POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher Jeu 19 Sep - 14:00

Tout pouvoir sans contrôle rend fou
Eris L. Valverde & Mike Witcher


« Neeson, vous avez pris rendez-vous avec Witcher?

— Oui, Monsieur l'Inquisiteur. Il sera présent à seize heure.

Votre technicité est renversante Neeson. Toutefois, je ne puis m'empêcher de remarquer que je n'ai pas mon courrier. A croire que la perfection n'est qu'une illusion à laquelle votre piètre personne ne semble pas aspirer. »

Le pouvoir.
Cette notion des plus étrange, des plus complexe et des plus incomprise de notre temps.
Le pouvoir s'exerçait en chacun. Choisir de se lever à telle ou telle heure, choisir de manger quelque chose. Ordonner à quelqu'un de prendre une photo pour la Gazette du Sorcier ou diriger le Ministère de la Magie. En tout et pour tant, il s'imageait avec de nombreux stratagèmes. Une façon de prouver qu'il était bel et bien présent et qu'il ne risquait pas de partir de si tôt.
Les Hommes pensaient pouvoir le contrôler avec une facilité déconcertante. Mais c'était presque peine perdue, car peu savaient qu'il s'accomplissait à chaque moment de l'existence. Pour la plupart, le pouvoir n'était qu'une chose que certains hommes politiques et/ou puissants possédaient, à un temps donné, à un moment donné. Mais le pouvoir est présent en chaque homme. Il régit ses moeurs, ses choix. Il est là et n'attend qu'à être accepté et contrôlé. Faire en sorte que chacun l'ignore était quelque chose d'osé, contre-nature, mais si c'était mené avec rigueur et finesse, alors les résultats étaient des plus merveilleux.
Il était là, juste devant l'Homme. Mais ce dernier ne voulait jamais rien voir de ce qu'il possédait, passant bien trop de temps à se plaindre de ce qu'il ne possédait pas. Une conclusion quelque peu funeste pour l'avenir du genre Humain. Espèce la mieux à même de s'adapter, et pas capable de s'adapter à soi-même? Vaste question que cette terrible coutume de ne jamais s'écouter et d'écouter toujours les autres.
Et pourtant, le pouvoir était là. Lui n'attendait pas. Il ne bougeait pas. Il continuait à exister, coûte que coûte, malgré vents et marées. C'était cela le vrai pouvoir. Celui qui est présent en nous et que l'on contrôle avec facilité.

Poudlard était une Ecole rayonnante de la Sorcellerie. Ses murs transpiraient de Magie et la volonté des quatre sorciers de se démarquer de la cruelle civilisation moldue vivait dans ces lieux. Ils avaient été pourchassés, tués, exécutés lâchement pour avoir reçu le don de la Nature qu'est celui de contrôler la Sorcellerie?
Poudlard vivait encore de cet affront. Les Moldus étaient une espèce des plus dangereuse pour la Sorcellerie. L'ancien fief de Dumbledore avait été trop vite oublié, effacé. Il était devenu un tombeau de la Sorcellerie, un nid de bourbisme affreux et dégoûtant. L'Homme ne pouvait-il pas prétendre à mieux qu'à la destruction?
Quatre sorciers avaient cherché à s'émanciper de la chasse aux Sorcières qui s'abattait sur eux. Une bonne chose, mais trop vite bafouée par des sorciers indignes de ce rang. La Nature ne faisait pas attention. Car en chacun existe cette possibilité de vivre et de faire des choix. Aussi, elle laisse à chacun la possibilité de l’honorer, elle et ses filles. La Sorcellerie en faisant entièrement parti.
Les Puristes actuels étaient l'incarnation même de Poudlard. Ils défendaient leurs aïeux qui avaient combattu pour une juste liberté et une sécurité constante. Le droit de vivre, somme toute.
La vie n'appartenait qu'à ceux qui la possédaient véritablement. Le choix à assumer rester d'accepter ce qu'elle nous avait offert. Le don de Sorcellerie en faisait entièrement partie. Et le pouvoir s'illustrait alors de plus belle: il fallait défendre la Sorcellerie face à une destruction certaine. La menace moldue était bien trop grande, bien trop destructrice pour qu'on puisse lui accorder crédit et confiance.
La seule chose qu'il restait à faire était de la réduire à un état d'esclave. Non pas par vengeance, mais par Justice et Sécurité.
La Sorcellerie ne souffrirait plus de la turpitude bourbiste.

L'Inquisition de Poudlard s'illustrait à merveille à Poudlard. Bien qu'ex-centré d'Urquhart et du Ministère de la Magie Anglais, Poudlard restait une branche de l'Intendance de Royaume-Uni.
Petit à petit, en s'inscrivant dans la durée, Léon Brom arrivait à étendre le pouvoir de son Intendance. Au Ministère Anglais avec le Département de l'Ordre Nouveau, en Ecosse avec Poudlard et Urquhart. Peut-être un futur Département en Galles? Cela n'était pas improbable. De cette manière, l'Intendant arrivait à tout contrôler, avec trois regards sur les trois territoires de l'Intendance.
Désormais, on parlait de l'Inquisition comme d'un Département de Ministère. Car il n'y avait pas que l'Inquisiteur. Toute une équipe s'était formée autour de lui. Des services administratifs entouraient Valverde toute la journée. Des personnes travaillant dans les relations, dans la surveillance, dans la Jeunesse. Ainsi, Poudlard avait recentré tout ce qui concernait la Jeunesse de l'Intendance. Le Bureau de l'Inquisiteur n'était qu'une partie de la vaste Inquisition. Car une fois le mot de passe donné, une fois les escaliers montaient, un dédale de couloirs et de bureaux s'offraient à ceux qui montaient à la tour Inquisitoriale.
L'ère LeeRoy n'était qu'un lointain souvenir. Le reste d'une politique bourbiste, du passé. Désormais, les élèves n'avaient plus le choix entre le Purisme et la mort. Une mort peut-être pas physique, mais pire encore.
Et il n'y avait rien de plus facile que de contrôler la Jeunesse. Les cours inculquaient des valeurs Puristes quotidiennement. La Sécurité accrue prouvait que Valverde savait et voyait beaucoup de choses. Oh, c'était bien vrai, le Mangemort Politicien ne savait pas tout. C'était impossible. Mais qui savait ce que lui savait? Personne n'osait se poser la question. Tout du moins, consciemment. Personne n'osait parier sur cela. Ainsi, on ne prenait pas de risques et on suivait le règlement. C'était un parti dangereux que faisait ici l'Inquisiteur de Poudlard. Mais un pari qui marchait étonnamment bien.

L'après-midi battait son plein.
Valverde avait, comme de coutume, réservé sa matinée pour le traitement des affaires de la Jeunesse, des réunions de Sécurité et la lecture des rapports de sécurité accompagnée d'une mise à jour régulière des dossiers. Une fois le déjeuner fait, il traitait des affaires administratives, d'intendance et de gestion de Poudlard. Allant des questions matérielles, aux questions salariales de Poudlard, c'était là son rôle de gestionnaire.
C'était cela qui lui avait permis d'avoir autant de crédit à l'Ordre Nouveau. Car Valverde, en plus d'être une figure de la politique face au peuple et aux autres personnes qui composaient le pouvoir central du régime, le vieil homme était aussi un appliqué et rigoureux gestionnaire. L'Ordre Nouveau était géré avec merveille de son temps et Poudlard n'échappait plus à la règle.
Le vieil homme avait été stupéfait de trouver les affaires de l'école dans un tel état d'incertitude et de brouillons. LeeRoy était tout sauf organisée. Des notes par ci, des notes totalement contradictoires par là. La traître avait brouillé les pistes, ne faisant rien pour accomplir sa tâche. La seule gloire qu'elle en tirait était son titre d'Inquisitrice de Poudlard. Lamentable. Il n'y avait rien qui pouvait lui permettre de s'attirer autant de mérites, si ce n'était une liasse de dossiers incomplets, de gestions superficielles et une direction aussi impressionnante que mouche en fin de vie.

L'heure des rendez-vous sonna.
Aujourd'hui, le vieil homme recevait Mike Witcher, son successeur à l'Ordre Nouveau, le Conseiller du Ministre de la Magie d'Ecosse et le représentant du Ministère de l'Education Magique de Suède.
C'était là la preuve qu'Eris Valverde, en prenant la direction de Poudlard, n'avait pas le moins du monde perdu de son influence politique. Certes n'était-il plus écouté sur les mêmes thèmes qu'avant. Toutefois, personne à l'Intendance s'était intéressé à la jeunesse depuis l'Inquisition de Léon Brom. LeeRoy, quoiqu'en pense l'Intendance, avait détruit le travail de Rogue, de Brom et de Voldemort en seulement deux années.
Et en Septembre 2005, seule quatre mois après le départ de LeeRoy, l'Inquisition avait du pain sur la planche.
Mike fut introduit dans le bureau du Mangemort Politicien.
Ce dernier, d'ailleurs, ne s'était pas installé derrière son bureau installé dans la seconde tourelle du bureau inquisitorial. Il s'était assis à la place qui lui était réservée au bout de la table de réunion située dans la première tourelle du bureau.
Witcher s'installa à la droite du vieil homme.

« Bien. Je suppose que votre temps doit être tout aussi chargé que le miens, nous éviterons de nous étendre sur de banales formules de politesses. L'Intendant m'a fait savoir que votre travail à l'Ordre Nouveau était tout à fait reconnaissable et louable. J'en suis rassuré. Valverde observa un temps Witcher de son regard froid et calme. Il prit ses lunettes qu'il plaça sur son nez, ouvrit un premier dossier placé devant lui. Vous n'êtes pas sans savoir que l'Inquisition de Poudlard a sous son contrôle trois camps de travaux forcés pour mineurs placés dans les trois Etats de l'Intendance. Je pense qu'il ne serait pas négligeable de songer à faire de ces camps une peine possible pour ceux qui sont reconnus coupables de trahison à leur Sang à la Commission de Sécurité? Auquel cas, nous devrons mettre en oeuvre quelques petites choses que nos services administratifs respectifs finaliseront. »

Valverde releva les yeux vers Witcher. Son regard de glace semblait percer la moindre des défenses. Oh, certes avait-il vieilli depuis 2003. Ses rides plus prononcées, des cheveux plus longs et plus blancs. Cependant, son regard n'avait pas perdu de sa force. Une force froide, austère, calme. Quelque chose que jamais les ans ne pourraient tarir.
C'était assez étonnant de voir l'ancien et le nouveau Directeur du Département de l'Ordre Nouveau réunis de cette façon. Qui des deux se douta de cette possibilité six mois auparavant?
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MessageSujet: Re: Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher Dim 22 Sep - 16:30


« L'ancienne civilisation prétendait être fondée sur l'amour et la justice, la nôtre est fondée sur la haine...Dans notre monde, il n'y aura pas d'autres émotions que la crainte, la rage, le triomphe et l'humiliation. Nous détruirons tout le reste, tout. »
Georges Orwell, 1984.

Dire non à qui, dire non à quoi ? Certainement pas à Mike Witcher. De tous temps, on ne s'était jamais beaucoup opposé au mangemort. Il ne cherchait pas à faire peur. Il faisait peur, et la différence était là. Craint par ses ennemis, aimé par ses alliés et ses subordonnés. Telle était la définition du pouvoir du directeur du département de l'Ordre Nouveau. Certains prétendaient qu'il fallait être craint par tout le monde pour faire un bon chef, Mike croyait qu'il fallait être aimé pour l'être réellement. Il n'avait jamais été un chefaillon aimant humilier ses subordonnés. Il croyait fermement qu'on pouvait utiliser les gens en leur donnant ce qu'ils voulaient. Et personne ne voulait se faire humilier. Tout le monde voulait son quart d'heure de gloire, tout le monde voulait être félicité, tout le monde voulait être reconnu pour quelque chose. La crainte, il la réservait pour ses ennemis. Ses alliés trouvaient en lui une oreille attentive même s'il ne les appréciait pas forcément. Il écoutait, il notait. Le silence était la force des Witcher depuis toujours. Mike s'en servait. Et puis après tout, il n'était pas si différent des gens qu'il recevait, lui aussi voulait être aimé. Mais lui, c'était pour des raisons différentes. Les gens souhaitaient monter, Mike n'attendait rien et n'avait aucune ambition personnelle en ce qui concernait le pouvoir ou la richesse. Il ne voulait simplement pas être seul, car il se croyait gardien de la stabilité en temps que directeur de l'Ordre Nouveau, une stabilité qui devait avancer résolument vers l'avenir pour créer un futur meilleur que le présent, mais  lorsqu'il était seul, il se remettait à tourner sur son monde solitaire, et à faire des conneries.

Les autres gens courraient après le pouvoir. Ils voulaient tous avoir mieux, tous briller, ils courraient après les félicitations et les encouragements. Ils pensaient à leur gueule, surtout. A leur intérêt privé. Witcher était là pour penser à l'intérêt public. Mais personne, ou peu de gens, y pensaient. Les gens avaient des oeillères, ils vivaient dans un monde fermé et personnel. Prêts à retomber dans le bourbisme à chaque instant. Pour empêcher cela, il fallait bien que quelqu'un montre la voix. En leur donnant ce qu'ils voulaient et en matraquant de l'autre coté les bourbistes. L'amour et la crainte. La foi et la haine. Il faisait croire aux gens qu'ils travaillaient pour eux – et ils obtenaient bien une récompense – mais au final, ils travaillaient pour la communauté. Tout le monde cherchait quelque chose, l'essentiel était de savoir quoi. Alors on pouvait pousser les gens dans la bonne direction. Mike Witcher le comprenait bien. Personne ne croyait au fait que Witcher était manipulateur, mais il l'était réellement. Ceux qui le prenaient pour un simple militaire se plantaient. Il était un militaire. Mais il était aussi un penseur. Chef, soldat, politique n'étaient pas des adjectifs qui convenaient le concernant. Non, ce qui lui allait réellement bien, c'était stratège. Tout utiliser pour tout contrôler. On ne pouvait pas le qualifier de menteur, il ne l'était pas, il utilisait juste la vérité à son avantage. Personne ne pouvait prétendre le comprendre vraiment. XIII ne faisait rien pour. Et ceux qui affirmaient savoir se plantaient.

Dans la vie, Mike n'avait qu'une seule certitude, c'est qu'il n'en avait aucune.

Il quitta le Ministère dans l'après-midi après avoir reçu le Ministre de la Magie du Pays de Galles, Powells. Cardiff obtenait de bien meilleurs résultats qu'Edimbourg. De source sure, Witcher savait que le QG de la Vague était en Ecosse, pourtant, les écossais semblaient incapables de débusquer Jugson. Ca devait être dans leur caractère, la rebellion. Il songea avec un amusement tout cynique à son cousin Wayland, revenu récemment à Poudlard après avoir provoqué à seulement dix-sept ans un incident diplomatique qu'il avait eu du mal à résoudre, mais peu importait. C'était un écossais, justement, et Poudlard était en Ecosse. Comme l'intendance. Il fallait au moins ça pour maintenir la prise de l'Intendance sur les Highlands.

Witcher entra dans Poudlard avec la ferme intention d'en repartir vite. Il n'aimait pas l'école, les bons souvenirs qu'il en avait remontaient à une époque morte. Il venait voir Valverde et en repartirait juste après. Point, pas de raison de trainer. Il laissait à Eris, c'est à lui que revenait cette mission. Si Mike venait, c'était uniquement pour travailler. Il n'avait que peu d'affinités avec le vieil inquisiteur, seulement du respect. Aussi, après qu'on l'eut introduit dans le bureau du mangemort politicien, il passa directement au sujet en cours. L'avis de Valverde sur son travail, il s'en fichait. Très sincèrement. Il n'avait pas à juger le travail de l'inquisiteur. La tâche de définir s'ils réussissaient ou non leur travail revenait à l'intendant et au Maitre. L'avis des autres, Mike s'en carraient, tant que Brom ou Voldemort ne lui disaient rien il faisait ce qu'il voulait.

« Il paraît évident que nous pouvons désormais adapter les peines des jeunes concernant les délits bourbistes. Azkaban est bon pour les cas désespérés, dans la mesure où nous pouvons tirer quelque chose de ces jeunes je pense que l'internement en camps est la meilleure solution. Cela dit, il ne faut pas oublier de mentionner la possibilité de rétroactivité de cette mesure. Actuellement, si ma mémoire est bonne, cela doit concerner moins d'une dizaine de détenus. »

Pragmatique. Ce que Valverde voyait de Mike se limitait à une intelligence de fourmi, de constructeur. Il ne verrait jamais rien d'autre. Il était même possible que Witcher aie lui même perdu de vue ce qu'il appelait la part de l'autre chez lui.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher Mar 24 Sep - 19:52

Montesquieu avait annoncé une conception du pouvoir très osée et moderne face à la Monarchie absolue de Droit Divin: la division des trois pouvoirs. A certains la mission de légiférer et de travailler sur les lois qui régissent l'Etat, à d'autres le pouvoir de les faire exécuter et enfin à des derniers l'objectif de punir ceux qui y dérogeaient. Cette conception avait fait du bruit mais elle n'avait pas été vaine. Le Prince de l'Ancien-Régime Français s'était vu offrir des pouvoirs sur-puissants, qui ne découlaient aucunement d'une légitimité qu'il prendrait posséder. Pascal l'avait prouvé, un Prince ne peut placer son pouvoir sur une sois disant légitimité familiale et traditionnelle. Le hasard veut le mariage, qui veut la naissance d'un tel avant un tel et qui le fait prévaloir sur le trône. Une somme de hasards et de choix veulent que telle ou telle lutte soit gagnée ou perdue, que tel ou tel bien soit volé, gagné ou préservé. En aucun cas cela ne découlerait d'une possession par défaut, d'une nature déjà prévue à cet effet.
Le régime de Lord Voldemort était tout le contraire de cette conception du partage des trois pouvoirs. C'est ce qu'il y avait de plus renversant dans cette situation: il existait encore les trois pouvoirs. Un temps fut donné à la séparation de ceux-ci. Et tout était oublié, comme si des siècles et des siècles de réflexion n'avaient strictement servis à rien, sinon à asservir l'homme à un passé qu'il ne contrôle plus.
Dans ce régime, il était tout aussi terrifiant de voir deux types de personnes qui dirigent: ceux qui sont passionnés par l'idéologie et qui ne se rendent pas compte du mal qu'ils font et ceux qui n'en n'ont que faire de l'idéologie qui ne devient que prétexte à une prise de pouvoir toujours plus grande. Les conséquences restaient toutefois les mêmes: l'Etat était des plus chamboulé, des plus totalitaire, des plus tyrannique.

Eris Valverde faisait de toute évidence parti de la première catégorie. Il n'était plus qu'un non-être, un sans âme qui ne possède plus aucun amour propre. L'Ordre Nouveau, Poudlard, certains le voyaient et l'avaient vu comme un avide de pouvoir et de puissance. Mais c'était tout bonnement impossible, même si cela était trompeur et potentiellement là durant un temps d'observation.
Personne ne connaissait le Mangemort Politicien, personne ne savait son passé. Aussi, personne ne pouvait prétendre le connaitre et être accusé de mensonge. Toutefois, de quel droit certaines langues le jugeaient-ils alors qu'ils n'avaient pas idée d'un tiers de son existence?
Le vieil homme avait voué son existence à la destruction, en pensant servir une idéologie puissante et Juste. Mais le seul qui manquait de Justice, le seul qui manquait de contrôle et de Sécurité, c'était lui-même. Et comme cette triste et désastreuse tendance humaine de tout voir à l'extérieur avait prévalu chez lui, il avait pensé le moldu et son Sang coupable des maux qu'il souffrait. C'était improbable. Le hasard, une fois de plus, avait fait les choses.
Que serait-il advenu si le camion moldu était parti dix minutes plus tôt et n'avait jamais croisé la route de cette petite moldue aimée d'Eris adolescent, évitant ainsi de la tuer sur le choc? Sans nuls doutes, beaucoup de choses. Mais personne ne pouvait le savoir. Personne ne pouvait imaginer un vieillard chaleureux, brillant intellectuellement, ouvert d'esprit. Non, certes Valverde était d'une intelligence notable, mais sa froideur était le miroir de sa mort intérieure.

Qui était Witcher dans tout cela?
Un idéaliste ou un opportuniste? Oh, certes, la vision était cartésienne et peu ouverte à l'harmonie et à l'équilibre. Il n'y a pas toujours que lumière et ombre, souvent un mélange. Une stabilité nécessaire au bien-être de la Nature et de la Sorcellerie.
Valverde était un être de l'extrême, il ne vivait plus que dans la Haine. L'équilibre l'avait totalement déserté, le laissant las d'une existence qu'il ne contrôlait plus. Mais d'autres? Ceux qui avaient connu l'amour, la cohérence, le bonheur, le soi, l'harmonie. Etait-ce possible de le trouver dans une philosophie telle que le Purisme? Probablement pas, mais l'illusion est parfois si grande qu'on en oublie certaines parts de nous-mêmes. Aussi, c'était pour cette raison qu'il était difficile de placer qui que ce soit de Puriste dans un équilibre quelconque. Ils étaient l'incarnation du pôle extrême, du manque total d'harmonie dans la vie et les idées.
Donc Witcher, dans cette illusion du bonheur et de stabilité intellectuelle était sûrement vu comme plus modéré que Valverde. Son être était plutôt plus calme. Il avait appris à vivre pour lui-même et avait conscience d'une notion d'amour propre, aussi faible soit-elle. Chez Valverde, elle était complètement absente, ne laissant qu'un vaste champ de bataille horrible à regarder et impossible à imaginer.
C'était sûrement pour cette raison que l'Inquisiteur de Poudlard était un élément important du régime mais déstabilisant. Il était trop dans l'extrême, trop dans l'idéologie, trop dans le perfectionnisme pour coller à une normalité plus présente chez d'autres figures du Purisme.

Etait-ce là la rupture entre deux générations?

Witcher tenait l'Ordre Nouveau. Entreprise bien complexe, aux branches tortueuses et dangereuses. Il suffisait qu'on en lâche une pour que toute la bureaucratie s'effondre en quelques secondes.
Faire prévaloir la Commission du Sang? Isaac Mulciber et son successeur l'avaient fait. En vain. Faire prévaloir l'Education du Peuple? Alors on en oubliait la Purge du Sang-Impur. Léser la Commission de Sécurité? Une menace pour la sécurité du Pays. L'Ordre Nouveau était complexe dans le nombre de domaines et de fonctions qu'il demandait à son directeur de contrôler. Une sorte d'immense monstre à plusieurs bras, devant donner autant de temps à la purge du Sang qu'à l'Information ou l'Education du Peuple.
Brom avait vu juste en le passant comme branche directe de l'Intendance. Car la machine était bien trop travaillée, bien trop rigoureuse, bien trop étoffée pour ne se contenir qu'à un Ministère de la Magie.
Merlin savait comment il en sortirait. Valverde, après deux ans à sa direction en était sorti plus calme, plus reposé, plus serein, mais plus fatigué, aux rides et cheveux bien plus proches d'un âge avancé que d'une jeunesse prononcée.

« Je ne pense pas que la rétroactivité soit une idée judicieuse, aussi liée au Droit soit-elle. Elle donnerait le signal d'une peine plus douce dans des Camps de travaux forcés. Or, ce ne doit pas être le cas. Azkaban manque cruellement de places, d'où la création de ces camps. Il appartient évidemment à la Commission de Sécurité et aux trois Départements de la Justice Magique de l'Intendance de le décider, mais si je puis avancer une opinion, le transfert de prisonniers mineurs d'Azkaban jusqu'aux Camps de concentration pourrait être interprété comme une faiblesse venant du régime. Peut-être est-il préférable que les peines ne soient pas officiellement connues d'avance? Qu'en tête ils aient Azkaban et les Camps de Travaux forcés mais que jamais ils ne sachent si l'un ou l'autre prévaudra. Dans une première mesure, cela évitera une montée de bourbisme et de délinquance, puisque face à l'inconnu l'humain prend rarement un risque quelconque et dans un second temps, nous pourrons montrer que le régime sait être clément et cherche toujours à tourner l'individu vers la Lumière qu'est le Purisme. Entendez cet avis comme bon il vous semblera. Le siège de la Jeunesse qu'est Poudlard s'en tiendra à envoyer dans les camps ceux qu'il juge dangereux pour la Sécurité de l'Ecole. »

Valverde n'était pas novice en la matière. Il avait un doctorat de Droit, une vingtaine d'années en tant que Juge et deux à la tête de l'Ordre Nouveau.
Le vieil homme était en train de recruter des éléments de façon à ce que Poudlard ne dépende plus de la Sécurité du Ministère de la Magie. Peu à peu, les Brigadiers de la Police Magique seraient remplacés par de véritables personnes liées à Poudlard. Resterait les Langues-de-plomb, car Poudlard restait en tout et pour tout un lieu de l'Intendance qui nécessitait surveillance accrue.
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MessageSujet: Re: Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher Dim 29 Sep - 18:47

Celui qui contrôle le présent contrôle le passé. Celui qui contrôle le passé, contrôle le futur. Mike Witcher ne proposait pas la rétroactivité au hasard. Certes, il ne pouvait prétendre qu'il possédait un niveau en droit aussi élevé que celui d'Eris, lui s'était arrêté à la licence quand l'inquisiteur avait eu un doctorat. Preuve d'une profonde instabilité dans le caractère de Mike, peut-être. Lui savait que non. C'était plus un pari qu'autre chose. Son père le disait incapable d'être un intellectuel et l'avait cantonné dans un rôle de militaire. A contre-courant, Mike l'était totalement, en ce temps là. A Poudlard, il se foutait de ses études. Il était populaire, et ça lui suffisait, il pensait qu'on pouvait réussir en utilisant les autres à ses propres fins. Ce qu'il avait fait. Puis il y avait eu Tom Jugson et sa sale manie de tout réussir, sans que lui ne puisse y arriver. Mike détestait ça, il détestait, à ce moment là, et c'était revenu aujourd'hui après une longue période où le mangemort était resté dans l'ombre, n'être que...quoi, d'ailleurs ? Le numéro 2. Ne pas être en pleine lumière. Et Mike n'avait pas tardé à s'apercevoir que de plus, il n'aimait pas qu'on décide à sa place de qui il était. Qu'on le mette dans une case. Militaire. Intellectuel. Crétin. Intelligent. Non. Il ne supportait pas ça. Il définissait lui même ce qu'il était. Personne ne le crut lorsqu'il partit à la faculté de Cambridge. Pourtant Mike Witcher obtint brillamment sa licence. On le poussa à faire du droit. Il bifurqua encore de voie, et devint militaire. Puis il reprit la coopération internationale. Il semait le doute. Personne ne savait qu'il était réellement. Les cases habituelles, les codes, ne marchaient pas sur Witcher. Tout simplement parce que son premier principe, c'était ne jamais être véritablement ce qu'on attendait de lui.

Il n'avait en ce sens aucun point commun avec Eris Valverde puisque le mangemort politicien était toujours ce qu'on attendait qu'il soit. Froid, dur, égal, intelligent. Mike, c'était difficile à dire. Pour les employés de l'Ordre Nouveau, il était un patron exigeant mais bosseur qui s'imposait comme le chef. Pour les mangemorts et les gouvernants il était une valeur sure. Pour le peuple, il était l'homme souriant et accessible, le gouverneur moderne et populaire. L'armée le considérait comme un de ses fils. Les intellectuels le méprisaient sourdement pour ça. Ses ennemis le jugeaient peu original mais des ennemis, il n'en avait que peu et tous finissaient par plier devant l'inflexible volonté et les yeux dorés, froids comme de l'or gelé, de Mike Witcher. Personne ne savait vraiment lire en lui. On identifiait jamais Witcher correctement. Ami, ennemi ? Non. Il n'avait pas d'amis, ni d'ennemis, seulement des alliés dans le purisme et des cibles à abattre, le reste ne valait rien. Lui ? On le disait arriviste, fêtard, crétin, pas original. On le disait piètre stratège. Mais Mike Witcher survivait, inlassablement à tous les Ministres, sans qu'on l'accuse de quoi que ce soit, voire même en le remerciant. Il était l'une des figures les plus populaires du régime. Et personne ne savait à quoi ça tenait, sauf lui. En fait, il était tout et son contraire, si on allait par là. Il ne mentait pas sur lui même : il révelait juste les cotés qu'il fallait. Soldat ou juriste ? Non. La question était mauvaise, la vraie réponse, c'était soldat et juriste.

Personne ne comprenait Witcher entièrement. Il était un idéaliste, noyé dans ce qu'il croyait être l'éternité, parce qu'il n'avait plus besoin d'être un opportuniste. Jeune il l'avait été. Plus maintenant. Une fois parvenue à sa propre réalisation et après avoir tout perdu, chuté complètement, Mike avait été anéanti. Pourtant, tel le phénix, il était rené de ses cendres, en un nouvel homme qui se perdait dans les rouages du temps, un homme complexe mais qui marquerait l'histoire aux cotés des autres grands du régime de Lord Voldemort. Peu à peu, il devenait difficile d'ignorer Mike Witcher, pourtant, et il en était très fier, c'était à son sens sa plus grande réussite, il était devenu tout aussi difficile de ne pas ignorer qu'il était vraiment.

Eris Valverde ne comprenait pas qui Witcher était ni pourquoi il était ainsi. Witcher comprenait qui Valverde était mais pas pourquoi il l'était devenu. Ainsi il ne pouvait rien dire de la froideur du vieil homme, juste la constater, et choisir s'il comptait se servir du vieil homme comme d'une arme ou s'en faire un ennemi. On pouvait manipuler tout le monde. Même si on n'appelait pas ça manipulation, juste accord. Ca revenait au final au même. Il s'agissait d'être bien armé face au bourbisme, et rien d'autre ne comptait.

« Le peuple doit savoir que nous faisons les deux. D'un coté la magnanimité du régime, qui secoure et redresse les arbres tordus pour qu'ils poussent droit. De l'autre Azkaban pour les cas désespérés. Quand la souche est pourrie, on l'abat définitivement. Il en a toujours été ainsi, nous consacrerons juste la coutume en proposant, grâce à vos camps, un remède contre le mal qui guette, et non pas celui qui a déjà commencé son œuvre. Le peuple aime savoir que nous prenons soin de ces enfants et que nous n'abandonnons personne : en faisant cela nous le lui prouverons. »

Etaient-ils fous ou géniaux ? Pitoyables ou visionnaires ? Nul ne savait. Nul ne le saurait. Le peuple ne consentait pas, le peuple suivait. Witcher et Valverde lui faisait un cadavre dans le dos. Quand ils se reveilleraient, tous, il serait trop tard, ils seraient mouillé jusqu'au cou, et défendre le purisme reviendrait se défendre soi, car le peuple aurait été complice.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher Mar 8 Oct - 19:23

La Renaissance avait une conception particulière du corps. Outre le fait que le Moyen-Âge avait fait hériter à la pensée humaniste une vision des sens très cartésienne qui voulait que la vue et l'ouïe soient les principaux et uniques sens importants, les penseurs de la Renaissance émettaient des idées selon lesquelles le corps était à l'image du monde et vice versa. Toute une notion de macrocosme et de microcosme qui offrait alors à l'histoire de l'Humanité une vision des plus intéressante. Notamment concernant l'architecture ou la médecine, qui hiérarchisaient le corps humain en fonction de postulats et de vision de ce dernier. C'était une vision des plus intéressantes, qui liait le monde à une certaine notion de la Nature, et évidemment, de Dieu. Comme les grecs, dont la civilisation ne pouvait être envisagée sans la certitude que la religion monothéiste composait toutes les arcanes de la société et du quotidien, cette vision du corps envisagé comme corps terrestre et comme lié au monde prouvait bien qu'il restait encore, en ces temps, une certaine spiritualité, offrant ainsi à l'Homme un port d'attache le déliant des frontières.
Montaigne l'avait si bien énoncé dans un de ses essais, l'étranger n'avait rien de quelque chose qui puisse faire peur ou sur lequel il fallait lâcher toutes les horreurs enfouies et les passions meurtrières. Ce n'était qu'une banale représentation de l’inacceptation de soi par l'oubli de l'Autre et vice versa. Car au final, l'étranger n'est que soi-même, puisqu'on devient étranger à partir du moment où l'on franchit des frontières instaurées par l'Histoire. La France n'était qu'un mélange d'étrangers chez ceux qui se prétendaient "français" pure souche: gaulois, latins eux-mêmes issus d'autres peuplades grecques, égyptiennes, méditerranéennes, francs d'après des origines allemandes elle-même mélangées à d'autres puis d'autres depuis. Il n'y avait pas d'étranger à proprement parler. Juste les Autres. Moi et les Autres. Ceux que je vois, et celui ou celle que je suis. Les frontières donnaient corps à l'étranger, mais au final, la xénophobie restait l'unique preuve d'une idiotie profonde et d'un refus de l'Autre. L'Autre comme potentiel miroir de soi-même.
Les femmes et hommes de la Renaissance avaient disparu. Ils avaient laissé placé à beaucoup de mouvements, beaucoup de pensées, dont celles du Purisme Sorcier. Le "nationalisme" d'une civilisation, refusant l'Autre, réduisant le peuple en une masse compacte et indénombrable. Des individus oubliés dans la foule, dirigés par des bergers idéalistes et/ou tyrans.

Valverde observait Witcher de cet air froid et calme qu'on lui connaissait tant. Le bureau du vieil homme respirait de cette froideur. Les tableaux des anciens directeurs avaient disparu, laissant alors tout individu pénétrant dans les lieux seul face à son propriétaire. Le poids du passé était comme oublié. Oublié car Brom, puis LeeRoy avaient imposé une décoration au lieu singulièrement différente que celle de Dumbledore et des anciens directeurs. Mais Valverde était allé encore plus loin. Tout avait radicalement changé, en même temps que de grands changements dans la direction de l'école. Toute une partie du château était réservée aux quartiers de l'Inquisition. Et ce bureau, respirant d'une sérénité glaciale et austère donnait corps et âme à l'Inquisiteur. Un lieu sombre enclin à l'étude et au travail, empli de froideur et d'une chaleur confortable. C'était là tout le paradoxe des lieux puisqu'une cheminée était toujours allumée et que les lustres et chandeliers dégageaient toujours une douce lumière. C'était l'entité calme de la personnalité de Valverde. Ce vieil homme, "sage parmi les extrêmes" qui n'hésitait jamais à faire prévaloir une certaine raison et science relative à l'idéologie monstrueuse qu'était le Purisme. De cette manière, Valverde avait acquit une certaine notoriété chez les Mangemorts, et bien malgré lui. Ses conseils étaient écoutés, même par Voldemort. Valverde restait une référence d'intellect parmi ce groupe au pouvoir depuis presque dix ans. La seconde entité restait la froideur. Cette froideur indescriptible, qui s'empare de chacun sans que véritablement on puisse s'en rendre totalement compte. On ne pouvait rien dire à Valverde, non pas qu'on soit hypocrite. C'était là la preuve que Valverde n'était pas une personne chaleureuse, et qu'au-delà du Purisme et des sujets qui en découlaient, on n'avait rien d'autre à lui dire. Alors on se surprenait d'avoir un petit frisson, pourtant dans un lieu si bien chauffé et si propice au calme et à la concentration qu'étaient ses lieux de travail. On était tout dérouté de se voir, soudainement, rempli de cette froideur. Ce n'était pas désagréable. Ce n'était pas destructeur. C'était là, il fallait composer avec. Valverde installait froideur partout où il passait. Cela lui donnait constance et respect à des moments, éloignement, critiques et solitude à d'autres.

Ce qui avait de plus surprenant dans les paroles de Witcher, c'est qu'elles démontraient clairement une séparation entre eux, Mangemorts et affiliés et les autres. Le peuple, ceux pour qui Voldemort se battait et s'était battu, sur le papier.
Valverde avait parti de cette peuplade. Ou alors, il avait été entre les deux. Une sorte de Mangemort charnière, dans les confidences du grand Lord tout en étant un inconnu de tous, vivant reclus dans son manoir, pour seule compagnie des livres, des runes et un passé fort en Haine.
Désormais, il était à la tête de Poudlard. Une institution importante dans le patrimoine Sorcier, que beaucoup avaient en tête. On ne pouvait mettre n'importe qui à Poudlard. LeeRoy avait été belle et bien présente. L'omettre serait faire preuve d'une faiblesse dans la direction. Toutefois, il ne fallait pas étendre cette direction à une importance trop grande. LeeRoy avait laissé une administration et une intendance désorganisées, une politique bourbiste et sans ordre, le tout à un certain niveau de gravité touchant presque à la révolte populaire en Mai 2005. Mais ces temps étaient terminés. Désormais Poudlard renouait avec la tradition de voir un sorcier de talent à sa tête. Mais si le Seigneur des Ténèbres avait choisi Valverde, ce n'était pas en vain. Le vieil homme était aimé et respecté du peuple. C'était une figure importante. La nouvelle génération l'était tout autant. D'où ces départements laissés à Eccleston, Crow ou Witcher. Mais l'ancienne apportait une stabilité certaine, un apaisement aux inquiétudes. Et récemment, s'il y avait bien eu un lieu sujet aux inquiétudes, c'était Poudlard.

« Dans ce cas, nous devons procéder à une régulation administrative quant à la Commission de Sécurité. Désormais qu'une Inquisition cohérente et rattachée à l'Intendance y est installée, je vous sais certain de la coopération avec le Département de l'Ordre Nouveau. Frederique LeeRoy avait tout brouillé, obligeant mes services à pénétrer de force à Poudlard et d'y mener des enquêtes secrètes. Valverde s'arrêta un instant, comme pour mettre ses idées en ordre. Le regard toujours froid, la voix sans chaleur et sans sentiments. Nous devons toutefois y placer une échelle de valeur. Mettons, par exemple, et ce aussi surtout pour éviter la surcharge de dossiers à traiter et le cafouillage au niveau des institutions, que tous les cas qui relèveront de la Sécurité de l'Ecole et des institutions de la Jeunesse en générale pourront être condamnés, avec, de toute évidence, l'accord du Département de la Justice Magique associé au pays d'origine des dits cas, par l'Inquisition et permettre la mise aux arrêts dans un des trois camps. Dès qu'un individu mineur - ou majeur, viendra à mettre en danger le régime et la Sécurité idéologique de l'Intendance, il sera déféré à la Commission de Sécurité. »

Il fallait laisser à César ce qui appartenait à César. L'Ordre Nouveau ne pouvait s'occuper de tout, comme du temps de Valverde. Pour la simple raison que Brom et Voldemort avaient allégé cette tâche en redonnant à Poudlard une direction digne de ce nom. Et si un politicien de la trempe de Valverde était nommé à Poudlard, c'était, en plus de l'image, surtout pour permettre une facilité dans l'administration et l'Intendance de l'Ecole et de toutes les affaires qui restaient liées à la Jeunesse et à l'Education.

Un monde étrange s'était installé à Poudlard. Comme un nouveau Ministère de la Magie, où mille fourmis sans noms grouillent et s'affairent à leurs tâches quotidiennes. Et plus haut, quelques têtes surveillant le tout avec rigueur et professionnalisme. Selwyn, Bedan, et enfin, à la tête de cette entreprise complexe mais puissante qu'était l'Inquisition, Valverde.
Poudlard avait bien changé depuis LeeRoy, depuis Dumbledore. Ce n'était plus une simple école, aussi compétente et puissante semblait-elle être. Désormais, c'était le coeur de la Jeunesse. Là où se préparait une nouvelle génération de Puristes convaincus.

Là où se préparaient les plus grandes monstruosités que l'on puisse créer et faire.
Mais après tout, cela importait peu. Car à défaut de vouloir se changer soi-même, il fallait trouver le moyen de changer les autres.
D'où cet éternel bouc-émissaire de l'Autre.
D'où cet éternel rejet de l'étranger.

Froideur, calme. Le monde se détruit, mais tu restes stoïque, figé dans ta science et la puissance qui est la tienne.
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher Mer 9 Oct - 9:31

Dans cent ans peut-être, sans doute aurait-on oublié qui était Mike Witcher. Si on ne l'oubliait pas, le directeur du département de l'Ordre Nouveau savait cependant que l'histoire, entité sélective par excellence, ne retiendrait qu'une partie de son œuvre, la plus glorieuse, celle qui se prêterait le plus à la propagande, indubitablement. Ce n'était qu'une partie de son travail, mais le mangemort préfèrait qu'il en soit ainsi, finalement. Personne ne voulait découvrir les boulets et les chaînes sous le trône du roi régnant, et ainsi donc, personne ne cherchait à le découvrir. Mike en souriait, il contribuait même volontairement à cet oubli. Au fil du temps il avait découvert que l'ombre et la lumière présentaient toutes les deux bien des avantages qu'il ne fallait surtout pas négliger. Witcher avait été tour à tour homme de l'ombre et de lumière, maintenant il était sur la scène publique et comptait bien ne plus en bouger. Mais il ne comptait pas abandonner pour autant l'ombre. Le Convent était utile. C'était un organe du domaine privé, un organe utile et qui servait la lumière. Mais Mike considérait que personne n'avait besoin de connaître son existence. La clarté se soucie-t-elle des Ténèbres ? Non. Au contraire, elle les faisait disparaître. Witcher utilisait l'ombre pour maintenir la lumière. L'un ne survivait pas sans l'autre, de toute façon. Il fallait bien en tenir compte, et c'est ce que le mangemort faisait. Ainsi donc, l'ombre, loin d'exister de manière indépendante dans le Convent, était un outil privé au service de la lumière. Brouiller les pistes avait été nécessaire, voire même vital en ce qui concernait cette organisation. Ses membres croyaient que le Convent était une association privée défendant leurs intérêts propres. Son chef officiel, Sheridan, croyait que le Convent servait à Mike à contrôler tout et tout le monde pour son propre intérêt. Aucune de ces affirmations n'était vraie. Aucune n'était fausse non plus. Le vrai but du Convent, ce n'était pas l'intérêt personnel de Mike. C'était l'intérêt du régime. Partout où il y avait le Convent et que quelque chose ne se présentait pas comme favorable au régime, on gommait les difficultés, on les aplanissait, on les arrangeait. C'étaient là les directives du directeur de l'Ordre Nouveau. Personne ne connaissait ce vrai but et personne ne devait le connaître. Witcher préférait amplement qu'on croit au sein même du Convent agir pour soi. Quand les gens agissaient pour eux, pour une récompense, ils donnaient le meilleur. Et effectivement, ils obtenaient une récompense. Ainsi croyaient-ils toujours agir pour eux, alors qu'en fait ils agissaient pour la communauté. Witcher ne mentait pas en faisant passer les ordres. Il se contentait très simplement de faire en sorte que ses pions croient agir pour eux en agissant en faite pour la communauté. Il travestissait les buts. Tout le monde y gagnait quelque chose, et cela se finissait bien. Manipuler l'individu pour qu'il serve l'ensemble du peuple. E pluribus unum. De plusieurs, un.

Telle était la devise du Convent, telle était la devise de Mike, bien plus que celle des Witcher, Can do. Bien qu'elle correspondait fortement à la personnalité du mangemort, qui considérait qu'il n'y avait pas de limites à son propre agissement, et que tout était une question de volonté. De plusieurs, un, lui allait mieux parce qu'il possédait une personnalité à multiple facette, qui composait un personnage étrange et dont le déchiffrage était impossible. Après quoi courrait Mike Witcher ? Le purisme, son propre accomplissement, le fait de prouver qu'il valait mieux que tous ceux qui avaient voulu le détruire, la simple stabilité ? Nul ne le savait. Arriviste, idéaliste ? Nul ne le savait non plus. Nul ne possédait les clés pour le comprendre. S'il y en avait, ils ne les avaient pas en intégralité. Witcher n'était cependant pas un menteur. Son but affiché était le même que son but personnel : la stabilité puriste. Le reste ? Il ne mentait pas sur le reste. On ne lui demandait rien sur le reste, il n'avait donc aucune raison de répondre.

La stabilité. La cohérence. Deux mots que Mike montait au pinacle. Les mêmes qu'Eris Valverde, mais pas forcément dans le même sens. Ainsi donc, le vieil inquisiteur comptait encore réformer la commission de sécurité. Witcher ne broncha pas, mais il n'en pensa pas moins. Curieusement, il avait l'impression sourde qu'Eris Valverde se prenait pour le centre du monde, d'un coup, qu'il voulait tout régir, encore une fois, empiéter sur un territoire qui n'était plus le sien. Mike était pour une complémentarité des institutions, une complémentarité qui ne signifiait pas et ne signifierait jamais délégation, mais bien accord entre les pouvoirs. Il n'essayait pas de piquer du pouvoir aux autres. Il n'essayait pas de s'imposer plus qu'il ne s'était déjà imposé. L'Ordre Nouveau restait, bien plus que Poudlard, le fer de lance de l'Intendance. Que Valverde le veuille ou non. Il fallait réfléchir simplement. Le règlement de Poudlard était édicté au nom du purisme. Quiconque ne respectait pas ce règlement ne respectait donc pas le purisme. Qui condamnait les gens qui ne respectaient pas l'idéologie puriste ? L'Ordre Nouveau. Mike prit la parole d'un air tranquille. Ses yeux dorés n'étaient pas spécialement inquiets.

« En arrivant ici, je comptais vous demander de me renvoyer les 35 raffleurs qui étaient affectés à Poudlard. Il me paraît évident que c'est une mauvaise idée. » Il fit une pause rapide. Il n'avait pas l'air affecté par ce qu'il disait. « Ne pas respecter les lois créées par une institution du régime, c'est refuser l'idéologie du régime. L'Ordre Nouveau est, vous ne l'ignorez pas, l'instance coercitive et judiciaire habilitée à condamner les crimes idéologiques. La commission de sécurité de ceux qui ne respectent pas le règlement de Poudlard restera à la charge de l'Ordre Nouveau. » Il ne s'agissait pas d'une question mais d'une affirmation. « Poudlard a un but d'enseignement. Qu'il soit de former les élèves au purisme ou d'utiliser les bourbistes pour servir le purisme dans vos camps, cela reste un enseignement. A vous la gestion des camps et de Poudlard. A l'Ordre Nouveau de déterminer qui est un élément indésirable pour la société puriste. »

Il en avait toujours été ainsi et il en serait toujours ainsi. A Poudlard l'enseignement, à l'Ordre Nouveau l'établissement de l'idéologie, le contrôle du peuple et la condamnation de ceux qui mettaient en danger la sorcellerie. Le seul pouvoir judiciaire de l'inquisiteur était et resterait de virer des gens. Witcher ne changerait pas d'avis là dessus. Personne n'avait confié Poudlard à Eris Valverde pour qu'il tente de voler du pouvoir aux autres, qu'il tente des réformes inutiles et qui manqueraient de lisibilité parce que changeant sans prévenir et sans raison aucune un ordre établi qui fonctionnait avant lui – et avec lui du temps où il dirigeait l'Ordre Nouveau.

« Cependant, comme la mission d'enseignement est primordiale, j'en conviens volontiers avec vous, après le renvoi certain des éléments perturbateurs, qu'ils violent le règlement ou non, dans tous les cas, s'ils sont une menace pour le régime s'étant infiltré ici, je propose que les résultats de la commission du sang soient affichés ici, à Poudlard. Je suggère également que les 35 raffleurs que je mentionnais tout à l'heure escortent lesdits éléments au Ministère et que leur départ se fassent devant les habitants du château. »

Witcher avait sa propre vision des choses. Vision qu'il imposerait. Qu'Eris Valverde le veuille ou non, il n'était plus directeur de l'Ordre Nouveau et les pouvoirs qui allaient avec ce titre resteraient à son successeur.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher Sam 12 Oct - 11:25

Si dans le monde il y avait bien des incompréhensions, celle quant à Eris Valverde était des plus grande. S'il avait su ce que les gens pensaient, et s'il avait pu s'en défendre en ayant conscience du mal qu'il souffrait, il aurait clairement crié qu'il n'avait aucun amour propre et que "voler" les missions des autres était tout ce qu'il n'avait pas à faire, ou qu'il ne pouvait pas faire.
Mais qu'importait, l'incompréhension avait toujours primé sur la raison et sur la réflexion, et plus vite on critiquait quelqu'un, plus vite on s'en débarrassait et on s'en sortait. Le monde était régit de cette façon, le voisin gérait toujours plus maladroitement son bétail que soi-même. Il ne fallait pas avoir étudié l'homme pendant des années pour le comprendre. Toujours l'Autre, surtout quand il a plus de pouvoir ou d'importance dans un moment donné à un temps donné.
Valverde s'était habitué de ces regards, il avait conscience de quelle façon les autres le voyaient. Mais au contraire de tous ceux là, qui avaient vu Départements, partis politiques, et on pouvait encore en donner quant aux postes qu'ils avaient eu, ceux là venaient de quelque part. Ou plutôt, avait-il déjà la moitié de leur fesse installée sur un trône de carton et n'avaient plus qu'à se glisser quelque peu pour mettre la seconde moitié. Certains avaient plus de difficulté à le faire, il fallait en convenir et devenaient ainsi plus méritoires quand ils arrivaient à leurs fins. Toujours était-il qu'ils avaient déjà des prédispositions, des choses déjà toute prêtes pour eux qu'ils n'avaient plus qu'à prendre, avec plus au moins de temps et plus ou moins d'efforts.
Valverde était parti de rien. Il était arrivé à ce point d'après strictement rien, même pas une reconnaissance du Sang-Pur dans la société. Non, il n'était rien et avait évolué en presque bientôt soixante-dix ans. Certains, comme LeeRoy, comme Witcher, comme Eccleston, étaient encore terriblement jeunes et se voyaient attribués des postes et des fonctions que certains avaient eu après batailles, prisons et vieillesses. Et cela, personne ne pourrait le faire tomber. Personne ne pourrait dire le contraire. Un fossé séparait ces gens là de ceux qui n'étaient partis que du néant. De Saint-Clair, Brom, Valverde. A eux on avait souvent tenté de s'opposer, souvent pour se donner bonne conscience et une once d'importance. Débilité. Ils étaient là parce qu'ils le méritaient.
Ce n'était pas le cas de tout le monde.

Witcher ne comprit rien à ce que disais Valverde.
Affligeant, le vieil homme regretta un instant d'avoir soumis le nom de cet homme à Brom pour qu'il le remplace à l'Ordre Nouveau. Bedan, s'il elle eût été plus jeune, ou De Saint-Clair s'il ne méritait pas quelque chose de plus grand et que sa traversée du désert actuelle ne présageât rien de plus important que ce qui allait arriver, auraient pu prendre l'Ordre Nouveau. Déjà, ils auraient fait l'entier travail. On aurait guère vu des articles de presses à leur gloire mais des chiffres, des communiqués toutes les deux semaines, des Commissions de Sécurité, une vraie présence. Mais hélas, les deux personnes étaient soit destinées à mieux, soit trop jeunes. Chaque chose en son temps, si le destin de l'Ordre Nouveau était, une fois de plus, de sombrer, alors il en serait ainsi.
Quoiqu'il en soit, Valverde constata qu'on le prenait encore pour celui qu'il n'était pas, dans une vision assez réjouissante puisque Witcher semblait penser que le vieil homme avait encore la possibilité d'avoir un ascendant sur l'Intendance entière, outre Poudlard. Bonne chose, puisque quand on est Roi, on évite de le rappeler à tout va. Et avec ces paroles, Witcher semblait exactement faire ce qu'il ne fallait pas faire, tenter de s'imposer au lieu de s'imposer véritablement. Mais par dessus tout, il créait une forme de désaccord à un endroit où il n'y en avait pas, faisant preuve de laxisme là où il y en avait véritablement.
Toutefois, l'Inquisiteur avait des comptes à rendre quant à l'Education de la Jeunesse, le reste ne le regardait plus.
Brom jugerait, Voldemort aussi.

« Je crains que vous ne m'ayez guère entendu. La Commission de Sécurité a pour fin la punition des crimes idéologiques. En aucun cas elle n'a pour mission de corriger ceux qui ne respectent pas les règlements. Auquel cas, l'Intendant Brom n'aurait pas demandé la création d'une Inquisition, ayant tous droits quant à l'Education de la Jeunesse. L'Inquisition de Poudlard a, quant à elle, la mission d'Eduquer la Jeunesse et tous les moyens mis en place par cette dernière, sont, d'une part, appuyés par l'Intendant du Royaume-Uni, et d'autre part, dans l'unique objectif de replacer de jeunes bourbistes dans le droit chemin. Cela reste une mission d'Education, cela reste donc une mission de l'Inquisition de Poudlard. »

Brom l'avait dit et le fait que le Conseil d'Administration de l'Ecole fut d'accord pour rattacher cette dernière à la direction de l'Intendance en était la preuve. L'Inquisition était désormais le branche de la Jeunesse, dans toute sa diversité. Si bien que Valverde, Inquisiteur, avait l'objectif de créer des événements et des rencontres quant à la Jeunesse, d'étendre la méthode d'enseignement Puriste dans le monde mais aussi de punir et d'éduquer quand cette même Jeunesse faisait preuve de non respect et de désordre face à la philosophie puriste.
Witcher se comportait comme un enfant gâté, qui joue avec son jouet alors qu'il n'y connait rien.
Voldemort en personne avait demandé à Valverde que soient punis ceux qui, dans la société, avaient un comportement bourbiste et qui méritaient donc l'appellation de "Traîtres à leurs Sangs". Witcher n'avait pas été là lors de cet entretiens, il n'avait pas non plus été présent avec Brom et Valverde lors de la création de la Commission de Sécurité. Pourtant, de cette arrogance qui semblait être la sienne, il montrait à Valverde que ce dernier ne connaissait rien de cette Commission. Or, à qui avait été donnée la mission de punir les Traitres à leur Sang? Valverde. Qui avait alors mis un mois à créer cette Commission de Sécurité? Valverde. Aussi, s'il y avait bien une personne informée des droits et des devoirs de la Commission de Sécurité, c'était bien lui.

« Avoir un comportement bourbiste n'équivaut pas au terme de Traître à son Sang. Or, et je suppose que vous le savez, comme vous semblez le montrer, le Seigneur des Ténèbres m'a demandé de punir les Traîtres à leur Sang. Le cas Krieger est l'exemple même de la Trahison au Sang, puisque ce dernier a mis en danger l'idéologie entière de Poudlard du temps où l'Inquisition LeeRoy en était à sa tête. Toutefois, de nombreux élèves, et je pense notamment à Mercurius Yakovski ou à tous ceux qui ont eu un comportement bourbiste n'en n'ont pas été pour autant Traîtres à leur Sang dans la mesure où ils n'avaient pas conscience de leurs actes et qu'une mission d'Education devait avoir lieu. C'est la mission de l'Inquisition, je crois, et non celle de l'Ordre Nouveau. Jamais le Département n'a été mêlé aux affaires de la Jeunesse, sauf quand l'Inquisition Brom puis LeeRoy a jugé important qu'il le soit. Les choses ne changeront donc pas. »

Demander de faire revenir les Raffleurs? Et de quel droit? Ils étaient désormais sous la direction de l'Inquisition et sous celle de l'Intendance. S'il y avait une personne qui pouvait demander leur retour, c'était Brom et personne d'autre. Brom avait demandé à Valverde de rétablir la sécurité. Il l'avait fait. Mais il y avait derrière quelques conditions. Si ces conditions n'étaient pas respectées, et Valverde l'avait dit à Brom, alors cela ne servait strictement à rien de l'envoyer à Poudlard et tenter de régler la situation.
Valverde avait carte blanche pour Poudlard et pour le moment, la situation a l'école semblait prouver qu'on n'avait guère eu tort de lui accorder cette carte blanche.

« Votre suggestion est intéressante, mais inutile. Valverde observa l'homme avec fermeté et froideur. Afficher les résultats de la Commission du Sang ne saurait que réduire le rôle de l'Inquisition de Poudlard, dans la mesure où l'Inquisition se charge des communications avec les habitants du château. Et vous conviendrez que cette tentative de réduction du pouvoir a déjà apporté bien plus de dommages et d'heurts que de bons résultats. L'idée est donc singulièrement médiocre. Frederique LeeRoy a vu son pouvoir s'affaiblir car d'autres se sont chargés de le faire à sa place. Il n'est pas de la volonté du Seigneur des Ténèbres que la chose se reproduise à nouveau, et j'ose supposer l'idée qu'elle n'est pas la vôtre non plus. Nous continuerons à assurer les transferts de Commission du Sang, avec les membres de la Sécurité que nous jugeons aptes à les réaliser. Valverde inscrivit quelques notes sur un morceau de papier, ne s'occupant plus de Witcher. Ses yeux froids balayaient avec une rapidité non négligeable le morceau de parchemin, habitués à la lecture et à l'écriture. Aussi, votre regard sur les effectifs de Sécurité est passionnant en soit, mais non légitime. Ces derniers resteront ainsi jusqu'en Juillet 2006, où l'Intendant Brom communiquera la pensée du Seigneur des Ténèbres quant à la sauvegarde de ces dits objectifs. »

Valverde ferma le dossier.
Il se leva, contourna le bureau amené de l'Ordre Nouveau, descendit les quelques marches qui séparaient la seconde tourelle de la première et alla ranger le dossier dans une des bibliothèques qui remplaçaient désormais les anciennes vitrines de Dumbledore, où le vieux bourbiste exposait des objets tout aussi étranges qu'intéressants.
Une fois le dossier rangé, il retourna à son bureau, prit un autre dossier et ses lunettes, puis regarda froidement son successeur à l'Ordre Nouveau.

« Bien il semble donc que les choses soient établies. Je souhaitais juste votre confirmation. Comme auparavant, l'Inquisition de Poudlard vous enverra les cas qu'elle juge dangereux pour la société et l'idéologie Puriste. Elle préserve, comme voulu par le Seigneur des Ténèbres, l'Education de sa Jeunesse. Je vous prie de m'excuser, une réunion m'attend au Ministère de la Magie d'Ecosse. »

L'Inquisiteur traversa la pièce qu'il laissa en silence en la quittant.
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher Sam 12 Oct - 22:08


Que sauver de Mike Witcher ? Personne ne le savait trop. Mike était bien trop complexe pour qu'on le comprenne et que quelqu'un vienne le sauver. Il n'avait de toute façon pas l'idée qu'on puisse venir le sauver, cela lui semblait incompréhensible. Dieu, il n'y croyait pas. Il vivait ici, dans ce bas monde, et Dieu vivait là-bas, ailleurs. Chacun espérait que l'autre ferait le chemin et personne ne bougeait. Il regardait Dieu, Dieu le regardait, chacun mesurait l’abîme qui les séparait l'un de l'autre, un abîme que l'enfant qu'était Mike n'avait pourtant aucun mal à franchir. Mais c'était avant. Il n'était plus un enfant. Il se ne rappelait même l'avoir été. Cela remontait à si longtemps...La seule chose qu'il se souvenait de l'enfance était ses modèles. Car Mike Witcher, bien que lui détesta l'avouer, et qu'il ne s'en rendait même pas vraiment compte, voire pas du tout, marchait beaucoup aux modèles. Modèle qu'il détestait la plupart du temps. Modèles qu'il comparait à des chaines, modèles qu'il avait aimé pour tant. Car tout ce qu'il détruisait ou qui le détruisait lui était finalement source d'un indicible amour. Il n'y avait rien d'autre que la douleur chez Mike.  Douleur d'exister, douleur d'être, douleur de n'être pas. Douleur, seul amour qui lui restait. Ca faisait mal, l'amour. Il n'y comprenait plus rien, sans doute. Trop vieux. Trop mort, sans doute. Ses yeux, froids et dorés, faisaient le tour lentement de ce qu'il avait vu et de ce qu'il verrait. Sans rien apercevoir vraiment. Son sourire, car il souriait, ne montait pas jusqu'à eux. A quoi rêvaient ces yeux là, à quelle paix  intérieure et improbable, sous quel soleil mort ? Que voyaient-ils, quelle couleur pouvait bien se vriller dans ces yeux là ? Quelle pluie de lumière lavait ce regard d'os, aveugle au monde et pourtant clairvoyants, quel amour ébloui et pourtant bien fini ?

Il ne se lassait pas d'en rire. Mike était un homme qui s'était construit par réaction. Réaction au mépris de son père, au mépris de son père, réaction au bourbisme, réaction à la mort de Jeremy, réaction à sa capture. Si cela était être réactionnaire, alors oui, il l'était. Indubitablement. Il n'aimait pas non plus que les choses changent. Il conservait une manière d'être si rude que seule la mort pourrait l'en délivrer, comme on cassait d'un coup sec entre des dent vigoureuses une noix. Modèles donc, modèles qu'il fuyait. De son père, qu'il détestait pour son mépris, finalement, pour sa non croyance en sa personne, qu'il détestait pour son matérialisme, il avait adopté l'attitude tyrannique, la manière d'être quelque peu solitaire et contemplative. Même physiquement, en vieillissant, il semblait qu'il lui ressemblait un peu, ce qu'il niait farouchement. Son silence venait de lui aussi – des Witcher plus généralement. Avec cela alternait une phase volcanique farouche, un humour total et noir, un cynisme étrange mais réaliste, une colère et une folie imputable uniquement à son coté Mulciber. John n'était pas pour rien dans cette construction, ni Ben non plus. De Jugson, il avait adopté, quasiment inconsciemment, la dialectique, sans trop savoir pourquoi, en sens inverse, par réaction aussi, pour ne pas être laissé sur le coté, pour prouver qu'il n'avait pas tort et qu'il valait mieux que Tom, sans doute.

Mais Mike Witcher, ce n'était pas que ça. Il avait une part d'originalité. En ce qui concernait les autres, il admettait assez volontiers qu'il pouvait se tromper. Il était comme tous le monde, et comme tout le monde il pouvait se planter. Il détestait les erreurs, il les prenait pour de la faiblesse et lorsqu'il en commettait il mettait tout en œuvre pour la réparer. Il admettait qu'il pouvait se planter, qu'il pouvait ne pas comprendre. Mais il ne faisait jamais la même erreur deux fois. Peut-être se trompait-il sur Valverde. Sans doute, après ce que l'autre disait. Oui, c'était possible. Peut-être avait-il cru à tort que Eris voulait lui voler une prérogative alors que l'inquisiteur disait simplement la même chose que lui d'une autre manière. Witcher ne tenait pas spécialement à se brouiller avec l'inquisiteur. Il avait trop travaillé avec les Ministères pour gérer à présent un conflit avec Poudlard. La désunion et les luttes de pouvoirs l'ennuyait. Il n'avait pas le temps pour cela. L'Ordre Nouveau n'avait pas que ça à faire. Son bilan était bon pour l'instant et devait continuer à l'être. Il se contenta de sourire :

« Ce qu'il y a de formidable avec la communication, c'est que nous disons souvent la même chose et que nous arrivons tout de même à ne pas nous comprendre. N'hésitez pas à m'interpeller si vous avez besoin d'aide, un de ces jours. Nous avons beau ne pas avoir les mêmes avis, au final nous avons le même but. Ne m'en veuillez pas pour tout à l'heure. J'ai connu des gens plus réfractaires que vous à collaborer avec le reste des institutions de l'intendance à la même place que vous. »

Il y avait même eu un temps où Witcher envisageait d'entrer de force dans l'école, notamment avec l'aide d'Ariana Bedan, pour essayer de changer les choses sous LeeRoy. Ce n'était pas une prérogative du PPA, dont il était à l'époque le président, et il avait trouvé à l'époque déplorable que lui, qui n'avait rien à faire dans cette école, doive s'en charger. Au moins Eris avait-il le mérite de faire son travail, même s'il n'était pas très diplomate dans sa façon de faire. Car Witcher, lui, ne critiquait pas sa gestion, il se contentait de supposer. Si on lui disait que ce qu'il pensait était faux, alors il retirait ce qu'il disait, sans amertume aucune. Valverde avait une fâcheuse tendance à partir au quart de tour. A ne pas chercher à comprendre. Il se méfiait depuis trop longtemps de l'autre. Cas irrécupérable, sans doute.

Il resta seul un moment, en silence. Il contempla le bureau de l'inquisiteur. Tout avait changé depuis qu'il était venu là, du temps de Dumbledore. Aucun meuble ne correspondait. Pourtant dans l'idée, Mike s'en rappelait encore. Un instant, il oublia Valverde. Furtivement, il se leva, et pour quelques instants, debout dans la pièce, il contempla le bureau de l'Inquisiteur, et le vieux fauteuil venant de l'Ordre Nouveau. Il détourna la tête, contemplant simplement les marches. Il marcha un peu, et s'assit là, seul dans son costume sombre. Il se souvenait du regard bleu de Dumbledore, sans aucune complaisance, et celui de son père, tout aussi réprobateur. Anthony Witcher n'aimait pas Dumbledore, mais il aimait encore moins que son fils fasse des vagues. Rien ne correspondait plus au bureau de Dumbledore. Mêmes tours, univers différent. Michael s'assit sur le bord des marches en se souvenant de l'entretien, convoqué pour une énième connerie qu'il avait faite. Qui avait prononcé les paroles qui lui revenaient en mémoire ? Dumbledore ou son père ? Il ne savait plus. Le mangemort les répéta lentement :

« Qu'est-ce qu'on va faire de toi ? Tu n'as rien dans la tête. Tu ne sais que rater ta vie... »

Avait-il pris du plomb dans la tête ? Avait-il rater sa vie ? Qu'est-ce qu'on allait faire de lui ? Aucune réponse à ces questions ne vint à Mike. Aujourd'hui comme hier, il ne savait pas, il ne pouvait pas répondre à ce mépris autrement que par réaction, et continuer, et le laisser derrière lui. Il quitta Poudlard et retourna à l'Ordre Nouveau. Il rencontra Harry Sheridan qui venait là lui parler d'une toute autre affaire, mais qui demanda tout de même :

« Ca s'est bien passé avec Valverde ? »

Mike haussa les épaules et sourit :

« Comme d'habitude. On a toujours dit la même chose, mais on a des points de vue différents. »

Habitué qu'il était à entendre Witcher parler comme ça, le chef du Convent demanda à nouveau :

« Mais vous êtes d'accord ?
-Oh, oui. »

Cela était dit d'un ton très détaché et très sur. Puis ils passèrent à autre chose. Peut être ratait il sa vie, mais il semblait à Mike que le faire de cette manière pourrait au moins servir à quelque chose. Ceux qui comme lui n'avaient plus rien dans leur vie personnelle mis à part la douleur se réfugiaient dans les idées. Avec succès.
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Tout pouvoir sans contrôle rend fou. || PV M. Witcher

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