POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 20/10/2013
Parchemins postés : 2092



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 13PV
Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Lun 16 Déc - 16:41

Combien de secondes, combien de minutes, combien d'heures étaient passées depuis le début de la journée ? Depuis combien de temps la bataille avait-elle commencée ? Elle n'aurait pas su dire, dans le camp, le temps ne s'écoulaient pas de la même manière. Par moment, les heures passaient comme des secondes ou l'inverse. Etre ici, c'était comme être dans un autre monde. Elle était habituée au champ de bataille. En deux ans, elle avait participé à plus de bataille que pendant l'ensemble de sa vie, ils avaient commencé par attaquer l'Irlande par le Nord tout en descendant progressivement vers Dublin. Deux ans après, la ville était en passe d'être vaincue. Bientôt l'Irlande serrait à eux. Certains comme Tryan, avec qui elle avait discuté il y avait à peine quelques heures, dirait que leur combat n'en valait pas la peine, mais qu'importe. Elle n'était pas De SaintClair, il pouvait bien la mépriser parce qu'ils n'étaient pas du même avis, ça ne changerait rien pour la jeune femme. Elle était mangemorte, elle faisait partie de ceux qui faisaient et défaisaient le destin du monde. Elle avait toujours su que pour chaque victoire, il y avait un prix à payer. On n’a rien sans rien. Les gens assez naïf pour croire qu'on ne récoltait jamais ce que l'on semait ne méritait pas sa compassion - si tant est que Ruth ait encore de la compassion à revendre pour quelqu'un d'autre qu'elle même.

La journée était désormais bien avancée, le soleil c'était déjà couché depuis plusieurs heures, rendant les soins plus difficiles à administrer à la lueur des torches. Son uniforme, impeccable en début de journée, était désormais sale, plein de poussière, mouillés par la neige qui était tombée en début de journée, et tâché par le sang. Elle se sentait lasse, autour d'elle l'activité était toujours aussi intense. Les brancardiers, médicomages et apprentis passaient d'un lit à l'autre, soignant les blessés les plus graves, transportant les corps des morts à la morgue temporaire érigée à l'extérieur du camp pour éviter les épidémies, et appliquant des sorts sur les corps pour éviter que ceux-ci n'attirent les charognes. C'était un bordel organisé, mais qui n'était pas sans risque pour autant. Même si le camp était surveillé, n'importe quelle personne un peu intelligente pouvait toujours s'y infiltré, il suffisait d'être malin. On pouvait facilement voler l'uniforme d’un mort, prendre du Polynectar ou encore utiliser d'autre moyen bien plus douteux pour s'infiltrer. Bien entendu, il y avait des tests au Polynectar et ils tenaient des registres pour savoir qui faisait réellement partie de leur soldat mais on n’avait pas toujours le temps de vérifier. Il y avait aussi les voleurs, ceux qui essayaient de prendre les corps des morts pour se servir de leur organes pour faire diverses expériences ou potion, ainsi que ceux qui cherchaient à voler le matériel médical ou d'autres potions couteuses que l'on ne trouvait pas dans le commerce et dont la production avait été interdite comme le Veritaserum ou la potion Tue Loup. Tout ça faisait qu'elle était constamment sur ses gardes sans le vouloir. Il fallait soigner et puis ensuite interroger mais ils n'en avaient pas toujours le temps, surtout pas dans l'agitation qui régnait pour le moment.

Elle avait prit la peine de parler avec quelques guérisseurs au cours de la journée, c'était des gens particulier à son avis. Ils avaient décidés de vouer leur vie à soigner d'autres personnes. Occupation très louable, certes, mais dont l'intérêt échappait totalement à quelqu'un comme Ruth. Comment pouvait-on être assez altruiste que pour dédier sa vie aux autres ? Elle n'avait pas posé la question pour ne pas offenser les gens avec qui elle travaillait et ne pas paraître insensible. Certains, plus naïfs que d'autres, semblaient avoir de la peine pour les gens de l'autre camp. Elle avait grimacé plus d'une fois en entendant ses propos qui sonnaient bourbiste à ses oreilles. Que pouvait-elle bien en avoir à faire que ceux du camp adverse meurt ? C'était-elle lancée dans une guerre sans savoir qu'il y aurait des morts, qu'elle tuerait des gens ? Elle avait cessé de compter les cadavres, ils avaient tous le même visage, un ennemi était un ennemi, qu'il soit homme, femme ou enfant. Elle ne faisait pas de sentiment, où du moins, elle essayait.

Si elle avait été honnête avec elle-même, elle aurait avoué qu'elle n'aimait pas le camp de soin. Voir le visage des gens qu'elle envoyait à la mort la faisait culpabiliser. Elle n'aimait pas leur air soulagé quand leurs blessures étaient assez sérieuses pour leur éviter le front, ni leur air désespérés quand on arrivait à les remettre d'aplomb. Est-ce que Ben aurait fait mieux qu'elle ? Certainement, c'était lui le mangemort à l'origine. Il était militaire de profession, pas elle, mais surtout, il avait toujours été brillant dans tout ce qu'il entreprenait. Plus mesuré, plus juste qu'elle. Elle n'était qu'un pâle substitut de ce qu'il aurait été. Il aurait probablement géré ça bien mieux qu'elle. Mais Ben était mort et ils avaient tous du aller de l'avant. Désormais, c'était elle qui portait la marque sur bras et c'était elle qui donnait la mort.

Tryan l’avait comparée à un pion heureux de son sort. Il était dans le vrai, elle le savait et l'avait même admis devant lui. Qui n'était pas un pion dans ce monde ? Ils étaient tous le pion de quelqu'un. Même eux, la classe dirigeante n'avait que l'illusion d'avoir le choix, le tout, c'était de le savoir. Quand on avait conscience d'être un pion, on pouvait au moins contrôler une partie de ses actions et ne plus entretenir d'illusions inutiles. Ruth était un pion, comme tous ceux qui participaient à cette guerre, elle avait juste choisi d'être le pion de l'homme le plus puissant au monde, et ce faisant, ça lui laissait une marge de manœuvre bien plus grande que le reste du monde. Que Tryan ne s'illusionne pas, son désir d'indépendance était louable, mais ça ne faisait pas de lui un homme libre pour autant. Il était le pion de quelqu'un, il lui restait à savoir de qui.

Elle soupira et sortit de la tente dans laquelle elle se trouvait pour prendre un peu d'air. Le rythme s'était ralenti, peut-être pour quelques minutes, peut-être pour une heure, elle n'en savait rien mais elle en profitait pour faire une pause. Elle prit une lanterne et fit un signe de tête au garde en faction non loin d'elle avant de s’éloigner du camp. Quelques secondes plus tard, elle se fit interpellée par un autre garde.

"Mademoiselle"

Elle se retourna intriguée et attendit qu'il continue.

"Vous ne devez pas vous éloignez du camp, on ne peut pas vous protégez sinon."

Son premier réflexe fut d'en rire, réellement, lui, la protéger, elle ? C'était risible, elle poussa un soupir agacé et releva sa manche laissant apparaître la marque distinctement. L'homme pâlit et lui fit un salut militaire et déclara, "Excusez-moi, je n'ai pas reconnu l'uniforme." puis tourna promptement les talons. Elle continua son chemin et au bout de quelque pas, elle aperçut une forme qui bougeait dans pénombre. Elle murmura un "Lumos" et sa baguette s'illumina ajoutant une source de lumière supplémentaire à la lanterne qu'elle tenait. Elle avait un homme devant elle, ensanglanté, qui portait l'uniforme de l'Intendance. Elle fronça les sourcils, sa pause partait en fumée. Son premier réflexe fut de lui demander son nom, prénom et matricule mais elle se reprit, on soignait d'abord, on interrogeait après. Elle posa la lanterne et se précipita vers lui pour le soutenir tout en vérifiant qu'il avait tout de même la plaquette de l'Intendance qui déterminait leur appartenance au camp puriste.

"Ou êtes-vous blessé ?"

Ils n'étaient pas loin du camp, elle l'aida à marcher et, une fois arrivé à la lisière du bois, fit signe au garde en faction de venir l'aider pour l'amener à la tente de soin.

____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”


Dernière édition par Ruth U. Alexïeva le Jeu 16 Jan - 23:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 28/06/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 09/12/2013
Parchemins postés : 32



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Arthur North-Verbois


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Lun 16 Déc - 20:49

Dublin – Quelques heures avant le début de la bataille

Depuis la nuit, le ciel était couvert au dessus de Dublin. Il n'y avait pas d'étoiles visibles, la lumière de l'astre lunaire semblait trop faible pour pouvoir percer l’épaisse masse nuageuse. Le passage à l'aube n'avait rien arrangé à la situation. Depuis que les pâles lueurs du soleil illuminaient le ciel, la neige tombait en abondance. De lourds flocons, épais et collants, tapissant rapidement le sol de la ville d'un fin manteau blanc gagnant peu à peu en épaisseur...

Arthur observait le spectacle de là où il se trouvait... Un temps parfait de son point de vue. Un temps qu'il appréciait véritablement. Tout petit déjà, il lui arrivait de sortir se promener la nuit, dans la propriété de ses parents, alors que le froid lui brûlait les poumons, juste pour profiter du spectacle.

Le spectacle était tout aussi magnifique en cet instant... Cependant, Arthur ne pouvait l'apprécier à sa juste mesure. Loin d’égayer sa journée, le ciel ténébreux ne venait qu’appesantir la morne ambiance autour du jeune homme, tel un prélude annonciateur du carnage à venir. La tempête approchait... S'étant porté volontaire pour défendre la ville, Arthur avait été affecté à l'ouest de la position du Ministère. Il était accompagné par une dizaine d'autres personnes... Lui était chercheur à l'université, il y avait d'autres professeurs de l'université, le propriétaire d'une boutique d'animaux magiques, un vendeur en librairie, une cuisinière, une conceptrice de balai volant... Tous avaient la connaissance théorique des arts de combats magiques, mais si tous étaient des mages, aucuns d'eux n'étaient un «mage-combattant », un professionnel entraîné à plein temps par le Ministère pour lutter contre les mangemorts. Tous sauf un. L'homme était massif et épais. Il portait l'uniforme officiel du ministère, lui était vraiment l'équivalent d'un Auror. Arthur faisait facilement deux

Les dernières nouvelles annonçaient que la sombre armée était à moins d'une dizaine de kilomètres de la ville... L'Irlande s'était bien battue. Mais devant l'implacable force déployée par le seigneur Voldemort, comment les irlandais pouvaient encore espérer remporter la victoire...

Tous patientaient... tous attendaient l'inéluctable signal donnant le départ de l'affrontement... Tous scrutaient le ciel... Arthur lui regardait ses compagnons d'armes. Ils étaient tous volontaires, ils étaient tous présents pour défendre leur pays, leur famille... Ils étaient tous là pour se battre... Et pourtant, tous portaient dans leurs yeux cette même fatalité, cette même impression qu'aucuns d'eux n'allaient en réchapper.

C'est alors que le cœur d'Arthur se serra d'une incroyable manière. Un éclair venait de fendre le ciel. Tous les mages autour de lui regardèrent alors dans la même direction alors que « la marque » se dessinait au milieu des nuages... Immédiatement suivirent le son des cors. Un son faisant vibrer l'air ambiant, faisant frissonner tous ceux qui l'entendait... Resserrant fermement sa main sur sa baguette, le visage d'Arthur s'assombrit alors. De nombreuses traînées de fumée noire envahirent le ciel... Les mangemorts étaient là... La bataille venait de commencer.


Dublin –  Au sud de Dowghal Street

Les éclairs et autres décharges d'énergies filaient tout autour d'Arthur. Sifflants, virevoltants, brûlants, destructeurs, explosifs...  Accroupie derrière la façade d'une maison à demi-détruite, l'ancien chercheur fraîchement reconvertit en soldat attendait le moment opportun, détournant souvent le regard afin de se protéger les yeux des gravas... La tension était à son maximum chez le jeune homme. Ils n'étaient plus à leur position initiale... L'unité n'avait pas tenue plus d'une quinzaine de minutes... Quinze minutes avant que le combattant du Ministère ne se fasse tuer. L'unité s'était repliée à quelques centaines de mètres de là, dans un bâtiment abandonné de Dowghal Street. Un bâtiment qui ressemblait plus à une ruine à présent.

Non loin de là, les corps sans vie de nombre de ses compagnons d'infortune gisaient tristement... Certains méconnaissables, d'autres parfaitement intactes... Ils n'étaient plus que trois. Annabelle Lockart, la cuisinière, Cay Storb, le vendeur et Arthur, le chercheur. La cuisinière, pourtant l'une des plus vigoureuse de leur unité, était tétanisée, terrifiée par ce qu'elle venait de vivre. C'était là son premier combat. Cay, lui était envahi par la rage... une rage incontrôlée donc dangereuse, non pas pour les mangemorts morts, mais pour eux trois. Annabelle était proche d'Arthur, elle n'osait plus bouger... Cay, lui, se trouvait de l'autre côté de leur position, faisant une usage intensif mais irréfléchi de sa baguette... Autant de coups qui ne touchaient guère au but.

Arthur analysait sa situation... Et elle n'était guère brillante. Lui seul possédait une relative, mais réelle « expérience » du combat... Ce n'était pas un hasard s'ils étaient encore en vie. Les mangemorts s'amusaient avec eux. Jusqu'au moment où le jeu cesserait. N'arrivant pas à faire entendre raison à Cay, Arthur se tourna vers Annabelle.


 « Il faut partir d'ici au plus vite... »

 « Non ! Non ! Je ne.... Je ne peux pas bouger... Je ne... Je ne veux pas ! »

La jeune femme, plus jeune qu'Arthur de quelques années, était complètement paniquée, paralysée par la peur et l'angoisse. Arthur lui prit alors les mains la fixant fermement dans les yeux.

 « Regardez-moi ! Regardez-moi ! Il faut partir... maintenant ! Je vous assure que l'on peut s'en sortir mais il faut partir maintenant!

La jeune femme fixait Arthur à son tour. Le ton utilisé par Arthur n'avait pas été dès plus cordial, mais il était nécessaire en la situation. La jeune femme cessa légèrement de trembler, comme si elle reprenait peu à peu ses esprits... Jusqu'à ce qu'elle acquiesce du regard et se ressaisisse. Arthur lui prit la main fermement.

 « Bien... Vous voyez l'escalier à droite ? Il y a une porte dérobée en dessous... qui conduit dans l'arrière boutique. De là, on verra. »

Arthur prit une profonde inspiration... Il regarda une dernière fois Cay, complètement frénétique... et condamné. Il s'adressa à nouveau à Annabelle.

 « Je compte jusqu'à trois... A mon signal, vous courrez le plus vite possible jusqu'à la porte, je vais vous couvrir.... Prête ? Un..... deux.... TROIS !! »

Comme convenu, tous deux se levèrent en même temps... Annabelle se mit à courir de toute ses forces vers l'escalier. Arthur lança alors un sort qui fit apparaître une épaisse fumée et prit la même direction qu'elle, tout en brandissant sa baguette de manière défensive, absorbant certaines attaques à la faveur d'un Protego maxima informulé...

La manœuvre était un succès. Mais le temps jouait toujours contre-eux... Cay devait certainement déjà être mort ou sur le poitn de succomber. L'écran de fumée ne duperait pas les mangemorts pendant longtemps... Annabelle respirait à plein poumon, tendu et à la fois soulagée d'être arrivée jusque dans l'arrière boutique...


 « M.. Merci ! »

 « Vous me remercierez lorsque l'on aura rejoins le Ministère... C'est encore l'endroit le plus sûr de la ville. Venez. »

Il y avait une porte sur la gauche donnant accès à une ruelle située derrière la boutique. Elle semblait dégagée de toute menace... Ils n'étaient pas loin du Ministère, Arthur pouvait voir la pointe du bâtiment de sa position, en se déplaçant rapidement ils avaient leurs chances... Entraînant Annabelle avec lui, Arthur s'engagea prudemment dans la ruelle puis dans la rue transversale. Tout en étant prudent, Arthur pressait le pas, une allure qu'Annabelle peinait parfois à suivre. Ils arrivaient enfin de la rue principale... L'allée du Ministère... Demandant à Annabelle de se mettre légèrement en retrait, Arthur se déplaça de quelques mètres afin d'évaluer la situation. Les bruits de combats ne cessaient de raisonner tout autour d'eux et pourtant ils n'avaient aucuns moyens de savoir ce qui était en train de se passer...

Le ministère était pris d'assaut... Pourtant les défenses semblaient encore tenir, de là où il était. Il se retourna vers Annabelle et lui fit signe de s'approcher... Il tenait peut être une opportunité de rejoindre l'intérieur du bâtiment. Confiante, Annabelle se dirigea vers son compagnon... Peut être trop confiante...


 « Avada Kedavra ! »

Un halo verdâtre à peine visible entoura alors Annabelle avant de se dissiper tout aussi rapidement... Les yeux plongeant dans ceux d'Arthur, Annabelle s'effondra au sol... Arthur resta hagard, l’espace d'un instant tant il ne s'attendait pas ce retournement de situation... Il ne l'avait pas vu... Un soldat embusqué sur le toit d'un bâtiment avait attendu le moment opportun pour frapper. La formule raisonnait encore dans l'esprit du jeune homme.

Bien que traghique, Arthur n'eut cependant pas le temps de s'attarder, devant à son tour faire face au combattant meurtrier. Les deux sorciers s'affrontaient à présent en duel... La ténacité et la détermination du soldat de l'ombre étaient impressionnantes. Arthur peinait à parer ses attaques, tant elles étaient puissantes. Arthur n'avait que peut de « fenêtres de tir ». Son assaillant se trouvant sur le rebord du toit, Arthur profita d'une légère pause pour lancer un Bombarda sur la pierre afin de faire tomber son adversaire... Une stratégie payante mais inefficace... Le soldat était bien tombé mais transplana en une brume noire avant de se re-matérialiser à quelques mètres en face d'Arthur. C'est à ce moment là que les deux sorciers invoquèrent leurs sorts... en même temps...


Dublin –  Non loin du Ministère

Les paupières d'Arthur étaient d'une lourdeur impressionnante. Le jeune homme semblait être allongé sur le sol glacé et enneigé... Il n'en n'était pas certain... Il ne savait plus rien... Sa tête, son corps tout entier semblait comme pris dans un étau. Impossible pour lui de bouger.

Même respirer lui demandait un effort inouï. Tentant de rassembler ses esprits, Arthur ne se souvenait que de cet instant, l'instant où les deux baguettes adverses s'étaient illuminées en leur pointe avant d'envoyer leur décharge... Lui, avait envoyé un sort matérialisant des pics de glace en direction de la cible... Après un temps, Arthur commença à ressentir quelques forces lui revenir, assez pour ouvrir les yeux... La neige continuait de tomber.

Peu à peu, le jeune homme commença à recouvrer toutes ses sensations... Son corps était courbaturés de toute part, il avait froid... et éprouvait une terrible douleur à la jambe et à l'arrière du crâne. Se redressant avec difficulté, Arthur constata avec douleur un pic de glace planté profondément dans sa cuisse. Passant sa main derrière sa tête, Arthur sentit comme de l'humidité... de l'humidité qui se révéla être du sang. Assez désorienté et en souffrance, Arthur fit un grand effort afin d'utiliser sa baguette pour faire disparaître le pic... laissant une plaie béante. Juste en face de lui se trouvait son adversaire, totalement inerte et intacte, la baguette encore à la main... D'abord sur ces gardes, Arhur constata rapidement qu'il ne représentait plus aucune menace. Arthur venait de se relever. La douleur de sa jambe était violente et saignait abondement. Le combat étaient toujours proches... Il n'était pas en sécurité.. Malgré la douleur, Arthur prit la peine de se vêtir avec une partie des vêtements de son adversaire, surtout le haut de l'uniforme, là où  se trouvait la plaque d'identification de l'Intendance britannique...

Les habits changés, Arthur commença à faire quelques mètres... La douleur était trop forte. C'est alors qu'il aperçu trois traînés noires dans le ciel se dirigeant vers la rue où il se trouvait... Pris d'une soudaine angoisse, Arthur, presque par réflexe, visualisa un endroit qu'il avait en souvenir de son enfance... Un endroit située dans la forêt non loin de Dublin... Il disparut alors pour réapparaître quasi instantanément à l'endroit qu'il avait imaginé...

Le transplanage n'avait rien arrangé à sa blessure... Arthur se disait même qu'elle lui faisait encore plus mal qu'avant... C'est alors qu'il aperçu une lueur...Une lueur qui se fit soudainement plus intense, comme amplifiée par une autre source... Une jeune femme apparut rapidement, baguette braquée sur lui, le mettant ainsi en lumière... Arthur ne su quoi répondre lorsque la jeune femme lui demande son nom et son matricule... Un rapide coup d’œil lui permis de repérer l'insigne de l'armée britannique... Où était-il tombé...

Fort heureusement, Arthur n'eut pas à répondre... La jeune femme s'approchant rapidement de lui et s'enquérant de son état de santé. Il allai devoir improviser.


 « Ma jambe...Je... J'étais embusqué non loin du ministère... Je... Et je ne souviens pas de la suite... J'ai très mal à la tête... derrière.»

Un garde arriva rapidement pour aider la jeune femme qui s'efforçait de soutenir Arthur pour l'aider à marcher... C'est alors qu'au sortir de la forêt, Arthur constata qu'il venait d'arriver au meilleur endroit pour lui dans sa situation... Le meilleur et paradoxalement également le pire... Le camp de soin des mangemorts.


Dernière édition par Arthur North-Verbois le Jeu 19 Déc - 22:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 20/10/2013
Parchemins postés : 2092



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 13PV
Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Jeu 19 Déc - 12:27

Comme beaucoup de blessé, l'homme semblait confus. C'était commun et même banal, néanmoins, ça ne l'empêcherait pas d'être interrogé en bonne et due forme quand on se serrait occupé de lui. Un garde arriva rapidement à ses côtés pour l'aider à porter l'homme. Elle n'était pas dénuée de force mais la fatigue et les blessures de l'homme le rendaient lourd et difficile à manier. Bien entendu, elle aurait pu se faciliter la tâche et utiliser un "Levicorpus" mais c'était un sort qu'on utilisait plus fréquemment sur les gens endormit. Les personnes subissant le sort alors qu'ils étaient éveillés avaient tendance à trouver la situation déconcertante, si pas plus perturbante qu'elle ne l'était vraiment. Dans tous les cas, quand un patient était en état de choc, comme ici, mieux valait recourir aux méthodes traditionnelles plutôt que de les brusquer pour rien. Au terme de quelques minutes qui parurent très longue à la jeune femme, ils arrivèrent à la tente la plus proche. Le garde en souleva un pan et l'aida à y pénétrer avec son patient.

Elle fit signe au médicomage le plus proche de l'aider à porter l'homme à ses côtés. Ce fut Martin qui vient à son secours, ils avaient déjà travaillé ensemble plusieurs fois pendant la journée et avait quelque peu sympathisé. Ca semblait idiot à priori, parce qu'on ne sympathisait pas dans des situations pareilles. Pourtant, elle avait réussi, il fallait croire que même dans les pires situations, la fibre sociale de Ruth était toujours bien présente. Comme elle, ses habits étaient tâchés par le sang et il avait l'air défait. Cependant, ce fut avec énergie qu'il l'aida à le transporter dans une des box de la tente.

Celle-ci était organisée et divisée de manière intelligente. A chacune des deux entrées, se tenait un secrétaire qui était chargé d'enregistrer le nom des différents patients, chercher leur dossier et remplir les procédures administratives. Une partie de la tente était dédié au stock de potion et autre matériel médical, tandis que le reste de l'espace était divisé en box équipée d'un lit et d'une commode comprenant le matériel de premier secours. Les soins les plus urgent ne se donnait pas ici mais bien dans une tente conçue uniquement pour ça. Dans l'organisation du camp et son efficacité, on reconnaissait la patte d'Eris Valverde. Bien que parfois débordé, le camp tournait correctement et ne semblait jamais céder à la panique. Tout avait été prévu de manière logique pour que les soins puissent se dérouler le plus efficacement possible et c'était le cas.

Une fois son patient installé, Martin se tourna vers Ruth et demanda, "Vous aurez besoin d'aide ?"

Elle lui fit signe de s'éloigner en répondant, "Non ça ira ce n'est pas compliqué, tu as surement d'autre chat à fouetter va."

Il lui fit un clin d'œil et s'en fut à la recherche d'un autre patient à traité. A première vue, même si les blessures saignaient abondement, celles-ci n'avaient pas l'air dangereuses ou mortelles pour le patient.

« Vous pouvez tenir assis ? J’ai besoin de vous examiner Monsieur… »
Elle eut un moment d’hésitation et regarda la plaque d’identification qu’il portait, il était marqué « Marcus Smith », elle n’hésita pas un seul instant et donna un nom différent choisis au hasard. « Monsieur Killian Finn, c’est ça ?», même confus, un homme connaissait son prénom, et si ce n’était pas le cas, eh bien elle commencerait l’interrogatoire un peu plus tôt que prévu. On ne pouvait pas s’attendre à ce qu’ils trouvent un type blessé dans le bois et qu’ils le soignent sans poser de question.

Il avait parlé d’une blessure à la tête, elle le contourna pour examiner avec délicatesse son crâne. Il perdait beaucoup de sang, mais ce n’était qu’une plaie ouverte. Elle lança un sort de scan pour s’assurer qu’il n’y avait pas de fracture du crâne ou d’hématome intracrânien. Tout indiquait que la blessure n’était pas plus sérieuse que ça mais au vu de l’air désorienté de l’homme, il avait probablement subis une légère commotion cérébrale. Elle n’avait pas encore examiné sa jambe mais savait qu’il faudrait le garder en observation au moins un moment, il ne pourrait pas être renvoyé au front tout de suite. Elle ouvrit le tiroir de la petite commode à côté d’elle et en sortit plusieurs fioles ainsi qu’un gros pot. Il semblait avoir perdu beaucoup de sang aussi lui fit-elle boire une potion de régénération sanguine. Elle enfila des gants fins en peau de dragon et ouvrit une fiole au liquide violet fumant. Elle prit une compresse et l’imbibât du liquide pour nettoyer la blessure, le liquide fumait, était piquant pour la peau et l’odeur qui s’en dégageait était hautement désagréable mais c’était une potion efficace. Une fois la blessure nettoyée, elle ouvrit le pot de pâte orangée et en appliqua délicatement sur la blessure. Ca allait prendre une demi- heure à une heure mais la peau allait lentement se régénérer.

« Essayez de ne pas appuyer votre tête contre quoique ce soit, il faut le temps pour que la plaie se referme. »


Elle ferma le pot de pâte orange et prit le pouls du patient. Il était faible et celui-ci tremblait de froid. Elle plaça une couverture sur ses épaules et lui tandis sans un mot deux potions à avaler. La première était une potion de vigueur, la seconde n’était qu’un tonique qui lui donnerait une impression de chaleur le temps que son corps se réchauffe, elle ne pouvait pas faire mieux pour le moment. La blessure à la jambe était plus grave que celle à la tête, plus compliquée à soigner aussi. Elle fit un garrot au dessus de la blessure pour stopper au maximum la perte de sang. Elle ne lancerait pas de sort tant qu’elle ne saurait pas de quelle origine était la blessure.

« Si vous y arrivez, expliquez moi exactement ce qui, ou quel sort, vous à blessé. »

S’il n’était pas en état de parler, tant pis, ça serrait au petit bonheur la chance, mais en attendant, elle devait faire de son mieux pour le soigner. Et après seulement, viendrait les questions.

Spoiler:
 


____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 28/06/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 09/12/2013
Parchemins postés : 32



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Arthur North-Verbois


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Jeu 19 Déc - 21:54

Arthur marchait péniblement. Si la douleur de sa tête semblait s'être atténuer, certainement s'était-il habitué à la douleur, sa jambe ne cessait de faire crier sa blessure. La douleur était telle que chaque pas était un véritable supplice pour lui.

A la douleur lancinante s'ajoutait un sentiment nouveau... L'appréhension. Arthur était blessé. Il était épuisé. Il était clandestin. Il était en sursis... Malgré sa tribulation, l'irlandais ne manqua pas de guetter tout autour de lui. Le camp était destiné à soigner les blessés de l'armée puriste et pourtant, il y avait là autant de gardes que dans un camp de prisonniers. Que pouvaient-ils donc craindre ? Se disaient Arthur. Toute l'île était tombée entre leurs mains... Ce n'était qu'une question d'heure avant que la capitale ne tombe aussi. Le vœu le plus cher d'Arthur à cet instant était de réussir à quitter cet endroit le plus rapidement possible, une fois que ses blessures seraient traitées.

Un homme arriva pour aider le jeune femme. Le garde était resté en dehors de la tente de soin. Une fois en place, Arthur s’intéressa un peu plus à celle qui était en train de la prendre en charge. Ruth Alexïeva comme l'indiquait son matricule. Elle n'était guère plus âgée que lui... C'est alors qu'elle s'adressa à lui. Arthur eut soudainement une angoisse le saisissant intérieurement, faisant augmenter son rythme cardiaque, lorsqu'il entendit le nom que le jeune femme venait de lui dire.


* Le nom ! Bon sang, c'est quoi le nom !! *

Immédiatement, les images de Dublin lui revinrent à l'esprit... Le moment de son réveil, la découverte du cadavre de son adversaire, son dépouillement...

* Allez mon vieux ! Sois sur le coup ! Souviens-toi de ce foutu nom ! *

Une vive douleur traversa à nouveau sa jambe, de plus en plus aigu. Il fit montre de concentration pour se remémorer précisément le moment où il s'était changé dans le froid, échangeant une partie de ses vêtements avec celui du soldat. Chaque détail avait son importance... Il se remémorait l'instant où il avait retourné le corps, le moment où il avait fouillé son pardessus, l'insigne du ministère britannique, le matricule... et le nom ! Arthur pris une légère inspiration alors que sa soignante se trouvait derrière lui, visiblement intrigué par sa blessure crânienne qui lui provoquait comme une sensation de pression.

 « Vous... vous devez confondre. Je... Je m'appelle Smith... Marcus Smith. »

Le soulagement était réel mais l'inquiétude d'Arthur n'en restait pas moins intacte. En effet, de part sa posture, la jeune femme n'avait aucune difficulté à pourvoir lire ce qu'il y avait d'indiquer sur son écusson d'identification... Mais pourquoi le tester ? Se douterait-elle de quelque chose ?...

Ses interrogations furent soudainement interrompus par une distraction dont Arthur se serait bien passé mais qui était indubitablement nécessaire et vitale pour lui. L'odeur comme de cramoisie venait d'envahir les proches alentours. Une vive et intense douleur envahie l'arrière de sa tête... Sa blessure était en train d'être traitée. Arthur avait déjà eu affaire à se genre de potion servant à la désinfection des plaies... Et il n'en avait guère gardé un bon souvenir. Il sentit peu à peu les doigts délicats de la jeune femme lui appliquer un onguent reconstructeur. L'effet était tout l'inverse du précédent liquide. La pâte agissait comme un baume réduisant peu à peu la douleur la remplaçant cependant par des sensations de démangeaisons. Cependant, le plus gros point de souffrance restait encore en attente. En plus de la douleur, Arthur peinait depuis le début à se réchauffer... en témoigne les quelques spasmes, tremblements qu'il n'arrivait pas à contenir.

Arthur acquiesça aux recommandations que Ruth venait de lui mentionner. Il serait d'ailleurs bien mal avisé de manquer à ces recommandations. Remarquant son manque de chaleur, la jeune femme donna deux potions à boire à Arthur. Une potion de vigueur à en croire le goût légèrement aigrelet du liquide... l'autre avait un goût un peu plus agréable, légèrement sucré aux accents citronnés.

Arthur ne put s'empêcher de saisir fermement les rebords de la couche sur laquelle il était installé tant la mise en place du garrot lui infligea une douleur atroce. Les yeux fermés et les dents serrées, le combattant vivait les secondes les plus longues de sa vie... Ruth lui demanda alors ce qui s'était passé... Arthur se trouvait face à une double difficulté. Non seulement, il ne se rappelait de rien... mais en plus, il devait être crédible dans son rôle de soldat ennemi... Il se lança alors.


 « Je... Je... Je ne me souviens plus très bien. J'étais face à un défenseur du Ministère... A un moment, nos baguettes se sont retrouvées face à face... nous avons parlés en même temps... Et c'est à partir de là que je ne me souviens plus de rien...

Je me suis réveillé allongé dans la neige... Des pics de glace un peu partout autour de moi et un énorme planté dans la cuisse... L'autre était allongé à quelques mètres devant moi... parfaitement intacte... C'est tout ce dont je me souviens...


Il n'avait pas vraiment improvisé... Ce qu'il avait dit était bien ce dont il se souvenait vraiment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 20/10/2013
Parchemins postés : 2092



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 13PV
Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Sam 28 Déc - 13:54

Il avait répondu correctement à son test, elle en était heureuse pour lui, si tant est que Ruth puisse être heureuse pour quelqu’un d’autre qu’elle-même. Ca lui donnait un sursis, il vivrait et elle le soignerait. C’était déjà ça pour lui. Marcus Smith, soldat de l’Intendance, blessé au combat, comme tant d’autre aujourd’hui. Il n’était pas le premier, et il ne serrait pas le dernier et dans quelques heures, elle l’aurait oublié, lui ses blessures, sa douleur ainsi que son nom. C’était ainsi, il faisait partie des anonymes, de ceux qu’on renvoyait à la mort, ou chez eux, ils n’étaient que des soldats. Plein de vie, de peur, d’espoir, et si fragile, ils étaient les instruments de leur réussite. Ils se devaient de bien les traiter, les choyer, et c’était ce qu’elle faisait. Elle avait dit à Tryan qu’un bon maître s’occupe de ses instruments, elle le pensait. Elle faisait à sa manière, attention à ceux qui l’entouraient, même quand ceux-ci l’indifféraient. Marcus Smith n’était personne aux yeux de Ruth, juste un soldat, mais à ce moment précis, toutes ses pensées, toutes son attention était tournée vers lui et son bien être.  Elle n’était pas gentille, ce n’était pas son genre, ni même son mode opératoire, pourtant, les gens ne pouvaient s’empêcher de la trouver aimable et attentionnée. Elle gardait avec les autres une proximité naturelle et parfois involontaire qui faisait défaut aux membres de sa caste.

Elle le vit fermer les yeux, serrer les dents tandis qu’elle ajustait le garrot sur sa jambe, elle lui serra la main d’un geste familier lui laissant l’opportunité de la serrer pour calmer sa propre douleur et l’écouta raconter ce qui l’avait blessé.  Son récit la rassura, ce n’était pas une blessure magique. Elle prit sa baguette et utilisa un sort de découpe précis pour ôter les morceaux du pantalon inutiles, une fois cela fait, elle s’accroupit, se penchant vers la blessure pour l’examiner. Le pic de glace avait refroidit la chaire et l’avait endommagée, la blessure n’était pas nette, ni propre et de la simple essence de Murlock n’arriverait pas à soigner ça.

« C’est fini, personne ne vous attaquera ici. Essayez de vous détendre même si je sais que vous avez mal. », De manière tout à fait surprenante, certains soldats, une fois sortit du champ de bataille redevenait des enfants. Très probablement traumatisé par ce qu’il avait vu et leur propre blessure, ils étaient parfois en état de choc, voir instable. La vue du sang ne convenait pas à tout le monde, aussi fallait-il faire particulièrement attention à la manière dont on s’adressait à eux, ne pas les brusquer, ne pas les inquiéter. Et surtout leur faire sentir qu’ils étaient en sécurité, c’était une partie essentielle du processus de guérison magique, un patient qui rejette son traitement est inutile, c’était du temps perdu autant pour les guérisseurs que pour lui-même. Ruth appliquait donc le protocole qu’on lui avait appris à la lettre, même quand celui-ci lui semblait inutile. Le soldat qu’elle avait en face d’elle n’avait pas l’air en état de choc, il avait simplement mal et à sa place, elle eut été pareille.

Elle ouvrit de nouveau le tiroir où se trouvait ranger toute les potions, et en sortit quelques unes. Elle s’arrêta un instant, cherchant quelque chose qu’elle ne trouva pas. Agacée, elle se tourna vers son patient murmurant un « je reviens » et partit en direction du stock. Elle n’avait pas donné d’instruction pour qu’on le surveille, dans l’état où il était, à moins d’un miracle, il était bien incapable de partir où que ce soit, mais on ne savait jamais. Elle fouilla quelques minutes dans la réserve et trouva enfin ce qu’elle était partie chercher, satisfaite, elle fit marche arrière pour retourner près de son patient, elle posa sa potion sur la table et entreprit de lui expliquer la procédure.

« Votre blessure, bien que causée par un sort, n’est pas magique, ça me facilite la tâche, néanmoins, il va falloir reconstituer la chair. Je peux vous donner plusieurs potions pour calmer la douleur où au moins l’atténuer mais la potion qu’on utilise pour vous guérir a tendance à en annuler les effets. Je serais avec vous une partie du processus, si jamais la douleur vous semble trop forte, je pourrais vous rendre temporairement inconscient. »

Mais il valait mieux pour lui qu’ils n’en arrivent pas à cette extrémité là. S’ils avaient été à Sainte Mangouste, on l’aurait probablement endormi sur le champ. Dans un camp de soin situé non loin d’un champ de bataille, c’était une possibilité qu’on écartait d’office. En cas d’attaque dans le camp, les patients endormis étaient directement livré à eux même sans aucune possibilité d’échappatoire ou de défense. C’était cruel mais c’était comme ça, si une bataille devait avoir lieu, personne n’aurait le temps de s’en occuper, et ils serraient considérés comme mort d’office. Par conséquent, peu de patient, malgré la douleur prenaient le risque de demander à être endormis.

Elle lui fournit deux potions pour la douleur, puis une grosse fiole noire, dont le goût de la potion était aussi attrayant que sa couleur. Celle-là serrait destinée à réparer la chair, comme on dit, il faut soigner le mal par le mal.  

« Avalez d’abord celle contre la douleur, puis la grande au liquide noir, vous pouvez serrez ma main si ça vous soulage. Je m’appelle Ruth Alexïeva. »

C’était fou ce que ce camp pouvait lui faire, faire, laissez des patients lui serrez la main, non mais vraiment. On n’y aurait pas cru et d’un côté, elle était ravie d’être la seule mangemorte avec Valverde dans le camp, James se serrait moqué de la voir aussi gentille envers un parfait étranger. Mais c’était le boulot qui demandait qu’elle le soit et quelque soit ses sentiments personnels, elle faisait toujours passer son travail, la mission qu’on lui avait assigné avant le reste. Il était possible que parler puisse faire du bien au patient, avoir l’esprit occupé était une bonne distraction contre la douleur.

Tandis qu’il buvait les potions elle héla un guérisseur qui passait par là.

« Tu fais quelque chose ? », l’homme fit un signe de tête négatif. « Cherches et apportes moi le dossier de Marcus Smith ? »

Une fois son dossier en main, elle pourrait prendre la peine de vérifier quelques petites informations auprès de son patient et de le compléter si besoin était. Pendant ce temps là, elle ne se doutait absolument pas qu’elle était en train de soigner un Hors la Loi.

Spoiler:
 

____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 28/06/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 09/12/2013
Parchemins postés : 32



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Arthur North-Verbois


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Dim 29 Déc - 13:52

La fausse identité d'Arthur faisait l'illusion pour le moment. Pour Ruth, il n'était un irlandais défenseur de son pays, mais le soldat Marcus Smith de l'Intendance du Royaume-Uni... Une couverture qui s'imposait étant donné les circonstances.

D'un rapide coup d'oeil, Arthur observa autour de lui. Il y avait un certain nombre de soldats allongé sur des civières, toutes parfaitement alignées et rangées dans des compartiments individuels. Cependant, le spectacle laissait un certain goût amer dans la gorge de l'irlandais. Il y avait des soldats blessés, mais pas autant qu'il devrait y en avoir. Le nombre de blessés dans le camp des puristes était dérisoire en comparaison du nombres de ses compatriotes qui avaient succombé depuis le début de l'invasion. Son attention se reporta sur la guérisseuse.

Ruth faisait preuve d'un calme et d'une prévenance admirable. Arthur ne pu s'empêcher de lever un sourcil dubitatif lorsque la jeune femme lui demanda de se détendre. Une idée fort louable et sans aucun doute nécessaire pour optimiser la guérison de ses blessures. Mais comment un homme dans sa situation pouvait un temps soit peu penser à se détendre alors qu'il risquait la mort dans la seconde. Il observa le mouvement de la baguette de Ruth en train de couper le tissu de son pantalon. Arthur regardait sa blessure tuméfiée... la douleur était encore forte mais les nerfs du jeune homme semblait commencer à s'y faire... De retour de la réserve, Ruth lui expliqua la suite... les choses sérieuses commençaient. Lorsque Ruth mentionna le fait de le rendre inconscient si la douleur en venait à être top intense, Arthur réagit de suite.


 « Inconscient ? Non, ce ne sera pas nécessaire je pense... J'ai l'habitude maintenant. »

Selon les instructions de son médecin, Arthur avala d'abord les fioles de potions anti-douleur. Le goût n'était pas vraiment désagréable... Il prit alors en main l'autre fiole. Une fiole contenant un liquide noir à l'aspect répugnant. Comme par réflexe, Arthur huma un instant l'odeur que dégageait le liquide. Il eut immédiatement un haut-le-cœur. Pourtant, sa guérison dépendait de cette potion. C'était la première fois qu'il allait prendre ce genre de potion. Il avait déjà été blessé, mais jamais à ce point là. Arthur ferma les yeux tout en portant le liquide à ses lèvres.

Le goût était encore pire que l'odeur... Un goût si répugnant qu'il en était indescriptible. Mais Arthur en arriva vite à regretter la sensation de dégoût qu'il éprouva lorsque la douleur commença a revenir en force. La potion avait vite commencé à faire effet... Sa jambe devenait de plus en plus brûlante, comme si l'on cautérisait la plaie à chaud au moyen d'une tige métallique incandescente. Arthur avait déjà ressentit une grande douleur, mais là, c'était sans précédent. Ses mains serraient fortement le matelas sur lequel il était assis. La douleur était telle, que ses yeux même déversaient nerveusement quelques larmes.

Même distrait, Arthur entendit la demande de Ruth à un autre guérisseur... Le cœur d'Arthur prit une nouvelle cadence... Le dossier médical de Smith. Cette nouvelle était dramatique... d'autant plus qu'Arthur était encore dans l'incapacité de faire quoi que se soit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 20/10/2013
Parchemins postés : 2092



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 13PV
Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Ven 3 Jan - 16:21

Elle regarda Marcus Smith pendant qu’il prenait ses potions, c’était un bel homme probablement à peine plus âgé qu’elle, si on faisait fit de la douleur qui défigurait son visage. C’était curieux, au dehors, ils n’étaient pour elle que de la chair à canon. Des poupées de chiffons fragiles que l’on envoyait à la mort, ni plus, ni moins. Ici, pourtant, ils reprenaient tous un visage humain. Qui était Marcus Smith, un sang-mêlé certainement, c’était la race la plus nombreuse, hélas pour eux. Était-il marié, avait-il des enfants, s’étaient-ils déjà rencontrés anonymement un samedi soir dans un des bars bondés de Londres. Probablement pas, elle connaissait la majorité des familles Sang-pur Anglaise et à sa connaissance, le nom de « Smith » n’en était pas un. A vrai dire le nom « Smith » était probablement l’un des plus porté au monde dans la communauté anglophone.

Elle eut un sourire en le voyant refuser avec énergie d’être plongé dans l’inconscience. Dans la situation actuelle, personne ne se sentait disposé à être plongé dans un coma artificiel au risque de ne jamais se réveiller. Ceux pour qui ont le faisait, était ceux dont la douleur dépassait le seul tolérable, ceux pour qui on n’avait plus d’espoir. Ils étaient nombreux dans ce cas là. Même la magie ne peut pas tout guérir. Les blessures physiques étaient simples à soigner, un jeu d’enfant. Ce qui prenait quelques heures de soin à un sorcier, prenait parfois des mois au moldus, c’était grotesque. On ne mourrait pas du cancer ici, pas plus qu’on ne pouvait mourir à cause d’os cassé. Les blessures les plus graves, celle qu’on ne pouvait parfois guérir, était due à la magie. Une guerre n’était jamais belle à voir et celle-ci avait été particulièrement sanglante.  On endormait les blessés, autant pour leur propre confort que pour celui de ceux que l’on soignait. Les cris d’agonies, les râles, les respirations sifflantes, tout ça n’aidait pas à la guérison dans des espaces aussi étroits qu’ici. Il fallait conserver le moral des troupes à tout prix.

Elle prit un morceau de tissus qu’elle trempa dans de l’eau fraîche et tamponna le front humide de sueur de son patient. Elle tenta de l’encourager à parler.

« Vous avez l’habitude ? Ce n’est pas votre première bataille ? Auxquelles avez-vous participé ? »

Elle ne cherchait pas spécialement à le piéger mais simplement à le faire parler. Pour le distraire de sa douleur. Ruth pouvait être charmante quand elle le décidait. C’était une jolie femme, elle avait un visage avenant et souriant. Rien dans son attitude, ne trahissait sa condition, l’éducation puriste drastique qu’elle avait reçue. Les cours avancés de magie noire dés son plus jeune âge. Elle pouvait être dure, sadique, cruelle. Elle avait déjà tué, ordonné que l’on tue pour elle, torturé, sans que le moindre remord ne la taraude, pourtant ici, nul ne pouvait percevoir cet aspect de sa personnalité. Était-elle née cruelle ? Probablement pas, aucun enfant ne l’était de naissance. La cruauté venait avec l’éducation. C’était le maître qui rendait cruel. On lui avait appris à connaître sa propre valeur, à respecter ses égaux et ne jamais montrer son dégoût pour ses inférieurs. On lui avait appris à massacrer ceux qu’elle considérait comme en dessous d’elle mais jamais la compassion. Il lui en restait mais elle n’en faisait que rarement usage. Sauf avec ses pairs. Quant à lui, savait-il qu’il avait l’honneur d’être soigné par une mangemorte, se rendait-il compte qu’un mensonge de sa part pouvait le conduire au pilori ? Probablement pas, il ne la connaissait peut-être même pas. Elle doutait que les soldats connaissent le nom de tout les mangemorts qui servaient le Seigneur des Ténèbres.

« Parlez moi de vous, ça vous ferra pensez à autre chose. Vous êtes mariés, vous avez des enfants ? »
Elle ne pouvait pas se douter combien ses questions pouvaient être dévastatrices pour lui. Il pouvait bien lui répondre ce qu’il voulait, elle n’avait pas son dossier sous la main, mais une fois qu’elle l’aurait, elle pourrait vérifier les informations qu’il lui donnerait. Mais ce n’était pas dans ce but qu’elle lui posait la question, elle n’était pas toujours aussi retord. Elle ne s’intéressait pas spécialement à la vie de l’homme à ses côtés, ça permettait juste de passer le temps, en attendant la suite. Elle ajouta avec un sourire enjôleur : « Je vous parlerais bien de moi, mais ce n’est guère intéressant. » Ce n’était pas tout à fait vrai, il y avait beaucoup de chose à dire sur elle ; dont certaines, qui pourraient lui attirer de gros ennuis si elles venaient à être découverte. Chacun avait ses secrets et certains étaient plus lourds que d’autres.

Le médicomage qu’elle avait hélé auparavant s’approcha d’elle et lui tandis le dossier qu’elle avait demandé.

« Voici le dossier Mademoiselle Alexïeva, je n’ai pas réussi à retrouver la photo qui allait avec, on a du la perdre durant le transfert des dossiers. »

Son visage prit un air contrarié l’espace d’un instant puis elle fit signe à l’homme qu’il pouvait se retirer, elle s’apprêta à ouvrir le dossier et à feuilleter celui-ci quand elle entendit son nom.

« Mademoiselle Alexïeva, j’aurais besoin de vous cinq minutes. »

« J’arrive. », dit-elle à son patient et elle se leva pour se rendre où on avait besoin d’elle.

____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 28/06/1988
Âge du joueur : 29
Arrivé sur Poudnoir : 09/12/2013
Parchemins postés : 32



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Arthur North-Verbois


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Dim 5 Jan - 18:42

La fraîcheur que lui apportait la bande humide était dès plus appréciable. Délicatement, la guérisseuse lui passait se tissu sur le front afin de le soulager un peu. Il était bien connu que refroidir la tête d'un individu, lorsque la température général de son corps augmentait, permettait justement de faire tomber peu à peu cette température.

Néanmoins, la jambe d'Arthur le faisait souffrir tout autant. Baissant un instant les yeux sur la plaie, le jeune homme remarqua l’hématome rougeoyant qui l'entourait. Le goût infâme de la potion lui restait encore dans la bouche. En regardant avec plus d'attention, Arthur pouvait remarqué que les bords de la plaie étaient en train de se rapprocher peu à peu et que là où ils s'étaient déjà rejoins, de très fins filaments de peau étaient en train de se tisser et d'épaissir afin de se consolider. La douleur ne diminuant pas, l'attention d'Arthur fut alors interpellée par Ruth qui commençait à le questionner.

L'irlandais hésita un instant... En tant que combattant irlandais, il avait participé à la bataille de Sligo, durant laquelle, dans les derniers instants, un puriste particulièrement imposant lui avait cassé le bras avant de se faire pétrifié par un soldat du Ministère. Mais en tant que Smith ? Les choses s'annonçaient de plus en plus délicate, d'autant plus que le dossier précédemment demandé par le médecin ne tarderai pas à arriver entre ses mains.


 « Je... Je n'ai fait que Sligo... Je ne suis dans l'armée que depuis peu de temps. J'étais agent de sécurité dans la garde du Ministère... Et puis, j'en suis arrivé à m'engager dans l'armée régulière. Allez savoir pourquoi ! »

Les propos d'Arthur se conclurent sur un rictus de douleur. Arthur ferma les yeux par réflexe. Les muscles de sa jambe commençaient soudainement à le lancer très fortement. Comme s'il allait avoir des crampes à plusieurs endroits en même temps. Une sensation nouvelle et désagréable. Les choses se compliquèrent encore lorsqu’elle commença à vouloir en savoir plus sur sa vie privée. Intérieurement, Arthur commençait à sentir l'anxiété monter en intensité. Pourquoi insistait-elle donc autant ?

Arthur commençait à se questionner de plus en plus. Passant des évidences aux contradictions en un même instant. Il se disait que si Ruth avait deviné qui il était, ou plutôt qui il n'était pas, elle n'aurait pas prit la peine de le guérir... de lui redonner des forces. Devant le regard imperturbable de la jeune femme, Arthur se résigna rapidement à improviser quelque chose.


 « Vous savez, ma vie non plus n'est pas très intéressante. Je.... »

La chance était avec lui à cette heure. Alors qu'il s'apprêtait à raconter une histoire dès plus bancale, un autre médecin arriva au même instant, l'interrompant de fait. Une interruption malheureuse cependant... Le médicomage n'était pas venu sans rien. Il s'agissait du sorcier auquel Ruth avait demandé le dossier de Smith. Dossier qui se trouvait maintenant dans les mains de la jeune femme. Le coeur de l'irlandais battait la chamade à présent. Le fait que la photo soit trouvée manquante dans le dossier ne lui donnait qu'un très faible avantage. Trop faible pour pouvoir en tirer un quelconque profit.

Une nouvelle fois la chance semblait avec Arthur... A l'instant où Ruth s’apprêtait à ouvrir le document, quelqu'un l'interpella afin de requérir sa présence... Arthur ne pouvait laissait s'échapper cette opportunité... Il était évident pour le jeune homme que s'il restait, il ne sortirait jamais libre de ce campement. Alors que Ruth venait de disparaître, Arthur regarda autour de lui... Il se retrouvait seul dans son box. Sans attendre, il descendit de la paillasse et se mit sur ses deux jambes... Une idée peut être audacieuse... trop audacieuse en la circonstance. Arthur n'arriva à tenir qu'une seconde à peine et faillit s'effondrer à terre tant la douleur de sa jambe gagna spontanément en intensité lorsqu'il s'appuya dessus. Il se rattrapa de justesse sur le rebord de la paillasse.

Arthur jeta un œil sur sa blessure. Elle était quasiment refermée, et même si la potion faisait toujours son effet, la reconstruction de la chaire n'était pas achevée. Pourtant, Arthur ne pouvait se permettre de rester plus longtemps. Doucement, mais sûrement, il prit sur lui de s'appuyer sur sa jambe blessée. La douleur fut immédiate et il releva son appui aussitôt. Il recommença de suite. La douleur était toujours aussi vive, mais Arthur essayait tant bien que mal de ne pas y faire attention. Il avança d'un pas, puis d'un deuxième... Malgré sa force d'esprit, il ne pouvait faire abstraction de la douleur... Il allait devoir faire avec. Il ne savait pas exactement où dans le camp se trouvait la tente dans laquelle il se trouvait. S'il sortait avec son pantalon ouvert et déchirer à la vue de tous, il risquait d'attirer l'attention sur lui. Prenant un instant, Arthur prit sa baguette et, d'un geste allant de son cou jusqu'à ses pieds, en appela à un sortilège.


 « Reparo »

Il n'était absolument pas certain de l'effet que cela allait pouvoir avoir, mais il constata rapidement que le tissu de ses vêtements étaient en train de se reconstituer aux différents endroits où il était manquant. Arthur se remit en marche avec prudence et discrétion, relative lorsque l'on boite, tandis que ses vêtements se reconstruisaient rapidement. La tente paraissait sans surveillance à l'intérieur. Il était trop dangereux de son point de vue de sortir par l'entrée principale... Il se disait également que, étant dans un camp militaire, toute tentative de transplanage était veine. Sans vraiment savoir par où aller, Arthur se dirigea vers le fond de l'infirmerie où se trouvait un grand pan de tissu qui servait de séparation entre l'intérieur et l'extérieur. Arthur usa de sa baguette pour se faire une ouverture après s'être assuré, au bruit, qu'il n'y avait personne de l'autre côté. Arthur avait l'obscurité de la nuit en sa faveur.

La lune n'était encore pleine mais suffisamment éclairée pour qu'une faible lueur lui permette de voir quelque peu où il mettait les pieds. L'absence de lanternes indiquait que l'arrière de la tente de soin se trouvait dans un endroit reculer du camp, peut être même en lisière de ce dernier, ce qui serait une bonne chose. Arthur se refusa à invoquer un Lumos qui, bien que très utile, le ferait remarquer rapidement. Les soldats gardant le camp ne portaient pas de lanternes, mais quelques unes se trouvaient placées sur des poteaux en bois assez haut afin d'éclairer les environs, comme des lampadaires de fortunes. Il y en avait peu, mais étaient postés à des endroits clés, qu'il suffisait à Arthur d'éviter. Sa blessure l'empêchait de marcher avec célérité ce qui l'obligea, à un moment, de se cacher derrière des caisses empilées afin d'échapper à une patrouille qui pourtant se trouvait encore à plusieurs mètres de lui.

Lorsque les gardes furent à sa hauteur, ils se stoppèrent soudainement... Et commencèrent à discuter pour la plus grande exaspération d'Arthur... Il ne pouvait pas se permettre de perdre autant de temps. Devant l'entêtement des gardes à ne pas vouloir passer leur chemin, Arthur prit une petite pierre qui se trouvait non loin de lui et la jeta à l'opposé des gardes. Il se disait que les plus vieilles techniques étaient les plus simples et les plus efficaces après tout. Le bruit du ricochet eut l'effet escompté et les gardes se dirigèrent vers l'endroit d'où provenait le bruit. Mais pas aussi loin qu'Arthur ne l'avait espéré... si le chemin lui était à présent dégagé, les gardes trouvaient encore à quelques mètres à peine de lui... Arthur allait devoir redoubler de prudence. Il se releva et commença à s'engager.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 20/10/2013
Parchemins postés : 2092



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 13PV
Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Ven 10 Jan - 16:55

« Mademoiselle, on a retrouvé la photo. »

Le médicomage lui tendit le cliché en noir et blanc et s’en fut. Ruth maugréa, il l’avait faite levée pour ça, était-il incompétent ou ne pouvait-il pas simplement lui apporter pendant qu’elle surveillait son patient. Quel fainéant ! Elle retourna vers le box que celui-ci occupait, et en chemin elle jeta un œil distrait sur le cliché qu’on lui avait donné. Elle regarda la photo et un sourire amusé se fit sur ses lèvres.

« Imbécile, est pris celui qui croyait prendre. »

Elle haussa les épaules et contempla la photo tout en avançant d’un pas vif vers le box ou elle avait laissé son patient. Sur la photo en noir et blanc un homme à l’air sérieux bougeait discrètement. Il se tenait droit, les cheveux coupé ras, loin de boucle rebelle de son patient, mais surtout, il avait la peau noire. Manque de chance, il n’aurait pas pu choisir quelqu’un qui lui ressemblait moins. Elle mit la photo dans la poche de sa robe de sorcière, elle allait le faire mariner un peu et l’interroger avant de lui montrer le cliché. Arrivé près du lit où son patient aurait du se trouver, elle ne vit que des draps chiffonnés et du sang sur ceux-ci. Elle attrapa par le bras la première personne qui passa près d’elle et demanda d’une voix où l’on sentait la colère pointer :

« Où est mon patient ? Est-ce que quelqu’un l’a déplacé ? »

La jeune femme dont elle venait d’agripper le bras la regarda l’air terrorisée. Ruth se rendit compte qu’elle serrait le bras de la guérisseuse trop fort et relâcha la pression d’un haussement d’épaule.

« Alors ? »

Ce ne fut pas la femme en face d’elle qui répondit mais un autre médicomage qui passait par là.

« Votre patient ? Il est partit de ce côté-là. » Fit-il en pointant l’arrière de la tente.

Ruth tourna les talons sans demander son reste, quelle bande d’imbécile. Il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre. Un patient décidait de bouger de son lit et pas un seul des médicomages présent dans cette foutue tente n’avait eu la présence d’esprit de l’arrêter. Elle aurait deux mots à dire à Rosier sur la façon dont il formait son personnel. Enfin, pour ça, il fallait encore que cette guerre finisse et pour le moment ce n’était pas gagner. Ruth ne pouvait rien faire en ce qui concernait le front et les combats en cours pour le moment mais elle pouvait essayer de rattraper le soit disant Marcus Smith. Elle se dirigea vers l’arrière de la tente sans plus attendre et sans un mot en sortit. Il était probablement passé par ici il n’y avait pas si longtemps que ça, il avait de l’avance sur elle mais elle avait l’avantage du terrain, elle connaissait l’endroit, lui pas. Elle sortit de son sac son masque et le mit sur son visage. C’était le masque que portaient tout les mangemorts quand ils rentraient au service de Lord Voldemort. C’était le signe qui, en plus de la marque, désignait leur fonction et leur état. Chaque masque était personnel, chaque mangemort l’ornait comme il l’entendait, celui de Ruth était finement ouvragé et chaque dessin avait une signification particulière pour elle et connue seulement d’elle. Comme une seconde peau, le masque prit place sur son visage et Ruth s’accroupit, cherchant des traces de pas fraîche sur le sol, elle ne mit pas longtemps à trouver sa piste. Son sourire se fit carnassier, voilà un moment qu’elle rêvait d’action et Marcus Smith, qui qu’il soit réellement, venait de lui en donner l’opportunité.

Il faisait nuit noire et même si la lumière de la lune était vive, elle n’y voyait goute, elle murmura un « Lumos » et le bout de sa baguette s’illumina. Elle se dirigea vers les deux gardes en faction qui lui firent un salut militaire en voyant son masque.

« Vous avez vu quelqu’un passer ? »

« Négatif Madame, on a cru entendre quelque chose tout à l’heure mais ce n’était qu’un animal. »

Elle fit un signe de tête et partit dans la direction que lui indiquaient les traces de pas les plus fraîches. Les deux gardes en faction, connaissant leur métier, ne posèrent pas de question et la laissèrent partir sans un mot. Le camp avait été érigé à la lisière de la forêt, il était probable qu’il soit allé se réfugier là-bas, elle devait le rattraper avant que sa trace ne lui échappe. Elle accéléra le pas, suivant les traces quand elle en trouvait, son instinct pour le reste. Elle avançait lentement, essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas se faire repérer par sa cible. Ce ne fut qu’après un certain temps qu’elle retrouva sa trace. Elle murmura : « Nox » et la lumière produite par sa baguette s’éteignit. Elle avait repéré sa cible non loin devant elle. Pour ne pas qu’il la repère à son tour, elle transplana devant lui dans cette fumée noire caractéristique au mangemort. Il ne pouvait pas voir son visage mais il n’aurait aucun mal à la reconnaitre au son de sa voix.

« Eh bien, eh bien mon cher Marcus, c’est dommage d’avoir voulu nous quitter aussi tôt, moi qui allait te proposer le thé. Eh bien qui es-tu ? Je ne vais quand même pas te tuer sans savoir ton nom. Je ne me suis peut-être pas présentée correctement… »

Elle lui fit une petite révérence tout en enlevant son masque.

« Ruth Alexïeva Mulciber, mangemort de son état, à votre service »

Elle remit le masque, et ne lui laissa pas le temps de répondre, elle avait l’effet de surprise pour elle. Un sourire orna ses lèvres tandis qu’elle prononçait le sort qu’elle allait utiliser.

« Pâra Helios »

Le résultat fut instantané, la flamme jaillit semblable à un fouet et frappa son ancien patient à la poitrine causant une brûlure cuisante. Son sourire ne la quitta pas, elle se sentait étrangement revigorée par la situation.

Spoiler:
 

____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”


Dernière édition par Ruth U. Alexïeva le Dim 12 Jan - 20:19, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE POUDNOIR

| STAFF DE POUDNOIR
avatar
Date de naissance du joueur : 22/01/1990
Âge du joueur : 27
Arrivé sur Poudnoir : 09/07/2007
Parchemins postés : 5397



Pensine
Mon casier judiciaire est: Rien à reprocher
Mon niveau magique est:
Ma résistance magique est de:
Admin


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini] Ven 10 Jan - 16:55

Le membre 'Ruth U. Alexïeva' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Sorcier Adulte' :

Résultat :

____________________________________
Administrateur.
Poudnoir 2014 Action !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.poudnoir.com





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini]

Revenir en haut Aller en bas

Promenons-nous dans les bois, un blessé tu y verras [Fini]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Monde adulte
-