POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini]

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Mary Kane


MessageSujet: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Dim 24 Nov - 23:30

Mary Kane était quelqu’un d’intelligent, personne n’aurait songé à contester se fait pas même les gens qui ne l’aimaient pas. Ce n’était pas quelqu’un qui brillait en société où que l’on remarquait pour son charisme, non c’était une jolie fille qui aimait être effacée et se fondre dans la masse. On ne pouvait pas dire que c’était le désir de beaucoup de fille de son âge d’être effacée, à cet âge là, l’ambition de la plupart d’entre elle se limitait à essayer d’attirer l’attention de leur compère masculin, autant dire que Mary évitait le sexe opposé comme elle le pouvait. Elle n’avait rien de personnel contre eux, elle se rendait simplement compte qu’elle était souvent incapable de leur parler normalement. Ils la mettaient toujours mal à l’aise, peut-être parce qu’elle savait qu’en théorie les garçons et les filles étaient sensé avoir des relations ensembles. Certains sortaient entre eux et ça semblait agréable mais pour Mary ça semblait surtout représenter beaucoup d’effort, des efforts qu’elle n’avait pas nécessairement envie de faire. En France, elle avait toujours évité de sortir avec quelqu’un et ce n’était pas les propositions qui avaient manqués. Pourtant outre le fait qu’embrasser un garçon la terrifiait, elle jugeait l’idée d’avoir une relation de couple aussi pénible que de devoir s’occuper d’un animal, l’homme n’était-il pas après tout proche du chien ? En constante demande d’attention,  Contrairement à Eléonore, elle avait préféré rester célibataire alors que certains petits malins auraient appréciés pouvoir passer d’une sœur à l’autre. C’était d’ailleurs ce qui c’était passé en France lors de sa dernière année, un des multiples petits amis ami de sa sœur dont elle avait oublié le nom, l’avait accosté dans un couloir et longuement embrassé avant qu’elle puisse enfin se dégager pour se retrouver mortifiée, face à sa sœur. Elle n’avait jamais su le garçon l’avait fait exprès pour le plaisir de l’embarrasser ou si c’était une simple erreur de sa part mais ça n’avait pas amélioré les relations déjà exécrable des deux sœurs. Ca avait été un soulagement de partir pour Poudlard, tout d’abord parce qu’elle le voulait mais encore plus parce qu’ici tout le monde était tellement occupé à penser purisme que les histoires d’amour passait parfois au second plan.

La jeune Serdaigle avait été soulagée de voir qu’elle n’était plus au centre des attentions assidues de certains garçons, qui en France, trouvait son accent anglais « trop craquant » pour les citer. Son répit avait été de courte durée, elle était toujours le centre d’attention mais pas pour les mêmes raisons. Ca avait d’abord été sa nouveauté qui avait donné lieu à des commentaires, mais ça elle s’y attendait. Ensuite ca avait été la langue de plomb qui la suivait en permanence, on ne pouvait pas en avoir un coller à ses basques pendant un mois sans faire jaser. Aussi avait-elle détesté la manière dont le jeune Mulciber lui avait répondu en cours. Premièrement parce qu’il ne comprenait pas où elle avait voulu en venir, elle désirait simplement savoir depuis quand on avait constaté que les nés-moldus commençait à acquérir le même pouvoir que les sorciers mais sa question avait été mal posée ou comprise. Deuxièmement parce qu’il attirait l’attention sur elle, Mary ne passait pas sa journée à essayer d’être discrète pour qu’on la mette à l’avant de la scène contre son gré et troisièmement le plus grave, il sous entendait qu’elle était bourbiste. C’était une insulte que dans le contexte actuel Mary ne pouvait laisser passer. Si elle avait été moins timorée, elle se serrait levée et aurait répondu à l’insulte mais à la place, sa main se crispa sur sa baguette posée sur la table à ses côtés tandis que bouillonnante de rage et de honte, elle essayait de se concentrer sur la fin du cours.

Elle avait patiemment répondu aux questionnaires, n’attendant qu’une chose, la fin du cours pour aller s’expliquer avec Llewelyn, elle avait hésité avant de prendre cette décision mais elle ne voulait pas créer une esclandre au sus et vus de tous, elle n’était pas d’une nature agressive mais une explication en bonne et due forme avec le Serpentard était nécessaire. Il était hors de question qu’on la pense bourbiste. Aussi rendit-elle le questionnaire au professeur de Saint-John sans le relire, elle avait probablement fait quelques fautes mais rien de grave, elle aurait tout de même une bonne note. Elle n’étudiait pas beaucoup mais restait une bonne élève. Elle rangea distraitement ses affaires dans son sac observant Way non loin de Llewelyn, jusqu’à présent il était le seul avec qui elle semblait avoir une quelconque affinité, ce qui était ironique pour quelqu’un qui désirait tant éviter les hommes mais Wayland avait une manière de mettre les gens à l’aise que les autres n’avaient pas.

Elle sortit de la salle de cours, Stuart, son langue de plomb attitré à ses basques. Elle longea le couloir et attendit ni trop prêt, ni trop loin pour pouvoir voir quand le Serpentard sortirait. Il ne fut pas long à sortir et elle le héla.

« Llewelyn. », elle ne put s’empêcher de rougir tout en prononçant son nom, c’était stupide elle le savait mais elle sentait son cœur s’emballer à l’idée de parler à un garçon qu’elle ne connaissait pas, son ventre se contractait lui donnant une impression désagréable, elle savait que la discussion à suivre risquait majoritairement de ne pas être sympathique. Elle prit une inspiration essayant de se calmer, il lui suffisait d’être raisonnable et courtoise, c’était ce qu’elle était toujours après tout. Elle fit signe amicalement au jeune homme de la suivre un peu plus loin dans le couloir. Elle entendit quelques ricanements au passage. Une fille de Poufsouffle dont le prénom était Bridget donna un coup de coude tout sauf discret à une de ses amies en les désignant du doigt.

« Tu as vu, à peine quelques mois qu’elle est là et elle essaye déjà d’avoir Mulciber, Sara va en entendre parler tu vas voir ! »

Mary eut un soupir agacé, elle ne savait pas qui était Sara et ne voulait pas le savoir, probablement la copine de Llewelyn. Et dire qu’elle venait de penser que Poudlard se concentrait moins sur les relations amoureuses que Beauxbâton, elle se fourvoyait, les adolescents restent des adolescents partout malgré le contexte et Poudlard n’échappait pas à la règle. Mary elle-même, même si elle refusait de se l’avouer, restait une jeune fille en proie au tournant hormonal qu’elles connaissaient toute et n’était pas insensible aux charmes des un et des autres mais ce n’était pas ce qui la préoccupait pour le moment. Elle ignora les filles de Poufsouffle avec une dignité froide et une fois à l’écart se tourna vers son compagnon.

« As-tu un moment à m’accorder, j’aimerais que l’on parle. », elle avait fait un effort, sa voix était ferme sans être le moins du monde accusatrice, ils étaient civilisés après tout, du moins le pensait-elle et si non, l'infirmerie n'était pas trop loin.

Spoiler:
 


Dernière édition par Mary Kane le Mer 11 Déc - 19:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Mar 26 Nov - 12:50


Les gens s'apercevaient vite qu'emmerder Llewelyn Mulciber n'était pas franchement une bonne idée. Aigri qu'il était, et réfractaire à la moindre idée de tolérance. Fermé et dur, il songeait savoir tout mieux que tout le monde, sans doute une des raisons pour laquelle, malgré leur différence de caractère, il s'entendait bien avec Wayland. Dur, oui, sans doute parce que personne ne lui en laissait le choix, mais d'une dureté sélective. Qui ne s'appliquait en aucun cas de manière égalitaire. Le mépris qu'il exerçait sur la foule, le commun des mortels, en était principalement la source. Il détestait en bloc cette masse stupide, tellement portée sur le fait de suivre, incapable de se faire sa propre idée du monde. Lui ne marchait pas comme ça, il savait ce qu'il valait en tant que sang pur. Lui possédait des responsabilité, un nom. Voilà. Il ne se voyait pas comme n'importe qui. Le régime lui donnait d'ailleurs raison : sang pur, élève reconnu par Valverde comme méritant, ce qui valait le coup d'oeil lorsqu'on connaissait le personnage, mais il n'y avait pas que ça. Si Llewelyn avait été un suiveur dans l'Elite ce n'était plus exactement le cas aujourd'hui. Ainsi, même dans tout Poudlard on commençait à craindre ce type là. Pour la bonne et simple raison qu'on ne l'avait pas vu venir.

Et qu'il ne se taisait plus. Bon Dieu, enfoirés de fils de putes, vous avez gâché ma vie. Fils indigne, fils incompris, fils inutile...jusqu'à ce que Ben trahisse. Tellement d'années passées à lui ressembler, à être sympathique, honnête, drôle, brillant...et alors quoi ? Qui vaut mieux ? Vous êtes tellement bien avancés, maintenant. Je suis le dernier, et c'est moi qui reste. Y a-t-il de la place pour un autre fils ? Il pensait confusément que c'est là une non-fin , à l'image de cette non-histoire qui s'est prolongée au hasard , au-delà des années. Combien de temps ça faisait qu'il culpabilisait, à se dire que quelque part il était responsable de la mort de Ben ? Combien ? Trop longtemps. Alors qu'il était le seul visionnaire, le seul à avoir compris qu'il valait mieux que Ben, du moins en était-il sur aujourd'hui. Il refusait, à présent, de se laisser faire. Jusqu'au bout, il défiait sa famille, son sang, tous ceux qui croyaient qu'il ne valait rien. Je vaux quelque chose. Je vaux mieux que vous. Je suis capable de dire je, contrairement à vous, qui ne savez que dire nous. Dans un monde puriste communautaire, faire le pari de dire je et d'y réussir était réellement dur, c'était une lutte de chaque instants. C'était une attitude, en fait. Cette crinière épaisse. La mâchoire carrée et dure. Des yeux bleus qui ne vous passaient rien. Une façon de dominer le monde.

Llewelyn était plus ou moins fédérateurs. En fait, les autres, il s'en foutait allégrement. Il s'en cognait. Existant parce qu'ils me sont utiles. Et encore. Parfois. Les potes, il en avait, c'était sur. Il n'était pas méchant, Llew, si on était sang pur, si il arrivait à vous reconnaître comme son égal. Mais les sang mêlés, la masse, les bourbistes, la plupart des gens à Poudlard, que dale. Ils ne valaient rien, ces connards. Rien. Médiocres. Comme Ben. Se croyant les meilleurs. Mais à éliminer.

« ...et alors ce con lui dit « mais Mitch, je sais du tout de quoi tu parles », tu te rends comptes ? »

Clarence avait un don pour raconter les histoires. Le Serpentard se marra :

« Ouais, bah écoute, le gamin, il va fermer sa gueule, hein. Je suis pas sur. A ton avis, il est suicidaire ou stupide ?
-Un peu des deux, c'est qu'un Gryffondor de toute façon.
-Eh, dis pas ça trop fort, Sara va nous tuer après.
-Ouais, nan mais Sara c'est à part, ça compte pas...dis, tu comptes faire quoi pour la fille de Serdaigle ?
-Qui ?
-Celle que t'as...ah, bah, elle. »

Llewelyn Mulciber ne possédait pas la mémoire des noms, mais bien des faits. Mais il considérait que quand il avait réglé un problème, il n'avait pas à y revenir. Mary Kane, c'était la fille qui s'était pris la réflexion la plus incendiaire du jour de la part de Llewelyn. Elle, il était sur qu'elle était bourbiste. Mais il attendait de voir. Pour l'instant, il n'avait rien à dire, rien à ajouter, il se foutait de cette fille, elle le dérangeait juste. T'es bourbiste, à la moindre erreur, tu vas le payer. Ce qu'il avait dit n'était qu'un simple avertissement. D'ici à ce qu'elle fasse de quelque chose de plus grave, il n'avait plus rien à dire. Et rien à justifier non plus. Le regard, bleu, glacial, de Llewelyn, se posa sur la jeune fille :

« Kane. Qu'est-ce que tu veux ? »


Elle n'était pas une amie, elle n'avait pas droit au prénom, il n'y avait aucune familiarité entre eux. Aucune gentillesse, ni concession dans le ton. Est-ce qu'il la suivait ? Aucune utilité. Il n'adressait pas la paroles aux minables sang mêlés. Cela dit, si elle demandait une explication, qu'elle s'énervait  alors elle allait peut-être tenir un autre discours bourbiste. Ca, ce serait fun. Il aurait une bonne raison de passer ses nerfs sur elle. Cogner une fille ? Aucun problème avec ça. Cogner une bourbiste ? Encore moins. Alors il suivit. Elle paierait bien assez vite. Et si elle n'avait aucune agressivité, lui, si. Pourquoi être poli ? Elle était bourbiste. Pas de justification à avoir. Rien. Je suis dans mon droit, pas elle.

« Non, j'ai pas de temps à t'accorder, je fréquente pas les sang mêlés dans ton genre, je fréquente pas non plus les bourbistes, alors tu causes, tu dis ce que t'as à dire, puis on en finit, clair ? »

Traduction : ça va mal se passer.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Mar 26 Nov - 16:02

La discussion commençait mal c'était le moins qu'on puisse dire. Le serpentard la suivit un peu plus loin dans le couloir et ce sans faire trop d'histoire pourtant elle n'était pas rassurée quant à la tournure qu'allait prendre cette discussion ? Pourquoi ? Elle n'aurait pas su le dire exactement peut-être étais-ce son instinct, son sixième sens après tout, le croyance populaire voulait que les femmes aient un sixième sens que les hommes ne possèdaient pas qui leur permettait bien de chose, leur permettre quoi, ça personne ne l'avait jamais préciser. Au final, tout ça n'était jamais que des foutaises au même titre que la divination qui avait bien heureusement été supprimée du cursus, une branche inutile, nébuleuse et incertaine pour des gens du même acabit sans aucun doute. Quoiqu'il en soit, ça n'empêchait pas la jeune Serdaigle d'avoir un mauvais présentiment quant à la teneur de cette discussion et ce n'était certainement le regard mauvais du jeune homme derière elle qui allait la disuader.

Et en effet, ça commençait mal, "Kane" son nom de famille avait quelque chose de rêche dans sa bouche et n'était certainement pas prononcé amicialement il y avait au mieux un certain dégout et irritation qui en émanait. Ce qu'elle voulait, c'était simple, elle voulait s'expliquer mais en voyant Llewelyn Mulciber en face d'elle, elle se répèta pour la centième fois que c'était une mauvaise idée. Mary n'était pas connue pour son courage ni même son audace et elle ne put s'empêcher de penser qu'il aurait été beaucoup plus sur de laisser passer l'insulte et de faire profil bas plutôt que de se lancer dans une joute verbale. Dans l'idéal, elle aurait simplement voulu exposer les faits dans le calme mais la discussion n'avait pas encore commencé que les insultes fusaient déjà. Si ce n'était pas par courage qu'elle avait entreprit de lui parler, pourquoi l'avait-elle fait alors ? Par indignation très certainement, l'indignation  peut vous faire faire des choses étranges, elle en était la preuve vivante, ce n'était pas son genre après tout d'aborder des gens à qui elle n'avait pas été présentée ou ceux qui ne faisait pas le premier pas. Wayland avait été une exception, ils étaient tout les deux perdus dans un couloir et cette situation exceptionnelle expliquait plus aisément son entorse aux règles un peu trop rigide qui régissait sa vie. Par justice aussi peut-être, elle n'était pas bourbiste même si la plupart des gens qui ne la connaissaient pas semblait vouloir la mettre dans cette catégorie, elle se demandait souvent ce qui dans son comportement donnait l'impression qu'elle était bourbiste. C'était une perpective effrayante que de savoir qu'au fond d'elle même elle soutenait le purisme et que pourtant les gens n'y croyaient pas. Il suffisait donc de si peu pour basculer du mauvais côté de la société et ce sans même le vouloir.

Il n'avait pas envie de lui parler, c'était visible dans son attitude mais aussi dans ses phrases. Elle se sentit blessée et c'était probablement le but du garçon. Les sangs-mêlées dans son genre, son visage se crispa mais elle s'efforçat à rester impassible, elle était douée pour ça prendre les insultes et ne rien y laisser paraître et pourtant la remarque réouvrait une plaie vieille de plusieurs années qui ne cicatrisaient jamais vraiment. Un instant, elle se demanda si il savait que son père était un sorcier né moldu, quoiqu'il ne méritait réellement pas le nom de sorcier mais elle écarta cette pensée, d'un revers de la main. Cette information n'était indiquée que dans son dossier scolaire et le fait d'être apparenté au ministre de la magie ne devait pas suffire pour qu'il y ait accès du moins elle l'espérait. Car après tout, c'était une tâche qui la suivrait à tout jamais, elle serait toujours l'enfant d'une sorcière et d'un né moldu. Même une fois mort et enterrer, les origines de son géniteur resterait son plus grand complexe. Quand on lui demandait qui était et ce que faisait ses parents, elle répondait souvent sans trop de gène que sa mère était une médicomage en France tandis que son beau-père donnait cours à Beauxbâton quant à son père, elle évitait de le mentionner et si on insistait, elle répondait qu'il était mort avant sa naissance ce qui lui donnait l'occasion d'esquiver les question les plus embarassante sur ses origines ou son métier. Au final, il aurait probablement mieux valu qu'elle soit de père inconnu, au moins là, elle aurait pu s'illusionner d'avoir un père sang-mêlé, il était très rare que les sang-pur s'unnicent à d'autre que ceux de leur propre sang.

Pourtant même si l'insulte sur son sang l'avait blessée, elle ne pouvait rien y faire, ce n'était après tout que la pure véritée même si celle-ci était dure à accepté. Non, ce qui avait fait débordé le vase, c'était qu'il la traite de bourbiste en plein couloir comme si le fait d'être spouçonné de l'être n'était pas assez. Non, il l'assenait comme une vérité, comme une évidence, pour peu il aurait pu le crier dans le couloir que s'eu été la même chose. Elle vit rouge, pour peu que Mary puisse voir rouge bien entendu. Elle était fatiguée, le début d'année avait été éprouvant et Poudlard un casi cauchemard devant lequel elle refusait d'avouer sa défaite. Peu de gens étaient sympathiques, la plupart était soupçonneux à son égard et elle devait se rehabituer à un système qui avait totalement changé en cinq ans. Non, elle ne se laisserait pas insulter et certainement pas devant tout le monde. Pourtant, elle pouvait difficilement s'ennerver ce n'était pas dans son caractère ni même dans ses habitudes et quelque chose lui disait que le garçon en face d'elle pouvait s'ennerver bien plus qu'elle. Elle avait toujours sa baguette à la main qu'elle serrait comme un talismant, c'était tellement frustrant de ne plus pouvoir utiliser la magie en dehors des cours, elle aurait au moins pu mettre un sort de silence autour d'eux pour que la discussion reste privée. Pour le moment tout le monde passaient à côté d'eux pour se rencre au cours suivant et tout le monde les regardaient intrigués essayant d'entendre des brides de conversations et chuchotant à leur sujet. Mary n'en avait cure mais elle n'était pas certaine que les chuchotements soient propices à améliorer l'humeur de son interlocuteur.

Ignorant les regards, les chuchotements, c'est une Mary au bord de l'exaspération qui répondit à Llew bien plus sêchement que ce à quoi elle avait habitué les autres.

"Prends le temps Mulciber !", c'est en prononçant sa phrase qu'elle se rendit compte à quel point celle-ci était vulgaire, selon l'échelle de valeur de Mary, appeller quelqu'un uniquement par son nom de famille lui semblait rude et déplacé mais c'était lui qui avait commencé et elle ne faisait que lui rendre la politesse. Réaction très mature de la part de la jeune fille mais vient un moment où l'adolescence finit par vous rattraper malgré tout les efforts mit en oeuvre pour paraître adulte. Elle continua sur le même ton, "Premièrement, on n'est pas responsable de son statut de sang juste de sa préservation mais ça encore, ce n'est pas ce dont je voulais te parler. On peut savoir ce qui te prend de me traiter de bourbiste. De quel droit te permets-tu de porter une accusation aussi grave sur ta personne ?", parce que oui, même en colère Mary ne pouvait s'empêcher d'utiliser un langage totalement déplacé pour quelqu'un de son âge. N'importe quel adolescent de son âge se serrait juste contente d'agresser verbalement l'autre et de régler ça au main ou au duel à l'époque ou ils n'étaient pas aussi surveillée mais elle n'avait pas finit et c'est les joues rouges qu'elle continua, "Est-ce que tu as déjà parlé avec moi, est-ce que tu m'as déjà vu tenir des propos bourbiste devant qui que ce soit ? Tu n'as même pas compris la question que j'ai posé en cours et tu t'es permis d'y répondre, tu étais totalement à côté de la plaque d'ailleurs."

Le couloir commençait doucement à se vider et le professeur Saint-John était suceptible à tout moment de sortir de son bureau pour voir qui trainait dans les couloirs. Ce fut le langue de plomb qui se tenait toujours non loin d'elle qui la ramena à la réalite, il les regardait avec insistance et elle se rappela que le règlement stipulait qu'ils ne pouvaient pas rester dans les couloirs pendant les heures de cours, ils devaient soit aller dans leur salle commune ou au cours suivant. Elle fit un signe à Llewelyn et lui dit, "Vient, on n'est pas sensé rester ici." La discussion ne faisait que commencer et elle partait très clairement sur les chapeaux de roue.

Conclusion : Ca allait TRES mal se passer !

HRP : Alors oui j'ai repris la meme fin parce que ça m'a fait rire et Oui Mary est très clairement suicidaire mais tant qu'à ce Way intervienne autant que ça soit pour une bonne raison !


Dernière édition par Mary Kane le Jeu 28 Nov - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Mar 26 Nov - 18:01


Les gens ne comprenaient pas grand chose à la vie. Et encore moins lorsqu'il aurait mieux valu qu'ils la ferment. On aurait dit qu'ils étaient totalement dépourvus d'instinct de survie, ce que Llewelyn ne comprenait pas le moins du monde. Ils savent, pourtant. Ils doivent bien savoir qu'ici il y a une hiérarchie, et que c'est pareil dans le monde, partout. Heurté de plein fouet par à peu près tout, sonné par la vie comme l'est celui qui s'est pris un train de face et qui a survécu, Llewelyn Mulciber concluait que s'il survivait il y avait une raison, c'est qu'il en avait la capacité, et qu'il avait un destin. Rien qu'à voir la façon si étrange qu'avait Cadeyrn, son grand-père, pour le regarder, il s'en doutait fermement. De telle sorte qu’il avait fini par prendre conscience  qu'il était unique en tant que personne et, d’une certaine façon indémontrable mais non contestable, qu’on ne pouvait la remplacer. Sang pur. Doué. Comprenant la violence du monde. Il détestait le monde. Car le monde n'était qu'une lutte sans merci. Qui essayait de le broyer. Seulement il ne comptait pas se laisser faire. Il ne paierait pas pour rien. La seule méthode pour exister dans un monde ultra violent était d'exister comme lui voire de manière encore plus dure. La peur, la rage, la haine, tout cela il l'éprouvait et commençait à comprendre qu'il pouvait prendre le pas dessus pour exister de cette manière joyeuse – pourquoi continuer à s'en vouloir ? Il en avait assez de tout. Je me demande si cette fois-ci je reviendrai. Si je reviendrai dans la vie. Je vis dans du décolorant. Je me souviens des jours dorés. Je me souviens de l'ombre qui tremble. Je me souviens du pain, du café qui fume, des yeux clos, du soleil qui claque derrière le rideau. Du rire dans la maison claire, de l'âme qui s'envole au matin. Je me souviens de la peau, des doigts qui courent gros câlins. Je me souviens et tout revient. Nostalgie imbécile, quitte moi donc cet après-midi. Laisse-moi souffler, me reposer. Je suis épuisé. Je voudrais vivre comme hier, avant ce jour maudit où quelque chose s'envola.

Imperceptible absence. Comme il avait détesté Ben d'exister, il se détesta de l'avoir tué. Et aujourd'hui, il détestait les gens, tous, médiocres qu'ils étaient, stupides, imbéciles, inutiles, à qui il fallait rappeller constamment la base, que le purisme les sauvait. Des gens médiocres. Oui, vraiment. Il leur en voulait. C'est pour défendre votre foutu bourbisme, dont on essaye de vous sortir, que Ben est devenu Limonkov. J'avais un frère héros de guerre, vous en avez fait un traitre, une honte. Allez vous faire foutre. Un jour je vous aurais. Il ne se résignait pas. Par orgueil, il enverrait tout valser, il détruirait absolument tout et il vaincrait. Peu de gens comprenaient ce que ça faisait. La colère conduisait le chemin de Llewelyn. La colère, ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu. Alors il jouait, il allait vaincre, voir plus grand. Personne ne l'en empêcherait. Les autres ? Bordel, il détestait autant les autres qu'il s'en foutait. Dans son cercle d'amis, il n'y avait que peu de gens. Pourtant Llew était un type fréquentable quand on le connaissait. Drôle, sympathique. Mais il fallait le connaître. Pour le reste du monde il était un connard, et en plus, il était dingue. Et franchement, il s'en foutait. Toute barrière avait sauté en lui. Toutes.

Il laissa l'autre parler. Il détestait qu'on lui donne des ordres, détestait qu'on le reprenne, détestait qu'on le prenne pour un con. J'ai tout joué. Toujours cru que la vie n'était qu'une répétition générale d'autre chose. J'ai joué ma vie. Je vaux mieux que toi, toi, t'es rien, ta gueule, ferme là, tais toi, tais-toi ! L'énervement montait tout seul, il allait faire quelque chose, lui faire ravaler ses paroles, oui, dans le sang. Llewelyn oubliait souvent la simple présence de sa baguette, il perdait complètement l'idée qu'il était un sorcier dans ce genre de cas. On ne pouvait pas dire qu'il perdait la boule, non. Il pétait juste un cable, normal, quoi. Mary Kane allait en prendre pour son grade, car il n'aimait que très moyennement qu'on l'insulte, voire pas du tout.

Et c'est là qu'elle commit l'erreur fatale de ne pas le laisser s'emporter toute suite, ce qui aurait mis un terme dès le début à ce qui aurait été un simple éclat de voix vite arrêté par Saint-John. Manque de bol pour elle, elle décida qu'ils devaient aller plus loin, et finalement, ils se retrouvèrent dans le parc – puisqu'après tout c'était l'heure de la pause. Mauvais plan, très mauvais plan.

Make...my...day...PUNK !

Il ne fallait vraiment pas chercher Llewelyn Mulciber. Son sourire carnassier était démenti par ses yeux. Le regard bleu du gamin ne souriait aucunement lui. Il était même très en colère.

« Tu fais l'erreur de ta vie, Kane. Ca, t'y penses même pas. »  Elle gardait la main sur sa baguette, fort bien piour elle, mais insuffisant. D'un geste brusque, Llewelyn lui tordit la main et s'empara du baton de bois. Le visage à quelques centimètres de celui de la Serdaigle, il continua : « Tu veux que je te dise ? La différence entre nous, c'est que moi, justement, mon nom, c'est Mulciber. Tu choisis pas ton statut du sang, ça je m'en cogne, tu vois ? Par contre tu choisis de te la fermer quand un sang pur te cause. Tu choisis de te taire quand on dit que t'es bourbiste. Parce que, ma fille, si tu continues comme ça, on va vraiment croire que tu l'es. » Il lui tenait toujours le poignet dans un angle qui devait être très douloureux. «  Puis si je me rappelle bien...c'est pas toi que l'Inquisiteur a cité  comme élève plus ou moins bourbiste ? Tu veux contester la vision d'un mangemort ? Tu sais que y a que les traitres qui font ça ? Oui, tu le sais. Donc tu vas gentiment fermer ta gueule et on n'en parlera plus. »

Il finit par la lâcher. On aurait pu croire que c'était fini, mais non. Ca ne faisait que commencer. La baffe partit d'un geste froid et presque contrôlé, du revers de main, frappant le nez de la jeune serdaible, faisant couler un peu de sang.

« Et tu me donnes pas d'ordres. Clair, Kane ? Oui ? »

Il s'apprêtait à lui asséner une deuxième gifle, bien parti comme il était, mais quelqu'un saisit son poignet au vol. Wayland. Llewelyn gronda :

« Qu'est-ce que tu veux, Way, bordel ? Je peux même pas régler mes problèmes tout seul ? »

HRP : Je suggère l'intervention de Way au prochain tour, ensuite toi, ensuite je reposte et ensuite vous démerdez pour poster, et ensuite Ariana conclue Wink
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Wayland Witcher


MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Mer 27 Nov - 17:42

Fin de cours assez peinarde pour Wayland Witcher, et curieusement, il ne se doutait pas que ça n'allait absolument pas durer. A vrai dire, il n'avait pas grand chose à faire à présent, c'était la pause et après...il aurait fallu qu'il connaisse un peu mieux son emploi du temps pour pouvoir dire ce qu'il avait ensuite, et comme il ne faisait strictement aucun effort pour le faire, il ne savait toujours pas. Fouillant à tâtons dans son sac, il finit par retrouver son emploi du temps qui y cotoyait des livres, des parchemins, et une bouteille de whisky achetée à l'occasion de la dernière sortie à Pré-au-lard pour une fête, réservée à une société chic et de bon goût, composée de gens que Wayland commençait désormais à bien connaître, ses égaux, ses pairs les sangs purs. Enfin, pour en revenir à l'emploi du temps, d'après le papier, froissé, quasiment illisible, le Serdaigle constata qu'il n'y avait a priori pas de cours après. Il se retourna pour demander à Llewelyn ce qu'il comptait faire après, mais voilà qu'il était déjà parti. Bon. Qu'est-ce qu'il foutait encore, celui là ? Mystère. Way se décida à rester un peu et finalement sortit de la salle en compagnie de Simon, un autre de ses cousins Witcher. Qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire durant ces deux heures là ? Il chercha Ariana du regard : mis à part Emma, il ne trouva personne de la famille Bedan. Pourtant, ça aurait été deux heures bien agréables si elle avait été dans le coin...peut-être qu'elle était sortie avant, ça devait être ça.

Balançant au passage une vanne à Ewan Rosier sur le fait qu'il ne suivait rien en cours, Wayland poursuivit son bonhomme de chemin jusqu'à ce qu'il aperçoivent Llewelyn en grande conversation avec Mary Kane, d'un air pas amical pour un rond. Il fronça légèrement les sourcils, pas franchement, pour le moment, spécialement intéressé de ce qu'il se passait, juste surpris. Way était un type ouvert malgré un certain mépris, juxtaposé à une certaine timidité qui faisait qu'il laissait souvent les autres faire le premier pas. Il n'aimait pas spécialement les sang mêlés mais il leur laissait le droit de vivre et considérait que tant qu'on ne venait pas l'emmerder, il laissait faire. Llewelyn agissait de manière toute autre – une manière de faire typiquement Mulciber. Lorsqu'on ne lui plaisait pas, il écrasait, il ne cherchait pas à savoir. Puis il s'imposait comme faisant sa propre justice. Une manière de faire que ne pigeait pas Wayland. Qu'on tienne des propos bourbistes devant lui, ouais, il ne le tolérait que moyennement et en général en disait quelque chose. Mais globalement, ça n'allait pas plus loin que ça – ou alors il laissait carrément faire les autorités responsables de ça. C'était leur boulot après tout. Le purisme, c'était l'ordre pour Wayland, pas la jungle. Si tout le monde essayait de faire le boulot de tout le monde, ça devenait n'importe quoi. Une vision très économique du problème. Ca se nommait la division du travail, et il héritait ce concept de la gestion de l'entreprise de son père, à laquelle Wayland était déjà bien associé pour son âge. Rationalisation, productivisme, absence de blocage.

Parfois, on pouvait se demander pourquoi il s'entendait bien avec Llewelyn. Il n'y avait pas plus opposés qu'eux en matière de caractère. Tous deux dotés d'une forte personnalité, Wayland était sans aucun doute le plus abordable et le moins fermé, le plus pacifique aussi. Il n'était pas un type qui se battait : en fait, depuis longtemps, il apprenait à se limiter lui même. Vu sa carrure, il ne pouvait en être autrement. De toute façon, celle ci suffisait à imposer le respect. Pour en revenir à Llewelyn, c'était un type bien, Wayland le pensait sincèrement, et ils se retrouvaient sur l'humour, et une certaine jovialité – bien que celle du Serpentard soit beaucoup moins apparente que la sienne.

La conversation avec Mary Kane le laissa très sceptique. Way avait bien compris qu'il jugeait que la Serdaigle était bourbiste, ce dont lui n'était pas persuadé. C'était surtout une paumée, comme lui, élevée dans un système non puriste, et qui, comme elle était sang mêlée, n'avait pas pu bénéficier d'une échelle de valeur. Echelle qui lui aurait sacrément rendue service selon Witcher, en ce sens qu'elle lui aurait évité d'aller demander des explications qui ne pouvaient que mal se finir. Pour elle comme pour Llewelyn. Un jour, vraiment, il se promit qu'il arrêterait de jouer les bon samaritains et d'intervenir à tout va pour sortir les gens du pétrin dans lequel ils se foutaient tous seuls. Mais il aimait bien Mary – oui, entre paumés, ils ne pouvaient que se comprendre, puis sous des dehors de coincée, elle n'était pas méchante et loin d'être sotte – et Llewelyn. Autant éviter que l'un tape sur l'autre. Il se mit donc en chemin, croisa Emma au passage :

« Tu vas où, Way ?
-Hm ? Voir Llew. Tu veux bien dire à Ariana de m'attendre ? Je reviens dans dix minutes.
-Tu la connais, pas plus de cinq minutes... »

Il lui adressa un clin d'oeil avant de continuer. Finalement il arriva dans le parc...et effectivement, ça tournait mal. Wayland s'arrêta en voyant Llewelyn gifler la Serdaigle et leva les yeux au ciel, proprement excédé. Au risque de passer pour un vieux, de faire vieux jeu, il jugeait qu'on ne baffait pas les femmes. Et là, il fallait faire quelque chose. Parce que non content d'être con, gratuitement, il allait se foutre dans une situation impossible. Il traversa la cour en se maudissant une nouvelle fois intérieurement de devoir servir de conscience à des gens qui manifestement n'en possédaient aucune. Il chopa le poignet de Llewelyn avant qu'il ne puisse asséner la seconde gifle d'une main ferme. Même si Llew était grand, il le dominait d'une bonne tête.

« Ca suffit, maintenant. »

Il y avait dans les yeux gris du Serdaigle une volonté qui ne souffrait aucune contestation. C'était ni plus ni moins qu'un ordre, balancé durement, sans aucune possibilité d'y échapper. Il continua de la même manière :

« C'est pas à toi de faire ça. Valverde a suffisamment de gens qui traquent les bourbistes pour pas avoir besoin de toi, Llewelyn. Laisse les faire. Tu vas pas accuser quelqu'un sans preuve, si ? Si elle est bourbiste, ils vont bien finir par s'en rendre compte. En attendant, tout ce que tu risques, c'est de prendre cher parce que tu te seras battu avec quelqu'un. »

Il écarta définitivement le Serpentard et passa un bras autour des épaules de Mary.

« Allez, Llewelyn, lâche l'affaire. Tu vas pas essayer de me cogner moi, si ? »

Apparement, non. Non sans faire la gueule, le Serpentard finit par partir. Way se tourna vers Mary, posant les deux mains sur ses épaules, sans aucune intention mauvaise, ou méchante :

« Ca va ? »

Il regretta immédiatement ce qu'il venait de dire.

« Excuse moi, c'est une question stupide. Evidemment que ça ne va pas. Tiens, attends. Assieds toi. » Il y avait encore des bancs dans cette école, autant les utiliser. Il tendit un mouchoir à Mary – avantage d'être prévoyant : « Bouge pas. » Il épongea le sang qui coulait du nez de la jeune fille et la laissa maintenir le mouchoir sous son nez tant que le sang coulait : « Il ne t'as pas fait trop mal ? »
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Jeu 28 Nov - 23:09

Il l’avait suivit jusque dans le parc sans rien dire quand elle lui avait intimé l’ordre de bouger. Vraiment, elle avait ordonné à un sang-pur de faire quelque chose, ça indiquait à quel point la jeune était hors de ses gonds. Elle était pourtant de celle qui ne contestait pas l’autorité des sangs-purs sur les sangs-mêlés. C’est seulement une fois arrivée dans le parc que Mary se rendit compte à quel point la situation risquait de mal tourner pour elle. Ils étaient isolés, il y avait bien son langue de plomb attitré dans les parages, et probablement quelques brigadiers au loin mais ils n’étaient pas là pour interrompre une dispute encore gamin, juste pour la rapporter à l’Inquisiteur et le sourire carnassier qu’affichait le Serpentard ne laissait rien présager de bon. Pourtant, elle était toujours en colère, qui ne l’aurait pas été, et cette colère l’empêchait de comprendre clairement dans quel pétrin elle s’était mise. Sa sœur lui aurait dit, « comment peut-on être aussi intelligente et bête à la fois ?», et Mary était intelligente mais plus que tout, elle était clairvoyante sauf sur elle-même.  Ses professeurs avaient toujours été élogieux quant aux analyses qu’elle faisait en cours et elle était souvent plus avisée que ses amies sur leur propre relation de couple. Tout c’était surtout en théorie, en pratique, en ce qui concernait ses propres relations avec les autres, elle était timide, empotée et surtout pas douée. Ici était encore un bel exemple, quelle idée d’aller provoquer un des sangs purs les plus agressif de son cours. N’importe qui avec une cervelle en état de marche aurait compris quand Llew lui avait dit qu’il n’avait pas le temps pour des gens comme elle, d’ailleurs en temps normal, Mary l’aurait compris aussi mais comme vous avez pu le constater ce n’était pas la semaine de Mary.

Elle faisait l’erreur de sa vie paraissait-il vraiment ? Il n’avait peut-être pas tord mais ce n’était pas la première erreur qu’elle faisait et ça ne serrait certainement pas la dernière. Elle aurait voulu répondre mais il lui prit le poignet et le tordit tout en s’emparant de sa baguette, leurs visages étaient désormais si proche qu’ils se touchaient presque et l’on sentait la tension qui régnait entre la Serdaigle et le Serpentard, tout ce qu’elle fut faire fut dire calmement, « Ne touche pas à ma baguette. ». Elle aurait pu se débattre mais elle n’en voyait pas l’utilité, elle était dans une situation périlleuse et il lui faisait mal au poignet mais elle était pragmatique, elle savait qu’en se débattant, elle aurait juste l’air ridicule parce que Llew restait bien plus grand et plus fort qu’elle en toute circonstance et l’interdiction de faire de la magie ne rendait pas les choses faciles, aussi décida-elle malgré la peur qui lui tordait l’estomac de rester digne et froide. C’était souvent quelque chose qui agaçait les gens quand elle était enfant, cette capacité à rester impassible et à ne pas réagir à ce que l’on vous dit. Un bourreau aime voir sa victime se briser et plus celle-ci reste ferme, plus il cherche à être méchant et à la faire craquer, son attitude avait donc souvent l’art d’exaspérer les autres, une jeune fille qui fond en larme est plus vite pardonnée que celle qui s’emmure dans un silence hautain mais elle n’y pouvait rien, elle était faite comme ça et pas autrement.

Le reste du discours de Llew n’améliora pas les choses, il tenait toujours son poignet fermement et comme elle n’essayait pas de se dégager, la position commençait à être très douloureuse et elle refusait de demander une grâce qu’il ne lui aurait de toute façon probablement pas accordé aussi la douleur fit-elle son effet et elle sentit une larme lui venir aux yeux, elle pesta intérieurement, comme si son humiliation n’était pas déjà complète, en réalité pas tout à fait, outre Stuart et les brigadiers au moins aucun élèves n’étaient là pour assister à son humiliation et c’était déjà ça, après tout aucun d’eux ne seraient intervenu ou du  moins c’était ce qu’elle pensait. Devait-elle vraiment se taire quand il lui parlait simplement parce qu’il était incapable d’accepter le dialogue non, certainement pas, comment une  situation de base aussi simple avait pu dégénérer aussi vite. Il lui lâcha le poignet qui retomba mollement, et elle ressentit un certain soulagement. Pendant ce temps, elle n’avait pas quitté le Serpentard du regard, si son visage restait impassible, ses yeux, eux, racontaient une autre histoire. Au fond, elle ne faisait jamais que reporter sa frustration et sa rage d’être tout le temps montré du doigt sur lui, Mary n’avait pas l’habitude d’être la mauvaise élève, elle n’avait pas l’habitude d’être celle qu’on prenait en faute et cette situation la rendait folle. Elle aurait voulu bouger, s’éloigner un peu ne serais-ce que pour mettre une distance entre elle et le Llew mais elle savait que si elle essayait de bouger, elle vacillerait et il n’était pas question de vaciller. Aussi tout ce qu’elle put faire fut entamer une réponse.

« Tu tournes les choses à ta façon pour me faire passer pour coupable mais tant que … », elle fut coupée au milieu de sa phrase par le jeune homme, qui très froidement du revers de la main la frappa violement tout en lui disant qu’elle n’était pas en position de lui donner des ordres. Elle fut choquée par le geste, tellement choquée qu’elle ne sut rien dire. Elle sentit la douleur lui vriller le nez et les tempes, et elle fut ébranlée tout comme elle sentit le sang chaud doucement couler sur son nez faisant une tache sur la cravate bleue de son uniforme. Elle se rendait compte qu’elle n’avait pas les même valeurs que tout le monde mais selon elle, on ne frappait pas les filles, mieux quand on était civilisés, on ne frappait personne à vrai dire mais dans le monde ou eux vivaient, c’était apparemment trop demandé que d’avoir les notions élémentaires de courtoisie qui régissait sa vie en général. Dans un état second, elle voulu lever une main pour toucher le saignement, elle regarda son doigt sur lequel il y avait désormais un peu de sang et un sourire narquois se fit sur ses lèvres, elle regarda Llewelyn et lui dit d’une voix dont elle essayait de maitriser le tremblement, « Tu le regretteras, on verra qui est puriste ou non. », c’était une promesse et aussi timide et timorée qu’elle soit, Mary était quelqu’un qui tenait ses promesses. Elle serrait une bonne puriste, tellement bonne que même des gens comme le Serpentard s’inclineraient devant sa dévotion envers le régime. La gifle était une insulte et l’insulte ne resterait pas sans réponse, elle n’y répondrait simplement par la violence, ce n’était pas dans son caractère et c’était prendre le chemin de la facilité et elle était bien plus maligne que ça.

En voyant que Llew s’apprêtait à lui donner une deuxième gifle, elle eut un mouvement de recul ne voulant pas encaisser un autre cou. Elle fut soulagée et à la fois surprise en voyant la main de son bourreau attrapée au vol par Wayland. Soulagée parce que sa signifiait que la dispute n’irait pas plus loin du moins pour le moment, elle n’écouta qu’à demain ce que Wayland disait mais son ton ne laissait pas place à l’hésitation, Llewelyn n’irait pas plus loin cette fois. Honteuse, parce qu’elle s’en voulait d’avoir été surprise dans une situation aussi dégradante pour elle. Il était déjà pénible que n’importe qui les ait surpris mais c’était encore pire que savoir que c’était Way. Elle aimait bien le jeune Witcher, bien que jeune ne soit pas approprié sachant qu’il était plus âgé qu’elle, elle le considérait probablement comme un ami, car après tout, à son avis, seul amis te porte secours dans ce genre de situation, mais il était aussi évident qu’elle l’appréciait un peu plus qu’il n’était permis pour une sang-mêlé comme elle. Pourtant, elle ne l’avouerait jamais, elle ne se l’avouait déjà pas à elle-même. Wayland Witcher était un sang-pur, le petit ami d’Ariana Bedan, voilà ce qu’elle se répétait souvent et ça aurait du suffire à lui ôter les idées pas toujours catholiques qu’elle avait en tête et pourtant ce n’était pas assez aussi ne put-elle s’empêcher de frémir quand il passe son bras autour de ses épaules et elle s’en voulu de sa réaction puérile mais dans la situation actuelle son frémissement pouvait tout aussi bien passer inaperçu. Il eut encore quelques mots que Mary n’entendit pas réellement trop absorbée par la présence de Wayland à ses côtés, elle essayait désespérément de contrôler les battements de son cœur qui s’affolait mais ce n’était certainement pas sous l’effet de la peur cette fois-ci. Une Llew partit, il la fit assoir sur un banc en lui demandant si ça allait tout en s’excusant immédiatement pour la stupidité de sa question.

Elle lui adressa un sourire soulagé et embarrassé à la fois, « Je vais bien ne t’inquiète pas. », c’était habituel chez elle que de nier le fait qu’il y avait un problème simplement parce qu’il ne lui semblait pas poli d’exposer ses problèmes aux autres, même à ceux qui venait d’y assister. Elle eut un moment de lucidité en se rappelant que Way et Llew était apparenté et tourna vers lui un visage inquiet, « Je t’ai mis dans une position embarrassante n’est-ce pas ? Je m’excuse, c’est ma faute, je n’aurais pas du aller lui parler mais je ne pensais pas que la conversation … dégénérait ainsi. »

Soudainement fatiguée, elle se sentit un peu vacillée comme si toute l’énergie et la colère qu’elle avait accumulée dans la journée avait disparut en un instant, elle ne rêvait plus que d’une chose, c’était de se retrouver dans son lit baldaquin les rideaux fermer sans devoir parler à personne et pourtant la présence de Way à ses côtés rendait les choses en quelque sorte plus supportable, il la fit assoir sur un banc non loin de là où ils étaient et sortit un mouchoir l’aidant à essuyer le sang qui coulait de son nez. Elle se sentit furieusement rougir tandis qu’elle effleurait sa main pour lui laisser le mouchoir. Elle se sentit ridicule de rougir pour si peu, la journée avait déjà été assez humiliante sans qu’en plus de ça Way ne se rende compte de quelque chose. Elle maintient le mouchoir sous son nez tout en répondant à sa question, « Je pense que dans cette histoire, c’est mon égo qui bien plus mal que le reste. » et ce n’était pas faux en quelque sorte mais ce n’était pas vrai pour autant, elle jeta un œil à son poignet, il était rouge et lui faisait affreusement mal, on voyait encore sur la peau pâle de la jeune fille les trace de doigt de Llew. Elle effleura la main de Way amicalement, « Merci vraiment, mais je me sens gênée de t’avoir mis dans une situation pareille. »
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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Ven 29 Nov - 12:11


Il n'y avait pas de justice dans le monde. Sinon, comment pouvait-on expliquer le chaos qui régnait en permanence ? Llewelyn en était convaincu, la seule loi valable, c'était celle du plus fort. Sauf que, et ça, même s'il tentait de se convaincre que c'était faux, ce n'était qu'un prétexte. Un prétexte immense et fabuleux auquel il croyait cependant véritablement. Il n'avait aucune conscience de ce qu'il était, ni même qu'il souffrait, aucune conscience ni aucune compréhension d'une tristesse immense qu'il ne savait pas exprimer et qu'il transformait en colère.  Meurtrier parce qu'il avait commencé par se tuer lui même, par étrangler en lui toute confiance instinctive, parce que personne ne l'avait aidé, non plus. Ce qui ne pouvait être dit  s'en allait hurler au fond de l'âme. La colère ne pas être compris, de ne rien savoir dire, d'avoir été oublié, là, comme ça, sur le bord de la route, sans jamais lui donner d'explication. Il faut bien, pourtant, exister, alors je traverse le temps. L'espace. Je ne crois pas comprendre grand chose, mais je crois aussi que personne n'a cherché à me comprendre moi. Il ne savait pas qui tenir responsable de cet état de fait alors Llewelyn faisait payer à tout le monde, au hasard. La colère était trop grande pour être contenue. Et il fallait bien qu'il se reconstruise...Alors, comment ? Comment concilier cette simple fragilité – il ne serait jamais capable d'avouer qu'il allait mal, pour ça il aurait fallu le comprendre, et pas seulement le ressentir- Tuer sans être tué, gagner sans perdre : ces deux occupations dominent ma vie. Il ne voulait pas souffrir. Il en avait assez. Par réaction, il fallait donc que les autres souffrent à sa place. Les autres ne pouvaient qu'être bourbistes puisqu'il était de sang pur.

Voilà. On arrivait enfin à un constat tellement clair et tellement honnête qu'il disparaissait dans la doctrine actuelle du monde. Les puristes, les vrais fanatiques, pas ceux qui pensaient puristes, non, ceux qui croyaient puristes, venait d'une idée simple : c'est que l'idée même qu'ils défendaient ne parlait qu'aux hommes brisés, malades de peur, de terreur, de colère, et de tristesse, à qui on avait jamais appris qu'ils avaient le droit d'être tristes, ou d'avoir peur, et qui ne savaient plus exprimer cela que par la colère, colère qui devenait leur mode d'expression et qui, pour ne pas être inutile, trouvait un but profond dans le purisme. L'idéologie nous sauve des pièges. Elle rendait marteau, aussi.  

J'aurais pu être, mais voilà, je vis dans l'ombre de la mort. J'ai tué mon frère, et les bourbistes ont fait de lui un traitre. Je payerais à vie de ne pas être le bon fils. Eh bien non, je ne me laisserais pas faire, personne ne me donnera d'ordre, et je vivrais, je vivrais, vous m'entendez ? Pouvoir dire un jour , quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car je suis le fils de pute plus redoutable dans cette putain de vallée, il en était encore loin, très loin. Il essayait de se blinder. Ce qui donnait cette violence et ce rire redoutable, symptomatique d'une colère qui pouvait n'importe quoi à n'importe quel moment :

« On verra ça, Kane. »

Mais ça ne marchait pas toujours. Surtout quand on le rappelait brutalement à la réalité, surtout quand des gens comme Wayland le regardaient. De ce qu'il comprenait la vie du rejeton Witcher n'avait toujours été fun non plus, pourtant il ne semblait pas affecté plus que ça. T'es qui pour me juger ? Hein, qui ? Il aurait mérité un grand coup de boule dans sa gueule, seulement voilà : dans le fond, Llewelyn savait que le Serdaigle avait raison. Dans le fond seulement. Parce que par simple fierté, l'admettre était impossible. Il remarqua froidement :

« C'est pas l'envie qui m'en manque, pourtant. »

Avant de tourner les talons et de s'en aller. Il n'avait plus rien à dire et ne voulait pas supporter cette fille plus longtemps.

Dans le fond, elle ne lui avait rien fait. Dans le fond, il ne la détestait pas. Enfin, plus maintenant. Il avait même vaguement honte d'avoir faire ça, et il se doutait qu'il allait avoir des problèmes. Le reconnaître ? Non. Jamais. Ne rêvez pas.  Il avait merdé, il ne fallait pas en plus qu'il le dise, si ? Quelle situation de merde. Il se passa une main sur le visage, désespérant de la tournure qu'il savait que ça allait prendre :

« Putain... »
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Wayland Witcher


MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Ven 29 Nov - 13:45

De base, Wayland Witcher n'était pas un type méchant. Des brutaux, il y en avait partout, des types qui imposaient leur sang par les coups et qui ressentaient le besoin de frimer et de se croire les meilleurs du monde, mais il ne faisait pas partie de cette catégorie là. Pas du tout même. C'était un type intelligent qui se basait sur le dialogue. On assimilait parfois cela à un manque de courage, mais Way ne voyait pas ça comme ça. Sans doute parce qu'il avait hérité d'un comportement et d'une manière d'être infiniment diplomate, comme son père mais également parce qu'il ne voyait pas pourquoi on devait absolument se battre physiquement. Quelle gloire y avait-il à tout cela ? Et quelle gloire pouvait-on retirer de frapper une fille ? Peut-être que ses valeurs venaient d'un autre temps mais Wayland ne comprenait pas exactement pourquoi la société véhiculait l'idée que cogner son voisin était tellement sympathique. Vrai, quoi. Il y avait des gens qui pouvaient se charger de la répression, si tout le monde se mettait à cogner tout le monde simplement pour...quoi ? Le plaisir, la gloire, la haine, l'instinct ? Ça devenait le chaos le plus total, on perdait tout sens commun, toute mesure commune. Oh, il n'était pas bien sur que dans ce genre d'histoire il ne serait pas énervé non plus, mais sans doute pas jusqu'à frapper quelqu'un.

De toute façon, Wayland ne pouvait pas se permettre de faire ça. Même sur Llewelyn, déjà grand et de forte carrure, il l'aurait emporté par sa simple constitution physique. En magie peut-être pas. Mais ici il n'en était pas question, ce n'était qu'une histoire brutale, primaire, purement physique. Un truc à l'instinct. Quelque chose que Wayland condamnait fermement. On n'était pas dans une société primitive, merde ! L'instinct ne l'emportait pas sur le cerveau. Les bourbistes fonctionnaient à l'instinct. Puis quoi, c'était quoi, cette embrouille, la victoire de la stupidité sur la raison ? Entre gens normaux, on parlait, on ne cognait pas. C'était la solution de dernier recours. Après tout, l'état n'était-il pas sensé avoir le monopole de la violence ?

Si ça n'avait pas été Llewelyn, il aurait volontiers cru à cette théorie de l'instinct et l'aurait considéré d'avance comme un débile. Sauf que ça restait un cousin et qu'il commençait à bien le connaître. Il ne croyait pas en ça. Wayland était habitué à lire dans les gens, à essayer de comprendre. A force de rester en marge et ne pas toujours savoir faire le premier pas, voire même jamais, et de ne pas etre compris de la majorité de ces gens qui voulaient seulement une vie bien tranquille et bien rangée, il essayait de les comprendre. Et sans être un fin psychologue, quand vous connaissiez un peu Llewelyn, et le Serdaigle le connaissait même plutôt bien, maintenant, il paraissait évident qu'il n'y avait pas que de l'instinct. Pas que du purisme. Il suffisait de regarder ses yeux. D'y chercher la trace d'une tristesse profonde. Ce qu'il disait en se barrant, il le disait par orgueil et si ça n'avait pas suscité de la pitié chez Wayland cela l'aurait presque fait rire.

Mais ce n'était pas si drôle que ça. Il plaignait un peu Mary. Bien sur, comme tout le monde, il avait entendu Valverde l'accuser publiquement de bourbisme, mais il n'y croyait pas vraiment. Tout comme il ne croyait pas vraiment aux accusations de Llewelyn. Mulciber, ce n'était pas un méchant garçon, ça, personne ne ferait changer d'avis à Wayland dessus. Simplement quelqu'un de colérique et de profondément triste. Il ne pouvait rien faire pour changer ça, aussi se concentra-t-il sur l'autre protagoniste de l'affaire, à savoir Mary. Qui trouvait le moyen de s'en vouloir. Non, décidement, ça ne pouvait pas être une bourbiste : trop gentille pour être rebelle qu'elle était, trop timide aussi. Pour Wayland, elle était simplement paumé dans un régime très puriste, logique pour lui parce qu'en tant que sang pur il possédait les clés pour le comprendre. Elle, comme elle était sang mêlée, ne les avait pas :

« Il s'en remettra. La rancune n'est pas quelque chose de très courant chez les Mulciber. Ils sont prompts à rire, prompt à la colère, prompts à pardonner aussi. Il ne s'excusera pas, je pense, mais au final, il s'en voudra. Il sait qu'il a eu tort... l'admettre, eh bien, c'est autre chose. »

Il laissa le mouchoir à Mary et continua en souriant :

« Sure de ça ? Montre ton poignet ? » Il s'empara d'autorité de la main de la Serdaigle : les marques étaient encore bien présentes. Avec délicatesse, il l'obligea à bouger un peu la main : « Je pense pas que ce soit cassé, mais ça risque de faire mal un petit moment...tu pourras écrire, quand même ? »

Il sourit et balaya la remarque d'un geste nonchalant, le regardant avec une détermination forte :

« Non, ne me remercie pas, c'était normal que je le fasse. Puis bon, j'évite aussi à Llewelyn de trop péter un cable...c'est pas réellement de sa faute, ni contre toi. Enfin, doit y avoir de ça aussi, mais pas seulement. Je sais...je sais que j'ai l'air de défendre l'indéfendable, et je te demande pas d'être d'accord, ou même d’adhérer, et ça n'excuse pas ce qu'il a fait. Son frère est mort, tu sais, tué par des bourbistes. Je pense qu'il a tendance à voir un peu le mal partout. » Evidemment, Wayland n'avait aucune idée du fait que Ben Mulciber était vivant vu qu'il était connu du public uniquement sous le nom de Limonkov. Et Llewelyn ne daignait pas le tenir informé de ce fait là. Mais l'explication restait valable. Il ajouta : « M'enfin, si on te demande, t'es pas au courant. Après il va vouloir me buter aussi, va falloir que je sévisse, et j'ai pas envie de coller des mandales à tout le monde. »
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Sam 30 Nov - 1:04

A l’origine, Mary était quelqu’un qui avait de l’empathie envers les autres, pourtant dans la situation actuelle, et on pouvait d’ailleurs l’en excuser, elle n’en éprouvait aucune envers Llewelyn Mulciber. Au fond, tout ça n’était qu’un affreux concours de circonstance, il n’arrivait pas souvent à la jeune Kane de sortir de ses gonds, on pouvait même dire que c’était exceptionnel, c’était le genre d’attitude indigne d’elle qu’elle laissait à Eléonore. Son grand-père et sa grand-mère avaient toujours été formel à ce sujet, quelque soit sa colère, ce qu’elle pensait, ce qu’elle éprouvait, elle devait toujours ne rien laisser paraître et rester digne. Tout en tenant le mouchoir en tissus que Way lui avait donné, elle pensa qu’elle avait eu tout faux aujourd’hui, elle avait enfreint toute les règles qu’elle s’était un jour fixée, et ce en même pas une heure, c’était un record. En temps normal, elle aurait probablement compris la colère de Llew même si elle ne l’aurait pas approuvé. Au final, ils n’étaient jamais que deux adolescents avec leurs problèmes respectifs, leur peine, leur douleur, tout les deux avaient eu une mauvaise journée mais pour être honnête, les bonnes journées à Poudlard pour Mary se comptaient sur les doigts d’une main désormais. Elle ne pouvait pas s’empêcher de rire d’elle-même quand elle pensait à quel point elle avait été naïve en revenant en Angleterre, non pas qu’elle le regrettait, réellement, elle était étrangement heureuse d’être là mais elle avait cru que ce serrait facile, bien plus facile que ça. Souvent, elle ressentait un certain découragement et se demandait si la meilleure solution ne consisterait pas à demander son transferts en France, il était encore temps après tout et on lui accorderait simplement pour qu’elle soit proche de sa famille. Même si elle ne s’entendait pas avec sa sœur, même si sa mère ne lui manquait pas, elle aimait son frère, elle appréciait son beau-père, ses amis étaient là-bas….

La pensée la tenta un instant tout comme la pomme avait tenté Eve mais elle la repoussa vite, elle ne renoncerait pas, pas aussi vite et pas maintenant qu’elle avait fait une promesse. Personne ne s’attendait à ce qu’elle fasse réellement regretter à Llew ses actions, et personne ne l’en penserait probablement capable. Après tout s’attaquer à un des petits cousins du Ministre de la magie actuel relevait du suicide. Elle-même après coup, n’était pas sure de réellement vouloir se venger et malgré le coup qu’il lui avait mis, elle s’en voulait plus à elle-même qu’à lui, si elle s’était tue, rien de tout ça ne serrait arrivé mais l’insulte était publique et c’était une question d’honneur plus que d’autre chose et elle devait se venger, pas tout de suite, c’était impensable mais un jour viendrait où elle serrait en position de force et elle ferrait tout pour que ça soit le cas. C’était les pensées confuses qui agitaient l’esprit de la Serdaigle pendant que Way était à ses côtés. Elle tapota une dernière fois le mouchoir sous son nez et l’ôta, il lui semblait que le saignement c’était arrêté, elle se tourna vers le jeune homme à ses côtés.

« Est-ce qu’il y a encore du sang ? », elle n’avait pas de miroir sous la main et en temps normal elle n’aurait pas posé la question mais l’évènement avait crée un nouveau degré d’intimité entre les deux jeunes gens qui n’existait pas avant, on ne se fait pas secourir par quelqu’un devant qui on vient d’être humilié sans qu’une étape soit franchie dans une relation, aussi amicale soit-elle mais l’était-elle vraiment ? «Je te le rendrais. » dit-elle en désignant le mouchoir et continua plus sérieusement.  « Si il sait qu’il a eu tord, c'est déjà ça. Je ne lui en aurais pas tenu rigueur si il ne m’avait pas frappé, ça demande réparation, n’importe qui penserait pareil. » Elle s’exprimait très calmement et posément désormais, comme elle en avait l’habitude, on aurait pu croire que l’incident n’avait pas eu lieu à peine cinq minutes auparavant, n’eu été le sang sur l’uniforme de Mary, son poignet rouge, ils auraient tout aussi bien pu prendre le thé ensemble dans n’importe quel bar du Pré au Lard, quoiqu’elle soupçonnait Way de préférer quelque chose de bien plus fort dans son thé que l’eau. La pensée la fit sourire, comme elle le voyait mal dans un salon de thé, ça ne semblait pas être son genre, il y avait chez Witcher quelque chose qui demandait de l’action, des évènements qui sortait de l’ordinaire et c’était en partie ce qui faisait son charme aux yeux de Mary, elle était conventionnelle et aimait les règles qui régissaient sa vie, elle ne les avait jamais trouvées pesante, mais elle voyait Wayland et sa façon de voir les choses, comme un vent d’air frais, elle l’enviait en quelque sorte et pour la première fois de sa vie, elle avait envie elle aussi de sortir un peu des limites qu’elle s’était toujours imposée. Bien entendu, c’était Mary, il ne fallait pas s’attendre à la voir danser en petite tenue sur la table son soutient gorge dans une main et une bouteille de Whisky pur feu dans l’autre.

Elle se sentit encore une fois rougir mais un peu moins cette fois-ci quand Way lui prit le poignet pour l’examiner, il lui fit bouger la main ce qui amena une grimace sur le visage de la Serdaigle. Elle non plus n’avait pas l’impression que celui était cassé mais elle éviterait de trop s’en servir pendant un moment, elle n’avait pas envie d’aller à l’infirmerie reporter l’incident. C’était stupide, elle le savait, l’inquisiteur lui-même devait déjà être au courant avec la surveillance accrue sous laquelle était Poudlard mais elle n’avait pas besoin de raconter l’évènement à une personne supplémentaire. « Ecrire, tu n’y penses tout de même pas, tu prendras note à ma place bien sur. », elle éclata de rire en voyant son air ahuris, l’incident étant déjà presque mis derrière elle, elle n’oubliait pas, elle le mettait juste de côté. Elle tapota la main de Way tout en grimaçant parce qu’elle l’avait fais avec la mauvaise et ajouta, « Ne fais pas cette tête, je rigole, je me débrouillerais parfaitement. » Il fallait avouer que même si Way était intelligent, ce n’était pas vraiment le genre à prendre des notes assidues en classe et encore moins pour deux.

Elle ne fit pas de remarque sur ses confidences à propos de Llew, ça expliquait beaucoup de chose réellement, mais ça ne pouvait tout pardonner non plus. Elle se demanda l’espace d’un instant si sans tout ça elle aurait pu s’entendre avec le Serpentard, la question resterait surement sans réponse, les choses étaient comme elles étaient, et elle ne pouvait plus rien faire pour y changer. « Ne t’inquiète pas, je n’en dirais pas un mot. », et c’était vrai, ce n’était pas son secret et elle se sentait honorée par la confidence que lui faisait Way, ce n’était certainement pas pour aller le répéter à gauche et à droite. Son sourire s’agrandit, « Ca serrait moche que tu sois obligé de te battre tout le temps à cause de moi, mais réellement merci. Je te rendrais la pareille dés que je pourrais. » Elle posa une main sur sa cuisse discrètement et exerça une légère pression, le geste était purement amical destiné à signaler un remerciement et s’apprêta à l’embrasser sur la joue. C’était quelque chose qu’elle faisait rarement, elle n’était pas très portée sur le contact physique, elle se sentait toujours gênée et déplacée quand elle le faisait. Ce fut au même moment qu’il tourna la tête vers elle brusquement en voulant lui dire quelque chose qu’elle ne saisit pas.

« Qu’est-ce que tu …. »

Elle ne sut jamais la fin parce qu’ils se retrouvèrent soudainement bouche contre bouche, ce qui était à l’origine un baiser amical prenait une tournure inattendue.

HRP : La Pnjsation de Way est volontaire, c'est Tom qui à proposé.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini] Dim 1 Déc - 2:30

Le cours de Politique Internationale toucha à sa fin. Ce cours, bien qu'il était long, par moment légèrement rébarbatif, et parfois même ingrat, était sans aucun doute le cours favori de la verte et argent. Elle adorait, tout simplement, recevoir une éducation politique, qu'on la sensibilise aux lois, aux décrets, aux discours, aux mouvements. Elle ne voulait pas faire de la théorie, mais tout comme un Artiste se mêlait tout autant de savoir ce qui avait été fait avant lui, avant de créer pleinement, elle adorait apprendre l'histoire de la politique, des lois, c'était une espèce de passion qu'elle n'avait ni commandée, ni prévue de faire fructifier. C'était né ainsi. Et c'était beau, en quelques sortes. Ici, il ne s'agissait aucunement de manipulation, de faux, de tromperie. C'était expressif, c'était directement jeté sur la feuille comme une encre au bout du pinceau humidifié. Elle quitta donc la salle de cours avec un sourire en coin satisfait. Étrangement, la moitié de la classe sortait en soufflant, avec un mal de crâne notoire, elle, sortait heureuse, épanouie. SI il y avait un moment dans la semaine où elle était à aborder, c'était juste après le cours de Politique Internationale, sans aucun doute, que l'on risquait le moins de se faire envoyer aux cachots. Ainsi, elle suivit Morgane le long du couloir avant de rejoindre les escaliers. Là, sur le pallier, elle se retourna lentement. Son regard était certes noir comme à son habitude, mais elle continuait d'aborder son sourire, son visage semblait plus doux, plus avenante. La vision avait de quoi être perturbante.

-Qu'est-ce qu'elle fiche, Emma?
-Hum? Sais pas. Tu vas à la bibliothèque là?
-Oui, je dois chercher quelque chose. Mais Emma devait venir avec moi.
-Elle a dû rester pour attendre quelqu'un.
-Et où il est Way ?
-Ariana... je n'en sais rien bordel.

Elle lui jeta un regard froid. Même en étant l'amie la plus proche qu'elle possédait, personne ne parlait sur ce ton à la verte et argent. Pas même Emma, surtout pas Emma, personne. Elle était suffisamment imbue d'elle-même pour se réserver l'exclusivité d'être insultante envers elle-même. N'était-elle pas l'héritière d'une jeunesse puriste prometteuse ? C'était ce qu'on lui faisait croire en tout cas. Morgane haussa les épaules et s'en alla d'un pas tranquille. Les deux filles de Serpentard étaient de forts caractères, et aucune ne voulait se laisser marcher sur les pieds, ce qui donnait des scènes souvent assez étranges, des dialogues de sourds, comme ici.

La protégée d'Eris Valverde, Inquisiteur de Poudlard, anciennement Directeur de l'Ordre Nouveau, mangemort de son état, et pilier indétrônable du régime puriste de Lord Voldemort, se retrouva ainsi seule sur le palier de l'étage auquel elle se trouvait pour assister au cours de Politique. Son sourire commençait à se perdre. Peu à peu son caractère exécrable reprenait le dessus. C'était lentement fait, difficilement perceptible, et d'un coup ça sauterait aux yeux. Autour d'elle, l'ambiance était presque pesante. Elle était le centre de cette lourdeur atmosphérique. Les élèves qui la croisaient, baissaient les yeux, fixaient leurs pieds, et accéléraient comme jamais. C'était drôle, oui, mais elle, elle ne riait pas. Très rarement. Elle en était pourtant tout à fait capable. Emma, Morgane, ou Laura l'avaient vu plus d'une fois éclater de rire au point d'en pleurer, mais force était de constater que la situation était rare et réservée à un cercle très fermé auquel peu de gens souhaitait faire partie – il fallait bien l'avouer. Finalement excédée par l'absence de sa propre sœur, elle s'élança à l'assaut des marches en direction de la bibliothèque où elle comptait se renseigner quant aux dernières réformes de l'Intendance à propos de la population née-moldue. Elle s'y intéressait de plus en plus. C'était sa hantise, comme si toute sa haine était dirigée vers ces nuisibles là. Elle voulait les exterminer, oui... mais était-ce la bonne solution ? Réellement ? N'y aurait-il pas mieux à tirer de ces bêtes là ? Mourir était une récompense pour les plus courageux puristes. Les nuisibles ne méritaient pas la mort, mais le tournant. Il n'y avait que les esclaves que l'on n'achevait pas, et quelques uns des têtes dirigeantes que l'on ne pouvait acheter. Le reste tombait comme des mouches.

Elle s'apprêtait à pénétrer au sein de l'endroit le plus illustre de l'école. Un concentré de connaissances tout simplement monumental. C'était à se demander si il n'y avait pas là une certaine exclusivité. Et si Poudlard était le plus illustre endroit de l'Intendance ? Sa bibliothèque rivalisait-elle avec celle du Ministère ou de l'Intendance ? Finalement, elle préférait se dire que non. Non, Poudlard n'était pas une fin, n'était pas l'excellence. Elle était une excellence parmi toutes celles permises par l'Intendance, mais l'exclusivité ne lui appartenait pas. Et sans faire la fanatique puriste, elle préférait se dire qu'il y avait meilleur ailleurs. Elle ne voulait pas s'arrêter là, sur les bancs de l'école. Elle voyait plus loin, elle était affreusement ambitieuse, trop même, et elle ne savait plus el contrôler. Comment cela avait-il pu commencer ? Par une grimace et la volonté de s'affirmer ? Ou par une éducation bien trop centrée sur l'individualisme et « l'exceptionnalisme » de sa propre personne ? Plus imbu de soi-même qu'Ariana ne l'était devenait difficile aujourd'hui. Elle ne se voyait pas comme Dieu, ni comme rivale du Seigneur des Ténèbres, mais c'était tout juste. Elle se percevait elle-même comme bien plus intéressante que la populace. Et la populace était large à son sens.

Elle s'installa sur une table, quelques livres, quelques journaux, quelques grimoires autour d'elle. La bibliothécaire était souvent à ses petits soins simplement car Ariana Bedan rimait avec Eris Valverde. Là, elle prit sa plume d'une finesse de finition exemplaire, et gratta le parchemin afin de hiérarchiser ses notes à propos du sujet qui l'intéressait. La politique internationale lui ouvrait des possibilités de réflexion, elle en profitait pour les approfondir dans son coin. Plus loin, sans qu'elle ne la sente arriver, Emma Bedan s'avançait vers elle.

-C'est bien, parce que tu m'as attendu.

Elle leva ses yeux lentement, une mimique d'exaspération sur son visage. Les deux se ressemblaient réellement comme deux gouttes d'eau. L'on aurait peiné à différencier les deux à cet instant précis de part le jeu d'ombre de la pénombre, mais de part leurs positions, leurs situations, leurs paroles. L'autre prit place à son tour. Elle saisit un bouquin, et entreprit la lecture dans un silence de mort qu'Ariana brisa au bout de quelques secondes tout en continuant de noter les remarques intéressantes qu'elle parvenait à relever des longs textes qui se présentaient à elle.

-Et sinon, Way ?
-Il a dit dix minutes.
-Quoi?
-Je sais pas, un truc avec Llew, pas tout compris.
-Il se fout de qui ? On avait dit ici après le cours de Politique !
-Hé ! Je couche pas avec moi, j'en sais rien!
-Juste envie de couper des têtes. Garde mes affaires, je vais le traîner par la nuque jusqu'ici le gars, sérieusement.

Elle se leva rapidement, attrapa son manteau qu'elle enfila, puis son écharpe longue et chaude, avant de faire ressortir ses cheveux et de replacer sa robe spécialement créée pour elle, pour Poudlard. Elle respirait le luxe, elle transpirait la richesse. Ariana quitta la bibliothèque, descendit les escaliers, et arrivé à l'étage de Politique, elle aperçut ce qui devait être son copain tout en bas, au rez-de-chaussée, en direction du hall d'entrée, et donc, sans aucun doute du parc. Où est-ce qu'il allait encore ? Où est-ce que Llew l'envoyait ?

Elle continua donc son chemin jusqu'au hall. Elle passa la grande porte et se rendit au cœur du parc de l'école de sorcellerie. Là... là elle venait de le perdre.

-Merde... Hé ! Toi!

C'était sec, brillamment cinglant, et rabaissant. Presque sifflé, le type qui devait être un sixième année s'amena à elle, presque intimidé alors qu'il faisait deux têtes de plus qu'elle.

-T'es un Serdaigle toi?
-Oui...
-Tu sais où est Wayland Witcher?
-Là-bas, avec Mulciber et Kane.

L'autre indiqua de son index un coin plus reculé du parc où il avait sûrement dû le voir partir. Ariana ne s'attarda pas avec cet imbécile et partit rejoindre son petit ami qui allait lui devoir un bon nombre d'explications. On ne posait jamais un lapin à Ariana sans en payer le prix.

-C'est qui Kane en fait?

Elle parlait pour elle-même. C'est vrai ça, qui était celle-la ? Elle ne la connaissait pas, ni d'Adam, ni d’Ève, et pourtant, l'un de ses meilleurs amis et son petit copain traînaient avec. Fichtre, ça lui en collait une ça. Elle souffla d'exaspération, elle aurait râler si elle avait eu Emma à proximité, mais elle venait de la laisser à la bibliothèque. L'autre devait d'ailleurs se plaire là-haut, sans se soucier de la situation. Elle croisa Llew qui ne s'arrêta pas. Énervé visiblement. Elle l'observa attentivement... et conclue qu'il y avait quelque chose d'anormal là.

C'est là qu'elle le vit, qu'elle comprit, qu'elle saisit l'instant parfait. Comme une photographe, elle venait de capturer une scène incroyable, impensable. Le temps se figea un instant, son sang circula cent fois, son cœur se mit à battre à un rythme fou, ses yeux devinrent noirs de rage. Elle, Ariana, venait de se faire tromper ? Sérieusement ?

-Je vais la tuer. Avait-elle dit simplement. C'était dit avec haine, avec dégoût, avec répugnance. L'autre venait de signer non pas son arrêt de mort, mais bien son contrat d'esclave tourmentée jusqu'à ce que mort s'en suive. Mais cette mort ne serait pas un cadeau, plutôt une guillotine.

Elle s'avança lentement. Son pas n'était plus aussi rapide, et ne trahissait aucun agacement. Elle était même terrifiante ainsi car elle agissait de la manière la plus neutre possible. Son regard trahissait toute sa haine, tout son dégoût, mais en rien son attitude ne laissait apparaître le moindre signe de faiblesse d'esprit. Elle était blessée, oui, affreusement, et comme une bête que l'on n'avait su achever d'un coup sec, elle devenait agressive, piquante, inquiétante, imprévisible.

-Hé bien... je vois que des couples se forment, c'est bien, ça nous donne de quoi nous réjouir. Hum ? Que dis-tu Way ? Hum ? Oui, non, je m'en fous, ta gueule.

Elle sortit sa baguette et la pointa sous le nez de la française.

-Alors c'est ça « Kane ». Une française. Le charme français, c'est ça Way ? Un américain stupide, et une française nuisible. Quel joli duo, vous êtes parfaits. C'est drôle, je pensais que tu avais du goût Witcher. Hum, encore une fois je me trompe à ton compte. Tant pis pour moi, j'ai été assez stupide pour croire que tu avais un brin d'intelligence. Visiblement, tu préfères les filles effacées, sans personnalité, inutiles, nuisibles, bourbistes... Oui, il doit y avoir un je-ne-sais-quoi de charmant là-dedans... le sentiment d'être supérieur je suppose ? D'un autre côté, qui ne se sentirait pas largement supérieur à un déchet pareil.

Elle n'avait pas quitté des yeux Kane. Son regard était d'une haine sans fond, c'était la première fois de sa vie qu'elle connaissait une telle colère tournée vers une seule et même personne. Quoique la cible était-elle Mary ? Ou Wayland ? Les deux peut-être puisqu'au fond, ils ne formaient qu'un seul et même couple non ?

-Même pas pure. Même pas illustre. Mon pauvre, tu as une verge à la place du cerveau. C'en devient dégradant pour moi d'être sorti avec toi.

Elle eut un sourire moqueur à l'intention de Mary, et se retourna enfin vers son petit-copain, qui l'était encore d'ailleurs ? Ou pas ?

-N'ose même plus m'approcher, me toucher, me regarder. Tu es un lâche Witcher, et tu me dégoûtes.

La gifle partit. Cette fois la gifle était sèche, brutale, sauvage. Elle faisait témoin de toute la violence qu'elle préservait au fond de ce corps fin et d'apparence plutôt faible. Elle était pleine de ressource en vérité. Elle revint vers Mary, son sourire revint.

-Quant à toi... Je ne sais pas pourquoi Llew était énervé quand je l'ai croisé, mais sache ma petite que je vais rendre ta vie si affreuse que tu espéreras retourner en France plus rapidement que jamais. Tu croyais être tombée dans un cauchemar en arrivant ici ? Oublie tout, je vais faire de ton existence une tourmente perpétuelle. Pense déjà à comment tout ceci va se terminer. Au bout d'une corde, pendue dans ton dortoir ? Jetée par la tour d'astronomie ? Tabassée à mort à Pré-au-Lard ? Assassinée sauvagement dans les escaliers ? Elle faisait ici clairement référence au meurtre de Nastaya Grimmberg qui avait fait du bruit et qui continuait encore d'être entendu dans les discussions de couloir. Ce meurtre affreux qui était la création d'Ariana. Tu peux maintenant te dire qu'où que tu sois, je serais là, à t'épier, à attendre, à prévoir. Et quand le moment me paraîtra parfaitement en accord avec un instant de bonheur pour toi, je te ferai payer ton affront. Je suis le danger Kane, ici c'est chez moi, et dommage pour toi, tu as touché à la seule matière atteignable à laquelle je portais un minimum d'affect.

Elle passa un doigt délicatement sur la joue droite de la Serdaigle. Le geste était d'un paradoxe sans nom, il était déconcertant. A la fois doux et sensuel, il interrogeait sur les véritables intentions clairement explicitées à l'instant.

-On se revoit bientôt, tu me manques déjà, j'te jure.

Elle lui adressa un sourire narquois, et partit, rangeant sa baguette. Sa démarche était si parfaite, si travaillée qu'elle en devenait naturelle. Elle était un luxe, et Wayland venait de briser un diamant de plusieurs carats pour une simple pierre rouge ramassée sur la plage parmi tant d'autres. Elle ne se retourna pas, qu'y gagnerait-elle ? Elle savait que Wayland la croirait sur paroles quant à ses intentions envers Kane, et si Mary venait à douter de la sincérité des propos de la Serpentard c'est qu'elle était vraiment naïve au point d'ignorer le nombre de contacts que possédait la verte et argent, le nombre de possibilités qu'elle pouvait se décrocher, le nombre de portes qu'elle pouvait fermer, et le nombre de celles qu'elle pouvait ouvrir. Ariana Bedan était la Reine du château, elle maîtrisait un territoire à la perfection et jouer à un jeu aussi dangereux face à elle était un acte suicidaire. Mais ça... ça Wayland, ou le reste des Serdaigles sauraient le lui faire comprendre. Elle venait de se faire une ennemie, et pas n'importe laquelle, celle qu'il était absolument nécessaire d'esquiver.

Elle retrouva Llew dans le hall, et ne s'attarda pas, elle s'approcha simplement de lui.

-Cette pute, je vais la réduire à néant.

Puis elle continua son chemin, en remontant les escaliers avant de pénétrer dans la bibliothèque. Emma continuait de lire paisiblement le même bouquin que tout à l'heure. Elle comprit tout de suite que quelque chose n'allait pas rien qu'à la tête de sa sœur. L'autre n'eut pas grand chose à lui dire pour qu'Emma comprenne qu'il s'agissait d'un problème grave et qu'elles devaient aller aux cachots, dans la salle réservée à l’Élite où personne ne se trouvait à cette heure là.

L'enfer débutait.

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Ce n'est pas la loi qu'il faut craindre mais le juge. [Fini]

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