POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Absents pour cause Puriste || Crow, Eccleston, Valverde

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Absents pour cause Puriste || Crow, Eccleston, Valverde Jeu 24 Oct - 11:48

Absents pour cause Puriste
Eris Valverde, Lincoln Crow & James Eccleston


« Nous avons reçu du Département de l'Ordre Nouveau la demande de mise sous surveillance de Mary Kane. Quels sont ses récents mouvements?

— Les individus Mary Kane et Tally Youngbloung ont été vues discutant dans le parc. Nous n'avons pas tout à fait eu accès à leurs conversations. Même si nous pouvons en supposer la teneur.

Cette dernière est revenue de France récemment, et nous savons pertinemment que l'Education française en matière de Purisme est très précaire. Je m'entretiendrai prochainement avec l'Intendant afin que soit soumis le Ministère français aux lois de l'Intendance quant à la Jeunesse. Mais nous devons garder à l'oeil Mary Kane.

— Très bien, Monsieur l'Inquisiteur. Ariana Bedan et Wayland Witcher se sont aussi rencontrés. Il est certain qu'ils vont commencer une relation amoureuse.

Les Witcher ont cette tendance assez terrible de se placer toujours sous une aile plus puissante qu'eux afin de mieux leur ôter leurs plumes. J'aimerai que vous le surveilliez aussi, je refuse que Bedan soit mise à mal par l'ombrageuse ambition des Witcher. Même si ne ne doute pas de sa clairvoyance quant aux jeux politiques de ces derniers. »

Les deux langues-de-plombs acquiésèrent de la tête. Valverde avait installé un véritable réseau de surveillance à Poudlard, où chaque individu ne pouvait faire un pas de côté sans que l'Inquisition ne le sache.
On savait tout à Poudlard, et pourtant, l'endroit était si grand qu'on pensait que les murmures se perdaient dans les coins de couloir. C'était le cas, mais rien ne se perd totalement. Cela s'oublie, cela se transforme. Rien ne se perd, rien ne se crée... Tout se transforme.
Ceux qui ne voyaient pas et qui n'entendaient pas ne faisaient pas obligatoirement foule et force à Poudlard. Derrière ces étudiants, ces professeurs, ces brigadiers de la Police Magique, ces Raffleurs, et les quelques Exécuteurs de Crow, il y en avait qui avaient juré de venir en aide à ces murmures qui se perdent, à ses choses qui ne se voient plus.
Ainsi, au final, rien ne se perdait totalement dans ce microcosme qu'était Poudlard. LeeRoy l'avait isolé, Valverde en avait fait une certaine force. Non, Poudlard ne resterait jamais isolé dans cette Intendance que Brom dirigeait avec une main de fer. Elle serait cette Ecole du Purisme, par laquelle tout jeune sorcier rêve de passer. Mais à l'intérieur, l'isolement crée par l'Inquisition LeeRoy restait utile à l'Inquisition Valverde. On n'entrait pas à Poudlard avec des idées bourbistes. Car si tel était le cas, alors on mourrait. Les camps n'étaient qu'une étape de retard, une marche avant la mort. Mais les furies attendaient quiconque n'acceptait pas le Purisme de Lord Voldemort. Ce Purisme fort auquel croyaient Brom, Valverde, Crow et bien d'autres. Il en était ainsi, le jeu était tel, on en acceptait obligatoirement les règles.
Ou alors, on ne jouait pas. Si tel était le cas, on acceptait la mort.

Eris Valverde n'était pas un dictateur. Non, il était tout simplement fou. Cette folie froide, qui fait froid dans le dos à ceux qui se confrontent à lui et qui sont conscients de cette folie. Une folie meurtrière, basée sur une souffrance telle qu'il divisait l'Humanité en son sein le plus cher: l'Amour.
Le vieil homme était un intellectuel. Mais il faisait parti des intellectuels dangereux. De ces fous que l'on ne soupçonne guère. On pense toujours aux fous chauds, ceux qui hurlent, ceux qui éventrent en riant et en criant leur folie. A ceux qui avaient fait le choix de faire peur par cette folie, avec une chaleur dangereuse et plus que brûlante. L'Inquisiteur de Poudlard faisait parti d'une autre espèce de fous. Une folie silencieuse, présente et manifestée par cette froideur que tous connaissaient. Etait-elle plus dangereuse? Sûrement pas. Toutes les folies sont dangereuses. Mais elle était dissimulée et pouvait alors avoir plus d'effets. Le Mangemort politicien n'avait jamais chercher à la dissimuler. Non. La blessure béante dans son âme avait accueilli, avait même appelé cette folie froide. Alors, petit à petit, doucement, elle s'était faite une place solide et durable. Toujours derrière cette armure de glace, toujours derrière ce calme impressionnant. Il y avait eu la souffrance, désormais il y avait la haine et la folie.
Beaucoup estimaient Valverde en sa qualité de politicien Puriste. Beaucoup avaient cherché à se mesurer à lui. Le premier avait été Yaxley. Puis une longue liste avait suivi. Personne n'avait réussi. C'était un fait incontestable. Triste constat de personnes qui ne se construisent pas en tant qu'être individuels et copient sur les autres. Alors, au final, ni la copie ni l'originale n'était travaillées dans leur intégralité. Tout n'était que moitié. Et toutes les moitiés finissent pas être oubliées.
Mais peu soupçonnaient cette folie dangereuse présente chez Valverde. Cette légère frontière à ne pas dépasser et qui rendrait alors le Mangemort terriblement sanguinaire et belliqueux.  

Valverde était en dehors et en dedans des Mangemorts. Longtemps il avait été un membre discret des serviteurs de Lord Voldemort. Discret mais écouté par le maître. Discret, mais petit à petit influent dans un Ministère corrompu. Sa marque était bien ancrée dans sa chaire, sa fidélité n'était pas à remettre en question. Pourtant, de quelle façon le voyait-on?
Le voyait-on célèbre Mangemort politique, comme on avait vu les Mangemorts barbares Lestrange et Dolohov, les Mangemorts habiles comme Menroth et Witcher ou encore les Mangemorts débiles - dont on ne pourrait citer le nom par politesse? Non. Valverde semblait à la fois appartenir aux fidèles du Seigneur des Ténèbres et être une entité autonome. C'était assez complexe à constater. Comme Brom, comme beaucoup de personnes qui n'étaient partis de rien pour arriver à cet état. Le vieil homme s'était construit en autodidacte, sans l'aide de personne. Contrairement aux Mafloy, à Menroth, Valverde n'était pas un danger pour Voldemort. L'Inquisiteur de Poudlard et ancien Directeur de l'Ordre Nouveau ne faisait pas les choses pour devenir plus puissant. Chaque jour restait pour lui une occasion de faire gagner la Sorcellerie. Sa mission était de le faire à Poudlard, par le biais de tous les moyens, et quand elle serait terminée, alors il ferait ce qu'on lui demanderait de faire.
Aussi, Valverde avait peu de liens avec les Mangemorts. Il était reconnu parmi eux comme un homme sage et intelligent, brillant en politique. Il était aussi connu comme quelqu'un pris d'une honnêteté froide et cassante, le rendant à l'évidence tout sauf sympathique. Mais il était respecté.
Lui, il respectait profondément deux Mangemorts: Léon Brom et Lincoln Crow. Les deux hommes avaient toujours tout sacrifier pour le Purisme. Ils étaient fidèles à Voldemort, fidèles à leurs idées et jamais leur position de Mangemort n'avait été là pour renforcer d'autres positions. Au contraire. Ils avaient toujours travaillé pour s'améliorer et pour mieux servir la Sorcellerie. A l'inverse d'autres qui avaient toujours servi la Sorcellerie pour mieux avoir la possibilité de ne penser qu'à eux.
L'éternel positionnement de certains Mangemorts. Certains avaient attendu de l'être pour, soudainement, être pris d'idéaux Puristes. D'autres comme Brom ou Crow avaient toujours cru en la Sorcellerie Puissante et étaient donc devenus Mangemorts.

Jeudi soir.
La pluie fine et froide tombait sur Poudlard. La nuit, elle, avait déjà pris ses droits sur le domaine Puriste rallié désormais à l'Intendance de Brom. L'Ecole du Purisme allait devoir se priver jusqu'à dimanche soir de son Inquisiteur. Il s'était déjà absenté de l'Ordre Nouveau durant des jours aussi longs. Mais pour ceux qui s'inquiétaient, ou ceux qui se réjouissaient, il fallait évacuer toute idée de lâcher prise sur la direction de Poudlard. Valverde garderait un oeil avisé sur l'Ecole et serait bien plus présent qu'on ne le pensait.
Le vieil homme quitta son bureau via l'armoire à disparaître, installée dans le troisième niveau crée par la troisième tourelle. Personne ne pouvait donc savoir qu'il avait quitté les lieux. Et pourtant, en quelques secondes, il s'était retrouvé au manoir Valverde, au coeur de la forêt de Gaydon.

En toute logique devaient l'attendre deux Mangemorts.
Le propriétaire des lieux quitta les cachots du manoir afin de se rendre dans le salon officiel. Silencieux, froid, le salon des Valverde avait quelque chose de paradoxale. Riches et confortables fauteuils noirs, argent et rouge-sang, et pourtant, un lien empreint de calme et de froideur.
Eccleston et Crow attendaient. Sans-doutes le Directeur de la Justice et sous-fifre de Mulciber ne s'aviserait pas trop de faire preuve d'arrivisme devant les deux autres Mangemorts. Quant à l'autre, il était désormais le troisième Conseiller du Ministre Mulciber en l'espace de maintenant presque deux ans. Mais comme Valverde à l'époque, Crow brillait d'un autre statut que d'être celui qui conseillait le non-conseillable Mulciber.

« Bonsoir. La voix froide de Valverde contrasta avec le feu de cheminée allumé depuis l'arrivée des deux Mangemorts. Je pense que nous sommes prêts à partir. »

Un elfe de maison ouvra le chemin en direction des cachots du manoir. Pas un bruit, pas un souffle. Et pourtant, les sous-sols de Gaydon étaient remplis de nés-moldus et élèves bourbistes régulièrement torturés. Chandelier en main, le petit être semblait fier de guider ces trois serviteurs du Lord. Suivaient Valverde, marchant silencieusement et froidement dans un léger mouvement de robe, Crow et Eccleston.
On ouvrit une pièce protégée. La zone de tranplanage. Les trois se prirent le bras.

L'Australie puriste les attendait.
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MessageSujet: Re: Absents pour cause Puriste || Crow, Eccleston, Valverde Dim 27 Oct - 23:11

Le bureau des Exécuteurs était bien souvent un lieu de transition important. C'était un espace où il régnait une atmosphère réellement différente du reste du Ministère de la Magie basé sous la capitale Londonienne. En fait, ici, les sorciers de l'élite du Ministère entraient, sortaient, réfléchissaient, collaboraient, préparaient, se réunissaient, mais aucun ne semblait perdre du temps à s'asseoir sur un siège un instant, un simple moment pour se reposer. C'était une vie à cent à l'heure, et avec Lincoln Crow en Directeur de Bureau, ils étaient bien obligés d'agir de la sorte. Il n'était pas commode, disons qu'il avait une certaine conception des choses, du règlement, et il n'en démordait pas. Pour tout dire, ça changeait radicalement des autres directeurs. Le très grand Orcus avait instauré peu de règles aux Exécuteurs, ils avaient été assez libres, finalement, de fixer leurs limites eux-mêmes. Résultat, lorsqu'Orcus était parti, emporté par la mort et la tragédie d'un suicide
incompréhensible, les Exécuteurs n'avaient pas su se diriger vers une voie d'excellence. Ça avait été une période floue, étrange. Ils avaient laissé le radeau les guider où ne sait trop où. Heureusement, c'est le mot, que Lincoln était alors apparu. Illustre militaire apte à reprendre le Bureau d'excellence en main, il avait fait en sorte que les choses se goupillent de la meilleure façon possible. Au final, au bout d'un an et demi de direction, on n'imaginait mal le Bureau sans le méchant, le terrifiant, l'affreux, Lincoln Crow.

Ici, les monstres qu'étaient les Exécuteurs de Nuisibles semblaient chez eux. Bien que leur chef soit autoritaire, ils tenaient à le rendre au moins fier de ses hommes. Il les manageait de la meilleure manière – peut-être n'était-ce pas suffisant parfois ? - pour qu'ils puissent effectivement répondre à la qualification d'excellence du Ministère. C'était un long chemin avant de prétendre au titre, d'autant plus que les Mystères avaient, avec eux, un passé plus important. Mais les choses, les résultats, les chiffres, étaient là pour confirmer les faits. Lincoln avait relevé le bureau, et ça se voyait rien qu'à observer l'activité lorsque la nuit tombait. Encore là, à travailler, sans avoir l'air d'en avoir marre. C'était même beau, c'était une espèce d'ambiance parfaite, forte, revigorante. Un propagandiste aurait alors aligné « Purisme » et « efficacité » dans la même phrase, mais même Crow n'avait pas envie de se fatiguer à de tels liens tirés par les cheveux. Le purisme n'y était pour rien là-dedans. Il s'agissait des hommes eux-mêmes, rien de plus, rien de moins. Étaient-ils suffisamment adaptés à leur métier ? Étaient-ils efficaces ? Étaient-ils bien gérés et entraînés ? Un travail d'équipe, en somme, et le travail d'un seul homme, surtout. Le chef pouvait souvent prendre les mérites pour lui, et ici, c'était le cas, indéniablement.

-Monsieur ?
-Oui Miss Roberts ? Un problème?
-Il s'agit du dossier Weasley family. J'ai besoin de votre signature.
-Amenez moi ça. Tiens, pendant que je vous tiens, vous enverrez un hibou à Karen, et dîtes-lui que je ne viendrai pas chez Monsieur Witcher ce week-end.
-Très bien Monsieur. Porton vous a fait transmettre la circulaire du Bureau?
-Oui, je l'ai eue. Voilà.
-Merci bien Monsieur.

La secrétaire du Directeur des Exécuteurs sortie du Bureau en refermant la porte. Elle était diablement efficace, ne posait jamais de question « en trop » et savait où était sa place. Lincoln veillait au bon déroulement de sa formation d'Exécutrice, et plus le temps avançait, plus il se rendait compte qu'elle excellait dans le domaine. Non pas qu'elle soit encore capable de faire de l'ombre à des Exécuteurs confirmés et réellement excellents comme Porton, mais elle tenait le bon bout, son avenir semblait brillant, et Lincoln se trompait rarement dans sa propre voie lorsqu'il voyait un talent s'illustrer face à lui. Il la ferait grimper l'échelle du Bureau plus vite qu'elle ne pouvait le croire. Elle râlait sûrement d'être seulement secrétaire quelques fois affiliée à des affaires subsidiaires du Bureau, mais elle le remerciera un jour de l'avoir laissé sur le côté pendant une courte période face à une vie de réussite.

Lincoln alluma une cigarette, fuma lentement, en analysant quelques écrits d'un rapport détaillé déposé par un autre Exécuteur qui enquêtait alors sur un attentat s'étant déroulé dans la banlieue de Bristol. Alors, groupe organisé ? Ou simple tentative isolée ? Tout semblait envisageable pour un œil peu habitué à ce genre d'affaire, mais à lire le rapport, Lincoln relevait quelques détails qui l'amenait à penser, tout comme son Exécuteur en charge du dossier, qu'il s'agissait d'une simple frappe isolée affiliée à aucun groupe clandestin, orchestré pour faire croire à un coup monté de plus grosse échelle. C'était la nouvelle mode. Aucun suspect pour le moment, mais il fallait être fou pour croire échapper à Crow en personne. Ce type était un traqueur, un chasseur, il reniflait la piste, froide ou chaude, et patientait jusqu'au meilleure moment pour bondir sur sa proie.

Finalement, il se leva, referma le dossier, et le rangea dans son bureau. Il tira une latte sur sa cigarette, et enfila sa veste. Il quitta le bureau d'un pas assuré, et de son indifférence naturelle, il quitta le Bureau des Exécuteurs, puis l'étage de la Justice Magique, et finalement le Ministère de la Magie. Crow n'était pas adepte des grands effets. Il était un dirigeant du régime, l'un des membres les plus importants, les plus influents, sans faire de bruit, ni de vagues, et pourtant, il repartait comme tout un chacun du Ministère, par l'Atrium, par les cheminées, parfois se laissait-il tenter par un retour au centre de Londres. Après tout, c'était plus simple et moins grandiloquent. Clope au bec, il gagna la campagne Anglaise. Il marchait dans la pénombre, et retournait à la lumière sous chaque lampadaire disposé régulièrement le long de la route. Mains dans les poches, il guettait l'horizon, le soleil était déjà couché depuis un moment, le sol était mouillé, la pluie avait ravagé l'arrière pays quelques heures plus tôt. Un bruit de mécanisme moldu se fit entendre plusieurs mètres derrière lui. Il se rapprochait, progressivement. La lumière des phares illuminèrent la route face à Crow, ce dernier gardait une expression froide, terrifiante. Il continuait d'avancer. Le véhicule s'arrêta à ses côté et roula au pas. La vitre s'abaissa, un type à forte corpulence se pencha légèrement. La gueule laissait penser à un attardé, ou en tout cas, à un imbécile de la campagne ayant quitté l'école à l'âge approximatif de six ans. Si le gars n'était pas simple ouvrier en usine, ou bûcheron débile, c'est que Lincoln n'était pas bon en analysesociale moldue – ce qui n'était pas forcément impossible vu la haine qu'il leur portait.

-Hé j'té mon gars, t'fais q'oi là t'seul ? Rien par là j'té dit. Grimpe j'té dit.
-Continue ta route moldu.
-Hein?

Lincoln s'arrêta alors, la voiture fit de même. Le directeur des Exécuteurs s'accouda à la portière, et observa l'intérieur de la voiture avant de fixer son regard sur le moldu qui, visiblement, ne comprenait rien à la situation.

-T'es pas fin toi.
-J'comprends po. T'montes ou quoi?

La main de Crow se porta sur la joue gauche du moldu, et d'un geste vif, brusque, fort, il éclata la tronche du type sur le volant, une fois. Deux fois. Trois fois, jusqu'à temps que le tout soit recouvert de sang et que le type ne bouge plus, mort, la gueule explosée. Lincoln prit un mouchoir qu'il trouva dans la boîte à gant, et s'essuya les mains avant de continuer sa route en direction d'une épaisse forêt où, il le savait, résidait le numéro trois du régime de Lord Voldemort, le désormais gouvernant Eris Valverde.

Il s'avança jusqu'au centre de la forêt, jusqu'à la clairière où l'attendait déjà James Eccleston.

-Bonsoir James.

Les deux se connaissaient maintenant assez bien, on en oublierait presque que l'un était dépendant de l'autre. Quoiqu'il en soit, Eris débarqua quelques minutes plus tard. Lincoln le salua dignement avant d'affirmer d'un signe de tête. Le départ pour l'Australie était imminent, la cause puriste, elle, n'attendait pas. Jamais.

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James Eccleston


MessageSujet: Re: Absents pour cause Puriste || Crow, Eccleston, Valverde Mer 6 Nov - 13:15

-Si vous pouviez également signer ces documents avant votre départ, monsieur le directeur...

Abraham Cadwallader venait de déposer sur le bureau de James une épaisse liasse de parchemins, par-dessus le parapheur qu'il avait apporté un moment auparavant.

-Rassurez-moi, Abraham, vous avez bien compris que je ne serai absent que demain ? demanda le Mangemort en jetant un regard incrédule à son secrétaire.

Cadwallader eut un sourire gêné, et fit :

-Moi, oui, monsieur... mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Si je vous disais que la salle d'attente est pleine...
-Ah bon ? Mais qu'est-ce qu'ils ont tous, aujourd'hui ?


Ce n'était pas vraiment le jour d'assiéger le bureau d'Eccleston. Il avait rendez-vous le soir même avec Eris Valverde et Lincoln Crow, pour un déplacement de quelques jours en Océanie. Pas question d'être en retard, le voyage serait bref et chaque minute sur place était précieuse.

-Le bruit court que vous vous absentez pour au moins une semaine, monsieur le directeur, expliqua Cadwallader d'une voix égale. J'ai beau leur expliquer, ils n'en démordent pas, et ils insistent pour vous rencontrer, ou au moins pour que je vous remette les dossiers.

Foutus imbéciles du Magenmagot ! Décidément, la moyenne d'âge dans cette noble assemblée était un peu trop élevée, et les honorables magistrats souffraient soit d'un déficit auditif, soit d'une comprenette méchamment grippée. Une bonne moitié de ces sympathiques vieillards auraient dû être en retraite depuis un siècle ou deux, mais le Magenmagot avait longtemps eu la particularité de servir d'asile pour vétérans. Lorsqu'un valeureux collaborateur ne pouvait plus décemment être employé au Ministère, on le nommait juge, fonction honorifique et qui correspondait bien à l'image traditionnelle du vieillard chenu et empli de sagesse. James n'aurait rien eu à redire à cette pratique, s'il ne s'était pas retrouvé à devoir gérer cette assemblée de grabataires. Il ne pouvait mettre à la porte les vieux sorciers nommés au Magenmagot en reconnaissance de leurs bons et loyaux services ; au fur et à mesure des décès, il s'efforçait donc de rajeunir un peu le tribunal, mais cela prendrait encore du temps.

-Bon, je vais aller les voir, décida Eccleston en se levant.

Six juges étaient installés dans la salle d'attente de la direction du niveau 2. Lorsque James apparut, tous se levèrent, avec plus ou moins de difficultés, et chacun se mit à expliquer son problème en faisant de son mieux pour couvrir la voix de son voisin.

-Messieurs, je vous en prie... un peu de silence... Messieurs !

Eccleston avait élevé la voix, et les magistrats se turent.

-Je comprends bien que chacun de vous a d'excellentes raisons de vouloir me rencontrer, poursuivit l'hypocrite, et je vous présente mes excuses de ne pouvoir vous recevoir. Je ne doute pas un instant que vous me pardonnerez, quand je vous aurai dit que c'est par ordre personnel du Seigneur des Ténèbres que je me vois dans l'obligation de m'absenter, et de quitter immédiatement le Ministère.

Les juges inclinèrent la tête en signe d'assentiment. On savait qu'Eccleston était un Mangemort, et il n'y avait aucune raison de douter de sa sincérité. De toute façon, c'était presque vrai...

-Je vous recevrai dès mon retour, lundi. Ayez la bonté de prendre rendez-vous auprès de mon secrétaire.

Ayant ainsi calmé les ardeurs des vieillards, James regagna son bureau, le temps de récupérer sa veste et de mettre Cadwallader au courant des dernières nouvelles. Il n'avait pas prévu, initialement, de quitter si tôt son département, mais puisque l'occasion s'en présentait, il n'y avait pas de raison de se priver. Il regagna Challenger House, et consacra le temps gagné à relire les notes prises lors de ses précédents déplacements en Océanie. Il en était à son troisième voyage dans cette région, et le purisme commençait à bien s'y enraciner. Il avait donc été décidé qu'une délégation officielle s'y rendrait, afin de renforcer l'adhésion de la population. Outre Eccleston, Valverde et Crow avaient été choisis ; tous trois avaient rendez-vous chez l'Inquisiteur pour effectuer le voyage ensemble.

À la nuit tombée, James quitta son domicile, emportant les documents indispensables, et transplana en direction de l'endroit indiqué par Valverde, en bordure d'une épaisse forêt. Suivant toujours les informations de l'Inquisiteur, il s'avança parmi les arbres, jusqu'à une clairière où il avait convenu de retrouver le Directeur des Exécuteurs. Celui-ci ne tarda pas, et James lui serra la main en murmurant un « salut, Lincoln» presque timide. Il connaissait pourtant bien Crow désormais, et avait une entière confiance en lui ; c'était surtout la présence de Valverde durant ces quelques jours qui l'inquiétait. Ses relations avec l'Inquisiteur n'étaient pas vraiment au beau fixe, mais il n'y aurait pas de place pour les conflits alors qu'ils représentaient conjointement l'Intendance.

Les deux Mangemorts marchèrent en silence jusqu'à Gaydon, le manoir de Valverde. Un elfe les introduisit dans un salon meublé avec goût, où Valverde les rejoignit bientôt. James inclina respectueusement la tête pour saluer l'Inquisiteur – il ne l'appréciait pas vraiment, mais Valverde, en tant qu'ancien compagnon de lutte du Seigneur des Ténèbres, avait droit à toute sa déférence. Il avait donné sa vie pour le purisme, sans jamais faillir : cela faisait de lui un grand Mangemort auquel son cadet devait le respect – tout comme Crow, au demeurant. James savait être un bleu face à ces deux figures du monde des Mangemorts, et n'aurait jamais osé comparer ses mérites aux leurs. Les trois hommes gagnèrent la zone de transplanage, et partirent. Le voyage dura assez longtemps pour un déplacement de ce type, si bien qu'Eccleston se sentit un peu désorienté lorsqu'il toucha enfin le sol australien, en plein jour. Entre la distance et le décalage horaire, il ne s'y habituait pas, malgré les allers-retours qu'il avait déjà effectués.

-Notre première étape est Melbourne. Jeremy ne devrait pas tarder – Jeremy Sparks, le président du Rassemblement pour une Australie Puriste.

Étant déjà allé en Australie plusieurs fois, c'est naturellement à lui qu'était revenue la tâche d'organiser le voyage, et de prendre les contacts nécessaires. Il s'était peu à peu constitué un réseau de connaissances puristes en Océanie, dont Jeremy Sparks était un élément essentiel.

-Le rassemblement au stade doit commencer à quatorze heures, précisa James, inutilement puisque les deux autres devaient être au courant des grandes lignes. En attendant, nous allons rencontrer les responsables puristes australiens autour d'un petit déjeuner de bienvenue, puisqu'il est huit heures du matin ici.
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MessageSujet: Re: Absents pour cause Puriste || Crow, Eccleston, Valverde Sam 9 Nov - 20:25

Valverde observait Crow et Eccleston de ses deux yeux froids. C'était particulièrement étrange de voir ce regard puisqu'il semblait être fait de pics et d'armure de glace. On ne savait jamais ce que pensait Valverde, si bien que beaucoup se mettaient à être paranoïaques quant à ce qu'il pensait. Sans-doutes Eccleston se disait que le vieux Mangemort l'haïssait à un point phénoménale, si bien que penser à lui devait lui donner l'envie de le haïr tout autant. En effet, Valverde avait quelques réticences à être proche des amis de John Mulciber. C'était par affinités, par habitude. Il était proche de très peu de personnes, et encore moins de ceux qui étaient aux côtés du Ministre de la Magie Anglais. Jamais Valverde n'avait cherché à mettre des bâtons dans les roues de qui que ce soit, et nul ne prétendrait un jour le contraire. Qu'on ne dise pas qu'il favorisait la division. Il était un des plus ancien fidèle de Voldemort, l'union il la connaissait et il savait de quelle façon elle s'était construite. Antigone a raison et Créon n'a pas tort. Là est toute l'ambiguité d'une situation politique telle que celle-ci. L'Inquisiteur de Poudlard ne détestait pas Mulciber et vice versa. Il considérait simplement sa direction du Ministère trop aléatoire, allant de l'acceptation de grands projets et grandes réformes à du laxisme assez destructeur. Ambigu, le personnage avait tout à fait le droit de l'être. Mais la politique, et surtout quand il était question d'une politique de direction demandait clarté et prise de position concrète. Et Valverde avait toujours remarqué que Mulciber se réveillait quand bon lui semblait. Il passait d'un statut de lion à celui de l'autruche, brisant en miettes un De Saint-Clair et laissant bon train à un Menroth.
Cependant, Eris avait toujours prôné l'union avec Mulciber. Il n'aurait jamais accepté de laisser le Ministre en capture en Irlande et Mulciber pourrait compter sur son aide à n'importe quel moment. C'était bien cela la différence entre Valverde et Menroth. Menroth prônait le courage fuyons d'une manière très fine et bien cachée. Valverde, au contraire, serait prêt à mourir pour d'autres Mangemorts. Beaucoup, voire tous l'ignoraient et tant mieux. Mais jusqu'à nouvel ordre, Eccleston était un Mangemort. Ainsi, comme pour les autres, Valverde mettrait sa vie en danger s'il fallait venir en aide au Directeur Anglais de la Justice Magique.

Ils avaient préparé cela d'une très bonne façon et tant mieux. C'était là une mission majoritairement organisée par le Ministère de la Magie Anglais, et bien que Valverde fût rattaché à l'Intendance, c'était vers lui que l'on s'était tourné pour la mission Education. Valverde avait d'autres chats à fouetter. On savait que ses voyages diplomatiques avaient été utiles lorsqu'il était à l'Ordre Nouveau, mais il était justement sans cesse en train d'en faire en tant qu'Inquisiteur de Poudlard. Il était question ici d'une importance Anglaise quant à l'Australie. Penser Education Puriste ne se faisait actuellement plus sans le nom de l'Inquisiteur de Poudlard, mais Valverde n'était qu'un simple invité pour l'occasion.
Aussi, son regard était observateur. Pas cette observation que l'on décèle chez ceux qui ne pensent qu'à scruter les moindres faits et gestes des autres, mais une observation sereine. C'était presque rassurant de se savoir observé par Valverde. Rien ne lui échappait, on se sentait quasiment sous bonne garde. Comme un père qui surveille ses enfants. La chose pouvait se révéler comique, mais quand on se rendait compte que l'Inquisiteur était aux côtés de Voldemort depuis plus de trente années, être à ses côtés permettait parfois de bénéficier de critiques quelques fois acerbes mais toujours à une fin constructive. C'était le cas des vieux Mangemorts, ceux qui avaient connu la clandestinité, la peur au ventre, la justice aux aguets, la prison, les batailles et désormais la suprématie puriste. Quoiqu'on dise, cette expérience n'était compréhensible qu'à la condition d'être vécue et les jeunes Mangemorts n'avaient pas eu ce "privilège" particulier. S'entourer du regard et de la voix de Mangemorts de la Première guerre se révélait être d'une importance primordiale. Ainsi, les conseils affluaient et l'image politique était assurée.

Eccleston annonça un déjeuner. Etape souvent obligatoire dans une rencontre diplomatique. Eris l'avait toujours su mais s'était toujours arrangé pour l'éviter. Du moins, quand il avait acquis ce point politique dû à l'Ordre Nouveau. Car, quand il était encore un Mangemort inconnu et qu'il faisait ses premiers pas en politique, il était nécessaire pour lui de ne pas se faire remarquer dans les traditions formelles. Eccleston n'était qu'un nouveau-né dans le monde de la politique. Il aurait largement pu se permettre de déroger à certaines règles en présence de Valverde, mais il ne semblait pas le vouloir.

« Je vous laisse faire la rencontre des dirigeants. On a beaucoup vanté les fonds de la Bibliothèque Nationale Magique de Sidney aussi je vais en profiter pour faire une petite escale. Je vous rejoindrai au stade. »

Valverde était un Politicien Puriste renommé. Lui-même devait ignorer le nombre d'ouvrage contemporains qui mentionnaient son nom dans les grands Mangemorts de Voldemort. Ne le sachant point, cela faisait de lui une personne modeste quant à son poids dans le monde Puriste et Politique. Toutefois, l'Inquisiteur avait toujours été fidèle en qui il était, et participer à des petits-déjeuners hypocrites l'intéressait le moins du monde. Et personne n'y verrait un manque de respect notable. Valverde était ainsi, préférant souvent s'isoler et rencontrer les dirigeants à des moments prévus à cet effet. Quant aux réunions où on cagole de graisse luisante son pire ennemi pour mieux le brûler ensuite, ce n'était pas du goût de Valverde et on le savait.
Il quitta ainsi le groupe, partant de son côté.
Il savait sa sécurité assurée, aussi ne fut-il pas inquiet de se retrouver seul à marcher dans les rayons de la bibliothèque Magique de Sidney. Les choses étaient imprévues, mais le Mangemort Politicien n'était pas un habitué des immenses cortèges de louanges et de photographes. Il préférait être seul, un moment, pendant qu'à d'autres on laissait l'hypocrisie et la gourmandise.

Quelques heures plus tard, Valverde se trouvait assis dans la loge prévue pour les trois Mangemorts de Voldemort. Un verre de vin d'Elfe à la main, il se trouvait en pleine discussion avec dirigeant puriste australien.

« Nous avons Doris Mearlling qui semble la meilleure pour se charger de l'Education Puriste.

Et où se trouve-t-elle actuellement?

— Elle était occupée à un déjeuner avec le Ministre.

Je ne sais si nous pouvons compter sur des individus qui ne pensent qu'à l’apparat au lieu de mettre à bien de vraies réformes.

— Doris s'est toujours battue pour la cause de la Jeunesse.

Certes. Tout comme Albus Dumbledore a toujours prétendu se battre pour la Sorcellerie. Et où est-il à présent? Nous devons composer un gouvernement puriste avec de véritables personnes en qui le Seigneur des Ténèbres pourra toujours avoir confiance. Une société Puriste ne saurait se construire sur des bases aussi solides qu'un château de cartes, qui risquerait de s'effondrer au moindre souffle de vent, et ce, malgré un soin rigoureusement porté aux dessins présents sur les cartes. Nous souhaitons des bases fortes et solides. Le vieil homme n'agressait aucunement le responsable australien. Sa voix restait totalement calme et mesurée et son regard froid ne montrait aucune animosité. Il faisait cependant parti de ceux à qui ont avait confié certaines missions Puristes et sa voix restait écoutée malgré tout ce que l'on pouvait dire ou faire. Seul l'Intendant du Royaume-Uni est à même de communiquer en personne les décisions du Seigneur des Ténèbres. Toutefois, réfléchissez aux véritables motivations de ceux qui composent votre cause. »

Crow et Eccleston arrivèrent. Ils furent suivis de peu par Neeson, à qui l'Inquisiteur avait demandé de venir régulièrement le rejoindre afin de faire le compte-rendu de certaines affaires à Poudlard. Il ne laissait pas l'Ecole sans surveillance, aussi gérait-il les dossiers les plus importants bien que se trouvant en Australie.
Le Secrétaire s'installa face à Valverde, précisément à la place laissée par le responsable Puriste australien qui comprit que le Mangemort Politicien avait d'autres choses de prévues avant son discours devant les sorciers australiens réunis. Pendant quelques minutes, les deux hommes s'entretenirent tandis que la loge se remplissait de plus en plus.
Vint alors l'heure du discours. Valverde se dirigea donc vers l'estrade installée dans le stade. La Jeunesse entière se trouvait là. L'Inquisiteur fut suivi des deux autres Mangemorts.

« Des moments uniques d'événements uniques de l'Histoire mondiale sont sur le point de s'achever, et une année de décisions capitales s'ouvrira alors. Le regard de Valverde captivait la foule australienne. Il était assez rare de voir trois Mangemorts de Voldemort présents auprès des Sorciers puristes d'Australie. L'occasion était donc unique. En cette heure, nous, représentants du Seigneur des Ténèbres, nous adressons à vous, sorciers Puristes d'Australie. Vous qui représentez ici la nation Sorcière d'Australie. Vous qui représentez la cause unique et Puissante de la Sorcellerie dans votre pays. Mais c'est l’entièreté des Sorciers d'Australie qui devra écouter les paroles du Seigneur des Ténèbres, prendre connaissance de cet aperçu que se dessine et des décisions qui nous imposent présent et avenir. La tension était palpable, car tous les sorciers du monde savaient l'Intendance de Voldemort en guerre contre l'Irlande. Le peuple Sorcier de l'Intendance et ses soldats ne travaillent pas et ne combattent pas pour leur époque, mais aussi pour leur générations future et leurs descendants les plus lointains. La Sorcellerie a chargé le Seigneur des Ténèbres d'une révision historique de la plus grande portée, que nous avons désormais le pouvoir d'accomplir. Au cours de cette guerre qui est sur le point de se conclure par la victoire de la Sorcellerie, l'Intendance du Royaume-Uni a été soutenue dans cette croisade par ses alliés européens. Espagne, Italie et France ont fait front et ont choisi l’honorable voie du Purisme et du Seigneur des Ténèbres. Cette lutte est sur le point de se terminer. C'est un nouveau monde qu'il nous faut construire désormais. Une société Puriste toujours plus forte, toujours plus déterminée à combattre les ténèbres et le gouffre Bourbiste. Sorciers d'Australie, tous les Sorciers Puristes étaient suspendus au discours de ce vieil homme. Nul doute que Valverde n'avait rien perdu de sa capacité à susciter le regard d'une foule, surplombé de ces deux autres Mangemorts. L'importance et la tension du moment étaient palpables, c'est aujourd'hui à vous que s'adresse le Seigneur des Ténèbres. La Sorcellerie ne saurait se battre sans l’entièreté de ses fils. La trahison ne sera que plus horrible quand elle aura en son sein filles et fils de la Magie Puissance. La Sorcellerie évoque admiration, respect et crainte. L'envie irrémédiable de crier cette joie d'être Sorciers semblait se dessiner dans le regard de tous les Sorciers australiens. Nous, Sorciers, fils de la Sorcellerie, nous sommes admiration, respect et crainte. Vous l'êtes donc tout autant. Cette réalité est là, tangible. Elle ne s'offre qu'à vous qu'à condition que vos deux yeux la regardent pleinement. Sorciers et sorcières d'Australie, aujourd'hui s'ouvre un jour nouveau, où la fraternité fait l'intensité de notre mission salvatrice. Le sort des pays bourbistes est entre les mains des nations Puristes. Il est entre vos mains. Et entre leurs mains se tenait aussi cette fierté de la Sorcellerie. Ce battement du coeur qui ébahit et qui éblouie les sens. Ce moment inqualifiable, où le pouvoir et le Monde s'offrent à nous, dans un moment des plus torride et des plus puissant. Car que faire des bourbistes ? Croyez-vous qu'on les enverra dans des villages où à eux leur sera autorisé la liberté et l'oisiveté? Le Seigneur des Ténèbres doit vous demander de vous débarrasser de tout sentiment de pitié. Nous devons exterminer les bourbistes, partout où nous les trouverons, et partout où il y en aura la possibilité. Car la Magie est Puissance et tous ces fils en sont l'incarnation sur Terre. Réveillez-vous, la Liberté s'offre à vous. Réveillez-vous, désormais, l'Australie entrera dans le concert des nations de la Sorcellerie! »

A l'inverse d'autres discours de Valverde, il n'eut nul besoin d'artifices et autres sortilèges impressionnants. La foule fut emportée dans un mouvement d'allégresse, comme si trop longtemps elle avait été oubliée de ceux qui la dirigeaient.
Mais une voie nouvelle semblait s'ouvrir à la Sorcellerie.
Cette foule l'incarnait, cette foule l'hurlait. Dans une hystérie propre à elle, elle ne ressemblait plus qu'à un immense poumon qui scandait au monde: "Nous vaincrons!".
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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Absents pour cause Puriste || Crow, Eccleston, Valverde Mar 19 Nov - 19:32

Lincoln appréciait l'Australie a la fois pour la solitude de l'île, son excentration vis à vis du reste du monde, et surtout pour la ferveur dont elle faisait preuve une fois embrasée par mille et une promesses puristes. Elle était ainsi faite, elle agissait selon des codes, des liens, des pensées. L'Australie se laissait porter aux grès des envies de ses collaborateurs. Elle avait longtemps été bourbiste avec le gouvernement Fudge, puis quand l'Angleterre s'était retourné, elle avait suivi très rapidement (probablement pour ne subir aucune colère de la part du Seigneur des ténèbres d'ailleurs. Il fallait rester lucide, le gouvernement de Brom dont la conduite était dictée par Voldemort lui-même inspirait la crainte avant d'être respecté. Ceux qui ne voyaient pas les choses ainsi étaient des êtres stupides, proprement, incapable de dissocier idéologie et faits réels. L'Angleterre faisait peur car elle était extrême, et les extrêmes inquiétaient forcément plus qu'une neutralité ambiante comme en France, ou aux États-Unis. En ce sens, le Chili faisait peur lui aussi, car il était un autre extrême, celui du bourbisme. Lincoln n'était pas un politique, il ne l'avait jamais été, et ne le serait jamais. Aussi il ne s'était jamais fait embobiner par les discours – et probablement aussi parce qu'il était dans cette partie haute du panier qui ne baignait pas complètement dans la propagande et dans la manipulation. Crow était un manipulateur et il participait à l'organisation de la propagande – comment berner le magicien au sein même de son tour de magie ? Crow voyait donc avec pragmatisme ce qu'était l'Angleterre, ce qu'était le Chili, ce qu'était l'Australie, et il y avait un énorme potentiel, ne serait-ce que Militaire, à faire prospérer ici.

Valverde les abandonnaient pour le déjeuner. Ah le salaud. Lincoln eut même un sourire quand le mangemort politicien s'en alla pour la bibliothèque de Sidney. Valverde était reconnu en tout point pour être un génie politique, et il n'y avait pas à diverger sur ce qu'il en était. En ce sens il se permettait certaines manipulation que d'autres n'auraient jamais osé. Lincoln trouvait le concept amusant, et il ne dit rien, seulement un sourire qui signifiait tout. Aucun bruit, aucune vague. Il suivit James Eccleston au lieu de rendez-vous, et assista au déjeuner sans piper mot. Il observait, son regard était inquiétant, froid, déterminé, calme, mais rempli de tous ces sentiments abjects qu'il gardait au plus profond de lui. Rien à voir entre le regard de Crow et de Valverde, mais les deux représentaient, étrangement, la froideur à l'état pur, et ce, depuis toujours. Aucun retournement de veste de la part de l'un ou de l'autre. Ils ne souriaient pas aux autres, ils les tenaient à distance, ils avaient mal, et ils luttaient pour la même cause.

Plus tard, Lincoln rejoignit seul la base militaire de Sidney où était affecté les trois quarts des troupes Australiennes puristes que James montait contre les bourbistes d'Océanie. Lincoln fut invité par le gouverneur de la zone, un certain Michael Burrows, qui lui offrit un whisky des plus dégueulasses que Crow termina tout de même d'une gorgée simple et rapide. Ils discutèrent un moment des effectifs de l'Australie, Crow lui indiqua ce qu'il y avait de mieux à faire pour envahir une île, puis un archipel, comme l'Océanie, et il leur démontra tour à tour chaque faiblesse, de chaque pays qu'ils avaient en cible. L'idée n'était pas de les rabaisser, simplement de leur montrer quelle était la puissance de l'Angleterre actuellement via Crow membre de l’État-major et Directeur de l’Élite du Ministère de la Magie, mais aussi s'assurer une meilleure compréhension lors des prochaines attaques contre les bourbistes que Crow mènera, avec les Soupirs, dans l'ombre et la manipulation.

Il n'y resta qu'une après-midi entière, avant de quitter les lieux et de rentrer directement au Ministère de la Magie Anglais par transplanage. Il n'avait pas le temps d'y rester plus longtemps du fait de ses obligations quant à la prise prochaine de Dublin, et qui plus est, des affaires extrêmement urgentes des Exécuteurs. Il venait de formater l'armée de l'Australie selon ses codes à lui, tout en gardant une part de secret dans les jeux militaires afin que rien ne se retourne contre eux. Finalement, Lincoln était un puriste aussi doué militairement que politiquement tant il parvenait à s'approprier des statuts et des caprices que d'autres n'auraient jamais osé prendre pour acquis.

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Absents pour cause Puriste || Crow, Eccleston, Valverde

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