POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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The everyday's life || Mary

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Wayland Witcher


MessageSujet: The everyday's life || Mary Dim 22 Déc - 16:13

Wayland ne savait toujours pas trop bien ce qu'il s'était passé. On était après les vacances de Noël. Et curieusement, tout ce qu'il s'était passé lui semblait être un grand mirage étrange. La douleur restait. Il ne s'en apercevait pas, cependant. Il était heureux, beaucoup trop heureux, beaucoup trop ramené à la vie pour se laisser dominer par elle et du coup, la douleur semblait magnifiquement lâcher prise. Il avait survécu à tout, désormais, Wayland Witcher restait persuadé de ce fait. Rien ne pourrait plus lui arriver. Il était passé par dessus tout. Et il résistait encore. A la vie elle-même avec ses passions amoureuses, ses moments d'aveux et de désespoir - le courage quand même de ne jamais abandonner. La volonté d'espoir quand il n'y a pas d'espoir s'appelle l'espérance. Il faisait preuve, toujours, même dans ses moments de doute, d'un optimisme inébranlable qui pouvait peut-être passer pour de la naïveté. Mais Wayland Witcher méprisait ceux qui le disaient naïf. Aucun de ceux là ne savaient s'émerveiller de quoique ce soit, et ne comprenait rien à la beauté immuable et magnifique de la vie, aucun ne voulait comprendre. Sans doute était-ce pour cela qu'il ne s'intégrait pas réellement dans la société telle qu'elle était. Pour Way, rien n'avait d'importance, pas réellement, et il prenait tout ce qui venait, sans rien changer, sans rien pouvoir changer. Il n'avait aucun contrôle de toute façon. Il se contentait de vivre, sans se prendre au sérieux. Voilà. Lui ne se prenait pas au sérieux, il n'était pas convaincu de la gravité du monde et de son importance. Il ne reculait pas devant le malheur. Il l'affrontait en essayant d'être un peu heureux, un peu vivant. Il ne pouvait pas abdiquer. Ce n'était pas l'heure, ce n'était jamais l'heure, pensait-il toujours. Il jetait au devant du vide les dernières illusions de feu. Il repoussait l'échéance à coups de griffes et de cris vains. Il aimait encore contre la mort qui l'assiégeait. Il aimait encore envers et malgré l'infamie. Il aimait encore. Il survivait. Il rêva paisiblement dans le Poudlard Express, mais de quoi, mystère. Il ne s'en souvint pas au moment où il descendit du train, alors pourtant qu'il se prenait à y réfléchir. Aucune importance.

De ce qu'il s'était passé, que gardait-il ? Un souvenir vague. Il ne savait pas qui était l'homme qui l'avait attaqué, juste que, sans doute, c'était un résistant décidé à s'en prendre à Mike. Quel dommage, par ailleurs qu'il n'aie pas réussi. Avec un léger frisson, la douleur lui revint d'un coup, et il flancha un instant. La souffrance, d'un coup, était si forte, qu'il sembla à Wayland la voir distinctement, comme des points rouges dansants devant ses yeux. L'instant d'après, c'était passé. Garry s'était déjà emparé de ses valises et lui jeta un regard soucieux :

« Ca va ? »

Le Serdaigle regarda les quelques marches du train à descendre comme une véritable épreuve et il sourit d'un air particulièrement las :

«Oui, ça va. Un instant, je vais descendre, c'est une question de préparation psychologique. Tout est dans le mental. »

A le voir, on en doutait. La fatigue se lisait clairement sur son visage calme, et les cernes semblaient toutefois moins un stigmate du manque de repos que la douleur. A le voir, on aurait dit qu'il avait maigri. Tous ses gestes étaient lents, bien que précis et volontaires. La douleur lui lancinait continuellement la poitrine là où les cotes avaient été brisées, sans parler du fait que parfois, respirer devenait pour Wayland une véritable épreuve. Il aspirait encore parfois de grandes bouffées d'air sifflantes, comme s'il manquait d'oxygène, mais dans l'ensemble, de ce coté là, ça allait mieux. Le tableau était parachevé par la béquille, et sa simple démarche, bien que volontaire et controlée, se faisait hésitante. Garrison se contenta d'un sourire dubitatif. Way leva les yeux au ciel et le suivit jusqu'aux calèches.

Renouer avec Poudlard, cette fois, ne lui déplut pas tant que ça.

On fit peu de mentions de l'attaque en elle même ; bien que les journaux en eut parlé, Wayland ne commenta guère cela. Il n'aspirait qu'à ce qu'on le laisse en paix et pas à grand chose d'autre. Il n'avait d'autre part pas exactement le sentiment d'être un héros, juste d'avoir fait ce qu'il fallait faire, tout improbable, dangereux, et hautement suicidaire que l'action fut, c'est-à-dire, en résumé, véritablement héroïque. Pourtant, en bon égocentrique, Wayland adorait d'habitude être sur le devant de la scène. La modestie, il s'en fichait, il n'aimait pas ça, qu'on le reconnaisse comme le meilleur était véritablement mieux. Mais là, c'était un peu différent : il était véritablement épuisé, et il lui semblait qu'il se passait trop de choses en même temps. Aussi se décida-t-il à prendre du recul et reprit-il avec une certaine tranquillité sa propre vie, sans rien dire ni demander.

Il n'était pas malheureux, somme toute. La douleur qu'il éprouvait en permanence et avec laquelle il allait devoir cohabiter quelques temps apparaissait à Wayland comme un prix bien mince à payer en comparaison du fait qu'il avait retrouvé Ariana. Cette pensée lui suffisait, et le reste...et bien tout le reste n'était que de la littérature.

Ainsi, par exemple, avait-il oublié Mary Kane et la lettre qu'elle lui avait envoyé au début des vacances. La réponse que Wayland lui avait donné était sèche mais pas trop désagréable ; au moment où il l'écrivait, il n'avait simplement pas envie de reparler de tout ça, mais il ne lui en voulait pas particulièrement – cela, c'était tout au début, au moment où la colère était la plus forte. Depuis, le sentiment était passé. En fait, Way avait même carrément oublié le fait qu'il avait dit qu'ils en reparleraient après les vacances. Aussi se sentit-il un peu honteux, lorsqu'un soir, il ne resta plus que lui, calé dans un canapé, les jambes posées sur un coussin pour ne plus avoir trop mal et ladite Mary Kane. Junior avait déserté la salle commune depuis longtemps. Witcher releva les yeux de son livre pour observer la jeune fille, manifestement plongée dans un devoir de Politique Internationale – qu'il n'avait d'ailleurs pas fait, attendant le dernier moment pour s'y mettre. Il finit par élever la voix :

« Mary ? On peut parler, deux minutes ? »

Il se releva péniblement, masquant une grimace quand il dut quitter le solide appui du fauteuil pour retrouver celui des béquilles, et alla s’asseoir à la table, en face d'elle. Il posa ses béquilles à coté de lui :

« Ca va, toi ? »

Il ne savait pas exactement si Ariana avait renoncé à sa vendetta, ni même si elle avait commencé.
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MessageSujet: Re: The everyday's life || Mary Dim 22 Déc - 20:29

Tic, tac, tic, tac, tic, tac… Le bruit était continu, régulier et hautement agaçant, en particulier quand on n’arrivait pas à trouver la concentration nécessaire pour travailler. Et comme souvent, ces derniers temps, Mary était incapable de se concentrer sur son travail. La pendule de la salle commune des Serdaigles indiquait qu’il était déjà onze heures passée. Les cours commençaient tôt le lendemain matin, et peu à peu, la salle commune c’était vidée de ses occupants, ne laissant plus que Wayland et Mary dans celle-ci. Comme prévu, elle n’avait pas reparlé à Wayland ou même cherché à lui parler depuis son altercation avec Ariana et Llew. Altercation était d’ailleurs un mot trop faible pour qualifié ce qui c’était passé, à vrai dire, elle évitait d’y penser si elle le pouvait. Elle aurait aimé oublier ce qui c’était passé si elle l’avait pu. Il lui semblait vivre dans un cauchemar permanent depuis. Elle n’avait plus recroisé Ariana, à part en cours, et même là, elle avait fait de son mieux pour l’éviter. Elle avait fait de son mieux pour éviter tout le monde. Etrangement, elle ne craignait pas une attaque physique, peut-être à tord, mais il lui semblait que tant que le langue de plomb la suivrait, – et il allait la suivre encore très longtemps – elle ne risquait rien.

Elle avait reçu la lettre de Wayland avec une certaine surprise, elle ne s’attendait pas à recevoir une réponse de sa part. Elle avait envoyé la sienne par pure politesse, et parce qu’elle avait ressentit le besoin de s’excuser, si pas de vive voix, au moins par écrit. Il lui avait demandé de se tenir à distance et aussi triste que ça soit pour elle, elle s’y était tenue. Ils s’étaient recroisés depuis bien entendu, c’était inévitable, ils étaient dans la même maison, ils vivaient dans la même salle commune, assistaient au même cours. Elle s’était tenue à sa résolution, elle ne l’avait pas regardé, elle n’avait même pas murmuré un simple « bonjour » de politesse. Elle l’avait ignoré, tout comme il l’ignorait. Elle n’était pas naïve, contrairement à ce que beaucoup se plaisait à croire à son propos, elle se doutait bien que l’idée d’avoir perdu un ami, était bien plus douloureuse pour elle que pour Wayland. Elle n’était même pas sûre que ça lui fasse quelque chose. En réalité, peut-être la situation aurait-elle été moins douloureuse pour Mary si elle avait été moins seule. Poudlard restait, même cinq mois après, encore une nouveauté pour elle. Elle y connaissait peu de personne, et celle avec qui elle était susceptibles de se lier d’amitié l’évitaient désormais, que ça soit à cause des consignes qu’Ariana avait données, où du discours de Valverde où simplement à cause du langue de plomb qui la suivrait désormais jusqu’à la fin de l’année, les gens faisaient de leur mieux pour ne pas se trouver en sa présence.

Était-elle la même qu’a son entrée à Poudlard en Septembre. Certainement pas. Depuis, elle était passé par un lynchage public, plusieurs humiliations, pas mal de déception. Et puis il y avait eu la torture, elle frissonnait rien que d’y repenser.Ca comme le reste, elle aurait voulu l’oublier. Elle avait minci l’espace d’une semaine, perdant les rondeurs enfantines qu’il lui restait. Elle semblait plus grave, si c’était possible. On ne l’avait pas affamé, mais son sommeil déjà troublé avant, était de plus en plus irrégulier depuis.  L’espace d’une semaine, elle avait été enfermée dans les cachots, on avait usé sur elle du Doloris et plusieurs autres sorts dont elle n’aurait pas su faire mention. Elle se souvenait juste de la douleur et du temps qui refusait de passer. La plupart de ses blessures s’étaient refermée désormais, il lui restait juste plusieurs bleus et coupure sur le corps, certaines étaient visibles, même en essayant de les cacher. Son altercation avec Llew lui avait coûté très cher et elle n’était pas naïve au point de ne pas savoir qu’elle n’avait pas fini de payer.

Elle avait prévu de rentrer en France ou peut-être chez son grand-père pour les fêtes de Noël mais vu son état à la sortie des cachots, elle avait préféré rester à Poudlard pour soigner ses blessures et éviter d’affoler sa famille. Qu’aurait-elle pu dire ? On me soupçonne d’être une mauvaise puriste ? Sa mère aurait insisté pour la faire rentrer en France et c’était quelque chose que Mary ne désirait pas. Elle n’aurait su dire la raison de son obstination. Rien ne la poussait à rester en Angleterre, il semblait que tout depuis qu’elle était revenue, la poussait à repartir au plus vite. Pourtant elle s’efforçait de braver la tempête pliant inlassablement en espérant ne pas se briser. Elle s’en sortait, tant bien que mal pour le moment, mais jusqu’à quand et dans quel but ?

Tic, tac, tic, tac, tic …., l’horloge continuait son mouvement immuable sans qu’elle puisse l’arrêter malgré son envie. Dans le reflet de la vitre de la pendule, elle voyait Way assis sur son fauteuil, lui aussi portait de multiples blessures, bien plus visibles que les siennes, et bien plus honorables. Les journaux avaient titré son agression bien entendu et tout le monde en avait parlé. Elle s’était inquiétée pour lui bien entendu mais n’avait rien dis, elle n’avait pas demandé de ses nouvelles, ni même écrit un mot pour s’assurer qu’il allait bien. Chacun ses problèmes désormais, même si elle ne le pensait pas vraiment.

Se désintéressant de Wayland Witcher, de ses problèmes, des siens, des blessures qui lui faisaient toujours mal, de ses peurs, elle se replongea pour la Xième fois dans son livre de Politique Internationale, un de ceux qu’Isaac lui avait gentiment conseillé. Rien n’y faisait elle n’avançait pas. Elle prit sa tête entre ses mains agacées, et s’apprêtait à refermer son livre avec violence quand elle entendit la voit de Wayland s’élever. Elle sursauta, surprise de l’entendre lui adresser la parole mais ne répondit rien. Dans sa lettre, Wayland avait dit qu’ils se parleraient après Noël. Elle avait espéré qu’il le fasse dans un premier temps, le premier pas lui appartenait après tout, puis avait décidé que s’ils ne se reparlaient pas, c’était probablement pour un mieux. Après tout, que pouvait lui apporter Wayland Witcher ? Son amitié ? Certainement pas, il ne pouvait pas, pas sans se compromettre encore une fois avec Ariana Bedan. D’après la rumeur, ils étaient de nouveau ensemble, le couple que tout le monde regardait, issus de deux grandes lignées de sang pur. Mary se savait trop insignifiante que pouvoir se mettre en eux, et elle ne le désirait pas, elle ne l’avait jamais voulu.

Elle referma son livre d’un coup sec, et l’écouta arriver péniblement prêt d’elle. Elle lui faisait toujours dos mais pouvait tout de même l’observer dans le reflet de la vitre de la pendule. Une fois arrivé à sa hauteur, il s’assit en face d’elle. Son visage s’éclaircit un instant, il avait maigrit, il avait l’air fatigué mais il restait Wayland. Elle lui offrit un petit sourire fatigué, c’était le mieux qu’elle puisse faire ce soir et répondit sans vraiment le regarder :

« Je ne suis pas certaine que ça soit une bonne idée tu sais. »

Ils étaient dans la salle commune des Serdaigles, le langue de plomb qui la suivait habituellement n’était pas là, ils étaient seuls mais on ne savait jamais. Elle était désormais sur ses gardes, bien plus qu’avant attentive à tout ce qui pouvait lui porter préjudice. Une séance de torture avait été bien assez, elle ne désirait pas en risquer une seconde. Son sourire s’effaça pour laisser place à une certaine lassitude, elle se laissa aller dans le fond de sa chaise et passa une main nerveuse dans ses cheveux. On ne pouvait pas dire qu’elle aille bien mais après tout, ce n’était pas de sa faute. C’était de la sienne, elle n’avait fait que subir l’effet papillon. Si elle n’avait pas voulu participer en Politique Internationale, si elle n’avait pas voulu parler à Llew, si elle n’avait pas voulu embrasser Way, rien de tout ça ne serrait arriver. Elle ne faisait que récolter ce qu’elle avait semé, elle n’avait aucune raison de lui en vouloir, pas plus qu’elle n’en avait à dire la vérité. Elle joua avec ses doigts un moment et acquiesçât.

« Oui, je vais très bien. Et toi ? », Fit-elle en désignant ses béquilles, si il fallait parler, autant que ça soit de lui plutôt que d’elle.
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MessageSujet: Re: The everyday's life || Mary Mer 25 Déc - 16:34


Wayland Witcher et le reste du monde. Une véritable opposition. Il adoptait une attitude de défi qui lui correspondait réellement. Jamais il ne laissait personne lui dire ce qu'il devait faire, et ce qu'il ne devait pas faire. Prouver aux cyniques qu'ils avaient tort était quasiment sa raison d'être. Le purisme était cynique, soit disant, mais il ne croyait pas à ça. Ainsi, par exemple, Wayland ne pouvait même pas imaginer qu'on puisse, par exemple, avoir torturé Mary. Pourquoi faire, aurait-il demandé si on le lui avait appris. Globalement, il méprisait totalement la violence. Le Serdaigle la jugeait profondément inutile. Ceux qui torturaient n'utilisaient pas les choses pour marquer les esprits, pour manipuler, pour obtenir le soutien, ou la fidelité. Ceux qui tuaient et faisaient mal montraient leur propre faiblesse : celle de ne pas savoir convaincre de la manière la plus rationnelle qui soit, par les mots. Ils lui faisaient pitié : ils manquaient d'imagination. La seule limite qu'on se fixait était le ciel. Son ciel. Voilà tout. Après tout, n'était-ce pas vrai ? N'y avait-il pas moyen de convaincre sans violenter les gens ? Connaissaient-ils uniquement le bâton ? Bande de sauvages. Le purisme, pour Wayland, c'était la victoire de l'esprit sur la violence, un ordre logique qui s'imposait. Il ne croyait au rationalisme, il ne l'était pas assez pour ça, mais dans les questions identitaires, c'était autre chose. Cela faisait partie de lui. Donc, c'était logique, car on se structurait forcément de manière claire. La logique, cependant, variait avec les individus.

Pour en revenir à Wayland lui même, cependant, il fallait bien admettre qu'avec cette manière de faire là, il devenait clairement méprisant envers un peu tout le monde. Il n'admettait pas la violence comme une réaction qui méritait la pitié, il la méprisait simplement, il ne cherchait pas à comprendre le parcours de chacun. D'une certaine manière, il était très égoiste. En bon Witcher, il était très marqué par l'idée de sa petite personne. D'un autre coté, il fallait aussi prendre en compte que son parcours avait été difficile, et qu'il en était ressorti pas aigri, mais plus dur. Il s'en était sorti. Et si lui avait affronté la mort, et la douleur, tout, sans sourciller, s'il s'en était remis, Way n'admettait donc pas que les autres puissent flancher. Les problèmes des autres, pour le Serdaigle, étaient donc mineurs, sans importances, inexistants. Après tout, si personne ne vivait ses problèmes,  tout le monde allait bien. Péremptoire, psychorigide, fermé sur certains points. Wayland était persuadé d'avoir raison sur tout le monde : parfois il tenait des raisonnements brillants de lucidité, mais sur certains points il manquait d'objectivité, ce qui le rendait naif. Il pensait sincèrement que personne ne le valait : si quelqu'un s'avisait de lui répondre, d'avoir le niveau pour disserter avec lui, cela le surprenait toujours. Il se croyait supérieur et la majorité du temps, par un caractère indubitablement bien trempé, le gamin qu'il était avait l'ascendant. Mais il ne pigeait pas qu'il y avait plus fort que lui. Si ça arrivait, c'était une claque monstrueuse ; comme ce qu'il s'était pris lorsqu'il avait affronté ce type.

D'un autre coté, Wayland ne pouvait pas prétendre qu'il détestait absolument tout le monde. A force de mépris de part et d'autres – de sa part, qui se pensait plus imaginatif – et des autres – qui disaient que justement il l'était trop, et d'une timidité maladive du à ce mépris mutuel, il finissait par s'éloigner des autres. Et par devenir, dur, méprisant, presque insensible, oubliant facilement les gens comme Mary Kane et les problèmes qu'ils auraient du ou pu avoir. Cependant, il n'oubliait jamais entièrement. Cette manière d'être, si rude, lui venait de son éducation de sang pur : car Wayland jugeait en permanence que puisqu'il était sang pur, il devait être dans le vrai, et que de plus, il avait tous les droits. Ce n'était pas vrai et de temps en temps la réalité le lui rappelait cruellement : il ne pouvait pas empêcher le monde de le cogner. Mais ce n'était pas le principal. Car une grande partie de lui ne reposait pas, justement, sur cela, mais bien sur le fait qu'il n'arrivait pas à renoncer à essayer d'être avec les gens. Au final, il finissait toujours par se rappeler de leurs soucis, et si on lui en parlait, finalement, Wayland se révélait toujours prêt à filer un coup de main. Ainsi, ne pas parler à Mary le dérangeait vraiment. Il ne s'en rendit pas compte jusqu'à ce qu'elle soit là, devant lui. Mais ça restait vrai. Le truc, c'est qu'il n'y avait tout simplement pas pensé. Voilà quel était le grand défaut de Wayland Witcher : penser, mais pas au bon moment, et ne pas penser lorsqu'il aurait fallu qu'il le fasse.

Ce n'était pas un méchant garçon. Imbuvable, sur de lui, hautain, se foutant de tout et de tout le monde, ne respectant rien, à contre courant, solitaire, méprisant, dur, moqueur. Mais également pacifiste, réfléchi, intelligent, sympathique, plein d'humour. Il fallait briser les barrières avec Wayland, savoir lire clair dans cette carapace qu'il se forgeait à cause de ce qu'il vivait, pour ne pas sombrer dans la misère. Ceux qui ne passaient jamais la carapace le détestaient ou restaient indifférents à sa personne. Ceux qui prenaient la peine de s'arrêter un instant sur lui, qu'ils soient très différents ou non de Way, se faisaient une opinion réelle de lui. Tous les gens qu'ils aimaient ne s'arrêtaient pas aux apparences. Ils comptaient pour le Serdaigle à cause de ça. Et Mary Kane étaient de ceux là, peut-être même sans s'en rendre compte. Et puis, d'une certaine manière, sans comprendre très bien pourquoi, il se sentait un peu coupable pour elle. Il ne réalisait pas ce qu'il avait pu se produire avec Valverde, mais savait bien par quoi elle était déjà passé. Et par quoi elle passerait. S'opposer à Ariana ? Wayland y renonçait. Qu'il dise quelque chose ou non ne changerait rien. Raisonner Ariana Bedan lorsqu'elle avait une idée en tête était impossible. Lui pouvait supporter ce genre de chose, car il était doté d'une faculté à envoyer bouler n'importe qui assez facilement. Qu'en serait-il de Mary ? Il ne savait pas.

D'où aussi le fait qu'il voulait lui parler. Puis il fallait tenir compte de la lettre. Enfin, de sa réponse. Le jeune homme n'en était pas spécialement fier. Oh, les Witcher n'étaient pas vraiment ce qu'on nommait des gentlemen, mais tout de même. Wayland aurait pu être plus poli, et il le savait. Mais à ce moment là, il était réellement en colère contre tout le monde. Maintenant...non, il n'en voulait pas à Mary. Ce qu'il s'était passé n'était la faute de personne. C'était moche, et stupide. Cela dit, Wayland ne voyait absolument en quoi cela affectait leur amitié : preuve absolue que parfois il était complètement déconnecté de la réalité. Cela serait moins facile, cependant, beaucoup moins facile,car il ne comptait pas sur le fait qu'Ariana allait oublier, ou foutre la paix à Mary. D'une certaine manière, il comptait sur Valverde pour mettre bon ordre dans ses troupes. C'était à l'Inquisiteur de faire quelque chose si Mary était bourbiste. Wayland doutait que l'Inquisiteur tolère les carnages dus à de la jalousie. Mais cela, il préférait laisser à Ariana le soin de le découvrir seule. Même s'il l'adorait, il restait lucide : cela ne servirait qu'à la monter une nouvelle fois contre lui, et pas dans le bon sens – bien qu'un peu tendancieux – du terme.

Pour en revenir à Mary, elle avait l'air fatigué. Wayland était un observateur et il ne pouvait pas ne pas le remarquer, pas plus que la nervosité de sa camarade, bien qu'il n'en vit aucune cause. Pour le moment. Il eut un rire bref, mais cela du prendre l'air d'une grimace, car rire lui faisait mal dans les cotes :

« Moi qui croyais que je n'avais que de bonnes idées. Non sans rire, parce qu'après ça me fait un mal de chien, il n'y a pas d'autres insomniaques que moi ici, ils nous ficheront la paix. »

Et c'était vrai. En réalité, dormir devenait une épreuve pour Wayland, car il ne parvenait pas à trouver une position dans laquelle il n'avait pas mal. La douleur le poursuivait, et il se réveillait souvent plus fatigué qu'il ne s'était couché. Du coup il ne se couchait carrément plus, et la plupart du temps, voir tout le temps, personne ne venait le déranger. Il décida donc de répondre honnêtement :

« Sincèrement ? Je pensais pas qu'on pouvait autant avoir mal. Mais ça va mieux que ça n'a été. Au début je ne pouvais presque pas bougé. Un genou fracturé, l'intégralité des cotes sur le coté droit cassé, et l'une d'elle ayant transpercé un poumon. Une horreur. Je ne recommande ça à personne. »

Il la regarda d'un air plus sérieux, se souvenant de ce que lui avait dit Llewelyn un peu par hasard :

« Et, sans vouloir te vexer...t'as pas l'air d'aller si bien que tu le dis, si tu me permets. En fait, t'as l'air totalement épuisée...qu'est-ce qu'il t'a fait, Valverde ? »

Il voyait bien que Mary ne voulait pas en parler, mais il ne pouvait décemment ignorer ce qu'il voyait, non ? Wayland ne savait plus trop bien. Il était fatigué, lui aussi, et puis cette foutue horloge lui filait un mal de crane épouvantable.
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MessageSujet: Re: The everyday's life || Mary Mer 25 Déc - 21:11

C’est quoi l’amitié ? Une notion bien étrange, abstraite. Petite fille, quand elle s’ennuyait, elle aimait aller lire les définitions au dictionnaire. Une occupation très inhabituelle pour une jeune fille d’à peine dix ans mais Mary n’était jamais rentré dans la norme. Tout en se jugeant ordinaire et fade, elle sortait en réalité du commun. Elle n’était pas le genre de fille qu’on remarquait, ni même celle dont on recherchait la compagnie, mais ça ne l’empêchait pas de ne pas être la norme. De part ses goûts, de par son mode de pensée, son éducation, elle ne ressemblait pas réellement à la masse d’élèves qui peuplait Poudlard. Toutes ces caractéristiques couplées à son caractère un peu particulier, empêchait souvent les gens de venir vers elle ou de se lier à elle. Elle n’était pas facile d’accès pas par désir, mais simplement parce qu’elle ne savait pas se mettre au diapason des gens avec qui elle discutait.  C’était difficile pour une jeune fille de son âge de passer pour quelqu’un de taciturne et asociale quand on était juste incapable de faire fis de sa timidité. Ca allait mieux avec le temps, mais n’ayant plus l’opportunité d’avoir des relations sociales, personne ne pouvait le savoir.

Pour en revenir à l’amitié, elle se souvenait de la définition qu’elle avait lue à ce sujet. Inclination réciproque entre deux personnes n’appartenant pas à la même famille. C’était vaste, et fort peu précis comme définition. Mary n’aimait rien tant que la précision qu’apporte la connaissance et avait donc poursuivit sa recherche lisant que : L’amitié en son état pur est inconditionnelle, c’est-à-dire que de vrais amis ne se jugent pas, et ne tiennent pas compte du temps qui passe. Ainsi l’amitié dépasse-t-elle les valeurs individuelles et temporelles, elle est un état d’esprit, un lien particulier qui unit les êtres. Elle avait bien aimé cette définition, et depuis ce jour, elle l’avait pris comme modèle de référence sans en accepter une autre. Pourtant, une définition, et elle le savait, n’était jamais qu’un idéal, un modèle générique, de la théorie, en pratique, rien ne se déroulait réellement comme sur papier.

Way était-il son ami ? Elle n’aurait pas su le dire, elle ne s’était pas posé la question. Elle savait simplement que pour sa part, elle était son amie sans condition. Elle n’était pas de ces Gryffondor ou de ces Poufsouffle dont la loyauté n’avait d’égale que leur stupidité. Elle donnait sans compter, envisageant que son amitié n’aille que dans un sens. C’était en contradiction avec la définition qu’elle affectionnait tant mais pour le reste, elle le suivait à la lettre. Peu importe qu’ils ne se soient pas parler depuis près d’un mois, peu importait qu’elle l’ait évité du mieux qu’elle pouvait. Elle savait en le voyant qu’il lui avait manqué. Elle aurait préféré que ça ne soit pas le cas. Wayland Witcher faisait ressortir ce qu’il y avait de meilleur en elle, son humour, sa joie de vivre, son sourire et son entrain. En sa présence, elle était moins rigide plus détendue, et c’était quelque chose qu’on voyait rarement chez Mary. Elle en était désolée, pragmatique comme toujours, elle savait qu’il aurait mieux valu ne pas aimer Wayland, même comme ami.
Que disait la chanson déjà ?

"I guess you didn’t care and i guess i like that
And when i fell hard, you took a step back
Without me
And he’s long gone
When he’s next to me
And i realize the blame is on me, cause i knew you were trouble when you walked in"

Avec lui venait les ennuis, ce n’était pas de sa faute, pas plus que ce n’était de la sienne mais dans le monde dans lequel ils vivaient, elle ne pouvait pas se permettre d’avoir plus d’ennuis qu’elle n’en avait déjà. Qu’en aurait-il été d’eux dans un monde différent, non pas plus juste, parce que Mary estimait que le purisme était juste, mais un monde où elle aurait été son égale. C’était impossible bien entendu, Mary était une sang mêlée et le resterait, néanmoins, parfois, elle se plaisait à imaginer qu’il en était autrement. Si ça avait été le cas, personne n’aurait douté qu’elle soit puriste. Personne n’aurait remis en question ses croyances. C’était un caprice de sa part que d’imaginer ça, on ne change pas ce qu’on est et ce n’était certainement pas en s’apitoyant sur son sort qu’elle y arriverait.

Elle l’observa sans vraiment le regarder, même rire semblait être douloureux pour lui. Ca faisait relativiser ses propres blessures. Il avait tout les deux eux affaire à un mangemort mais pas de la même façon, ni dans les mêmes circonstances. Le but de la personne qui avait attaqué Wayland avait été de le tuer, Valverde quant à lui n’avait voulu que punir Mary, même si du point de vue de la jeune fille, la punition avait été tellement douloureuse qu’elle n’avait pas toujours fais la différence.

« Des bonnes idées… », Elle lui offrit un sourire désabuser qui disait clairement « Tu te fous de moi. » Avant d’enchainer avec un rire discret, comme de peur qu’on la voit trop familière avec le jeune Witcher. « Personne ne te dérange jamais Way, sauf si on te voit en ma compagnie. » Elle n’eut pas besoin d’ajouter le reste. Wayland était un garçon intelligent, ça faisait partie de ses qualités, il savait très ce que sa phrase sous-entendait « Moi je ne finirais pas d’en entendre parler et toi non plus. ». Il était impossible qu’il ne se rende pas compte des implications qu’avait sa présence en face d’elle. C’était ironique que de se dire qu’à respectivement seize et dix-sept ans, ils n’étaient tout les deux plus en droit de fréquenter réellement qui il voulait. Elle écouta le récit des blessures de Way sans ciller. Une autre aurait probablement poussé les hauts cris et louer son courage en s’écriant « Mais tu aurais pu mourir. ». Mary n’était pas de cette trempe. A ces yeux, acte relevait plus de la stupidité que du courage. Quelle idée que de se précipiter au devant du danger pour une fille, et qu’elle fille. Mary n’aimait pas Ariana, elle n’avait rien contre la Serpentard de base, sans l’estimer particulièrement, elle l’avait indifférée jusqu’au jour où elle s’était retrouvée dans une position compromettante avec Wayland. Néanmoins, elle restait la copine de Wayland, et par respect peu importe ses différents et ce qu’elle lui ferrait subir, elle ne dirait pas un mot contre elle en sa présence, où elle essaierait. Elle se contenta de répondre laconiquement :

« Au moins tu es vivant, c’est déjà ça… », Et dieu sait qu’il n’était pas partit gagnant. Elle ajouta d’un ton un peu plus sec, agacée de l’avoir su aussi bête. « Mais qu’est-ce qui t’a pris enfin ?  Je croyais que c’était moi la reine des emmerdes ? Tu cherches à me voler mon titre ? ». Ils étaient à Serdaigle bon sang, ils étaient réputés pour être intelligent, savoir faire marcher l’organe qui leur servait de cerveau mais non il avait fallu que Wayland fasse son chevalier servant, tout comme il l’avait fait avec elle. C’était à croire que les femmes finiraient par avoir sa peau. Elle se détendit un peu sur sa chaise, s’apercevant qu’ils étaient toujours seul dans la salle commune et risquait de le rester. En la présence de Way, son cynisme ressortait et son langage se faisait plus familier. C’était un aspect de sa personnalité qu’on ne voyait que très rarement, uniquement quand elle était à l’aise et Way était une des rares personnes à Poudlard avec qui elle ne se sentait pas obligé de garder une distance cérémonieuse. Pourtant avec lui plus qu’avec un autre, elle aurait du.

Il la regarda plus sérieusement et lui posa LA question à laquelle elle aurait aimé ne pas répondre. Après tout, tout le monde savait plus ou moins, ou imaginait, ce qui s’était passé, mais elle n’en avait jamais parlé à personne. L’expliquer, le dire, tout ça rendait les choses plus réelles, plus concrètes pour elle. C’était la même chose pour son géniteur, elle n’avait jamais parlé à personne de son entrevue avec le directeur de l’Ordre Nouveau, pas même à son grand-père, ni même à sa mère. A la réflexion, sans mesure la portée que son acte aurait eu sur elle-même, elle souhaitait que Witcher ait accédé à sa demande et laissé mourir l’homme qui lui servait de père. Au moins, elle aurait été fixée, au moins, elle n’aurait pas été dans l’expectative, elle aurait su. Ca restait un secret, enfuis au fond d’elle-même, qu’elle essayait désespérément d’oublier, tout comme elle essayait d’oublier sa semaine dans les cachots de Poudlard.

Pendant un moment, le silence se fit, on entendit plus que le bruit de la pendule et elle refusa de regarder Way. Elle aurait voulu parler mais les mots restaient bloqués sur sa langue. Elle ne savait pas pourquoi elle n’arrivait pas à lui dire, peut-être parce qu’elle avait peur qu’il prenne ça comme un reproche envers lui et sa petite-amie mais en quoi étais-ce de sa faute ? Même Ariana n’y était pour rien, même Llew, c’était Mary qui avait provoqué sa propre chute cette fois-ci. Elle releva la tête et regarda celui qu’elle considérait comme son ami dans les yeux avec de déclarer avec humour.

« J’ai profité de l’hospitalité des cachots de Poudlard, mes hôtes étaient très attentionné et pendant une semaine entière, j’ai eu droit à leur sort les plus stimulants. », Elle haussa les épaules avec une nonchalance feinte et ajouta, « Le Doloris n’est probablement rien en comparaison de ce que tu as eu, je n’ai pas à me plaindre, je n’ai eu que ce que je méritais. » Etais-ce vraiment le cas ? Le méritait-elle vraiment ? Elle ne pouvait pas y répondre honnêtement, pas sans sentir une certaine colère monter.
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MessageSujet: Re: The everyday's life || Mary Jeu 26 Déc - 8:40

L'amitié, la confiance, l'amour...les autres. Des sujets que Wayland Witcher maitrisait mal. Il savait ce qu'il voulait pour lui même et savait comme il réagissait lui même par rapport aux autres. Mais la réaction des autres face au monde et à lui même l'étonnait toujours, dans la plupart des cas, car il y avait en fait les autres, ceux qui ne le comprenaient pas et avec qui il ne possédait aucune espèce d'affinités, et les autres autres, ceux qu'il aimait ou appréciait réellement. Sans doute était-il trop décalé par rapport au reste du monde, mais ce raisonnement froid et pragmatique qui consistait à détester tout le monde, Wayland ne le pigeait pas vraiment. En réalité, il était bien plus porté sur la confiance que sur la défiance, dès lors qu'on parvenait à surpasser son mépris qui faisait qu'au premier abord il passait pour un connard fini. Mais la plupart des gens ne se donnaient pas la peine de passer cette barrière et rajoutaient souvent le fait qu'il devait être un excentrique total, fêtard et irresponsable, fuyant lâchement devant tout le monde pour se réfugier sur la route où il était seul. Mais ce n'était pas vrai. Way possédait un sens aigu de l'amitié, de la confiance et de l'amour, et en réalité, il n'était pas si irresponsable que ça. En fait, il possédait d'une certaine manière un solide bon sens de propriétaire terrien venant tout droit de la façon familiale de penser et de faire. Il méprisait parfois, et même souvent, à vrai dire, s'il était tout à fait honnête, ce que faisait sa famille, et la manière si étriquée qu'elle avait d'agir, mais il raisonnait un peu comme eux. Il ne pouvait pas échapper à ça, car c'était son héritage, qui faisait partie de lui aussi sûrement qu'il se nommait Witcher. La famille et le nom comptait. Il était l'ainé, l'héritier, et celui qui devait défendre ses frères et sœurs. Il était celui qui avait consolé chacun d'eux, celui qu'on venait voir, celui qui ne ralait jamais et qui était toujours là pour les aider. Pour Megan, la petite dernière, Way était une sorte de divinité paré d'une aura démente : il était son grand frère, et elle l'adorait, bien qu'il lui fit un peu peur. Et avec tous les gens qu'il aimait, il se trouvait là, toujours.

Parfois, cependant, cela devenait lourd, aussi, égoïstement, le Serdaigle l'admettait, il avait besoin de prendre du large. Prendre la route correspondait à ce qu'il aimait, et satisfaisait une curiosité dévorante qui animait âme, car Wayland voulait toujours tout voir du monde. Mais lorsqu'il prenait la route, il échappait aussi au reste du monde, si mesquin et si injuste. Tout se révoltait chez Wayland lorsqu'on parlait de laisser les gens seuls, de ne pas aider sa propre famille, de se foutre du monde. Mais tout le monde pensait comme ça, alors parfois, oui, il se renfermait, et il fuyait. Sur la route, il n'avait besoin de personne, ni de s'interroger, ni de lutter ou de négocier avec le monde, il n'était responsable de rien sauf de lui même et cela lui allait parfaitement. Cela procédait de la même logique que son coté moqueur et plein d'humour : les mots étaient la meilleure défense qui soient, jugeait-il, face à l'adversité, bien que quand il faille agir, on ne pouvait douter que Wayland le fasse. Ainsi, un temps, il avait laissé tomber Mary, parce que toute cette histoire l'épouvantait, et lui faisait mal. Mais le jeune homme ne restait jamais très longtemps sans s'occuper réellement des gens. Cela lui prenait parfois du temps, car il fallait qu'il dépasse le fait que parfois, égoïstement et un peu lâchement, il ne pensait qu'à lui. Mais Wayland avait conscience qu'il ne pouvait vivre replié et enfermé sur lui même à vie, quand bien même le monde était dur à supporter. Car justement, il y avait trop de beauté dans le monde pour l'ignorer.

Ainsi donc, il finissait par revenir vers Mary. Qu'on le juge là-dessus, Wayland s'en fichait un peu. Il se foutait pas mal de ce que pensaient la majorité du monde de lui, puisque la majorité du monde ne pensait pas comme lui et ne le comprenait pas. Prompts à la critique et jamais à la remise en cause, les gens l'indifféraient souvent. Ils n'avaient pas de caractère. Pas vraiment. Aussi laissait-il glisser la violence des mots. La plupart essayaient juste de se faire bien voir de toute façon, ça ne servait donc à rien d'y prêter attention. Il porta sur Mary un regard soucieux :

« Ce que les gens pensent de moi n'a pas une grande importance, donc je pense qu'on va continuer comme ça...sauf si ça te cause réellement un problème. Moi ce n'est pas très grave...sauf si Ariana s'en mêle. Ce qui n'est pas le cas, pour l'instant. Enfin je crois. Mais je n'ai pas envie qu'ils te rendent la vie impossible à cause de moi ou qu'ils en rajoutent. »

En réalité, il n'était vraiment pas méchant, et quand il le voulait, il arrivait réellement à se soucier des autres. Il était vrai qu'il se foutait de ce que les autres pouvaient dire de lui. Lorsqu'il sortait avec Anais, les commentaires allaient bon train, surtout sur le fait qu'il sortait avec une junkie. Il laissait glisser, il était heureux, ça lui suffisait. Wayland était content de parler avec Mary. Etait-elle une amie ? C'était compliqué, ça le serait toujours, mais oui. A cause d'Ariana, bien qu'il se refusa à formuler une quelconque critique envers elle, ça ne passerait pas bien. Il fallait bien dire qu'elle n'était pas un modèle en matière de jalousie. Comme Wayland l'adorait, il n'était franchement pas objectif sur elle, et passait tout à la verte et argent. Ca ne l'empêchait pas d'essayer de concilier les deux – il faisait ce qu'il voulait, après tout, non ? Ca allait être compliqué.

Mais d'avance, Wayland savait que rien n'était jamais simple. Il n'aimait pas les filles simples, mais les filles qui avaient...quelque chose. Il ne savait pas si c'était une formidable lumière ou une grande zone d'ombre, mais elles étaient libres, pas forcément comme lui, mais elles l'étaient. Libres, et fantasques, fantastiques, immensement caractérielles, autant que lui, ce qui donnait des heurts violents, parfois. En cela, l'amitié qu'il avait pour Mary ne se transformerait jamais en amour. Elle ne possédait pas ce coté caractériel là. En réalité, Way avait une propension étrange à aimer les femmes qui pouvaient le détruire. La beauté fatale, littéralement, c'est ce qu'il aimait. Cela ne correspondait pas vraiment à Mary Kane, en étant tout à fait honnête.

Sans doute les femmes qu'il aimait lui faisait-il faire des conneries, comme jouer au chevalier servant, attitude qui pouvait agacer. Wayland sourit cependant à ce que disait Mary, car de son point de vue, au final, il ne pouvait pas faire autrement. Est-ce qu'Ariana aurait fait la même chose pour lui ? Pas sur. Il ne savait jamais trop bien avec elle, mais lui n'aurait pas pu ne pas le faire. Il s'enfonça un peu plus profondément dans son siège, essayant d'adopter une position pas trop douloureuse et plus supportable.

« Je me voyais mal laisser ce type tuer Ariana. Elle n'est pas parfaite, c'est vrai. Mais je ne le suis pas non plus, et sans elle... »

Il n'était pas grand chose, sa vie ne valait pas trop la peine d'être vécue, il ne savait pas très bien comment terminer. Mais il ne pouvait pas en finir avec Ariana Bedan. Sans doute même qu'il n'en finirait jamais. Il y eut ensuite une longue pause. Wayland ne dit rien. Il ne pouvait rien dire. Il fallait que Mary parle, ou ne parle pas, à elle de décider, lui ne lui forcerait pas la main. Et quand elle parla, il fut réellement secoué par ce que la jeune fille lui apprit. Il avait bien remarqué qu'elle avait l'air fatigué, mais à ce point...Non, certainement pas. Tout ce que Wayland croyait se révoltait en lui. Pour lui, de manière un peu idéaliste, le purisme ne correspondait pas à la violence, encore moins gratuite, car pour le Serdaigle, tout cela était de la violence gratuite, exercée par un Inquisiteur en mal de pédagogie. Ce fut avec une réelle indignation qu'il répondit :

« Non, attends, je peux pas te laisser dire ça, c'est pire que c'est j'ai subi, et puis c'est encore plus injuste.  Ils t'ont vraiment balancé des doloris ? Ils sont devenus dingues, tous autant qu'ils sont ! C'est complètement inutile, tu n'avais rien fait à personne, ils n'ont pas le dr.. »

Le reste de sa colère se perdit en une violente et douloureuse quinte de toux, qui le réduisit au silence, tellement la douleur était vive et terrible. Wayland ne pouvait rien y faire, sinon attendre que cela passe. Au début, cela le prenait pour un rien, et il crachait du sang. Maintenant cela se faisait plus rare et simplement s'il sa respiration se faisait irrégulière, lorsqu'il se mettait en colère, par exemple. Le sang décolora un peu son mouchoir, mais il le rangea rapidement, et fit signe à Mary que tout allait bien :

« C'est rien, c'est ce que je disais tout à l'heure, une cote a transpercé le poumon, du coup, il faut que le sang disparaisse. Mais, pour finir ce que je voulais dire...c'est tellement ignoble qu'ils t'aient fait ça, je ne vois pas pourquoi Valverde a décidé ça. Je vois même pas comment tu arrives à prendre ça avec humour. Tu n'es pas obligée de tout garder pour toi, tu sais. T'as le droit de flancher, Mary. »
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MessageSujet: Re: The everyday's life || Mary Ven 27 Déc - 9:53

Est-ce qu'elle accordait de l'importance à ce que les gens pensaient d'elle ? Pas réellement, May était quelqu'un qui accordait de l'importance aux idées, à la bonne tenue, au tradition, au respect des différentes castes, à la préservation du sang, à la politique, la loi, ce qui était juste ou non. Tous cela lui important mais ce qu'on pensait d'elle, elle en faisait fit. Fut un temps où ce n'était pas le cas, elle se souciait de ce que les autres pensaient d'elle, la trouvait-elle trop guindée, trop sérieuse, trop fade, trop effacée ? Ca l'avait tracassé et elle avait essayé d'être plus naturelle, plus détendue, comme ses amies ou camarades de classe. Cependant, ce n'était pas sa façon d'être, et se forcer à être quelque chose qu’on n’est pas n'avait fait que repousser l'inéluctable. Elle finirait par se détendre, ils le faisaient tous, mais forcer les choses ne sert à rien. Aussi, à seize ans, percevait-elle seulement l'idée qu'il n'était pas nécessaire d'être toujours aussi formelle et guindée, en particulier avec des gens de son âge. Il fallait le temps que l'idée arrive jusqu'à elle, mais en règle générale, une fois que celle-ci était là, elle finissait toujours par faire son bonhomme de chemin. Même si elle était socialement désavantagée, la jeune fille restait quelqu'un de sensé qui savait tout de même voir où était son intérêt. Cela ne l'empêchait pas de se foutre royalement de ce que l'on pouvait bien penser d'elle, premièrement parce que ce n'était probablement rien de flatteur à son sujet, et deuxièmement, parce qu'elle savait elle-même ce qu'elle valait. Elle se savait intelligente mais ne se considérait pas supérieure aux autres, le sang, pour le meilleur, comme pour le pire, aurait toujours le dessus sur la bonne éducation et l'intelligence dans leur société - il suffisait de regarder H pour s'en rendre compte - et même si elle possédait l'intelligence, elle ne possédait pas le sang pour autant.

Que pouvait-elle répondre à Wayland ? Qu'elle aussi dans le fond aurait bien voulu ne pas se soucier de ce que les gens pensaient ? Comme dit plus haut, elle ne s'en souciait pas, mais elle se souciait des conséquences qu'entrainaient les pensées des gens. Elle n'était pas du genre à snober les autres, mais néanmoins, il lui arrivait tout de même de penser que si certaines personnes avaient pu s'abstenir de réfléchir ou d'émettre un quelconque jugement sur quoique ce soit, le monde ne se serrait pas plus mal porter pour autant. Quant à elle, elle avait beau être intelligente, elle n'était pas toujours sage pour autant, aussi prit-elle une décision, et encore une fois, ce ne fut probablement pas la plus maligne de son existence.

"Non, ca ne me pose pas de problème.", elle luit adressa un sourire chaleureux, le premier véritable sourire qu'elle lui offrait depuis qu'il était arrivé à sa table. "Ca ne nous ferra pas beaucoup d'endroit pour parler mais je suis contente de pouvoir le faire au moins ici.", elle hésita un moment puis sentant qu'elle ne rougissait pas, elle ajouta. "Tu m'as manqué. Je sais que je te l'ai dis dans ma lettre mais je tenais à te le redire en face, ça ne voulait rien dire et c'était un accident, ne te méprend pas sur mes paroles."

Elle ne fit pas mention des gens qui avaient le pouvoir de lui rendre la vie impossible. C'était inutile, ils savaient tout les deux ce qu'il en était, si Ariana apprenait qu'ils se reparlaient, elle signait probablement son arrêt de mort, ou presque. Mais il lui avait vraiment manqué, son ami lui avait manqué et ce simple fait suffisait à la rendre déraisonnable. Elle aurait du lui dire que ça ne lui convenait pas, que si ils étaient obligés d'entretenir une amitié sous le manteau, comme on entretient une maitresse, ça ne valait pas la peine. Mais elle ne dit rien de tout ça, parce qu’à ses yeux, ça en valait bien la peine. Bien entendu, elle l'appréciait bien plus qu'elle ne voulait lui avouer ou se l'avouer mais c'était principalement l'ami qui lui avait manqué. Elle était encore jeune et Wayland Witcher n'était jamais qu'une amourette. Au fond, ils n'étaient probablement pas compatible mais ça ne l'empêchait pas de l'idéaliser

Lui, il aimait Ariana, pour des raisons qu'elle avait du mal à comprendre. Que pouvait-elle bien lui apporter, outre des ennuis. Il n'avait pas besoin de sa position sociale, il en avait une, probablement égale à la sienne. Mary, quand il s'agissait de la Serpentard, en perdait son objectivité. Celle-ci lui avait bien fait comprendre qu'elle ne l'aimait pas, et en retour Mary lui rendait la pareille. Ce n'était pas sans fondement pour autant. Si Mary n'aimait pas Ariana, ce n'était pas parce que celle-ci avait juré sa mort -quoique n'importe qui verrait ça comme une raison suffisante -, ni même parce qu'elle était la copine de Wayland. C'était simplement à cause de leur différence de caractère, les deux jeunes filles n'avaient rien en commun. Elle détestait les gens impulsifs, ceux qui s'avéraient incapable de suivre autre chose que leurs émotions et qui ne réfléchissent pas avant d'agir. Ironiquement et paradoxalement, c'était pourtant ce qui l'avait attiré chez Way, comment l'expliquer ? Pour Mary, Wayland était quelqu'un d'intelligent qui savait réfléchir mais qui décidait la plupart du temps de mettre son cerveau en sourdine pour faire ce qu'il y avait de plus stupide à faire. L'état dans lequel il se trouvait, était une preuve parfaite aux yeux de la jeune Kane. Il avait été combattre un mangemort, pour sauver une fille qui, aux yeux de Mary, ne l'aimait pas à sa juste valeur. Il avait pourtant du savoir qu'il allait vers les ennuis, qu'il n'était pas à la hauteur et qu'il n'y avait aucune chance au monde pour qu'il puisse gagner et pourtant, il l'avait fait. Aux yeux de son amie, ce n'était pas courageux mais simplement stupide. Pourtant, qui était-elle pour juger, et surtout qu'aurait-elle fait dans la même situation ? Aurait-elle laissé son ami seul face à ses problèmes, ça semblait aller à l'encontre de la définition de l'amitié qu'elle se faisait. Heureusement pour elle, le cas ne risquait pas de se produire de si tôt.

Elle se contenta de sourire à l'évocation de ses sentiments pour la jeune femme. Dans le fond, elle ne connaissait rien à l'amour, elle ne l'avait jamais réellement vécue. Son attirance pour Way, découlait bien plus d'une attirance physique couplée à l'amitié qu'elle lui portait que d'un amour véritable. Elle ne savait pas ce que c'était que d'aimer quelqu'un tout en sachant que cette personne était profondément nocive pour vous. Pas plus qu'elle ne pouvait comprendre ce sentiment qui vous menait à faire n'importe quoi, aussi stupide que ça puisse être, pour les gens que vous aimez. C'était pour elle, des sentiments encore inconnus, aussi ne pouvait-elle pas comprendre ce qui avait poussé Wayland à protéger Ariana ou ce qui faisait qu'il aimait quelqu'un qui finirait très probablement par lui faire mal.

Son indignation pour elle lui fit plaisir. Il y avait quelque chose de rassurant dans l'idée que au moins une personne se souciait de ce qui lui était arrivé. Quelqu'un s'inquiétait pour elle et c'était à ses yeux quelque chose de précieux. Néanmoins, elle n'était pas tout à fait d'accord avec lui, et elle voulu lui dire alors qu'il commençait à s'énerver, haussant le ton, au risque d'attirer d'autre Serdaigle dans la salle commune, curieux de voir qui faisait tout ce raffuts. Elle n'eut pas le temps de dire quoique ce soit, qu'il fut prit d'une quinte de toux aussi violente qu'inquiétante. Le sang colora légèrement le mouchoir qu'il avait mis devant sa bouche. Mary s'était levée voulant s'approcher mais elle ne l'avait pas fais, de peur de paraître trop familière et qu'il interprète mal son inquiétude à son égard. Elle se rassit, alors qu'il lui faisait signe que tout allait bien et le laissa finir ce qu'il venait de dire avant de lui répondre.

"Comment veux-tu que je flanche Way, tout le monde n'attend que ça de ma part.", il y avait une légère amertume dans sa voix tandis qu'elle lui parlait." Devant toi, je peux, mais tu es bien l'un des rares." Peut-être même le seul pensa-t-elle mais elle ne le dit pas. "Oui j'ai subis le Doloris, et d'autres choses, je ne me souviens pas de tout...", elle se tût et chercha comment exprimer ce qui s'était passé de manière plus élégante que son souvenir." Je n'étais pas toujours en état de m'en souvenir, j'ai eu peur, j'ai eu mal, mais je ne crois pas qu'ils y aient été trop fort." A vrai dire, elle était même persuadé de l'inverse, ils avaient probablement été gentils, le but était de lui faire comprendre la leçon, pas de la tuer. Elle avait vu ce que le directeur de l'Ordre Nouveau pouvait faire, elle ne doutait pas qu'elle aurait pu subir bien pire. "Et je ne sais pas si je ne l'ai pas mérité, tout le monde dit que je ne suis pas une bonne puriste, si bien que je finis par me demander si ce n'est pas vrai, pourtant, j'essaye de m'améliorer." Elle désigna le gros livre de Politique Internationale qui trônait sur son bureau et tapa dessus d'un geste rageur qui ne lui ressemblait pas. "Ce n'est pas comme si je lisais cette brique pour le plaisir, j'aime apprendre mais tout de même ...."

Elle ferma les yeux avant de respirer un bon coup pour essayer de se calmer. La fatigue, la douleur, le stress, la solitude, tout ça l'avait rendue très nerveuse et ça se ressentait dans son attitude. Sa réserve habituelle faisait place à une personne plus franche qui n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait plus franchement qu'à l'accoutumée. Elle posa une main sur celle de Way et y exerçât une pression amicale avant de la retirer et ajouta sur un ton qui se voulait plus détendu :

"Maintenant que tu es ici sain et sauf, si tu pouvais me laisser mon quota d'ennuis et te contenter de guérir j'apprécierais. Je n'aime pas beaucoup me déplacer à l'hôpital pour voir les blesser, ne m'en veut pas mais ce n'est pas mon endroit favoris quand j'entreprends une promenade. Sans compter que les fleurs ça coute cher."

C'était bien entendu une pique, Mary, même si elle n'était pas sang-pur venait tout de même d'une famille aisée où l'argent était loin d'être un problème. Mais parfois, à défaut de pouvoir être impassible, Mary aimait jouer sur l'humour, parce que souvent, c'était la seule manière de rendre les choses supportables.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: The everyday's life || Mary Dim 5 Jan - 18:04

Wayland Witcher n'était pas disposé à croire à la bonté des gens. En réalité, il se croyait – sans doute avec une certaine raison – bien plus sympathiques que la plupart d'entre eux. Même qu'Ariana, bien qu'il sut parfaitement que cette dureté qui résidait chez elle masquait un caractère plus doux. La plupart du temps il se coupait donc du monde et errait en solitaire à la recherche d'autre chose, et aussi à la recherche de la paix, d'un endroit où on ne le jugerait pas en permanence. Il avait les épaules solides, même pour un gamin de dix-sept ans, et ne se préoccupait que très peu de ce que les gens pensaient de lui ou des conséquences que cela pouvait avoir. Qu'importait si Wayland ne leur plaisait pas, car lui possédait la supériorité naturel due à son sang pur, et il pouvait se permettre de les envoyer péter avec une certaine nonchalance, sans craindre les conséquences, voire avec un certain amusement. Cela le rendait parfois détestable, mais il s'en fichait, lui, ça le faisait rire. Vaincus par la puissance de l'imagination, et par son intelligence. Oui, Wayland méprisait la plupart des gens, et se moquer d'eux était un bon passe temps, mais pas son objectif dans la vie. Il fallait venir le chercher et l'ennuyer, déranger sa solitude profonde et ses réflexions hors du temps, à part, pour le mettre en colère, lui tirer ce sourire méprisant, pour qu'il se décide à vous répondre d'un ton implacable et dur, qui ne souffrait aucune réplique. Sinon, il restait calme, enfermé dans sa solitude, ne cherchant pas à déranger ce monde cynique et mauvais tant que celui ci ne cherchait pas ennuyer son intelligence et son calme. Parfois se produisaient des rencontres, cependant. Il ne pouvait pas ignorer totalement le monde, ni le détester, comme ce monde ne pouvait pas le détester totalement. Et parfois il trouvait des gens totalement à contrecourant de lui, qui ne lui ressemblaient guère, et qu'il aimait pourtant. Il en allait ainsi de sa famille, et de la plupart de ses amis.

Indubitablement, Mary Kane ne ressemblait pas à Wayland. Ce n'est pas ce qu'il cherchait en elle. Qu'y cherchait-il, de toute façon ? Rien. Les amis qu'il avait ne l'étaient pas parce qu'il plaçait un quelconque espoir en eux, mais bien parce qu'ils existaient comme cela. Si on aimait les gens, on ne devait pas essayer de les changer, juste de vivre avec eux, de les aimer comme ils étaient, voilà tout, sans trop se poser de questions non plus. La plupart du temps, Wayland ne s'en posait pas de toute façon. Peut-être aurait-il du, car il ne savait pas ce que cette conversation pouvait lui causer comme problème, mais peu importait. Mary possédait la fragilité, exactement la même, que sa sœur, ou que ses sœurs, que ce soit Jill ou Megan, et peut-être même plus Jill que Megan, car malgré son caractère plus proche de celui d'Ariana, malgré ses rires et cette manière qu'elle avait d'occuper l'espace, parfois il surprenait ce regard timide, qui ne comprenait pas le monde, qui ne voyait pas pourquoi tant de cruauté y subsistait. Ce regard qui poussait à se dire « est-ce moi qui fait quelque chose de mal ? » et non pas le contraire, car le contraire était in-envisageable chez ce genre de personne. D'une certaine manière, comme pour Jill, comme pour Megan, pour Mary, Wayland se considérait comme une sorte de frère ainé, un protecteur silencieux et bienveillant. Un de seuls à ne pas juger. Peut-être le seul.

Elle était une amie, et restait une amie. Voilà tout. Rien de plus, rien de moins. Le plus, de toute façon, n'avait pas la possibilité d'exister. Il lui était, malgré tout supérieur, et on ne se mélangeait pas. Jamais Way n'oserait le formuler à voix haute, car il n'avait pas conscience, véritablement, de cela, mais ça faisait partie de lui. Il sourit douloureusement. Avec le recul, il savait que tout ça était idiot, mais réellement, il avait été en colère contre Mary, car il détestait qu'on gâche ce qu'il réussissait à obtenir de beau. Parfois il réussissait à aimer des gens qui n'avaient rien à voir avec lui, et qu'on essaye d'empêcher ça ne plaisait pas à Way. D'autre part, il était malgré tout fidèle en amour, et passer pour le contraire lui plaisait encore moins. Mais ce n'était pas vraiment le but recherché. Un accident, comme elle disait.

« Je sais. C'est une histoire stupide qui a eu des conséquences idiotes pour tout le monde. Il faudrait qu'on passe des heures à s'excuser les uns envers les autres pour régler ça dans les formes les plus polies...je dirais qu'oublier et passer à autre chose, c'est mieux. »

Aller de l'avant. Le passé n'intéressait pas Wayland. Et même si ce que Mary disait était faux, ça n'avait pas d'importance. Way le savait, il n'était pas le genre de mec qui lui fallait. Trop dur. Et elle était justement, trop à protéger pour qu'il la touche. Non. Il avait besoin d'autre chose, et elle aussi. Voilà tout.

Ce n'était pas juste ce qu'il lui arrivait. Wayland en était persuadé. Elle n'avait rien fait, après tout. Valverde devait être à moitié dément, ou vouloir faire un exemple...mais ça restait injuste. Heureusement, il partait bientôt. Son remplacement serait annoncé bientôt. Il n'y pouvait rien, mais ça le désolait franchement. Le Serdaigle ne voyait pas trop quoi y faire. Il jeta un œil au manuel :

« C'est pourtant normal d'être perdue dans un monde qu'on ne connait pas...Hm. Il n'est pas mauvais, ton bouquin, mais il parle juste d'institutions, et quand on sait ce qu'elles vont devenir...Saint-John va devoir revenir dessus, parce qu'on est tous paumés, là. Mais sur le purisme même, je te passerais les bouquins de mon père. Enfin, pas Discours au Nouveau Monde, savoir qui a le pouvoir, c'est pas si intéressant que ça. Peut-être Sorcellerie d'hier et d'aujourd'hui. C'est court, et puis ça lui fera plaisir, il adore dédicacer ses livres. »

Et lui était un bon commercial pour sa famille. Après tout, il fallait bien vivre. Ses cotes lui faisaient mal, encore, alors qu'il en riait, et il était épuisé. Il sourit à Mary :

« Tout ça pour une médaille, hm ? Je vais éviter. Pas mon truc, de me battre contre la résistance...puis Ariana m'a interdit de le refaire, alors... »

Il disait ça en se marrant. Sans trop y croire. Car il recommencerait de nouveau s'il fallait sauver la verte et argent, sans hésiter une seconde. Il se leva finalement.

« Bon, je vais voir si j'arrive à dormir. Si tu as besoin de parler, hésite pas. Ca me dérange pas. »

Il l'embrassa sur la joue avant de remonter au dortoir. Il ne dormirait pas plus. Mais tant pis. Il n'allait pas si mal que ça, après tout.
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MessageSujet: Re: The everyday's life || Mary Lun 6 Jan - 15:46

Une histoire stupide, voilà à quoi tout ça se résumait. Un simple malentendu couplé à un acte irréfléchi. Dans quelques années, peut-être en riraient-ils, en parlant avec affection, se moquant des adolescents stupides qu'ils étaient. Elle en doutait même si cette vision avait de quoi la ravir. Où serait-elle dans quelques années, serait-elle toujours vivante ? La société aurait-elle toujours une place pour les gens comme elle ? Elle était sang-mêlé, si l'avenir de Way, lui, semblait tout tracé, le sien était sombre et nébuleux. On supprimait du territoire sur lequel régnait l'Intendance les nés-moldus, c'était une bonne chose. Ca permettait d'endiguer une race qui n'aurait jamais du exister. Ca permettait de garder la sorcellerie pure mais elle, née d'une sorcière venant d'une lignée honorable qui avait elle-même déshonorée ses filles en prenant pour géniteur un né-moldu. L'acte de sa mère, était une insulte à la sorcellerie. Ses filles étaient donc le reflet de ses actes. Elles avaient beau ne pas être responsables de leur propre déchéance, elle la portait tout de même, Eleonore avec fierté, Mary avec honte.

Devait-elle faire comme on lui avait conseillé, prendre son partit de son sang-mêlé, se tenir droite et fière et faire comme si son statut de sang n'avait pas d'importance. "C'est comme ça que tu avanceras dans la vie", lui avait-on dit. "Comme ça que tu prouveras ta valeur et que tu pourras avoir une place dans la société." Voulait-elle seulement prouver sa valeur ? A qui ? Et pour quoi faire ? La tête de Mary était pleine de question, il semblait qu'elle ne savait faire que ça, se questionner. Elle n'aimait pas les gens qui jugeaient impulsivement, ceux qui prenaient des décisions sans avoir pesé le pour et le contre. A l'inverse, il était tout aussi méprisable que de toujours analyser sans jamais savoir décider. Il faudrait, un jour, faire un choix. Mary en était consciente, son avenir en dépendait. Elle se voulait puriste, le monde semblait la vouloir bourbiste. C'était un paradoxe qu'elle n'arrivait pas à comprendre, comment pouvait-on décider à sa place dans quel camp elle se trouvait, et comment pouvait-on la stigmatisée comme ça.

Le Seigneur des Ténèbres était là pour leur apporter la lumière, c'était là un autre paradoxe pour Mary. Elle ne l'avait jamais rencontré, ni même vu mais comme beaucoup, elle avait entendu sa description. Il lui semblait fâcheux qu'un homme - si on pouvait le qualifier d'homme, tant il sortait de l'ordinaire - qui ait choisi d'incarner les ténèbres, se targue de vouloir apporter la lumière. Mais il fallait admettre qu'un changement de nom était peu opportun, on pouvait difficilement l'appeler "Le Seigneur de la Lumière" à présent, et puis ça rendait tout de même moins bien. Etait-elle dans le tord de croire en la vision puriste qu'offrait l'Angleterre ? Elle se souvenait d'une discussion avec un garçon plus âgé de Beauxbâton. Ils s'étaient rencontrés au détour de la salle à manger et ils avaient sympathisé. C'était deux ans auparavant que le Royaume-Unis c'était décidé à attaquer l'Irlande, ils avaient discuté du bien fondé de cet action. Mary, du haut de ses quatorze ans avait trouvé l'action légitime, son pays avait-elle dit défendait la Sorcellerie . Il faisait un sacrifice nécessaire pour préserver leur héritage, leur sécurité mais aussi leur avenir. Son compagnon l'avait regardé incrédule avant de lui demander comment une gamine aussi intelligente pouvait à se point se fourvoyer sur la politique internationale. Deux ans plus tard, était-elle toujours dans le faux ? L'avenir seulement lui dirait.

Son attention revint sur Wayland et leur amitié retrouvée, si elle avait un jour été perdue. Elle lui sourit avec gentillesse, profitant du moment mais déjà consciente de ce qu'il n'avait pas encore réalisé. Leur amitié, était vouée à l'échec. Il y avait plusieurs raisons à cela, la première de toute était Ariana Bedan. La jeune femme n'aurait cesse tant qu'elle ne se serrait pas vengé, c'était certains. Et Mary, n'arrivait probablement jamais à être hors de sa portée. On pouvait arguer que ce n'était qu'une donnée temporaire du problème, après tout, Ariana et Wayland n'avait que dix-sept ans, ils étaient probables qu'ils ne restent pas éternellement ensemble. Pour Mary, on ne risque pas sa vie pour une fille sans avoir d'autre intention à son égard, et c'était sans compter qu'ils étaient ce que l'on pouvait appeler un couple parfait. Deux grandes lignées de Sangs-pur comme les leur qui s'unissaient, n'auraient été une surprise pour personne. Une fois Wayland sortit de Poudlard, leur chemin allait inévitablement se séparer, ils serraient bien plus difficile de se voir quand on n’avait pas la salle commune pour parler. Ariana ne verrait jamais d'un bon œil le fait qu'ils se parlent, et elle savait d'instinct, que comme toute personne amoureuse, Wayland ne mettrait pas sa relation en péril pour une amitié. Elle ne lui en voulait pas pour ça, c'était les aléas de la vie et c'était le prix à payer pour l'amitié en général. L'amitié, c'était pour Mary, quelque chose qui dépassait la limite de temps et d'espace. Qu'importe qu'ils ne puissent pas se parler ou se voir, ça ne changeait rien, pour elle au moins. Mais on disait souvent, loin des yeux, loin du cœur. En l'occurrence, ici, ce n'était pas tant loin du cœur que loin de l'esprit. Ils ne se verraient plus quand il serrait sortit de Poudlard, c'était une certitude mais ça ne servait à rien de le dire tout haut. A quoi bon parler de ce qui va indubitablement arriver et à quoi bon essayer de le contrer.

"Oublions que c'est arrivé, c'est plus simple."
se contentât-elle de répondre avec un haussement d'épaule, c'était plus simple, oui, mais faux aussi. Elle ne pourrait pas oublier, même si elle le voulait. Mais c'était son problème à elle. Il lui restait quelques mois avec son ami, autant les passer sans trop se soucier de ce qui allait arriver après. Maintenant qu'elle en avait parlé un peu, même brièvement, elle se sentait soulagée d'un poids. Sa fébrilité s'était calmée et elle se sentait plus légère, plus fatiguée aussi. Le stress, l'angoisse, tout ça la maintenait éveillée. Maintenant qu'elle était plus calme, elle pouvait peut-être espérer dormir ce soir, si les cauchemars ne la rattrapaient pas. Pressée de changer de sujet, elle rebondit sur les livres.

"J'apprécierais, et puis, qui ne voudrait pas un livre dédicacer, je pourrais le revendre pour me faire de l'argent après."
, Pour le reste, elle ne dit rien. Wayland était un idiot, un idiot intelligent, c'était toute l'ironie. Il savait que ce qu'il avait fait était une bêtise, mais malgré ces propos, ça ne l'empêcherait pas de recommencer s’il le fallait. Parce qu'il aimait Ariana, parce que c'était dans son caractère parce qu'il semblait être né pour jouer les chevaliers servant. Même elle, il l'avait défendue, c'était bien à cause de ça que les ennuis avaient commencé d'ailleurs. Si il 'avait laissé se disputer avec Llew, si il avait laissé Llew la frapper, s'eu été plus simple. Elle aurait eu mal mais après tout en comparaison de ce qui c'était passé par la suite, ce n'était rien. Mais au moins, elle aurait évité une confrontation avec Ariana et par extension, Wayland n'aurait probablement pas fait l'idiot pour la sauver. L'effet papillon, encore et toujours lui, un simple évènement d'apparence anodin, prenait des conséquences inimaginables de prime abord.

Elle le regarda avec une certaine anxiété, il avait l'air fatigué, bien plus qu'elle si c'était possible. Elle s'apprêtait à lui dire qu'il aurait fallu qu'il aille se reposer quand il se leva pour aller se coucher, lui proposant de venir lui parler si ça n'allait pas.

"Je n'hésiterais pas.", mentit-elle tout en sachant très bien qu'elle ne le ferrait pas. C'était inutile, il n'y avait rien à dire qu'ils ne sachent tout les deux. Alors qu'il se levait, il l'embrassa sur la joue, elle était tellement fatiguée et surprise par le geste qu'elle n'eut pas la présence d'esprit de rougir ou d'être gênée. Elle le regarda partir sans un mot, songeant que les femmes finiraient probablement par causer sa perte. Le plus grave dans tout ça, c'est qu'il le savait sans doute aussi bien qu'elle. Elle contempla ses livres et soupira, rangeant plume et parchemin, elle aussi allait essayer de dormir. Elle jeta un dernier regard à la salle commune vide avant de murmurer pour elle-même.

"Ca suffit ..."

Il était temps d'arrêter d'être indécise, il fallait qu'elle avance, qu'elle mûrisse et trouve le courage de faire ses propres choix.
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The everyday's life || Mary

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