POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Chacun son Territoire [Libre]

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Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Chacun son Territoire [Libre] Dim 22 Déc - 23:37

Il y avait d'abord eu les murmures … presque inaudibles, ils étaient là, cachés, à susurrer des mots qu'il ne comprenait pas. Ils étaient là, il le savait. Puis il y avait eu les apparitions, elles le regardaient, toute, elles étaient là pour lui, et lorsqu'il les regardait, si tôt qu'il tournait la tête, elles disparaissaient.
Il y avait d'abord eu Kim, puis Malaria, Elena, et Kat'. Elles le regardaient, elles l'espionnaient. Pourquoi ? Il ne le savait pas.
Elles étaient là.

H n'avait plus passé une bonne nuit de sommeil depuis … depuis déjà un moment. Ses yeux injectés de sang, son attitude laissait à indiquer qu'il était en stress permanent, lui, qui était réputé pour être inépuisable, commençait à montrer des signes de fatigue. Sa psychose constante le poussait à se méfier de tout, de tout le monde, de tous les couloirs, il n'était pas rare de le voir s'arrêter dans un couloir ou de le voir regarder plusieurs fois derrière lui sans raisons apparentes. La décadence du lion avait sonné, la bête était lâchée à elle même, les nerfs prenaient le dessus sur le sadisme, sur la haine, et H ressemblait plus à un drogué en manque qu'au guerrier que l'on connaissait.
Il était de plus en plus instable, sujet à l'énervement au moindre pet de travers, cela s'était ressenti sur sa pratique de la magie. En magie noire, il était devenu encore plus fort, on l'avait vu réussir des sorts dont il n'avait jamais entendu parlé, mais pour le reste, c'était plus compliqué. On murmurait que ses performances magiques s'étaient accrues au détriment de son intellect.

On le voyait la plupart du temps seul, personne ne se risquait à un contact avec lui, pas même ses plus proches collaborateurs de l'Elite, ni même ses joueurs … et le peu d'amis qu'il avait, si on pouvait appeler ça comme ça, savaient pertinemment que venir à lui était le meilleur moyen de le faire exploser.
H était et restait la personne à ne pas approcher à Poudlard … mais pour une toute autre raison.

Ce jour là, il déambulait dans les couloirs, se rendant il ne savait trop où, mais une voix le troubla. Qu'est ce que c'était ? Il la connaissait. D'instinct il se serait retourné, mais pas là, cette voix était différente, bien loin de celles qu'il entendait d'habitude. Son cerveau embrumé fonctionna, drainant un souvenir jusqu'à lui, passant les limitations de son esprit pour arriver à savoir de qui il s'agissait. Et il se souvint d'elle. La proie qui lui avait résisté, la fille qui avait su lui dire non, la seule jusque là … elle …
Elle riait, de ce rire fort et soutenu, un rire qu'il avait lui aussi provoqué en un temps, un rire qui était devenu une lubie pour un soir, paradigme inachevé d'une relation tuée dans l'oeuf par un non féminin. La frustration et la fatigue faisaient un mauvais cocktail, explosif à souhait, le molotov Yakovsky était là.

H entra dans la bibliothèque, les yeux ronds, et que vit il … que vit il ! Elle était là, la petite Pouffy, Tally de son prénom, à la même table qu'un putain de péteux qui la faisait vibrer, ça crevait les yeux. La frustration remonta, entraînant la haine avec elle, et puis le désir violence, le renouveau, l'envie de se venger, de frapper ce mec, de le buter littéralement. Oui c'était ça … le tuer … lui ! Ce bouffon avait osé chasser sa proie ! Non ! Non c'était pas ça les règles du jeu … on la faisait pas à l'envers à H, pas comme ça, pas aussi facilement.
Il serra les dents, sortit sa baguette lentement … Oui … Ostéoclaste … il sait ce qu'il va en faire de ce gars !

Et puis une main attrapa le bras de H. Il tourna la tête pour voir que Kim était là, une main sur son bras pour le retenir de faire une grosse connerie. Elle lui dit alors :

« Pas ici … pas maintenant Mercurius … »

Il serra les dents, maudissant ce gars là qu'il ne connaissait pas. Fulminant, mais intériorisant du mieux qu'il pouvait, le lion repartit d'où il était venu, bousculant à la sortie de la bibliothèque une certaine Mia qu'il avait connu lors d'une soirée. Pourtant il l'ignora, marmonnant des mots incompréhensibles, bouillant de l'intérieur littéralement. Et s'il n'y avait pas eu Kim … comment cela se serait il passé ? Exactement comme ça … car Kim Vasheden n'avait jamais été à la bibliothèque à ce moment là de la journée.
Le lion continua son chemin, il remonta jusqu'à la tour des Gryffondors, et une fois dans son dortoir, seul, il claqua la porte, poussa un hurlement inhumain avant de choper la première chose qui passait à portée de main, ici un pot à crayon, et il l'envoya à travers la vitre du dortoir qui se brisa sous le choc alors que H respirait de plus en plus fort, il perdait littéralement le contrôle.
Pourquoi elle avait fait ça ? Pourquoi il était là lui ? Qui il était ? Savait il qui était H ? Il voulait mourir c'était ça ? Hein ? Il avait envie de mourir le petit con ! Oh il allait le payer, cher, très cher ! Il allait crever comme un chien, comme une grooooooosse merde, et H lui pisserait dessus, juste pour l'humilier. Ouais, il lui pisserait dessus, rien que ça.

Le regard noir du lion passa par la fenêtre. Il n'y eut pas d'hallucination dans le parc de Poudlard. Il n'y eut pas de voix, pas de choses étranges, juste la haine … la haine avec un grand H.


*********************************


Il s'était murmuré des choses depuis la veille. Le mot avait tourné auprès de l'Elite, tous le reçurent et ce fut pour la plupart un choc, ainsi, H était encore vivant, il allait le prouver une nouvelle fois.
Les services de renseignements de l'Elite eurent vite fait leur travail. Alexander Gittens, un type sans histoire et pourtant cette dernière allait démarrer et s'achever dans le même coup, à peine aurait il son instant de gloire qu'il s'évanouirait … comme un souvenir que l'on oublie.
Le capitaine des Gryffondors envoya son larbin personnel avertir ceux qui devaient l'être, Ariana, Lewlyn, Groslolo, et le reste des têtes, le message implicite était clair, même sous Valverde, nul ne pouvait défier H impunément, et à l'image de l'individu qu'il était, cela serait démontré … en public … les têtes avaient été conviées à ce moment … comme la promesse d'une remontée que l'on n'ignorait plus. Et alors que les têtes recevaient la nouvelle, H se trouvait dans le bureau du professeur de magie noire, récupérant des mains de ce dernier la précieuse autorisation de réserver la salle de duel. On échappait pas à celui qui dirigeait le Cartel, on échappait pas au Parrain de Poudlard … H is back in town !

Le plus surpris de recevoir cette annonce fut probablement le second participant de ce duel. Alors qu'un premier année de Gryffondor, le préféré du Lion disait on, lui portait la nouvelle il put découvrir le papier suivant :

Billet pour Gittens:
 


Ne manquait plus qu'à attendre le jour J.


*********************************


Et lorsque ce jour arriva, un quart d'heure avant l'heure prévue, H entra dans la salle.
Il y avait déjà quelques présents, des bouilles pas inconnues dirons nous, mais tous savaient que le Lion ne faisait ni dans la dentelle, ni dans la demi-mesure. H avait promis du spectacle, il y en aurait.
Passant à travers les rangs, saluant ceux qu'il n'avait pas encore croisé, le capitaine des Gryffondors monta sur l'estrade, regardant le temps s'écouler. Alexander Gittens viendrait il ? Il n'en était pas convaincu, mais mieux valait pour lui que ce soit le cas.
Cinq minutes avant l'heure convenue, le lion s'adressa à la foule des présents, debout sur l'estrade de duel, il leur dit :

« Toujours pas d'Alexander Gittens … j'espère qu'il va arriver d'ici peu, je voudrais pas vous faire rater le souper.»

Il eut un rire sadique avant de fixer l'entrée de la salle. Oh il espérait de tout son cœur que ce cher Alexander viendrait, et si deux gars de la sécurité étaient là sur ordre du professeur de magie noire et de l'administration, ce n'était pas pour rien.
Le lion s'assit sur le bord de l'estrade, tapant la discute à ceux qui étaient autour de lui. L'heure approchait … mais une seule question restait là : Viendrait il ?

Hrp:
 
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Alexander Gittens


MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Lun 23 Déc - 22:54


Chacun son territoire  




Aujourd'hui c'était une journée normale, il étudiait comme d'habitude avec ses amis. Ils tenaient la bibliothèque depuis maintenant trois bonnes heurs. Amon lisait un livre sur les créatures magiques tandis que Luis parlait avec sa copine du moment au bous de la table. Alexander lisait ses cours encore et encore. Il se perdait dans chaque lettre comme si elles cachaient un message, quelque chose d'oublié ou d'ancien...Un message que seul lui pouvait déchiffrer mais, rien. Après avoir relus le texte une bonne dizaine de fois, il leva doucement les yeux vers Amon qui lisait toujours son livre.

Alexander posa doucement la main sur le bois de la table caressant doucement la matière, il leva les yeux plus haut pour observer les milliers d'ouvrages qui l'entouraient. Un savoir ancien, oublié peut-être? Légendaire ? Non, pas dans une simple école...Ces livres avaient du être lu et relus par des centaines d'élève. Oh.... E puis ? Pourquoi ce soucier des livres, pour oublier qui il était ? Pour oublier l'espace d'un instant qu'il se trouvait dans le pire pays au monde, la pire situation au monde ?

Il ferma doucement son livre d'un simple geste de la main, laissant un instant sa main sur la couverture de l'ouvrage. Il observa ses deux amis qui le regardaient maintenant. Il poussa doucement sa chaise en arrière et se levant avec douceur, il se mit debout. Ses deux amis firent de même. Il avait lu les écrit de beaucoup de magicien depuis quelque temps, ces connaissances lui avaient beaucoup apporté autant en terme de nouveau sort qu'en approfondissement d'autres.

Il était devenu quelque peu cultivé,  c'est vrais mais, pas autant qu'il voudrait. Il fallait en apprendre plus mais, plus tard. A l'heur où il parlait il n'avait qu'une envie c'est manger. Il avait une faim de loup. Il s'avança dans les rayons jusqu'à trouver celui où devait retourner son livre. Il le rangea doucement à sa place. Il avait besoin d'exercice en ce moment peut-être après le repas. Après tout les vacances approchaient, il aurait tout le temps d'en faire.

Il s'avança ensuite vers la sortie de la bibliothèque et il fut vite rejoint par ses deux amis. Ils l'encadrèrent comme ses gardes du corps. Ils marchaient tranquillement dans les couloirs lorsqu'un jeune Gryffondor les arrêta. Qu'est-ce qu'un Gryffondor lui voulait ? Des cours de soutient, rien que cette idée le fît sourire. Non, il voulait lui donner un billet. Mais, là il n'avait  pas le temps.  Il prit la note et la fourra dans son sac.

Il s'avança dans les couloirs après avoir remercié le Gryffondor. Mais, qu'est-ce qui se passait en ce moment ? Tout le monde trouvait un moyen pour faire connaissance avec lui... Une fois arrivé devant les portes de la grande salle il l'observa, grouillante de monde comme à son habitude. Pleine d'élève des quatre maisons. Ils parlaient, faisaient ce qu'ils voulaient temps que cela restait dans un certains calme mais, lui...Il avait faim. Il s'avança vers la grande table des Serdaigles et s'installa sur le banc, posant son sac à côté, il commença doucement à prendre ce dont il avait besoin pour manger lorsque le silence de ses deux compères l'interpella.

Il s'arrêta de bouger, relevant les yeux vers eux, il remarqua qu'ils le fixaient toujours. C'était sûrement pour ce morceau de papier que le Gryffondor lui avait donné. Il fourra une main dans son sac et le posa délicatement sur la table. Ils s’empressèrent de le récupérer et de l'ouvrir pour voir ce qu'il contenait. Et leurs réactions ne se fît pas attendre, ils fixaient tous le papier en fronçant les sourcils.

Alexander leva doucement les yeux vers eux, il saisit le papier des mains de Luis, tous suivirent le papier qui arriva dans les mains de celui à qui il était destiné. Alexander observa les lignes, il fronça doucement les sourcils observant ses amis. Il devait y avoir un problème avec la bibliothèque. Il ne se souvenait plus que la bibliothèque était le terrain des Gryffondor... Enfin passons... Il tenta de se rappeler de ce qu'il avait fait à la bibliothèque dernièrement.

Il avait bien parlé à une fille mais, c'est tout...Et puis ce n'était pas une Gryffondor mais une Pousouffle.... Encore un problème..Peut-être que le type en question avait des vus dessus. Encore un mâle en chaleur avec un fort besoin de montrer qu'il lui reste quelque chose entre les cuisses. Il soupira et il reposa le papier sur la table finissant de manger.

Il s'en alla en marchant vers sa salle commune pour tenir conseil avec ses amis. C'est vrais dans ce genre de situation il valait mieu être plusieurs pour réfléchir. Enfin même s'il doutait de la capacité de ses amis à trouver une solution rapide à ce problème qui lui éviterait probablement de finir à la morgue.

Ils étaient tous dans la salle commune de Serdaigle, assis devant le feu, ils s'observaient. Alexander prit la parole en premier pour rompre le silence de plomb qui rêgnait:

« Bon...Je crois qu'il y a un abrutis qui veut se battre parce que j'ai approché de trop prés une de ses futurs conquêtes...»

« Alex le charmeur...Wouuuh »


« Ce n'est pas tellement amusant, Luis...»

« Non, il a raison.»

Ils se tournèrent tous vers Amon, qui observait le feu comme s'il avait vu un fantôme. Il répondit d'une voix clair pour que tous puisse l'entendre.

«Ce type est un malade... Il fait partit de l'élite... Quoi qu'il te veuille ca va pas se rêgler avec des mots.... Comme il le dit tu seras obliger de le vaincre ou d'être vaincu.»

« Hum....Tu as raisons...Je n'ai qu'a me rendre et peut-être qu'il sera content...On pourra lui offrir un gros gâteau après...»

« Ca ne marche pas comme ca... Tu incarnes l'espoir ici Gittens, l'espoir de tout ceux qu'il a maltraité... Tu peux le battre et si tu le bats tu auras ce qu'aucuns de nous n'aura... Le respect... La crainte... Ils te craindront, toi...Celui qui a mit à terre cette ordure.... Tu dois gagner...Pas seulement pour toi...Mais pour tout le monde...»

« Tu penses pas que t'exagères un peu ? De un, je suis pas un héros...De deux il a connu d'autre bataille, il a un certains avantage sur moi. Il va me démolir...Et même si je me bat ca sera juste un tocard en face pas un monstre... En tout cas il me prend à la légère...Il ne faut pas faire la même erreur...  Je vais penser ma stratégie avant de passer à l'action.»

« Peut-être qu'il ont juste du mal à trouver la porte de la bibliothèque... Vous savez c'est des Gryffondor dont on parle... Faudrait leur imprimer une carte pour qu'il trouve la porte de la Bibliothèque... Et savoir que l'un d'entre eux est déjà arrivé à l'entrée c'est un exploit»

Ils éclatèrent de rire à la remarque de Leen, Elle avait raison sur un point, les gryffondor n'avait pas inventé l'eau chaude pour le petit groupe de Serdaigle c'était même pour certains les pires abrutis du coin... Hormis quelque exception qu'Alexander pouvait compter sur ses doigts.

Progressivement il avait baissé les yeux jusqu'aux pieds de Luis qui était en face de lui. Il cherchait quelque chose de puissant quelque chose qui décuplerait ses forces mais, non. Il n'existait sûrement rien de la sorte . Il se leva et partit dormir, tous les regards le suivaient.

Il s'arrêta sur son lit tirant sa baguette, il l'observa longuement l'analysant sous toutes ses coutures, il devrait faire ses preuves, s'il gagnait il deviendrait quelqu'un même si le plus probable c'était une écrasante défaites qui verrait son corps se baignant dans son propre sang.

Il observa ce qui se passait par la fenêtre mais, rien. Il devait prendre conscience que sa carapace n'était pas la pour l’affaiblir mais, pour le rendre plus fort. Il devait prouver à tous qu'il était ALEXANDER GITTENS. Il devait graver le nom des Gittens de grès ou de force dans le crâne de toutes les personnes présentes. Peu importe la défaite ou la victoire. Il fallait faire honneur à cette déclaration de guerre. Car même si ce duel se soldera par l'une des deux issus ce n'est qu'un premier pas sur le chemin d'une dizaine d'autres, aucuns d'eux ne voudra rester sur une défaite.

Il s'endormit sur cette idée, il rêva, il rêva comme jamais. Il imaginais ce timbré...Ce tordus. Il essayait toutes les combinaisons dans son esprit mais, rien de bien concluant n'arrivait. Ils se réveilla plusieurs fois pendant la nuit. Il se rendormit pour de bon à un moment. Il fallait combattre avec honneur et fois. Il fallait combattre demain car comment garder sa liberté ? Il faut se battre.


Chacun son territoire  



Il se réveilla lorsque les premiers rayons du soleil venaient caresser son visage. Il était l'heur de mettre un terme à cette farce, temps de mettre un terme aux injustices et d'écraser cette ordure  de Gryffondor qui martyrisait temps d’élève. Il commença à mettre ses vêtements. Plusieurs Gryffondor l'observait, ils attendaient leurs champions, ils étaient prêt à voir ce que valait le Gittens Alexander, lui était prêt à se battre.

Il s'approcha de la glace, se coiffa et prononça quelque parole pour se donner du courage, il posa sa main sur sa baguette, l'observant. Il l'inspecta doucement. Il la rangea doucement. Il regarda les autres Serdaigles derrière lui avant de se diriger vers l'escalier pour redescendre dans la salle commune. Il y avait des filles qui les attendaient. Il ne prit pas l'attention de saluer tout le monde. Ils sortirent de la salle, des élèves s'écartaient sur leur passage.

Ils semblaient résolus à marcher vers la salle de duel.  Tout les Serdaigles qui marchaient dérrière lui n'étaient pas forcément avec lui...Certains attendaient qu'il se prenne une raclée mais, pour la plus part ils ne résistaient pas à un bon duel. Il avait néanmoins, une partie qui lui était acquise. Il arriva finalement devant la porte, il se retourna pour voir un groupe d'élève maintenant légèrement grand qui le suivait. Il s’arrêtèrent en même temps que lui.

Il se tourna vers la porte et la poussa doucement, il entra normalement baguette en main. Il arriva dans la salle de duel accompagné d'une dizaine de Serdaigle, baguette en main, serein. Il fixait son adversaire avec attention, c'était lui ce H. Alors c'est lui le gros malade qui pense que tout lui appartient ici. Il observait le reste de la salle pendant que le groupe qui le suivait prenait progressivement place dans la salle.. Il n'aurait jamais du le dire à Luis. Il avait rependu la chose dans tout Poudlard...Quel crétin.
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Mer 25 Déc - 13:58


C'était une rumeur qui lui avait appris. Ca avait d'abord été les murmures dans la grande salle pendant les repas qu'elle entendait derrière elle, à la table des Gryffondor, qui lui en avait donné la première nouvelle. Ils étaient discrets, les repas restaient surveillés par les brigadiers, et personne, ne voulait attirer sur lui et ses amis, une attention non désirée. Tout savait ce qu'il en coutait de ne pas être dans les petits papiers de la direction et le l'élite, Eversman était un exemple, Mary en était un autre.

Elle en avait ensuite entendu parler au détour d'un couloir. La rumeur amplifiait, excitant les un et les autres. H avait encore frappé, il s'était - d'après ce qu'elle avait compris - fait très discret depuis ce début d'année. Les éclats auquel on était habitué de sa part n'avaient pas troublé l'année scolaire. Somme toute, il semblait s'être assagi, si tant est que la chose soit possible de sa part. Mais il revenait en force. Cette semaine, un duel aurait lieu, le premier depuis que Valverde était arrivé à la tête de l'école. C'était un évènement qui sortait du commun, et amenait pour beaucoup un changement bienvenu dans la monotonie de leur existence. L'ère Valverde, comme certains l'appelaient sous couvert, avait été bénéfique en termes d'éducation mais certainement pas en termes d'amusement. Le régime s'était fait drastique, bannissant toutes les formes de divertissements que les élèves pratiquaient auparavant à leur guise, et mettant fin à l'anarchie qui avait régner en maître dans l'école de sorcellerie. Certains, ceux en haut de l'échelle sociale, avaient vu ses changements arriver sans en éprouver le même déplaisir que les autres. Leur marge de manœuvre s'en trouvait réduite bien entendu, mais au moins, eux, avaient gardés une marge de manœuvre, on ne pouvait pas dire autant de tout le monde ici.

Pourquoi le duel avait-il lieu ? Qui H avait-il décidé de provoquer et pourquoi ? Peu de monde semblait le savoir, et peu de monde semblait s'en soucier. Ce qui leur importait, c'était la distraction qu’il leur procurerait. On en revenait au temps des Romains, où pour occuper le peuple, on leur donnait du pain et des jeux. Ils avaient toujours eu le pain à proximité à Poudlard, mais les jeux eux, commençaient à manquer et ça se sentait à la manière dont la population Poudlarienne se passionnait pour ce qui n'était au final, qu'une simple rumeur.

Mary comme les autres, fut intriguée par ses bruits de couloir mais évita bien de poser des questions indiscrètes. Premièrement, parce qu’elle savait qu’on ne lui répondrait pas. On avait entendu parler de son altercation avec Ariana Bedan, et des consignes avaient été données, lesquelles, elle ne le savait pas mais elle se doutait que ce n’était rien qui serrait à son avantage. C’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles le petit peuple de Poudlard semblait tant s’enthousiasmer à l’idée d’un duel. On savait que Mary Kane avait provoqué quelque chose plus grand qu’elle, l’Elite. Qu’elle l’ait voulu ou non, ne rentrait pas en ligne de compte, elle s’était trouvé au mauvais moment, au mauvais endroit, et elle en avait payé le prix.  Un prix dont elle se rappelait encore, en sentant la morsure cuisante du Doloris sur son esprit.  L’altercation avait eu lieu, tout le monde le savait, mais personne ne savait le comment du pourquoi, et personne n’y avait assisté. C’était une frustration pour toute les commères de Poudlard, que de savoir que quelque chose c’était passé sous leur yeux, et de n’avoir aucun détail croustillant à raconter à leur public habituel. Le duel avec H était lancé et il était hors de question qu’ils en loupent une seule partie. Restait à savoir quand et comment il prendrait lieu et surtout contre qui.

Honteusement, Mary était heureuse de savoir qu’un évènement, lui donnerait l’opportunité de ne plus être le centre d’attention constant des gens l’espace d’un moment. Les blessures qu’elle portait en sortant des cachots avaient fait un peu plus parler d’elle, de même que son absence d’une semaine, néanmoins, ce n’était pas inhabituel, il était arrivé à d’autres élèves de se faire torturer avant elle.  Son cas était juste exceptionnel dans le sens où en quatre mois à peine, sans que personne ne sache réellement comment, elle semblait s’être mise les puissants à dos. S’il y avait bien quelqu’un à ne pas fréquenter, un exemple à ne pas suivre, c’était elle.  En public, on lui répondait rarement et elle se gardait bien d’adresser la parole aux gens, de timide, elle était devenue taciturne. Son besoin d’avoir un contact, avec quelqu’un d’autre qu’avec l’ombre silencieuse de la langue de plomb qui la suivait, était devenu tellement fort qu’elle aurait passé outre sa timidité juste pour le plaisir d’avoir une conversation qui ne se finissait par des insultes. Bien entendu, personne n’avait osé lever la main sur elle. Pas avec l’homme qui la suivait, sans compter que l’Inquisiteur avait toujours été clair la dessus, les élèves n’étaient pas là pour appliquer eux même la justice dans l’école – si justice il y avait. Ils étaient là pour apprendre, suivre les consignes, et selon l’avis de Mary survivre. Pour ce qui était de la loi et des sanctions, il y avait les brigadiers, et le reste du personnel, tenu d’une main ferme parce celui qu’on ne voyait presque jamais, le sous-directeur de Poudlard, Logan Selwyn.

Au bout d’une journée, fatiguée, elle en avait oublié le duel et tout ce qui s’y rapportait. Elle était rentrée discrètement dans la salle commune des Serdaigles et remarqua que l’ambiance qui y régnait n’était pas celle dont elle avait l’habitude. Les gens semblaient surexcités, tous parlaient en petit groupe avec une animation qui ne lui semblait pas familière. Elle s’approcha d’une fille de quatrième année et lui demanda :

« Qu’est-ce qui se passe ? », celle-ci la dévisagea avec incrédulité mais lui répondit sans méchanceté. Dans la salle commune, les Serdaigles qui l’évitaient le plus souvent s’adressaient à elle poliment même si ils ne cherchaient pas sa conversation. C’était une zone neutre, un no man’s land dans lequel elle se sentait un peu mieux que dans le reste du château, même si il y avait Wayland. Wayland qu’elle ne pouvait toujours pas regarder sans éprouver des sentiments sur lesquels elle ne savait pas mettre de nom. Etais-ce de la colère, de l’affection, de l’attirance, de la gêne, probablement tout à la fois. Mais pour une fois, faisant fis de l’honnête avec elle-même qui la caractérisait, elle refusait d’y prêter attention et mettait toutes ses émotions en sourdines dans l’espoir, qu’un jour, celles-ci disparaissent.

« Ya un duel, demain, entre H et Alexander Gittens, le type là près du feu. »

Bien entendu, tout le monde savait qui était H, ce n’était pas compliqué, Capitaine de l’équipe des Gryffondor, membre de l’Elite, une force brute, que tout le monde avait au moins vu une fois. Quand à Gittens, elle voyait qui il était, il faisait partie de l’équipe des Serdaigles, un poursuiveur, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Ils avaient eu cours quelques fois ensemble mais elle ne lui avait jamais parlé.

« Et pourquoi est-ce qu’ils se battent ? », il devait bien y avoir une raison, ce n’était surement pas que pour amuser la galerie.

Sa camarade la regarda, amusée qu’elle ne connaisse pas les derniers potins mais répondit tout de même avec la complaisance de quelqu’un qui connaît des informations qu’un plus âgé ne connait pas.

« Une fille, Tally. », Elle prononça le nom de son ancienne amie de Poufsouffle avec délectation, et Mary ne put retenir un petit sursaut étonné. « Tally Youngbloung quelque chose comme ça, une Poufsouffle. », elle ricana montrant à quel point elle trouvait l’histoire risible. « Apparemment, ils sont tout les deux sur la même fille et sa pose problème. », ayant finit de donner les informations qu’elle trouvait essentielle à Mary, elle lui tourna le dos pour aller rejoindre ses amies.

Mary en avait entendu assez, elle monta dans son dortoir songeuse, Tally, dans quelle situation avait-elle réussi à se mettre, elle qui refusait de se faire remarquer. Elle n’avait pas prévu d’assister au duel à l’origine. Elle évitait de se montrer en public si le besoin ne s’en faisait pas ressentir, néanmoins, l’histoire avait réussi à titiller sa curiosité et comme tout le monde, elle finissait par estimer que ça ferrait une distraction bienvenue.

Le jour du duel, elle était arrivée dans la salle bien avant l’heure dites, Stuart, sa langue de plomb, toujours à ses côtés. Il y avait peu de monde dans la salle mais le peu de monde déjà présent lui jeta un regard noir, et quelques insultes fusèrent. Sa présence était une insulte, au mieux on l’ignorait, au pire, on l’insultait où s’arrangeait pour la maltraiter par « accident », mais ce soir, ce n’était pas elle le centre d’attention. Elle se mit dans un coin, éloignée de tous et de toute, et observa comme elle le faisait toujours. Ce soir, il y aurait du spectacle.

Pendant un moment, elle éprouva quelque chose qui ressemblait à de la peine à l’égard d’Alexander Gittens. Le pauvre ne savait pas dans quoi il se fourrait, on ne jouait pas avec l’Elite sans se bruler les doigts et encore moins avec H. Sa réputation était connue de tous, il ne faisait pas de cadeau. Une fille valait-elle vraiment tous ces transports, fut-elle Tally ? Elle appréciait la Poufsouffle mais elle n’était pas sûre que ça en vaille la peine pour autant. Mary n’était pas quelqu’un de gouvernée par ses émotions ou très rarement. C’était pour le moment une adolescente, un terrain en friche, malléable, auquel on pourrait donner la direction désirée si on savait comment la pousser. Elle avait une capacité d’analyse supérieure aux autres adolescents de son âge, et un détachement de sa propre personne qui lui permettait de juger avec une certaine objectivité les faits à sa portée.

Néanmoins, elle restait une enfant, quoique le terme ne s’appliquait plus vraiment à elle. Poudlard, commençait à l’endurcir, Poudlard l’avait endurcie, c’était devenu une obligation, bien qu’elle ne s’en rende toujours pas compte. Aller parler à Llew lui avait demandé un courage dont elle n’aurait jamais pu faire preuve quelques mois plus tôt. Il restait à savoir quelle direction la jeune fille prendrait, bien dirigée, elle pouvait devenir une bonne analyse dont la froideur et le détachement n’aurait d’égal. Dans le cas inverse, et bien, on verrait.

Quant à Gittens et H, eux semblaient être dépourvus de cet esprit critique qui étaient le sien, un duel n’était pas une bonne idée, surtout pas pour une fille qu’ils oublieraient chacun dans quelques années. Qu’est-ce que ça leur apporteraient, outre le fait d’avoir mis leur force en avant ? Elle n’allait pas tarder à le savoir. L’ambiance dans la salle qui était détendue jusqu’à présent, se fit tout de suite plus sérieuse quand Alexander poussa la porte de la salle accompagnée d’une dizaine de Serdaigle. Les choses sérieuses pouvaient commencer.


Dernière édition par Mary Kane le Mer 25 Déc - 18:58, édité 1 fois
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Wayland Witcher


MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Mer 25 Déc - 18:47


« C'est qui, au fait, Gittens ? »

Junior désigna à son frère un mec assit un peu plus loin dans la salle commune des Serdaigle. Wayland leva la tête pour l'observer. Il ne lui trouva pas l'air bien malin, ni bien intéressant, mais il en fallait beaucoup pour qu'au premier regard Wayland Witcher juge que quelqu'un était intéressant. Les personnes dans ce cas là se comptaient sur les doigts de la main. Jamais il n'avait parlé à  Alexander Gittens, de fait, il n'éprouvait rien pour lui, ni pitié ni dégout, juste un vague mépris car de son point de vue son nom n'était pas celui d'un sang pur, ce qui le dégageait d'office des gens fréquentables, ce qu'il aurait pu redevenir si le Witcher prenait la peine de lui parler, ce qui semblait ne pas devoir arriver aujourd'hui. Non, aujourd'hui, il y aurait une sorte de spectacle. Du pain et des jeux...Il balaya la salle d'un regard méprisant. Même à Poudlard ça fonctionnait ainsi, personne ne devait savoir qui ça concernait, mais tout le monde viendrait voir, car tous les élèves avaient besoin de se détendre dans l'atmosphère suffocante et fermée créé par l'inquisiteur. Même lui en avait assez, d'où le fait qu'il irait sans doute faire un tour voir le duel qui ne manquerait pas de se produire. Curieusement, il ne doutait pas trop de la victoire de Yakovsky. Wayland le connaissait mal, mais il savait aussi d'après tout ce que disait tout le monde – y compris ses propres frères et sœurs, et amis – c'était une bête. Lui portait un regard un peu indifférent, bien qu'amusé, sur ce type. Il était toujours tenté de demander « et la came, t'arrête quand ? » lorsqu'il le voyait, mais précisement parce qu'il avait une tête de junkie, il laissait tomber l'affaire. Way n'était pas plus que ça du genre à chercher les emmerdes. S'il fréquentait les gens de l'Elite, s'il appartenait à l'organisation, il vivait surtout sa vie, sans plus chercher à comprendre. Tant qu'on l'emmerdait pas, il n'emmerdait personne : comme on lui foutait à peu près la paix, tout allait bien pour lui.

Enfin, tout allait bien. Bon, si on excluait les béquilles, tout allait bien. D'ailleurs, ça l'emmerdait un peu la prière – pouvait-on l'appeller autrement ? - de l'Inquisiteur. D'une part parce qu'il devait lutter pour s'en souvenir en entier. Way possédait une mémoire très sélective, et si quelque chose ne l'intéressait pas, il s'en souvenait rarement. Comme il détestait encore plus se souvenir de quelque chose qu'il était obligé de connaître, ça rentrait mal. Il récitait comme tout le monde, mais trouvait ça inutile. Le Seigneur des Ténèbres, grand phare...il trouvait ça presque insultant pour leur chef. Et d'un autre coté, rester debout pour parler lui faisait mal aux jambes et il se rasseyait toujours épuisé, même s'il ne voulait rien montrer. Il demanda :

« Et la fille, c'est qui ?
- Je sais pas, une Poufsouffle, je crois bien. »

Malone haussa les épaules pour signaler qu'il s'en foutait complètement. La fratrie Witcher, comme tous les sangs purs, montrait un mépris sans nom pour les sang mêlés et c'est parfois à peine si Wayland se rappelait du nom de gens qu'il croisait pourtant tous les jours, dans sa propre maison. Les gens ne l'intéressaient guère. Au final, bien que totalement nouveau à Poudlard, il s'était vite fait son propre cercles d'amis, soit par affinité de caractère, soit par convictions communes, souvent les deux d'ailleurs. Elitiste en lui même car convaincu de sa supériorité, Way fréquentait des gens de bon goût, car après tout quelqu'un de son rang se devait d'avoir des amis du même cercle, et il ne tolérait pas les indigents...ce qui ne voulait pas dire qu'il ne faisait pas d'exception à cette cercle ni qu'il se privait de critiquer les travers des gens qu'il fréquentait, riches ou non d'ailleurs. Way faisait toujours preuve de recul...tout du moins le pensait-il, envers les gens qu'il aimait.  Lorsqu'on regardait ses ex, et sa copine, on pouvait en douter, mais si on lui disait, là, il se mettait en colère, et ça n'apportait rien de bon.

La journée s'écoula tranquillement, et, à l'heure dite, il se rendit à la salle de duel. Qu'un prof aie accepté d'autoriser ça semblait à Wayland démentiel, mais ça pouvait être drôle. Il jugeait que la violence était inutile, et le fait de se battre pour une fille, qui,à ce qu'il savait ne sortait avec aucun d'entre eux pouvait être drôle. Puis si Gittens arrivait à mettre à terre Mercurius Yakovsky ça ferait une belle occasion de rire. Pour l'instant, Way avait surtout pitié de lui. Il n'avait en théorie pas beaucoup de chance de gagner, mais bon, il fallait voir. Il salua de loin Mary – Ariana n'était pas encore arrivée, écouta vaguement H fanfaronner, perdit de vue ses frères et sœurs, et continua jusqu'à l'estrade. Il finit par trouver Ariana et passa un petit moment avec elle, salua très vaguement le favori du jour – est-ce que H savait seulement qui il était ? -  et croisa Llewelyn attablé tranquillement sur l'estrade, ayant carrément ramené du pop corn. Wayland eut un sourire et s'assit à coté de lui :

« T'as un sens indécent de ce qui est décalé, mon vieux. Je peux en prendre ? »

Cela promettait tout cela. On était réellement comme au spectacle. Gittens finit lui aussi par arriver. Une chose était sur, ils allaient sans doute se marrer.
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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Jeu 26 Déc - 8:59


Matin. Retour des vacances de Noël. Quel cours avait-il ? PI ? Ouais, sans doute. La pensée de Llewelyn Mulciber ne s'attarda pas exactement dessus, il n'avait pas le temps, ni l'envie et n'était de toute façon pas assez réveillé pour se préoccuper de toute cette histoire de cours. Il passa comme d'habitude son uniforme, et comme d'habitude, descendit à la salle commune, où il ne s'arrêta pas, et reprit le chemin de la grande salle pour le petit déjeuner. De manière plus que royale, il lança un bonjour retentissant au langue-de-plomb qui le suivait désormais, se fit comme d'habitude tout aussi royalement ignorer, haussa les épaules, et continua son chemin. Au départ, Llewelyn ne prenait pas trop au sérieux toute cette histoire de langue-de-plomb, et ne pigeait d'ailleurs pas vraiment pourquoi on le faisait suivre : il se faisait engueuler, il n'était pas suffisamment stupide pour ne pas comprendre la leçon. D'ailleurs personne n'était aussi stupide pour ne pas comprendre la leçon. Il s'était aperçu qu'un autre suivait aussi Mary, et ne voyait pas plus pourquoi cela arrivait. Après tout, mis à part se prendre une baffe, elle n'a pas fait grand chose. Mais les récriminations de Llewelyn sur les méthodes de direction de l'Inquisiteur Eris Valverde était contrebalancée par une certaine estime de celui ci, aussi ne disait-il trop rien. Si je peux éviter le vioque, j'aime autant, un poisson mort serait plus amical que lui. Et un poisson mort, c'était froid. Et gluant, surtout. Aussi poisseux et collant que cette langue-de-plomb qui le suivait partout. Un peu adipeux, au passage, le type, il aurait mérité de faire un petit régime. Ce qui ne changeait rien au fait qu'il restait de marbre. Dès le début, Llew, en bon provocateur – il fallait croire que vraiment, il oubliait parfois de réfléchir – s'était dit que c'était impossible, qu'il arriverait à le faire flancher. Ils avaient donc de longues conversations, ou plutôt Llewelyn avait de longues conversations tout seul, sous les yeux de vache impavide du bonhomme. Et il le suivait...ce qui était particulièrement chiant. En plus ça agaçait au plus haut point Sara, qui ne se privait pas de lui faire sentir. Heureusement, y a toujours moyen de s'arranger, et ça, il ne peut rien y faire. Il songeait à ça avec une certaine satisfaction. Llewelyn adorait se dire qu'il était plus malin que tout le monde. Et ce n'était que le moindre de ses travers, car il fallait prendre aussi en compte la violence inouie qu'il pouvait déployer de façon très imprévisible pour des motifs un peu improbables, il fallait tout de même l'avouer.

La colère dominait chez Llewelyn, malgré le fait que l'entretien avec l'Inquisiteur l'aie un peu calmé. Il était plein d'humour et lorsqu'on arrivait à s'en faire un ami, il se révélait tout à fait fréquentable. Mais je suis l'ami de personne. Allez vous faire foutre, vous tous, là, bande d'imbéciles, médiocres. Il jaugeait tout le monde d'un air dur, détestant la plupart des gens et leurs problèmes de bas étages, leur non intelligence, sans voir lui même qu'il était exactement comme eux, tout aussi malheureux et dépassé, sans rien controler. Llewelyn trouvait que la vie était injuste avec lui sans raison particulière, et cette injustice le révoltait. On lui prenait ce qu'il aimait, et il avait participé à le détruire. A dix-sept ans seulement, il semblait d'une gravité et d'une tristesse inhumaine, si on regardait bien, et comme personne ne lui avait jamais appris à pleurer où à être malheureux, il ne savait exprimer ce malheur que par la colère. Seule, sans doute, Sara avait vu ce qu'il en était réellement. Avec elle, sans doute, ça ira mieux. La lionne devait être la seule à vraiment l'avoir vu pleurer, et elle qui n'était pourtant pas d'une patience infinie ni d'une douceur absolument marquée l'avait été. Elle est cent fois meilleure que moi...Elle devrait partir, mais elle restait. Parfois il s'en voulait sincèrement de lui faire endurer sa propre personne, car Sara Engels, contrairement à Llewelyn Mulciber, était sans doute quelqu'un de bien.

La journée en elle même se déroula avec une lenteur affligeante. Il commençait à se dire qu'elle ne donnerait strictement rien et qu'il ne se passerait rien de plus palpitant que d'habitude quand on vint le prévenir de l'événement de la journée, le spectacle entertainment du jour : H défiait quelqu'un en duel. Alexander Gittens. Llew dut fouiller dans ses souvenirs pour remettre un visage sur ce nom là. Un Serdaigle, ah ouais. Il ne connaissait pas grand monde chez les aigles ; ses propres amis étaient plutôt des Serpentards, et éventuellement des Gryffondors, mais il partageait les préjugés habituels sur la maison. Une bande de prétentiards prétentieux bourrés de prétentions. Llewelyn méprisait les intellectuels. Bons à penser, jamais capables de faire. A peine sauvait-il Way de ce lot là, mais uniquement parce que Wayland Witcher ne possédait pas beaucoup de caractéristiques de ce que Llewelyn nommait les rats de bibliothèques donneurs de leçons. Donc, Gittens. Il se demanda un instant pourquoi H pouvait bien se battre avec ce type là. Sara lui signala que c'était pour une fille, une Tally quelque chose, qui se trouvait être une Pouffy. Bon, bah voilà, c'est définitif, Mercurius n'a aucun goût . Cela dit, de ce point de vue là, il n'attendait pas grand chose de la part du Gryffondor. En revanche, le spectacle en lui même promettait d'être drole, car voir quelqu'un se fait défoncer, par lui ou par un autre, éclatait toujours Llewelyn Mulciber. Il fallait bien l'avouer, il possédait un certain coté sadique. Qu'il tentait de faire disparaître : lorsqu'il sombrait là dedans, il réfléchissait plus et devenait bizarrement capable des pires stupidités. Mais ça, ça vaut le coup d'oeil. Voire même un paquet de pop-corn, dont il s'empara avant de rejoindre la salle de duel. La langue-de-plomb le laissa tomber aux abords de la salle. Ah tiens, on a l'autorisation de faire ça ? Bon, Valverde aime peut-être le free fight et les lynchages... Il passa saluer H lui même avant de se trouver une place :

« Content de te revoir aux manettes, vieux, ça devenait un peu ennuyant ces derniers temps. »

Il regrettait un peu le temps où il pouvait éclater des Serdaigles comme il voulait, mais bon...Llewelyn observa un instant Ariana et Wayland alors qu'il cherchait Sara du regard. Drôle de couple, réellement. Il avait lu les journaux, bien sur, où on rapportait l'agression de Limonkov. Un frère détruit le couple, l'autre le reconstruit...même si ce ne devait pas être l'intention première de Benjamin. Llew avait honte pour son frère, honte de voir deux de ses amis manquer de mourir à cause de lui, mais il n'en disait rien, justement parce qu'il avait honte qu'il soit son frère et qu'il craignait leurs réactions. Wayland s'installa à coté de lui. Le Serpentard avait depuis longtemps ouvert son paquet de pop-corn. Il sourit :

« L'essentiel est de se marrer, et le spectacle vaut le coup, je t'assure. Sers toi. »

Ils parlèrent un moment, puis Llewelyn s'en alla chercher Sara. Gittens entra. Llewelyn n'y prêta pas trop attention, ce serait le duel en lui même qui serait fun. Il finit par voir Mary Kane dans la foule. Llewelyn possédait beaucoup de défauts ; une de ses qualités était cependant qu'il n'était pas rancunier. A vrai dire, il s'en voulait même un peu. Il ne regrettait jamais ce qu'il faisait lorsqu'il passait ses nerfs sur quelqu'un, sur le moment du moins, après c'était autre chose. Mais Llew était un type fier et s'excuser lui était toujours difficile. Oui, je sais, c'est mal, je n'aurais pas du la frapper. Il ne savait pas ce qu'il s'était passé pour elle ensuite, sinon que Valverde l'avait vu aussi. Mais elle aussi était surveillée, et ça, il trouvait ça injuste : après tout, celui qui avait baffé quelqu'un sans raison, c'était juste lui.

« Pop-corn ? »

Il proposait la boite sans arrière pensée. Ca pouvait cependant paraître bizarre, Llew s'en rendait bien compte. Il ajouta, souriant :

« Ca n'est pas un piège. Et je compte pas t'attirer d'autres ennuis. »

Les consignes d'Ariana ? Rien à foutre. L'Elite obéissait à Valverde, et d'une certaine manière, Llewelyn prenait à la lettre ce que disait l'Inquisiteur. Aussi jugeait-il, ayant bien retenu la leçon, que le service d'ordre de Poudlard ferait très bien son boulot lui même. Aussi, curieusement, ne participait-il pas aux insultes et bousculades pouvant toucher Mary. Il trouvait ça idiot, et absolument anti-puriste. Comme, retrospectivement, il se trouvait idiot de l'avoir frappé. Tu as été idiot. Elle n'était rien ni personne, et elle ne te connaissait pas plus que tu ne la connaissais. Ca va conscience, ça va. Fous moi la paix. Sans regarder Mary, il ajouta, comme si chaque mot l'écorchait, bien que ce fut sincère :

« Je crois que je t'en ai suffisamment attiré comme ça. »

L'honneur était sauf : c'était ce qu'il y avait de plus proche des excuses pour Llewelyn, mais ça n'en était pas tout à fait. Dès lorsqu'on disait cela, on se rendait compte du contraste immense qui règnait chez lui. Il y avait un écart monstrueux entre le type menaçant et colérique, ayant déjà tué, malheureux et rendu dur par la vie qu'il devenait, et celui qu'il essayait et voulait être, qu'il était à ce moment là, accessible et finalement plutot sympathique.

Tu crois pas qu'il serait temps de faire un choix ?
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Jeu 26 Déc - 21:37

« Hey, toi là, la garce. »

L’insulte venait de deux élèves de Poufsouffle de septième année, Mary les observa un moment, impassible comme à l’accoutumée et détourna la tête avec mépris pour se concentrer sur le spectacle devant elle. Les insultes ne la touchaient plus, elle en avait trop reçu pour que celle-ci fasse encore effet. Pendant des années, son principal tortionnaire avait été sa sœur jumelle, Eléonore, son double, celle qui la connaissait tellement bien qu’elle n’avait pas besoin d’étudier ses points faibles, elle avait toujours su frapper la où ça faisait le plus mal. Mary en avait appris deux choses, la première à s’endurcir, la seconde à rester de marbre, ce qui n’était pas réellement difficile quand on avait été éduqué comme elle l’avait été. Bien que sang-mêlé, ses grands-parents avaient tenté de pallier à cette erreur de la nature en lui donnant une éducation au principe de bienséance drastique, aussi il y avait chez Mary cette élégance que conférait la bonne éducation et le savoir vivre.  C’était utile en société, mais c’était ce qui l’éloignait de ses camarades de Poudlard qui aurait souhaité plus de naturel de sa part. Quoiqu’il en soit, à défaut d’être utile parmi ses condisciples ça lui avait au moins appris à ne pas montrer ses émotions, la plupart du temps pour le moins. Elle avait constaté avec les années qu’un tortionnaire se lasse de plus vite de quelqu’un dont il ne peut tirer de réaction que de quelqu’un sur lequel il peut avoir un ascendant. Celui qui insulte, prend autant de plaisir à lancer l’insulte elle-même, qu’à voir la réaction blessée de celui qui la reçoit. A chacun ses plaisirs pensait-elle. Elle ignora donc les deux Poufsouffles pensant que de toute façon, elle valait bien mieux qu’eux. A vrai dire, plus que la vexé, l’insulte la faisait rire, elle était peu recherchée, et au final ne l’atteignait pas du tout. Elle s’étonnait tout de même de l’audace des Poufsouffles, qu’est-ce qui leur prenait ces temps-ci aux jaunes et noirs, ils faisaient preuve d’une audace qu’elle ne leur connaissait pas. Etais-ce parce que deux garçons se battaient pour une fille de leur maison qu’il fallait se mettre en avant ainsi. Elle ne faisait peut-être pas partie de Serpentard mais elle restait une Serdaigle et les Serdaigle vaudraient toujours mieux que les Poufsouffles quoiqu’il arrive. Elle au moins, aurait pu trouver quelque chose de plus élaboré que « garce » comme insulte, c’était d’un commun.

Ce qui devait être à l’origine un petit évènement privé, semblait avoir attiré une foule impressionnante toutes maisons confondues. Il était impressionnant de voir comme les informations circulaient vite dans Poudlard, et ce, malgré la taille du château. Elle était heureuse que la foule soit aussi dense, ça lui évitait d’attirer l’attention des personnes qu’elle désirait ne pas voir en ce moment, Ariana Bedan et Llewelyn Mulciber. Elle craignait plus la première que le second. Ironiquement, il lui semblait que Llewelyn était moins apte à lui faire un coup dans le dos, et que s’il devait encore s’en prendre à elle, ça serrait sans détour. Ariana était rancunière, elle n’avait aucun doute la dessus, et son amitié avec Way la mettait dans une mauvaise position. Elle le vit d’ailleurs de loin, il la salua discrètement, elle se contenta d’un petit signe de tête démontrant qu’elle l’avait vu. Ils ne pouvaient pas faire plus, pas en public, et surtout pas avec Ariana dans la même pièce qu’eux. Dieu merci, il y avait trop de monde, et elle semblait bien trop occupée par son petit ami et ses amis que pour faire attention à elle mais peut-être se trompait-elle. Les intuitions de Mary étaient rarement fausse mais la variante Ariana Bedan était une inconnue qu’elle n’avait pas encore réussi à résoudre et sur laquelle elle aurait voulu ne pas devoir se pencher si possible. La jeune fille semblait impulsive, et elle ne doutait pas de la véracité de ses remarques. Elle avait juré sa perte, et elle ferrait probablement tout pour y arriver, c’était à Mary de rester sur ses gardes. Il y avait seulement quelques mois d’ici pourtant, Mary aurait jugé ces remarques enfantines et déplacée mais ici, elle était à Poudlard. Et Poudlard suivait ses propres règles, le meurtre, les brimades, tout semblaient être légal à condition de le faire sous couvert. Ni vu, ni connu, c’était un jeu subtil d’équilibriste, où on était toujours sur la corde raide, il fallait apprendre à marcher sans tomber, ce que Mary essayait désespérément de faire. Néanmoins, Ariana avait juré sa perte, à un moment où Mary ne s’y attendait pas, et où elle serrait réellement heureuse, autant dire que sa perte n’était pas pour tout de suite. Voilà comment fonctionnait Mary, par logique pure. Elle analysait une situation, en déduisait ses conclusions, examinait les tenants et les aboutissants, et puis passait à autre chose. A ses yeux, à moins d’une provocation immédiate de sa part, Ariana ne passerait pas à l’action tout de suite, elle n’était pas hors de danger pourtant mais bien en sursit. C’était une façon dangereuse de procéder, après tout, il fallait tenir compte du fait que tout le monde ne résonnait pas de la même façon qu’elle et pouvait avoir un autre mode opératoire que celui qu’elle lui attribuait mais Mary se trompait rarement, et ça lui donnait parfois, une trop grande confiance en elle, ce qui était relativement paradoxal pour une personne aussi timide qu’elle. De toute façon, ces derniers temps, elle avait eu d’autres problèmes qu’Ariana Bedan.

En attendant, Gittens était entré, mais rien d’intéressant ne se passait réellement pour le moment, la foule était compacte et dense, elle se mit un peu plus en retrait observant sans un mot ce qui se passait. De toute façon, à qui aurait-elle pu parler ici ? Personne ne se risquerait à l’aborder, pas après ce qui c’était passé, ni après les consignes qu’Ariana avait donné. Elle était donc seule dans son coin accompagné de Stuart et autant dire que la conversation était passionnante… Absorbée par ses pensées, ce ne fut qu’au dernier moment qu’elle aperçut Llewelyn s’approcher d’elle. Elle sentit la panique la gagner, son séjour dans les cachots étaient un souvenir encore cuisant, et certaines blessures continuaient à lui faire mal, ainsi que son amour propre, elle savait qu’elle avait pleuré de douleur et de peur plusieurs fois. Elle ne se sentait pas prête à une autre confrontation, pas aujourd’hui. Cette fois-ci le spectacle ce n’était pas elle, c’était Alexander et H et ça lui semblait amplement suffisant pour divertir la foule. Elle hésita à partir mais elle renonça, elle était timide, pas lâche, elle savait que quoiqu’il arrive, la langue de plomb n’interviendrait pas. Il était là pour l’observer et rapporter, pas pour la défendre, où du moins, elle en doutait.

Psychologiquement préparée à une altercation, elle fut d’autant plus étonnée quand il lui tendit son paquet de Popcorn en lui proposant de piocher dedans. Pour peu, elle en aurait ris tant la situation était cocasse. Quelques semaines plus tôt, il la giflait dans un élan de colère, aujourd’hui, il était à ses côtés lui proposant à manger. Pas un instant elle ne songea à un piège de sa part, ça ne semblait pas être le style de Mulciber. Elle connaissait peu les grandes familles de sang-purs en Angleterre, néanmoins, elle avait tout de même entendu parler de la famille du Ministre et il avait la réputation de ne pas faire dans la dentelle. Elle le regarda sans rien dire un moment, écoutant ce qu’il avait à lui dire. Il avait l’air différent, plus calme, plus sympathique que lors de l’altercation qu’elle avait eu avec lui après le cours de Politique Internationale, ce n’était pas bien difficile d’ailleurs. Mary était quelqu’un de fin, elle se rendait bien compte que sa venue était une manière de s’excuser, ses paroles aussi, en tout cas, c’était probablement la chose la plus proche d’une excuse qu’il pouvait lui donner. A partir de là, elle avait deux solutions, continuer à lui en vouloir, et l’ignorer ou lui pardonner. L’avantage, c’était que la jeune fille était aussi peu rancunière que Llewelyn, et probablement pas assez stupide que pour se faire un ennemis supplémentaire. Ce qui c’était passé entre eux, était un accident, elle avait passé sa frustration sur lui, comme il avait passé la sienne sur elle.

Sa décision se prit rapidement et elle adressa un sourire amical à Llewelyn, tout en faisait attention à ce qu’Ariana n’ait pas l’air de regarder dans leur direction, avant de piocher sans gêne dans la boite de Pop-corn. Elle en avala un, et ajouta avec humour :

« Toi et le pop-corn tombez à pic, je me disais justement que j’avais oublié d’apporter à grignoter. On ne peut pas assister à un bon spectacle sans manger. »

Elle avala un autre pop-corn sans réellement le regarder, elle appréciait qu’il ait fait le premier pas, mais elle ne restait tout de même pas à l’aise, que peut-on dire, à celui qui à eu l’honneur de vous frapper quelques semaines plus tôt « Au fait, tu sais que t’a pas mal de force ? ». Bien entendu, son poignet était guéri, et les marques qu’il lui restait sur le cou et le corps n’étaient pas l’œuvre de Llew mais bien celle de la semaine qu’elle avait passé dans les cachots de Poudlard. Elle n’avait pas osé aller à l’infirmerie quand quelques sorts l’auraient probablement guérie plus rapidement, la honte l’en avait empêchée. Elle avait remarqué que lui aussi était désormais suivit d’une langue de plomb, ceux-ci étaient poster en faction, non loin d’eux, raide comme des piquets, n’échangeant pas une parole. Elle hésita un moment puis se pencha légèrement vers Llew dans le but de reprendre un Pop-corn et ajouta avec un humour qu’on ne lui soupçonnait pas :

« Je vois qu’à toi aussi, on a offert un animal de compagnie pour Noël, je ne sais pas toi, mais je suis plutôt satisfaite du mien. Il est propre, silencieux, il ne s’éloigne jamais quand je vais en promenade. Parfait sur tout les points … mais je suis étonnée, je pensais que les sangs-purs avaient droit à un meilleur choix. »

La réplique était étonnante de la part de Mary, surtout pour qui ne la connaissait pas. Elle pouvait faire preuve de sarcasme et de cynisme quand on s’y attendait le moins et avait un sens de l’humour particulier, elle en faisait preuve quand elle était sûre d’être le moins entendu, comme maintenant. Les deux langues de plomb n’étaient pas bien loin, ils les observaient, mais le brouhaha causé par une bande d’élèves surexcité les empêchaient d’entendre ce qu’elle lui disait, sans compter qu’elle avait été assez intelligente que pour ne pas les nommer explicitement. Elle le fixa un moment puis se décala laissant une distance raisonnable entre eux. Elle avait entendu dire qu’il avait une petite amie, et il lui semblait plus prudent, même sans avoir aucune mauvaise attention à son égard,  que de ne pas sembler trop proche de lui. Elle n’avait pas besoin de se mettre une deuxième petite amie furibonde à dos. Elle resta silencieuse un instant puis sans le regarder ajouta à voix basse.

« Les emmerdes, je me les suis crée toute seule, j’étais furieuse, et je n’aurais pas du venir t’agresser après les cours. »

Quoiqu’elle fasse, elle n’était pas du genre à rejeter l’entière responsabilité sur les autres. Elle était, en ça, assez adulte que pour prendre sa part de responsabilité dans les évènements qui avait eut lieu quelques semaines plus tôt. Elle avait décidé de lui pardonner et maintenant que c’était fait, elle se sentait mieux. Pour les restes, les insultes, les bousculades « accidentelles » qu’elle subissait alors même qu’elle lui parlait l’indifféraient, ils n’étaient pas assez intelligent pour l’atteindre,  ce n’était pas eux qu’elle craignait. 

Et pendant ce temps là, ils attendaient que le spectacle commencent.
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MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Sam 28 Déc - 1:34

H n'était pas le champion de l'Elite, mais il en avait tout l'air. On le savait invaincu en duel depuis déjà pas mal de temps, et sa hargne au combat n'avait laissé personne indifférent. Avec Bedan, ils étaient les deux plus gros sadiques cinglés de l'Elite, et s'en trouvaient fort bien lotis d'ailleurs puisque chacun d'eux la dirigeait d'une certaine manière. H avait le coté guerrier, le pouvoir exécutif alors que Bedan était plus dans l'administratif et le politique, chacun son rôle, et même si l'Elite était sur le déclin, personne ne pouvait remettre en cause cette domination et ce maniement du pouvoir.
L'un par la baguette, l'autre par … bah H ne savait pas trop, il s'en foutait tant que lui avait ce qu'il voulait, et là, cela se résumait à la tête d'un péon.
Un inconnu … dire qu'il aurait pu faire ça sous le manteau, mais non, H avait préféré en parler en public, il avait voulu faire son grand retour et prouver qu'on ne pouvait pas la lui faire à l'envers. La chose était vouée à une défaillance certaine, mais qu'importe ! H était borné, têtu, et diablement orgueilleux quand il le voulait.
Se battre pour une fille n'était pas son genre … se battre pour une fille qui lui avait dit non, c'était autre chose. Mais ça, il n'y avait bien qu'elle pour le savoir, Tally n'était pas encore là, mais elle serait rapidement mise au courant du résultat du duel, avec ce que cela impliquait évidemment.

H n'avait pas peur de souffrir, ni de mourir d'ailleurs, il pensait que cette chose n'arriverait que par le choix d'une divinité quelconque et blablabla manger des chats, tout ça tout ça. Aussi, lorsqu'il voyait qui était le gitan qu'il allait affronter, il savait pertinemment que cela n'arriverait, en revanche l'inverse … certes le duel à mort était interdit à Poudlard, mais H ne savait pas se tenir ou se comporter, aussi il était fort probable qu'il pète un plomb et que ses compères de l'Elite aient à le freiner un petit peu.
Mais pour l'instant, la chose n'avait pas lieu d'être car on attendait le challenger.

Sur le bord de l'estrade, un certain nombre d'élèves vinrent saluer H, dont certains qu'il ne connaissait évidemment pas. Sa notoriété n'échappait à personne, et tout le monde voulait s'enticher d'un des membres de l'Elite en vogue et c'était là l'occasion de se faire remarquer. Mais H s'en foutait bien d'être apprécié ou non, tous les gens le savaient ou presque.
Étrangement, Llew vint parler à son compère de l'Elite, lui adressant une charmante parole d'encouragement.

« Content de te revoir aux manettes, vieux, ça devenait un peu ennuyant ces derniers temps. »

Esquissant un sourire sadique, H lui piqua un peu de pop-corn sans lui demander avant de répondre en haussant les épaules :

« Vrai qu'on se faisait chier … faut tout faire soi même hein !»

H était un adepte du 'baisse ta culotte c'est moi qui pilote', la politique Bedan & Valverde ne l'arrangeait pas puisqu'on l'avait interdit d'à peu près tout … si Valverde avait pu lui interdire de respirer pour sûr qu'il l'aurait fait !
Bref, pour l'heure c'était le moment détente avant le combat, un petit bain de foule pour le lion avant que ne survienne la guerre des baguettes. Gittens allait bientôt découvrir pourquoi H était considéré comme un duelliste de talent … son style était à la fois implacable et sans pitié, surtout lorsqu'on connaissait son domaine de prédilection.
La colère était là, la colère et la jalousie, comme une promesse qu'on ne lui avait pas tenu, elle, Tally, avait fuit, pire encore, elle était partie avec un autre, n'accordant pas son dû à celui qui l'avait amplement mérité. Ne l'avait il pas défendu contre son frère ? Il avait risqué sa vie, aidé ses amies, et voilà à quoi il en était réduit, être obligé de tenir un duel public pour avoir une revanche. Depuis quand H avait il de l'honneur ? Depuis quand était il obligé d'en venir à CA pour avoir ce qu'il voulait ? Oh elle n'allait plus le trouver si attirant que ça son gitan après une bonne dérouillée, on la huerait d'avoir préféré un intello au meilleur duelliste de l'école. On la pointerait du doigt pour ses choix, et celui qu'elle aurait à faire une fois le duel terminé.
H n'était pas un homme à chercher, pas lorsque la colère prenait le dessus et que la dernière parcelle de raison ne s'était pas envolée pour laisser place à la bête, le cérémonial chaotique, l'offrande à la douleur, la Souffrance gouvernant ensuite ce petit monde pour une gloire plus grande encore. Une promesse de plaisir … encore une. Mais la douleur, elle, ne mentait pas.
On ne trichait pas avec ça, pas plus qu'on ne trichait avec une baguette ou un sort, on pouvait cracher sur les règles, la puissance, la vraie, n'en admettait pas. Ça, Poudlard l'avait appris, mais il y avait encore des hommes pour fermer les yeux et ne pas admettre l'ordre naturel des choses.

Les gros poissons mangent les petits poissons avant de se dévorer entre eux ? Ce que l'on qualifiait chez H de perte de raison n'était probablement pas de la folie douce ou de la folie dure, c'était une hystérie bien supérieure au simple stade de l’aliénation, celle que l'on appelait vérité. Le prisme de la démence, à travers lequel se reflétait l'être de H était plus approximation de son passif que de son état d'esprit réel. Car au fond, qui prétendait connaître H ? Des conquêtes d'un soir ? Des amis qui ne connaissaient pas sa date de naissance ? C'était simple, on en avait rien de foutre de lui s'il n'était pas un puissant. On le voyait parce qu'il s'imposait, mais une fois en retrait, on l'oubliait. Qui avait été là lorsque ses hallucinations avaient commencé ? Personne. Qui avait été là pendant qu'il était dans le coma ? Personne. De ce constat était née plus qu'un simple sentiment d'abandon, une véritable haine, de la colère à l'état brut, colère qui explosait à travers chacun de ses sorts. Voilà pourquoi il était si bon en magie noire … cette haine viscéral pour tout, l'aversion de ce monde, poussait H a devenir un sorcier de haut vol, car en haïssant il détruisait, de cette destruction naissait un pouvoir, pouvoir que l'on craignait, et on le fuyait, d'où une plus grande haine, pour une plus grande destruction … et ainsi de suite jusqu'au stade final ou H se consumerait lui même, ne laissant rien. Cela n'avait il pas déjà commencé d'ailleurs ?

Sans attaches, sans amis, sans famille, H n'avait plus aucun lien avec ce monde, ni avec quoi que ce soit, plus rien n'avait d'importance, tout semblait si loin, comme étranger à ce qu'il était.
Alors il vivait, jour après jour, sans que cela ne change. Un jeu qui le consumait depuis déjà quoi … plus de deux ans ? Quand cela allait il s'arrêter … à sa mort, et il le savait. Aujourd'hui peut être ? Demain ? Jamais …
Le monde ne tournait pas autour de lui, mais un plus petit semblait graviter avec pour seul noyau son être. Et étrangement, il détruisait moins vite ce noyau que le reste, mais qu'on se le dise, tout n'était qu'une question de temps.

Et puis la porte. Un silence alors qu'on se retournait pour voir l'armada de Serdaigle arriver. À sa tête le challenger. Il n'y eut pas un sourire sur le visage de H, rien. Se relevant du bord de l'estrade, il toisa son adversaire du haut de son piédestal. C'était bien lui.
Le visage sévère du lion suffisait à transmettre ce qui bouillonnait en lui, et d'aucun aurait pris peur à la simple vision de ce que pouvait contenir cet esprit perturbé et violent à l'extrême.
Un moment de flottement survint, on regardait le champion puis le challenger, sans que rien ne se passe. Et puis le visage du lion changea du tout au tout, de la haine à la rigolade en une fraction de seconde. Ainsi, il s'exprima haut et fort, trahissant de ce fait son habituelle assurance de meneur d'hommes.

« Ainsi il est venu ...»

Mimant un accueil chaleureux en tendant les bras, il stoppa ce jeu ridicule, le pointant du bout de sa baguette avant de s'adresser à la foule.

« Applaudissez le pour ce courage … allez y ne vous privez pas !»

Rigolait il ou l'exigeait il vraiment ? Difficile à dire tant le bonhomme était imprévisible.
Et puis il fit signe à la foule de s'écarter pour laisser passer le type jusqu'à l'entrée de l'estrade.

« Faites place ! Une haie d'horreur pour le moche … allez ! Allez ! »

Faisant signe à son larbin, une Gryffondor en première année qui avait la légère tendance à le coller, H s'adressa à lui alors que Gittens passait à travers la foule.

« Bien machin …

_ Kevin ...

_ Kevin si tu veux … peux tu me donner le règlement ...»

Il arracha le morceau de papier des mains du gamin, d'un regard hautain et méprisant qui aurait pu faire lui un parfait Serpentard.
L'autre continuant à se frayer un chemin, le lion s'adressa encore plus fort à l'assistance.

« Remercions dans un premier temps ce cher professeur de magie noire pour nous avoir permis d'avoir cette salle, remercions aussi l'Inquisiteur et toutes les personnes présentes. Ceci étant fait, voyons voir …

Donc conformément à la réglementation officielle de Poudlard tout ça tout ça, une variante du duel à incapacité sera utilisé dans le cadre des duels, blablabla … les participants ne chercheront pas à mettre hors combat leur adversaire mais à le faire abandonner … comprenez ça dans le sens qu'il va falloir que l'un d'entre nous dise 'j'abandonne' … l'adulte responsable peut arrêter le duel en cas de blessure grave … ça c'est le rôle de ces charmants messieurs de la sécurité …  voilà voilà.»


H jeta donc le papier au gamin avant de s'avancer un peu plus sur l'estrade tout en annonçant la couleur.

« Afin de simplifier les choses on va prendre l'audience comme juge et témoin de ce duel. Ça dérange quelqu'un ?Il attendit à peine deux secondes continuant rapidement. Personne ? Tant mieux. On va pouvoir passer aux choses sérieuses.»

S'avançant au centre de l'estrade, il fit signe à son adversaire de faire de même, ajoutant avec humour :

« Allez approche je vais pas te bouffer ...Il se tourna vers la foule, ajoutant faussement à voix basse. Fin pas tout de suite.»

Droit devant lui, H présenta sa baguette avant d'entamer un petit jeu pour jouer avec les nerfs de son adversaire et détendre l'atmosphère … ou pas … sachant que cet aspect gamin de la chose augmentait plus la tension qu'il ne la détendait.
Et le lion continua ce jeu sadique.

« On se retourne … on fait les dix pas ...»

Il commença alors à marcher, comptant à haute voix alors que la pression grimpait.

« Un, deux, trois, quatre, ciinnnq, six, sept, huit, neuf et dix ...»

Là, il se retourna rapidement, baguette en avant et avec de l'avance sur son adversaire avant de feinter un mouvement de baguette et de dire à haute voix :

« BOUH !»

Moment de flottement alors que sa feinte prenait. Il se mit à rire de manière sonore avant de hocher la tête et de réprimer la chose qui n'avait bien fait rire que lui. Vraiment, il sous estimait son adversaire et ne s'en cachait pas. Visiblement, H ne le prenait pas au sérieux, peut être était ce cela qui allait causer sa perte, peut être pas.
Baissant sa garde, le Gryffondor ajouta avec sarcasme :

« Bah alors mon biquet t'as eu peur ? Viens faire un câlin ...»

Sa mine devint plus sombre alors que sa voix baissait pour devenir un murmure alors qu'il faisait signe d'approcher de la main, comme une provocation.

« … que je te bouffe ...»

Hrp:
 
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MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Lun 30 Déc - 15:36

Alexander venait de poser ses mains sur la porte, il était entré ça y est. Il y avait déjà une foule assez conséquente dans la salle. Oui, ça l'impressionnait. Il n'était pas du genre à se donner en spectacle. Il s'avança et s'arrêta prêt à repartir en arrière, fuir tout ceci. Pourquoi est-ce qu'on lui en voulait au fait ? Pour avoir parler à une fille et l'avoir embrassé ? Était-ce juste ? Non... Ça ne l'était pas. Il avait été bête d'accepter, il avait senti à ce moment qu'il allait le payer à un moment ou à un autre... Si quelqu'un lui avait demandé ce qu'il ressentît à cet instant, il aurait répondu sans hésiter qu'il avait très peur. Il n'avait jamais eu autant peur, une foule immense et un malade qui voulait le mettre en pièces... Comment ne pas avoir peur. Il observait ce H... Qu'est-ce qui pouvait bien se lire au détour de ce regard ? La colère ? La haine ? En tout cas, il semblait résolu à montrer à Alexander qu'on ne touchait pas à ses futures conquêtes.

Il commença à esquisser un pas en arrière ce qui aurait pu paraître aux yeux des autres un simple déplacement vers la droite. Peut-être était-il encore temps d'enclencher une manœuvre de retraite. Après tout, ça réputation à Poudlard... Il s'en fichait. Pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas simplement dire à ce H qu'il ne voulait pas de la fille et qu'il pouvait la garder. Entre éviter les ennuis et s'attirer les foudres de son père et avoir une copine... Le choix aurait été vite fait. Les émotions dans le crâne d'Alexander se bousculaient maintenant : à la peur venait s'ajouter le doute... Était-il capable de battre ce malade ? Où est-ce qu'il allait simplement se prendre la raclée du siècle ? Il aurait alors le même résultat que s'il n'avait pas combattu.

« Applaudissez-le pour ce courage ... Allez-y ne vous privez pas !»

Alexander hocha simplement la tête, il n'avait pas l'air si terrible que cela. Il s'avança de quelque pas avec ses aigles sur les talons vers le Gryffondor. Il tenait sa baguette fermement, était-ce la peur qui poussait les hommes. Aucune idée, mais, il fallait rester droit, et ne montrer aucun signe de quelconque faiblesse, ces gens dans la salle hormis H étaient des loups, une meute de loups. Aucun n'était ses amis. Ce n'était qu'une bande de connards sans nom qui était venu s'amuser du perdant que ce soit lui ou H. Il détestait ce genre de personne qui ne prenait pas parti et qui attendait juste une bonne baston. Il observa dignement son adversaire si celui-ci le fixait bien attentivement, il pouvait lire la peur qui transpirait par chaque port de sa peau.

« Faites place ! Une haie d'horreur pour le moche ... Allez ! Allez ! »

Il s'arrêta en souriant, Amon n'eut pas se bon sens, Alexander tandis son bras sur la droite pour l'arrêter Amon murmura « Sale petit fils p » le reste de la phrase s'étant perdu dans un certain silence. Une fois qu'il l'eut arrêté, Alexander parla alors à son adversaire « Ah mais oui je vois pas tellement de différence avec ta gueule ... » Les aigles s'arrêtèrent derrière lui et Amon semblait se calmer. Alexander laissa doucement retomber son bras le long de son propre corps. Il ne voulait pas que son ami prenne un coup pour lui. Les autres aigles étaient aussi tendus que lui, mais, ils représentaient la maison Serdaigle. Ils n'avaient pas le droit de reculer. Il fallait avancer combattre... Mourir peut-être, mais, combattre.

« Bien machin ...

_ Kevin ...

_ Kevin si tu veux ... Peux, tu me donner le règlement ...»

Il ne semblait même pas respecter ses propres hommes... Quel genre d'individus asocial était-ce du genre violent se revendiquant de la sorte parce que personne l'aimait ? Il jouait les vilains petits canards à la récréation avant d'aller pleurer dans son coin lorsqu'il pouvait ? Ou alors l'autre type de petit canard celui trop violent pour communiquer. On n'avait pas encore inventé le décodeur pour eux... Il fallait leur renvoyer coup pour coup pour leur faire comprendre que même s'ils étaient des vilains petits canards, les autres existaient aussi. Oui, le deuxième cas, c'est ce qui semblait le mieux correspondre à H... Le vilain petit canard qui se revendiquait sans attache et violent parce que personne ne l'aimait.

« Remercions dans un premier temps ce cher professeur de magie noire pour nous avoir permis d'avoir cette salle, remercions aussi l'Inquisiteur et toutes les personnes présentes. Ceci étant fait, voyons voir ...

Donc conformément à la réglementation officielle de Poudlard tout ça tout ça, une variante du duel à incapacité sera utilisée dans le cadre des duels, blablabla ... Les participants ne chercheront pas à mettre hors combat leur adversaire, mais à le faire abandonner ... Comprenez ça dans le sens qu'il va falloir que l'un d'entre nous dise 'j'abandonne' ... l'adulte responsable peut arrêter le duel en cas de blessure grave ... Ça, c'est le rôle de ces charmants messieurs de la sécurité ...  voilà. »

Alexander hocha la tête. Qu'est-ce qu'il pouvait faire de plus face à ce type à part l'écouter et prier pour que ça se finisse vite. Il fallait qu'il trouve la force en lui.. La force de ne plus avoir peur de H. Ce n'était qu'une personne. Non... Ce n'était même pas une personne, c'était quelque chose à abattre pour gagner se duel, il devait vaincre sa peur. Il chercha au fond de lui-même une réponse à cette peur. Les conseils de son père lui revinrent en mémoire « Qui est-tu » « Je suis Alexander Gittens » Son père lui demanda de répéter plus fort. Il répéta la même chose plus fort. Son père ajouta « Qu'est-ce que tu es ? ! » « Un sorcier » « Et qu'est-ce que tu vas faire » « Je vais me battre » « Contre qui ? » « Ce type » « Tu sais mon fils, on ne peut pas choisir notre mort, mais, on peut choisir comment aller à sa rencontre » Est-ce que cette image idéalisée était censée lui donner du courage ? Oui. Est-ce que c'était le moment de gagner la foule, de lui donner quelque chose qu'elle n'a jamais vu ? De montrer ce qu'il vaut, devenir ce qu'il voudrait être. Un vrai gittens, arrêté de se refermer sur lui-même devenir plus grand qu'il ne l'aurait rêvé ? Est-ce qu'il aimait, cette sensation, de danger, de foie en lui-même qui montait doucement en lui.

Il n'était plus aujourd'hui à ce moment même ce Alexander Gittens qui préférait rester dans son petit monde sans se faire remarquer des autres, cette sensation de savoir que presque tout poudlard parle de lui que ce soit en bien ou en mal. Que tous les gens dans cette salle connaissent son nom, c'était une sensation vraiment... Étrange, Magnifique ? Il sentait monter en lui. Il avait envi de prouver qu'il était plus que ça. PLUS QUE CA. Plus qu'un sorcier, il voulait devenir ce sorcier, celui qui avait le pouvoir d'amuser la plèbe, de la faire rêver. Il avait un rêve, qu'il ne pouvait que murmurer, une idée qu'il ne pouvait qu'espérer, que prier qu'appeler de tous ses vœux. Tout ce que l'on fait dans sa vie raisonne dans l'éternité. Aujourd'hui, il n'avait qu'un duel à gagner pour devenir quelqu'un. Une fois qu'H eut jeté le papier, il le suivit du regard doucement.

« Allez approche, je ne vais pas te bouffer ... Il se tourna vers la foule, ajoutant faussement à voix basse. Fin pas tout de suite. »

Il ricana, c'était nerveux ou c'était de l'inconscience, il le suivit doucement, avançant d'un pas maintenant plus sur, plus détendus. « On se retourne ... On fait les dix pas ...» Il se retourna se demandant si H n'était pas en réalité qu'un abruti congénital ? « Un, deux, trois, quatre, ciinnnq, six, sept, huit, neuf et dix ...» Il marcha lentement jusqu'au dixième pas. Une légère brise vint caresser son dos, était-ce un vent de justice, un vent de liberté, un vent de gloire nouvelle qu'il allait bientôt s'approprier qui soufflait maintenant sur lui ? Ou simplement, le vent qui annonçait sa fin prochaine et la chute de ce qu'il avait comme image rabaissé encore plus bas que terre ?« BOUH !» Il le sous-estimait, ne le respectait pas. Ce n'était pas grave, lorsqu'il l'aurait corrigée, il saurait qui est Alexander Gittens.« Bah alors mon biquet t'a eu peur ? Viens faire un câlin ...» Il me provoquait, la force brute contre la force brute. Il fallait frappé fort et prier, prier pour que les dieux lui donnent une âme invincible, qu'il soit capitaine son âme et maître de son destin aujourd'hui. Il leva sa baguette et exécuta le geste qu'il avait appris si souvent en cour cette année, il prononça le mot magique pointant son adversaire. Il pensa " on va voir si la crinière du lion brûle ''

« confringo »


Dernière édition par Alexander Gittens le Lun 30 Déc - 15:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Lun 30 Déc - 15:41

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MessageSujet: Re: Chacun son Territoire [Libre] Lun 30 Déc - 16:00

De ce duel, H pouvait en donner des noms. Revanche, vengeance, formalité, décrassage, bouffonnerie, mais rien ne lui donnait plus envie que ce doux mot qu'était 'punition'. C'était ce qui allait se passer, une punition, un lynchage en règle devant une bonne assemblée qui n'attendait que ça.
Ce que ce pauvre gars allait devenir demeurait une question bien réelle. Un cadavre ? Un bout de viande à l'infirmerie ? Ou un héros ? C'était bel et bien le cas, on ignorait tout de ce gars, et là, à la vue de ce duel, il n'était bon s'attarder en pronostiquant une victoire de ce dernier. Toutefois, un groupe de Serdaigle semblait motivé à le défendre, comme s'ils pouvaient vraiment espérer que David vienne à bout de Goliath. À ceux là, il fallait apprendre la fin de l'histoire … et les inviter à réfléchir à deux fois avant de chercher les plus gros poissons.

Alexander Gittens. Quand H le regardait, il ne voyait là qu'un gamin apeuré, une femmelette sans défense qui chiait dans son froc en priant pour que tout cela soit écourté le plus vite possible. C'était comme ça que H regardait ses proies. Il y voyait la peur, l'envie de fuir, et cela le rendait encore plus dangereux. Gittens était peut être différent, mais ça ne changeait rien à la chose, H allait le bouffer. Vrai ou pas, il provoquait la peur, que cela chez son adversaire ou dans l'assistance, il était le loup et son adversaire était l'agneau. Tout semblait les séparer, pas seulement les valeurs qu'ils défendaient ou leurs attitudes respectives, tout. Le seul trait d'union entre eux semblait être Tally, cette pauvre Tally qui allait sans doute devoir en ramasser un à la petite cuillère et demander des explications à l'autre. Fatalité !

Concernant l'attaque de son adversaire, il avait déjà prévu la chose. Un sortilège trouvé dans un vieux bouquin à la con, le truc que H ne connaissait pas mais qui avait l'efficacité d'une moule tétraplégique. En réalité, le lion s'attendait à un duel assez atypique, l'intelligence contre le muscle, la tactique contre le bourrinage intensif. Là, encore une fois, il allait se tromper.
Le style de H était plus que prévisible, il sortait toujours les mêmes sorts, l'Ostéoclaste, sa signature, semblait ne plus surprendre mais cela touchait à chaque fois, et le résultat était net et sans bavure, il faisait mouche. H avait brisé un nombre incroyable d'os. Il avait égorgé quelques innocents, brûlé des moldus en fuite et encore bien d'autres actes tous plus violents les uns que les autres.
On savait H très porté sur la magie noire, plus que sur le reste des arcanes. Il s'adonnait à une magie dangereuse, aussi bien pour l'utilisateur que pour l'adversaire. Mais H n'avait jamais eu peur du risque. N'avait il pas déjà affronté un dragon ? N'avait il pas attaqué un cerbère ? Expert du rien à foutre, il se riait du danger. Et comparé à ce qu'il avait vécu, Alexander Gittens n'était qu'une broutille.

Il ne pouvait techniquement pas le prendre au sérieux, à tord, peut être, il allait bien voir ce que l'autre avait dans le ventre.
La première attaque que H eut à subir ne le choqua pas vraiment. Oh il ne l'avait pas vu venir, mais il fallait dire que H avait une légère flemme de se battre sérieusement, il avait tout son temps pour ça. Alors le confringo subi n'était pas grand chose. L'explosion et les flammes eurent pour seul effet de créer un picotement chez le lion. Ses vêtements avaient pris chers, sa peau aussi, mais pas de douleur … rien de comparable à un endoloris de Crow, une simple baffe après tout.
Il vacilla, subissant l'explosion, sans broncher, il chassa les flammes d'un mouvement de bras, comme une torche humaine, mais avec un certain sang froid qui indiquait qu'il n'avait rien ressenti.
Les flammes consumèrent le tissu, endommageant la peau dessous …
Lorsque les flammes faiblirent, quelques secondes après l'impact, le lion fixa son adversaire dans les yeux, lui répliquant sèchement, comme une provocation pleinement assumée :

« C'est ce que t'appelles une attaque de feu ?! Matte ça !»

Le Gryffondor releva sa baguette rapidement, alignant la visée avec facilité, formulant son sort de manière audible. Sa voix résonna dans la salle, comme la promesse d'une douleur naissante chez son adversaire. Il était temps pour H de sortir son répertoire habituel … mais si l'introduction en la matière était plus que très souvent l'ostéoclaste, il changea exprès pour donner une leçon à son adversaire. Le feu vaincu par le feu.

« INFERNOOOOOOO !»

Deux salves de flammes noires se formèrent pour percuter son adversaire. La rapidité de l'attaque et de sa maîtrise étaient indéniables, H maîtrisait particulièrement bien ce sort de l'école de magie noire, avec une petite pointe d'élémentalisme. La magie noire était son dada, il avait un talent particulier pour cette matière, comme s'il avait cela dans le sang … ou plutôt dans ses gènes, ignorant tout de sa famille biologique, il était difficile pour lui de le dire, mais les prédispositions étaient bien là.
Son adversaire n'eut aucune chance face à cette attaque implacable. Il allait comprendre ce que c'était que de se battre avec plus fort que soi, la force n'était pas avec lui, la technique non plus. Tout juste avait il un cerveau avec lui, et encore, il n'allait pas lui être d'un grand secours.
Ici, c'était l'heure du poulet rôti !
H mumura alors :

« Que brûle la chair ...»

Regardant son adversaire brûler, le lion dissipa les flammes magiques après avoir jugé la punition suffisante, laissant son adversaire se relever pour reprendre le combat. Qui parmi la foule savait que ce sortilège était loin d'être à la portée de tous ? Les bons élèves en magie noire comprendraient certainement bien des choses en voyant ça, et encore, ils n'avaient pas tout vu. Une personne particulièrement allait en faire les frais ce soir. Affronte ton destin garçon.

« C'est tout ce que t'as dans le ventre lavette ? Lève toi et bats toi sac à merde !»

Pas de place pour la pitié dans un duel d'honneur, pas de place pour la faiblesse, ou alors la mort ne serait pas loin et méritée.
H jeta un coup d'oeil à la foule silencieuse, comme suspendue aux lèvres des deux duellistes, tous les présents semblaient s'être arrêtés de respirer, attendant que le duel se termine pour pouvoir vivre à nouveau. Qu'ils se rassurent, cela n'allait pas être long, pas du tout !
Ils étaient venus, H espérait que le spectacle leur plaisait, lui en tout cas se réservait pour la suite …
Mais pour eux, il fallait faire le show.

« Tu mets plus d'ardeur à draguer qu'à te battre p'tite fiotte !»

Que le duel se poursuive et Gittens avait plutôt intérêt d'assurer le coup s'il voulait faire bonne figure.

Hrp:
 


Dernière édition par Mercurius H. Yakovsky le Mer 1 Jan - 18:48, édité 1 fois
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Chacun son Territoire [Libre]

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