POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Dossier N° N-019-MK || 11/10/05

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Mike F. Witcher


MessageSujet: Dossier N° N-019-MK || 11/10/05 Ven 11 Oct - 12:58

« Vous avez bien arrêté le suspect MR-01 ?
- Oui monsieur. Les indications de mademoiselle d'Huntington étaient très précises. Nous l'avons interrogé et transféré en salle 03 en attendant qu'elle voit son père.
- Parfait. »

La signature de Witcher parapha le fichier de Frank Althea. Le raffleur salua son directeur avant de repartir à sa mission principale. Mike continua à lire un instant le dossier, remit en place d'un geste machinal sa cravate. Jetant un regard à la salle d'attente des commissions du sang en passant, il constata que la commission tournait à plein régime comme d'habitude. Il confia le courrier à envoyer à son secrétaire personnel, Douglas MacNamara, courrier informant notamment l'inquisition de Poudlard du passage en commission de Mary Kane. Puis il s'en alla voir ledit prévenu. Martin Renolds. Né-moldu. Père d'une gamine potentiellement bourbiste bien qu'elle n'aie pas vu son père depuis longtemps et qu'elle ne causait pas particulièrement de vague. Mary Kane. Serdaigle. Connaissant probablement deux ou trois cousins Witcher de Mike lui même. Une sorte de gamine intellectuelle, sans doute. Un rat de bibliothèque ? Les préjugés avaient la vie dure, même à trente-sept ans. Sans doute parce que Mike n'avait jamais aimé que les intellectuels le méprisent même si maintenant il s'en foutait, et même qu'il trouvait une certaine utilité à ce mépris de ceux qui croyaient tout connaître, tout comprendre, tout juger. Il échappait aux règles. Mike Witcher n'était pas quelqu'un de compréhensible, et ne cherchait pas à l'être. Rien ne donnait d'indice sur sa personnalité. D'un air profondément indifférent, il regarda par la vitre sans teint Martin Renolds. Rien ne transparaissait derrière le visage du directeur de l'Ordre Nouveau. Il n'avait que de la froideur et de l'indifférence. Pas de pitié. Pourtant, l'homme qui était là était en sang, il était dans un état lamentable, il avait été ravagé, torturé, réduit à néant, maltraité à mort par les raffleurs. Mais pourtant, rien ne semblait atteindre Witcher.

Personne n'avait été atteint lorsque Jeremy était mort. Et, de toute façon, pourquoi être atteint, peiné, par l'état d'un né-moldu ? Witcher ne constatait que la faiblesse de cet homme, qu'il était minable, qu'il ne valait rien. Il vantait une idéologie de la facilité qui s'écroulait au premier choc. Il pleurait, dans son état crasseux et détruit. Witcher aussi avait été détruit. Mais il n'avait jamais pleuré, jamais versé une larme. Il n'y avait juste eu que de la colère en lui. La tristesse était là. Implacable. Il ne s'en était jamais vraiment remis. C'est entre autre pour cela qu'il était agité de tics et de tocs, entre autre pour cela qu'il était fou. Car fou, Mike Witcher l'était. On ne devinait rien chez lui de cet état. Il possédait la grâce séduisante et féline d'une sorte de panthère, peut-être. Mais il en possédait aussi la dangerosité, celle qu'on devinait chez les grands fauves et devant laquelle on préférait détourner les yeux. Les viols. Les meurtres. Le sang. Peut-être que si on cherchait bien, dans les yeux dorés et froids de Mike Witcher, on finissait par trouver cela. Il entra dans la pièce. L'autre le regarda avec crainte. Quelle torture allait lui faire subir cet homme là ? Pourtant, Witcher ne s'approcha pas de lui. Il se contenta de s’asseoir. De s’asseoir et de parler.

« Vous allez voir votre fille. »

Les lèvres de l'homme se mirent à trembler. Il n'avait jamais rencontré Mary Kane, probablement. Sans aucun doute. Mike Witcher ne comprenait pas bien quel genre d'homme pouvait abandonner sa famille. Lui, le mangemort, était un chef de famille tyrannique, qui aspirait la vie des autres, la contrôlait, et on ne pouvait que très difficilement sortir du cadre de la relation avec lui. Lui échapper était impossible. Mais il avait toujours fait ce qu'il avait pu pour Karen. Sa mère était incapable de s'en occuper, même étudiant, Mike s'en était chargé. Lorsque Nancy et lui avaient divorcés, il aurait pu fuir. Il était resté, et il avait elevé la petite.  Il ne l'avait confié qu'à ses propres parents que lorsqu'il était parti en Afrique du Sud, et pas de gaieté de cœur. Mais il l'avait repris dès qu'il l'avait pu. On n'abandonnait pas ses enfants. C'était bien là la preuve, encore une fois, que les nés-moldus étaient lâches, qu'ils ne pensaient qu'à eux, car leur propre survie. N'importe quel sorcier digne de ce nom n'aurait jamais lâché son enfant, même sous la menace de la mort...

Martin Renolds le dégoutait. Il ne méritait pas de pitié. Witcher se leva, ouvrit la porte et informa les raffleurs :

« Vous ferez entrer Renolds en salle 9 dans une dizaine de minutes. »

Il obtint une approbation franche. Mike se déplaça ensuite dans la salle 09, la salle des audiences, lugubre et austère, et s'installa au pupitre de l'accusateur. En face, le siège avec les chaines. Le siège où il était assis lors de ses deux procès. Mike sourit. Ce devait être sa plus belle victoire sur l'ironie du sort, tout de même.

On fit entrer Mary Kane. Les yeux dorés de Witcher fixèrent sans un mot, sans un sourire, ni aucune parole encourageante la jeune Serdaigle. Il se contenta de la dévisager durement, comme s'il pouvait lire au plus profond d'elle même, comme s'il cherchait à la déshabiller mentalement. Rien ne semblait pouvoir échapper à ce regard là, qui semblait contrôler sans rien oublier, absolument tout vérifier. Les chaines de la chaise montèrent de manière menaçante lorsque Mary Kane s'assit, mais retombèrent lourdement.

« Mademoiselle Kane.  Ce sera le dossier N° N-019-MK en date du 11 Octobre 2005. Interrogeant : Michael Farago Iago Desmond Witcher, en qualité de directeur du département de l'Ordre Nouveau auprès de l'Intendance. Interrogée : Mary Kane, élève en 6eme année à Serdaigle, du collège Poudlard. » Une pause froide. Mike continua : «  Les appréciations de la commission du sang ne jouent pas en votre faveur. Père né-moldu, mère incapable de prouver son sang puisqu'absente, résidant à l'étranger d'une manière fort pratique. Mère qui pour avoir eu une enfant avec un né-moldu ne doit pas être entièrement convaincue du bien fondé de notre régime. » Les accusations restaient. Elles tonnaient, elles étaient froides, et n'accordaient aucune complaisance à la convoquée. « Ce qui m'intéresse ici, c'est vous. Avec de tels géniteurs, on peut se poser des questions sur votre propre fidelité au régime. A votre de charge de me prouver le contraire. Pourquoi ne seriez vous pas une traitre ? »

Elle pouvait mettre en danger le régime. Comme ses parents avant elle. Et cette menace potentielle devait être détruite.
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Dossier N° N-019-MK || 11/10/05 Dim 13 Oct - 14:14

Elle avait tremblé, elle l’admettait, tremblé quand le hibou avait déposé la lettre sur la table de la salle à manger au petit déjeuné. Elle avait vu le sceau de l’ordre nouveau de loin mais elle n’avait pas imaginé que ça pouvait la concerner. Elle aurait pourtant du s’y attendre, elle qui était si prévoyante, après tout Miss Huntington avait fait allusion à la commission de sécurité, et il n’était pas étonnant, avec ses antécédents familiaux, qu’elle soit convoquée. Ce fut la pensée de ne pas avoir pu prévoir quelque chose d’aussi évident qui la calma et lui fit reprendre ses esprits. A côté d’elle, un curieux essayait de lorgné sur sa lettre pour voir ce qu’il y était inscrit, lui aussi ayant probablement vu le sceau du ministère. Elle ne lui jeta pas un regard et se contenta de refermer la lettre discrètement. Malgré la boule d’angoisse qui s’était logée dans son ventre, elle essaye de manger quelque cuillère de Porridge pour se donner une contenance et lorsque les premiers élèves commencèrent à partir de la grande salle, elle se leva et se joignit au mouvement. Ce ne fut qu’une fois passée les portes qu’elle s’autorisa à rouvrir la lettre pour relire ce qui y était inscrit. Le message était court et tout ce qu’il y avait de plus officiel.

Aucune échappatoire n’était possible mais à vrai dire, May n’y avait pas pensée, elle était peureuse et timide mais elle n’était pas du genre à fuir ses responsabilités. Elle n’avait après tout rien à se reprocher. L’espace d’un instant, elle se demanda si elle devait prévenir son grand-père après tout elle était mineure, elle devait peut-être être accompagné d’un sorcier majeur mais elle écarta vite cette option. C’était l’inquiété inutilement, elle envisagea un moment d’écrire à sa mère pour l’informer mais l’idée lui sembla ridicule. Elle n’avait pas envoyé une seule lettre à sa mère ou sa sœur depuis qu’elle était arrivée à Poudlard et n’en avait pas reçu. Elle supposait que sa mère devait recevoir de ses nouvelles via son grand-père à qui elle écrivait fréquemment. C’était probablement la malédiction d’être née en même temps que quelqu’un d’autre. Il y avait toujours eu une préférence pour Eléonore et son départ avait probablement du simplifier les choses.

A présent, elle était devant la salle d’audience numéro 9. Elle avait tout juste eu le temps de remonter dans son dortoir pour se changer et mettre une tenue plus approprié pour une audience, une robe de sorcière noire, sans fioriture. Avant d’être conduite au niveau 10 de l’Ordre nouveau. On lui avait pris sa baguette et ordonner d’attendre, sans méchanceté mais sans gentillesse non plus. Le département semblait tourner à plein régime et il avait autre chose à faire que de s’occuper d’une adolescente. Elle entreprit d’ouvrir son petit sac, et elle en sortit un livre intitulé « Droit Sorcier ». Elle ne pensait pas avoir quelque chose à se reprocher mais on ne l’avait probablement pas fait venir ici pour prendre le thé. Elle savait bien que l’ouvrage ne l’aiderait en rien mais c’était réconfortant de l’avoir avec soit, une espèce de talisman.

Quelqu’un lui fit signe de se lever, elle n’aurait su dire si c’était un homme ou une femme, elle prit une profonde inspiration, rangea son livre et se dirigea vers la porte ouverte. Celle-ci se referma derrière elle avec un bruit sinistre tandis que dans la salle se trouvait un homme d’une trentaine d’année et elle. Il était installé derrière un pupitre tandis que dans la salle, il la fixa sans un mot tandis qu’elle s’installait dans la chaise installée devant lui. Les chaines de la chaise montèrent, et l’espace d’un instant Mary tressaillit pensant qu’elles allaient lui encerclé les poignets. Mais elles se contentèrent de retomber lourdement, elle n’en éprouva aucun soulagement l’atmosphère de la salle était sinistre tout comme l’était l’homme devant elle.

Elle avait peur, n’importe qui aurait eu peur, beaucoup à Poudlard dans sa position après coup aurait peut-être prétendu ne pas avoir eu peur, être resté en contrôle de la situation tout le long de l’entretient mais ca n’aurait été que fanfaronnades et mensonges. N’importe qui aurait eu peur de l’homme devant elle et elle n’avait pas honte de l’admettre. Accepter sa peur, ce n’est peut-être pas la contrôler mais c’est faire un premier pas. Elle avait essayé de rester impassible, elle n’aurait su dire si elle y était arrivée, elle avait sa dignité après tout mais elle n’avait que seize ans et un homme comme lui pouvait probablement lire l’angoisse qui transparaissait dans ses yeux elle ne s’y trompait pas, ca ne servait à rien de vouloir paraître forte quand elle ne l’était pas.

L’entretien, si on pouvait appeler ça comme ça commença sans fioriture aucune.

« Mademoiselle Kane. Ce sera le dossier N° N-019-MK en date du 11 Octobre 2005. Interrogeant : Michael Farago Iago Desmond Witcher, en qualité de directeur du département de l’Ordre Nouveau après de l’Intendance. Interrogée : Mary Kane, élève en 6eme année à Serdaigle, du collège Poudlard. »

Le démonmé Michael Witcher fit une pause, et ce fut pendant cette courte pause qu’elle se demanda s’il n’était pas apparenté à Wayland Witcher, elle se souvenait avoir entendu ce nom en classe pendant l’appel hier. Il était à Serdaigle également et semblait être un jeune homme plutôt jovial et sympathique, le contraire de la personne en face d’elle.

« Les appréciation de la commission du sang ne jouent pas en votre faveur. Père né-moldu, mère incapable de prouver son sang puisqu’absente, résidant à l’étranger d’une manière fort pratique. Mère qui pour avoir eu un enfant avec un né-moldu ne doit pas être entièrement convaincue du bien fondé de notre régime. »

Mary ne s’y trompa pas, ce n’était pas des faits, c’était des accusations et elles lui firent monter le rouge au joue. Très facilement rougissante, parce que très facilement embarrassée, ce n’était pas l’embarra qui dominait ici mais la colère. Non pas tournée vers le directeur de l’Ordre Nouveau mais bien vers sa mère et l’homme qui était son géniteur. Ce n’était pas à elle de répondre de ses accusations mais bien à eux, à qui revenait la responsabilité des actions qu’ils avaient pris. Comment sa mère avait pu être aussi irresponsable pour tomber enceinte alors qu’elle n’était même pas encore mariée, comment avait-elle pu tomber enceinte d’un né –moldu entre tous qui loin de prendre ses responsabilités avaient fuis pour l’argent. Elle recevait l’insulte en plein fouet sachant qu’elle n’était que le résultat d’action sur lesquelles elle n’avait eu aucun contrôle. C’était revenir en enfance et ce revoir grondée pour les bêtises d’Eléonore. Mais elle ne pouvait pas répondre, s’eu été insolant et on ne l’avait pas autorisé à parler. Elle écouta donc la suite.

« Ce qui m’intéresse ici, c’est vous. Avec de tels géniteurs, on peut se poser des questions sur votre propre fidélité au régime. A votre charge de me prouver le contraire. Pourquoi ne seriez-vous pas un traitre ? »

La question fit retomber une partie de la colère. Elle ne savait pas faire face aux accusations mais on lui posait une question qui demandait une certaine réflexion et comme toujours la réflexion la calmait. Bien sur, elle avait toujours peur, elle se rendait compte que sa situation aurait pu être plus idéale mais aucun choix ne se posait devant elle. On lui avait posé une question et elle devait y répondre au mieux de ses capacités.

Après un petit moment de silence, elle se décida à parler. Sa voix d’abord peu audible de prime abord, ce fit plus ferme et plus sure d’elle au fur et à mesure qu’elle mettait ses arguments sur la table. Elle leva les yeux qu’elle avait tenus à demi baissé pendant que Witcher lui parlait et se contenta de regarder l’homme en face d’elle. Elle le fit sans arrogance et avec retenue, tressaillant peut-être un peu mais on regardait quelqu’un en face quand on lui parlait ou on ne parlait pas.

« Je comprends vos inquiétudes, elles sont légitimes, après tout comme vous le dites mes antécédents ne sont guères reluisants. », c’était dis sans suffisance ni même arrogance, car après tout, aussi déplaisant que la vérité soit pour la jeune fille, on ne pouvait la changer. « Je pense que mon retour en Angleterre est une première preuve de ma bonne foi. Ma première action en mettant les pieds sur le sol Anglais fut de passer la commission de sang. Mon retour en Angleterre est du de ma propre volonté, personne ne m’a proposé de venir ici et à vrai dire ma mère était contre. » En effet Elizabeth Kane n’avait été très enthousiaste au retour de sa fille en Angleterre, il avait fallu une négociation d’une année et ensuite la mort de sa grand-mère pour qu’elle puisse obtenir gain de cause. « Le régime français et leur laxisme ne me convenait pas, nous étions parfois amené à fréquenter des sangs de bourbe à l’école sans aucune différence de traitement avec les sorciers de droit. » Une moue de dégout se fit sur la bouche de Mary tandis qu’elle y pensait. On ne pouvait pas parler de droit divin en ce qui concernait la sorcellerie mais la France n’était pas aussi puriste que l’Angleterre et si le moyen par lequel Mary et l’Ordre de nouveau voulait voir la domination sorcière apparaitre n’était pas le même ca ne les empêchait pas d’avoir un dégout des né-moldu et un but commun. « J’ai décidé de mon propre chef de rejoindre mon pays natal et les rangs du vrai purisme, je crois qu’on ne peut en dire autant de beaucoup de personne de mon âge. »Timide, elle l’était, timorée aussi mais on ne pouvait lui enlever cette fierté, malgré ses handicaps de savoir ce qu’elle voulait et d’essayer d’y arriver. Elle voulait, naïvement peut-être, faire partie de ce mouvement qui embrassait l’Angleterre et revenir et finir sa scolarité à Poudlard avait été le premier pas.

Il y eut un bref silence, Pourquoi ne serait-elle pas un traite au régime, à son sang, à sa nation, la question était difficile, il n’y avait rien qui le prouvait, comme il n’y avait rien qui l’infirmait non plus. Elle  baisa les yeux de nouveau regardant ses mains posées sur ses genoux, mordillant discrètement sa lèvre supérieure hésitant quand à ce qu’elle allait dire ensuite. Elle releva la tête fixant de manière hésitante l’homme en face d’elle, elle ajouta d’une voix douce.

« Je ne crois pas qu’un enfant puisse être tenu responsable pour la dégradation de son état de sang par ses géniteurs, tout ce qu’il peut faire, tout ce que je fais, c’es essayé de se montrer d’autant plus digne de son état de sorcier. » Et c’était vrai, née-moldue, elle n’aurait eu aucun espoir car la sorcellerie ne lui appartenait pas mais elle était sang-mêlé à cause d’une erreur de naissance. « Je suis sang-mêlé, mon géniteur est un né moldu, c'est quelque chose qui entachera toujours ma dignite, mais je ne l’ai jamais vu, tout comme je n’ai jamais eu de contact avec d’autre né-moldu si ce n’est forcé à Beauxbâton. J’ai principalement été éduquée par mes grands-parents dont la fidélité au régime est connue et depuis mon retour en Angleterre, je n’ai pas eu de contact avec ma famille. » Elle eut un petit soupir, son argumentation ne lui semblait pas suffisante.  C’est donc avec franchise qu’elle ajouta, « Je n’ai que seize ans monsieur, je n’ai rien accomplis pour le moment mais je compte le faire et c’est par mes actions à venir que je prouverais ma fidélité au régime, mon retour en était le commencement. » Car après tout, elle aurait pu rester en France et jamais elle n’aurait été inquiété par la commission de sang ou même celle de sécurité.
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MessageSujet: Re: Dossier N° N-019-MK || 11/10/05 Lun 14 Oct - 10:45


On ne mentait pas à Mike Witcher. Lui savait mentir. Il savait même très bien mentir, mais c'était un moyen qu'il n'utilisait que peu. Pour tout dire, il omettait parfois de révèler certaines choses, mais il considérait cela comme une part de raison d'Etat. Le peuple n'avait pas besoin de connaître certaines vérités, comme le fait que le régime tuait parfois – souvent, disaient les détracteurs puristes, toujours disaient les terroristes – au hasard, qu'il était totalement arbitraire. Mais Witcher considérait que la violence arbitraire et permanente, conjuguée avec les moyens de se faire aimer en permanence, était la seule possibilité de gouvernement viable. Il fallait lier les gens au régime. Il fallait les intégrer dedans, qu'ils ne puissent plus avoir d'autres voies de sorties, qu'ils se sentent obligés d'adhérer, qu'ils finissent par croire, et que cela finisse par être le cas, qu'en défendant leurs intérêts, ils défendaient le purisme. Bourrage de crâne pur et dur. Mike Witcher ne mentait pas. Il s'arrangeait pour que plus personne ne pose de questions. Quand personne ne posait de question, quand tout devenait normal, logique, intégré, lorsque plus personne ne contestait plus rien parce que c'était la tradition, alors il savait qu'il avait gagné la partie. Il était là pour ça, uniquement pour ça. Son rôle, ce n'était pas de penser à la place des gens. Son rôle, c'était d'empêcher qu'ils pensent, tout court. En tout cas qu'ils pensent autre chose que le petit arc de cercle qu'il laissait vide et sans contrôle. Peu importait la version du purisme qu'on préférait, communautaire, individualiste, modérée ou extrême. Ce qu'il fallait, c'était penser puriste, point. Au contraire, en laissant le choix aux gens de définir à quel purisme ils adhéraient, Mike leur faisait croire qu'ils avaient de la liberté. Ainsi tout le monde était content et personne ne songeait à contester l'ordre établi.

Mike Witcher n'était pas Eris Valverde. Son message n'était pas forcément le même. Personne ne songeait à contester cela. Mike ne voyait pas Valverde comme un modèle et Eris considèrait, sans doute avec raison, qu'il n'avait rien à apprendre de Witcher. Ainsi, les deux directeurs du département de l'Ordre Nouveau ne se ressemblaient pas. Pourtant ils avaient le même but. Malgré des dissenssions, Witcher respectait le travail de Valverde. Que le contraire soit vrai ne comptait pas pour lui, cependant, ou tout du moins n'en faisait-il pas une maladie. Mike ne voulait l'approbation de personne, il faisait son travail et c'était tout. Ca plaisait, ça ne plaisait pas, il s'en fichait éperdument. Il continuait sa route. L'union, c'était fait. On écoutait sa voix lorsqu'il parlait et il transmettait le message. Les commissions du sang tournaient à plein régime. Il attendait à présent de voir quels seraient les premiers résultats en Irlande pour se prononcer sur la suite à donner à cette affaire. Mike Witcher restait fermement convaincu qu'il y avait quelque chose à tirer de l'Eire, quoi, il ne le savait pas, mais il attendait, patiemment. Le purisme allait gagner, il irait en Irlande, et il continuerait à reconstruire. Il se servait, tranquillement des partis puristes pour ça. Sur la scène internationale, on connaissait déjà Witcher. Après l'Irlande, si la crise ne se résolvait pas d'ici là, il irait en Italie finir de régler la crise du gouvernement.

En attendant, il était là, à examiner, sans aucune pitié et avec une telle impartialité qu'elle en devenait impitoyable, le cas de Mary Kane. Mike n'aimait pas les enfants. Et pour lui, ici, il ne voyait qu'une enfant. Pourtant, il avait aimé, et il aimait toujours, sa fille. Mais Karen était mature depuis toujours, elle était une Witcher jusqu'au bout des ongles, à telle point qu'elle avait réquisitionné Sturluson Manor, bien décidée qu'elle était « à ne pas se contenter d'un château des plus austères où personne, à commencer par mon cher mari, n'a idée que le chauffage est nécessaire aux humains pour vivre. » Dixit Karen elle même à propos de Castle Bay. Mais Mary Kane n'était pas Karen Witcher-Crow, qui au passage, avait trouvé le moyen de garder son nom de jeune fille. Mary Kane était une sang mêlée apeurée qui se demandait ce que Michael Witcher, directeur du département de l'Ordre Nouveau, allait bien pouvoir lui faire.

Réponse préliminaire : rien. Dans l'hypothèse bien sur où elle était convaincante. Réponse secondaire : mieux valait ne pas le savoir, dans l'hypothèse où le mangemort ne se révelerait pas convaincu. Il attendit donc patiemment qu'elle commence. Enfin pas si patiemment que ça, à un moment, instable de caractère qu'il était, il eut envie de la secouer et de lui dire parler. Il ne supportait pas la lenteur.
Il nota ce qu'elle disait, ne disant rien. Passer la commission du sang ? Mais c'était obligatoire. Choisir de revenir en Angleterre ? Elle aurait pu ne pas partir. Une fois qu'elle eut fini, Mike reprit :

« Bien. Ce n'est pas des plus convaincants, vous le savez. Vous n'auriez pas pu échapper à la commission du sang de toute façon. Quand à vos nés-moldus français, rien ne me confirme vos dires. »

On ne faisait jamais assez avec Mike Witcher. Rien n'était suffisant. Le directeur de l'Ordre Nouveau appliquait cela à tout le monde, sans distinction, si bien que le satisfaire, sur quelques points que ce soit, était véritablement difficile, voire impossible. Un bruit léger signala l'ouverture discrète de la porte. Mike l'ignora et reprit :

« Cependant, il est vrai que vous n'avez que seize ans. Mais ce n'est pas là la véritable différence avec les gens de votre age. A seulement dix-neuf ans, John Mulciber, le ministre de la Magie anglais, est devenu mangemort, vous voyez donc qu'il vous reste des progrès à faire. Il faut bien commencer par quelque chose, cependant. » Il éleva un peu plus la voix et s'adressa à la personne qui entrait : « Amenez le là. Merci bien, Cole. »

Le raffleur jeta un œil mauvais à Mary Kane, un œil clairement pervers aussi, et s'en alla en reniflant avec son air de pilier de comptoir. Il laissa derrière lui l'homme de tout à l'heure, si amoché et ayant tellement l'air d'une loque. Witcher commenta aimablement :

« Puis-je vous présenter Martin Renolds, Miss Kane ? Renolds, il s'agit de votre fille. »

Il ne s'occupa pas de ce qui se disait. Il sortit sa baguette magique, se leva du pupitre, et descendit quelques marches, parvenant au niveau dudit Martin Renolds. Witcher murmura quelques paroles. Renolds émit un borborygme effroyable, cracha du sang, porta ses mains à sa gorge. Un flot de sang montait de ses poumons et envahissait son gosier, l'empêchant de respirer. Il tomba au sol, se tordant dans tous les sens. Sa face devenait de plus en plus bleu. Avantage certain de la magie du sang, on faisait ce qu'on voulait avec. Comme si de rien n'était, Mike continua d'un ton badin, tranquille, parlant à l'intention de Mary Kane, toujours libre de bouger, assise sur son fauteuil :

« Si vous ne l'aidez pas, il mourra. »

Si elle l'aidait, elle portait certes de l'aide à son père, mais aussi à un sang-de-bourbe. Si elle ne l'aidait pas, elle serait traumatisée, mais elle sortirait vivante de cet endroit, sans poursuite, ou presque. Ce ne serait jamais assez pour que Witcher l'apprécie, ou pour qu'il ne la suspecte pas de quelque chose. Cela se voyait dans les yeux dorés du mangemort. Ce n'était pas assez.

C'est l'histoire de ma vie, aurait commenté Mike si on lui avait dit ça, à lui.
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MessageSujet: Re: Dossier N° N-019-MK || 11/10/05 Dim 20 Oct - 17:23

Elle n’était pas convainquante, elle le savait, plus elle parlait, plus elle s’apercevait que même pour elle ce qu’elle disait n’avait aucun sens. On ne peut pas prouver par de simple parole qu’on est fidèle à un régime. Les paroles ne sont des mots qui s’en vont dans le vent, de l’air, rien de concret. Ce sont les actes qui prouvent une loyauté et là encore, même un acte peut en caché un autre. Ils vivaient dans un monde ou l’on était sur de rien et de personne. Toute action, toute parole, tout geste étaient remis en question, disséqué, pour essayer de trouver le sens caché de tout évènement. Comment ne pas devenir paranoïaque dans ces conditions, comment ne pas devenir instable, comment rester sain d’esprit ?

Ce n’était pas une question que Mary aurait posé à l’homme en face d’elle. Il se dégageait de lui une froideur et une dureté qui ne laissait pas la place au badinage ou encore aux questions comme elle avait pu le faire avec Miss Huntingdon. La manière dont il la regardait ne laissait pas place au doute, il n’aurait pas d’indulgence pour elle que ce soit à cause de son âge, ou de sa situation, ses paroles le confirmèrent. Rien de ce qu’elle avait dit ne l’avait convaincu mais après tout ce n’était que justice, elle n’était pas convaincue elle-même, comment aurait-elle pu convaincre autrui ?

Elle aurait voulu crier à l’injustice, si elle avait été du genre à se rebeller contre l’autorité, simplement parce que si il n’y avait rien qui prouvait ses dires, il n’y avait rien non plus qui les infirmaient mais à ce jeu là, c’est toujours celui-ci en position d’autorité qui à raison et dans ce cas-ci, ce n’était certainement pas elle.

Elle entendit la porte s’ouvrir pendant que le directeur de l’ordre nouveau lui parlait. Elle eut un frisson inexpliqué. Pourtant elle n’avait pas peur, du moins elle n’était pas plus effrayé qu’elle ne l’était déjà. C’était probablement parce que son esprit était incapable d’imaginer la perversité et la cruauté des gens devant elle. Le cerveau agit parfois de manière surprenante, il bloque ce qui nous semble impossible et nous donne un sentiment de sécurité qui n’existe pas, c’était ce qui se passait ici. Mary ne s’imaginait pas qu’on se débarrasserait d’elle sans forme de procès si elle s’avérait être une traite à son sang, tout comme elle ne s’imaginait pas les tortures que certaines personnes avaient pu subir ici. Pauvre petite enfant naïve, si seulement elle savait.

Elle allait bientôt savoir d’ailleurs, la porte s’ouvrit et un homme entra en lui jetant un regard mauvais. Peut-être aussi pervers mais ça Mary était bien trop choquée pour s’en apercevoir. Il accompagnait ce qui avait du être un homme. Celui-ci était avait été battus, torturé et avait probablement subis des sévices qu’elle ne pouvait s’imaginer. Qui était cet homme ? Pourquoi l’avait-on emmené dans la même salle qu’elle, elle n’en avait aucune idée.

Le directeur de l’Ordre lui présenta sur un ton beaucoup aimable que celui qu’il avait employé pour lui parler. L’espace d’un instant, ce fut ce ton qui sortit Mary de sa transe, trop absorbée par l’homme qu’elle avait eu devant elle pour s’apercevoir qu’on lui parlait.

« Puis-je vous présenter Martin Renolds, Miss Kane ? Renolds, il s’agit de votre fille. »

Le choc fut rude, elle se souvenait avoir demandé à Miss Huntingdon si elle pouvait avoir des nouvelles lors de l’arrestation de son père mais elle n’avait jamais imaginé qu’elle démarche elle entreprendrait, si elle entreprenait des démarches, lorsqu’elle recevrait la nouvelle. A présent, le choix ne lui était plus donner, il était là devant lui, tellement amoché qu’elle n’aurait su dire s’il y avait une quelconque ressemblance physique entre lui et elle

Tant de chose lui venait à l’esprit en même qu’elle était, pour une fois, incapable de réfléchir correctement. Elle était fâchée de l’avoir devant elle, elle n’avait jamais voulu le rencontrer, elle aurait juste voulu le savoir mort. C’était elle qui avait rappelé aux autorités son existence, c’était donc par son intermédiaire que c’était fait tout ce qu’il avait subis. Jusque là, ca ne lui posait pas de problème, sa conscience occultait le fait qu’elle avait une responsabilité dans ce qui se passait mais elle ne voulait pas se salir les mains, ca n’avait jamais été son objectif et ici, le simple fait de le voir, d’être dans la même pièce que lui, la dégradait. Elle se sentait salie de devoir observé l’homme devant elle et de ce dire que cette chose avait été son géniteur.

Il y eut un moment de flottement, l’homme en face d’elle essaya de dire quelque chose, probablement de lui parler mais après tout, il ne connaissait pas son nom comment aurait-il pu savoir si elle était Mary ou Eléonore, toute les deux se ressemblaient tellement. Il essaya de bouger peut-être de venir vers elle, elle n’aurait su dire mais instinctivement ses mains sur crispèrent sur sa chaise et elle recula. Elle regardait l’homme devant elle, son géniteur, celui qui avait été le sujet tabou de tant de conversation. Avant même qu’elle ait pu réfléchir ou faire quoique ce soit, Witcher s’avança vers lui et murmura quelque chose.

La réaction fut instantanée, son père se mit à cracher du sang tout en portant ses mains à sa gorge peut-être dans le vain espoir d’essayer d’arrêter le phénomène. Mary poussa un cris mais resta en place, sans faire un geste, fascinée et à la fois effrayée par l’amas de sang qui se mettait à sortir de la bouche et du nez de l’homme en face d’elle. On lui proposa de l’aider, ce n’était d’ailleurs pas une proposition mais une information, donnée sur un ton badin, dégagé comme si ce qui se passait à l’instant dans cette pièce ne les concernait pas, n’était qu’une formalité.

La décision lui revenait, que voulait-elle, elle n’en savait rien. Comment l’aider ? Mais surtout pour faire quoi ? Il est naïf de souhaiter la mort de quelqu’un qu’on a jamais vu, c’est une rage d’adolescente mal aimé, un complexe d’infériorité, un moyen comme un autre d’effacer l’humiliation d’avoir, un jour, été abandonnée. Pourtant une fois mis devant le fait accomplit, était-elle assez forte pour s’en tenir à son désir malsain ou assez forte pour braver l’autorité devant elle. Aucune solution n’était la bonne mais effrayée par ce qui se passait devant elle, elle n’était pas en état d’évaluer le pour et le contre sa réaction était instinctive, primaire.

« L’aider… », Le mot mourut dans sa bouche tandis qu’elle se tournait vers Mike Witcher. Il y avait une note d’incrédulité dans sa voix, comme si elle avait voulu ajouter « mais pour quoi faire ? » parce que oui après tout, pour faire quoi ? C’était un sorcier né-moldu, un traite à son sang qui avait renoncé à son état de sorcier de son plein gré. Il n’avait pas sa place dans leur société mais surtout plus que ça, il n’avait pas sa place dans la vie de Mary.

Lentement, elle se leva de son siège, incertaine, un peu vacillante, et regarda l’homme en face d’elle. Il se mourrait lentement mais surement, quelle était ses dernières pensées à l’approche de la mort, devant le refus de sa fille de l’aider. Elle voulu demander « Pourquoi ? » mais pourquoi quoi ? Pourquoi les avoir abandonnées ? Pourquoi avoir renoncé à la magie ? Pourquoi l’argent avait-il été plus important que sa propre famille ? C’était des questions inutiles, il n’était plus en état de répondre et sa réponse ne changerait rien à ce qui avait été et ce qui allait être.

Elle se rassit et l’ombre d’un sourire de soulagement passa sur ses lèvres tandis qu’elle prenait la décision qui allait donner un tournant à sa vie. Elle se tourna vers le directeur de l’Ordre Nouveau et pour la première fois le regarda dans les yeux sans l’ombre d’une once de peur.

« Je n’ai pas de père, qu’il disparaisse. », l’espace d’un instant le soulagement avait prit le pas sur la peur. Parce que sa mort semblait la seule solution.

Pauvre petite fille, incapable de comprendre la portée de son acte. Ce n’était pas parce qu’elle n’avait pas lancé le sort, qu’elle n’était pas responsable. Elle allait tuer son propre père quand elle aurait eu l’opportunité de le sauver et peut-être de se sauver elle-même par la même occasion. Elle ne le savait pas encore mais à partir d’aujourd’hui, elle allait devoir porter le poids de la mort de son premier humain de sang froid. Il faudrait choisir de le dire à sa mère, à sa sœur, à son grand-père. Voir la peur, le dégout, la fierté s’afficher sur leur visage. A présent rien ne serait plus pareil mais ça elle ne pouvait pas le comprendre. On a beau être à Serdaigle, on est pas toujours intelligent pour autant.
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: Dossier N° N-019-MK || 11/10/05 Dim 20 Oct - 18:26

Mike Witcher était il sain d'esprit ? Excellente question à laquelle la plupart des gens le connaissant répondaient oui. Mais ceux là étaient des menteurs. Ils niaient une vérité totalement évidente. Enfin, évidente pour quelqu'un venant de l'extérieur. Et l'extérieur, ça prenait un sens très réduit, parce que l'extérieur, ça n'incluait pas le cercle puriste. Pour n'importe quel membre du régime, Mike Witcher était un grand défenseur du purisme, il s'imposait sur la scène nationale et internationale. Il était la justice. Ici et ailleurs, il représentait, et ce n'était pas seulement une vue de son esprit tordu, la justice puriste. Witcher était celui qui établissait l'idéologie au même titre que Valverde. Quand il parlait, on le respectait, et on l'écoutait. Il n'était pas un homme inabordable. Pour le peuple, il était proche de lui. Parce que Witcher venait du peuple, malgré tout ce qu'on pouvait dire. Même pour un sang pur, sa carrière était tranquille, et laborieuse. Il était monté petit et à petit, et ses efforts avaient été récompensés. Son prédecesseur était une statue de marbre, telle une statue d'un roi sage et antique indiquant la bonne route. Lui était le chef qui parmi les siens s'était élevé. On le trouvait légitime parce qu'on avait l'impression de toujours l'avoir connu, c'était tout. Ce n'était pas pour ça que Mike était un type bien au contraire. Le type souriant et sympathique n'était qu'une partie de lui. Pourtant, il était vrai qu'il était ce type là. Mais pas que ça. On ne pouvait pas vraiment résumer Mike Witcher en un mot, sympathique ou dur. C'était un homme changeant et profondément instable, mais qui avait appris à contrôler cette instabilité et qui savait l'utiliser, la contrôler. Ainsi lorsqu'il le voulait, comme ici, on le craignait, ou on l'aimait. C'était un rôle de composition. Mais Mike Witcher était un excellent acteur, parce que tous les rôles qu'il prenait n'étaient justement pas des rôles mais bien lui même, les différentes faces de sa personnalité qu'il mettait en avant.

Ce qui revenait toujours, quelque soit son comportement, c'est qu'il était l'autorité. Personne ne pouvait lui contester cela, personne n'y arrivait. Lorsqu'on le voyait, on obéissait. S'il se taisait, il mettait mal à l'aise. Witcher s'était toujours arrangé pour qu'on aie besoin de son avis. Même inconsciemment, les gens en avaient besoin. Lentement, mais sûrement, il s'imposait. Il faisait peur. Jamais il n'avait reçu de critique. Et il était devenu incontournable. Tout en s'arrangeant pour qu'on contourne ce qu'il était vraiment. Ainsi personne n'avait d'emprise sur Witcher et Mike avait-il de l'emprise sur tout le monde, ce qui permettait de servir au mieux ses objectifs pour le purisme. Ici, à l'ordre nouveau, il représentait la justice. Personne ne pouvait contester son autorité, il travaillait, faisait passer des commissions de sécurité, édictait la propagande d'une main de fer. La main fermement posée sur le gouvernail du navire, il tenait le cap. Et rien ne semblait pouvoir le faire flancher.

Injustice ? Non. Il ne ferait pas preuve de pitié avec Mary Kane car elle n'en méritait pas. Son métier était de déterminer qui représentait un danger idéologique pour le régime. Le métier de Witcher, et du département qu'il dirigeait en globalité, c'était finalement un rôle de filtrage. On éliminait les sang-de-bourbe parce qu'ils étaient dangereux pour la société. On éliminait ensuite les éléments de la société qui étaient incompatibles avec elle. Il le fallait. Ce n'était pas un acte mauvais, c'était un acte de pitié, en tout cas pour le dernier cas. Un mal nécessaire. De toute façon, ils seraient inadaptés à la société et elle les détruirait. Il organisait cela proprement, voilà tout. Renolds était une ordure qui ne méritait pas de vivre, il était dangereux. Mary Kane pouvait être dangereuse, mais ce serait pas qu'elle serait inadaptée. Son père, c'était une question de gêne. Elle...elle aussi, mais ce n'était pas pareil. C'était une question d'influence. On pouvait sauver un sang mêlé, un né-moldu était irrémédiablement perdu.

Voilà pourquoi Mike Witcher mettait en place ce petit cinéma. Il alla se rassoir, implacable. Il ne disait rien. Il se contentait de regarder. Mike était un homme de test. Il filait des défis aux gens et s'en donnait à lui même. Il était un drôle d'homme et il n'aimait personne, n'avait de pitié pour rien. Il regardait, analysait, croyait ce qu'il voyait. Le purisme, c'était autre chose, le purisme faisait partie de lui. Il n'imaginait pas ce que Mary Kane pensait de son père, ni ce qu'elle allait faire. Il voyait les faits et il les notait, c'était tout.

L'aiderait-elle ou non ? Elle se leva. Un moment, Witcher fut persuadé qu'elle allait parler, l'aider. Ca aurait été logique après le cri de terreur qu'elle avait poussé, banale petite gamine qui pensait que personne n'assassinait personne. Mais elle se rassit. Et elle parla.

Pour la première fois, le visage de Witcher s'éclaira d'un sourire. Pas mauvais, pas ironique, juste un sourire. Mike était beau quand il souriait et on comprenait pourquoi son sourire était aimé par les gens. Il était toujours bon de voir et de constater qu'il restait quelques personnes à savoir faire les bons choix. D'un geste de baguette, il arrêta le sort. Martin Renolds cracha encore un peu de sang, mais son visage reprit peu à peu une couleur normale. Le directeur de l'Ordre Nouveau nota encore quelques mots, puis il reprit :

« Très bien, miss Kane. La commission de sécurité retiendra ceci. Une surveillance judiciaire de précaution sera exercée sur vous pendant un mois. Vous pouvez partir. » Une pause durant laquelle il l'observa ramasser ses affaires et partir. Au moment où elle passait la porte, Mike appella à nouveau, un sourire aux lèvres : « Miss Kane ? Vous avez fait le bon choix. »

Il resta seul avec le né-moldu. Lui jetant un regard de dégout, Mike n'en fit que peu de cas et ordonna à ce qu'on le ramène à Azkaban. Que les détraqueurs s'amusent un peu avec les vivants, eux aussi, après tout.
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MessageSujet: Re: Dossier N° N-019-MK || 11/10/05

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Dossier N° N-019-MK || 11/10/05

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