POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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De feu et de glace [PV Tally]

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Samantha Isabella Willow


MessageSujet: De feu et de glace [PV Tally] Ven 6 Déc - 18:53

« Sam ? »

Samantha, sans lever les yeux de son parchemin, poussa un profond soupir.

« Enfin. Te voilà. Je commençais à désespérer. »


Sa plume gratta le papier encore un bref moment avant de s'arrêter en crissant, puis elle roula son devoir de potions et redressa la tête. Son visage ne comportait pas la moindre trace de sourire.

« Que me vaut cet honneur, Liv ? »


Son frère s'agita, mal à l'aise sous le regard son aînée, dur, sec, coupant.

« Eh bien... Ted a demandé à Viktor de me dire que tu me cherchais, mais il ne m'a pas trouvé alors il est allé voir Louis qui...

- Tu les remercieras de ma part, l'interrompit la jeune fille d'un ton cassant. Il y eut un silence. Lourd. Tendu. Oppressant. Ne trouves-tu pas, reprit-elle quelques instants plus tard, ne trouves-tu pas incroyable que j'aie besoin de messagers et d'interprètes pour parvenir à obtenir un rendez-vous avec toi ? Ne trouves-tu pas incroyable que moi, ta sœur, doive recourir à des intermédiaires pour te parler, à toi, mon petit frère ? »

Elle avait insisté sur le « petit » et Oliver dut le remarquer car il ébaucha une grimace, aussitôt réprimée cependant. En effet, si sa grande sœur ne se mettait pas souvent en colère contre lui, lorsqu'elle se fâchait – et Merlin savait que cela lui arrivait plus souvent qu'il ne l'aurait fallu – elle pouvait se montrer plus menaçante qu'un Magyar à pointes déchaîné. La voix de cette dernière, jusqu'à présent dangereusement calme, se chargea d'une rage difficilement contenue.

« Où étais-tu, cette fois ? En train de t'amuser dans les toilettes désaffectées, de chercher des passages secrets dans les couloirs en semant des bonbons explosifs sur ton chemin ? Ou bien de tester tes nouvelles inventions sur un premier année plus crédule que les autres ? »

Cette fois-ci, le garçon voulut réagir, mais elle ne lui en laissa pas le temps. Les yeux flamboyants, elle s'était levée, la main crispée sur le dossier de sa chaise à s'en faire blanchir les jointures.

« Non, Olive, non ! Cesse de te chercher des excuses ! Tu sais que j'ai raison. Les avions en papier ensorcelés passent encore, même si tu aurais pu te retenir de les tester en cours de métamorphose. Mais la boule puante dans la salle commune ? Et le poil à gratter sous les draps de chacun des lits de ton dortoir – hormis le tien, évidemment ? Tu sais combien de temps il a fallu aux élèves pour s'en débarrasser ? Est-ce qu'il t'arrive, parfois, de réfléchir aux conséquences de tes plaisanteries aussi stupides que puériles ? »

Elle avait crié. Les rares Gryffondors qui se trouvaient dans la salle commune jugèrent bon de regagner leur dortoir – ceux-ci avaient l'habitude des chamailleries qui opposaient souvent le frère et la sœur, même s'il était rare d'assister à des altercations d'une telle violence. Oliver, qui avait blêmi, ouvrit la bouche.

« Mais c'était pour s'amuser, Samy, juste pour s'amuser. On ne fait rien de mal, tu sais. On veut simplement rigoler un peu. »

La jeune femme croisa les bras tandis que son visage se teintait d'une dangereuse teinte pivoine.

« Pour t'amuser, hein ? Et tu ne peux vraiment pas trouver une manière plus, comment dire, inoffensive de t'amuser ? Tu dépasses les limites, Liv. Que se passera-t-il si tu te fais un jour convoquer ? Les punitions ne se limiteront pas toujours aux lignes ou aux heures de retenue, tu sais. Et tu as pensé à tante Marian, dans tout ça ? À Leah ? À Douglas ? Tu as pensé à moi ? »

C'était sorti. Enfin. Et cela faisait à la fois du bien et du mal. Mal à la gorge, mal au ventre, mal à toutes ces parties si crispées qui refusaient de se desserrer. Mal à en pleurer. Mal à en hurler.

« Si je te dis ça, c'est parce que je m'inquiète pour toi, Olive, continua-t-elle, soudain radoucie. Je n'ai pas envie qu'il t'arrive... quoique ce soit. Tu comprends ? Tu es mon unique frère, il est normal que je me fasse du souci pour toi. Je suis ta grande sœur. C'est mon devoir de veiller sur toi. »

Elle esquissa un geste pour effleurer sa joue mais Oliver se dégagea, les poings serrés. Il respirait vite et fort – trop vite, trop fort.

« Je pense que tu es mal placée pour me dire ce que je dois faire ou pas, Samantha. N'est-ce pas toi qui as reçu une convocation chez Valverde ? Toi qui t'es fait remarquer par l'Inquisiteur en personne ? Toi qui t'es fait pointer du doigt la première ? Je suis parfaitement capable de me protéger tout seul, je te remercie. »

Ce fut sur ces mots qu'il tourna les talons pour quitter la salle commune. Un long silence suivit sa sortie. Samantha, toujours debout, immobile, écoutait le sang marteler ses tempes, et la première pensée qui lui vint à l'esprit fut qu'Oliver et elle se ressemblaient plus qu'elle ne le croyait. La seconde fut qu'il avait raison. Qui était-elle pour lui donner des ordres, elle qui ne parvenait même pas à s'assurer de sa propre sécurité, à contrôler ses propres réactions ? Mais cette convocation avait au moins eu le mérite de la faire réfléchir et, si elle n'était pas prête de revenir sur ses convictions profondes et sa haine du régime en place, elle avait pu réaliser, entre autres choses, que la survie avait un prix. Mieux valait rester discret et tenter de se faire remarquer le moins possible. C'était ce qu'elle aurait voulu pouvoir expliquer à son jeune frère mais, malheureusement, leur tête à tête ne s'était pas déroulé exactement comme elle le prévoyait. Ces derniers temps, la jeune fille était d'une humeur exécrable, qui s'était tout naturellement déversée sur ce dernier. Ce n'était pas de sa faute, pourtant – du moins, pas totalement. Tout ce qu'elle espérait était qu'ils se réconcilieraient rapidement et que celui-ci tiendrait compte de ses conseils.

Ce fut donc avec un mélange d'énervement et de culpabilité qu'elle sortit à son tour. Renonçant à chercher Oliver – elle savait qu'il reviendrait de lui-même quand il se serait calmé – elle décida de se rendre à l'extérieur du château. Si le ciel comportait quelques nuages, il ne pleuvait pas et elle avait envie de s'aérer l'esprit. En revanche, elle n'avait pas prévu la brise mordante qui régnait au-dehors et elle ne put s'empêcher de frissonner en arrivant dans le parc. Elle avait oublié son écharpe sur son lit – tant pis. Durant plusieurs minutes, elle se contenta de marcher au hasard de ses pas, laissant ses idées vagabonder à leur rythme. Si elle avait tout d'abord prévu de se rendre près du Lac Noir, elle dut renoncer à ce projet en repérant une bande d'élèves traînant dans les parages. Plus que tout, elle avait envie de solitude. Cependant, alors qu'elle faisait demi-tour, elle se rendit compte que le groupe se dirigeait à présent vers elle. Tandis qu'ils se rapprochaient, elle put distinguer la couleur de leur uniforme et leurs sourires suffisants : des Serpentards. Samantha pressa le pas, s'apprêtant à les dépasser. Une voix s'échappa alors du convoi.

« Eh, Willow ! »

Faisant la sourde oreille, elle continua son chemin sans accélérer ni ralentir.

« On a peur, Willow ? »


Des ricanements se firent entendre. La jeune femme crispa la mâchoire mais se força à avancer d'une démarche égale.

« Et ça s'dit courageux ! reprit une autre voix, plus grave, emplie de morgue. Tous les mêmes, ces Gryffondors ! D'ailleurs, j'suis sûr que c'est comme qu'ils ont fini, ses parents : en rampant. Dis, tu crois qu'ils se sont pissés d'ssus, Willow ? Ou alors qu'ils ont sangloté, supplié, prié, imploré ? Des résistants, des terroristes ? Des lavettes, plutôt. Hein, Willow, qu'c'étaient des lavettes, tes parents ? Des bourbistes, des... »

Il se tut, tout à coup. Samantha avait fait volte-face, les doigts crispés sur sa baguette. Ils pouvaient bien la couvrir d'injures, elle refusait qu'ils s'en prennent à sa famille. Et surtout pas à eux. Pas à ses parents.

« Qu'est-ce que tu viens de dire ? interrogea-t-elle, les dents serrées. »

La tension était tangible. L'anxiété aussi. Mais, du côté de la jeune fille, c'était plutôt la rage qui crépitait.

« Je t'ai demandé ce que tu viens de dire ! »


Celui qui avait parlé finit par faire un pas en avant, sa main elle aussi refermée sur sa baguette magique.

« La vérité. Que tes bourbistes de parents ont bien fait de crever, et que ce serait d'ailleurs pas mal si tu pouvais les rejoindre dans la tombe ! »


Samantha le toisa fixement. Un mélange de glace et de feu se dégageait d'elle – sa colère était froide et brûlante à la fois.

« Je t'interdis d'insulter mes parents. Tu as compris ? »

L'autre, s'il était impressionné, ne le montra pas, se contentant de hausser les épaules.

« Et qui m'en empêchera ? »

Le dégoût avait laissé place à la haine, à présent.

« Tu te poses encore la question ? »


Son bras ne tremblait pas lorsqu'elle tira sa baguette de la poche de sa robe. Qu'ils crèvent, qu'ils crèvent tous. C'était tout ce qu'ils méritaient.
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MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Dim 8 Déc - 20:05



Tally était allongée sur son lit, rédigeant calmement son devoir de son écriture bancale, entourée de dizaines de livres plus épais les uns que les autres. Mia, sur le lit de droite, lisait un livre empreinté à la bibliothèque sur l’histoire de la politique sorcière, après sa mauvaise note au précédent devoir. La blonde leva alors la tête vers Tally :

« Tally je ne blague plus »

Tally leva la tête de son parchemin, posant ses lunettes sur le coté et rangeant avec délicatesse le devoir terminé.

« C’est bon a savoir… Personnellement j’ai arrêter de blaguer quand mon frère m’a jeter de ma fenêtre a mes quatre ans. De quoi tu parle au fait. »

Mia soupira et ferma brusquement son livre, se penchant vers la brune :

« Te moque pas de moi, tu as de la chance de ne pas t’être faite pincée hier, te battre avec un autre élève… Déjà que les gens du ministère t’on dans le collimateur pour ton sang, puis tu parle avec l’un des moutons noirs de l’école et maintenant tu frappe quelqu’un. Tu finiras au cachots. »

Tally soupira, personne n’avait eu vent de cette affaire mais Mia continuait de lui faire la morale.

« J’ai déjà une mère je te rappelle, pas besoin d’en rajouter une couche. Et puis c’est lui qui -»

Mia coupa la petite brune d’an ton sec et cassant :

« Peu importe, reste dans ton coin, tu y arrive très bien , alors continu. »

La discussion était close, et Mia marcha d’un pas vif vers la salle de bain avant de s’enfermée. Cinq minutes plus tard elle pénétra dans la chambre :

« Tu viens, on a rendez vous avec les filles. »

Tally soupira, depuis quelques temps Mia ne cessait de lui parler du fameux groupe de Poufsouffle passant leur temps près du lac. Tally ne les aimaient pas trop, pour la simple raison que leur Q.I était proche du néant.

« Je révise. »

Mia s’en alla, irritée :

«Le choipeaux aurait dut t’envoyer a Serdaigle. Je ne sait même pas comment tu est arrivé à Pouffsouffle. »

Et Tally eut une réflexion pour elle :

« Je ne sais même pas comment je suis arrivée dans ce monde de barges alors. »

Tally ferma ses livres, jetant ses lunettes sur son oreiller, avant de se couvrir de deux écharpe et de sa cape doublée, elle s’aventura alors dans le parc, ou elle espérait trouver un minimum de calme, elle aperçut au loin un groupe de serpentard dans un débat animé avec…. Samantha Willow. Tally la connaissait de nom, pour ses parents bien sur, comme tout le monde. Elle s’approcha un peu, jusqu’à se retrouve a quelques mètres. Le serpentard avait insulté ses parents et la rouge s’était emportée, elle connaissait le gars en personne, nommé Henry Went, ils ne s’étaient jamais entendus et en étaient même arrivés aux mains en troisième année. Alors que celle ci s’apprêtait a faire la plus grosse bêtise de sa vie. Elle sortit alors du buisson ou elle était involontairement dissimulée :

« Quelle situation ironique Went, que tu critique ses parents alors que l’on raconte bien plus de choses sur les siens. »

Il se tourna vers elle et un rictus moqueur apparu sur son visage :

« Young ! » et oui, comme beaucoup des élèves, ici les gens s’appelaient par leurs noms de famille, sauf si ils étaient proches, et pauvre Tally, personne n’arrivait a prononcer son nom, donc tout le monde avait prit la fâcheuse habitude de le réduire en ‘Young’ « Tu ne dois pas être en reste non plus, avec ta bourbiste de mère.

Tally eut un sourire désabusé. Elle même ne comprenait pas  comment sa mère avait put fréquenter un moldu, vu sa haine légendaire envers eux. Parfois Tally se prenait à rêver d’une mère rebelle, jeune et libre, qui aimait qui elle voulait. Avant de se rappelée qu’elle avait simplement dut coucher avec lui parce qu’il était la. Contrairement a beaucoup de personnes, les parents de Tally n’avaient jamais vraiment compter pour elle, pour son père s’était normal, il était mort depuis sa naissance, et sa mère… Que dire. Elle n’avait jamais eu, jusqu’à l’été dernier, le moindre mouvement qui pouvait montrer qu’elle avait l’instinct maternel. Elle laissait son fils trainer avec ses mauvaises fréquentations, sa fille se rebeller et se battre au fil du temps et sa dernière fille seule a la maison alors qu’elle n’avait même pas cinq ans. Oui, Andréa Youngbloung avait plus d’attention pour les hommes que pour ses enfants. Puis un jour, elle avait fait une caresse sur les cheveux de sa fille, comme si elle s’était subitement aperçue que c’était la sienne.

« Sauf que moi… Je n’en ait rien a faire, elle le mérite surement. » elle ne fit pas attention au visage du jeune homme et continua de s’avancer vers lui, jusqu’à être a quelques centimètres. « C’est ça qui nous différencies Henry, je n’ai pas le sens de la famille, ils ne servent qu’a me nourrir, et moi… » elle baissa la baguette du garçon. « Je n’ai pas besoin d’une baguette pour prouver que de toi et moi je suis la plus maline. Parce que si tu utilise la magie en dehors des cours, tu seras surement envoyé aux cachots, pas moi.»

On pouvait déceler dans sa voix une hésitation, elle était morte de trouille, et en plus, elle faisait cela juste pour une fille qu’elle connaissait de nom. Elle était débile. Elle le poussa faiblement, le laissant avec un air méprisant sur le visage, puis elle poussa Samantha vers le lac :

« A plus tard Henry. »

Quand ils ne furent plus dans son champ de vision. Elle souffla de soulagement.

« Tu prépare déjà ton cercueil, t’es un peu jeune je pense. C’était courageux de ta part de défendre tes parents, débile, mais courageux. »

Elle s’assit sur l’herbe humide, soufflant, reprenant sa respiration :

« Je suis Tally Youngbloung. »

Elle tourna sa tête vers la brune. Sa voix ne laissait pas de place au doute, elle était vraiment heureuse d’avoir échappé a un bon petit doloris.


Dernière édition par Tally Youngbloung le Lun 16 Déc - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Mer 11 Déc - 13:07

« Quelle situation ironique, Went, que tu critiques ses parents alors que l'on raconte bien plus de choses sur les tiens. »

Samantha se retourna vivement, les doigts crispés sur sa baguette. La fille à laquelle appartenait cette voix venait de sortir d'un buisson et se tenait à présent devant eux, le regard fixé sur le Serpentard. Il lui fallut quelques minutes pour remettre un nom sur ce visage. Tally Youngbloung – une Poufsouffle de dernière année. Toutes deux avaient plusieurs cours en commun, mais cette dernière ne s'était jamais différenciée ou fait remarquer en classe pour quoique ce soit. Jusqu'à présent, la Gryffondor la prenait pour une élève discrète, qui préférait éviter les ennuis. Apparemment, elle s'était trompée.

La jeune femme resta à l'écart de la discussion qui s'ensuivit entre les deux sorciers. Moquerie et dédain pour le premier, mépris et indifférence pour la seconde. Ce fut finalement Tally qui eut le dernier mot et, sans laisser au garçon le temps de répliquer, elle l'écarta doucement pour pousser la sixième année devant elle. Celle-ci, encore sous le choc de cette aide imprévue, ne se dégagea pas et lui emboîta le pas en direction du lac. Ce ne fut que lorsqu'elles furent hors de vue du groupe de Serpentards que la Poufsouffle arrêta sa marche en poussant un long soupir de soulagement puis s'assit sans plus de cérémonie dans l'herbe humide. Malgré l'assurance de façade dont elle avait fait preuve lors de son face-à-face avec le dénommé Henry Went, elle avait été de toute évidence beaucoup plus terrifiée qu'elle ne l'avait laissé transparaître. Samantha, après une légère hésitation, s'installa à ses côtés, indécise quant à la manière dont elle devait réagir. Certes, elle savait qu'elle aurait dû se sentir reconnaissante que cette fille, qu'elle connaissait à peine, se soit ainsi portée à son secours. Pourtant, d'un autre côté, son intrusion l'avait irritée. Cette affaire ne la concernait pas et elle-même était parfaitement capable de se débrouiller toute seule – du moins, c'était ce qu'elle aurait aimé penser. Ainsi, quand cette dernière reprit la parole, la Gryffondor pinça les lèvres. Débile ? Qui était-elle pour critiquer sa conduite ? Elle n'avait pas de compte à lui rendre et le fait qu'elle se soit montrée téméraire et inconsciente, se laissant emporter par son émotion, ne regardait qu'elle.

« J'estime être assez grande pour pouvoir juger mes actions et leurs répercussions de moi-même, je te remercie,
fit-elle remarquer d'un ton sec sans même répondre à sa présentation. »

Faux, au demeurant, puisque la jeune fille avait trop souvent tendance à réfléchir après avoir agi, et non l'inverse. Cependant, elle regretta ces paroles à l'instant même où elles sortirent de sa bouche. Après tout, Tally l'avait tirée d'un bien mauvais pas, alors qu'elles ne se connaissaient que de nom et de vue. Elle se devait au moins de lui montrer un minimum de gratitude. Ravalant sa fierté, Samantha se reprit aussitôt :

« Je veux dire... Je suis désolée, je suis encore un peu... agacée. Je sais tout ce que je te dois, et je te remercie de ton intervention. Vraiment. »

Et elle était sincère. Qui savait comment aurait terminé l'affaire si la septième année ne s'était pas interposée entre eux ? Elle avait déjà bien assez d'ennuis avec l'Inquisiteur comme cela.

« Ceci dit, tu as raison. C'était probablement stupide de ma part. Went ne valait même pas que je me donne la peine de réagir à ses provocations. Quant à courageux... Elle haussa les épaules. Je suppose que n'importe qui aimant ou ayant aimé ses parents aurait agi de la sorte. »

Elle laissa s'écouler un moment de silence avant de se présenter à son tour, même si elle se doutait que son interlocutrice connaissait déjà son identité, et releva les yeux.

« Moi, c'est Samantha Willow. »
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MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Jeu 12 Déc - 22:37

La réaction de Samantha Willow fut pour le moins prévisible, Tally n’allait pas dire qu’elle s’attendait a autre chose de la part d’une gryffondor, certes ils étaient valeureux et courageux mais ils réfléchissaient souvent après avoir agis :

« J'estime être assez grande pour pouvoir juger mes actions et leurs répercussions de moi-même, je te remercie, fit-elle remarquer d'un ton sec sans même répondre à sa présentation. »

Tally hocha la tête en murmurant un bref : « Mais bien sur ». Elle ne croyait pas une minute la jeune femme. Elle avait maintes fois entendu parler d’elle et celle-ci n’était pas réputée pour sa patience et sa finesse. La rouge continua, cette fois se radoucissant :

« Je veux dire... Je suis désolée, je suis encore un peu... agacée. Je sais tout ce que je te dois, et je te remercie de ton intervention. Vraiment. »

Cette fois encore, Tally ne fit aucun commentaire face a ca, l’enthousiasme et adrénaline retombait, Tallt était juste face à une inconnue.

« Ceci dit, tu as raison. C'était probablement stupide de ma part. Went ne valait même pas que je me donne la peine de réagir à ses provocations. Quant à courageux... Elle haussa les épaules. Je suppose que n'importe qui aimant ou ayant aimé ses parents aurait agi de la sorte. »

Heureusement qu’elle avait ajouté « aimant » , sinon Tally aurait rit au nez de la jeune fille. Ca ne lui était jamais venu à l’idée de défendre sa mère, maintenant elle était habituée aux ragots et aux blagues. Elle songea alors a ce que cela serait si ses parents étaient morts, enfin son père, elle puvait aisément, ne l’ayant jamais connu, mais sa mère.. Si celle-ci mourrait, elle ne savait absolumment pas quelle serait sa réaction. Rirait-elle ? Pleurait-elle ? Se rendrait elle compte qu’elle n’était pas si horrible qu’elle le paraissait ? Il n’y avait qu’un moyen de le savoir, et Tally n’était pas sur de vouloir le connaitre.

« Moi, c'est Samantha Willow. »

Tally hocha la tête. Elle le savait, un quart des septièmes années connaissaient son prénom, et c’était peu dire.

« Tu fait beaucoup parler de toi… Mais je ne suis pas sure que ce soit une bonne chose. »

Elle soupira en souriant. C’était sure que cette fille n’avait pas froid aux yeux, et cela, personne ne lui reprocherais pas les temps qui couraient, cependant se mettee en travers du régime actuel, Tally n’était pas sure que ce soit une bonne idée. Elle était même certaine sue c’était une très mauvaise idée.

« Tu es douée pour t’attirer des ennuis, je me trompe ? » elle se leva « Bienvenue au club. Viens il faut qu’on bouge, les oreilles indiscrètes ca traine partout »

Elle continua sa marche jusqu’à un coin tranquille. Vraiment tranquille. En fait Tally était sans doute la seule à s’y rendre, mais qu’on ne s’y méprenne pas, ca ne ressemblais pas à la cachette idyllique et belle parsemée de fleur d’un héros de livre. Sous un petit sol pleureur en bord de lac, se tenait un coin à l’abri de l’humidité jonché de feuille morte avec de vieilles caisses en bois rien de formidable, mais ce coin la, Tally y tenait, elle n’y emmenait jamais personne, mais la, elle devait absolument faire comprendre a la Gryffondor l’ampleur que pouvait prendre de petites disputes comme cela. Elle prit place sur un des caissons et se pencha vers la rouge, elle ne tourna pas autour du pot :

« Je ne suis pas intervenue parce que je ne les aimes pas, ou que ta santé me soit chère, mais je n’aimerais pas te voir croupir aux cachots pour autant. Ça peut paraître exagéré, mais a faire des trucs comme cela , tu va te retrouvée exclue de la société sorcière. »

Tally n’allait pas à la pêche aux infos, elle tentait juste d’être persuasive, voir un élève se compromettre n'était jamais agréable, et finalement elle détourna la conversation:

"Enfin bref, je t'ai vue jouer au quidditch il n'y a pas longtemps, tu est sacrement douée, t'as intégré l'équipe de ta maison?"

Oui la jaune venait de changer de sujet, et alors? Aucune loi ne l'interdisait.
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MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Mar 17 Déc - 19:46

Par chance, Tally ne parut pas se formaliser de la réaction de la Gryffondor – à vrai dire, elle ne sembla même pas étonnée. Cependant, Samantha ne put s'attarder sur ce point car, déjà, la Poufsouffle avait repris la parole. Tu fais beaucoup parler de toi... La jeune fille faillit lever les yeux au ciel. Il ne fallait pas posséder le don d'ubiquité pour parvenir à la conclusion que, en effet, cela n'était guère bon signe – surtout par les temps qui couraient...

« Tu es douée pour t'attirer des ennuis, je me trompe ? ajouta la jeune femme en souriant »

Interrogation rhétorique. La sixième année n'était pas particulièrement friande des problèmes mais, pourtant, il fallait bien avouer qu'elle était plus que douée en la matière. Son interlocutrice se leva alors et, après une brève hésitation, elle fit de même. Objectif : trouver un endroit discret où elles pourraient continuer leur conversation en toute tranquillité. Samantha n'avait jamais été d'un naturel très bavard ou expansif et elle renâclait toujours un peu à l'idée de se confier à quelqu'un – surtout lorsqu'elle ignorait presque tout de la personne en question. Mais cela n'avait pas l'air d'être le cas de Tally et la jeune fille songea que refuser une petite discussion avec la sorcière qui lui était venue en aide aurait été à la fois injuste et ingrat. Elle lui emboîta donc le pas en silence, laissant son regard errer sur le parc et la surface du lac qui miroitait devant elle. Il n'y avait trace nulle part du groupe de Serpentards auquel appartenait Henry Went et elle se demandait si cet incident aurait des répercussions. Elles parvinrent au bout de quelques minutes de marche à un saule pleureur chétif planté à seulement un ou deux pas de la berge. Sous son feuillage étaient disposés quelques caissons de bois sur lesquels s'installa aussitôt la septième année. Elle connaissait apparemment cette cachette depuis un certain temps. Samantha s'exécuta à son tour et le bruit des feuilles mortes qui craquèrent sous ses pas lui arracha un frisson – durant un court instant, elle avait eu l'impression d'écraser des os. Quand elles furent toutes deux assises, Tally se pencha dans sa direction, un air grave peint sur son visage jusqu'alors jovial et détendu. Ce qu'elle lui annonça ne la surprit pourtant pas outre mesure. Elle s'était attendue à ce que la jeune femme lui fasse une leçon de morale succincte ou, à la limite, lui prodigue deux ou trois conseils du genre « Ce n'est pas bien de se faire remarquer, tu sais, ça aurait pu très mal finir si je n'étais pas intervenue », « Aggraver ton cas, qui est déjà assez mal en point, n'est-ce pas légèrement inconscient de ta part ? » ou encore « Je sais bien que ce n'est jamais agréable d'entendre insulter ses parents mais, la prochaine fois, laisse-les dire, tu te montreras ainsi bien plus intelligente qu'eux. » Sauf que ce que lui affirma la Poufsouffle lui sembla sur le coup si absurde qu'elle se retint pour ne pas lui rire au nez. Exclue de la communauté sorcière ? Qu'est-ce que cela pouvait bien lui faire ? De toute manière, elle n'avait jamais envisagé s'intégrer à ce régime qui la dégoûtait un peu plus de jour en jour. Évidemment, il y avait sa tante, son cousin, Leah – et puis son petit frère Oliver, bien sûr. C'était pour eux qu'elle continuait, s'efforçant de masquer sa répugnance le mieux qu'elle en était capable. Elle souhaitait par-dessus tout éviter qu'ils soient inquiétés de ses propres écarts et elle ne se serait jamais pardonnée s'il avait dû leur arriver quoique ce soit ayant été causé par son refus de se soumettre à quelque chose qu'elle exécrait. Ses sept années à Poudlard – tel était l'objectif qu'elle s'était fixée. Ensuite, elle pourrait choisir. Mais, pour le moment, il lui fallait attendre. Encore. Bien entendu, elle savait que Tally avait raison et qu'elle aurait dû se montrer plus prudente, moins impulsive. Elle n'était pas sans ignorer le sort réservé aux rebelles et avait parfaitement conscience des conséquences de ses actes. Pourtant, se contrôler était compliqué, pour elle dont la spontanéité et la franchise avaient toujours largement dépassé la réflexion. Son caractère était bouillonnant, facilement inflammable, et maîtriser ses réflexes naturels lui demandait une concentration et un sang-froid qu'elle était loin de posséder constamment.

Sa camarade changea alors de sujet et Samantha esquissa un sourire, reconnaissante. Le Quidditch. Un terrain nettement moins dangereux.

« Oui, mais depuis cette année seulement. Dans le poste de poursuiveuse. »

Alors que sa tension se relâchait peu à peu, un nouveau sourire se dessina sur son visage tandis qu'elle croisait le regard de la jeune sorcière.

« J'aime beaucoup voler, mais c'est plus un loisir, pour moi, qu'une véritable raison d'être. Je ne pense pas souhaiter devenir joueuse professionnelle de Quidditch, par exemple – à supposer déjà que j'en aie les capacités. »


Elle se tut un instant et en profita pour laisser errer ses yeux sur le Lac Noir. Elle n'aurait jamais supposé qu'il était si simple d'engager une conversation amicale avec une presque inconnue qu'elle venait tout juste de rencontrer – rencontre qui n'avait d'ailleurs pas débuté sous les meilleurs auspices. À vrai dire, elle était la première à s'étonner de la confiance qu'elle ressentait en ce moment.

« Et toi, tu voles un peu ? Et tu es en septième année, non ? Tu as déjà une vague idée sur le métier que tu désirerais exercer après tes études à Poudlard ? »
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Tally Youngbloung


MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Ven 20 Déc - 18:50

Samantha semblait heureuse que la poufsouffle ait changer de sujet, et les menaces de Tally l’avait visiblement fait rire, même si elle tentai de le cacher, et la jaune ne voyait pas du tout ce qu’il y avait de drôle la dedans, mais après tout, son humour était spécial. Quoiqu’il en soit, le brusque changement de sujet était une bonne chose, et Tally se félicitait elle-même d’avoir eu ce courage face à un gryffondor.

Tally n’avait pas toujours eu cette aplomb qu’elle avait gagné cette année, pendant les vacances, autrefois, ou plutôt l’année dernière, elle était toujours la jeune fille timide et réservée d’avant, cependant elle avait  changé, évoluée pour mieux s’adapter a son environnement. Celui de la crainte et de la mort, celui ou faiblesse était un mot bannit, oui on pouvait dire que Tally avait murit. Elle avait parfois cet élan de témérité, et cela contrariait ses anciennes amies, habituées a la voir acquiescer en silence, et exécuter les ordres de autres filles sans broncher. Maintenant elle était plus forte, plus indépendante, plus sure d’elle et de son avenir. Oui, en apparence seulement. A l’intérieur elle était toujours aussi perdue, toujours aussi frêle et fragile, ne sachant pas si demain elle serais en train de rire ou morte sous des graviers, mais n’était-ce pas la peur de toute la population sorcière en ce bas monde ? Sans doute. Personne ne prouvait prétendre ne pas avoir peur, ni le ministère, ni les rebelles, ni même les morts. Puisque eux aussi étaient salis, on les insultait, les trainaient dans la boue après leur mort, quel était le rapport a la peur ? Maintenant, les vivants devenaient plus anxieux a l’idée d’être salis après leur mort que de la mort en elle même. A croire que personne, sur – ou sous - terre n’était à l’abri du fléau sorcier. Pas la guerre non… La peur et la haine…

« Oui, mais depuis cette année seulement. Dans le poste de poursuiveuse. »

Tally hocha la tête, oui  il semblait l’avoir vu discuter avec Mercurius. Non pas qu’elle était particulièrement curieuse de savoir le pourquoi du comment ils trainaient ensemble, a vrai dire elle s’en fichait comme de son premier balai, mais elle avait d’abord crue qu’ils se disputaient, avant de se rendre compte que non. Et tant mieux pour la brune, H ne faisait jamais dans la dentelle avec ses victimes, et la jambe de la jaune pouvait a ce jour encore en témoigner, par l’épaisse bande moldue bien dissimulée recouvrant sa jambe, bien que l’on pouvait distinguer une légère épaisseur en plus.

« J'aime beaucoup voler, mais c'est plus un loisir, pour moi, qu'une véritable raison d'être. Je ne pense pas souhaiter devenir joueuse professionnelle de Quidditch, par exemple – à supposer déjà que j'en aie les capacités. »

Oui, certaines fois, avoir une passion ne voulait pas nécessairement dire en faire son métier. Tally avait toujours aimer le dessin, mais elle n’avait jamais voulu vivre de son art, de toute façon cela lui était interdit par sa mère. Celle-ci disait qu’une bonne vie nécessitait un bon métier. Quelle c***erie. Franchement Tally ne voyait pas pourquoi elle ne pourrait pas vivre une vie heureuse, un baluchon pour seul valise et un carnet de dessin qui lui servirait de gagne-pain. Bien sûr, cela ne signifiait pas pour elle le bonheur absolu, mais c’était une issue. A quoi ? Elle ne savait pas vraiment. Tout lui semblait étouffant dans ce monde, le pays, le climat, les gens, même la tequila avait à présent un arrière-gout maussade. Oui, dans ce bas monde, rien ne semblait combler Tally.

« Et toi, tu voles un peu ? Et tu es en septième année, non ? Tu as déjà une vague idée sur le métier que tu désirerais exercer après tes études à Poudlard ? »

Tally s’arrêta un moment, une foule de question d’un coup. Par laquelle répondre en premier. Elle se pencha un peu en arrière, passant une main distraite dans ses cheveux, mauvaise habitude qu’elle avait prise quand elle ne savait pas quoi dire ou répondre.

« En fait je n’ai jamais essayer, je me rappelle que j’aimais cela, voler dans les aires en été, en voyant le beau paysage, la vitesse et tout et tout… Mais ma mère a refusé que je continue, elle dit que ça ne correspond pas à l’idée qu’elle a de mon futur ni de mes loisirs, ses trucs a elle, c'est le tricot et le jardinage. »

Elle haussa les épaules d’un air désinvolte, cela ne l’avait pas marquée plus que cela, c’était juste un énième exemple de l’avis négatif que sa mère avait de la société ou les femmes exerçaient des métiers d’action. Rien de nouveau au rayon des interdictions familiales. Elle s’assura que personne ne les écoutaient puis pris la parole, la voix se faisant plus basse :

« Pour mon avenir, eh bien je ne sais pas trop, j’ai la chance d’être pas trop mauvaise en tout. Alors j’aime bien les métiers liés aux potions, comme maitre des potions a l’intendance, cela pourrait être intéressant. J’aime aussi les options que peuvent offrir le ministère… Après je pourrais travailler en France, avec ma famille, ou dans l’usine de balais de ma mère, j’aime beaucoup son travail actuel… Je ne sais pas vraiment. »

Elle soupira puis eu une voix tristement amusée :

« En fait je suis dans les rangs depuis peu… Avant je voulais… J’envisageais vaguement je veux dire de… Devenir… Enfin. » Devait-elle vraiment le lui dire, oh et puis mince, ca faisait longtemps qu’elle n’y avait plus songer. « Rentrer dans la résistance. »

Elle avait lâché cela d’un coup, trop bas pour que les oreilles indiscrètes puissent entendre. Non, après réflexion, ses paroles étaient ridicules, c’était juste un vieux rêve de gamine, combattre, contre la terreur, maintenant la réalité avait repris le dessus et elle ne savait plus trop quoi penser. Certes elle pensait qu’ils étaient idiots de courir pour la liberté, ce qui, soit dit en pensant, n’existait pas pour elle, et elle avait toujours répéter a tout le monde que c’était courir à l’échec. Mais quand elle était seule, et qu’elle se regardait dans le miroir, elle ne pouvait s’empêcher de se voir une baguette a la main, le visage blême, en héros. Idiot non ?

« Oubli ca… »

Elle ne voulait pas que la rouge ait une mauvaise image d’elle, elle qui la sermonnait pour lui dire ensuite qu’elle voulait entrer dans cette résistance.
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MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Dim 22 Déc - 8:11

Tricot et jardinage ? Samantha ne put s'empêcher de laisser échapper une grimace incrédule. Se croyait-elle encore au Moyen-Âge pour posséder de tels préjugés sur les activités féminines ? Et, de toute manière, qui pouvait bien avoir de pareilles occupations de leurs jours ? Ce fut donc avec une certaine forme de pitié – ou, au moins, de commisération – qu'elle observa Tally. Si son attitude demeurait désinvolte, elle arborait un sourire tristement amusé qui devait signifier qu'il ne s'agissait là que d'une ébauche de la personne. Sa mère, dont la réputation n'était déjà plus à faire, semblait décidément être une bien étrange femme – femme qu'elle ne ressentait pas la moindre envie de rencontrer, au demeurant, puisque même sa propre fille ne paraissait pas la porter dans son cœur.

Puis elle enchaîna sur les métiers qu'elle aimerait exercer après sa sortie de Poudlard – même si, de toute évidence, elle n'était pas encore très bien fixée. France, potions, Ministère ou balais ? Pour la Gryffondor, le choix aurait été rapidement accompli – bien qu'aucune de ses quatre options ne la tente vraiment. Pour commencer, elle ne connaissait rien de la France, hormis le fait qu'il s'agissait d'un pays où les gens mangeaient des grenouilles et des escargots et ce qu'elle en avait pu apprendre durant les cours de Politique Internationale – autrement dit, rien de très passionnant. Elle ne détestait pas les potions, mais il ne s'agissait pas pour autant de l'une de ses matières favorites, loin de là. Travailler au Ministère sous le régime actuel ne l'attirait absolument pas – d'ailleurs, travailler au Ministère tout court. Enfin, elle jugeait nettement plus intéressant de voler sur un balai que de le fabriquer. Mais si tout cela plaisait à la Poufsouffle, grand bien lui fasse. C'était de sa vie et de son avenir dont il était question, après tout.

Son interlocutrice soupira avant de reprendre la parole d'une voix désenchantée, et la jeune fille arqua un sourcil. Dans les rangs ? Que voulait-elle dire ? La septième année s'interrompit, hésita, ouvrit la bouche à nouveau. Et cela sortit. La résistance. Trop stupéfaite pour réagir, Samantha demeura muette et immobile, se contentant d'écarquiller les yeux. La résistance ? Tally avait tout d'abord envisagé d'intégrer la résistance ? Sa première pensée fut qu'elle ne l'aurait jamais deviné si la jeune femme n'avait décidé de le lui confier. Sa seconde fut qu'elle était folle. Pas folle de songer à devenir une résistante, non – elle-même avait résolu depuis longtemps de se battre contre le régime, d'une manière ou d'une autre – mais folle de le lui révéler. Elles ne se connaissaient que depuis peu, et encore seulement d'une manière très superficielle. Comment pouvait-elle déjà lui faire confiance ? Qui lui disait que, dès qu'elles se sépareraient, elle n'irait pas tout raconter à un membre de l’Élite, ou même à l'Inquisiteur en personne ? Le simple fait qu'elle ait défendu ses parents hors-la-loi et soit connue pour ne pas être une Puriste exemplaire – ce qui était un euphémisme, voire une litote – suffisait-il de son point de vue à la rendre incapable d'aller la dénoncer auprès d'une autorité compétente ? Et puis, un doute germa dans son esprit. Et si tout cela n'avait été qu'une mise en scène pour la mettre en confiance et la pousser à son tour aux confidences ? Et si Tally n'avait été qu'un pantin, un prétexte au service d'Eris Valverde, depuis le début ? Non, Samantha n'était pas spécialement paranoïaque, mais elle avait appris bien souvent à ses dépends que les choses étaient rarement ce qu'elles paraissaient être au premier abord. Certes, elle appréciait la Poufsouffle et n'avait pas l'impression que celle-ci lui voulait du mal, au contraire, mais elle ne pouvait rien exclure. Rien.

Aussi, lorsque cette dernière lui suggéra d'oublier ce qu'elle venait de lui révéler, elle tenta de prendre un visage neutre pour répondre :

« Pas de problème. »

Maudissant le léger tremblement qui avait agité sa voix, elle s'agita, mal à l'aise, avant de relever la tête et de croiser le regard de la septième année.

« De mon côté, les potions ne me déplaisent pas, mais je préfère largement les cours plus... pratiques. Me servir de ma baguette, quoi. »

Sa baguette magique et son balai. Les deux objets auxquels elle tenait le plus au monde. Passer à autre chose, passer autre chose. Changer de sujet. Ne plus penser à la résistance, ni à quoique ce fût d'autre de dangereux. Enchaîner sur la France, par exemple.

« Du coup, tu es d'origine française ? Tu y as déjà vécu ? Je n'ai jamais visité ce pays... Elle haussa les épaules. À vrai dire, elle avait visité bien peu de pays, si l'on exceptait l'Angleterre, où elle était née, et l'Irlande, où elle résidait à présent. Mais j'ai toujours entendu dire que c'est très beau. »

Un sourire. Plus ombre que lumière, mais un sourire tout de même.
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MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Lun 23 Déc - 16:48

Pourquoi lui avait elle dit cela ? Peut-être la rouge pensait qu’en disant cela, elle se risquait aux cachots. Non. En une seule et simple raison. Personne ne disait qu’une de ses connaissances voulait, étant plus jeune, rentrer dans la résistance. Juste parce que sinon, il allait être mis dans le même panier que cet ancien futur révolutionnaire. Et puis cette époque était révolue, sans mauvais jeu de mots bien sûr.

« Pas de problème. »

Oui, elle était mal à l’aise, encore une fois Tally avait merdé. Après des années ça ne l’étonnais même plus.

« De mon côté, les potions ne me déplaisent pas, mais je préfère largement les cours plus... pratiques. Me servir de ma baguette, quoi. »

Tally n’avait pas de tact depuis sa plus tendre enfance, quand elle avait compris qu’elle n’était pas douée pour cela. Cependant il semblait que Samantha Willow n’en ait jamais eu. Résistance, baguette, action… Heureusement que personne ne pouvais entendre, sinon… Ah l’ambiance humide des cachots, quoi de mieux ? Bon, en soit une semaine aux cachots n’aurait pas déranger Tally plus qu’ici, parce que las bas, il y avait quoi ? De la bouffe en petites portions, Tally n’avais pas un gros appétit, de l’humidité, vu le temps que Mia passait à se laver la chambre était toute aussi humide, et un ennui profond seule, elle donnait tous les jours. Alors non, aller aux cachots était plus synonyme pour elle de paix et de tranquillité. Elle blaguait elle blaguait, mais dans cette histoire, le plus terrifiant aurait été Valverde. God, il la faisait trop flipper ! Bon, il faisait peur à tout le monde, comme tous les profs… Et Bedan, et H. et l’autre dont elle avait oublié le nom… Mulcibernon ? Ca lui reviendrais plus tard. Bref, ce n’était pas la sanction qui faisait peur, mais plutôt ceux qui l’appliquait.

« Du coup, tu es d'origine française ? Tu y as déjà vécu ? Je n'ai jamais visité ce pays... Mais j'ai toujours entendu dire que c'est très beau. »

Tally prit une voix grave et des yeux mesquins :

« Ce n’est pas beau… »

Puis d’un coup elle éclata de rire et eut une voix follement joyeuse, comme à chaque fois qu’elle parlait de son pays natal, vive la France quoi !

« C’est LE pays le plus beau. Tu verrais tout ce qu’il contient ! Tous ces champs, Paris, les crêpes… C’est du bonheur! »

Elle était emballée par la question, et elle pouvait parler des heures de la France. Elle eut un soupir de nostalgie. Ciel que ça pouvait lui manquer.

« Et pour répondre à ta question, oui je suis née las bas, je n’ai déménagé en Angleterre qu’à mes trois ans, je vais en France tous les étés, dans le manoir de famille, au milieu des camps de blé. » puis elle eut une exclamation. « D’ailleurs ne te méprends pas, si je dois travailler à un ministère, ce sera surement celui de France. Il n’est pas sous la terre au moins. Il est bien à la surface, avec ses grandes fenêtres en verre, la lumière qui passe par ses vitraux et juste merveilleuse. »

Elle était tellement emballée, qu’elle ne faisait quasiment plus attention a Samantha.

« Et je pense que si je suis si triste d’être ici, c’est parce que j’aurais adoré aller à beauxbâtons. Quelle merveilleuse école. »

Ça avait été ce qu’elle désirait pour noël quand elle avait atteint les dix ans. Elle avait premier, prier et encore prier, mais finalement ce fut Poudlard qui l’accueillit, et pas de très bon cœur.
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MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Jeu 2 Jan - 7:59

Samantha ébaucha un sourire. L'enthousiasme de Tally était communicatif. En se concentrant, elle pouvait presque voir se profiler sous ses paupières closes la silhouette à la fois gigantesque et étrangement élancée de la Tour Eiffel, le long ruban indolent de la Seine – si différente de la Tamise, tellement plus bleue, tellement plus tout –, le soleil se couchant sur les Champs Élysées, les couleurs scintillantes des vitrines, une nuit de Noël... La Poufsouffle lui apprit qu'elle était née là-bas – sans doute à Paris, d'après ce qu'elle pouvait deviner – et qu'elle en avait déménagé en Angleterre à l'âge de trois ans mais qu'elle y retournait tous les étés. Un instant, la jeune fille essaya de se représenter la septième année de retour chez elle – seule au milieu des champs de blés, les cheveux volant au vent, souriante, exaltée, le visage radieux, épanoui et baigné de lumière. Puis cette dernière reprit la parole pour lui décrire le Ministère français d'une voix tellement enjouée que la Gryffondor se demanda si elle se souvenait de l'endroit où elle se trouvait – à savoir dans le parc de Poudlard, à quelques pas du lac, assise sur une vieille caisse en carton face à elle – ou si elle s'imaginait déjà employée du Ministre français en personne. Personnellement, elle aurait plutôt opté pour la seconde option.

Mais Tally finit par s'interrompre, concluant sur l'école de Beauxbâtons dans laquelle elle aurait tant aimé étudier. Son ton s'était emprunt de mélancolie et elle termina sa phrase par un long soupir nostalgique. Si triste ? Samantha fronça les sourcils. Elle ignorait que la Poufsouffle était malheureuse à ce point. Elle-même avait toujours souhaité se rendre à Poudlard et, même si l'école était à présent sous contrôle du régime en place, comme le reste du pays, elle se sentait profondément attachée à ces lieux. Toute sa famille était passée entre ses murs et, parfois, elle imaginait que ses parents avaient frôlé cette même portion de mur, s'étaient assis sur ce même banc, avaient mangé dans cette même assiette, s'étaient installés dans ce même fauteuil, avaient emprunté ce même couloir... Elle aurait aimé croire qu'il subsistait quelque chose d'eux dans cette vaste entité imperturbable, par-delà les passages, au-delà des années, quelque chose qui était resté gravé dans la pierre immortelle, fondu dans le bois du même rouge que sa baguette, imprégné dans les tissus sang et or de la salle commune. Un quelque chose comme une présence, légère mais néanmoins palpable, une chaleur diffuse et réconfortante – un quelque chose comme la vie, tout simplement. Mais sans doute n'en allait-il pas de même pour sa compagne – après tout, elle devait être l'une des seules élèves du château à entendre des rires fantômes au détour des couloirs et à voir des spectres de sourires s'afficher sur la buée des carreaux des fenêtres de son dortoir.

Cependant, elle ne connaissait guère Beauxbâtons et, presque malgré elle, se pencha en avant, les yeux brillant de curiosité :

« Qu'est-ce que tu sais de Beauxbâtons ? Enfin, je veux dire... tu sais où l'école se situe, par exemple ? Et comment elle fonctionne ? Il y a des maisons, comme à Poudlard ? »


Après tout, elle devait forcément connaître plus ou moins l'établissement : dans le cas contraire, elle ne l'aurait certainement pas appuyé du qualificatif « merveilleux ».

« Mais j'y pense, reprit soudain celle-ci sans laisser le temps à sa camarade de répondre à ses interrogations, tu parles français, du coup ? Et c'est vrai qu'on mange des trucs bizarres, là-bas, comme des escargots ou des cuisses de grenouilles ?  questionna-t-elle encore, vaguement dégoûtée. »

Elle sourit en croisant son regard.

« D'ailleurs, je te trouve injuste. Tu as beaucoup d'éléments de comparaison ? Il y a des champs dans pas mal de pays, des villes aussi belles que Paris, voire encore plus, aussi, et on peut très bien manger des pancakes, c'est aussi bon que les crêpes !
Évidemment, elle n'en pensait rien, mais elle éprouvait l'envie de la taquiner à ce sujet. Moi, ajouta-elle, je ne serais pas une très bonne juge non plus, étant donné que je n'ai visité que la Grande-Bretagne et que je suis allée ensuite habiter en Irlande lorsque... Elle s'interrompit. Sans sans apercevoir, elle venait de s'aventurer en terrain miné. Après une légère hésitation, elle avala sa salive et se lança brusquement : Lorsqu'ils sont morts. Inutile de préciser qui. Les mots flottèrent un instant entre elles avant de disparaître dans la nuée. Elle se racla la gorge et tenta un nouveau sourire : Mais j'ai une très haute opinion du Royaume-Uni ! Les prairies verdoyantes, les châteaux hantés, le ciel nuageux, les forêts humides, les lacs gris, les landes désertiques, les plages de sable fin, la mer glaciale et déchaînée... eh, bien sûr, la pluie ! Que rêver de mieux ? »

Et elle ne put s'empêcher d'éclater de rire.
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MessageSujet: Re: De feu et de glace [PV Tally] Jeu 9 Jan - 19:15

Samantha paraissait perplexe, et Tally la comprenait, elle avait l’air d’une vraie bourbiste à repousser ce pays qui lui tendait les bras. Enfin, pas tout à fait, elle voulait travailler au ministère anglais autant que français… Elle ne savait plus trop. Ciel elle l’aimait ce pays ?... Mais pas assez pour en être fière, pour une raison étrange. L’idée d’y finir ses jours la reboutait, et le fait de la quitte lui faisait un pincement au cœur. La brune se pencha en avant :

« Qu'est-ce que tu sais de Beauxbatons ? Enfin, je veux dire... tu sais où l'école se situe, par exemple ? Et comment elle fonctionne ? Il y a des maisons, comme à Poudlard ? »

Tally avait l’impression d’être jugée. Ce n’était peut-être pas le cas, mais derrière le ton gentil de la brune, on sentait une pointe de reproche…. Dommage pour elle, Tally ne culpabilisait pas le moins du monde de ne pas apprécier son pays, ou même Poudlard, au détriment de la France et Beauxbatons. Elle n’eut pas le temps de répondre.

« Mais j'y pense,tu parles français, du coup ? Et c'est vrai qu'on mange des trucs bizarres, là-bas, comme des escargots ou des cuisses de grenouilles ? »

Tally secoua la tête, ce cliché la faisait rire. Quelle idée étrange.

« En fait non, on mange normalement, comme ici mais parfois en mieux. Tu devrais gouter la bouillabaisse un jour, c’est délicieux. Sinon oui, je parle français couramment, et je trouve cette langue beaucoup plus dure que l’anglais, mais tellement jolie. » Elle fit une pause, parlant français un tout petit peu : « Je m’appelle Tally Youngbloung et je suis une sorcière. » Fin de la parenthèse, elle se remit a parler de Beauxbatons. « Il n’y a pas de maisons a Beauxbatons, mais des cycles. Les élèves sont dans les chambres qu’ils souhaitent, répartis en deux cycles, ceux qui dorment dans deux pavillons différents. Les élèves ne sont pas classés comme des objets par caractères, tout le monde peut être ami avec tout le monde…. »

Puis les reproches arrivèrent, comme toujours, celles qui lui disaient : Tu es une mauvaise anglaise. Non non non, elle n’était pas anglaise. Elle était française, sa famille était las bas, ses vrais amis, elle n’avait rien d’une anglaise, et elle n’aimait pas que l’on le lui reproche. Cependant elle ne quitta pas les lieux sur le champs, écoutant attentivement la brune.

« D'ailleurs, je te trouve injuste. Tu as beaucoup d'éléments de comparaison ? Il y a des champs dans pas mal de pays, des villes aussi belles que Paris, voire encore plus, aussi, et on peut très bien manger des pancakes, c'est aussi bon que les crêpes ! Moi, je ne serais pas une très bonne juge non plus, étant donné que je n'ai visité que la Grande-Bretagne et que je suis allée ensuite habiter en Irlande lorsque... » Silence. « Lorsqu'ils sont morts. »  Silence. Encore. « Mais j'ai une très haute opinion du Royaume-Uni ! Les prairies verdoyantes, les châteaux hantés, le ciel nuageux, les forêts humides, les lacs gris, les landes désertiques, les plages de sable fin, la mer glaciale et déchaînée... eh, bien sûr, la pluie ! Que rêver de mieux ? »

Elle eut un éclat de rire, tandis que Tally eut un sourire, d’un côté elle trouvait l’autre brune amusante, d’un autre côté, elle allait devoir parler des raisons qui la poussaient à préférer la France, et elle n’aimait pas radoter, ce qu’elle allait lui dire, elle le disait cent fois pas ans, a tous les gens qui lui en parlait.

« Bien sûr que l’Angleterre est magnifique. J’aime mon Village, Appledore, ses champs se patchoulis et ma maison bordée de fleurs, c’est comme un petit paradis. J’aime trainée dans les rues de Londres, faire du shopping, m’amusée. Mais ce ne sera jamais mon pays… La France, c’est ma terre, c’est celle que j’aime. Etre en Angleterre, c’était la punition de ma mère, et la mienne par la même occasion. Donc oui, j’aime ce pays, mais d’un autre côté, j’y suis enfermée. »

La vérité madame la juge, rien que la vérité. Elle se souvenait encore de ce que sa mère lui avait dit, ou plutôt ce qu’elle lui avait rapportée. Que sa propre grand-mère était venue voir Andréa, l’avait serrée dans ses bras et lui avait dit : « Tu vas adorer l’Angleterre, tu ne voudras plus mettre les pieds ici. » Elle se trompait vraiment. Andréa et sa fille ne ratait pas une occasion de mettre leurs pieds las bas, heureuses et sautant comme des enfants à qui on donnait un nouveau jouet. C’était leur plaisir, se balader sur l’avenue, comme leur coin de paradis. Et quand elle retournait sous le temps maussade et gris d’Appledore, cette chaleur étouffante d’été, et le petit magasin de son beau-père embaumant l’alcool.

Et toi ? Parle-moi un peu de toi, tu en sais plus sur moi que moi j’en sais sur toi.

Elle avait cette lueur malicieuse dans les yeux, celle qui apparaissait quand elle s’amusait, celle qui apparaissait de moins en moins.

« Tu a un frère non ? »

Elle avait déjà vu la jeune fille discutée avec un garçon plus jeune qu’elle, qui lui ressemblait vaguement, et elle n’était pas du tout sure de ce qu’elle avançait, elle connaissait aussi de nom un garçon du nom de Willow, alors ça pouvait être autant une coïncidence qu’un lien familiale. Elle avait trouvé un bon moyen de continuer la conversation. Et puis ça n’était pas un sujet sensible si ? De toute façon, sa relation avec son frère ne pouvait pas être pire que celle de Tally et Edward.
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