POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 07/10/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2013
Parchemins postés : 1656



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Ariana Bedan


MessageSujet: Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth] Sam 14 Déc - 0:46

Les vacances de Noël venait tout juste de débuter. Vendredi soir, les élèves de l'école de sorcellerie étaient tous repartis chez eux, auprès de leur famille, afin de fêter dignement la fin d'année, et surtout, de faire enfin une pause dans le rythme scolaire très soutenu, notamment pour les Septième années préparant leurs ASPIC. Certains savaient déjà qu'ils rateraient, d'autres doutaient de leurs capacités, certains, encore, savaient que rien ne les arrêterait, et une faible minorité abordait avec fierté l'assurance d'obtenir parfois jusqu'à une mention. C'était assez drôle à observer en fait. Ariana ne se rangeait dans aucune case. Elle ne doutait pas de ses capacités, mais n'avançait pas l'assurance d'obtenir le très convoité diplôme de fin d'études obligatoires. Elle était en dehors de ce système, elle observait le Ministère, l'Intendance, la politique. C'était plus passionnant, plus vrai, plus concret, plus compréhensible à son niveau. Ariana ne parvenait pas à régresser intellectuellement pour se plier au stade des primitifs de son école. Elle se fichait des notes, des diplômes, et autres futilités. Elle avait besoin de bien plus, elle avait besoin de se retrouver dans un monde où elle se voyait évoluer de jour en jour. Poudlard était un territoire conquis. Elle était la grande élève de cette école, la plus grande puriste, la seule élève ayant un jour fait partie de l'Inquisition elle-même. A vrai dire, Ariana rêvait d'être un jour une actrice prédominante de la scène politique. Elle rêvait de ce jour où on l'acclamerait pour ses talents de femme politique et non pour son nom, pour sa fortune, pour ses contacts. Eris Valverde faisait bien son travail auprès de la jeune femme. Elle comprenait maintenant que le nom était une sphère privée qui devait rester dans son coin et ne jamais interférer avec le professionnel auquel cas, cela risquait fort de jouer en sa défaveur. Elle devait être Ariana Bedan. Et non pas Une Bedan. Bedan était un substitut, celui qui lui donnait droit à une fortune si immense que la majorité de la population n'y aurait pas cru. Rien de plus, le reste devait lui appartenir à elle. Plus les choses avançaient, plus le nom d'Eleonore Platt, une parent de la famille, lui venait en tête. Il allait falloir qu'elle se penche sur le parcours de la grand-mère de Wayland avec un peu plus de précisions. Et quoi de mieux pour cela que l'annuelle Repas Hivernal organisé par la famille Bedan à Krakendor.

C'était une mondanité simple et qui ne divergeait pas des autres réceptions – grandioses – qu'accueillaient souvent Krakendor Castle. Environ cent invités étaient conviés. On comptait de grands noms, comme des inconnus au bataillon. Les familles les plus reconnues seraient présentes, comme les Mulciber, les Platt, les Sweet, les Witcher, les Swift, les Preston... toute une ribambelle de noms de famille qui, pour une personne extérieure au cercle très prisé de la haute aristocratie puriste, ne signifiaient rien. Le manoir était en effervescence depuis le petit matin du Samedi. En vérité c'était diablement encombrant d'organiser un tel événement. Ariana ne se leva pas tout de suite. Elle prit son temps. Son lit était si grand, agréable, qu'elle se serait cru dans un océan de douceur. Elle resta en son sein jusqu'à onze heures avant d'émerger et d'aller s'enfermer dans sa salle de bain jusqu'à midi et demi environ. La journée se déroula sans grande surprise, elle passa son après-midi avec sa sœur dans leur salon privé au troisième étage du manoir en comportant sept. Elles lisaient, discutaient, se détendaient, comme elles pouvaient après un premier trimestre scolaire particulièrement éprouvant, notamment pour Ariana qui était passé du tout au tout et avait vécu de nombreux bouleversements en quelques mois. Il y avait du bon aussi à se laisser aller, à prendre du temps pour soi, et à ne penser à rien d'autre qu'à comment s'habiller ce soir pour la réception.

-Il vient?
-Sûrement.
-Tu comptes l'ignorer?
-Un peu oui. Même beaucoup. Voire totalement. Quel connard quand t'y penses. Il s'est bien foutu de moi... et l'autre pimbêche là...
-Tout doux, laisse lui ses deux semaines de répit.

Ariana laissa apparaître un sourire amusé. Emma était piquante dans ses réflexions quand on la connaissait suffisamment bien, et Ariana était sans aucun doute la personne qui la comprenait le mieux sur Terre. C'était comme si les deux ne formaient qu'un seul et même être, psychologiquement parlant aussi. Elles se connaissaient par cœur, c'en était parfois aberrant. La porte s'ouvrit à la volée, Laura débarqua dans la salle avec une aisance et une connaissance des lieux qui n'était pas anodine. Laura Bedan, la cousine des deux jumelles, était extrêmement proche de son côté paternel, des Bedan. En vérité bien plus que du reste de sa famille. Elle était encore plus attachée aux jumelles qui représentaient énormément à ses yeux, et elles le lui rendaient bien. Elle s'installa dans un des canapés, et reçu un sourire de la part des deux clones. Elles s'étaient déjà vues la veille, et avait pour intention d'être ensemble toutes les vacances scolaires.

-Les filles, j'ai juste pas envie d'être ce soir.
-Hé ! Pourquoi?!
-Parce qu'elle n'a rien à ce mettre, la garce!
-Je plaide coupable, trop de travail, pas eu le temps d'aller acheter une robe.

Emma éclata de rire. Que Laura se plaigne du trop plein de travail était une espèce de paradoxe, elle qui bossait toujours comme une espèce de psychopathe incapable de faire autre chose que de prévoir son avancement, qu'il soit scolaire, ou professionnel.

Finalement, le soir arriva plus vite que les trois cousines ne l'eurent prévu. Elles partirent se préparer ensembles, et ce fut aux environs de dix-neuf heures que les invités débarquèrent. Tout arriva très vite. A chaque minutes de nouveaux arrivants pénétraient sur le domaine de Krakendor. Les yeux des moins habitués pétillaient devant la beauté des lieux. C'était l'un des manoirs les plus imposants et les plus beaux de l'Intendance, vieux d'au moins un siècle, il était un témoignage unique du style romantique qui avait perduré juqu'en dans les années 1860 un peu partout en Europe. Dans le hall, Wiltord Bedan et sa femme, Loanna, accueillaient les invités sous le lustre de cristal somptueux. Les convives étaient ensuite invités à rejoindre le premier salon où un verre leur était servi, puis à la salle de réception où un immense buffet était dressé au centre de la pièce. Un peu partout se circulaient des serviteurs attachés à la maison Bedan. Les trois filles attendirent que le rez-de-chaussé soit densément rempli pour descendre telles des princesses. Elles croisèrent Isaac et Haytham, vêtus de costards très propres, qui les sciaient à merveille. Plus loin, de nombreux invités leur étaient en partie inconnus. Certains étaient des gens ne portant qu'un nom connu, rien de plus, du reste, ils vivaient dans l'ombre totale. C'était des oubliés puristes, des gens presque aussi ordinaires qu'inutiles. Comme toujours, Ariana n'y portait pas attention, ça valait mieux pour eux. Elle ne voyait pas d'intérêt à leur parler, et eux ne subissaient pas son mépris omniprésent.

Emma et Laura laissèrent Ariana au bout d'un certain moment pour aller parler avec une de leur tante que la verte et argent ne pouvait pas voir en peinture. Elle déambula dans la réception un moment avant de trouver un visage familier, mais qui n'était pas des plus représentatifs de sa famille. C'était une cousine éloignée, qu'elle connaissait, sans réellement la considérer comme proche. Ruth Alexiëva. Une Mulciber cachée, une mangemort surtout, affectée à l'Intendance comme Maîtresse des potions. Drôle de statut pensait Ariana, mais qu'importe, elle, elle était prestigieuse.

-Je crois que je ne t'ai pas vu depuis un très long moment Ruth.

Elle lui adressa un sourire sincère sans être un condensé excessif de joie.

-Je suis contente que tu ais pu venir ce soir, ça aurait été dommage de manquer une nouvelle réception.

Elle n'avait évidemment pas besoin de se présenter. Les puristes avaient cette faculté à retenir les noms des gens de leur famille. Et Ariana n'était pas n'importe qui, ni même dans le monde magique international. Elle était l'héritière directe des Bedan, et possédait maintenant un statut propre à elle-même, qu'elle chérissait bien plus en vérité.

-Où étais-tu tout ce temps? Tu nous fuyais?

La pointe d'ironie était toute juste, mais bien présente.

____________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 20/10/2013
Parchemins postés : 2092



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 13PV
Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth] Sam 14 Déc - 3:59


Citation :
Uri,

Je t’envois ce hibou un peu tardif pour te dire que je ne viendrais pas à la réception ce soir. Yulia est malade. Je la garderais donc, à moins que tu ne veuilles t’en charger mais j’en doute, nous savons tout les deux à quel point tu manques de patience face à un enfant malade.

Arthur

C’était le hibou grand duc de son frère qui l’avait réveillée ce matin. Elle profitait de ses congés pour faire la grâce matinée, emmitouflée dans sa couverture dans le lit de son appartement londonien. Elle avait entendu le bruit caractéristique d’un hibou dont le bec tapait contre le carreau de la fenêtre de sa chambre et avait maugrée avant de venir lui ouvrir la fenêtre. Il s’était posé sur son bureau sans se soucier le moins du monde d’avoir tiré la destinataire du message d’un sommeil paisible. Elle avait lu le mot de son frère et n’y avait pas répondu. Son frère la connaissait par cœur et il savait que même si elle adorait sa sœur, elle n’avait pas la patience pour jouer les nounous avec une enfant malade. A vrai dire, elle était de mauvaise humeur, Arthur aurait très bien pu venir avec elle ce soir. Il aurait pu faire appel à une nounou chargée de gardé leur sœur pendant que ses parents, elle et son frère se rendait à la réception tenue ce soir par les Bedan à Krakendor. Mais sa sœur était l’enfant chérie, la cadette, et elle était honteusement gâtée, que ça soit par elle-même, par son frère ou par ses parents. Elle savait que c’était une bataille qu’elle ne gagnerait pas. Elle froissa le parchemin et le jeta dans la corbeille près de son bureau. Sa bonne humeur était désormais envolée, depuis la réception qui s’était tenue chez son oncle John, elle était d’humeur instable. Souvent nerveuse, vite agacée, elle tournait en rond comme un lion en cage. Elle devait parler à John, elle devait parler à Mike mais les fêtes de Noël n’étaient pas un moment propices à la discussion qu’elle désirait avoir avec chacun d’entre eux. Elle devait attendre, hors la patience n’était pas la principale qualité de Ruth. En réalité, elle n’avait aucune patience, Logan lui avait déjà reproché plusieurs fois. Depuis, elle se rongeait le sang à chaque fois qu’elle croisait John ou Mike et dieu sait qu’elle en avait l’occasion. Surtout depuis que l’Irlande était tombée, et encore plus à cause des fêtes de Noël qui donnaient lieu à des réunions de famille sans fin.

Ce soir, il faudrait aller chez à Krakendor, elle n’avait rien contre, réellement. Elle avait toujours apprécié sa famille mais depuis quelques jours, le cœur n’y était pas. Sa rencontre avec Ben l’avait perturbée. A sa place, qui ne l’aurait pas été ? Après tout, ce n’est pas tout les jours qu’un fiancé que l’on croyait mort depuis sept ans, revient d’entre les morts. C’était un miracle qu’il en soit sortit vivant, il avait pourtant passé une heure à la réception, sous les traits de Daniel, sans que personne ne face la différence. Il avait pourtant deux doigts en moins désormais, souvenir de son passage par la Russie. La potionniste en elle avait pensé qu’il avait été stupide de ne pas recourir au Polynectar tandis qu’une autre partie d’elle était heureuse qu’il ne l’ait pas fais. S’il avait utilisé une potion, elle n’aurait pas pu le reconnaître et elle n’aurait probablement jamais compris qu’il était vivant. Pour autant, étais-ce une bonne chose qu’elle le sache ? Elle ne parvenait pas à se décider. Elle l’avait laissé partir, elle avait couché avec, tout ça s’apparentait à de la trahison. Il ne fallait pas se voiler la face, elle savait que c’était une trahison mais elle ne se sentait pas coupable. Au moins sur ce chapitre, elle estimait ne rien devoir à personne. Mais ce n’était qu’une fois, pendant quelques heures, elle avait pu oublier qui elle était, ce que sa vie était devenue, les choix qu’elle avait fais. Elle avait pu s’illusionner pour retomber sur terre aussi sec. Le fait qu’il soit vivant ne changeait rien, ça compliquait juste les choses, il n’y avait pour elle qu’un seul chemin, celui du purisme, elle l’avait choisit l’année où il était mort et s’y était tenue depuis avec une ferveur qui l’avait menée la où elle était. Elle savait qu’elle devait mettre tout en œuvre pour le tuer, elle avait promis qu’il mourrait de sa main plutôt que de celle d’un autre, quand bien même devait-elle être punie pour son acte et elle tiendrait sa promesse, où du moins, elle essaierait.

Elle déplorait la fin de la guerre en Irlande, elle déplorait les vacances. Au moins l’Irlande l’avait tenue occupée. Elle n’était pas faite pour l’inactivité qu’entrainaient les congés, elle était faite pour l’action. Elle avait déploré sa non participation au combat mais l’arrière camp lui avait fournis plus de travail qu’elle ne le croyait. Elle avait vu en quelques jours plus de corps et plus de blessés qu’elle n’en avait jamais côtoyé. Ca avait été épuisant que de passer ses journées à essayer de sauver des gens pour les renvoyer sur le champ de bataille. Pendant plusieurs jours, elle n’avait pas su se débarrasser de l’odeur de vomis et de sang qui la suivait.  Ne sachant pas quoi faire de sa journée, elle décida de faire un crochet par l’Intendance, qu’importait qu’elle soit en congé après tout,
personne ne s’en soucierait. Elle était donc allée à Urquhart, il y avait quelques mangemorts qui y trainaient, dont Yaxley qu’elle évita soigneusement. Il n’avait pas apprécié son trait d’humour à la sortie de son entrevue avec Eris Valverde et elle ne tenait pas à se disputer avec qui que ce soit aujourd’hui. Vers le milieu de l’après-midi, la porte de son bureau s’ouvrit laissant place à Evelyn Bedan. Avec un sourire Ruth l’invita à s’assoir tandis qu’elle sortait quelque chose à boire.

« Que me vaut ta visite ? »

Sa cousine but une gorgée du thé qu’elle venait de servir et reposant la tasse lui répondit, « On m’a dit que tu étais ici, donc je suis venue m’assurer que tu venais ce soir. Ca fait un moment qu’on ne t’a pas vue. »

Elles avaient continué de discuter un moment puis Evelyn était rentrée se préparer et Ruth avait fait de même. Elle était sortie de la douche, et sans enthousiasme c’était assise sur son lit, sa garde robe ouverte, se demandant ce qu’elle allait bien pouvoir mettre. La scène avait un goût étrangement familier, sauf que cette fois-ci, elle savait que Ben ne serrait pas assez fou que pour venir à la soirée. C’était un soulagement que de le savoir, elle ne savait pas comment elle réagirait si elle devait subir une seconde confrontation, dans le fond, le mieux, c’était d’oublier qu’il existait. Elle prit une robe bleue, dentelée au dos nu. Elle se maquilla rapidement et regarda sa boite à bijoux, rien ne lui plaisait aussi omit-elle d’en mettre, elle avait pour seule parure sa bague de fiançailles que Ben lui avait rendue quelques jours plus tôt. Elle savait qu’elle n’aurait pas du la mettre mais elle ne pouvait pas se décider à quitter le bijou. Elle aimait triturer cette fine bague en or blanc et en examiner le petit saphir qui l’ornait quand elle était nerveuse, ça avait le don de la calmer. Ce n’était pas intelligent de la porter pourtant, certaines personnes pourraient reconnaitre la bague et se demander pourquoi elle décidait de la remettre après autant de temps mais elle ne pouvait pas s’en empêcher quand bien même ce n’était pas raisonnable.

Transplanant, elle arriva à Krankendor en milieu de soirée et fit une entrée discrète. Une bonne partie de celle-ci se passa en salutation diverse, il y avait à peu prêt une bonne centaine de personne réunies dont certaines qu’elle voyait très peu souvent. Ce fut une heure plus tard, une coupe de champagne à la main, qu’elle se fit accoster par une de ses cousines.

« Très longtemps Arianna », elle avait toujours su différencier les jumelles, probablement parce qu’il y avait chez Ariana quelque chose qu’elle ne retrouvait pas chez Emma, c’était instinctif. La présence de sa cousine la fit sourire, ils étaient rares qu’elles aient l’occasion de ce voir dernièrement et pourtant Ruth l’appréciait à sa manière même si on n’aurait pas pu les qualifier de très proche. Elle se décala pour laisser passer un de leur oncle qui trainait derrière lui une forte odeur d’alcool et commenta sa remarque.

« Dommage de ne pas te voir peut-être mais pour ce qui est de la réception, je commence à être lassée de les enchainer. », Ce n’était pas méchant, et Ariana savait que Ruth ne critiquait pas la réception en elle-même mais simplement leur enchainement. Il ne s’était pas passé un jour sans qu’elle soit invitée chez quelqu’un om qu’elle doive assister à un dîner que sa famille organisait. Ca finissait par être fatiguant. Ruth était quelqu’un de franc, parfois trop, un trait caractéristique au Mulciber paraissait-il, elle n’aimait pas les faux semblants encore moins avec sa famille. Elle regarda avec intérêt sa petite cousine. L’enfant avait laissé place à une adolescente en face de devenir une femme, elle avait suivit avec un certain intérêt son ascension à Poudlard. Désormais Chef des Jeunesses Puristes, elle avait réussi à contrôler son petit monde avec un certain brio. Elle ne doutait pas que sa cousine se fasse remarquée quand elle sortirait de Poudlard et contrairement à Ruth, elle semblait s’intéresser de très près au monde politique. Elle notait ses changements chez Ariana parce que ça faisait en effet longtemps qu’elles ne s’étaient pas vue et Ariana fit écho à ce que Evelyn lui avait dit plus tôt dans la journée, une note d’ironie bien présente dans la voix. Ca la fit sourire, elle ne manquait pas d’audace et elle aimait ça. Elle but une gorgée de champagne, observant la foule par automatisme avant de répondre.

« J’étais en Irlande Ariana,  je profitais des charmes de Dublin ou du moins ce qu’il en reste. », elle rit de bon cœur, parce qu’après tout qu’importait la destruction d’une ville, Dublin était tombé et c’était surtout un sujet de satisfaction. Son sourire devient triste, un peu nostalgique et dans un bref élan de sincérité, elle ajouta, « Mais en effet, j’ai peut-être un peu fuis Krakendor, je n’aime pas toujours les souvenirs qu’il me rappelle. » Elle ne savait pas si Ariana se rappelait à quoi elle faisait référence, elle était encore jeune quand Benjamin Mulciber avait annoncé ici même, lors d’un repas de famille, leur fiançailles, évènement on ne peut plus inattendu par sa propre famille parce qu’il avait toujours été prévu que Ruth ne prenne pas le nom des Mulciber. Depuis, la belle demeure des Bedan lui rappelait toujours autant les bons souvenirs que les plus douloureux. Sans compter que Ruth n’était pas exactement de la même génération que ses cousines. De dix ans plus âgée, elle avait été parfois leur compagne de jeu mais elle était bien plus fréquemment vue en présence de Mike, son ex copine, Tom, sa première femme et Ben. Puis Ben était mort, la femme de Tom était morte et il avait trahis. Il n’était plus resté que Mike et elle qui avait finit par s’éloigner avec le temps. Mais aujourd’hui, ce n’était pas le moment de s’apitoyer sur son propre sort. Elle était curieuse de savoir ce que devenait l’héritière des Bedan.

« Cela dit, je ne t’ai pas vue beaucoup chez nous non plus, que deviens-tu, j’ai entendu dire que tu avais réussi à avoir Poudlard sous ton contrôle et qu’Eris Valverde t’avais pris sous on aile. Tu apprendras beaucoup avec lui. A vrai dire, je ne t’ai pas beaucoup vue, mais j’ai entendu beaucoup de chose à ton sujet.»


Spoiler:
 

____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 07/10/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2013
Parchemins postés : 1656



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Ariana Bedan


MessageSujet: Re: Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth] Lun 23 Déc - 2:29

La famille prenait une place somme toute extrêmement importante dans l'esprit d'Ariana Bedan. Ce n'était pas un simple détail comme ça pouvait l'être pour l'une de ses tantes du côté des Swift. Non, chez la verte et argent, chaque membre avait une place prédominante – si tant est qu'ils n'étaient pas des horreurs du déshonneur comme les décrivait Wiltord Bedan, le père des jumelles et nouveau patriarche de la famille et détenteur de l'immense fortune que ce titre lui offrait. Aussi, elle les connaissait, pour ainsi dire, tous. Parfois très brièvement, parfois très bien, c'était variable. Cependant, peu de ceux invités ce soir étaient inconnus à la gamine. Elle connaissait au minimum la famille à laquelle ils appartenaient, au mieux, leur identité, leurs hauts-faits, leur fonction, leur influence. C'était une fille intelligente, et intéressée. Elle se plaçait toujours du côté gagnant, jamais du mauvais côté de la rive. Le jeu, à ses yeux, était un grand examen qui visait à tester la capacité de tout un chacun à bien choisir ses relations et ses ennemis. Aussi, tous ces gens avaient un intérêt pour la verte et argent et tous pouvaient obtenir d'elle une espèce de respect immense et hypocrite qu'ils décryptaient difficilement. Elle était excellente actrice, mentais à la perfection, et avec précision. Rares étaient ceux l'ayant un jour démasquée. On pouvait évidemment citer Emma, mais elle était devenue hors compétition depuis longtemps. Laura également, Wiltord, Jeff, et venait Ruth.

C'était une belle femme, vraiment. Ariana l'enviait presque d'avoir autant de charme. Elle était même avenante, et malgré son éducation drastiquement puriste, elle gardait cette proximité avec les gens, elle ne s'en détachait pas comme Ariana. Parfois la verte et argent pensait qu'elle finirait tout comme le vieil Eris Valverde. Renfermée sur elle-même, incapable d'éprouver le moindre sentiment. Froide, distante, stricte, précise. Peut-être serait-elle simplement plus aigrie, peut-être plus agressive, mais au fond, elle ne changerait rien au tableau si terne déjà en court de préparation. Ruth avait connu Ariana et sa jumelle toutes petites. Elle les avait vue grandir, prendre de l'importance au sein de la famille – et quelle importance, les deux filles étaient devenues si respectables et considérées qu'on les voyait déjà comme les héritières de la fortune familiale – mais aussi à Poudlard. Elle les avait vue grandir et avait même appris à les comprendre. Peut-être plus Emma qu'Ariana, mais qu'importe, au fond, cette dernière n'avait jamais réussi à faire croire quoi que ce soit à la mangemort. Elle avait toujours été honnête avec elle, et n'avait jamais tenté de profiter de son statut – une grande réussite à vrai dire vu la tendance de la Serpentard à agir de la sorte.

-De mémoire, tu n'as jamais été très proche des réceptions données. Remarque, je te comprends tellement, à peine revenue de Poudlard et déjà je préférerai passer du temps toute seule sans avoir cent invités chez moi pour la soirée.

Elle termina son verre avant de le reposer sur un plateau passant par là, tenue par un serviteur de la famille. Un homme, un sorcier. Le prix de ces bestioles là était exorbitant et peu de familles pouvaient s'en offrir autant que les Bedan qui en comptait une bonne poignée. Elle observa sa cousine tout en lui indiquant un espace plus reculé, où des sièges étaient pris. Ariana s'avança et d'un regard accusateur fit partir les quelques petits cousins qui s'étaient installés là.

-Tain la relou.
-Tais toi toi!

Certains avaient du caractère dans la famille, d'autres étaient plus des peureux se prenant pour des chefs. Ariana préférait ceux ayant de l'audace, mais seulement au sein de la famille. A l'extérieur, elle privilégiait les moutons, comme ces tocards de Serpentard dont elle faisait à peu près ce qu'elle voulait depuis longtemps. L'Elite l'avait aidée à la faire monter. Elle en avait pris les rennes pour la détruire et préserver son pouvoir. H avait cru comprendre la tactique, pour finalement se laisser embobiner par des mensonges finement menés par la verte et argent. Elle était forte. Et c'était de famille, Ruth en connaissait un rayon.

Dublin. Cette ville inspirait tellement de mauvaises choses à Ariana. C'était pour cette saleté de cité qu'était mort son oncle, qu'était mort Hugo, le père de Haytham et d'ISaac. Il avait combattu pour la faire tomber, et il en était mort. Paix à son âme. Plus elle y repensait, plus elle avait envie de saisir un vase et l'éclater par terre de rage. Elle aurait voulu tuer de sa baguette la saloperie qui avait été l'auteur du meurtre. Isaac en avait été retourné. De ce qu'avait dit Wiltord, le cousin d'Ariana avait mis du temps à s'en remettre. Il était toujours secoué d'ailleurs ; Haytham ne laissait pas paraître grand chose, comme à son habitude en vérité. Très discret, plutôt tourné sur l'avenir sans se soucier du passé. C'était un type bien, un vrai puriste, Ariana l'appréciait énormément. Mais c'était parfois frustrant de voir si peu d'expressivité chez lui. Elle aurait voulu le secouer pour le voir s'énerver, pleurer de rage, et tout dégommer autour de lui. Mais qui était-elle pour faire ça ? Elle n'était que sa cousine, rien d'autre. Elle savait rester à sa place lorsque la situation l'exigeait.

-Dublin. Oui, je me doute.

Elle comprenait que Ruth soit capable d'en rire, il n'y avait rien de plus normal que de rire du bourbisme lorsqu'il était aussi perdu.

Krakendor était un mauvais souvenir pour la cousine d'Ariana. Vrai, elle avait presque oublié qu'elle aurait dû être marié à un membre de la famille Mulciber. Benjamin de mémoire. Le frère de Llewelyn. Il était mort désormais. Du moins, Ariana s'était arrêtée à cette étape là. Une guerre perdue en Russie de ce qu'elle en savait. Elle n'avait jamais été très proche de la famille Mulciber, même si elle les appréciait pour la plupart. Il y avait peu de gens réellement exécrable chez les puristes, du moins, pas aux yeux d'Ariana qui atteignait déjà des sommets dans cette catégorie. C'était peut-être justement dans ce climat hypocrite à souhait qu'elle excellait le plus. Ariana était hypocrite, mauvaise, et calculatrice. Elle détestait perdre au Jeu, et clairement, ici, elle se servait de ses meilleures cartes pour atteindre des sommets. Et force était de constater qu'elle réussissait plutôt bien à s'en sortir. Le Serment Inviolable auquel elle était soumise n'avait pas encore été rompu, pourtant, la situation était tendue, difficile à tenir.

-Certains événements ne devraient pas recouvrir tous les autres. C'est dommage d'oublier tous les bons moments que tu as passé ici, simplement pour un seul qui, même si il est douloureux, n'est pas celui qui détermine ta vie d'aujourd'hui.

C'était une réflexion à la fois portée vers Ruth, mais aussi vers elle-même. Wayland, ce petit crétin, l'avait trompée sauvagement. Elle en avait été retournée, mais elle avait besoin de se relever. Elle avait besoin de voir plus loin et de tourner la page. Il était là, dans l'assemblée, mais elle ne l'avait pas vu, et elle n'en avait pas envie. Comme dit à Emma, elle le snoberait royalement. Il avait préféré une espèce de gamine de sang-mêlé à elle. Tant pis. C'était cracher sur un plat délicieux, exquis, raffiné, de haute conception, pour une simple purée. Une purée mal pressée qui plus est.

-Poudlard bloque beaucoup mon accès aux soirées données pendant l'année. Mais j'avoue faire peu d'effort pour aller voir les Mulciber. Ou les Witcher, bien que ce soit plus d'actualité en ce moment qu'auparavant.

Vrai qu'elle avait du mal à se dire qu'aller voir les Witcher était une bonne idée désormais. Elle y croiserait nécessairement Wayland, et ça finirait mal, assurément. Soit par engueulade, soit par l'ignorance totale, soit par la souffrance physique. C'était au choix. Tout était possible dans une relation amoureuse, d'autant plus lorsque l'une des deux variables se nommait Ariana Bedan. Elle qui n'avait jamais compris comment fonctionnait l'amour, ce qu'était un couple, ce qu'était la confiance, tout simplement.

-Poudlard sous mon contrôle ? Qui c'est qui raconte ça encore ? Haha. Non, c'est pas réellement ça, j'ai juste réussi à bien me placer. Après tout, c'était difficile de ne pas s'y attendre venant de moi.

Elle eut un sourire. Elle avait toujours eu cette réputation d'opportuniste visant toujours la meilleure place assisse. Après dix-sept ans, elle ne changeait toujours pas.

-Oui, Monsieur Valverde est réellement un bon mentor. J'apprends beaucoup à ses côtés, même si il est parfois difficile à cerner. Je me demande juste parfois pourquoi je suis là, avec lui. Que me trouve-t-il ? Il est tellement inexpressif que c'en devient troublant par moment. Mais je pense qu'à son contact, je deviens de plus en plus comme lui haha.

Elle savait être naturelle avec Ruth. Elle n'avait rien à lui cacher, c'était déjà ça. Sa cousine n'était pas une personne exécrable comme beaucoup d'autres. Elle avait une espèce de simplicité de vivre qui convenait très bien à Ariana. Elle ne se compliquait pas la vie, elle ne jugeait pas autant que les autres puristes, Ariana comprise.

-On parle de moi à l'extérieur ? Première nouvelle tiens, ça me réjouit. Je pensais qu'il n'y avait qu'au sein de Poudlard que j'avais une mauvaise réputation!

Elle eut un nouveau sourire amusé.

-Et toi, où en es-tu maintenant ? La dernière fois que je t'ai vue tu ne savais pas encore comment tu allais pouvoir vendre tes talents de potionniste!

____________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 20/10/2013
Parchemins postés : 2092



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 13PV
Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth] Dim 5 Jan - 11:21

"Bonjour", une de leur tante éloignée, parlait à une de ses cousines."Comment allez-vous ?"

Plus loin, c’était deux hommes au ventre proéminent qui parlait politique, "Le Secret Magique brisé ...", "Léon Brom, Magistère ! ", "Vous avez lu le communiqué du nouvel Intendant ?"

A leur côté, c'était une vieille dame dont Ruth ne se souvenait même pas du nom qui vociférait en buvant son verre de champagne,"Traiter avec des moldus, qui l'eu crut ..."

Autour de Ruth et d'Ariana, les conversations allaient de bon train. Certains s'échangeaient les banalités d'usage. Comment vas ta famille ? Bien et la tienne ? Rien de bien passionnant, ni même d'intéressant. Ce genre de conversation étaient destinées aux gens qui n'avaient rien d'intéressant à dire, où à ceux qui ne s'étaient pas vu depuis très longtemps. Dans une fête comme celle-ci remplie de Sang-pur tous apparenté de près ou de loin, le premier cas de figure était le plus probable. D'autres conversations étaient d'une teneur plus politique. Les changements initiés par le Seigneur des Ténèbres avaient mis la population sorcière en émois, où du moins ces hautes-sphères. Pour commencer, le changement de dirigeant avait fait jaser. Eris Valverde quittait Poudlard pour prendre la place de Léon Brom comme Intendant, c'était une décision inattendue pour tout le monde. On murmurait déjà qu'on doutait des ses capacités à être à la hauteur quand certains ne semblaient pas douter de son succès. Serait-il à la hauteur ? Certainement si on demandait l'avis de Ruth. Il avait fait des merveilles à l'Ordre Nouveau et il avait, en peu de temps, réussi à rattraper le désastre de ce qu'on avait appelé l'ère Leeroy à Poudlard. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, ne choisissait pas ses serviteurs au hasard. Si il avait décidé de nommé Valverde comme Intendant, c'est qu'il l'en jugeait parfaitement capable. Ruth estimait que cet argument aurait du suffire à faire taire les mauvaises langues. Remettre en question la nomination du mangemort politicien, c'était remettre en question les décisions du Seigneur des Ténèbres. C'était jouer un jeu dangereux, ils vivaient des temps troublés et n'importe quoi pouvait devenir une trahison envers le régime, même les propos les plus anodins.

Heureusement pour eux, ce soir, ce n'était pas la politique qui intéressait Ruth. Elle était, sans l'avoir vraiment désiré, au cœur des changements qui avaient lieu dans leur état. Cette fois, elle était aux premières loges et participerait à l'ère qui marquerait leur histoire à tout jamais. C'était à la fois excitant, enivrant et effrayant. Tout allait aller très vite et il faudrait se montrer à la hauteur, faire ses preuves mais pas ce soir. Ce soir était consacré à la famille, aux mondanités qui finissaient par la lasser. Elle était heureuse d'être tombée sur Ariana. Elle appréciait sa cousine parce que malgré leur différence d'âge, leur caractère très marqué à toute les deux, et souvent difficile, elles avaient toujours réussis à être franche l'une envers l'autre. Ce n'était pas une prouesse de la part de Ruth, elle était connue pour sa franchise, elle disait souvent la vérité et n'en omettait que ce qu'elle jugeait inutile à son interlocuteur de savoir. Un mensonge est toujours plus crédible lorsqu'il contient une grande part de vérité. Ariana était d'une autre trempe, plus manipulatrice, plus distante avec les gens pour qui elle n'avait aucune estime, et dieu sait que dans le monde sorcier, beaucoup avaient droit à ce titre.

Ruth finit son verre et le posa sur le plateau en même temps qu'Ariana. La famille Bedan employait des humains plutôt que des elfes de maison, elle jeta un œil à l'homme qui tenait le plateau. Potable, grand bien découpé, il portait une barbe bien taillée et devait avoir à peine vingt-cinq ans, trop jeune pour elle. Elle reprit un verre pour elle-même et en tandis un à sa cousine sans se soucier de savoir si celle-ci tenait aussi bien l'alcool que Ruth. James se moquait souvent de ses origines Bulgare en affirmant qu'elle était née dans un tonneau d'alcool. Ruth pouvait boire et éviter de se retrouver dans un état d'ébriété avancé trop vite, c'était fort peu pratique surtout les soirs où elle aurait voulu boire pour oublier mais comme lui avait dis James un soir : "Heureusement que tu es riche, sans quoi, tu ne saurais jamais ce que veux dire le mot "gueule de bois". Elle suivit Ariana dans un coin plus reculé et regarda avec amusement quelques uns de leurs petits cousins partir en râlant pour leur céder la place. Elle aimait les enfants même si sa patience avec eux avaient tendance à être très limitée. Elle reportait probablement sur eux, l'affection qu'elle ne pouvait donner à sa propre fille. Elle s'assit avec élégance, arrangeant sa robe pour ne pas la froisser et continua la discussion. Elle ne rebondit pas sur l'Irlande, à quoi bon, c'était une page qui se tournait et surtout, comme tous ceux qui avaient combattus là-bas, elle ne pouvait plus en entendre parler. Elle but une gorgée de vin, et sourit à sa cadette.

"Je n'oublie pas les bons moments que j'ai passé ici et tu as raison, les mauvais ne devraient pas prendre le pas sur le reste. Cela dit, tu ne le sais peut-être pas, mais c'est à la mort de Ben que j'ai décidé que je deviendrais mangemort. Je suis un piètre substitut du soldat qu'il était mais je fais de mon mieux.", Ruth avait toujours considéré que Ben la surpassait, c'était un excellent duelliste et un très bon soldat. Elle, elle était douée, à ne pas en douter mais certainement pas autant que lui en terme de combat. Elle continua : "Les évènements les plus inattendu influence notre vie, je ne suis pas une romantique tu le sais bien, je n'ai pas fais à ça par amour de lui. Il est mort et quoique je fasse ça n'y changera rien mais ça mort à été le déclic." Elle parlait rarement de cette époque et de Benjamin en général. C'était un sujet que même avec Arthur, pourtant son plus proche confident, elle se refusait d'aborder. Il y avait des blessures qui ne se refermaient jamais tout à fait, et maintenant qu'elle le savait vivant, la tournure qu'avait prise sa vie lui semblait d'une ironie mordante mais ça Ariana ne pouvait pas le savoir.  

La suite de la conversation les entraina sur Poudlard. Maintenant qu'Eris Valverde avait été nommé Intendant, Ariana aurait probablement beaucoup moins l'occasion de voir son mentor. Elle se demanda si celui-ci aurait toujours le temps de s'occuper de la jeune fille. Beaucoup de chose devait être faite et ça demanderait du temps aussi ne dit-elle rien de plus. Eris Valverde était un grand politicien, un homme réfléchis et intelligent, néanmoins, elle n'était pas sûre que ses méthodes puissent devenir celle d'Ariana. Elle était encore trop jeune, trop impulsive et trop sujette à écouter ses propres émotions pour que ça soit le cas. Pour la mangemorte, c'était une qualité, il fallait qu'elle garde ce feu, cette rage qu'elle avait en elle. Canaliser correctement, avec l'expérience et la maturité qu'apporte les années, elle pourrait elle-même se forger sa propre méthode, bien plus adapté à son caractère.

"On parle en effet de toi à l'extérieur de Poudlard, un peu au moins." Elle lui fit un clin d'œil " Et pour ce qui est de ta mauvaise réputation, ma foi, c'est toujours mieux que de ne pas en avoir du tout, tu sais ce que j'en pense." Après tout, elle s'était fait connaître grâce à un coup d'éclat durant ce qui aurait du être son mariage. S'eut été hypocrite de dire à la jeune fille qu'il valait mieux rester discrète, quand elle-même s'était arrangée pour être sur le feu des projecteurs pour se faire connaître.

"Quant à moi, mes talents de potionniste m'ont finalement bien servie. J'ai eu la chance de rencontrer Eris Valverde dans le cadre du travail quand j'étais Maître des Potions pour l'Intendance. Il m'a proposé de travailler dans les camps de soin avec lui durant le dernier assaut en Irlande. J'étais un peu frustrée de ne pas y participer mais ça c'est avérer une bonne expérience. " Elle baissa d'un ton et ajouta, "Pour le reste, ce n'est pas encore officiel mais je deviens Directrice du département des Affaires Moldues pour l'Intendance." Elle finit son verre et fit signe au serveur de venir le chercher pour qu'elle puisse en prendre un nouveau. "Comme tu peux le voir, les potions ont finis par servir."

Elle observa un bref moment la foule en silence, Emma et Laura étaient en train de parler avec énergie un peu plus loin. Son frère serrait déçu d'avoir manqué la soirée. Il faisait la court à Laura Bedan depuis maintenant un an. Ce n'était un secret pour personne, et surement pas pour l'intéressée. Tout le monde savait ce qu'Arthur espérait et personne ne savait ce que Laura elle-même en pensait. Elle estimait beaucoup sa cousine, c'était une jolie fille, issue d'une des meilleures familles et même si elle n'était encore que Serviteur des Ténèbres pour le moment, elle ne doutait pas qu'elle ferrait un mangemort accomplit dans quelques années ou peut-être moins. Songer à Laura et Arthur lui fit penser à une rumeur qu'elle avait entendu dernièrement, mais ce ne fut que quand Ariana mentionna les Witcher que l'information lui revient réellement.

"Les Witcher...", elle eut un rire affectueux. " On m'a dit que tu sortais avec un de nos innombrables cousin, Wayland c'est ça ?"

Il lui semblait l'avoir croisé une fois, un joli garçon, qui ressemblait beaucoup à Llew, c'était pour ça qu'elle s'en rappelait. Elle le connaissait à peine et l'avait en réalité très rarement vu. On lui avait dit qu'il avait passé une majorité de sa scolarité à l'étranger avant de revenir pour terminer sa dernière année à Poudlard. Joli garçon mais ça n'étonnait pas Ruth, elle avait toujours su qu'Ariana avait du goût.

Spoiler:
 

____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 07/10/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2013
Parchemins postés : 1656



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Ariana Bedan


MessageSujet: Re: Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth] Mar 7 Jan - 21:10

Ariana rêvait de son avenir. Elle ne savait pas exactement si elle y parviendrait, mais elle ne doutait pas de tout faire pour y parvenir. Ainsi, à la différence de bien des élèves de Poudlard de son âge, elle était parfaitement ciblée et concentrée sur ce qui ferait de sa vie, une réussite totale et indéniable. Elle ne voulait pas qu'on puisse douter d'elle, de son passé, ou même de sa passion pour le purisme. Au stade où elle en était, elle était vue comme une fanatique, et il était sans aucune doute vrai qu'elle vivait le purisme différemment des autres qui, eux, n'y étaient pas aussi sensibles. Il fallait aussi dire qu'elle était née dans ce cadre là, qu'elle avait été éduqué pour y croire, pour le défendre, et qu'au final même en se forgeant son propre avis sur la question – avis manipulé bien entendu – elle était parvenue à la conclusion qu'il n'y avait pas meilleure solution que la supériorité légitime des sangs-purs guidés par le Seigneur des Ténèbres. C'était difficile, pour une personne extérieure à ce milieu là, très hautain, supérieur et privé, de comprendre comment une gamine de seulement dix-sept ans pouvait être aussi obnubilée par ce régime totalitaire. En vérité, Ariana était terrifiante car bien trop mâture pour son âge. Ce n'était pas un énième compliment qu'elle aurait pu se faire, loin de là. Être mâture pouvait avoir quelques avantages, évidemment, notamment celui d'être prise au sérieux et être un minimum respectée même chez les vieux os de ce monde. Mais c'était aussi un énorme défaut – étrangement – qui menait à appréhender les choses de la mauvaise façon. On pouvait être mâture sans être expérimenté, c'était ce qu'était Ariana. Elle comprenait les choses si bien qu'elle croyait avoir raison presque tout le temps, et au final, était difficilement capable de prendre du recul objectivement. Aussi, elle était une fervente défenseure du purisme au point qu'elle connaissait bien des nuances de l'idéologie, des notions complexes que peu de sorciers en herbe avaient un jour appris avant leurs études, voire ne connaissaient pas tout simplement jusqu'à leur mort. Cependant, lorsqu'il s'agissait de remettre en question son propre raisonnement, son idéologie personnelle, elle n'y parvenait pas. Elle se braquait la plupart du tout, ou avait juste assez de self-control pour empêcher le débordement.

-Je suppose qu'il est nécessaire pour certains d'avoir un déclic pour se lancer dans cette voie.

Pour devenir mangemort, apparemment. Ariana voulait l'être depuis bien longtemps. Elle n'avait eu aucun déclic, c'était encore une fois une conséquence de son éducation drastique et fortement orienté en faveur du Lord. Elle n'avait jamais douté de cette orientation, aussi, ça l'étonnait toujours que d'actuels mangemorts ne l'aient pas toujours voulu. Tant mieux si ils l'étaient devenus au final, elle se fichait un peu de savoir comment ils y étaient arrivés. Elle trouvait cependant étonnant de se destiner à la servitude à un être tel que Lord Voldemort lorsque ce n'était pas inné, ou du moins propre à son éducation.

On parlait donc de la gamine en dehors de l'école. C'était bon à savoir. Si elle était connue à l’extérieur avant même de passer ses ASPIC ce ne serait que bénéfique à sa sortie. Laura lui avait dit qu'aux Mystères où elle faisait un stage en ce moment, Ariana avait la réputation de la future politicienne type. Ce n'était pas nécessairement un compliment aux yeux de la concernée. Et d'ailleurs cela n'en était pas un tout simplement. Elle était un « type », et ça ne lui plaisait pas. Elle voulait être « La », rien d'autre. Si elle n'était pas unique où était l'intérêt de se battre ? Si elle devenait une particule au sein d'une trop grande foule, ça n'avait rien d'amusant, rien de distrayant. Ariana fonctionnait ainsi, par passion et amusement. Ses jeux étaient parfois glauques voire inintéressants, mais ils construisaient sa vie. Elle était si riche qu'elle pouvait se permettre de ne rien faire de sa vie et de mourir de toute façon dans un cercueil en diamants. Mais comme son père le leur avait appris, les jumelles, et même leur frère, avaient rapidement compris qu'ils auraient à travailler un minimum pour hériter. Wiltord était un homme d'action qui favorisait l'effort et le sang-pur. Aussi, aucun de ses enfants n'étaient pas un minimum travailleur. Ce fut, pendant longtemps, une contrainte pour les jumelles qui se tuaient au travail pour satisfaire leur père, jusqu'à comprendre qu'elles le faisaient, sans s'en rendre compte, pour elles et pour personne d'autre. C'était une observation intelligente, oui, c'était surtout le début de l'ascension d'Ariana. Elle était, à partir de ce moment là, décidée à prendre le pouvoir même si elle devait tricher pour l'obtenir. L'Honneur c'était pour Emma, pas pour sa jumelle diabolique.

-Oh ! Félicitations ! C'est une excellente nouvelle.

Ruth termina son verre et le reposa sur le plateau d'un serveur qui avait été appelé pour cela. Ariana sourit.

-Oui, je vois ça. Je vois aussi qu'elles te servent à tenir l'alcool comme personne d'autre.

La verte et Argent observa sa sœur rire aux éclats avec Laura qui semblait imiter on ne savait trop qui. Probablement l'un de ses nouveaux directeurs, ou son responsable ? Ou quelqu'un du Ministère dans tous les cas. Laura était diablement intelligente. Plus qu'aucune Bedan. Elle était une élite intellectuelle à elle toute seule. Emma n'était pas en reste en vérité, Ariana était bien après les deux citées. En fait, Ariana était plus maligne, plus rusée et bien plus fourbe. Elle essayait par tous les moyens d'obtenir ce qui lui convenait, mais le mérite de réussir... elle y était très peu sensible. Emma était dans une autre optique, plus porté sur ce fameux mérite justement. Elle n'en demeurait pas moins extrêmement semblable à sa sœur lorsqu'on apprenait à bien connaître les deux. Mais ça... ça seule Laura en était consciente.

Ah... le problème Wayland. C'était un joli merdier cette histoire encore. Ariana eut un sourire non pas amusé cette fois. Un sourire trahissant tout son mépris pour le rejeton Witcher. Elle l'avait mauvaise, oui, que l'autre pimbêche de Mary Kane ose embrasser son copain. Elle ne voulait pas se l'avouer, mais oui, elle était jalouse. Possessive aurait été plus adaptée en fait. Elle tenait à lui. Cependant, il aurait été bien trop gros de dire qu'elle était amoureuse. Non, elle était probablement incapable de l'être. Elle trouvait du charme à Way, et puis, il était sûrement le seul être à avoir osé venir la voir seule pour l'embrasser. C'était une sacrée chance pour elle, tout de même, d'être en couple. Elle avait cette sale réputation, légitime néanmoins, d'asociale, et pourtant, lui, il était venu.

Elle avait presque cru en lui. En l'avenir avec lui. Elle n'était qu'à deux doigts de se laisser tenter par l'idée, mais l'autre avait tout gâché, et lui n'avait pas assuré selon son statut. On ne sortait pas avec Ariana pour faire des erreurs. En avait-elle fait ? En faisait-elle seulement ? Jamais. Jamais car tout ce qu'elle faisait, elle l'assumait jusqu'au bout. Une erreur ne l'était que lorsqu'elle était cachée, qu'elle n'était pas assumée. Wayland n'avait pas assumé ce baiser volé, il s'en mordait probablement les doigts maintenant, ou pas d'ailleurs.

- Sortait, oui.

Elle tourna son regard constamment distant, supérieur, mais d'une élégance rare. Il était espiègle, trahissait la colère qui l'animait, et pourtant, toujours aussi rusé selon cette courbe finement taillée dans le visage de la jeune femme.

- Je crois que je me suis trop vite emportée avec lui. Son sourire en coin revint, comme blessée, car c'était le cas. Blessée dans son estime personnelle Il a préféré une sang-mêlé. Drôle hein?

Son rire nerveux ne dura qu'une seconde à peine. Un pouffement méprisable, rien de plus.

- Je suis pas faite pour être avec quelqu'un, ça, je crois que j'étais la seule à ne pas le comprendre ici. Tant pis.

Pourtant, malgré les apparences, elle ne se plaignait pas. Elle constatait juste. Ariana n'était pas dénuée de sentiments, simplement ceux-ci n'étaient pas centrés sur les mêmes points que la plupart des gens.

____________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 20/10/2013
Parchemins postés : 2092



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 13PV
Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth] Jeu 9 Jan - 23:05

Un déclic… l’espace d’un instant, la remarque de sa cousine sonna comme une insulte aux oreilles de Ruth.  Ses yeux se durcirent et son sourire se fit cruel, mais ce ne fut que l’espace de quelques secondes. Elle se ravisa vite, sachant que c’était elle qui avait parlé de ça en premier et qu’Ariana ne l’avait pas dis en mal. Elle parlait peu de ce qu’avait été sa vie avant de devenir Serviteur des Ténèbres. Probablement parce que c’était une période qu’au fond d’elle, elle regrettait et souhaitait en quelque sorte oublier. Ca la rendait donc très susceptible, bien plus qu’à l’accoutumée. Elle n’aimait pas qu’on égratigne son passé et ses souvenirs, il n’y avait qu’elle qui était en droit de le faire, personne d’autre. Néanmoins, ici, elle savait qu’elle avait pris la mouche trop vite, aussi elle n’en montra rien et son sourire retrouva son pétillant habituel.

Le monde avait changé depuis la mort d’Harry Potter, celui-qui-avait-survécu-bien-trop-longtemps, ça ferrait bientôt dix ans que le Seigneur des Ténèbres l’avait vaincu, huit ans si on voulait être précis. Ariana n’était encore qu’une enfant que c’était arrivé et Ruth une jeune femme à cette époque. Devenir Mangemort, maintenant, n’avait plus la même signification qu’avant, ni les même implications. Ils étaient nombreux désormais et marchait dans l’ombre du Seigneur des Ténèbres. C’était un honneur que beaucoup se disputaient et dont bien peu étaient digne. C’était plus simple aussi, on devenait Serviteurs des Ténèbres et ensuite seulement Mangemort si le Lord jugeait que tel était votre destin. C’était le chemin par lequel elle était passée, celui par lequel passait Laura et qu’emprunterait très certainement Ariana. Ce n’était pas la même chose qu’il y avait quinze ou même dix ans de ça, quand porté la marque était considéré comme un crime, qu’il fallait agir sous le couvert. Pour le jeune femme, il y aurait toujours une différence entre l’ancienne génération de mangemort et la nouvelle. Il y avait ceux qui étaient avec le Seigneur des Ténèbres depuis ses débuts, et c’était quelque chose qui forçait l’admiration.

Elle se demanda un moment si Ariana comprenait bien ce qu’impliquait devenir un mangemort. Elle supposait que oui après tout, une bonne partie de leur famille respective en faisait partie, elle ne lui ferrait pas l’insulte de supposer qu’elle ne le comprenne pas. Pour chacun, être un mangemort était quelque chose de différent. Pour Ruth, il lui semblait que pour devenir un des leurs, il fallait abandonner quelque chose en chemin. Personne n’abandonnait la même chose et elle n’était pas sûre que tout le monde s’en aperçoive, mais c’était une certitude. Se mettre, de son plein gré, sous le joug d’une personne demandait une abnégation que peu de gens, même parmi les mangemorts, n’avaient pas. Ca demandait de s’oublier soi-même, de savoir que l’on passerait toujours en seconde position et que ceux qu’on aimait ne viendrait qu’après, eux aussi. On se consacrait à celui qui nous dirigeait et dominait. Le serment que passait un mangemort avec le Seigneur des Ténèbres était de ceux qu’on ne peut briser, pas sans graves conséquences. On le servait jusqu’à la mort ou on mourrait en essayant. Etais-ce un choix que l’on pouvait vraiment faire à dix-sept ans ? Elle savait qu’à l’âge de sa cousine, elle n’aurait pas pu mais Ruth à dix-sept ans, n’avait vraiment rien eu en commun avec Ariana.

A cet âge là, le monde était toujours bourbiste et sa famille avait du faire profil bas, comme tous les supporters du Seigneur des Ténèbres. A dix-sept ans, elle ne pensait qu’à s’amuser et elle avait assisté avec excitation au Tournois des Trois-Sorciers, et plus particulièrement à sa dernière tâche au côté de Benjamin qui l’avait invitée pour la première fois. Elle avait entendu avec délectation le discours d’Albus Dumbledore à l’occasion du repas de fin d’année qui annonçait le retour de Lord Voldemort. Ruth avait été une adolescente insouciante qui n’avait songé qu’à vivre avec le plus d’intensité possible. Et pendant quatre ans, elle l’avait fais jusqu’au jour où tout avait changé et où il avait fallu prendre sa part de responsabilité pour ses actes. Peut-être Ariana était-elle plus mature que sa cousine ne l’avait été, à vrai dire, Ruth n’en doutait pas. Pourtant, elle ne lui enviait pas cette maturité. Le purisme était leur vie, ce pour quoi ils se battaient, ce qui permettrait à la sorcellerie de dominer le monde. Ce combat était le leur, mais ça ne devait pas les empêcher de vivre sur le côté. Il ne fallait pas oublier qu’ils se battaient pour avoir une vie et en profiter justement. Elle était au sommet du monde sorcier grâce à l’idéologie qu’ils défendaient tous. Elle pouvait baisser les yeux et contempler la foule en souriant avec mépris. C’était un privilège qu’elle entendait garder. Elle était égoïste et son égoïsme lui donnait envie de changer le monde pour qu’il corresponde à la vision qu’elle en avait. Personne ne veut faire partie des perdants. Si la vision du Seigneur des Ténèbres n’avait pas correspondu à ses propres intérêts, aurait-elle adhéré à sa cause avec autant de ferveur, aurait-elle mis sa vie en jeu pour un élément aussi abstrait qu’une idée ? Personne ne saurait jamais, mais c’était une question qui méritait d’être posée.

Sa contrariété déjà passée - Ruth était aussi prompte à la colère qu’au calme – elle laissa la discussion dérivé sur d’autre sujet moins sensible, en l’occurrence, son nouveau travail. Etais-ce réellement une bonne nouvelle ? Probablement, n’importe qui aurait été fou de joie à sa place, se faire distinguer par le Lord à seulement vingt-huit ans et deux ans après son entrée officielle dans les rangs n’étaient pas rien. Néanmoins, Ruth ne se réjouissaient pas trop vite. Elle n’avait jamais rencontré de Moldu, ses parents s’en étaient assurés. Elle avait fait ses classes avec des enfants sorciers tout comme elle et plus, elle avait été scolarisée à Dumstrang où les né-moldus étaient interdit. En réalité, son premier vrai contact avec sang de bourbe avait eu lieu à Poudlard. Elle avait été étonnée et choquée de voir que les différences de classe n’étaient pas respectée comme chez elle. Désormais, elle allait devoir travailler avec des gens bien pires que des sangs de bourbe. Elle avait une connaissance théorique des moldus, de leur technologie, de leur manière de vivre mais ce n’était pas suffisant et une partie d’elle répugnait à en apprendre plus.

« On verra, la nomination est une chose, être à la hauteur en est une autre. », elle n’avait absolument pas l’intention d’être le maillon faible du nouveau gouvernement en place. Il était composé de ce qu’elle estimait être l’élite. Aucun ne flancherait parce qu’aucun d’eux ne tenait à encourir la colère du Seigneur des Ténèbres. Il n’y avait que de Paravell dont elle doutait, mais c’était logique, l’homme n’était pas un mangemort. Elle ne faisait pas toujours confiance à ses propres collègues, comment pouvait-elle faire confiance à quelqu’un qui ne faisait pas partie de ceux-ci. Néanmoins, ce n’était pas un homme à se mettre à dos, durant leur première rencontre, il avait lui avait fait comprendre qu’il connaissait beaucoup de chose sur elle. Bien plus qu’un étranger n’aurait du et ça l’avait mis mal à l’aise mais l’alcool aidant, elle avait vite oublié pour se concentrer sur des pensées plus …. Intéressante. D’ailleurs la remarque d’Ariana sur sa capacité à ingurgité de l’alcool et rester sobre la fit rire. Elle but une autre gorgée pour lui donner raison avant de répondre :

« Ce ne sont pas les potions, c’est de famille, je suis sûre que tu le tiendras aussi bien que moi avec le temps. Ca a plusieurs avantages, le premier, c’est d’avoir quelque chose à faire quand tu ne sois pas quoi faire dans une soirée sans risquer de paraître ridicule. Le second, de rester lucide quand d’autre font des conneries, tu n’imagines pas tout ce que l’on peut faire faire à un homme saoul…. » Elle eut un sourire carnassier et continua, « …enfin tu me diras que toi et moi, on n’a pas besoin de l’alcool pour leur faire, faire ce que l’on veut. », Parce qu’après tout, elle n’en avait aucun doute, celle qui portait la culotte dans leur couple, c’était très certainement Ariana et personne d’autre.  Wayland Witcher était peut-être une forte tête, elle n’en savait rien, mais il n’était certainement pas aussi têtu, manipulateur – et parfois borné – que la jeune fille en face d’elle. Tandis qu’elle se faisait cette réflexion, elle vit le sourire de la Serpentard changé en quelque chose de plus méprisant. Elle la laissa parler reconnaissant dans son attitude, son langage, une personne fière qui avait été blessée et sans connaître tout les détails elle le comprenait et s’indignait pour elle.

Ruth n’était pas romantique loin de là, elle aimait étrangement mais elle aimait intensément. Elle ne pouvait pas lui dire qu’à dix-sept ans, ses histoires d’amour n’avaient pas d’importance et que dans quelques années elle en rirait. S’eu été hypocrite de sa part, des années plus tard, la sienne ne la faisait toujours rire. Néanmoins, ce n’était pas ce qu’elle retenait dans le discours de sa cousine. Un Witcher avait préféré une sang-mêlé à Ariana Bedan. Sa cousine n’avait pas un caractère facile mais comment une personne saine d’esprit pouvait-elle un seul instant préféré quelqu’un d’autre qu’elle. Elle ne connaissait pas l’adolescente en question mais qui par le rang, la beauté et l’intelligence pouvait dépasser sa cousine, peu de personne, elle n’en doutait pas. Quel mauvais goût … Bien entendu, dans l’indignation de Ruth, il y avait une part d’objectivité et une solide solidarité féminine et familiale. Elle balaya les objections de la jeune femme d’un geste de la main tout en buvant dans son verre.

« Ce n’est pas parce que Witcher a mauvais goût que tu dois penser ça. », il y avait du mépris dans sa voix tandis qu’elle prononçait le nom « Witcher », elle avait, ce soir, ses propres raisons pour ne pas avoir ce nom de famille en ode de sainteté. « Nous sommes puristes Ariana. Toi, moi, Laura, Emma et les autres femmes de cette famille, ça ne veut pas dire qu’on ne doit pas avoir de vie sur le côté. Amuse toi et laisse Witcher s’en mordre les doigts, il se rendra très vite compte de son erreur crois moi … Il n'en vaut pas la peine...»

Elle eut un soupir avant d’ajouter : « Je ne suis pas un bon exemple, mais on peut très bien associer une vie privée agréable à une carrière. » Après tout, ce n’était un secret pour personne qu’Ariana se voulait politicienne, pourtant elle était encore trop jeune pour finir comme un Eris Valverde malgré tout le respect qu’elle avait pour l’homme et le mangemort qu’il était.

____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 07/10/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2013
Parchemins postés : 1656



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Ariana Bedan


MessageSujet: Re: Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth] Jeu 30 Jan - 21:54

De tous les états psychologiques qu'avait connu la jeune Serpentard, sans nul doute que la déception était la plus douloureuse à supporter. Elle était déçue de tout, mais surtout des autres. D'elle-même, peut-être aussi, parce qu'elle avait été stupide de croire qu'elle pouvait s’insérer dans une norme sociale qui ne lui convenait pas. Alors, en voyant sa situation « amoureuse » actuelle, elle constatait un désastre qu'elle ne souhaitait pas reconduire une fois de plus. A vrai dire, elle voulait que Wayland revienne, elle était bien trop fière pour se l'avouer à elle-même alors il lui était impossible de le dire à haute voix, de l'assumer. Non, officiellement, elle le haïssait, et il y avait de cela de toute façon. L'amour était une forme de haine. Était-elle amoureuse ? Une nouvelle fois, non, elle n'était probablement pas capable d'aimer. Cependant, elle était suffisamment proche du garçon de Serdaigle pour qu'à ses yeux, elle soit éprise de lui. Elle se savait difficile. Ariana était perspicace, surtout à son propos et elle se rendait bien compte qu'elle avait un caractère compliqué, désagréable, et parfois elle se demandait même comment Wayland avait fait pour s'intéresser à elle. Qu'Emma l'apprécie n'avait rien d'étonnant, les deux se ressemblait bien plus qu'on ne pouvait le croire. Laura était un cas légèrement différent du reste puisqu'il s'agissait d'une personne fonctionnant sur un principe puriste traditionnel tout comme Ariana : la famille vaut toujours mieux que le reste du monde. Ainsi, les deux s'étaient toujours aimées d'abord pour leur nom commun et pour leurs points communs psychologiques ensuite. Aujourd'hui Laura était une sœur pour la Serpentard mais il ne fallait pas croire qu'à partir de là tout le monde pouvait devenir proche d'Ariana. C'était presque impossible, seul Wayland avait réussi à percer la carapace de force, et ce con n'avait poursuivi l'expérience suffisamment loin. Elle voulait le frapper tant ça l'agaçait. Le frapper pour lui faire comprendre son erreur stupide. Pour le faire réagir. Il ne se démenait même pas pour la récupérer cet imbécile. Tant pis pour lui, tant pis pour elle surtout.

Elle continuait évidemment de voir tout de son point de vue, et non pas depuis celui de Wayland. Était-elle en tort ? Non, bien sûr que non. Elle avait agi avec logique. Elle n'avait rien à se reprocher elle – et ça, c'était vrai. Cependant, penser à son bonheur en premier lieu relevait de l'égoïsme si caractéristique du personnage qu'était Ariana Bedan. Elle aimait sa propre personne comme personne n'en était réellement capable. Elle comblait son manque de sociabilité ainsi. C'était triste pour une gamine de seulement dix-sept ans. Emma lui rappelait chaque jour qu'il fallait simplement sourire un peu plus, de jouer l'avenante pour recevoir mille fois plus de retours positifs. Mais en voulait-elle de ces retours là ? Ne préférait-elle pas haïr ? N'avait-elle pas peur d'apprécier les autres ?

Elle écouta sa cousine parler sans relever un seul détail. Elle était forte pour chercher la petite bête. Elle était puriste, oui, c'était bien vrai. Elle l'était tellement qu'elle oubliait qu'on ne pouvait pas l'être. Être puriste relevait de son éducation. Elle n'avait pas eu le choix. Ce n'était même pas une conviction, c'était elle, point. Elle n'avait pas connu la neutralité, elle n'avait décidé de croire en son sang, on lui avait appris à penser ainsi, et aujourd'hui, elle était totalement articulée par ses pensées sectaires, extrêmes, indissociables de la dictature. Elle riait avec mépris lorsque son père parlait de La Vague en les rabaissant au rang qui était le leur, soit moins que rien. Ces imbéciles finis croyaient pouvoir faire du purisme quelque chose de démocratique ? Quelque chose « proposé » au peuple ? Mais non. C'était une idéologie dure qui devait s'imposer aux autres. On ne refusait pas le purisme, on l'ingurgitait et on s'habituait à vivre avec, en harmonie. Thomas Jugson était ce genre de créature hypocrite aussi bien avec ceux qu'il prétendait défendre qu'avec lui-même. Il mentait honteusement en croyant dire la vérité. Triste vérité. Ariana connaissait News Of The World car son père en parlait avec elle vue sa nouvelle « position » au sein du régime ; et il lui semblait improbable que ces hors-la-loi pensaient réellement que quelqu'un les croyait. Ce tas de conneries n'avait aucun sens. Que cela soit à propos du Ministre de la Magie, ou du Directeur des Exécuteurs, c'était trop gros et bien trop arbitraire comme révélation pour être logique. Il n'y avait aucune preuve, et on savait tous à quel point les événements étaient modifiables avec la magie adaptée.

Si pour Ruth le purisme était donc dissociable de la vie privée, pour Ariana ce n'était pas le cas. Les deux cousines s'entendaient très bien, elles étaient plus ou moins proches – pas tellement finalement car Ruth était plus âgée que la Serpentard – mais elles ne réfléchissaient clairement pas de la même manière. Elle lui adressa un sourire comme pour la remercier de la soutenir mais que ce n'était pas franchement utile car légèrement inefficace.

-J'en ai fini avec ça. J'ai essayé de faire les choses bien, de penser séparément ma vie privée du reste, mais force est de constater que ça ne marche pas. Si tu y arrives tu as de la chance, ce n'est pas mon cas.

Ce n'était pas dit avec mépris, bien au contraire, c'était sincère. Elle enviait Ruth de pouvoir être ainsi. Elle savait juste qu'elle, Ariana, en était incapable. Eris Valverde était un exemple question politique, mais plus le temps passait, plus Ariana comprenait qu'il en était un aussi quant à son modèle de vie. Elle finirait tout aussi insensible que lui. Elle n'avait cependant pas sa vie passée, ni son expérience, ni ses douleurs, ni ses peines. Elle était influencée, simplement, par son enseignement. Elle allait vivre comme elle l'entendait, paraître « jeune », tout en sachant pertinemment qu'elle n'avait aucune capacité d'intégration à ce monde régi par des règles sociales incroyablement compliquées auxquelles elle n'arrivait pas à se plier.

-Pour sûr qu'il n'en vaut pas la peine ! Ce type est un raté, si il veut se souiller avec une sang-mêlé ce n'est pas mon problème, il trahira sa famille, pas la mienne. Mais ça m'étonnerait pas que cette saleté se mette à foutre le bordel autre part.

Elle se leva de son siège, posa son verre sur un plateau tournant non loin d'elle et adressa un ultime sourire à sa cousine.

-Mais je vais me concentrer sur ce qui ne me déçoit pas de cette manière. En attendant Ruth, je suis vraiment contente de t'avoir revue. Ça me ferait d'autant plus plaisir de te revoir à l'occasion dans un cadre plus intime qu'ici. Tu m'excuses, je vais aller, je me sens épuisée.

Ce qui n'était en vérité pas le cas. Elle avait juste envie d'être seule soudainement. Wayland lui occupait l'esprit bien plus qu'à l'accoutumée et ça l'énervait. Elle quitta la réception, monta jusqu'à sa chambre, ferma la porte derrière elle, s'installa au balcon et observa la nuit étoilée et froide qui s'étendait face à elle. Elle alluma une cigarette qu'elle avait chopé à Laura la veille et tenta avec maladresse de ne pas tousser à chaque prise de tabac. Elle versa une larme, puis deux, puis trois. Elle ne pleurait pas réellement, elle était juste énervée. Énervée de ne pouvoir rien faire. Mary Kane avait gagné pour le coup. La porte s'ouvrit lentement, comme d'habitude, cela devait être Emma, la gentille sœur jumelle toujours là pour rassurer son reflet vivant. Mais non. Cette fois, ce fut Abarta, son frère avec qui elle ne s'entendait pas bien. Il s'assit à côté d'elle, lui prit la clope des mains et tira à son tour avec beaucoup plus d'aisance, comme habitué.

-Ma pauvre, t'es ridicule avec ça entre les lèvres.
-Imbécile ! T'as pas l'âge!

Elle lui reprit brusquement tandis qu'il s'indignait.

-Ah ! Parce que t'as l'âge de pleurer toi ?! Rends moi ça teubée!
-Je pleure si je veux!
-Pas quand je viens te rendre visite saleté!
-Mais quel débile !
-J'tiens de ma sœur.
-Sympa pour Emma.

Il éclata de rire, tout simplement. Elle aussi.

____________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth]

Revenir en haut Aller en bas

Au delà des montagnes embrumées [PV Ruth]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Monde adulte
-