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Dossier Wayland Witcher ( L-Silverleaf )[Terminé]

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Laëtitia Silverleaf


MessageSujet: Dossier Wayland Witcher ( L-Silverleaf )[Terminé] Mer 2 Oct - 18:32

Les commissaires avaient fui le dossier comme on fuyait la mort ou la dragoncelle. Le petit dossier, peu épais, trainait depuis un certain temps dans la commission, changeant de mains sans trouver un individu capable de s'enquérir de cette tâche que l'on jugeait à la fois ingrate et dangereuse. Pour cause, un commissaire jouait son poste sur un pareil dossier.
Ce n'était pas l'individu que l'on craignait, c'était le nom, et pour cause, ce gamin en apparence inoffensif, c'était le neveu du patron. Wayland Witcher. Un nom à la con vous en conviendrez, tout ce qu'il y avait de plus grotesque, mais qui pouvait se vanter de s'en moquer publiquement ? Personne au niveau dix en tout cas.
Après maintes et maintes passations, c'était la commissaire Silverleaf qui avait récupéré le dossier, un peu comme le jeu de la patate chaude, sauf qu'elle, elle avait décidé de faire son job.
On aurait pu applaudir le courage s'il ne relevait pas d'une certaine stupidité, mais sa dévotion pour l'ON ne faisait plus de doutes, et elle acceptait de jouer le jeu, s'occupant du dossier du gamin.

Naturellement, elle aurait bien laissé le vieux Yaxley s'en charger, mais il était suffisamment occupé pour cela, lui qui avait la fâcheuse réputation de favoriser les proches et amis de sa famille, il avait bien loupé son coup en ratant ce dossier, ça ne le regardait plus.
Laëtitia recevrait donc ce bonhomme, septième année, Serdaigle, rien de bien étonnant jusque là.
Et toujours ce nom dont tout le monde se méfiait comme de la peste, mais pas elle, la commissaire était juste, droite et intègre, personne ne lui tendrait la main en cas de bavures, mais elle avait envie de faire son travail, elle aimait ça, et ne changerait pas son avis. Alors on murmurait des choses … et si elle le fichait sang-mêlé ? Et si le gamin ne présentait pas de preuves ? C'était un peu la surprise, si bien que lorsque le jour vint, le département retint son souffle en voyant le gamin rentrer dans le bureau de la commissaire. Une fois la porte fermée, le département reprit vie, cessant son immobilité d'un instant dans l'attente de la suite.

La demoiselle, qui avait pour l'occasion revêtu une robe rouge sang particulièrement jolie, décolleté léger, pas trop visible ni trop discret, laissant entrevoir quelques maigres formes que le froid aurait tôt fait de réduire également, et surtout un sourire sur le visage. Ce n'était pas un sourire crispé, loin de là, la rouquine était calme, et son habituelle coiffure ne dérogeait pas à son caractère rigoureux et bienveillant. Aussi, lorsqu'elle serra la main de Wayland Witcher en lui souriant, cela fut plus naturel qu'autre chose, encore plus lorsqu'elle lui avait demandé de prendre place devant son bureau.
La suite ne se voulait guère différente.

«Comme vous le savez monsieur Witcher, je suis Laëtitia Silverleaf, commissaire du sang en charge de votre dossier. Dans un premier temps je vous demanderais de bien vouloir répondre à quelques questions en confirmant ou en infirmant les informations que nous avons sur vous. Si certaines sont erronées, n'hésitez pas à me corriger.»

Ouvrant le dossier, elle quitta le jeune homme du regard pour se focaliser sur la petite fiche devant elle, bien remplie cela dit. On devinait là qu'il n'était pas n'importe qui aux yeux de l'Ordre Nouveau.

«Vous êtes donc bien Wayland Jake Witcher, né le treize juin quatre-vingt huit, à Imbrising Castle ? Scolarisé à Poudlard à Serdaigle en septième année ?»

Vint le moment de la question rituel mais tellement chiante à poser …

«Ceci est bien votre baguette ?»

Elle lui présenta le morceau de bois qu'on lui avait remis avec le dossier.

«Bien monsieur Witcher, je vous écoute, parlez moi de votre sang.»


Dernière édition par Laëtitia Silverleaf le Ven 18 Oct - 19:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dossier Wayland Witcher ( L-Silverleaf )[Terminé] Jeu 3 Oct - 17:42

La commission du sang. Encore une idée étrange aux yeux de Wayland. D'autant que son père l'avait bien averti, il n'y aurait aucun traitement de faveur, le cousin Mike insistait là dessus, il allait la passer comme tout le monde. Enfin, comme tout le monde. Wayland songea que malgré les consignes dudit cousin, les commissaires du sang ne devaient pas être à la fête. Non pas qu'il chercha à emmerder qui que ce soit, d'ailleurs. Ce n'était clairement pas sa faute, mais bien celle de son cousin, car même s'il était un homme honnête – voir un peu peu impitoyable vu qu'il laissait sa propre famille se débrouiller toute seule – Mike n'était pas un homme facile. Il effrayait Wayland lorsqu'il était enfant, avec ses yeux dorés qui ne souriaient pas, deux froides pièces d'or qui lui semblaient avoir autant d'émotions que la pierre et qui le dérangeaient, comme si Mike pouvait lire en lui. Par définition, il doutait que Mike soit donc un patron facile aussi. Et du coup, comment savoir comment il réagirait lorsqu'un membre de sa famille passerait à la commission ? Wayland, lui, pouvait répondre : il s'en ficherait comme d'une guigne, parce que dans le cas présent, il n'était pas grand chose, voire rien pour Mike, juste un très lointain cousin à la énième génération. Mike s'entendait bien avec Malone, le père de Wayland, mais il se contentait d'accorder une attention polie aux enfants de celui-ci, et encore. Mais ça, les commissaires du sang ne pouvaient pas le savoir.

Le nombre de recommandations faites à Wayland par son père et sa mère cumulés atteignait un plafond monstrueux. Sois poli, sois tranquille, pas d'insolence, fais ce qu'on te demande, rends nous fier de nous, plie toi aux règles, ne recommence pas les mêmes conneries qu'aux States...c'était en gros le message latent. S'il était vrai que Wayland ne voyait pas l'utilité de la commission , car après tout, il était sang pur et estimait ne pas avoir besoin de le prouver, il estimait aussi qu'il n'avait pas le choix. Et puis au moins la commission du sang présentait un avantage : il pourrait sortir de ce foutu château prendre l'air et ça, ça n'avait pas de prix. Si, celui d'une légère frayeur lorsque finalement, un brigadier lui avait remis la convocation à la commission du sang, assortie d'un fort sympathique lettre de l'inquisition l'autorisant à sortir. Et s'il allait au Ministère, embarquait une voiture, et ne revenait jamais ? Sur le coup, cela lui sembla être une bonne idée. L'imagination de Wayland était toujours au rendez-vous lorsqu'il s'agissait de trouver un plan pour se tailler, surtout depuis qu'il était revenu en Angleterre...quoique même avant aussi, car il en fallait, de l'imagination, pour trouver l'idée de piquer la bagnole du vice-président sorcier des Etats-Unis d'Amérique et se tirer avec la fille de ce dernier sur la route 66.

Ainsi donc, le jour de la convocation, le deux octobre, il se retrouva escorté d'un brigadier plus grand que lui en partance pour la commission du sang. L'uniforme de l'homme semblait trop petit pour lui, et son cou de taureau était si tendu, tout autant que l'étoffe, qu'on aurait dit que l'uniforme allait craquer. Wayland se contenta d'un très vague sourire. Il n'était jamais allé au Ministère. En débarquant dans le hall, il se dit qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi immense et d'aussi impressionnant, pas même la présidence américaine magique. Il jeta un œil au niveau un, là haut, d'où présidait un autre de ses cousins, John Mulciber. Mais le brigadier ne lui laissa guère le temps de regarder plus à son aise et le fit descendre au niveau 10, bien plus bas dans les entrailles de la terre, avant de carrément le larguer en lui faisant savoir qu'il le reprendrait à la fin. Bon. Wayland continua donc son chemin seul, pénétrant dans un département, où il avait vu juste, on retenait son souffle pour savoir quel serait le destin de cette commission. Wayland pariait sur la banalité la plus totale. Il n'était pas là pour causer le moindre problème à quiconque – surtout à des gens qu'il ne reverrait probablement jamais dans sa vie.

On le fit patienter un peu dans un couloir des plus occupés, bizarrement, par des commissaires du sang qui ne semblaient pas vraiment débordés...et en tout cas très intéressés par ce qu'il se passait à l'extérieur de leurs bureaux. Finalement, après lui avoir pris sa baguette, on le fit entrer dans le bureau de la commissaire...dont il était sensé savoir le nom, apparemment. Il jeta un œil discret sur la convocation. Ah, oui, c'était bien marqué dessus, autant pour lui, mais Wayland ne possédait guère la mémoire des noms, surtout en ce qui concernait les subalternes. Le « bonjour madame » qu'il lança n'en fut pas moins poli.

Un détail, léger, le chiffonna à l'énoncé des informations préliminaires qu'elle donnait, et il corrigea :

« En fait, tout est exact, sauf le lieu. C'est Imbrasing Castle, le nom exact. Mais vous pouvez mettre Aberdeen, c'est aussi simple comme ça, si ça vous arrange. »

Il pouvait se réveler de bonne volonté, oui. Puis au fil du temps, en voyageant à l'étranger, il avait appris que plus on était sympa avec les administrations, même composées d'acariatres fonctionnaires à lunettes, plus on obtenait ce qu'on voulait. Il confirma donc qu'il s'agissait bien de sa baguette, et on passa à l'entretien proprement dit. Parlez moi de votre sang...bon bah, on était reparti pour parler des affaires familiales, youpi.

« Eh bien, les Witcher sont une vieille famille de sang pur. On suppose que son fondateur, Farago Winter, qui a dérivé en Witcher, venait de Norvège ou de Suède, en tout cas des pays scandinaves, qui a donné naissance à la branche de Scarborough, dont est issu mo[strike]n cousin Mike Witcher. Il avait également un frère Iago, qui a donné naissance à la branche écossaise, celle d'Aberdeen. Plus tard, Desmond Witcher, descendant de Farago, s'est installé à Cardiff et a formé des alliances familiales et économiques avec les Bedan. La mère du chef actuel de la famille, Wiltord Bedan, est d'ailleurs Helen Witcher Au XIX ème siècle, il y a eut plusieurs mariages entre les cousins et cousines de ces trois branches, si bien qu'à un moment, John-Ross Witcher, le premier du nom, tenait entre ses mains l'intégralité des domaines et de la fortune familiale. Cependant, il a eu trois fils : John-Ross II Witcher, Robert Witcher, et Garrison Witcher, premier du nom. Celui ci s'est marié à Valene Smith et a eu un fils, Raymond, le grand-père de mon père, lui même marié à Rhea Bethune, et qui a eu pour fils Garrison II Witcher, mon grand-père. Ce dernier dirigeait, au même titre que ses aieux et que mon père Imbrasing Industries. Donc, mon grand-père, lui même, a épousé Molly Platt, femme au foyer, apparentée aux Serpens et à feue Asphodèle Platt, la femme du défunt Hugo Bedan, mort en héros en Irlande. De leur union est né un fils unique, Malone, premier du nom.

On arrive au coté de ma mère, cette fois. Madison Swift de son nom de jeune fille, elle est la fille de Jake Swift et de Miranda Rosier. Mon grand-père maternel était lui même le frère de Finn Swift, père de Loanna Bedan, qui a épousé Wiltord Bedan, ce qui fait de ma mère la cousine germaine de Loanna Bedan. Mon autre grand-tante est Catherine Swift, épouse de Morgan Yaxley. Ceci, je pense, devrait prouver mes dires. »


On trouvait dans l'ordre : les arbres généalogiques des Witcher, Swift, Bedan, Platt, et Rosier, authentifiés par le département de l'Ordre Nouveau, les actes de naissances des parents, grands-parents, grands-oncles et grands-tante de Wayland, ainsi que les certificats de scolarités correspondants. Il ne faisait pas les choses à moitié.
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MessageSujet: Re: Dossier Wayland Witcher ( L-Silverleaf )[Terminé] Sam 5 Oct - 16:40

La plupart des sangs-purs avaient cette attitude qui se prétendait supérieure, s'en devenait parfois agaçant. Mais pas avec le gamin Witcher. Certes il la portait bien, mais différemment, il était plus discret, moins dans la démonstration, peut être parce qu'intrinsèquement, il se pensait déjà sang-pur et que ce genre de conditions devenait particulièrement handicapant pour la commission.
Restait à voir sa performance, et cela promettait.

Poliment, il la corrigea sur le lieu de naissance. Son discours, finement adapté à son interlocutrice, lui donna un air intelligent et détendu, surtout dans les mots qu'il avait choisi, reflet de son intention première. Visiblement, il n'était pas trop dérangé d'être là puisqu'il se permettait même quelques 'familiarité', prouvant ainsi que lui et l'administration, c'était une grande histoire d'amour.
Laëtitia comprenait, une très grande majorité des jeunes n'aimait pas la paperasse ou ce genre de complaisances, principalement parce que pour eux, il s'agissait d'une perte de temps, et également parce que concrètement, cela ne présentait strictement aucun intérêt.
Toujours était il que le jeune homme prenait bien soin de présenter la chose et qu'il devait tout de même se concentrer sur cette dernière, sous peine de se chopper un joli statut de sang-mêlé qui aurait vite fait tâche sur son dossier.
D'ailleurs, quelqu'un avait il pris la peine de consulter le statut de sang du directeur de l'ON ? Pour sa part, Laëtitia ignorait totalement la nature de ce dernier. Quel paradoxe cela serait si un sang-mêlé reprenait l'ON ! Plus d'un en aurait ri tout bas.

« Eh bien, les Witcher sont une vieille famille de sang pur. On suppose que son fondateur, Farago Winter, qui a dérivé en Witcher, venait de Norvège ou de Suède, en tout cas des pays scandinaves, qui a donné naissance à la branche de Scarborough, dont est issu mon cousin Mike Witcher.  Il avait également un frère Iago, qui a donné naissance à la branche écossaise, celle d'Aberdeen. Plus tard, Desmond Witcher, descendant de Farago, s'est installé à Cardiff et a formé des alliances familiales et économiques avec les Bedan. La mère du chef actuel de la famille, Wiltord Bedan, est d'ailleurs Helen Witcher Au XIX ème siècle, il y a eut plusieurs mariages entre les cousins et cousines de ces trois branches, si bien qu'à un moment, John-Ross Witcher, le premier du nom, tenait entre ses mains l'intégralité des domaines et de la fortune familiale. Cependant, il a eu trois fils : John-Ross II Witcher, Robert Witcher, et Garrison Witcher, premier du nom. Celui ci s'est marié à Valene Smith et a eu un fils, Raymond, le grand-père de mon père, lui même marié à Rhea Bethune, et qui a eu pour fils Garrison II Witcher, mon grand-père. Ce dernier dirigeait, au même titre que ses aieux et que mon père Imbrasing Industries. Donc, mon grand-père, lui même, a épousé Molly Platt, femme au foyer, apparentée aux Serpens et à feue Asphodèle Platt, la femme du défunt Hugo Bedan, mort en héros en Irlande. De leur union est né un fils unique, Malone, premier du nom.

On arrive au coté de ma mère, cette fois. Madison Swift de son nom de jeune fille, elle est la fille de Jake Swift et de Miranda Rosier. Mon grand-père maternel était  lui même le frère de Finn Swift, père de Loanna Bedan, qui a épousé Wiltord Bedan, ce qui fait de ma mère la cousine germaine de Loanna Bedan. Mon autre grand-tante est Catherine Swift, épouse de Morgan Yaxley. Ceci, je pense, devrait prouver mes dires. »


La plume de la commissaire gratta rapidement le papier, confinant toutes les informations sur ce qu'il y avait de disponible sur le bloc-note.
Il mentionnait des noms bien connus, Bedan, Serpens, Yaxley, Platt, Rosier, et d'autres un peu moins. On pouvait très justement pensé que ceux ci étaient de petits sangs-purs, mais jusqu'à quel point ? La discrétion de ces branches n'étaient pas légendaires, et dans la société moderne, il était rare de voir des sangs-purs taire l'importance de ce dernier. Tout du moins, on savait que ceux qui n'en parlaient pas avaient bien des idées en tête, et on les connaissait ne serait ce que pour savoir que leur discrétion ce que leur discrétion signifiait.
Toutefois, elle émit quelques interrogations à ce sujet, regardant avec minutie les arbres qui portaient, étonnamment, le cachet du niveau dix, sans doute apposé par son directeur actuel pour ce qui était des familles Swift et Witcher.

Après une petite minute de silence et d'examen des arbres, puis de ses notes, la commissaire demanda alors, toujours en gardant le sourire :

«Je dois vous avouer monsieur Witcher que je suis surprise … vraiment … je n'avais jamais entendu parler des familles Siwft et Bethune avant votre passage ici.»

Curieux, s'il pouvait en être ainsi.

«De plus, si vos dire sont exacts, un de vos ancêtres directs s'est marié avec une demoiselle Smith n'est ce pas ? Vous n'ignorez pas que c'est un nom très répandu dans nos contrées, si bien qu'on ne peut guère juger de la pureté d'un sang comme celui là. Auriez vous quelques informations supplémentaires à ce sujet ?»

La pression allait probablement monter d'un cran.
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MessageSujet: Re: Dossier Wayland Witcher ( L-Silverleaf )[Terminé] Dim 6 Oct - 16:27

Si seulement les choses pouvaient être simples. Si seulement les choses pouvaient ne pas être compliquées, ne pas durer des heures. Si seulement les administrations pouvaient ne pas adorer les procédures procédurières et les employés procéduriers. Si seulement on avait pu faire dans la simplicité, un coup de tampon validant une vérité manifeste. Avec des si, on aurait mis l'intendance en bouteille. Et s'il y avait bien une chose que Wayland Witcher savait, c'est que rien n'était jamais simple avec l'administration. Jamais. Il fallait se plier à tous leurs désirs, être bien poli, bien se taire, attendre, et dieu savait qu'il n'était pas patient et que ça lui coûtait. Dire oui à tout, reconnaître qu'ils étaient débordés, ne pas venir à 16H55 parce qu'évidemment, ils fermaient à 17h et que cinq minutes avant, on les dérangeait, pour sur, pauvre minable qu'on était. Évidemment, c'était toujours comme ça. Wayland n'aimait guère les chefaillons, surtout ceux qui ne possédaient pas les moyens de l'être.

Du genre, l'élue du jour, Machina Machinchoseleaf et sa magnifique robe rouge sang qui n'était guère plaisante à voir, ça tuait les yeux. En fait, Wayland devait vraiment être réfractaire à l'autorité, en tout cas cette autorité là. D'ailleurs, quelle autorité ? Celle d'une petite commissaire du sang, employée de son cousin, disposant du minable pouvoir de mettre ou non un coup de tampon sur tel ou tel papier ? Bon, certes, ça pouvait être légèrement emmerdant, parce qu'il allait perdre un temps long et précieux, mais il finirait par avoir le sang pur. De toute manière. Le fait de filer de l'autorité, à quoi ? Une misérable rousse, sang mêlé sûrement, comme elle, semblait à Wayland une véritable connerie, mais il n'y pouvait rien, il fallait faire avec, rester calme, et composer avec cette fille aussi improbable qu'un anarchiste organisant un goûter.

Donc, qu'est-ce qu'elle voulait, la dame, si elle ne voulait pas lui donner son certificat du sang ? D'autres preuves, d'autres explications ? Oui, apparemment, oui. Les sang mêlés, décidément, jugea Wayland avec un certain dédain, étaient bien long de la comprenette. Douter du statut du sang des Witcher était proprement stupide. Certes, on ne pouvait pas exactement dire qu'ils aimaient se mettre en valeur, et l'on ne pouvait pas dire non plus qu'ils s'affichaient autant que les Bedan et les Mulciber. Mais cela ne correspondait pas à la philosophie familiale. Le silence était la force des Witcher. Même entre eux. Leur apprentissage résidait dans le fait d'apprendre ce qu'on ne disait pas, mais qu'on lisait entre les lignes, qu'on entendait entre les paroles. Ils n'avaient pas non plus besoin de s'afficher. Dans tous les domaines, ils s'infiltraient, tranquillement, sans faire aucune vague. Telle était l'histoire des Witcher, et à une moindre échelle, celle du cousin Mike. Mais partout dans l'histoire, on retrouvait les Witcher. Et curieusement, liés aux plus grandes familles. De manière invariable. De qui se moquait-on en doutant d'eux ? On ne pouvait pas douter des Mulciber, des Bedan, des Nott, des Rosier, de tous les gens qui s'étaient liés à un moment ou un autre aux Witcher.

Ou alors, il était encore tombé sur une connasse procédurière, ce qui n'étonnait pas plus que ça Wayland, les administrations semblaient faire un casting spécial pour les dénicher. Même lorsqu'elles avaient l'air sympa et cool, les fonctionnaires, surtout les femmes, ne l'étaient pas, c'était une sorte d'internationale, à croire qu'elles se passaient le mot entre elles. Peut-être même qu'elles faisaient des conventions – ou bien des goûters, voire même des séances tupperware- spéciales juste pour définir comment emmerder le monde au moyen d'un simple tampon et d'une procédure chiante...Imagination débordante ou complot international ? Wayland se connaissait, il pariait plutôt pour la première option, mais au moins, ça avait le mérite d'être drôle et de le pousser à ne pas s'énerver. Oui, le contrôle des nerfs, ça, ce n'était pas une vue de l'esprit, c'était nécessaire dans les administrations, car elles étaient toutes kafkaïennes.

Donc, Swift et Bethune. Fort bien madame, comme elle voulait, il n'allait pas pour autant se démonter...

« C'est curieux, comme vous dites, du moins dans le cas des Swift. Peut-être connaissez vous les Swift d'Oxford ? Ou Abraham Swift, professeur de sortilège à Poudlard qui fit scandale pour son comportement anti-bourbiste à son époque ?  Je crois que la dernière personne affiliée à cette famille, mademoiselle Ariana Bedan, est passée en commission du sang  avant le départ de monsieur Valverde pour Poudlard...or mademoiselle Bedan, dont la mère est Loanna Swift, comme je vous l'ai dit, la nièce de mon grand-père, a été reconnue sang pur. Monsieur Valverde a du viser cela dans les fichiers, le sceau de l'Ordre Nouveau sur l'arbre doit donc être de lui. Je suis sur que votre supérieur direct voudra bien vous permettre de consulter le fichage pour confirmer cela. »

Le supérieur direct, c'était Mike. S'il ne le mentionnait pas, c'est uniquement parce que Silverleaf savait parfaitement qui c'était. Wayland continua tranquillement :

« Quant aux Bethune...je comprends votre méconnaissance. Il s'agit d'une famille écossaise de sang pure, je l'accorde peu connue, qui trouve ses origines en Beth Witcher, sœur de Farago et Iago Witcher. Peut-être connaissez vous le révérend Willy-Jay Mulciber, dont je l'espère, vous ne douterez pas de la pureté de sang, bien qu'il ne soit qu'un cousin éloigné du ministre, ni du fait qu'il n'aurait pas épousé quelqu'un au sang souillé, ce serait indigne d'un prêcheur comme lui, d'un puriste, et d'un Mulciber. Sa femme est Jézabel Bethune, ce qui ne va pas sans causer quelques frictions dans leur couple. Notre bon pasteur a certes le droit de se marier, mais le jeu des alliances a fait qu'il a du épouser une catholique, ce qui ne lui va guère, en tant que protestant. Mais il faut bien faire des sacrifices pour la famille, n'est-ce pas ? »

Il ne demandait pas d'approbation. Rien. Il continua d'écouter la brave commissaire du sang. Smith ? Avait-il dit Smith ? Non, elle avait sûrement mal compris. Ou alors il avait confondu avec la mère d’Anaïs, qui, coïncidence, s’appelait aussi Valene...Smith de son nom de famille.  Et non pas Valene Selwyn, qui elle, était bien de la famille de Wayland.

« En effet, Smith est un nom des plus communs, qui n'a de fait rien à voir avec les Witcher. L'erreur doit venir de moi, la mère d'une amie s'appelle Valene Smith. En ce qui concerne mon arrière-arrière grand-mère, elle s’appelait Valene Selwyn. Excusez moi pour cette erreur, en plus, elle apparaît sur l'arbre généalogique comme s'appelant Selwyn. »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Dossier Wayland Witcher ( L-Silverleaf )[Terminé] Ven 11 Oct - 20:05

Or donc la réelle question était : Pouvait on sciemment déclarer le neveu du directeur de l'ON sang-mêlé ?
Si le bon sens poussait facilement à une réponse négative plutôt marquée, le philosophie et l'analyse des termes pouvaient laisser entendre un oui plus que franc et massif. Alors qu'est ce qui, concrètement, pouvait pousser une commissaire plutôt commune et sans histoires, à déclarer un gamin qu'il ne fallait pas toucher sang-mêlé ?
Outre la fâcheuse tendance de l'auteur à se moquer des anarchistes de gauche amateurs de goûter ( si si ça existe ), une forte envie de se débarrasser d'un personnage encombrant et inutile pouvait être la bonne réponse.
Ce n'était pas faute de trouver quelques justifications à cela n'est ce pas, une roux-attitude, un pétage de câble de la commissaire en question, qui d'un coup d'un seul pouvait décider de tout bazarder et de trouver la mort, disons le franchement, connement.

Loin de ces éventuelles considérations, la rouquine écouta ce qu'on avait à lui dire.
Non elle ne connaissait pas les Swift, et n'en avait tout bonnement jamais entendu parlé, que cela soit par monsieur Valverde, ou aucun de ses proches-parents. Même ici, à la commission du sang, il ne lui semblait pas avoir vu apparaître ce nom dans les registres de sang-pur. Peut être se trompait elle ? Peut être pas, après tout, elle ne connaissait pas toutes les familles 'dites sang-pur' et il y en avait qui prétendaient à ce titre sans le mériter, elle le savait.
Elle l'écouta toutefois avec attention notant rapidement ce qu'il avançait, leçon sagement apprise après deux heures de bourrage de crâne intensif, cela se ressentait.

Laëtitia nota les diverses parentés, avec les Bedan, dont il lui semblait avoir déjà vu ce nom quelque part, peut être la stagiaire du directeur de la Justice Magique, elle ne savait plus trop, avec les Mulciber, avec les Rosier, et encore un certain nombre de parenté qu'il faudrait vérifier, le tout en prenant un temps fou. Un autre commissaire aurait rapidement collé le statut sang-pur pour être tranquille, mais pas elle, elle était procédurière, chiante de ce fait, et elle aimait que le travail soit bien fait.
Si bien qu'une fois qu'il eut terminé son long blabla, elle releva les yeux de sa feuille, le fixant alors ajoutant alors :

«Loin de moi l'idée de remettre en cause le travail de mes collègues commissaires, mais je n'ai jamais eu d'Ariana Bedan dans mon bureau, et je ne connais évidemment pas son statut de sang. Monsieur Valverde a fait un énorme travail pour l'Ordre Nouveau, et je respecte son travail, seulement on ne peut pas se contenter que d'une parenté pour attribuer un statut de sang pur monsieur Witcher.»

Traduire par : j'en ai rien à foutre d'Ariana Bedan.
On avait déjà vu des membres de la famille être sang-pur avec des cousins sang-mêlés, ce n'était absolument pas une hérésie, bien que les sangs-purs aient légèrement tendance à crier le contraire en tentant de dissimuler les cadavres de ceux qui dérogeaient à cette règle. Les plus beaux squelettes sont ceux dans les placards bien évidemment.

«Nous vérifierons toutes ces informations, soyez en certain monsieur Witcher. En effet, il y a bien Valene Selwyn sur votre arbre, légère erreur de votre part, rien de bien grave, ne vous en faites pas.»

Rassemblant les documents, elle les tria brièvement avant de se rendre compte d'une chose quelque peu … troublante.

«Vous m'avez peu parler des Witcher, et spécifiquement de votre branche familiale. Vous auriez des précisions à me donner ? Ou quelque chose à ajouter ?»

Dernière fois qu'elle lui demandait des précisions, après quoi, il faudrait rendre un verdict. Le statut de sang commençait lentement à se profiler, l'idée germant lentement dans l'esprit de la rouquine.
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Wayland Witcher


MessageSujet: Re: Dossier Wayland Witcher ( L-Silverleaf )[Terminé] Sam 12 Oct - 16:36

Ou cette fille était conne, ou elle le faisait exprès. Ou elle le poussait dans ses retranchements pour voir s'il avait les nerfs. Wayland était quelqu'un de très patient, de très tranquille, mais il était aussi monstrueusement susceptible lorsqu'on doutait de lui ou de sa famille. Même s'il trouvait des défauts à son père, même s'il en trouvait à sa famille globalement, mais comme dans toutes les familles somme toute, il était fier de ce qu'il était, fier de son nom, fier de sa devise, Can do, fier d'hériter d'Imbrasing Industries, fier de tout cela et plus encore. Il possédait un orgueil farouche et ne voulait pas qu'on touche à cette identité là. Il n'avait à justifier devant personne de qu'il était, parce que qu'il était, se trouvait être un fait manifeste, qui pour lui était inutile de prouver. Et que si on voulait prouver, on pouvait regarder par les faits. Il lui semblait particulièrement difficile de prouver une idée, un sentiment d'appartenance, quelque chose qui était dans ces gênes, quelque chose de naturel sur lequel il ne pouvait pas même de mot. Le sang pur, c'était un état de fait pour Wayland et par conséquent, cela ne se justifiait pas. Cela ne pouvait pas se justifier, cela dépassait amplement le cadre de la raison, c'était comme ça, ça prédominait sur tout. Pouvait-on justifier que 2+2 = 4 ? Non. Aucun raisonnement logique ne permettait de le faire – sauf peut-être par des scientifiques, mais pas pour n'importe quel profane – et pourtant, c'était comme ça. On le constatait dans les faits. Si la conséquence était que quelqu'un se comportait comme un sang pur, la cause était forcément qu'il était sang pur. Ou un sang mêlé taré. Comme Wayland n'était pas fou – ce qui changeait par rapport à un Mike Witcher – il fallait donc en déduire logiquement qu'il était bien ce qu'il prétendait être.

Un sang pur. Que la connasse d'en face n'était pas, et elle devait en vouloir au monde entier pour tenir des discours pareils et prétendre que les autres n'étaient pas sang purs. Ou alors c'était une vicieuse. Ou alors il la connaissait et lui avait fait du mal, et elle voulait se venger ? Non, improbable, il ne fallait pas tomber dans la paranoia. Ou alors dans une autre vie ? Non plus. Enfin Wayland ne pouvait pas savoir, mais bon. Il fronça les sourcils :

« Le sang est une affaire familiale, il me semble...On est sang pur parce que sa famille est sang pure, parce qu'elle est ancienne et vénérable, parce que jamais ladit famille ne s'est souillé avec des sangs impurs ou des sang-de-bourbe. Je suis sang pur parce que ma famille est sang pure. Parce que c'est un fait. Fait qui se démontre par la parenté. En partie seulement, je vous l'accorde, quand vous n'avez qu'une parenté éloignée d'un coté de famille avec des sang purs, mais vous vous rendez bien compte que là, à tous les degrés, et pas seulement du coté de ma mère, on trouve un lien de parenté avec des sangs purs ? Vous croyez vraiment qu'ils se seraient avisés de tous se compromettre avec des sangs impurs ? Il faut être un parfait abruti pour faire ça, bon sang ! »

L'agacement commençait à pointer, oui. Bon. Heureusement, elle reconnaissait qu'il y avait bien une Valene Selwyn dans son arbre généalogique. Ce n'était pas plus mal. Qu'elle vérifie, donc. Il n'avait rien à cacher. Rien. Tout était contrôlable, vérifié, vrai, pour peu qu'elle se donne la peine d'interroger ses collègues. Parce que si elle ne savait pas elle même, nom de Dieu, il fallait qu'elle se renseigne ! Quelle commissaire du sang ne connaissait même pas les fondements de son métier, les familles nobles de la sorcellerie, sur le bout des doigts ? Quel genre, sinon une incompétente ? Ah, c'était bien sa veine. Wayland en pestait intérieurement. Cette connasse était bien foutue d'essayer de le foutre sang mêlé, et dans son impitoyable sens du professionnalisme, le cousin Mike ne ferait jamais rien pour l'aider, et il ne léverait pas le petit doigt pour l'aider ou changer quoi que ce soit. Alors maintenant, que pouvait-il faire ? Préciser, encore, ce qu'elle aurait du savoir, car les Witcher revenaient souvent dans les livres d'histoires.

« Bien sur que je peux. A l'origine, les Witcher descendent de Farago et Iago Winter, dont le nom s'est progressivement déformé au fil du temps. Farago, via son frère et sa sœur, Beth, dont j'ai déjà parlé, devint un grand propriétaire terrien et un formidable bâtisseur, qui construisit, comme son frère Iago, plusieurs forteresses grâce à la magie. C'était également un grand marin, et ce par qu'il était un élémentaliste puissant, qui maitrisait le vent et l'eau. Ses descendants se lièrent à plusieurs familles de sang pur connues et reconnues, Bedan, Mulciber, Rosier, Yaxley, notamment. Leurs fiefs se situaient majoritairement en Angleterre et en Ecosse, mais Desmond Witcher fonda sa propre branche au Moyen Age tardif et s'installa au Pays de Galles. Au XIXe siècle une série de mariage entre cousins éloignés eut pour but de rassembler les terres et châteaux dans les mains de John-Ross I Witcher, mais comme il eut trois enfants, la redivision se fit dans la foulée. Moi je descends de Garrison I Witcher, son troisième fils, je vous l'ai déjà dit. Quant aux Witcher eux mêmes, ce sont de grands entrepreneurs. Imbrasing Industries est par exemple notre propriété exclusive, et c'est mon père qui la dirige comme son père et son grand-père avant lui. Mais ce serait une erreur de croire que nous sommes uniquement des économistes. Mon père est un bon exemple. Il est professeur d'histoire magique contemporaine et doyen de la faculté d'Edimbourg. Et également un théoricien reconnu du purisme. L'éveil des siècles, Sorcellerie d'hier et d'aujourd'hui, Discours au Nouveau Monde... c'est de lui. »

Il fit une pause, légère. Il continua avec une férocité farouche, une fierté qui ne pouvait être contestée :

« Mon père, et tous les Witcher avant lui, pas que dans ma branche, mais dans toutes les branches, ont toujours été des puristes. Ils défendaient leur propre intérêts et ceux de leurs alliés. Ceux des sangs purs. Ils n'ont pas cessé de soutenir le Seigneur des Ténèbres depuis le début. On nous l'a fait payer, vous savez. Quand j'étais enfant, vous ne pouvez même pas imaginé à quel point je ressentais ça. On nous a fait payer le fait d'avoir dit tout haut ce que nous pensions, que nous valions mieux que les bourbistes qui arrêtaient les gens comme mon cousin. Et pourtant, nous avons continué à le dire et à soutenir le Seigneur des Ténèbres. Peut-être un peu plus bas, peut-être plus sourdement, même si ma mère n'entendait aucunement plier face au Ministère. »

Il fit une dernière pause. Puis il reprit en secouant la tête :

« Je suis désolé de vous dire ça, mais si vous vous défendez le purisme, c'est parce que vous y croyez. Nous, nous y croyons, pas seulement pas conviction, mais parce que nous sommes cette idée, et que si nous l'avions pas défendu, si nous ne la défendions pas, les bourbistes tenteraient à nouveau de nous détruire. Il y a une part d'idéologie, une volonté de guider le peuple en tant, qu'élite, oui. Mais aussi la volonté de nous défendre nous même. »

Convaincu, qu'il était. Il ne pouvait rien dire de plus. C'était comme ça. Comment, aurait-il pu en être autrement, de toute manière ?
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Laëtitia Silverleaf


MessageSujet: Re: Dossier Wayland Witcher ( L-Silverleaf )[Terminé] Ven 18 Oct - 19:07

Laëtitia écouta Wayland. Elle ne laissa pas une miette de ce discours lui échapper, et bien qu'elle n'ait rien consigner par écrit, elle enregistrait la moindre information dans son esprit, dans un but bien différent de celui qui apparaissait comme logique. Logique ? Elle ne l'était pas, elle ne l'avait jamais été, parce qu'elle avait toujours été la victime, et qu'à force de se subir, lorsque la compétence n'apparaît plus comme un outil viable, on se met à croire, bêtement, c'est là le siège de l'obscurantisme.
Croyait elle ? Il aurait fallu le lui demander, mais personne ne l'avait fait. Était ce évident ? Aimer était il croire ? Là encore, une fourmis perdue dans la masse ne pouvait être cernée du lot, et même si Eris Valverde, l'emblème même du purisme, l'avait sortie de là pour un temps, elle n'avait jamais été rien d'autre qu'une fille invisible. Elle était ce qui se passait derrière la caméra, celle qu'on ne connaissait pas mais qui, un temps, avait été nécessaire à l'Ordre Nouveau. Croyait elle à tout ça ? Valverde ne le lui avait pas demandé, Witcher non plus, et ils devaient bien s'en foutre, précisément parce qu'elle n'était rien à leurs yeux.

Le discours du gamin Witcher ne lui parut pas si long que cela, peut être parce qu'elle y voyait un certain intérêt, une utilité, peut être plus qu'une preuve en elle même cela dit. Il parlait bien, il lui rappelait quelqu'un qu'elle avait rapidement connu … autrefois.
Son ton frôlait l'arrogance, la suffisance, l'insulte et le manque de respect, mais la formulation était juste, habile, un vrai Serdaigle.
Oui, il lui ressemblait tant … en moins charismatique peut être, mais la ressemblance était frappante, il allait dignement lui succéder. À croire que les grands sangs étaient appelés à faire de grandes choses.

Vint la fin de son exposé, le retour du silence. Un silence pesant, tellement pesant qu'il en devenait gênant lorsqu'on ne le comprenait pas, et s'il avait bien fallu du temps pour qu'elle s'en accoutume, cela s'imposait désormais comme une évidence. Le respect avant tout …
Elle ne dit rien, pas un mot, pas un seul ; elle le fixa pendant quelques secondes, sans une expression, son sourire entièrement dissipé par le discours virulent, et l'évidence s'imposa à elle. Elle l'avait senti dès la première seconde en le voyant, c'était tout naturel, et peu importe ce qu'en diraient les autres commissaires, elle avait fait son choix en connaissance de causes. Et si on lui demandait de justifier cela, elle répondrait par l'évidence.
Démontrer que 2+2=4 est un fondement réel, axiomatique mais évident, toutefois pas indémontrable. À l'image de la conjecture de Poincaré, longtemps considérée comme axiomatique, elle fut toutefois explicitée … mais qui, qui pouvait prétendre la comprendre ? Et exercice plus difficile, l'expliquer ?
Un bon mathématicien … non, un collégien intéressé par les maths, pourrait vous prouver avec un peu de jugeote que 0,99999 était égale à 1 … mais lui, pouvait il prétendre le faire ? Ce qui était évident pour l'un, ne l'était pas forcément d'autres. En résultaient des théories moldues assez complexes, comme le principe d'incertitude d'Heinsenberg qui prouve qu'on ne peut pas connaître et la position et la vitesse d'un électron … chose qui paraît aberrante pour quelqu'un qui n'a jamais fait de quantique de sa vie. Et pourtant … rien n'est jamais acquis, il y a toujours quelque chose à apprendre.

Alors vint le moment d'agir. Elle baissa les yeux, ouvrit un tiroir de son bureau, en sortit un petit papier qu'elle remplit sans rien dire. Elle le plia, le glissa sur la table, sans le lâcher, alors qu'il arrivait devant le gamin Witcher. Fixant le papier, puis le jeune Serdaigle, elle lui répliqua calmement et sans se débiner.

«Votre attitude me rappelle quelqu'un qui est déjà passé ici, mais il y a plus de deux ans. Vous ressemblez beaucoup à Maleficus Serpens … mais surveillez votre comportement, afin de ne pas commettre les mêmes erreurs que celui ci.
Prenez cet entretien et sa résultante comme un avertissement.»


Elle lâcha le papier, et lorsqu'il le prit, elle ouvrit magiquement la porte d'un coup de baguette. Là, deux raffleurs firent sortir le jeune homme qui ne découvrit pas le résultat de sa commission du sang, c'était là l'avertissement d'une commissaire qui n'était rien, mais de son résultat, dépendrait l'avenir du gamin. Laëtitia Silverleaf avait rendu son verdict.
D'un rien, peut parfois dépendre de plus grandes choses …

Hrp:
 
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