent assez rapidement le lieu du rendez-vous. La forêt était dense au sens où elle semblait immense, mais elle était bien moins étouffante que l'Amazonie où il adorait crécher. Ils débarquèrent après un transplanage et une heure de marche à travers la neige, au niveau du lac. Ils s'avancèrent, et à environ une vingtaine de mètres du type en robe rouge, Vaas leur fit signe de ne pas avancer plus. Il irait seul. Les deux hommes de mains se retournèrent, et chargèrent leurs armes, analysant l'espace autour d'eux pour une quelconque embuscade. Ivan s'avança légèrement, et s'assit contre une racine qui ressortait de la neige. Il alluma une cigarette et observa le paysage. Vaas gérait ses affaires comme il l'entendait, eux n'avaient pas à s'en soucier, ils étaient payés.

Le chef mercenaire s'approcha du sorcier avec son sourire amusé, détraqué. Sa dégaine trahissait son aisance à être là où il était, pour ainsi dire, il ne connaissait pas la peur, il ne l'avait jamais ressentie, et même l'idée de se faire descendre lui importait peu, car il savait que ça n'arriverait pas. Un sixième sens ? Non, simplement une part de réalisme, personne n'était encore capable de tuer l'insulte à la race humaine.

-Sympa la robe Grand-père!

Il commença à rire et se posta à côté de l'homme impassible. Il l'analysa du regard et souffla un coup.

-Putain de pays où ça caille hein ? Vaas, votre saleté de serviteur votre honneur. Qu'est-ce qu'un bon vieux mercenaire peut faire pour vous?

Et il n'avait jamais appris à être poli, mais ça, c'était à peu près logique quand on savait de quel milieu il provenait. En vérité, lui-même peinait à se rappeler d'autres détails que l'île, la mer, le massacre de sa famille qu'il avait commis, et les Los Magnificos. Du reste, il ne se souvenait de rien. Il avait même oublié son nom de famille à force de ne pas plus l'utiliser. Il s'appelait Vaas, et il était connu ainsi. Aucun homme n'avait encore fait le rapprochement entre le meurtre des Lonero et le trafiquant de drogues naissant en Afrique du Sud. Les parallèles, c'était pas vraiment le truc des enquêteurs, alors forcément, son histoire était un peu originale. Un jour ils feraient le rapprochement, mais ce jour-là serait bien trop tard. Comment parvenir à capter l'invisible ? Comment attraper la fumée avec ses doigts ? C'était poursuivre le diable au paradis, rien de plus.

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MessageSujet: Re: Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices || PV VL Jeu 5 Sep - 11:47

Il était assez drôle de les voir là, ensembles.
Tout les opposait. Le mercenaire, utilisant sans foi ni loi ses muscles et sa force pour s'imposer. Sans respect pour ceux qui n'en possèdent pas autant que lui, il avait acquis sa puissance de là.
Face à lui, l'intellectuel, qui quant à lui, utilisait sans foi ni loi son cerveau et son intelligence pour s'imposer. Il ne donnait pas plus de respect pour ceux qui n'arrivaient jamais à utiliser leur cerveau.
Autrement dit, cette définition même de leur personnalité montrait clairement que tout les opposait.
Seulement, à y regarder de plus près, ils se ressemblaient terriblement. Ce mercenaire n'avait sûrement pas peur de la mort, pour s'adresser ainsi à un Mangemort du Seigneur des Ténèbres. Mais Valverde non plus, n'avait pas peur de la mort. Et non pas par forme du courage, non pas pour prétendre être mieux placé que les autres. Car d'un certain point de vue, ce vieil homme était à plaindre. Terriblement seul, vivant de haine et de vengeance, il n'était pas heureux. Toutefois, il l'ignorait totalement. Et cette acceptation du gouffre de la mort ne venait simplement que du manque d'Amour qui régnait dans sa vie. L'Amour avait toujours été la plus belle des magies au Monde. Elle pouvait gagner toutes les batailles, faire face à tous les obstacles. Car elle donnait confiance en soi. Confiance au monde et à la Vie. Et qui a confiance en l'existence ne veut surtout pas en être privé. Pour celui qui ne vit que dans la Haine et la froideur, la Mort n'est qu'une étape de délivrance.
Spleen et Idéal. Quel juste milieu?

Vaas devait le sentir. Le savoir. Il avait trop cottoyé le monde pour ignorer l'incarnation humaine. Peut-être était-il lui-même l'avatar même de la haine de l'Autre. Mais il ne pouvait ignorer l'Autre, aussi ne pouvait-il pas avoir peur de Valverde.
Mais il pouvait donc largement comprendre que le vieux Mangemort n'eusse pas peur de ce qu'il était.
A quoi bon menacer par la Mort deux êtres qui n'en ont pas peur?
Dans cette optique là, le plus judicieux restait l'alliance et c'était ce en quoi Valverde aspirait en ayant pris contact avec ce mercenaire.
Devenir ennemis, tandis que le risque équivalait au néant et que le conflit ne menerait qu'à rien si ce n'est des morts inutiles? Valverde ne voulait pas y croire. Pas y croire au nom des années qu'il avait passées à se battre pour la Sorcellerie. La victoire était dans les mains des Sang-Purs, mais elle pouvait s'en échapper avec autant de rapidité qu'elle avait mise à venir. Il fallait éviter tout risque d'amers pertes et chaque chose comptait dans pour que le Purisme de Lord Voldemort et la défense de la Sorcellerie ne soient que renforcés et solidifiés.
Il y en avait eu qui s'étaient battus pour Voldemort et le Purisme. De ceux là, il en restait quelque fois qu'un vague souvenir ou une image trop éclatante. Le Temps ne s'arrête jamais et ne demeure pas auprès des Hommes. Certains partaient de l'ombre pour n'être que Lumières. Puis redevenaient ombres. D'ailleurs, le destin des Mangemorts était souvent résumé à cela. Les futures années aller le prouver. Car lui, Eris Valverde, Mangemort du silence et de l'ombre, politicien rusé mais avisé, deviendrait un rouage important du système puriste.
Mais pas maintenant. Il devait encore accomplir certaines choses.
Et celles-ci ne se feraient pas sans Vaas.

Le froid?
Ce n'était rien pour Valverde. Au contraire. Il n'était pas Perséphone qui étouffe aux Enfers. Non, bien au contraire. Il était l'incarnation même de la Froideur. Il ne s'en servait plus comme masque. Il était devenu froideur. Ce vieil homme n'était que l'image même de l'insensibilité et de l'austérité. De la sécheresse? Sûrement, mais elle n'était pas liée à son âge. Car dès son adolescence, il devenu cette statue de fer qu'on ne peut briser et sur laquelle on ne peut remarquer l'indifférence.
Par conséquent, il était insensible au froid. Au vu de qui il était, il ne pouvait que s'en réjouir. Il s'y épanouissait, telle la Mort qui ne peut que voir satisfaction dans la désolation et la tristesse.
Que la première phrase de cet homme était basse. Elle ne le mettait pas en valeur. Le mettait dans une espèce de normalité qui ne lui allait pas du tout.
Ruse, arme? Sans-doutes. Quoi de plus intelligent que de prétendre tout sauf ce que l'on est?
Valverde en avait connu un plus particulièrement. Un homme chauve, grassouillet, aux mille espions. Du temps de la Seconde Guerre des Sorciers, cet homme était pourvu de nombre de qualités et de défauts. Toute un spectre d'adjectifs qui étaient tout sauf vrais.

« Je vous prie. Ne vous abaissez pas aux banales politesses et aux piètres sujets de conversation. Vous comme moi savons très bien que vous valez bien mieux que cela, n'est-ce pas, Monsieur? »

Voix glaciale, ton tout à fait calme.
Valverde remettait jamais véritablement les gens sur un pied d'estal. Mais à dire vrai, il se méfiait profondément des gens qui montraient une image d'eux en-deçà de leurs véritables capacités. Certes le vieil homme se méfiait-il de tout le monde, mais encore plus des gens aussi intelligents que Vaas.
Vaas n'était pas homme à passer son temps à parler de la météo et des ressentis pileux de ses bras au contact d'un air sensiblement glacial et frigorifiant.

« Le Seigneur des Ténèbres a besoin de vos compétences. Ou plutôt, la Sorcellerie a besoin de vos compétences. Vous comme moi savons que le Seigneur des Ténèbres n'en est que le Messager, n'est-ce pas? Vaas connaissait sûrement le contexte actuel de l'Angleterre. Lord Voldemort n'était pas inconnu des sorciers, même des plus terrifiants. Mercenaires de leur état. Vous représentez une menace pour la sécurité mondiale. Nous pourrions sans nuls problèmes vous arrêter. Sans-doutes le Mangemort Larsen Menroth est-il en train d'espionner notre entière conversation, pour le compte de son Département des Mystères. Et sans aucun doute, il n'est pas le seul. Mais qu'importe, n'est-ce pas? Nous n'avons rien à cacher. Vous, comme moi. »

Valverde avait toujours vécu dans l'honnêteté.
Pouvait-on répondre qu'il avait caché être Mangemort durant toute la première guerre? Non. Car jamais personne ne lui avait posé la question. Et il avait toujours défendu ses idées Puristes. Mangemort ou non. Il ne trouvait pas de légitimité à le faire.
Après Azkaban et les deux premières Guerres, nombre d'individus s'étaient trouvés munis d'une bouche plus que légitime en étant Mangemort. Alors, ils avaient commencé à défendre des idées, des idées qu'ils pensaient plus audibles du moment qu'ils étaient protégés par Lord Voldemort.
Mais ce n'était pas le cas de Valverde. Au contraire. Eris Valverde avait toujours eu une vision Puriste du Monde. Il avait toujours haï les Nés-moldus et tout être qui puisse posséder une once de sang moldu dans les veines. Aussi, ses idées, il les avait. Mangemort ou non.
Quand on avait eu des soupçons sur lui lors de son arrestation en 1981, alors il n'avait pas menti. Il avait été honnête. Il ne s'était ni protégé de la Mort, ni de la prison. Et pour quelle raison n'avait-il dénoncé personne? Parce qu'il considérait qu'il n'avait nul crédit à perdre en donnant honnêteté à d'autres au prix de la sienne. Les autres pouvaient bien faire ce qu'ils pouvaient. Si Valverde mourrait, alors il n'en serait que plus libre. S'il ne mourrait pas, il pourrait garder cet argument longtemps: jamais il n'avait ni menti à Voldemort, ni menti aux Mangemorts, ni menti à ses idées.
Et cette honnêteté le mènerait particulièrement loin.

« N'y voyez pas une menace. Si je discute avec vous, ce n'est pas pour vous arrêter. Et vous savez que si vous me tuez, vous mourrez ensuite. Tout autant que je sais que je vous tue, je mourrai ensuite. Donc ne jouons à aucun jeu. Valverde regardait toujours le lac de son regard froid et paisible. Il existe en ces terres nombre de camps druidiques. Vous devez le savoir tout autant que moi. Le Seigneur des Ténèbres, et surtout, la Sorcellerie, ont besoin du savoir de ces Druides. Mais notre mission est empêchée par un groupuscule extrémiste qui veut éloigner les Druides de toute civilisation. J'ignore totalement, pour le moment, si ces derniers soutiennent la cause des Nés-moldus. La question n'est pas là. Ils nous empêchent de convaincre ces Druides de se rallier à notre cause. Je veux que vous les éliminiez. Pour le bien de la Sorcellerie. »

Le vieil homme tourna son regard vers Vaas.
Ce dernier avait commencé par l'appeler "Grand-Père". Valverde n'avait rien d'un grand-père, si ce n'était l'apparence. Vaas devait sûrement commencer à s'en rendre compte. On le verrait dans quelques mois, Valverde ne semblait pas avoir d'âges. Il semblait pouvoir traverser les siècles, les obstacles, les sacrifices en sortant toujours vainqueur et en gardant toujours ce calme magistral et cette froideur sans limites.

« A part une immodeste somme d'argent, ceci ne vous rapportera rien au court terme. Le regard froid de Valverde pénétra dans celui de Vaas. Mais je veux de vous une éternelle loyauté. Pas envers le Seigneur des Ténèbres, pas envers la Sorcellerie, pas envers le Ministère de la Magie Anglais et tous ceux qui y travaillent. Mais envers moi. Et soyez assuré que vous aurez toujours la mienne, quoique vous fassiez. Je pourrai vous dénoncer et vous pourriez le faire. Nous le savons tous deux. Aussi, nous savons tous deux que malgré l'argent que possède ma famille, vous ne chercherez pas à en profiter et à me faire chantage. Si dans deux, dix, vingt ans vous êtes dans le besoin, vous aurez mon soutien. Mais vous serez le seul à l'avoir. Un temps le regard de Valverde se porta sur les compagnons d'arme du mercenaire. Les années qui arrivent vont s'annoncer difficiles pour tous. Les choix seront cruciaux et vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes seuls face à nos choix. Car nous sommes les seuls à être capables de nous porter vers le haut. Personne ne le peut pour nous. Car c'est vers nous seul que se tourne la Mort. A nous de choisir comment l'accueillir. »

Le marché était clair.
Vaas pouvait bien faire ce qu'il voulait. Etrangement, le vieil homme avait confiance en lui. Pour quelle raison? Tout simplement parce que lui aussi n'avait pas peur de la mort. Et cette non-peur l'amenait à réaliser des choses qu'il était le seul à comprendre. Et Valverde n'avait pas besoin de savoir dans quoi il s'engageait.
Une loyauté mutuelle. Pas une loyauté dans les idées, mais dans les actes. Si Valverde voulait qu'on supprime un bourbiste, qu'importait si Vaas ne soutenait rien du Purisme, il le ferait. Si Vaas demandait à Valverde d'empêcher une arrestation en mettant en avant l'aide que lui apporterait le mercenaire avec les Druides, qu'importait la raison pour laquelle le mercenaire aurait des soucis avec la justice. Valverde ferait en sorte qu'il disparaisse des dossiers.

Nous étions aux prémices de tout.
Là où Valverde commençait à récolter les gains de ses jeux.
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MessageSujet: Re: Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices || PV VL Ven 6 Sep - 22:55

Pour beaucoup, du moins, pour ceux ayant un jour vu Vaas en face à face, il était difficile de croire que ce type aimait la vie. Non, ce n'était pas un amour fade, sans rebondissement, plat, monotone. Ça n'avait rien à voir avec ces prétendus adorateurs de leur propre existence. C'était un amour sensiblement intense. C'était puissant, ravageur, complètement fou, c'était un amour réel, et c'était peut-être le seul qu'il était capable d'éprouver. A la différence de tant d'autres sorciers ou même moldus, impassibles à l'image de cet Eris Valverde, lui avait tout du type expressif. Son visage trahissait ses sauts d'humeur, son regard sa joie de vivre, ses crispations son mal redoutable, et ses cicatrices laissaient entrevoir une espèce de passé non pas douloureux, mais ancré dans la haine de l'Autre, des autres. Cette haine avait peu à peu laissé place, en vérité, à une indifférence notoire à cette autre partie de la population mondiale. Moldus, ou Sorciers, qui s'en soucie réellement ? Sinon ceux qui n'ont plus assez de logique pour croire que se limiter à leur propre monde apportera quelque chose de nouveau à leur propre existence. Voilà aussi pourquoi Vaas ne se préoccupait, ni de la politique, ni des courants de pensée. Il avait formé sa propre religion, sa propre idéologie, son propre courant de pensée, celui de l'argent, et jusqu'à maintenant, rien n'était plus certain et incapable de décevoir que l'argent. Et Vaas était ce genre de sorcier refusant d'être déçu de son existence. Il tenait bien trop à vivre pour perdre son temps avec ce sentiment ingrat qu'est la déception.

Pour autant, malgré un amour destructeur à la vie et une foi divine envers l'argent, il était une véritable faucheuse. C'était, comme on aimait l'appeler parfois au sein du groupe, un dompteur de la mort. Il ne la fuyait pas, il n'en avait pas peur, simplement car il la donnait à tout bout de champ sans jamais avoir reçu de réprimande pour ses actes. Non pas qu'il se sente divin, ce type était profondément laïque car il exerçait sur lui-même une prise de conscience non négligeable excluant la possibilité qu'un dieu existe réellement, ainsi que tout son barda d'enfer, damnation, paradis et toutes leurs conneries de sanctification. Les pêchés de Vaas était les siens, ni ceux de Dieu, ni ceux d'un prophète illustre. Il n'avait pas à se repentir car il voyait dans chaque acte une manière nouvelle de se définir soi-même. Alors, non, la mort n'avait aucun effet sur lui, probablement car il n'avait rien à perdre ? Il avait tué sa famille dont il avait presque oublié le nom. Il insultait, jour après jour, l'existence de la race Humaine, mais il continuait, encore et encore, à fouler la Terre de ses bottes militaires récupérées sur un cadavre. Au fond, qu'est-ce qui pouvait bien lui manquer ici ? Il aimait vivre, mais la mort ne l'empêcherait pas de garder, pour lui-même, cet amour inespéré. Et l'argent, lui, n'aurait plus d'influence sur lui, il savait s'en défaire.

La mort n'avait pas d'influence sur lui, et pourtant Vaas était un sorcier réellement simple. Il aimait, contrairement à ce que l'autre semblait vouloir dire, parler de tout et de rien car c'était insignifiant, et il se riait de ceux qui n'y voyaient pas d'intérêt. Eux cherchaient des concepts nouveaux, profonds, « intéressants ». Lui, préférait se contenter de parler de la pluie et du beau temps simplement car, à ses yeux, aucune discussion n'était intéressante, réellement. Pourtant, l'intellectuel que voilà se sentait suffisamment fort pour prétendre savoir ce que valait le mercenaire... concept intéressant, même Vaas qui n'était pas une grande flèche lorsqu'il s'agissait de réfléchir devait bien reconnaître que c'était finement joué. Tenter de l'atteindre en prétendant le voir meilleur que ce qu'il était... si il n'avait pas été aussi direct, l'Espagnol aurait peut-être même adhéré à la technique.

-Parfois je vois plus d'intérêt à parler des putains de choses superficielles que discuter réellement avec quelqu'un, peut-être parce que je suis un connard, peut-être parce que ça me fait chier, ou peut-être aussi parce que j'ai pas envie de parler avec vous autres, tocards. J'sais pas, lequel sonne le mieux?

La voix de Vaas était naturellement agressive. Il ne le faisait pas exprès, c'était tellement plus facile et intuitif d'être ainsi avec le reste du monde, de poser cette distance entre lui et le reste du monde, qu'il ne réfléchissait même plus là-dessus, et ne se demandait plus à qui il s'adressait. D'ailleurs, l'avait-il fait un jour ? Se soucier de l'avis d'autrui à son égard avait toujours été étranger au mercenaire. Non pas par égocentrisme exacerbé, mais plus par désintérêt total. Cependant, l'appeler « Monsieur » avait eu un petit effet. L'avait-on une seule fois nommé ainsi ? « Monsieur ». Diantre, qu'est-ce que ça pouvait lui faire bizarre ça. Il en était même partagé... entre la frustration qu'on ne le nomme pas autrement que par ce à quoi il répondait quotidiennement, et l'inédit de se sentir, pour une fois, différent d'un simple mercenaire face à quelqu'un comme cet homme là. Vaas aimait son prénom. Il n'avait pas fait exprès d'oublier son nom de famille, il avait simplement arrêté de l'utiliser. Mais son prénom représentait l'homme qu'il était, jour après jour, et lui avait redonné confiance en lui-même à une période où il aurait dû sombrer. Avait-il une seule fois regretté le massacre de sa propre famille ? Jamais. Non pas parce qu'il était un Lonero. Mais parce qu'il était Vaas. Putain, ce type c'était Vaas !

Et Vaas ne servait personne.

Ce nom était le synonyme même de l'anarchie, du dédain de l'Autorité, des règles, et des frontières. Vaas était l’anticonformiste par excellence. Non pas par conviction, il n'était peut-être même pas assez instruit pour savoir que son fonctionnement était apparenté à un mouvement de pensée. Il ne servait personne, ne reconnaissait ni Dieu, ni Maître et ne affrontait les difficultés de la vie seul, comme toujours. Se plaindre ? Qu'était-ce ? A quoi bon ? Qui l'écouterait ? Qui s'en soucierait ? Lui-même ne voyait jamais la difficulté comme un réel problème d'existence ; C'était plutôt une façon de montrer à sa meute qu'il restait, encore et toujours, le plus fort d'entre tous, car rien, ni personne, n'était capable de le faire tomber. La suite du discours le fit sourire. Son sourire n'était même pas provocateur – ça aurait été même redondant avec son attitude qui avait tout de provocatrice – ou moqueur. Son sourire était amusé, riant, comme un enfant qui se rit de ce qu'on lui dit. Signe distinctif qu'il était réellement insensible aux grandes figures, et aux grands concepts. Non pas parce qu'il ne les comprenait, ou ne les connaissait pas, mais bien parce qu'il n'en avait, pour le coup, rien à foutre. Oui, il savait qui était le Seigneur des Ténèbres, il en avait plus qu'entendu parlé, en Amérique du Sud ça avait été le gros bordel à cause de ça. Et la Sorcellerie...

-J'ai un différend avec la Sorcellerie, elle m'a fait chier, je lui rends la pareille.

Il fit une pause, tout ici semblait être question d'image, de sous-entendu. Merde, c'était pas son domaine à lui. On le payait pour aller trucider des connards, il s'exécutait, il empochait l'argent, et il rentrait se coucher, parce que c'était son métier. Les grandes phrases, les belles paroles, qu'est-ce qu'il pouvait bien en foutre ?

-Et putain, non, j'ai pas envie de savoir si votre tocard de Seigneur Manitou est le messager de je sais pas trop quoi. Vivez comme vous l'entendez, essayez pas de dire ce que je dois croire ou non, on risquerait de mal s'entendre, compris papy ? Maintenant accouche sur le putain de contrat avant que je me casse comme je suis venu et que tu te retrouves marron comme un con.

Vaas n'avait rien du type impassible, froid, calme, à qui il faisait face. Ça pouvait déstabiliser, des types comme le vioque d'en face, vraiment. Pourtant, Vaas y était totalement insensible. Lui n'avait rien du type impassible, il était expressif à en crever, c'était ce qu'il y avait de plus imprévisible et donc de plus instable chez lui. Eris Valverde ne l'impressionnait pas. Non pas parce qu'il n'était pas impressionnant, et Dieu sait qu'il le deviendrait, mais plutôt parce que Vaas avait trop longtemps côtoyé des types impressionnants, immunisé comme qui dirait, il était plutôt du genre à ne pas voir le danger là où il était... et Eris Valverde était un énorme danger.

Et puis... hein ? De qui parlait-il ?

-T'es p'têt un doué dans ton domaine papy, j'dis pas. J'en sais rien. Mais y'a deux trucs que je sais avec certitude. La première c'est que tu sais vraiment pas t'y prendre pour gérer une affaire de mercenariat. Surveiller un rendez-vous, qu'est-ce que c'est moche. Et deuxième, je sais que j'ai aucune putain d'idée de qui est ce connard de Larsen Menroth.

Il fit une pause, prit une cigarette et l'alluma.

-Et j'ai pas envie de savoir qui c'est. Maintenant, tu gagnes un point Grand-père, chapeau l'artiste, j'ai rien à cacher. Et j'ai foutrement pas peur de dire que c'est pas vous, ni vos copains qui me coffreront. Dix ans qu'on me recherche, dix ans que je reste une ombre dans la nuit.

Bon, mis à part quelques sous-entendu sur lesquels Vaas ne revint pas, par manque d'envie, Valverde se lança enfin dans le vif du sujet. Ah c'était difficile de lui tirer les vers du nez à cette énergumène là. Dans tous les cas, Vaas écouta, tout en continuant de tirer sur sa cigarette. Vrai que le jeu n'avait aucun intérêt sinon celui de s’entre-tuer. Et après ? Jason reviendrait d'Angleterre avec le reste de ses hommes, il reprendrait le flambeau, et le mal continuerait à se propager, car la meute ne meurt jamais.

-Remarque que ça tombe bien mon gars, car avec ce temps j'étais pas chaud pour un petit jeu. Maintenant qu'on tombe d'accord, on va peut-être pouvoir passer à ce qui m'intéresse réellement?

Finalement, le contrat tomba. Tuer des druides ? Quoi de plus amusant que d'égorger des tocards en robe blanche, vert, et rouge ? Rien n'annonçait que ce serait facile, et Vaas aimait à croire que ce ne serait pas le cas. Lorsque c'était trop simple, il s'ennuyait. Il aimait les défis, surtout quand ils étaient contre nature.

Ne rien rapporter au long terme avait-il un sens pour Vaas ? Valverde payerait pour que le contrat soit rempli, et il le serait, puis Vaas s'en irait, allant chercher d'autres quémandeurs, d'autres riches sorciers capables de payer ses services. Au fond, il faisait ça sur le court-terme car il aimait voyager, ne pas s'attacher, n'avoir aucune frontière. Se lier n'était pas quelque chose de naturelle chez lui, et certainement pas un concept vers lequel il se tournerait un jour.

Tout ce que proposait Valverde avait un sens aux yeux de Vaas. De toute façon, lui n'avait aucun honneur, aucun sens de la dignité, et tant que l'autre avançait les sommes d'argent demandées, alors Vaas écouterait. Il sourit une nouvelle fois en envoyant son mégot loin devant lui, afin qu'il tombe sur la neige fraîche et encore jamais foulée.

-Ouais. Tant que tu avances l'argent pour chaque service demandé, j'y vois aucun soucis. Mais putain, oublie une fois de me payer en temps et en heure, et tu peux oublier tout ce qui aura été accepté ici-même.

Si c'était bon, alors...

-Alors tu peux compter sur moi Papy. Pour les druides, 700000 gallions. Maintenant, dis moi où je peux trouver tes tocards de druides.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices || PV VL Lun 16 Sep - 14:42

Valverde était un homme riche.
Nuls doutes que cette richesse lui servirait un jour. Il n'était pas de la même richesse que d'autres grandes familles puristes. Non, car les Valverde n'avaient jamais eu pour habitude de dépenser leur argent dans de somptueuses occasions mondaines, où l'opulence fait loi et la luxure précepte.
Les Valverde avaient été payés une fortune au XVIIIe siècle, une fortune inestimable à laquelle s'était rajoutée depuis trois siècles la fortunes d'autres membres de la famille. Le manoir était richement décoré, mais les coffres n'étaient pas vides. Bien au contraire, on commençait à manquer de place. Et les années qui allaient arriver pour l'hériter des Valverde allaient être riches en moyens financiers. Le vieil homme ne se doutait pour le moment pas qu'il deviendrait une personne très haut-placée dans le système politique et qu'en plus d'une influence non négligeable, il allait récolter nombre d'argents et pourrait ainsi s'en servir à bon escient.
Les Valverde n'étaient pas avares. Ils savaient montrer qu'ils étaient une famille Puriste. Toutefois, la devise de la famille avait toujours été "Hâtez-vous lentement, sans perdre courage". Le temps faisait parti d'une tradition familiale assez ancrée et il était difficile de considérer les Valverde sans leur rapport au Temps. Ils étaient persuadés qu'un jour ou l'autre, cette considérable fortune dont ils avaient le secret ne serait pas inutile. Un jour il faudrait qu'un de leur fils vole de ses propres ailes.

Eris Valverde n'était pas un Mangemort comme les autres. Et Vaas Lonero, pas un mercenaire comme les autres.
Les deux ne se connaissaient pas, semblaient singulièrement et totalement différents, et pourtant, ils étaient comme deux trous dans le monde. Deux personnalités tout à fait en dehors des limites. Une folie dangereuse et silencieuse, qui se terrait en eux telle l'ignoble maladie qui ne pense qu'à tout dévorer de l'intérieur. Ils étaient fous, la certitude était là. Fous pour ne pas avoir peur l'un de l'autre, fous pour se retrouver l'un en face de l'autre, sans aucune peur, sans aucun stress, sans aucune joie. Valverde était un vieillard d'apparence, mais comme tout vieillard il était encore plus à craindre. Comme Léon Brom, Dumbledore, toute une série de vieux sorciers à la figure des fois trop inoffensive pour être dangereuse. Et pourtant, ils l'étaient. Ils l'étaient notamment en tirant de cette innocence, ou de cette vieillesse avancée. Qui pouvait penser qu'un vieillard aux robes flottantes et luxueuses pouvait tout à coup se transformer en une machine de guerre?
C'était là tout l'art de Valverde. On ne savait pas qui il était. On ne le connaissait pas et il réservait bien des surprises. Des surprises vis à vis de lui-même, à n'en pas douter, mais vis à vis des autres. Le vieux Mangemort, inconnu au bataillon pour le moment, promettait de retourner quelques acquis, quelques préjugés politiques.
Vaas était de cette même trempe là. Il était sous-estimé. Certes, comme il aimait à se le répéter, le monde lui courrait après. Mais il était un hors-la-loi parmi tant d'autres, un mercenaire au service de puissants. Personne ne semblait véritablement s'inquiéter de lui dans les hautes-sphères. Son nom ne résonnait pas dans les salles de réunion des Ministères de la Magie ou tout autre sièges de gouvernements magiques. Non, il ne ressemblait à rien, il était parmi la masse. Et pourtant. Il en réservait des surprises, et pas des moindres. Personne ne s'y attendait et le choc en était encore plus grand.
Vaas et Valverde étaient deux électrons libres, deux inconnus qui allaient sûrement en bousculer plus d'un.
Mais pour le moment, en cette froide journée d'Avril deux-mille deux, ils étaient près à se bousculer eux-mêmes.
En vain.

Vaas agressait.
Valverde était observateur. Il ne pouvait pas s'en empêcher. Cela lui avait apporté autant de bénéfices que de problèmes, et le futur prouverait qu'il n'était pas encore au bout de ses peines, mais son cerveau se mettait avec un automatisme fou, en marche. Une machine finement huilée, rigoureusement travaillée et prête à tout, à tous les moments possibles de l'existence.
Valverde avait trop lu de livres, trop étudié les moeurs, trop étudié le Droit et la Politique pour ne pas observer. C'était inné en lui, cela faisait parti de sa construction. Il ne pouvait le nier. Aussi, derrière ce regard de glace, derrière ces deux yeux calmes et austères, se cachait un fin système d'observation.
Il ne connaissait rien du passé de ce mercenaire. Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'attaquer. Lui non plus n'avait pas peur de la mort, au contraire. Mais il avait peur bien plus profonde, quelque chose d'enfoui en lui. Valverde ne pouvait deviner laquelle, mais tant d'agressivité et d'attaque dans la voix n'était pas le fruit de l'imaginaire. Le grand méchant et le parfait gentil n'existent pas. Tout n'est qu'ombre et lumière, succès tinté et échec réussi. Il n'y a pas d'extrême, l'équilibre vient toujours régler les choses. Aussi, Vaas n'était pas né agressif. Tout comme Valverde n'était pas né froid. Il y avait un passé, des souffrances, des réussites, des déceptions. Une enfance qui les avait construit et qui expliquait beaucoup de choses quand on s'y intéressait dans les détails.
Valverde n'était qu'un être de souffrance. Son âme n'existait plus car l'Amour avait déserté ses chairs. Il n'était plus qu'un coquille vide, dont seul l'esprit vivait par cette volonté du Sang-Pur. Une intelligence brillante certes, une perspicacité qui en étonnerait plus d'un. Un être mort au service d'une grande cause. Oui, il deviendrait quelqu'un de reconnu. Quelqu'un d'admiré.
Mais il n'y avait aucune raison d'admirer Eris Valverde, encore moins Vaas Lonero. Rien de tout cela ne pouvait exister. Ils ignoraient tout d'eux-mêmes et chacun se défendaient d'un extérieur qu'ils ne contrôlaient pas. L'un par la chaleur agressive, l'autre par la froideur austère.

Valverde eut envie de relever, quand le mercenaire pensa que les espions étaient sous le commandement de lui seul. Non, Valverde n'était pas idiot. Le Département des Mystères disposait d'un riche et complexe dispositif de renseignements secrets. De fait, le vieil homme ne pouvait concevoir que cette rencontre ne soit qu'entre les deux hommes. Peut-être était-ce le cas.
Mais Vaas ne comprenait pas. Et Valverde n'avait pas de temps à perdre à la justification bête et méchante. Car l'homme ne pigerait pas. Il se sentirait attaqué. Au final, il serait vexé et n'aurait rien écouté de l'explication du vieil homme. Donc perte temps notable, Valverde ne préféra pas rectifier les propos du mercenaire.
Le vieil homme n'était pas idiot. Il avait évolué en étudiant l'Homme dans toutes ses facettes. Plus tard, on penserait qu'il faisait parti d'un classe supérieure, une aristocratie intellectuelle méprisante vis à vis de la basse société. Non, Valverde n'était pas méprisant. Cette basse société, il la connaissait comme sa poche. Viendrait un temps, dans un an d'ailleurs, où sa mission serait de s’immiscer dans la foule pour mieux la contrôler. Viendrait ce temps où Valverde deviendrait un politicien de génie, de la propagande. Et on ne pouvait l'être sans connaitre l'Homme dans toutes ses facettes, qu'elles soient lumineuses ou sombres.

« Vous avez raison de croire que je suis un piètre connaisseur des mercenaires. Mais vous êtes un piètre connaisseur des politiciens, aussi mon aide ne sera pas aussi inutile que vous le pensez, croyez-moi. »

Devin, Valverde?
Sûrement. Il avait étudié les cycles, l'anacyclose de Polybe, il avait étudié les moeurs gouvernementaux. Tout. Et à la Terreur se succèdent la Paix. A la Paix se succède la guerre.
Le temps prouverait que les deux hommes auraient de nouveau à se rencontrer.
Valverde garda se regard froid comme la température, calme comme l'eau qui les entourait.

« Vous aurez votre argent, un elfe de Maison viendra vous l'apporter ici-même. Demain, à la même heure. Vous pourrez venir avec autant d'hommes qu'il vous chante, tuer autant de fois la créature si vous le désirez, mais l'argent sera bel et bien là. »

On en vint donc à la question des Druides.
Ce n'était pas eux qu'il fallait trouver. Valverde les avait déjà trouvé, après bien des années de recherches, après bien des moments de doutes et de craintes. Non, il ne restait qu'une ultime étape. Supprimer cette mafia bourbiste qui pensait pouvoir tenir éloigner géants, druides, dragons ou tout êtres qui pourraient être une menace. Les défenseurs des Moldus avaient cette triste coutume de toujours se servir de la Sorcellerie dans sa plus grande image et pureté pour mieux la détruire.
Quoi de plus pur que la magie druidique? Pas de baguettes, simplement un contrôle permanent du flux magique qui coule dans le sang. Une preuve de la Pureté du Sang, de la Puissance de la Sorcellerie.
Rien de plus.

« Vous ne m'avez pas bien écouté. Les Druides ne sont pas une menace. Un groupe nommé "Le Vertige" prétend défendre la cause de la Sorcellerie. Ils s'en prennent à celle-ci en éloignant les Druides de Lord Voldemort et de la cause Puriste. C'est un groupe extrêmement fermé, je n'ai pas à vous enseigner diverses méthodes pour l'éliminer. Je peux simplement vous dire qu'ils prétendent être très actifs en Suède, mais c'est en Afrique du Sud que vous devrez aller. S'y trouve un réseau bien plus puissant vis à vis de l'organisation interne, mais ridicule vis à vis de la défense. Ce réseau se sert de plus puissants et de plus gros pour mieux se cacher. Si vous les supprimer, vous supprimerez tout le monde. Je vous donne un mois. Dans un mois, nous nous retrouverons ici. Et si vous m'apportez toutes les têtes du Vertige, alors vous pourrez compter sur cinq-cent mille gallions de plus à ceux que vous aurez demain. Si leur menace refait surface, vous en serez responsable. Et tous nos marchés disparaîtrons en même temps que disparaîtra le souvenir de leur prétendu anéantissement. »

Le mercenaire ne pouvait se passer de cet argent.
Mais par dessus tout, et il l'ignorait totalement pour le moment, il ne pouvait se passer de l'influence d'Eris Valverde.
Le vieil homme sortit de sa robe une feuille de parchemin et un minuscule morceau de bois. Un coup de baguette magique, et le sortilège de réduction s'effaça, transformant le ridicule bout de bois en la véritable plume qu'elle était. Un autre coup de baguette magique, et une pierre sensiblement plate d'éleva du sol et lévita. Le vieil homme y posa la feuille de parchemin, écrivit quelques notes à une vitesse qui lui était propre, c'était-à-dire, particulièrement rapidement, signa et tendit la plume à Vaas.
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MessageSujet: Re: Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices || PV VL Sam 28 Sep - 21:35

Vaas considérait énormément de choses comme étant inutiles. Non pas qu'il les méprise, car la méprise, chez le mercenaire, n'existait pas en réalité, mais bien qu'il n'avait aucun recul sur ces concepts. Il était plus ou moins inculte ce type. Il n'avait jamais reçu d'éducation, il n'avait jamais pris le temps de comprendre le monde, il se contentait de se concentrer sur ce qui avait un réel intérêt à ses yeux, ce qui pouvait s'avérer, aux yeux du monde, inutile. L'exemple le plus improbable était certainement son goût extrêmement prononcé pour le cinéma. Il était un fin cinéphile, connaissant les grands réalisateurs moldus, les grands films, appréciant chaque scène, savait même les analyser – partiellement – et s'en délectait à leur juste valeur. C'était assez étonnant, effectivement, de voir qu'un type aussi brute soit-il pouvait apprécier une forme d'art quelconque. Bien entendu il avait commencé avec un cinéma sans finesse, à grande production, des films impressionnants, mais il avait eu la curiosité pourtant si rare, de plonger dans les tréfonds du septième art moldu. En soi, il n'avait rien à envier à ces sorciers sur-puissant, fins connaisseurs de la magie noire ou blanche, adeptes des grands principes de la connaissance. Lui connaissait les deux mondes, c'était bien plus impressionnant. Il se riait des puristes, car ils restaient ancrés dans leur système horriblement renfermé, mais il se riait également des bourbistes, car eux qui pensaient tout connaître des moldus étaient en vérité les moins instruis à leur sujet. Tout était ironique, tout était satirique, tout était délirant et ridicule. C'était probablement ce pourquoi Vaas aimait tant rire et prendre les choses à la légère, car il se fichait de tout, comme des sujets dont il se gaussait grassement.  

Il n'avait jamais réussi à comprendre la politique. Non pas qu'il s'en fiche, simplement qu'il était foutrement incapable d'en comprendre les rouages. Trop intellectuel pour lui, trop poussé, trop réfléchi. Il fallait avoir une longueur d'avance, il fallait voir l'avenir avant les autres, tandis que Vaas était, lui, un homme de l'instant. Impulsif et violent, il n'avait rien du politique, sinon la longueur d'avance qu'il avait toujours eu sur ses poursuivants. Vaas était recherché par tellement d'institutions qu'il avait arrêté de les lister. Ils voulaient sa peau car lui se faisait payer pour avoir la leur. C'était une menace, une tâche d'encre noir sur un tableau si rayonnant en apparence. Il était là où personne ne voulait qu'il soit, et jour après jour, il esquivait cette menace pourtant si proche de l'enfermement. La fin du rêve. Une chute ? Oh non. Vaas était bien plus vaillant qu'il n'en avait l'air. Il n'avait ni peur de la mort, ni de l'enfermement. Ni des autres, ni de personne. Il vivait dans un brouillard si épais que rien ne semblait être capable de l'atteindre. Au fond, il était même capable de penser qu'il préférait rester enfermer que de vivre dehors. Non pas qu'il en ait marre de courir après l'argent, les contrats et les atrocités, mais il s'imaginait aussi se faire arrêter, puis juger, belle partie de rigolade, et incarcérer. De là il profiterait d'une nouvelle vie, une vie de prisonnier, liant un contact plus que douteux avec ses camarades d'infortune. Au fond, si il n'avait pas peur de la prison c'était sûrement car il pouvait s'en échapper quand il voulait. De toutes. Sauf d'Azkaban. De celle-là il peinerait à s'enfuir, et il en était pleinement conscient. Aussi il n'était pas suffisamment fin con pour laisser une occasion comme Eris Valverde se faufiler juste sous son nez. Le politique n allié, Vaas était assuré de pouvoir sortir de la prison comme il y pénétrerait, soit par la Grande porte, et non en provoquant moult problèmes à une administration déjà faiblarde.

-Hum. J'ai déjà dit que je trouvais ça inutile, papy ?

Il fit non de la tête, comme un enfant certain de lui.

-J'crois pas non.

Vaas avait encore un sens aiguisé des relations et des bienfaits de leur existence. Il était assez clairvoyant pour savoir que Valverde tiendrait promesse, car il n'aurait pas d'autres choix, et qu'il en aurait probablement besoin. C'était un temps où l'Angleterre n'était qu'une idée potentiellement réalisable si Jason revenait vivant et avec de bonnes nouvelles du pays du Seigneur des Ténèbres. De toute façon, il y avait encore beaucoup de choses à faire ici, en Europe de l'Est, et en Amérique du Sud, avant de partir pour l'île britannique où se terraient un million de contrat tous plus gros les uns que les autres. Vaas ne doutait pas de la lucrativité de ce futur voyage. Il avait simplement besoin d'assurance en cas d'échec. Le mercenaire ne se prenait pas pour un dieu, il était faillible, il le savait, il doutait simplement que cela arriverait bientôt. Et il prévoyait juste car rien ne lui arriverait jusqu'en Angleterre. Il accomplirait ses contrats avec brio et il s'en sortirait à merveille tout en empochant de belles sommes bien imposantes lui permettant de vivre au soleil pendant plusieurs vies.

-Putain, j'ai vraiment une sale réputation hein ? Haha !

D'où il tuerait un elfe de maison ? Vaas ne tuait pas simplement car il en avait l'occasion. Il tuait car il y avait un but derrière. C'était un plaisir infini que d’ôter la vie, mais c'était bien plus intelligent et intéressant d'opérer si l'on le payait pour. Vaas avait toujours considérait l'Humain comme affreux, car il était une création laide. Aussi, si tous ces gens se forçaient à paraître irréprochables aux yeux du commun des mortels, ce n'était pas le cas du mercenaire. Et lui profitait de cet avantage notoire pour réaliser les plus grands fantasmes de ses compatriotes internationaux. Par vengeance, par envie, par amour, par désir, pour la politique, le respect, le pouvoir, le scandale, la Sorcellerie, tout était un bon prétexte pour tuer, et Vaas n'avait besoin d'aucun de ceux-là pour s'exécuter. Tuer un elfe de maison n'avait aucun intérêt. Ni pour la bestiole, ni pour Valverde, ni pour Vaas. Au fond c'était tout le contraire des méthodes de Vaas. Il avait un certain respect des règles de transition lors des contrats. Un quémandeur était protégé, lui et ses proches, durant la période du contrat, sauf si la somme avancée contre lui était deux fois supérieure à celle proposée initialement. Aussi, personne n'arriverait à doubler le prix de Valverde, et tuer son elfe de maison, qu'il soit à lui ou pas d'ailleurs, n'apporterait rien de plus que l'attention du monde sur ce lieu.

Vaas n'écoutait pas ? Vrai. Le grand-père parlait beaucoup trop pour un quémandeur. Où était l'intérêt ? Balance la sauce, viens en aux faits et tout sera nettement plus clair, concis et compréhensible. Un mercenaire n'était pas fait pour réfléchir mais pour agir. Plus l'on appuyait sur la discussion, moins il la comprenait, et plus il déviait pour s'en foutre royalement à la fin. Vaas fit une moue exaspérée en essayant d'écouter le politique anglais. Bon les ordres étaient clairs maintenant, il pouvait y aller ? Non, toujours pas ? Merde.

-Pourquoi toujours parler de « et si vous y arrivez pas » putain ? Vous faîtes appel à moi et vous doutez de mes capacités ? Putain papy, t'es un peu tarte.

Vaas perdait patience, et il avait tendance à s'agacer rapidement dans ces moments là. Mais le bout du tunnel approchait. Le vieil homme empoigna sa baguette et procéda à quelques sortilèges informulés que Vaas aurait probablement incapable d'exécuter. Les hommes de main s'agitèrent au premier geste du politique. Le mercenaire en chef les calma d'un geste de la main. Il était leur maître absolu, ils étaient des chiens, clairement, et l'influence de Vaas sur ses hommes se voyait dans sa simple attitude par rapport à eux. Ils ne les méprisaient pas, loin de là, les traitait comme ses égaux ou presque, mais avait toujours le pas sur eux.

Il prit la plume, signa brièvement le papier, et fixa le grand-père.

-A la revoyure papy, j'passerai par chez toi boire un verre à l'occaz'. Oublie pas les gâteaux apéro surtout. J'adore les gâteaux apéro.

Et Vaas se retourna, rejoignit ses hommes et tous transplanèrent direction Oslo. De là, ils regagnèrent leur planque où le chef briefa tous ses hommes encore en position avec lui. Le départ pour l'Afrique du Sud se ferait à minuit le lendemain. Vaas avait suffisamment de contact dans ce pays du bout du monde pour réussir sa mission avec le plus d'efficacité possible.

Et la réussite fut, un mois plus tard, totale.

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Pour toutes les causes, il y a tous les sacrifices || PV VL

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