POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L.

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L. Dim 17 Nov - 20:14

Mais qu'importe l'éternité de la damnation?
Eris L. Valverde & Bellatrix Lestrange


Etrange retour en arrière que celui-ci. Le bureau personnel d'Eris Valverde, situé au premier étage de l'aile Est du Manoir Valverde était l'exacte décoration de son premier bureau au département de l'Ordre Nouveau. Aux couleurs marrons et beiges, les mêmes meubles aux mêmes endroits. Simplement, la baie vitrée magique du Ministère de la Magie avait laissé place aux larges fenêtres du manoir. On aurait presque pu se retrouver en 2003, à l'aube d'une nouvelle vie pour le Mangemort Politicien.
Mais il se trouvait qu'on était en 2005, et celui qui avait dirigé l'Education du Peuple et la traite du Sang se trouvait désormais à la tête de Poudlard. Les choses avaient donc bien changé et pourtant, la vie de Valverde restait sensiblement la même.
Vingt-et-une heure, la nuit sombre et fraiche de l'automne tombée sur le domaine Valverde. Le vieil homme était à ses dossiers, travaillant sûrement jusqu'à très tard. Il avait quitté Poudlard quelques minutes plus tôt, laissant la célèbre école tomber dans son silence coutumier de la nuit.
Les bûches dégageaient une odeur agréable, tout en laissant une mélodie douce et reposante. Les crépitements du feu, comme le pouvoir de la nature installé quelques instants chez un être humain. Les livres rangés dans les bibliothèques murales laissaient un calme total, rendant le moment presque solennel et prompte au recueillement. Tel était l'univers d'Eris Valverde. Aussi était-il parfois surprenant de s'imaginer qu'il était un des Mangemort les plus important du régime actuellement, qu'il avait combattu avec corps et esprit pour mettre en place cette suprématie du Purisme. Dans cette immense pièce, au coeur du silence nocturne et de la froideur du vieil homme, dans un Mangemort habité par les années et le passé, Valverde s'attablait à faire progresser le Purisme. Un an et demi auparavant, De Saint-Clair y vivait aussi. Quarante-ans auparavant, ils étaient trois êtres humains dans le manoir. Cinquante, ils étaient quatre. Cinquante-cinq et ils étaient six.
Seul, désormais. L'unique héritier d'une famille de Sang-Pur qui ne s'était fait parler d'elle-même par son nom mais son action. Seul, dans cette immense bâtisse, méditant l'avancée du Purisme à Poudlard et dans tous les territoires de l'Intendance grâce à une Jeunesse.
Qui pouvait alors venir troubler ce calme froid?

Rares étaient les Mangemorts qui savaient à l'heure actuelle que l'Inquisiteur de Poudlard ne vivait pas à Poudlard. Quelques rares avaient donc en connaissance que Valverde quittait son bureau tard dans la soirée pour le rejoindre tôt le matin. De ceux-ci, que quelques uns savaient où il passait la nuit. Voldemort, Brom, Crow, Eccleston, Lestrange. Ils étaient donc très peu, parmi tous les Mangemorts que comptait Lord Voldemort. Très peu à connaître la demeure privée de Valverde. Car entrer à Gaydon, c'était entrer dans un champ plus que personnel du vieil homme. C'était mettre un pied honteux dans son passé, c'était regarder d'un oeil indiscret ses courses avec Jeanne, loin du regard des parents mais proche de la bienveillance de la vieille Valverde. Et même s'il avait relégué cette partie lointaine de sa vie du côté de la haine, même si Jeanne n'existait plus sinon en l'incarnation du mal absolu du Sang moldu, son rire s'entendait encore entre les murs du manoir. Lorsqu'on entrait à Gaydon, c'était les soirées politiciennes organisées dans les immenses salons qui revenaient aux yeux. C'était ces manipulations sourdes et discrètes. On revoyait le petit Eris, installé dans un fauteuil, lisant un livre de conte tandis qu'à ses côtés, verres et rires éclataient et que les plans les plus machiavéliques étaient en élaboration pour prendre du poids au Ministère de la Magie. On ressentait ce jeune-homme, assis près de la cheminée un soir de 1981 quelques secondes avant que les autorités du Ministère de la Magie ne viennent s'emparer de lui. On voyait le vieil homme tout juste Directeur de l'Ordre Nouveau, se questionnant sur ce qu'il avait à faire. On revoyait les conversations entre Tryan et Eris. On entrait dans une intimité que Valverde n'avait jamais dévoilé. Le manoir était grand, toujours très bien entretenu. La froideur faisait peur, mais le passé vivait encore. Quiconque venait voir le présent Inquisiteur de Poudlard se retrouvait soudainement face à l'ancien Directeur de l'Ordre Nouveau, face à l'ancien Juge du Magenmagot, face au tout jeune Mangemort, face au jeune enfant passionné de lectures et de savoirs. Face à Jeanne. Comme oubliée volontairement, on se retrouvait alors confronté à la haine du Sang-Moldu.
Et cela, peu le comprenait. Pis encore, peu le ressentaient.

Des bruits de plancher qui craque s'entendirent dans la pièce d'à côté. Les portes s'ouvrirent discrètement. Un petit elfe entra, un plateau d'argent à la main où étaient posés une carafe et un verre en cristal. Le petit être s'avança, passant devant un Valverde concentré dans la lecture de son dossier et déposa délicatement le plateau et son contenu sur le guéridon installé à côtés d'un des fauteuils du bureau. Avec autant de discrétion qu'à son arrivée, il quitta la pièce, la laissant de nouveau retomber dans le plus total des silence.
La plume de Valverde grattait, ne donnant que ce bruit discret comme seul remoud dans le bureau personnel du vieil homme.
Quelques secondes plus tard, les portes s'ouvrirent de nouveau. Le vieil homme souleva un sourcil sans pour autant s'en préoccuper. Un deuxième elfe arrivait, avec un deuxième plateau surplombé d'une deuxième cruche en cristal et d'un deuxième verre. De toute évidence, un problème d'organisation semblait sévir dans les cuisines de Gaydon, puisque la créature ne se rendit pas compte qu'un autre de ses congénères s'était au préalable occupé du service. L'elfe s'avança jusqu'à à un certain point avant de se rendre compte de la méprise. Le silence semblait suspendu à ses pas. Elle se retourna brusquement et tenta de partir le plus vite et discrètement possibles. Etant donné que ces deux caractéristiques ne faisaient rarement bon ménage, le petit être s'écroula de tout son long, laissant exploser le fin cristal et s'écouler le vin d'Elfe.

« Oh! Saloperie de saleté de sangsue, cria la petite bête en frappant sa tête par terre. D'un calme égal à lui-même et d'une froideur bien connue à ce jour, Valverde observa la scène.

Tais-toi et nettoie. Tu mettras les brisures de cristal dans ta couche, cette nuit, et tu dormiras dessus. »

Soudainement pardonnée, et réveillée par la bonté de son maître, la créature sauta sur ses pattes et de quelques claquements de doigts nettoya l'entièrement des dégâts.
Et tandis qu'elle se relevait péniblement à cause de son vieil âge et qu'elle se dirigeait vers la porte, ces dernières s'ouvrirent à la volée, laissant entrer un troisième elfe et faisant valdinguer la pauvre Cudrem à l'autre bout de la pièce. Assommée, elle manqua de peu la cheminée tandis que Dwolin s'approchait tout affolé.

« Mon Maître Valverde, mon Maître Valverde. Elle est là. Bellatrix Lestrange. Elle attend, dans le hall. »

En effet, l'Inquisiteur avait senti les barrières magiques et runiques dépassées à l'entrée de la forêt de Gaydon. Seuls des Mangemorts de confiance ou Voldemort pouvaient le faire. Et seuls ces derniers ne se perdaient pas dans la forêt, au coeur de laquelle une immense clairière laissait se dessiner le froid et imposant manoir Valverde.
Il ordonna qu'on la fasse patienter dans le salon officiel pendant qu'il suspendait Cudrem au plafond du couloir le temps qu'elle se réveille.
Le vieil homme traversa toute l'aile Est du manoir, réservée à ses appartements privés. Arrivant à l'immense escalier de pierre, il descendit les quelques marches alors que les lumières du salon officiel principal laissaient penser que le maître des lieux était attendu.
Arrivant au rez-de-chaussée, le Mangemort politicien tourna des talons vers la gauche, faisant voler sa robe rouge-sang au passage. Il entra dans le salon. Bellatrix attendait. Valverde la regarde, impassible, calme et froid.

« Bonsoir Bellatrix. »

Comme on se retrouve.
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Pr Bellatrix B. Lestrange


MessageSujet: Re: Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L. Mar 19 Nov - 19:31

Une énième journée glacée prenait fin. Les jours se suivaient et se ressemblaient terriblement pour celle dont la gloire passée auprès de son tendre Maître restait le plus beau des souvenirs. La brume qui s'était abattue sur la Grande-Bretagne semblait s'élever dans les airs pour se transformer en nuages qui eux-mêmes devinrent une pluie violente, fracassant chaque parcelle du territoire sous l'emprise des Forces du Mal. Le temps s'écoulait lentement, emportant avec lui son lot d'horreurs et de souffrances. La torture et la haine n'en faisaient rien. Arrestations arbitraires, meurtres, manipulations, traques, guerre. Derrière ce système sanguinaire, ce chaos organisé, siégeait un groupe dirigé par son propre roi. Un Mage Noir.

Le village britannique de Gaydon ne faisait pas office d'exception : surtout lorsqu'on savait, comme c'était le cas pour peu de gens, qu'habitait dans la région un vieux sorcier dont la part de responsabilités dans l'ignominie des crimes commis par ce Système n'était pas des moindres.

Une ombre fugitive, une fumée noire étonnante, un nuage de cendres et de poussières, traversait à toute vitesse l'épaisse forêt de Gaydon. Elle se divisait en deux devant les arbres et passait sans gêne entre les buissons à une vitesse fulgurante. Elle avait la rapidité d'une horde de chevaux au galop et l'adresse du plus souple des félins. Le peu de créatures vivantes qui avaient osé s'aventurer par-là fuyait à la vue – et ne serait-ce qu'au ressenti – de ce corps magique ni gazeux ni liquide qui pourtant volait dans les airs. Une fois arrivé à une clairière, le nuage enchanteur vint se fracasser violemment contre le sol et prit soudainement la forme d'une vague silhouette encapuchonnée trempée par la pluie. Elle faisait face à un manoir austère, roi au cœur de la forêt. La silhouette avança promptement et sortit un instrument en bois de dessous sa robe. Une baguette. Avec son arme dégainée, elle tapota un heurtoir et les portes du château s’ouvrirent pour l'accueillir.


« Endoloris ! »

L'éclair rouge frappa un petit elfe qui comprit aussitôt duquel de ses collaborateurs Mangemort Eris Valverde recevait ce soir-là la visite. Seule Bellatrix Lestrange avait la fâcheuse habitude de torturer les serviteurs qui ne lui appartenaient pas. La pauvre créature se tordait de douleurs sur le sol tandis que la sorcière entrait dans la demeure sans y avoir été conviée, les portes du manoir se refermant derrière elle.

« Préviens-ton maître que Bellatrix Lestrange est arrivée. », lança-t-elle dédaigneusement.

Et elle leva le sortilège maléfique. Ses talons résonnèrent sur les pierres du plancher alors qu'elle se dirigeait vers sa gauche, vers le salon auquel elle était habituée. Sa démarche demeurait élégante et sensuelle.

La Mangemort n'eut qu'à patienter quelques instants pour que retentisse dans son dos le son calme de la voix d'Eris Valverde. La sorcière se tourna lentement afin de pouvoir contempler son hôte et retira sa capuche et sa cape de voyage avant de les lâcher d'un geste narquois, ce qui laissa apparaître ses épais cheveux bruns. On put redécouvrir un visage émacié, jadis abîmé par des années de détention à Azkaban, ainsi que des vêtements sorciers noirs de qualité qui laissaient transparaître son rang hautement supérieur. Un mélange de profonde dignité et de folie pure émanait de la sorcière.


« Eris. », constata-t-elle d'un ton cassant. « Ça fait longtemps que je n'étais pas venue ici. »

Tout en marchant dans la pièce, Bellatrix caressait délicatement, grâce à sa baguette magique qu'elle n'avait toujours pas lâché, chaque bibelot magique qui était à sa portée. Son regard s'était détaché de l'Inquisiteur de Poudlard.

« Ton elfe est toujours aussi empoté. Ce sale petit Dwolin.(ses narines soufflèrent). De plus en plus vieux... Je t'aurais bien proposé les services de Kreattur. (elle s'arrêta) Mais il est un peu... froid, ces temps-ci. Comme la plupart de ses anciens maîtres. »

La fin de sa phrase résonnait d'une amertume certaine. Valverde était un sorcier trop intelligent pour ne pas comprendre ce à quoi Bellatrix faisait allusion. Il entendrait. Il expliquerait.
Des retrouvailles bien entamées, nul doute.
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MessageSujet: Re: Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L. Dim 24 Nov - 19:47

Bellatrix Lestrange et Eris Valverde avaient toujours eu une relation étrange. L'une était complètement folle, meurtrière, dont la colère perpétuelle faisait une force sans nom. Femme menue et pourtant, terrible furie. Une érinye lancée à la poursuite qu'on ne savait quelle victime. Face à elle, le vieux sage, Eris Valverde dont le calme et la froideur contrastaient avec la chaleur meurtrière de l'ancienne bras-droit de Valverde. Aussi, quand on les voyait ensemble, c'était un étrange duo qui se dessinait. Le politique face à la guerrière, celle qui avait tout donné durant les batailles mais n'avait jamais rien compris aux sciences idéologiques et politiques dans lesquelles le vieux Valverde semblait tombé. Autrement dit, rien ne semblait les unir dans de quelconques relations.
Pourtant, l'actuel Inquisiteur de Poudlard avait toujours eu une sorte de bienveillance vis à vis de cette écorchée de l'existence. Un lien quasi paternel, même si elle s'en contre-fichait. Il acceptait certaines de ses erreurs, la jugeant bien plus efficace quand elle ne prévoyait pas les choses. Forte en improvisations, l'ancienne Black arrivait merveilleusement bien à se dépêtrer des situations les plus dangereuses ou cocasses. Ainsi, il n'avait jamais cessé de respecter Bellatrix Lestrange, notamment pour cette franchise et ce franc parlé qui faisait d'elle un élément bien plus dangereux et important qu'on ne le pensait. Et pourquoi aucun Mangemort ne cherchait à s'occuper d'elle? Tous l'avaient délaissé dans son trou perdu. Depuis sa chute, elle n'était plus rien et personne n'avait fait en sorte de changer le cours des choses. Elle le savait. Cela se voyait. Mais elle savait aussi que Valverde n'avait jamais fait unanimité dans les rangs des Mangemorts. Elle savait que beaucoup rêvaient de le voir tomber, au moins pour occuper sa place de Mangemort politique. Elle savait aussi par dessus tout que Valverde ne l'avait jamais sous-estimé.

Qu'attendait-il en retour de son respect? Du respect. Même si le vieil homme n'était jamais dans l'attente de quoique ce soit. Si elle cessait de le respecter, alors il ne la respecterait plus. Mais ce n'était pour le moment aucunement le cas. Beaucoup avaient pris pour irrespect la franchise de Bellatrix, sûrement parce qu'elle révélait des vérités enfouies bien profondément. Issue d'une famille au grand nom, riche et luxueuse, elle ne s'était jamais frottée à ce milieu mondain du Purisme. Elle n'était pas des Witcher, des Mulciber, des Serpens, des Mafloy. Elle n'était de ceux qui affichent leur Sang-Pur dans un but purement artificiel. Non, et Valverde le savait pertinemment. Personne pouvait dire l'avoir un jour vu à un dîner ou à une fête, encore moins lorsque les choses ne tournaient pas bien pour elle. Au même titre que l'on ne voyait jamais Valverde côtoyer ce milieu mondain et hypocrite. Le Politicien n'avait confiance en personne, encore moins dans ces environnements. Le dompter se révélait être particulièrement difficile.
Ainsi, ils se rejoignaient sur ce point. Ils étaient des sortes d'électrons libres, qui ne connaissaient pas la mort et qui étaient bien plus dangereux qu'on pouvait le craindre. D'ailleurs, on le savait. Pourquoi personne n'avait aidé Bellatrix à sortir du trou dans lequel elle était tombée? Tout simplement parce qu'on en profitait bien assez. Des fonctions de Directeur d'Azkaban, ou autres liées au meurtre ou à la police. Des choses que Bellatrix aurait pu faire. Personne ne voulait prendre le risque de la voir reprendre son importance. C'était ainsi terrible, le bal hypocrite des courtisans autour de Lord Voldemort. Mais ni Valverde ni Lestrange ne faisaient partis des courtisans, tout simplement parce qu'eux-mêmes n'attendaient plus rien pour leur vie. Ils étaient détruits, des coquilles vides et refroidies par la mort. A chacun sa façon de le vivre. Chez l'un, la froideur et le calme, chez l'autre la colère et la cruauté.

Elle était là, passant d'endroits en endroits. Comme une bête en cage, entre ces murs froids de souvenirs politiques. Etrangement, elle ne faisait plus peur. Du moins, pas cette peur que l'on peut ressentir quand ce genre d'être se trouve chez soi. Evidemment, sa folie était encore visible et le moindre dérapage était encore plus possible qu'auparavant. Mais quant au reste, elle semblait perdue entre ses habitudes et une envie particulière. Car que faisait-elle chez Eris Valverde? Elle devait se douter que le vieil homme avait un travail énorme, encore plus que la réalité d'ailleurs. Il en est ainsi chez ceux qui ne connaissent pas mais respectent le milieu administratif des hautes fonctions. Ils pensent le travail si impossible que cela justifie leur dégoût pour ces tâches. Valverde avait bel et bien du travail, mais sûrement quelque peu moins que se doutait la Mangemort.
Qu'importait. Elle était ici pour une bonne raison. Elle parlait de Malfoy. Quel étrange moment. Valverde se ressentait arriver à l'Ordre Nouveau pour la première fois, en 2003. En effet, à l'époque Malfoy était Ministre. Il avait fallu le faire tomber. Menroth avait prouvé une trahison, la famille avait été décimée. Terminés les Mafloy, terminée l'ère de la bureaucratie laxiste et aléatoire, allant des grandes mesures aux pertes de temps dans les papiers et les ordres contradictoires. Il avait fallu restructurer la politique publique et administrative du Ministère. Il avait fallu un nouveau Ministre. Il avait fallu créer l'Intendance du Royaume-Uni. Car on risquait alors de perdre tout ce que Voldemort avait gagné. Et ni Menroth, ni Jugson, ni personne d'autre à l'époque n'avait eu envie de perdre la vie en perdant le Ministère.
Valverde, lui, avait observé, se contentant de répondre à la mission du Seigneur des Ténèbres. Il fallait résoudre la crise interne du Département de l'Ordre Nouveau, remettre en place une Commission du Sang digne de ce nom et rigoureusement organisée. Il l'avait fait.

Valverde s'installa dans un fauteuil. Il observait de ses yeux froids les mouvements de Bellatrix. Elle touchait à tout. Elle le pouvait, Valverde s'en contre-fichait. D'ailleurs, valait-il n'avoir aucune valeur affective dans le monde politique. Le manoir pouvait bien brûler que Valverde n'en broncherait pas. Du moins, s'il brûlait par accident.

« J'ose espérer que tu n'es venue me parler des Malfoy, Bellatrix. Tu connais mon attachement pour ce qu'ils ont fait et ce qu'ils ont véhiculé. »

La phrase de Valverde ne montrait aucune haine ou colère vis à vis des Malfoy. Il respectait les décisions de Lord Voldemort. Il respectait ce qui avait été fait.
Mais le Mangemort politicien n'avait jamais rien partagé avec cette famille. Parvenus, il ne les considérait pas comme de vrais croyants de la race supérieure. Sauf, peut-être, Narcissa. Mais il ne restait plus rien d'eux et Valverde n'avait aucune envie de remuer les tréfonds du passé. Sûrement pour ne pas faire resurgir d'autres événements trop bien cachés, qui avaient fait de lui qu'il était. Etrange autodéfense que celle-ci.
Valverde parlait ici d'un point de vue purement politique. Les Mafloy n'avaient jamais été des politiciens. Ils avaient improvisé un semblant de pouvoir. Voldemort, Scofield, Bellatrix et Orcus avaient véritablement mené la fronde aux bourbistes. Personne d'autre et sûrement pas Lucius puis Drago Malfoy.

« Je t'écoute. »

Il la regardait avec ce calme si célèbre chez Valverde. Une froideur pire que celle que l'on pouvait lire chez Rogue ou Brom. Cette froideur qui est incarnée en l'âme. Une âme, d'ailleurs, réduite à la froideur. Il ne restait plus que la froideur. Rien ne servait de lui fronde, car elle ne bougerait pas. Elle était bien fixée, autant fallait-il composer avec ou partir.
Or, Bellatrix Lestrange n'était personne à venir pour rien.
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Pr Bellatrix B. Lestrange


MessageSujet: Re: Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L. Sam 7 Déc - 14:00

En aucun cas la haine n’est naturelle. Si ce sentiment n’est pas inné, chaque sorcier sur cette planète est en puissance d’être un tortionnaire maléfique, un terrible bourreau, une créature du Mal sans limites dans l’horreur de ses pulsions et leurs mises en actes. La banalité du Mal. Il est là, caché, partout, en chacun de nous, attendant seulement des circonstances favorables à son réveil et son expression dans ses formes les plus diaboliques pour s’élever et tout engloutir sur son funeste passage. Les régimes de terreurs ont pour avantage, ce qui n’en était pas réellement un, de laisser libres les désirs les plus noirs des individus.

Les partisans du Seigneur des Ténèbres étaient des criminels, des assassins, des bandits dont la plupart furent longtemps pourchassés par plusieurs polices magiques internationales. On comptait dans les rangs des Forces du Mal une multitude de profils différents : des faibles en quête de protection, sans oublier les désenchantés désireux d’aventures extraordinaires, les ambitieux à la recherche du pouvoir, les sadiques assoiffés de sang et avides de le verser. Bellatrix Lestrange faisait partie de ceux-là. Toutes ces caractéristiques excepté la première lui correspondaient en partie. Mais ce n’était pas tant l’ambition que sa passion ravageuse qui animait ses combats. Elle aurait sans doute pu résumer son existence à une personne, à un seul combat.


« NON ! »

Prise d’une fièvre inconnue, la sorcière s’approcha soudainement d’Eris Valverde pour lui murmurer au creux de l’oreille, tortillant ses mains entre elles, formant et déformant des nœuds imaginaires avec ses doigts fins et pâles. Elle avait de longs ongles saupoudrés d’un noir brillant. Ses orbites écartés comme jamais, sa voix redevint ce susurrement qu’on lui connaissait.

« Tu mens Eris, tu mens. »

Qu’il laisse la politique là où elle devait être, c’est-à-dire loin d’ici. Toute la diplomatie qu’il pouvait exprimer à son égard et dans un cadre aussi privé que pouvait l’être sa visite chez lui, dans son Manoir, tard le soir, représentait quelque chose que Bellatrix avait en horreur, peut-être plus encore que la lâcheté ou l’infidélité. Elle tourna les talons pour faire les cent pas dans la salle. Si son corps marqué à jamais et son esprit tourmenté faisaient d’elle un être exceptionnel, les soubresauts dans sa voix ainsi que ses regards fuyants indiquaient une certaine forme d’anxiété voire de folie pure.

La cruauté et la souffrance avaient pris la personne de Bellatrix Lestrange dans son intégralité. Ces deux poisons, telle la robe de Déjanire, lui collaient violemment à la peau sans qu’elle ne puisse sans détacher. La sorcière devrait à jamais faire avec la tourmente qui la rongeait : cet amer venin de l’esprit prenait les âmes sans concessions, passionnément, sans espoir de guérison pour sa victime. Voilà un terrible point commun entre les deux interlocuteurs de cette soirée pluvieuse. Pour des raisons similaires, Bellatrix Lestrange et Eris Valverde avaient eu des réactions divergentes. Il était le redoutable politique, elle était la guerrière sanguinaire. Il était l’Homme de l’abominable technicité de la haine, elle était la Femme de la réaction violente et de la terreur des rues. Il était la puissance étatique, elle était la peur infernale. Elle était la brutalité du Sang Pur, il était l’éducation puriste.


« Les Malefoy… exterminés… je n’ai jamais eu de réponses. JAMAIS ! »

Bellatrix Lestrange avait été une Mangemort de premier plan, longtemps bras-droit du Seigneur des Ténèbres. Mais malgré une fidélité sans failles et un engagement sur la voie de la Magie Noire on ne peut plus claire, le Maître avait délaissé sa préférée pour un autre. Un sale Sang-de-Bourbe incapable d’être à la hauteur de ce qu’était la puissance des Ténèbres. Reprendre de la hauteur et s’extirper du trou à rats dans lequel la sorcière était tombée, lâchement abandonnée par ceux qui voulaient la voir dépérir, voilà son but ultime. Ensuite, les courtisans hypocrites du Mal paieraient l’insolence infâme qu’ils avaient étalée. Chacun d’entre eux retrouverait la place qui lui choyait. Un par un, les insectes redescendraient dans les limbes de l’Histoire desquels ils n’auraient jamais du quitter la compagnie. Sa tâche représentait un labeur plus Grand et plus Noble qu’une banale querelle de clocher ou de besogne politicienne pour conquérir le pouvoir.
Elle revoyait cette image de sorciers assis autour d’une table ouvragée dans un somptueux manoir. Les meubles avaient été repoussés sur les côtés pour faire de la place au centre de la pièce. Un feu s’épanouissait dans une grande cheminée de marbre surmontée d’un cadre aux bordures dorées. Cette scène s’était déroulée alors que les Mangemorts prenaient le pouvoir, quelques mois après le meurtre de Dumbledore. Etant arrivés en retard, Rogue et Yaxley s’étaient faits face. Elle se remémorait le teint cireux de son beau-frère, pâle comme la mort.


« Ta baguette, Lucius, j’exige que tu me donnes ta baguette. »

Il avait été là… Lui. Le seul, l’unique. Il y avait eu des ricanements. Une véritable torture. Elle avait bouillonné de colère. Le Maître sous-entendait que les Malefoy n’avaient pas étés heureux de l’accueillir chez eux. La colère avait laissé place à l’émotion.

« Maître, c’est un honneur de vous avoir ici, dans notre maison de famille. Pour nous, il ne pourrait y avoir de plus grand plaisir. »

Elle s’était étalée sur la table pour se rapprocher autant qu’elle le pouvait de son être chéri alors même que Narcissa restait impassible. Il y avait eu des larmes de joie, ne serait-ce que lorsque le Seigneur des Ténèbres avait prononcé son prénom.

« Mon Maître sait que je ne dis rien d’autre que la vérité ! »

Il y avait eu des rires encore plus prononcés cette fois-ci. Lui avait parlé, devant toute l’assemblée de ses partisans, de Tonks : la nièce traîtresse. Heureusement, Bellatrix n’avait d’yeux que pour Voldemort, sinon elle aurait pu remarques les mines réjouis sans compter les regards enjoués que s’étaient échangés ses voisins de table. Ils adoraient depuis toujours voir Lestrange et les Malefoy se faire humilier. Le bonheur des la sorcière avait vite tourné en une honteuse irruption de vilaines plaques rouges. Une voix aigüe avait retentit, ce qui avait couvert le bruit des poings martelés sur la table et le concert des moqueries diverses.

« Ce n’est pas notre nièce, Maître ! Narcissa et moi n’avons plus jamais accordé un regard à notre sœur depuis qu’elle s’est mariée avec le Sang-de-Bourbe. Cette sale gamine n’a rien à voir avec nous, pas plus que la bête qu’elle a épousée. »

Mais l’affront avait continué et la Sang-Pur ne pouvait qu’assurer à son tendre et fort Seigneur qu’elle tuerait de sa baguette les branches pourries de sa Noble famille, ce qui clôtura cette scène meurtrière.
Bellatrix Lestrange revint à elle, le visage de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom encore bien en tête. Sa figure livide, ses yeux perçants, ses deux fentes en guise de narines, sa puissance, la baguette qu’il tenait entre ses mains pâles.


« Lui ? Le Seigneur des Ténèbres ! Qu’en pense-t-il, Eris ? Que dit-il ? »

Et il y avait Jugson, Menroth,… ces veracrasses heureux de la déchéance de sa famille.
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MessageSujet: Re: Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L. Mer 11 Déc - 19:13

Lestrange ne comprenait rien à la politique. La mort de Drago Malfoy, celle de Menroth, le renvoi de De Saint-Clair. Les choses semblaient anodines, aux explications naturelles sinon données d'avance. Mais tout n'était qu'un jeu, où le plus faible finit par se faire manger par le plus fort. Terrible jeu, aux règles plus cruelles que le jeu d’échec sorcier. Il fallait rester accrocher à cette immense boule qui ne cesse de rouler. Trouver le moyen de s'y agripper et de faire chuter les autres. Des plus intelligents coups aux plus bas et vulgaires étaient autorisés. Alors, il ne fallait faire confiance à personne, car celui qui est l'ami d'un jour devient le meurtrier le lendemain.
Valverde avait grandi dans ce milieu. Non pas en tant que jeune-homme, étudiant ou Juge, mais bien en tant qu'enfant. Sa personnalité, son caractère, son essence s'étaient construits sur la politique et ce jeu de politiciens. Dissimuler et simuler, toujours se placer du bon côté au bon moment. Certes, il était Mangemort. Un Mangemort plus que fidèle à Lord Voldemort, encore plus au Purisme et à la Sorcellerie. C'était ses idées, celles pour lesquelles il mettait tous les jours sa vie en jeu. Mais à toute fin son moyen, et celui de l'Inquisiteur de Poudlard restait la politique. Il n'hésitait pas à détruire celui qui ne lui permettait pas de rendre service au Purisme. Certains auraient pu prétendre qu'il servait ses propres intérêts au lieu de ceux du Seigneur des Ténèbres et de la Magie. Mais ce n'était nullement le cas, puisque Valverde était particulièrement dénué d'âme, d'amour-propre et d'égoïsme. Une telle souffrance ne lui permettait pas de penser qu'il puisse exister en lui un Amour, quelque chose qui le ferait avancer et prendre conscience de son Être. Aussi, tout ce qu'il avait fait jusqu'ici, et tout ce qu'il continuerait à faire serait pour le bien de la Sorcellerie.
Quant aux méthodes...

Mais elle, Bellatrix Lestrange, elle n'y connaissait rien. Du moins, pas sur ce champ précis. On lui demandait de tuer, elle tuait. On lui demandait de faire telle ou telle chose, elle le faisait. Sans aucune âme ni pitié, il est vrai, mais avec une simplicité que l'on pouvait voir et qui faisait d'elle une personne honnête dans les rangs de Lord Voldemort.
Les Malfoys étaient morts. D'abord Lucius, puis Drago et enfin Narcissa. Ils n'en restaient plus un. Drago avait trahi, Menroth l'avait tué. Menroth avait trahi, Voldemort l'avait tué.
Mais par dessus tout, Malfoy avait instauré une politique interne désastreuse dans son Ministère, laissant aller au dossier au rythme de sa vie dépravée. Les femmes de ménage avaient autant d'importance que le Département de la Justice Magique, c'était vaille que vaille. Les hors-la-loi devenaient de plus en plus influents, remettant alors en question un travail de cinq années. Cinq années de guerre civile, cinq années de misère économique et sociale. Il avait fallu remédier à cela, afin de donner une chance à cet Ordre Nouveau qui allait bien au delà du Département que dirigeait Valverde à l'époque. Il fallait donner une politique précise au régime de Lord Voldemort, et cette politique interne allait se faire sans les Malfoys. Abraxas avait trahi, Drago l'avait couvert. Comme beaucoup d'autres choses. Beaucoup dont peu voire personne n'était en mesure de donner des sources précises, concrètes et certaines. Malfoy fermait les yeux sur les affaires louches aussi aléatoirement que le train de son humeur.

« Abraxas Malfoy, Commissaire du Sang, avait protégé et aidé un Hors-la-loi. Drago était au courant. Il était Ministre de la Magie. Tout ce que le Seigneur des Ténèbres avait construit était menacé, ébranlé. Il nous fallait une politique forte et cohérente. Elle ne pouvait pas se faire avec Drago Malfoy, encore moins avec son statut de traître. Larsen Menroth a supprimé les Malfoy et Le Seigneur des Ténèbres n'a jamais contredit cette action. Je ne suis pas ici pour supposer à la place du Seigneur des Ténèbres. Mais je crois que si la mort des Malfoy eût été indésirable, Larsen aurait été plus que puni. »

La voix calme de Valverde contrastait à l’hystérie de Bellatrix.
Trois ans, trois ans que désormais Malfoy était mort et qu'il avait laissé son Ministère aux mains de Jugson puis de Mulciber. Trois années, oubliées par la guerre en Irlande, par la trahison de Jugson, par la mort de Menroth. Revenir en arrière était inutile. Un exercice périlleux, qui n'apportait rien d'autre que la mélancolie et la tristesses. L'avenir ne se construit pas dans le passé. Il fallait savoir oublier, passer à autre chose. Et cela, Valverde ne l'avait que trop fait, au point d'enfouir sous sa Haine et son intelligence la beauté de son Amour et de son âme.
Lestrange ne faisait que revenir dans le passé. La preuve d'un présent frustrant, insatisfaisant. Car elle avait perdu sa stature de bras-droit. Scofield lui avait prise, et l'avait emmené ensuite dans la tombe. Brom n'était pas le Bras-droit de Voldemort. En aucun cas il ne l'était, tout simplement parce qu'il était son représentant politique. Celui qui menait sa politique Puriste dans les trois pays de l'Intendance. Mais jamais personne depuis le jeune et immature Scofield n'avait prétendu à la fonction de Bras-Droit.

Lestrange revenait donc étrangement. Tandis que le monde était en pleine mutation, tandis que le bourbisme se perdait peu à peu, fautif de sa propre folie ou détruit par la force du Purisme, de Lord Voldemort et de la Sorcellerie, elle était là, au coeur de cette immense pièce du Manoir Valverde de Gaydon. Les deux se regardaient. Le regard paisible et glacial de l'ancien Directeur de l'Ordre Nouveau face à l'envie de meurtre et de souffrance chaude de Bellatrix Lestrange. Ils se trouvaient là, comme atemporels, déchargés de ce que le temps avait fait d'eux. Car ils se connaissaient depuis bien longtemps. Les premiers moments de combat, les années de prison, la fuite, la reconquête, la Bataille de Poudlard, le nouveau Régime et le Purisme. Ils avaient connu cela ensemble. Elle devait se souvenir de cet homme au regard froid mais aux cheveux gris poivre, encore sous le joug d'une couleur noir. Juge au Mangemagot, homme d'une intelligence aussi remarquable que son austérité, elle l'avait connu alors. Et désormais, il était un vieillard. Les années avaient commencé à toucher aux traits de la Mangemort, au point où on voyait ses cinquante ans avec des cheveux gris et des rides posées de ci de là.

« Parler du passé n'a plus aucun sens. Ni Thomas Jugson, ni Larsen Menroth, ni Drago Malfoy n'ont une quelconque importance désormais. Ils sont des souvenirs. Combien de Sorciers, comme toi, ont perdu une soeur au cours de cette croisade que nous menons contre le Sang-de-bourbe? La voix calme de Valverde se heurtait à cette folie chaude que Bellatrix incarnait. Mais ce que disait le vieil homme était vrai. Bellatrix restait une sorcière comme les autres. Valverde prônait cette nécessité de l'ombre. Cette identification avec l'inconnu, l'intouchable. La Bataille de Dublin saura démarquer les bons serviteurs des mauvais. Elle fera ce tri nécessaire, comme l'avait fait celle de Poudlard et les Emeutes de Londres. C'est lors des temps de transition qu'apparaître le plus fort est le plus simple. »

Valverde était un politicien. Il manipulait sans cesse, sûrement sans s'en rendre compte. Les Mangemorts manquaient cruellement d'union, malgré une apparence trompeuse. Les sorties de Mulciber, la mort de Socifield, de Menroth, la trahison de Jugson. Il avait beau rester les fidèles Crow, Valverde et Brom, on avait beau revoir ces combattants tels qu'Eccleston ou Witcher, quelque chose avait changé dans ce groupe. La corruption, l'envie de pouvoir. Pour quelle raison, sinon, Valverde aurait-il eu autant d'importance parmi les Mangemorts? Vingt-sept années de services, vingt-sept années de quasi anonymat et désormais, il était vu comme le politicien le plus important parmi les Puristes, un dirigeant plus qu'essentiel pour le régime de Voldemort. Les choses ne trompaient pas. Il fallait toujours chercher le double sens des actions et de leurs représentations.
Aussi, ce qu'il suggérait à Lestrange, c'était de revenir petit à petit. Rappeler qu'elle aussi, elle avait la marque. Qu'en aucun cas elle aurait moins de droits qu'un autre Mangemort. Elle tuerait de nouveau, elle passerait du temps de nouveau avec les Mangemorts.

« Toutes les baguettes seront utiles, Bellatrix. Et tu n'as pas une Marque des Ténèbres plus petite que celle de Mulciber ou de Witcher. A toi de faire des choix. A toi de servir le Purisme comme tu l'entends le mieux. »

Le Mangemort Politicien avait bien des défauts. La froideur, qui le rendait plus qu'asociale. Ce perfectionnisme qu'il mettait au service du Purisme et qui, parfois, s'heurtait aux egos de certaines personnes. Mais de tous les Mangemorts, il était sûrement le plus sage. Celui qui mettait en avant toujours la raison au lieu des sentiments. Pas bien compliqué, certes, plus qu'il n'avait plus aucun sentiment si ce n'était cette Haine vengeresse qui voulait détruire tout ce qui se référait au mot "moldu". Mais depuis toujours, l'actuel Inquisiteur de Poudlard avait été de bon conseil, si on souhaitait venir s'entretenir avec lui avec honnêteté et respect. Il avait toujours prôné l'amélioration, la recherche, et il était certain que l'intelligence pouvait mener à cette perfection de l'Être.
Ses conseils étaient sages, mesurés dans cet extrême Haine qu'était le Purisme. A Brom la science, à Valverde la raison. Les choses n'étaient pas les mêmes. L'Intendant avait déjà fait preuve de déraison malgré une culture magique et des talents incroyables.

Il ne restait plus qu'à Bellatrix Lestrange d'"oser savoir" et d'avancer.
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MessageSujet: Re: Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L. Sam 21 Déc - 0:03

Depuis toujours, la Mangemort était une sorcière déchiquetée par la vie et ses déboires, écorchée à vif. L'intégralité du monde dans lequel elle avait vécu paraissait l'agresser à tout moment - mais était-ce réellement nouveau ? Noble puriste, elle était également une puissante meurtrière, une partisane passionnée des Ténèbres et des magies occultes longtemps interdites. Le paradoxe fondait partiellement cet être de Magie. Masculine et féminine, instable mais fidèle, Noble mais grossière. Quiconque la regardait comprenait qu'elle était d'une dangerosité incroyable et nul ne la défierait sans crainte d'y perdre la vie et quiconque l'approchait savait, sans se fourvoyer, qu'il y laisserait une partie de lui-même. Malgré sa déchéance humiliante, Bellatrix Lestrange resterait pour toujours la Reine du Mal. Aucune n'avait réussi à lui retirer cela, même LeeRoy n'avait été qu'une lieutenante, avant de se retrouver encore plus déchue que Bellatrix ne pouvait l'être.
Il n'était pas faux de dire que les fantômes de son passé tourmentaient la sorcière sans qu'elle ne puisse sans défaire. L'avantage de ne pas se soucier des autres, c'est qu'on ne risquait pas de s'attarder sur ce qu'ils pensaient de nous. Qu'importe l'image tant qu'on possède la grandeur.


« Très bien ! Parlons de l’avenir ! Pourquoi le Seigneur des Ténèbres ne m’a-t-il pas encore contactée pour la guerre ? Tu sais parfaitement (il sait parfaitement !) que je n'ai jamais cédé à la facilité ! Que j'ai toujours été présente aux moments les plus difficiles ! Toujours ! Je n'ai peur de rien ! Les larves qui se pavanent misérablement lorsqu'ils n'ont rien à y perdre ne sont pas dignes de Lui ! »

Si elle ne s'était pas trouvée à ce moment précis dans un Manoir de Sang Pur, la belle maléfique aurait sans scrupule craché au sol.
Il fallait avouer que Bellatrix n’aurait jamais tenu ce genre de conversation avec un autre Mangemort. Eris représentait une figure différente d’un simple serviteur des Ténèbres. Valverde, le vieux compagnon d’armes de la sorcière qui n’avait jamais dénigré le pouvoir du Lord. Un fidèle.

La sorcière se revoyait très nettement dans sa cellule, Crow était dans les parages, Eris ne devait pas se trouver loin non plus. Azkaban était glacial et la présence des Détraqueurs qui rodaient dans les parages n’arrangeait en rien la situation dramatique dans laquelle elle était plongée.

« IL REVIENDRA ! IL REVIENDRA NOUS CHERCHER ! »
Le son de sa voix ne signifiait plus qu’un murmure répétitif, comme un dernier espoir auquel elle s’était rattachée. D’un geste désespéré, la sorcière reniflait frénétiquement sa Marque, tatouée sur un bras gauche à l’époque encore composé de chair humaine.

Peu à peu Bellatrix se charbonnait dans la violence, et la haine, germe de son action, dont elle souffrait mains maux l’isolait tout doucement dans ses névroses, voire dans ses psychoses (comment le savoir ? La Mangemort n’était pas sujet à études psychologiques).
Etre certaine qu’une guerre majeure pour la survie du Mal et de ses partisans se jouerait, et se jouait déjà, dans son dos, sans que le Maître ne la prévienne de ses plans, la rendait furieuse. Bellatrix se sentait flouée, abandonnée comme une vieille chaussette par celui auquel elle tenait tant.  Elle voulait massacrer pour Lui, verser le sang de chaque Irlandais, de chaque sorcier, de chaque sorcière, de chaque vieillard, de chaque enfant qui voudrait obstruer le passage du Seigneur des Ténèbres sur la route de la gloire éternelle. Et la politique ne l’intéressait pas plus que la reproduction des Grinchebourdons. Pour elle, il n’y avait que le pouvoir de la force, du chantage et de la torture. La Mort symbolisait le dernier recours, l’ultime démonstration de puissance. Eris Valverde connaissait-il le plaisir de tuer ? La sensation de chaleur qui émanait d’un Doloris ou d’un Imperium ? L’œuvre éclatante de la destruction et de l’anarchie, celle des pillages et de la guerre ?


« Toutes les baguettes seront utiles, Bellatrix. Et tu n'as pas une Marque des Ténèbres plus petite que celle de Mulciber ou de Witcher. A toi de faire des choix. A toi de servir le Purisme comme tu l'entends le mieux. »

Elle renifla bruyamment. Rien que de penser à la possibilité de son infériorité par rapport aux autres comme Mulciber ou Witcher était, à ses yeux, absurde.

La silhouette de cette femme fatale avait quelque chose d'inquiétant. Ces longs cheveux bruns tombaient en cascade bouclée sur sa peau légèrement blanche et ridée. Cet air hautain se mêlait à des paupières lourdes qui l'affublaient d'un regard mauvais en toutes circonstances. Et ce corps... Des courbes telles qu'Hadès les aurait dessinées à la plume de Phénix en prenant bien soin d'y ajouter une dose de charme magique.

Servir le Purisme... Finalement, peut-être que la trop grande réflexion d’Eris l’amènerait à douter de ses convictions. Peut-être était-il moins fidèle qu’il ne devrait l’être. Bellatrix Lestrange se contentait de foncer dans le tas, mais toujours avec classe. Elle se méfiait des idéologues comme de la dragoncelle cependant Valverde demeurait entre les griffes du Maître depuis bien trop longtemps pour le trahir. La sorcière ressentait la potentialité de trahison chez les individus comme un Niffleur pouvait dénicher de l’or. L’Inquisiteur de Poudlard semblait sous contrôle des Ténèbres.
A ces mots, la sorcière fit face à son interlocuteur puis se gonfla de fierté (oh ! sans aucune méchanceté et sans méfiance envers le sorcier qui se trouvait à ses côtés, seulement avec honneur) lorsque ces mots sortirent de sa bouche bien dessinée :


« Je n’entends que Lui et ma baguette n’obéit qu’à ses ordres. »

Parle et je ferai. Ordonne et j’exécuterai.
Comment avancer si on n’en finissait pas de vouloir clore les évènements du passé ? Aussi étrange ou paradoxal que cela pouvait transparaître, Bellatrix Lestrange ne pensait qu'à son avenir. A sa renaissance. Le silence forcé avait été interrompu à la mort de Michael Scofield. Lui n'appartenait à un âge révolu et le futur se dessinait en faveur de celles et ceux qui s'étaient montrés les plus loyaux depuis le début. Le commencement d'une nouvelle ère faisait son chemin et la place que devait légitimement occuper la sorcière serait rapidement retrouvée. Ainsi recommençait-elle à s'exprimer aussi normalement qu'elle le pouvait.


« Je suis revenue, Eris. Et je vais prendre ma revanche sur celles et ceux qui ont voulu me réduire à néant. Il sera de nouveau fier de moi… »
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MessageSujet: Re: Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L. Mer 1 Jan - 10:50

[HJ: Excuse ce temps de réponse. Vacances et absences. Smile
Rappel: le récit se passe avant qu'Eris ne devienne Intendant. Il est donc encore Inquisiteur de Poudlard.]

Valverde était un intellectuel. Il n'acceptait donc peu ce qui se trouvait être irrationnel. Il voulait comprendre, après recherches et questions. Il ne réfutait rien, mais refusait de laissait les choses sans réponses. Il voulait trouver des réponses et ce, avec n'importe quels moyens. Beaucoup le tenaient pour intolérant, il restait mesuré grâce à une expérience et une sagesse propre à son âge et au temps qu'il avait consacré à la cause Puriste.
Mais s'il fuyait autant la folie, si le calme lui faisait loi et qu'il restait comme fer fasse à une quelconque manifestation d’aliénation, c'était bien parce que lui-même n'était plus que folie. Une folie cachée, froide et calme. La Haine qui s'était installée en lui faisait de Valverde une personne dangereuse, dont il fallait éviter la colère et l'envie de meurtre. Car il avait déjà cruellement tué. Car lorsqu'il torturait ou assassinait, le vieil homme laissait cours à toute sa violence. Il ne restait plus rien de potentiellement mesuré. La froideur ne quittait pas son regard, sa voix était toujours l'exemple même du calme le plus profond. Mais ses actes découlaient d'une envie folle de voir détruire l'ennemi, de voir le sang souillé couler au sol. Il voulait s'y baigner, jouir de ce statut de Sorcier Puissant face à l'ignominie du sang moldu. Il refusait la mort de la Sorcellerie et la victoire du bourbisme car il n'avait jamais pu refuser la disparition de Jeanne. Son existence n'était devenue que haine pure envers tout ce qui pouvait le lier à quelque chose qui le faisait souffrir. Etonnant esprit humain, que devient cruel et monstrueux par peur de la monstruosité et de la cruauté. Certains étaient dérangés par cette froideur, qu'ils tenaient pour une force de combat, notamment politique, d'Eris Valverde. Mais en vérité, c'était là toute sa faiblesse. C'était la preuve même qu'il était un être blessé et meurtri. Mais découvrir sa souffrance, c'était aussi mettre la main sur sa folie. Hélas, la froideur était une armure trop bien construite, faite par le meilleur armurier qu'il soit: la Haine. Et celle-ci était bien trop difficile à combattre, surtout quand l'Amour était mort depuis bien longtemps.

Bellatrix Lestrange se trouvait être sans position forte dans cette société de technocrates que devenait le Purisme. Valverde avait toujours était un juriste, un administratif pur et dur. Juge, il était connu pour sa connaissance parfaite des codes, des articles, des lois. Il aurait fait un excellent Directeur de la Justice Magique, bien que ses compétences en politique faisait qu'on avait aussi besoin de lui pour emporter les foules ou pour diriger. Quoiqu'il en soit, son esprit était brillamment formaté pour la technocratie, pour le pouvoir de l'administratif.
Mais en vérité, la position de la Mangemort était bien plus qu'avantageuse. Elle n'avait aucune responsabilité, des comptes qu'à rendre à Voldemort. Comptes qu'il ne lui avait pas demandé, et qui découlaient donc de la volonté de Lestrange. Valverde devrait rendre des comptes pour Poudlard, tout comme Mulciber en rendrait pour son Ministère. Mais, elle, Bellatrix Lestrange, quels comptes avait-elle à rendre?
Il fallait toujours faire de sa faiblesse une force. Du temps où il était Juge, Valverde était de bon conseil en politique. Et pourtant, rien ne le mettait dans une quelconque place prestigieuse. Désormais, il était une personne connue du monde Puriste et de l'Intendance. Pourtant, il était peu médiatisé. Une décision, une pudeur naturelle qui aurait pu passer pour une faiblesse pour certains. Néanmoins, c'était sa force. Et Lestrange devait trouver sa force dans cette position qui était actuellement la sienne. Elle avait déjà prouvé qu'elle était capable de quelque chose. Elle n'avait jamais était infidèle au Purisme ou aux Mangemorts. Combien pouvaient se vanter d'avoir fait la première Guerre des Sorciers et d'être encore vivants, prêts à tout sacrifier pour la cause de Voldemort et de la Sorcellerie?

Fier de ses Mangemorts? Voldemort ne l'était pas. Il était plutôt fier d'être le Maître de ses esclaves, d'avoir sous lui nombre de pions manipulables à souhait. Valverde le savait, car il connaissait Tom Jedusor depuis plus de trente ans et qu'il avait conscience de la considération qu'avait le Seigneur des Ténèbres. C'était un Sorcier Puissant, qui pouvait tuer pour prendre le pouvoir. Mais ses Mangemorts servaient de casse-pipe ou de maintien. Tant que lui n'était pas aux fonctions, c'était eux qui risquaient leur vie. Eux vers qui se tournaient les Hors-la-loi. Mais Valverde était du respect pour cet homme et en aucun cas ne se sentait-il esclave de ce dernier. Il n'avait pas peur de la Mort, puisqu'elle l'accompagnait depuis ses onze ans. Il pouvait mourir n'importe quand, ce n'était qu'une histoire de corps et de physique. Car l'âme n'existait plus. L'esprit, aussi intelligent et brillant fût-il, était dirigé pour la cause Puriste et Magique. Ainsi, Eris louait les compétences d'un homme qui choisissait de replacer la Magie à sa place. Est-ce que Voldemort avait conscience des considérations du Mangemort Politicien? Sûrement. Il devait très bien le savoir et très bien s'en servir. Car Valverde était l'esclave de sa propre Haine, et Voldemort pouvait devenir son Maître s'il savait contrôler cette Haine et la mettre à bon escient.
Et c'est ce qu'il avait fait en le plaçant à l'Ordre Nouveau puis à Poudlard. Il avait manipulé sa Haine, afin que fussent servis ses désirs de contrôle. Pour que Poudlard fût contrôlé, pour que l'Ordre Nouveau fît la traite du Sang, il fallait contrôler celui qui en serait le moteur. Il fallait entrer dans sa Haine, l'obliger à se tourner vers telle ou telle chose. En cela, Eris Valverde était l'esclave de Lord Voldemort. Non à cause de sa marque, non à cause de son statut de Mangemort, mais bien de sa Haine et de sa folie destructrice.

« Le Purisme aura toujours besoin de ses Serviteurs. Le tout est de savoir se placer là où l'on excelle, afin d'à la fois permettre à la Sorcellerie de regagner sa légitime place et de prouver ses propres compétences. »

Valverde parlait presque comme un automate. Car lui, il ne faisait pas les choses pour prouver ses compétences. Il avait conscience d'avoir une culture intellectuelle élevée de les domaines du Droit et de l'administratif. Il avait aussi conscience d'être un politicien hors pair, capable d'emporter les foules et de les emmener dans des considérations plus que folles et bestiales. En cela, il se reconnaissait et en cela il était utile à la société Puriste.

Le vieil homme se leva. Sa robe flottait au rythme de ses pas. Fluide, elle représentait cet esprit calme et mesuré qu'était Eris Valverde. Il s'avança jusqu'à la cheminée. Son visage ridé fut éclairé par les flammes, qui, sous cet angles, illuminaient les moindres plissures des traits de l'Inquisiteur. Etonnament, avec cette lumière, Valverde semblait bien plus vieux qu'à l'accoutumée. Il était pourtant plus jeune que Voldemort, que Brom. Mais Azkaban et la mort de son âme avaient eu raison de son visage. Il ressemblait à un vieillard car son esprit n'avait plus de vie.

« Les temps changent et je suis certain que tu trouveras le moyen de te faire voir et comprendre, Bellatrix. »

Valverde était de bon conseil. Et bien que sa voix n'exprimait aucune chaleur, elle était apaisante pour les esprits perdus dans la peur. Il avait toujours conseillé, et ses conseils avaient toujours mené les personnes conseillées vers un chemin plus droit sinon plus confiant. Ceux qui avaient refusé de suivre les recommandations de Valverde, de suivre un chemin propre, avaient souvent terminé dans le mur. Que restait-il de Tryan, désormais? Le vieil homme lui avait conseillé de prendre les Mystères, Mulciber n'aurait jamais osé retourner contre lui le pouvoir qu'il avait acquis. Mais à la Régulation et Contrôle des Créatures Magiques, bien que compétent et très professionnel, De Saint-Clair avait crée une position qu'il était hélas facile de détruire. Cela avait été son choix, Valverde l'avait respecté et il espérait que le français en tirait les conclusions qui s'y imposaient.

« Maître Valverde? Un petit elfe venait d'entrer dans l'immense salon officiel. Ses deux yeux brillants refléttaient les lumières du lustre et de la cheminée. Monsieur Neeson vient de vous faire savoir que trois élèves ont été vus en dehors de leur dortoir. Ils seraient en train de tenter d'entrer dans la réserve. Il s'agirait des mêmes que vous aviez déjà repéré.

Bien. Le regard froid de l'Inquisiteur se tourna vers Bellatrix. Je dois écourter notre conversation, Poudlard recèle encore de surprises et de bêtises qui méritent notre intervention rigoureuse et certaine. A bientôt. »

Le vieil homme quitta le salon, pendant que le petit elfe restait bouche bée devant le charisme de cette femme encore présente dans la pièce. Se rappelant de quoi elle était capable pour les créatures de sa race, le serviteur se retira très vite, laissant seule cette Mangemort au destin encore en dessin.

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Mais qu'importe l'éternité de la damnation? || PV B. L.

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