POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La loi est dure, mais c'est la loi || Event

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John Mulciber


MessageSujet: La loi est dure, mais c'est la loi || Event Lun 16 Sep - 10:05

Spoiler:
 


Tu es seul. Tu as toujours été seul, et donc, en permanence, tu apprends à ne compter sur personne. Telle était la philosophie de John Mulciber. La seule qu'il avait retenu comme valable, car il croyait que le destin se forçait, ou plutôt qu'il n'y avait pas de destin. Dieu ? Il était vrai que les Mulciber était une famille de protestants forcenés, mais John n'y croyait pas non plus. Nous sommes abandonnés de Dieu, s'il existe. Certains se demandaient s'ils avaient Dieu à leur coté ou non, si ce qu'ils faisaient était bon ou juste, mais le Ministre de la Magie ne se posait pas ce genre de questions. Bon, mauvais, ça ne veut rien dire, juste non plus. La vie est injuste par définition. Peut-être les bourbistes avaient-ils raison et lui tort, peut-être qu'il ne l'emporterait pas au paradis. Mais qu'est-ce que ça pouvait foutre ? L'important n'était pas d'être bon ou juste, l'important était de croire. Il laissait l'avenir de la sorcellerie à d'autres que lui. Aux théoriciens du purisme. John n'était pas un partisan du fait d'intellectualiser ou d'avoir une idéologie, ni même de la pensée, ou de réflexion. La différence résidait selon le mangemort dans le fait d'adhérer ou de croire. Et ce n'était pas, contrairement à ce que beaucoup prétendaient, la même chose, loin de là. Adhérer signifiait qu'on réfléchissait, qu'on théorisait, qu'on débattait, bref, qu'on se posait des questions. Et lorsqu'on se mettait à poser des questions, on se mettait à remettre en cause, on se mettait donc à douter, et à ne plus adhérer. On passait dans l'autre camp. A partir du moment où on commence à demander pourquoi et à ne pas se contenter de parce que comme réponse, ça ne marche plus. Ca tangue. Et comme à chaque fois qu'un navire subit la houle, on passe par dessus bord. Croire, se contenter de croire en bloc, était la seule véritable solution. L'unique voie. John Mulciber ne théorisait pas, il ne se posait pas de question, il appliquait parce qu'il croyait. Quel besoin de savoir si le puriste était communautaire ou non, de partir sur un purisme extrême ou non ? Rien à foutre de tout ça, rien à foutre de ces pseudos-intellectuels scientifiques qui pensent tout comprendre, tout analyser, mieux que tout le monde. La seule règle concernant le purisme était celle ci : les moldus et sang-de-bourbe sont à éliminer. Fin de l'histoire, circulez, y a rien à voir. Quiconque remettait en cause ce principe là ou refusait de le voir, de l'appliquer, ou disait que le sang n'avait aucune importance méritait une sévère punition.

Jackson Gilbert était de ceux là. On l'avait enfermé à Azkaban en attendant que l'on décide de sa peine. Ou plutôt que John décide de sa peine, en accord avec Eccleston, car il s'agissait tout d'abord d'une affaire de Justice. Quel crétin, mais quel crétin...John se souvenait vaguement de Gilbert pour le fait qu'il aie participé à l'événement brillant qu'était la traque du Chasseur dans les rues de Londres, mais rien de plus. De SaintClair l'avait embauché. Etait-il possible qu'il ignore ce que pensait Gilbert ? John n'y croyait pas mais ne pouvait pas le prouver. De plus on pouvait dire la même chose de lui, qui ignorait vraiment, pour le coup, ce qu'il se passait avec cet agent là. Cela confirmait que la décision prise de renforcer les contrôles au sein du Ministère via l'accord avec le département de l'Ordre Nouveau était plus que jamais nécessaire, voire vitale. Nous aurions du faire cela bien plus tôt. Quelle occasion avait manqué ? Ah, oui, celle de trouver un accord convenable avec Valverde. Le même Valverde qui lui reprocherait d'abord embaucher ce fou. Reproche qu'on pourrait lui retourner, cela dit, car lui aussi l'avait pris comme professeur...et connaissant l'inquisiteur, il était même capable de dire qu'il avait tout de suite vu que Gilbert était un bourbiste. Dans ce cas, pourquoi l'avoir pris ? John Mulciber s'amusait toujours de ceux qui croyaient tout savoir mieux que tout le monde. Lui ne savait pas, on le prenait de court, mais il ne prétendait pas le contraire et c'est pour cela qu'il renforçait les contrôles. Action, réaction, action...

John Mulciber alla lui même à Azkaban voir dans quel état lamentable se trouvait Gilbert. Il ne resta pas longtemps. Juste assez pour passer, pour l'apercevoir, dans sa cellule humide et de misère, réduit à moins qu'un homme, et il ordonna qu'on le transfère dans les geoles d'Urqhart, puis il s'en retourna au Ministère.  La cérémonie de condamnation – l'animal qui avait donné ce nom stupide à l'évenement méritait lui aussi de finir à Azkaban – devait se tenir à Urqhart. En public, s'il vous plait, car tous les membres du Ministère, de l'Intendance, et de Poudlard qui voulaient s'y rendre pouvaient venir. Pour les élèves de Poudlard, John ne savait pas comment cela s'était passé, Valverde organisait ça comme il voulait, Mulciber s'en fichait royalement. Il était là pour condamner, il condamnait.

La sanction rendue par le Magenmagot était l'emprisonnement à perpétuité, assortie du baiser du détraqueur. Bien entendu, Jackson Gilbert ne serait plus agent du Ministère. Au Magenmagot, lors des débats, Witcher était venu lui même assurer que le passage en commission de sécurité était proprement inutile. Gilbert était de manière manifeste et éhontée un bourbiste. Personne ne pouvait mettre cela en doute.

John Mulciber reçut James Eccleston dans son propre bureau afin de recevoir cette conclusion. Lui même n'avait pas assisté à la lecture de la peine. On prétendait que Gilbert avait prétendu être fou. John en rit. La folie ne trompe personne sur le bourbisme. Jamais. Après quoi, ils quittèrent Londres pour se rendre à Urqhart. Le temps était lamentable, il faisait un froid propre à l'Ecosse et la pluie qui tombait drue achevait de vous tremper jusqu'aux os et de vous glacer jusqu'au plus profond de votre être. John entra en dernier dans le grand hall du siège de l'Intendance, son manteau noir et son regard dur lui donnant l'air de sortir de l'enfer ou de l'Apocalypse, et c'était plus ou moins vrai. La lumière elle même semblait absente de cet endroit.

Tout le monde était là. Bien rangé en ligne. Robe de sorciers et costumes sombres, rien ne dépassait. Alignés face à l'estrade, debout, tous les officiels étaient là. On ne pouvait pas distinguer de visage, juste un bloc, un bloc uni et accusateur face à un homme qui serait seul. La mort en spectacle. John n'en sourit pas. Il n'y avait pas de quoi rire. Il monta sur l'estrade, et puis quatre brigadiers lui amenèrent Jackson Gilbert.

Il était dans un état pitoyable. Pas rasé, pas peigné. On lui avait enlevé ses lunettes, sans doute brisées par un gardien sans scrupules qui avait du trouver cela amusant. Le visage balafrée de toutes parts, rouge et violet à cause des coups, il ne pouvait sans doute pas voir grand chose avec ses yeux pochés. Il tenait debout, pourtant, face au Ministre, John avait insisté là dessus. Il avait également insisté pour l'uniforme. Jackson Gilbert était un membre de l'armée, et un membre du Ministère, il servait d'abord en temps que soldat sous le commandement de John Mulciber, de Léon Brom et du Seigneur des Ténèbres. Et que même en temps que professeur, il restait un serviteur de l'Intendance. Et les serviteurs de l'Intendance ne devaient pas faillir. La voix grave de John, qui résonna froidement dans cet univers glacial ne tolérait aucune disgression. Les quatre brigadiers étaient là pour veiller à ce qu'il n'y en ait pas de toute façon.

« Agent Jackson Lawrence Gregory Gilbert. Vous vous êtes rendu coupable de crimes contre le Purisme, l'Intendance du Royaume-Uni et le Seigneur des Ténèbres. Vous avez été jugé. Condamné.  Monsieur Eccleston, veuillez nous donner lecture de la condamnation. » James Eccleston monta sur l'estrade à son tour et lut ladite condamnation. John reprit : «  Vous avez peut-être cru que des élèves seraient plus faciles à berner que des adultes. Peut-être vous êtes vous senti en sécurité. Peut-être avez vous cru que vous pouviez tenir impunément des propos bourbistes de la manière dont vous l'avez fait et dévoiler sans souci votre véritable nature. C'est faux. » Il y eut un silence. Long, pesant, et volontaire. John jaugeait de son regard vert, si brillant et si sage, Jackson Gilbert. «  Vous croyez peut-être être également que vous pourrez survivre. C'est encore plus faux. Personne ne viendra vous chercher. Votre destin est sans issu. Aucun secours n'arrivera jamais. Les bourbistes, vos amis, vous ont abandonné comme vous avez abandonné le purisme. Nous sommes justes. Le purisme est juste. Et aucun crime ne lui échappe. Le votre non plus. Vous allez payer pour celui ci. » La main de John se tendit vers Jackson Gilbert. «  Agent Gilbert, je vous démets de vos fonctions d'agent du ministère. » La main agrippa les galons de l'uniforme et les arracha d'un coup sec. « Vous ne faites plus partie des soldats de l'Intendance. » Un brigadier se précipita devant John et lui remit une baguette magique, celle de Gilbert. « Vous ne faites plus partie de la société. Vous n'êtes plus un sorcier. » Il brisa la baguette d'un coup sec et la jeta à terre. « Vous allez subir le baiser du détraqueur. Puis vous serez emmené à Azkaban où vous resterez enfermé à perpétuité. Où vous ne serez même plus un homme. »

John descendit de l'estrade. Les brigadiers enchainèrent Gilbert pour éviter qu'il bouge, puis un d'entre eux ouvrit les battants de la porte du hall. Une grande bouffée de pluie humide et de vent s'introduisit sournoisement dans la pièce. Puis le froid devint terrible, et le détraqueur entra. Il s'approcha de Gilbert, et tout ce qui avait été Jackson disparut, envolé.

Les brigadiers emmenérent le légume qu'il était devenu. Et pendant ce temps là, Mulciber regarda.


Dernière édition par John Mulciber le Ven 20 Sep - 18:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La loi est dure, mais c'est la loi || Event Ven 20 Sep - 13:34


Every good story has it's ending.
Ambiance

Beauxbatôns
8h00 du matin
Cours d'Etude des Créatures Magiques.
Avril 1994


-Bonjours tous le monde ! J'espère que vous êtes en forme ce matin ! Annonça Jackson d'un ton enjoués en pénétrant dans sa salle de classe.

Nous étions en plein mois d'avril et la température se réchauffait avidement. C'était bien sur pour le bonheur de tout les habitants de Beauxbâtons. Ce matin-là, le professeur avait enfilé un pantalon léger et une chemise manche courte ainsi que la traditionelle cravate. Les traditions avaient une grande importance en France.

Il balaya sa classe du regard. S'était des élèves de premier cycle et donc les plus jeunes. Certains était encore endormie, ce qui fis sourire Jack mais il n'y fis rien. Il les réveilleraient quand la leçon aurait réellement commencé. Les élèves se tournèrent et regardèrent leur professeur. Tous avait la même expression malicieuse dans le regard. Il savait bien que les cours du professeur Gilbert était différent de tous les autres cours. Pour le bonheur de certains et le malheurs des autres. Il repéra Sybille Chappuis, encore livide depuis le dernier cours.

-Vous allez bien Sybille ? Prévenez-moi la prochaine fois que vous comptez vous évanouir devant une Acromentule...vous m'avez fait sacrément peur.

La jeune élève en dernière année leva son menton d'un air hautain et glaça Jack de son regard de duchesse. Elle était assez fragile de consistance physique mais quand il s'agissait d'imposer sa loi, s'était la meilleur ! Gilbert commençait à peine à l'apprivoiser. Un brouhaha s'éleva dans un coin de la classe et Jack jeta une craie dans la masse ce qui eu le dont de surprendre les élèves.

- Allez, les génies du fonds ! On se concentre. Il visait de façon humouristique, Fleur et Tryan qui passaient leurs temps à roucouler...ou se défier dépendant de la façon dont on voyait les choses. Aujourd'hui nous allons parler des Détraqueurs. Qui peut me donner des informations à leurs sujets ?

L'annonce du thème du cours jeta un froid dans la classe. Certains grimaçèrent. Jackson aussi. Il n'était pas particulièrement fan de ses Créatures mais elles étaient aux programmes, il fallait donc s'y plier. Chacun y alla de sa sauce, ajoutant des informations. Si bien qu'après une bonne trentaine de minute, on aurait pu rédiger un portrait détaillé du Détraqueur. Soudain une petite voix s'éleva du fond :

- Monsieur Gilbert...expliquez nous en quoi consiste le Baiser du Détraqueur.
Le coeur de Jack fis un raté. Il n'avait certainement pas mal entendu mais la mention de Baiser provoquait en lui une peur plus grande que celle que Voldemort projeta sur la population sorcière dans les années à venir. Les élèves avaient sentis que l'on passait aux choses serieuses.

Jack s'éclaircis la gorge avant de parler à son public tout ouïe :

- Le baiser du Détraqueur est...l'arme ultime des Détraqueurs. Si ils ne sont pas contrôlés, ils ne s'arrêteront pas lorsqu'il auront aspiré toutes vos joies, ils iront jusqu'à aspiré votre âme. Vous dépouillés de votre être. Après avoir subis ceci, vous ne serez plus qu'une coquille vide. Le baiser du Détraqueur est aussi utilisé pour punir les crimes dans le monde des sorciers. Subir le baiser du Détraqueur...est pire que la mort.

Un silence froid s'installa pendant quelques minutes dans la salle. Chacun méditait sur les paroles du professeur. Jack avait assisté une fois à la sentance d'un condamnée à Azkaban. Il avait subis le baiser du Détraqueur. C'était un souvenir désagréable qu'il s'était empressé d'oublier...

- Beurk ! Moi je préfère embrasser les filles sur la bouche. Lâcha un gros malin dans le rang du milieu.

La tension se relâcha d'un coup et Jackson éclata de rire, le cours repris souplement...

Urquhart
Ecosse
10 Septembre 2005


Après avoir passé une nuit entière dans une cellule miteuse d'Azkaban, Jackson était dans un état lamentable. Il n'avait jamais eut l'air aussi malade et...gris. Il était gris comme le paysage d'Urquhart en ce jour du 10 Septembre 2005.

De nombreuses ecchymoses étaient visibles sur sa peau mais il ne les sentaient plus. Après s'être fait bousculé de droite à gauche et passer à tabac sans raison, il n'y avait pas de quoi se montrer sensible. Il avait passé la nuit à alterné entre un état de tristesse profonde et de gémissement continu à un état d'immobilité paralysante ou il se contentait de fixer un point droit devant lui. Bonnie, le Lutin de Cornouailles qui l'avait suivis entre hier et aujourd'hui, s'était enfuis tôt ce matin à la demande de Jack. Bordélique comme ils étaient, les Créatures vivant dans son appartement se chargerait de mettre en pièce tout les documents qu'ils avaient. Ça se trouve...il y mettrait le feu. Jackson ne tenait pas à ce que ses recherches tombent entre les mains du Ministère.

On plaça le sorcier au centre de l'estrade. A partir de là, les Brigadiers reculèrent de plusieurs pas pour abandonné le sorcier au centre. Toute la populace sorcière se tenait face à lui. Le Ministère, des représentants de Poudlard, un tas de monde était venus à son jugement finalement. Ce fait arracha un sourire ironique à Jackson. On le remarqua à peine derrière les nombreux bleus qui couvraient son visage. Aucun visage familier n'était visible. Une fois de plus Jack se demanda ce qu'il était arrivé à Beth'...

Le Ministre débuta son discour sur une note dure et froide. Jackson l'écouta patiemment sans même réagir aux accusation. La phrase concernant le fait qu'il ait pu berner des élèves l'amusa autant qu'on peu être amusé dans une situation pareille. C'était fou le nombre de conneries que le pouvoir faisait faire. D'abord Valverde se voilait la face en croyant que ses élèves étaient capables de défendre Poudlard et maintenant le Ministre, qui n'avait jamais rencontré Jack, osait dire qu'il avait tenté de les berner.

Toute cette situation n'avait fait qu'éclairer Jackson sur les vraies but du Purisme. Ils s'étaient tous proclamés défenseur du Purisme et combattant du Bourbisme mais finalement...le bourbisme n'était qu'une excuse pour justifier l'élimination de tout individu ne se conformant pas aux normes de la sociétés. Jackson en était l'exemple parfait. On ne l'avait jamais emmerdé au Ministère, alors que déjà à ce moment il était assez étranges...il avait suffis d'une phrase de travers à Poudlard pour qu'il se fasse littéralement démonté en un quart de seconde.

C'est bien...la société protégeait ses enfants !

Lorsque le Ministre descendis de l'estrade pour lui arracher ses gallons, Jack ressentis un pincement au coeur mais ce ne fus rien comparé à la peine qui le remplis lorsqu'il entendis le craquement de sa baguette en deux. Une partie de lui était brisé en deux...mais le massacre n'était pas terminé.

Les Brigadiers l'enchainèrent brusquement. Jack savait très bien ce qui allait lui arrivée. Il connaissait sa destinée...pour l'avoir étudiés des millions de fois avec des premières années. La terreur le saisis pour ne plus le quitter et pourtant il garda les yeux ouverts. Dignement, il se tint là avec courage face au Détraqueur.

Jack n'était pas...un homme courageux dans le sens ou on l'entends mais aujourd'hui il ferait face à sa fin. Jusqu'au bout. Le détraqueur s'approcha et Jack sentis déjà un désespoir profond l'envahir. Toutes mémoires positives lui furent volés en un clin d'oeil. La cape noir du Détraqueur voleta au dessus de lui tel une épée de Damoclès.

- Dieu, Jésus, Sainte-Esprit...si vous existez. Gardez mon âme. Sauvez-là. Protéger ceux que j'aime. Amen. Murmura Jackson.

Tout n'était plus que noirceur. Lentement, le corp de Jackson se vida de toutes sensation, de toute pensée et finalement de toute vie. Son âme lui fus arraché. Serait-elle sauvé ? Ou flotterait-elle à jamais entre la mort et la vie ?

Ce qui était certain s'est qu'aucun homme ne méritait une fin aussi atroce. Quelque soit les crimes qu'il ait pu commettre.
FIN
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: La loi est dure, mais c'est la loi || Event Mar 24 Sep - 20:27

« La présidente de la République Magique de Chine a fait savoir qu'elle souhaitait que son Ministre en charge de l'Apprentissage Puriste et de l'Instruction vous rencontre, Monsieur l'Inquisiteur.

Bien, fixez le rendez-vous à demain, à dix-sept heures. Avez-vous reçu le rapport concernant l'éducation donnée par les parents d'enfants sorciers de huit à onze ans dans les trois pays de l'Intendance?

— Oui, Monsieur l'Inquisiteur. Le Ministère de la Magie anglais a fait savoir que selon leur Département des Mystères, soixante-quinze pour-cent environs des parents font suivre une éducation puriste à leurs enfants. L'Ecosse avance soixante dix-neuf et le Pays de Galles quatre vingt trois.

C'est représentant de la densité de population. Toutefois, il nous faut des résultats plus importants. Je souhaiterai voir les trois Directeurs de Département des Mystères respectifs à dix huit heures, demain soir.

— Bien, Monsieur l'Inquisiteur.

Tâchez d'être prêt pour dans une demie-heure, nous sommes attendus à Urquhart. L’exécution de peine est dans une heure. »

Valverde observa son secrétaire partir.
Toujours ce même regard froid et calme, lunettes sur le nez. L'Inquisiteur de Poudlard avait travaillé comme de coutume durant toute la matinée. Une matinée chargée, puisque les premiers résultats de la rentrée tombaient. Les professeurs faisaient leur rapport, les Langues-de-plombs les leurs, la Sécurité les leurs. Toute une série de rapport qui dans un temps premier donnait la sensation qu'une Sécurité accrue était installée à Poudlard. Dans un second temps c'était la preuve que beaucoup de services étaient présents à Poudlard, que beaucoup d'informations circulaient à Poudlard. Mais au final, celui qui terminait cette immense machine, celui qui en était à sa tête restait le Mangemort Politicien. Il n'avait rien perdu de ses capacités à gérer une bureaucratie complexe, volontairement crée pour cela. Trop occupés à remplir leurs prérogatives -c'est à dire enseigner, sécuriser, étudier- Valverde pouvait contrôler tout ce petit monde.
Oh, évidemment, ce n'était pas pour sa satisfaction personnelle. Car il avait été rassuré de savoir Brom à la tête de Poudlard et avait pensé presque la même chose aux débuts de LeeRoy, pensant que les choix de Brom étaient aussi importants que s'il avait été présent à Poudlard.
Non, Valverde faisait ça pour le Purisme. Et ce n'était pas un prétexte à une quelconque action. A l'Ordre Nouveau, il avait eu Jugson, puis Mulciber au dessus de lui. Un temps, puis cela avait été Brom. Il faisait parti d'une structure qui en faisait fonctionner une autre. Aussi, ses actions, il les menait toujours pour l'Intendance du Royaume-Uni. A Poudlard, c'était tout autre. Car le vieil homme avait tous pouvoirs sur l'Ecole, même si institutionnellement et administrativement, elle était rattachée désormais à l'Intendance. Une manière de rappeler que désormais, le Purisme unissait trois pays, trois Ministères et que Poudlard était l'Ecole de l'Intendance, l'Ecole du Purisme.

Le bourbisme était partout. Sans cesse présent, il fallait toujours être méfiant pour savoir le prévenir.
Dans ces cas là, il y avait ceux qui avaient un avis, aussi intéressant soit-il. Puis il y avait ceux qui se servaient d'une cause, d'un alibi pour mieux troubler les esprits. De sortes d'imposteurs, des Tartuffe à souhait, qui prétendaient servir la bonne cause alors que ceci n'était rien. Jamais ils n'avaient défendu qu'eux-mêmes, leurs propres intérêts. Par chance, il s'était trouvé que ceux d'autres s'y trouvèrent mêler. Mais ceci ne tenait qu'au hasard des circonstances. Il existait en ce monde de profonds égoïstes, qui prétendant défendre l'autre ne faisaient que retourner la Vérité, de manière à apporter le conflit sur une table qui n'en avait pas besoin.
Le bourbisme y trouvait sa naissance. Entre l'être et le paraître, entre la vérité et sa représentation. Où se placer? Vis à vis de qui, de quoi? Toute une série de questions que les Sorciers étaient désormais amenés à se poser et qu'ils avaient été privés de faire auparavant.
Il y avait des jeux, et à chaque jeux des règles propres. Un respect s'imposait, sinon, on évitait de jouer. Alors il y avait les mauvais perdants, les dits théoriciens de l'échec, mais ils n'étaient rien.
Ils avaient voulu jouer. Ils avaient perdu. La partie était terminée, les règles étaient respectées.

Jackson Gilbert était un dérangé mental. Une définition peu adéquat à Eris Valverde qui avait été celui qui avait mené sa Commission du Sang.
Valverde n'était pas cartésien. Du moins, pas dans les capacités mentales. Certains prétendaient que le Sang-Pur apportait une meilleure intelligence, une meilleure façon de voir les choses. Ceci n'étant que leurre, Valverde mettait en avant la suprématie de la Sorcellerie, rien de plus. Si le Sang moldu s'était montré plus responsable, il aurait cherché à protéger cette civilisation par la puissance de la Sorcellerie. Or, les Moldus s'étaient montrés dangereux pour la Sorcellerie.
Concernant l'intelligence, il laissait entendre que les choix construisaient et que le temps faisait son oeuvre. "Hâte-toi lentement". Aussi, laissait-il des chances à certains, sur des plans bien particuliers.
Il avait laissé sa chance à Gilbert. Une première fois, à la Commission du Sang. Une seconde fois, en le faisant entrer à Poudlard. Jamais deux sans trois. Une troisième fois dans le bureau de Valverde, alors que ce dernier avait clairement montré que le Purisme n'était pas le sujet d'un cours à Poudlard hormis celui de Politique Internationale. Toujours trois sans quatre, il avait échoué et avait perdu.
Tel était le constat, personne ne pouvait dire ou faire autrement. Le reste n'appartenait pas à l'Inquisiteur de Poudlard. Il voulait une Ecole du Purisme, pas une Ecole des divisions. Gilbert étant une menace, il avait été renvoyé et mené devant la Justice. Le reste avait appartenu à Eccleston et Mulciber. Rien de plus, rien de moins.

Valverde quitta Poudlard. Les élèves n'avaient pas à voir cela, du moins, pour le moment. Seulement Neeson, le fidèle Neeson.
Il arriva à Urquhuart une demie-heure avant l'heure de rendez-vous. Un détail à régler avec les différentes personnes de l'Intendance. Il alla ensuite rejoindre Léon Brom et tous deux se dirigèrent vers le lieu où se tenait l'estrade.
La silhouette rouge-sang du vieil homme se fit apercevoir. Une manière de rappeler qu'il était toujours présent.

Son regard impassible aux sentiments, à la peur, à la haine, à l'amour, à la pitié observa l'âme de Gilbert quitter son corps.

Un jeu sans règles n'est pas un jeu.
A d'autres le loisir de jouer seuls à de puériles sottises, à d'autres de défendre des cause qui n'en étaient pas. Valverde n'avait plus de temps à perdre avec la bassesse humaine. Encore moins avec le bourbisme.
Mais les deux étaient tellement liés.
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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: La loi est dure, mais c'est la loi || Event Mer 25 Sep - 16:11

On approchait grandement de Dublin. Les quelques jours de marche qui restaient, étaient pour la plupart dignes de peu d'intérêt. Les villages avaient été désertés à l'annonce de l'approche de la masse puriste, si bien qu'au fond, on savait que plus aucun ennemi viendrait avant la capitale, se rassemblant là bas, ils espéraient de meilleur chance de survie.
Les premiers rapatriements avaient eu lieu une bonne semaine avant, il ne restait donc que les plus durs, les plus forts, et les plus motivés, le tri naturel ayant été fait durant la première partie de l'invasion. Tryan prenait à sa charge l'armée du Sud, conformément aux ordres de Brom, et même si cela ne lui plaisait pas, il savait que cela était nécessaire.
Ce n'était pas un héros dont ils avaient besoin, juste d'un chef, et c'était ce qu'il était.
De SaintClair n'était pas un héros de guerre, ni un excellent militaire, il fallait le dire, non, il était juste un sorcier doté de compétences particulières et d'un esprit un peu trop aiguisé aux yeux de certains. Typiquement, les puissants détestaient que les autres réfléchissent, pensent et osent la critique, pourquoi ? Mais simplement parce que leur pouvoir, l'essence même de ce qu'ils croyaient être, pouvait leur échapper, précisément parce que d'autres étaient simplement assez intelligents et honnêtes pour oser lever le tabou et percer à jour ce qui était, selon le français et bien d'autres, de la lâcheté et de la bêtise.
Que fait le fou lorsqu'on l'accuse de l'être ? Il accuse de folie celui qui l'accusait. La logique était la même pour la bêtise et le manque d'arguments, mais qu'à cela ne tienne, à la lecture de cette simple phrase, les concernés auraient déjà froncé les sourcils plusieurs fois en crisant d'un n'importe quoi ou mieux, ils se seraient énervés. Qu'à cela ne tienne, il n'y avait pas La vérité, il y avait des vérités, et l'imbécile croit souvent qu'il possède La vérité et non une vérité.
On pourrait aisément s'attaquer durant des pages à ce que la hiérarchie faisait de plus mauvais en son genre, et l'administration des services publics en était le parfait exemple. Nietzsche avait déjà développé que donner du pouvoir à un être 'faible' le rendait à la fois méprisable et encore plus incompétent qu'il était à la base, c'était peu dire, cet homme bien que jugé 'fou' avait parfaitement compris ce dont il en retournait. Donnez du pouvoir à un être qui est incapable de le gérer, et tout le système se corrompt.
Mais heureusement, il y avait quelques sages parmi les singes … bien qu'il aurait été préférable d'avoir des singes parmi les sages.

C'était souvent là le problème soulever par le purisme, et Tryan le voyait constamment dans les rangs de ses hommes. Il leur arrivait de douter, de remettre en cause ce pourquoi il se battait, simplement de se poser des questions, comme tout être pourvu de bon sens l'aurait fait, c'était d'ailleurs le propre même de l'humain. Lorsque cela arrivait, la plupart se cachaient, de peur de subir des représailles, ou encore d'être pointé du doigt en devenant un exemple pour la masse, repoussant ainsi le moment où d'autres se poseraient des questions. C'était évidemment reculé pour mieux sauter, et a fortiori, subir le juste retour de bâton que l'on méritait à vouloir étreindre la pensée.
De SaintClair était au dessus de ça. Pourrions nous dire plus intelligent ? Peut être, mais plus malin, c'était une certitude. Il allait voir ses hommes là, cela se voyait dans leur regard de toute manière, et il discutait avec eux, non pas à cœur ouvert et avec son cœur, mais avec son cerveau. La manipulation à la source même. Il ne leur reprochait pas de douter, bien au contraire, il les incitait à se poser des questions, tout en apportant de lui même des réponses en chacune d'elle.
Le Christ avait ainsi avec ses apôtres, et bien d'autres avant et après lui sans doute … apportez des réponses à celui qui se pose des questions, ne cherchez pas à le forcer, cherchez à le convaincre, et il deviendra un meilleur puriste encore, car il aura eu des réponses à ses questions, car ses doutes seront dissipés et il croira.
Mais ça, tout le monde ne pouvait pas le comprendre. Avait on déjà enseigné à un manchot comment pouvait soulever une altère ? Oh certes il peut écouter, mais pas reproduire, ce qui faisait de lui une chose : un idiot qui perd son temps, à défaut d'être simplement bête ...
De ce fait, c'était donner de la confiture aux cochons.

Nous étions le dix septembre … une date que beaucoup oublieraient, mais pas Tryan.
Il ne faisait pas spécialement froid ce jour là, ceux qui s'en souvenaient vous le diraient, mais il y avait comme quelque chose dans l'air, quelque chose d'à la fois pesant et léger, c'était très anxiogène comme sentiment, si bien qu'on en venait à se demander si se lever était réellement une bonne idée. Alors la journée pouvait bien se passer, mais l'appréhension était là, sans que l'on sache pourquoi. D'aucun vous dirait sixième sens, mais Tryan n'y croyait pas. Il ne croyait pas à ça, il croyait en la magie, et cette dernière semblait vouloir … comme l'avertir. De quoi ? Il ne le sut que trop tard.

De par ce sentiment, le français avait pris place à l'écart, sur une vieille souche d'arbre coupée pour on ne savait quelle raison. Il regardait loin devant, le regard dans le vide, l'esprit ailleurs. À quoi pensait il ? Vous ne le saurez probablement jamais, car cette pensée là n'était pas à présenter à cet instant t.
Il n'avait pas entendu l'autre s'approcher, il n'y avait même pas porter attention, les bruits de pas derrière lui semblaient si lointain, tout semblait être si différent, si loin de lui … la mort l'avait changé en son fort intérieur. Elle avait remodelé le cœur, gardant l'esprit intact de toute trace, elle n'avait fait que s'approprier de manière plus personnelle cet être particulier. D'aucun aurait dit qu'elle l'avait corrompu, et ceux là n'étaient pas loin de la vérité, seulement il avait accepté cette corruption, faute de mieux.
Mais là encore elle allait le berner, une nouvelle fois, un pied de nez à celui qui cherchait à la contrôler.

Alors quand le messager s'était approché, l'autre ne s'était pas retourné. Pas même après le premier appel timide du porteur de malheur, ni après le second d'ailleurs. Lorsqu'il jugea qu'il était temps de se retourner, et pas avant, le français regarda ce larbin dans les yeux. Le regard du français était devenu encore plus glacial qu'avant, mais différent, il semblait moins vivant, comme si une sorte de voile avait pris place entre ses yeux et le monde qu'il observait à travers cette fenêtre. Le prisme de la mort déformait ainsi cette réalité, pour qu'elle lui soit peut être plus supportable, peut être simplement parce qu'il devait en être ainsi.
Quand on lui annonça la nouvelle, accompagnée d'un billet, le français n'en crut pas ses oreilles. Il resta un moment immobile, comme si le temps venait de s'arrêter alors qu'il revenait à la réalité par la force des choses, la mort décidant de lui laisser ses moyens, simplement pour le faire souffrir encore.
Il renvoya machinalement le messager, restant là, immobile, à se demander 'pourquoi'.

C'est donc sans trouver de réponses qu'il partit au pas de course trouver le capitaine Montgommery, lui refilant oralement le commandement de la cohorte sans écouter ce qu'on lui répondait.
Il courut dans le bois avant de disparaître dans une fumée blanche, murmurant simplement :

« Bon dieu Jacky … qu'est ce que t'as fait … »



*****************************


Cela faisait un moment qu'on avait pas vu Tryan De SaintClair au ministère de la magie, peut être même trop longtemps selon ses défenseurs. Son arrivée fut plus qu'éclair, si bien qu'on eut pas le temps de comprendre ce qu'il se passait. Ignorant l'attente devant le guichet, le français contourna en force les badauds avant de s'adresser à la secrétaire qui n'avait rien demandé et qui pourtant, allait trinquer comme jamais elle n'aurait du.
Les exécutions avaient toujours lieu au ministère, et le français avait supposé que l'atrium était le meilleur endroit pour la mise en scène des mangemorts, mais encore une fois, il se trompait.
L'administrative eut en face d'elle un être à cran, froid et coupant, mais qui était précis et méthodique, et jamais elle n'avait pu faire face à pareille horreur. Il lui demanda où s'était déroulé le procès et surtout quand aurait lieu l'exécution.
La réponse ne fut guère plaisante à entendre. Pas de procès, pas le moindre, on ne lui avait pas laissé la chance de se défendre et de s'expliquer. Et puis le coup de massue.
Urquhart, en ce moment même … et le baiser du Détraqueur …
Sans remerciement, il quitta le guichet, s'en retourna dans l'atrium en courant avant de disparaître également dans une fumée blanche.

*Tiens bon, j'arrive Jacky … *


*****************************


Tryan n'aurait pas su vous situer ce cours. C'était il y a bien longtemps, trop vous dirait il. C'était la bonne époque, celle de l'insouciance, celle de l'adolescence, loin du monde adulte qui se voulait sombre et cruel, un monde qui faisait des victimes, ils allaient en être.
Comme toujours, Delacour et lui avait pris place dans le fond de la salle, avant dernier rang si son souvenir était exact, place habituelle lors du cours sur les créatures magiques, cours dispensé par Jackson Gilbert.
Tryan ne se souvenait plus très bien de quoi il discutait avec sa complice, probablement pas du tournois, peut être de tout et de n'importe quoi, difficile à dire tant cela relevait plus du détail qu'autre chose, mais la suite de la scène le marqua plus spécialement.

Tout d'abord il y avait eu cette craie lancée sur le tas devant lui, cette craie qui avait volé depuis la position du professeur Gilbert.
Et puis la remarque cinglante ne tarda pas à arriver.

- Allez, les génies du fonds ! On se concentre. Aujourd'hui nous allons parler des Détraqueurs. Qui peut me donner des informations à leurs sujets ?

Un sujet que l'élève qu'était Tryan considérait comme sensible. En effet, en France, on croisait très peu de détraqueurs, pour être totalement honnête, l'époque ne s'y prêtait pas vraiment, le ministère avait bien d'autres méthodes de toute manière. En fait, Tryan s'en souvenait parce qu'il était tout bonnement incapable de produire un patronus corporel, voilà la vérité. Il craignait les détraqueurs car son niveau de magie blanche ne lui permettait que difficilement de repousser une de ces créatures, mais surtout, parce qu'il n'arrivait pas à donner forme à son patronus, ce qui le rendait vulnérable. Il avait tout essayé, et même après des semaines d'entraînements, des mois, il n'arrivait à rien de plus qu'une brume blanche qui l'enrobait.
Son regard se vit plus dur, moins décontracté, le sujet était bouillant.

- Monsieur Gilbert...expliquez nous en quoi consiste le Baiser du Détraqueur.

Comme toute la classe, le gamin sombra dans le silence, un silence froid et pesant qui inspirait la terreur. Il savait ce qu'était le baiser, tout du moins, il pensait le savoir, on lui en avait entendu parlé, et lui trouvait que l'on devait menacer les gamins avec ça, et non avec des histoires de monstres horribles pas si horribles que ça. Mais un gamin pouvait il seulement considérer la notion d'âme ?
Lui même ne savait pas trop ce que c'était à l'époque, mais il en savait suffisamment pour comprendre que la perte de cette dernière signifiait quelque chose d'atroce.
Disait on, pire que la mort. Ce ne fut qu'une décennie plus tard qu'il comprit vraiment ce que 'pire que la mort' signifiait.

- Le baiser du Détraqueur est...l'arme ultime des Détraqueurs. Si ils ne sont pas contrôlés, ils ne s'arrêteront pas lorsqu'il auront aspiré toutes vos joies, ils iront jusqu'à aspirer votre âme. Vous dépouiller de votre être. Après avoir subi ceci, vous ne serez plus qu'une coquille vide. Le baiser du Détraqueur est aussi utilisé pour punir les crimes dans le monde des sorciers. Subir le baiser du Détraqueur...est pire que la mort.

Il ne réalisait pas ce que cela signifiait, pourtant il en avait peur, comme s'il se sentait déjà menacé, se sachant incapable de se défendre. Une coquille vide, dépouillé de son être, ne plus exister que physiquement. C'était en effet un piètre destin que de finir en homme légume. S'il n'appréciait pas son professeur, il n'aurait pas été jusqu'à lui souhaiter pareil avenir, ça non.
Cet homme ne méritait pas la mort … il était plein de joie, plein d'entrain … Jackson Gilbert méritait de vivre …


*****************************


La fumée blanche se déplaça un moment avant de prendre la forme d'un homme pressé par le temps. Poursuivant ce but insaisissable, le français s'engouffra dans le château, oscillant entre brume et forme physique pour aller le plus vite possible et intervenir dans le procès de son ancien professeur. Enfin procès, plutôt la condamnation, lui, on l'écouterait plus facilement que ce pauvre Jacky.
Jamais un couloir ne lui parut aussi long, jamais. Ce couloir était celui de la mort, mais pas pour lui, non, ce n'était pas lui qui allait mourir, mais bel et bien un ami.
Lorsqu'il arriva après un virage dans l'endroit, son regard se posa sur l'estrade alors qu'il était loin d'elle, alors qu'il déformait de par son arrivée dans l'allée, les impeccables blocs de péons amassés ici. Il arriva alors que la petite sphère blanche brumeuse venait de quitter le corps de Jackson Gilbert. Il eut envie de crier, machinalement, il avait déjà saisi sa baguette, mais la pointer là bas n'aurait servi à rien, car il était incapable de produire un patronus corporel.
Immobile, la baguette le long du corps, il vit l'âme de son ami disparaître sous ses yeux, se faire absorber par le détraqueur.

Une boule se forma dans sa gorge alors que son regard se durcissait de manière claire et nette. Jackson ne méritait pas ça. Jackson n'était pas un bourbiste, il n'en avait rien à foutre de la politique. Il ne dispensait pas d'enseignement bourbiste, et ne l'avait pas fait, la preuve en était, Tryan avait été son élève, et jamais, il n'avait osé menacer le purisme. Un de ses élèves était un puriste plus que reconnu, le cousin même de celui qui l'avait mené à l’échafaud.
L'âme disparue, la boule dans la gorge de Tryan s'intensifia. Était ce ça le purisme ? Tuer des innocents ? Tuer un homme qui s'était engagé, qui avait risqué sa vie pour défendre cette même cause qui le condamnait ? Était ce vraiment ça le purisme ? Tuer tout ceux qui ne sont pas extrêmes ? Le purisme ne pouvait pas être aussi ingrat, ça non. Ces hommes … tous … ils n'étaient rien de plus que des bêtes, des couards qui accomplissaient des méfaits sous couvert d'une idéologie qu'il ne comprenait même pas !
Ces mangemorts … là était le vice, de par cette marque qu'ils portaient, qui semblait faire d'eux de grands hommes alors qu'ils n'étaient que des larbins aveugles.
Les poings du français se serrèrent, de même que son étreinte autour de sa baguette alors que la foule le contournait pour repartir.

Il fixait le corps sans vie de Jackson Gilbert … Jacky, comme il l'appelait. Il ferma les yeux, ravala sa salive, souffla par le nez avant de rouvrir les yeux. Déjà, les brigadiers emmenaient le corps sans vie à Azkaban, là où il croupira pendant un long moment.
Le français rangea sa baguette, et ne sut pas quoi faire, impuissant devant ce spectacle macabre. Si seulement il était arrivé plus tôt, si seulement il avait su maîtriser le sortilège du patronus, si seulement il s'était inquiété de ne pas recevoir de lettres de Jacky plus tôt.
Ses épaules retombèrent, il fixa le sol, l'air pensif, comme vidé de toute énergie. Coupable, c'était lui le coupable dans l'histoire …
Il se remémora les lettres, se maudissant de ne pas avoir défendu son ancien prof de reprendre du service. C'était le combat de trop pour Jacky.
Et puis le souvenir, encore et toujours …

Personne ne peut fuir sa destinée
C'ést ça ton destin Jacky ? C'est vraiment ça ton destin ? Aucun homme ne devrait connaître pareil destin, pas même le pire d'entre eux. Aucun homme d'honneur ne devrait finir ainsi, surtout pas s'il aimait la vie, s'il aimait la joie, s'il aimait le bonheur, s'il vivait vraiment …
Jackson ne méritait pas de mourir, ou alors pas ainsi. L'innocent est toujours le premier à mourir.

Tu ne l'as pas fui ta destinée Jacky … on te l'a volé.


Jackson Gilbert : 12 Octobre 1964 - 10 Septembre 2005

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MessageSujet: Re: La loi est dure, mais c'est la loi || Event Dim 29 Sep - 20:06

C'est dans ces moments-là qu'on mesure pleinement la chance qu'on a eue, et qu'on la savoure à plein. Assis à son bureau, James achevait de parapher le dossier Gilbert, et cette affaire le laissait songeur. Jackson Gilbert, ancien employé du Ministère, était devenu professeur à Poudlard quelques semaines auparavant, et voilà qu'il venait d'être condamné pour... propagande bourbiste. Les procès-verbaux étaient formels ; l'enseignant avait tenu des propos indignes devant les plus âgés de ses élèves, puis devant l'Inquisiteur, et, pour couronner le tout, s'était rebellé contre Valverde. Cela faisait beaucoup pour un seul homme, surtout dans l'enceinte de Poudlard. L'école de sorcellerie avait été fermement reprise en main par Eris Valverde après la période LeeRoy, et il fallait que ce bourbiste choisisse précisément cette première rentrée pour délivrer sa propagande aux élèves. Tous les efforts étaient déployés pour les remettre dans le droit chemin, pour leur inculquer la discipline et le respect du purisme, une tâche qui n'était pas aisée après le relâchement de l'époque précédente... et Gilbert venait tout remettre en cause avec ses discours. Pour James, c'était un sujet d'étonnement. Il connaissait peu l'ancien employé de la Régulation des Créatures Magiques, mais n'aurait jamais parié sur lui pour être un bourbiste. Bien sûr, il était un peu bizarre, mais de là à être un dissident...

Au procès, Gilbert avait plaidé la folie, mais le tribunal ne s'était pas laissé convaincre et avait prononcé une condamnation d'une extrême sévérité. Pas la peine capitale, qui pouvait être requise, mais quelque chose, paradoxalement, de bien plus cruel que la mort. Jackson Gilbert serait incarcéré à Azkaban, et soumis au baiser du Détraqueur. Il deviendrait une enveloppe vide, un fantôme avant l'heure... c'était pire que de le tuer, en fait. Depuis que le jugement avait été rendu, il savait. Il était conscient de vivre ses dernières heures d'homme, et d'être voué à devenir bientôt un légume. James n'osait imaginer l'angoisse qui devait le tenailler depuis l'énoncé du verdict. Lui avait eu une chance incroyable d'échapper au châtiment, grâce à Crow, lorsqu'il avait été piégé par Sheppard. Il aurait probablement écopé d'une peine similaire, et serait comme mort à l'heure qu'il était si Crow ne s'en était pas mêlé.

Il vérifia une dernière fois que le dossier était complet, et prit la direction du bureau du Ministre. S'agissant d'un employé du Ministère, et d'une infraction de cette gravité, John Mulciber devait être le premier au courant. Il déposa une copie du dossier sur le bureau du Ministre, lui fit un résumé rapide de la situation, et tous deux quittèrent Londres pour Urquhart. L'exécution de la peine serait publique, en présence des plus hauts responsables du régime, des six premiers assesseurs du Magenmagot, et de quelques autres personnes.

Le grand hall d'Urquhart avait été spécialement réquisitionné pour cette cérémonie. Une estrade avait été aménagée, sur laquelle chacun prit la place qui lui était attribué : le Ministre sur l'estrade, James au premier rang du public, vêtu de sa robe noire de Président du Magenmagot, encadré par les six assesseurs en robe rouge. La Justice dans toute sa solennité, en somme.

On amena Jackson Gilbert, en uniforme puriste, encadré par quatre brigadiers droits comme des piquets. Il avait piètre allure, avec son visage bouffi par les coups, assombri par les hématomes et une barbe naissante. Plus rien à voir avec l'homme qu'Eccleston avait un jour affronté en duel amical à Londres, et qui avait alors une belle, prestance. Le Directeur de la Justice Magique s'efforça de ne pas penser à tout cela, et il monta sur l'estrade, lorsque le Ministre l'y invita, pour donner lecture de la condamnation. Une lecture longue, avec tous les attendus et les lourdeurs propres au langage juridique, qu'il fit d'une voix lente et forte, en adéquation avec la gravité du moment. Ayant terminé, il roula le parchemin, et redescendit de l'estrade pour reprendre sa place entre les assesseurs. Le Ministre poursuivit son discours, puis, d'un geste sec, arracha les galons de l'uniforme de Gilbert. Il le déclara banni du Ministère, banni de l'armée, puis, brisant sa baguette magique d'un coup sec, banni du monde des sorciers. Et bientôt, il ne ferait même plus partie du monde des hommes.

Le Ministre descendit de l'estrade pendant qu'on enchaînait Gilbert. Le condamné s'était comporté avec dignité, sans la moindre faiblesse, et il n'en manifesta pas davantage lorsqu'une bourrasque glaciale annonça que le Détraqueur était entré. James sentit le froid l'envahir, et une étrange impression nauséeuse s'emparer de lui. Il garda les yeux fixés sur l'atroce spectacle de l'exécution de Gilbert, sans regarder réellement cependant. Il avait une curieuse répulsion pour la mise en spectacle de la justice, et autant voir mourir un homme dans le feu de l'action ne lui faisait rien, autant cette exécution organisée le laissait mal à l'aise.

Le thé fort qu'il prit peu après dans son bureau ne parvint pas à dissiper immédiatement le souvenir du froid terrible d'Urquhart, ni l'image de Jackson Gilbert recevant le baiser du Détraqueur. C'était une défaite pour le régime, puisqu'un bourbiste avait pu travailler au Ministère et à Poudlard sans que personne ne s'en rende compte, et qu'il avait fallu qu'il tente de corrompre les esprits des jeunes pour qu'on l'arrête.
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La loi est dure, mais c'est la loi || Event

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