POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts]

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Lord Voldemort


MessageSujet: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Lun 23 Déc - 14:28

Tom Jedusor était assis dans son moelleux fauteuil rouge, celui dans lequel il avait connu maintes et maintes choses, celui dans lequels il avait vécu maintes et maintes évènement. De la défaite à la gloire, de la mort à la vie, de l'errance au règne. Difficile de croire qu'une pièce de mobilier pouvait représenter tant de choses, mais pourtant, tel était le cas. Et. E fauteuil n'avait pour seule extraordinaire propriété que celle de servir de siège au plus grand sorcier vivant.

Lord Voldemort était satisfait de sa Victoire en Irlande. Il avait renforcer encore un peu plus sa légende avec ses faits d'arme. Partout ses quatres serpents géants meurtriers dans la plaine de Dublin faisaient échos. Il n'était pas parrut depuis des mois, des années même, au yeux du grand publique, mais à présent, il était revenu sur le devant de la scène, il faisait figure symbolique. Et il avait botter du cul avec une telle violence et une telle efficcité que plus personne n'oserait même penser que si on le voit pas c'est parce qu'il est trop faible.

Mais aussi grand soit la satisfaction, elle n'en était pas moins qu'une simple étape dans un plan bien plus vaste. Celà faisait très exactement 36 heures que le Ministre Irlandais était mort, tué de la main de Jedusor. Pas une minute de plus. Et ce fut lHeure à laquelle il décida de convoquer l'assemblée des mangemorts. Il avait interdis à tous les politiciens de faire le moindre discours sur l'Irlande et la fin de la guerre avant cette réunion. Tous avaient respecté sa demande car nul ne souhaitait mourir précocement.

Les blessés étaient encore soignés au camps majeur, certaines poches de résistance essayait de tuer quelques puristes de plus, Brom avait nommé Alan MontGommery à la tête des expéditionnpunitives pour enrayer le phénomène. Ça touranit actuellement au pur et simple massacre, les irlandais se battant contre trois fais plus d'hommes qu'eux. La situation était donc très satisfaisante, ainsi la tabula rasa était presque terminée, il ne manquait plus que dessiner la suite du rêve.

La grande table de la réunion fut installée par Queudver. Par pure crueauté, Jedusor lui avait interdit de pratiquer la magie pour l'amener. Il attendait que le servile Peter finisse tout en sirotant un verre de vin rouge. Il avait à ses côté Nagini et une pile de grimpire. Le Serpent était sage et les livres étaient fermés. L'heure n'était pas à bouquiner. Quand Pettigrew eur achevé sa tâche, tom lui lança un regard que la larve de Quedver connaissait bien. Il s'avança et tendit son bras gauche en offrande, chaque Mangemort sentit instantanément la brûlure dans leur chaire et tous surent exactement ce qu'attendait leur Maître : leur présence à cette table à ses côtés.


Hrp : décrivez simplement votre arrivée. Le seul éventuel dispensé au topic est James, en fonction de si il estime que 36 h auront suffit à le remmettre sur pied ou non Wink

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Lun 23 Déc - 15:27

Le plancher craquait discrètement sous le poids des pas du vieil homme. Un bruit de canne qui frappe le sol régulièrement résonnait dans les différentes pièces du manoir. Les rideaux qui tombaient lourdement sur le sol, les fauteuils noirs, rouge-sangs ou encore argents donnaient aux pièces une atmosphère presque mélancolique. Aucune lumière n'était allumée. Le manoir semblait plongé dans un atemporel, entre deux époque, entre deux mondes.
Le Mangemort Politicien, connu pour avoir durant deux années dirigé le Département de l'Ordre Nouveau, actuel Inquisiteur de Poudlard, traversait les pièces du Manoir Valverde sa démarche calme et mesurée. Lunettes posées sur le nez, canne au pommeau de sphinx en argent, le vieil homme se remettait des combats en Irlande. Rien n'était terminé, tout au contraire. Ce n'était que le début de quelque chose. Poudlard demanderait du temps, Valverde en donnerait. Mais en aucun cas ne songeait-il à briguer quoique ce soit. Si Voldemort jugeait que le temps était venu de renouveler ses rangs et les différents postes, Valverde s'en irait. La guerre l'avait épuisé. Et cela se sentait sur son visage de fer et de froideur. Son regard, bien que de glace et de calme était entouré de cernes. Mais il était toujours là, debout et prêt à faire tomber le sang Moldu. C'était sa mission, et tant qu'il serait en vie, il ferait toujours son possible qu'elle soit respectée.
La guerre était enfin terminée. Deux années de guerre qui avaient vu tant de femmes et d'homme tomber. Valverde ne les comptait plus. Il ne se sentait pas comme un miraculé, mais il savait pertinemment que lui aussi aurait pu perdre la vie. Car la guerre n'avait jamais fait de cadeaux à personne. C'était une terrible loi de la Jungle, aussi bestiale que cruelle. Il fallait s'y faire, tout comme on s'y faisait en politique.

Les premières nouvelles de la victoire en Irlande étaient tombées et avaient dû arriver à Poudlard. Là où l'Inquisiteur officiait, là où des centaines d'étudiant étaient sous son commandement. Il n'était revenu que deux heures, afin de se charger des dossiers à prendre et consulter quelques membres de la Sécurité. Neeson assurait constamment le relais, notamment en cas de problèmes à Dublin qui verrait Poudlard privé provisoirement ou définitivement d'Inquisiteur.
Il n'avait pas encore pris la parole. Tout simplement parce que dans l'ordre protocolaire, c'était à l'Intendant du Royaume-Uni de prendre la parole. Il était l'instance politique directrice des désormais quatre pays de l'Intendance. Poudlard était la branche Educatrice, comme l'Ordre Nouveau était la branche de Purification. Tous devaient donc respecter la parole de l'Intendant.
Et il était sûrement certain que tous les Mangemorts étaient actuellement occupés à autre chose qu'à recouvrir à leurs fonctions quotidiennes. Pour ceux qui en avaient, évidemment. Valverde gérait les affaires de Poudlard, mais le tout était réduit au stricte essentiel et minimum. Les décisions étaient toujours prises par l'Inquisiteur, mais concernant les affaires d'intendance et de gestion quotidienne de l'Ecole, certains s'en occupaient afin d'éviter d'ajouter au poids inutile au Mangemort Politicien. Mais à ceux qui penseraient que Valverde loin de Poudlard était l'occasion parfaite pour mettre Poudlard dans le désordre, la chose était évidemment impossible. Car contrairement à l'idée première et découlant d'un manque total de finesse, c'est justement quand la tête dirigeante est absente que la Sécurité est mise en avant et où il est impossible de renverser l'ordre.

Le vieil homme quitta Gaydon en transplanant. Il avait été appelé par Lord Voldemort. Et en matière de rapidité, le Seigneur des Ténèbres ne chômait pas. Bien au contraire. A peine l'Irlande tombée qu'il mettait en place la suite des plans. Car en effet, il ne fallait pas rester dans la béatitude de la victoire, surtout après une aussi longue guerre. L'Inquisiteur faisait confiance à Brom quant à ses mesures. Ainsi qu'aux trois Ministres de la Magie. Tous avaient dû mettre en place leurs différents moyens de sécurité dans leurs pays respectifs tout en donnant des ordres aux effectifs mis en place en Irlande. Quant à Valverde, il avait donné l'ordre de renforcer les sortilèges de protection et de faire trois rondes de plus. Une mesure provisoire, le temps que la victoire laisse place au calme. Car à n'en pas douter, quelques fous tenteraient des choses folles. De toute évidence, s'attaquer à l'Ecole du Purisme, protégée par des sortilèges mis en place par d'anciens Directeurs, d'autres par Voldemort, Brom et Valverde, plus la centaine de personnels de Sécurité présents constamment dans les lieux était une idée bien folle et utopique. Mais il ne fallait pas laisser les choses aller. Et Valverde n'était homme à laisser les choses se faire sans lui. Une qualité en soi, qui lui valait quelques fois des remontrances puisqu'il avait une tendance à vouloir tout savoir dans l'organisme qu'il dirigeait. Mais jusqu'à preuve du contraire, l'Ordre Nouveau avait été laissé dans un excellent état comparé à ce qu'il avait été lorsque le vieil homme en avait pris la direction, et Poudlard avait été relevé de sa crise interne. Alors qu'importait les défauts tant que le travail restait fait.

Il ne fit pas attention à Quedvert. Quelques Mangemorts étaient déjà présents, dont les plus jeunes vêtus de leur robe de Mangemort, comme d'impeccables élèves qui respectent le règlement de leur école. Valverde eut le sentiment de se retrouver à Poudlard durant quelques secondes, au coeur de ce temple du Purisme et des Ténèbres qu'était le manoir Jédusor.

« Mon Seigneur. »

Valverde n'appelait jamais Voldemort "Maître". Tout simplement parce qu'il trouvait la chose dégradante, autant pour le Seigneur des Ténèbres que pour lui-même. Voldemort n'était pas un simple fédérateur avec quelques fidèles qui le suivraient jusqu'à la mort. Il était un Seigneur de Guerre, un Seigneur du Purisme. Une personne Noble qui avait noblement relevé la Sorcellerie de sa ruine causée par le sang Moldu et la philosophie bourbiste. Aussi trouvait-il plus respectueux de l’appeler "Seigneur" que "Maître", notamment parce que cela le plaçait à une place bien plus prestigieuse que la simple fonction de maître et d'esclaves.
Et puis, il fallait avoir une notion d'ego pour se sentir serviteur de quelqu'un. Il fallait de l'amour propre, notamment pour mieux le détruire. Mais il était nécessaire d'en avoir une seule fois conscience dans son existence. Or, le Mangemort Politicien n'avait strictement aucun amour propre et personnel. Aussi ne sentait-il ni maître ni esclave. Juste un Serviteur de la Sorcellerie, défendue par un Seigneur des Ténèbres plus que Noble et respectable. Cela n'allait pas au-delà de ça et Voldemort le savait. Il le savait et s'en servait très bien. Car nul besoin de faire passer Valverde pour un esclave. Il l'était pas sa folie et sa Haine. Si Voldemort l'avait compris, il avait tout gagné.

Le vieil homme s'installa à sa place habituelle. La deuxième à la gauche de Voldemort. Habituellement, c'était Mulciber qui s'installait à sa droite, étant ainsi à la première place à gauche du Seigneur des Ténèbres. Et la dernière fois que Valverde s'était retrouvé assis à cette place, LeeRoy était installée juste en face de lui, à côté de Brom.
Qui, désormais, allait s'installer à sa place?
Le jeu des chaises musicales était terriblement cruel, en politique.

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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Lun 23 Déc - 18:39

Elle travaillait quand elle avait sentit la marque la bruler, elle avait relevé sa manche avec nonchalance, examinant la marque et savourant avec un plaisir malsain, la douleur que celle-ci lui procurait. L’Irlande n’était pas tombée depuis deux jours que le Lord appelait ses fidèles, elle sourit heureuse de voir qu’il ne perdait pas de temps. L’Irlande était tombée mais à quel prix, deux ans de guerre avaient décimé leur rang. Maintenu la population sorcière sur ses gardes, à présent qu’en était-il ? Ils avaient franchis un cap, celui de la victoire mais Tryan n’avait pas tord en disant que ce n’était qu’une victoire parmi tant d’autre. Le purisme avançait mais jamais assez vite, jamais assez loin, ils ne pouvaient pas se permettre de se reposer sur leur lauriers, surtout pas maintenant qu’ils avaient gagnés. Leurs ennemis les penseraient distraits, trop bouffis d’orgueil et absorbé par leur victoire que pour prêter attention à leur erreur. C’était se tromper, Lord Voldemort était un homme intelligent, il n’attendrait pas pour frapper de nouveau.

Néanmoins, tout ça n’était pas du ressort de Ruth, elle n’était pas politicienne, elle ne l’avait jamais été. Pourtant, on lui avait souvent dit qu’elle aurait pu y faire carrière. Elle était fine, intelligente, avenante et avait une facilité naturelle à se faire apprécier de la masse, en ça, elle ressemblait fort à son cousin Mike, son vrai défaut résidait dans son impatience. Mais peu importe ce que l’on disait, Ruth n’avait jamais cédé et plutôt que d’essayer d’entrer dans la politique, elle était devenue un soldat du purisme, se battant pour une cause qu’elle pensait juste. Qu’on ordonne, elle ferrait, ça ne l’empêchait pas de réfléchir, mais l’obéissance dans son milieu était indispensable.

Elle ne prit pas la peine de rentrer chez elle pour se changer, le Seigneur des Ténèbres n’attendaient pas et transplana directement à Little Hangleton au manoir Jesudor. Elle était vêtue de ses robes de travail, son insigne de l’Intendance épinglé sur la poitrine, ses gants en peau de dragon qu’elle utilisait pour manier ses différentes potions, encore aux mains. On la laissa passer sans poser de question. Personne n’était assez fou pour venir ici sauf ceux qui étaient convoqué, et même en temps normal, c’était une destination qu’on évitait si on le pouvait. Si le Lord était satisfait de vous, il n’avait pas besoin de vous voir, du moins c’était ce qu’elle avait appris.

Elle traversa les couloirs du manoir d’un pas vif, prêtant peu d’attention à ce qu’il se passait autour d’elle. Le peu d’heure écoulées entre la fin de l’Irlande et l’appel avaient suffis à le redonner l’énergie nécessaire pour continuer la bataille. Elle était jeune, elle avait toute sa vie devant elle, le repos était fait pour les morts, pas pour les vivants, elle aurait tout le temps de dormir quand elle tomberait et elle ne comptait pas tomber de si tôt. C’était ironique, personne n’aurait parié sur elle. Jeune mangemorte, on ne savait pas qui elle était si elle ne donnait que son premier nom de famille Alexïeva, jeune sang-pur de l’est qui ne savait pas dans quoi elle se lançait. Elle avait reçu la marque juste avant le début de l’Irlande, on n’avait pas donné cher de sa peau. Les rangs demandaient de nouveaux soldats, de la chair à canon, tout juste bonne à mourir héroïquement mais Ruth n’était pas devenue mangemorte pour mourir aussi vite. Et certainement pas en Irlande, au final, tant bien que mal, elle avait réussi à tirer son épingle du jeu. Elle ne s’était peut-être pas distinguée plus qu’un autre mais elle avait tout de même été utile. La dernière bataille avait été longue pour la jeune femme habituée à l’action. Les camps de soin étaient une nouveauté pour elle et ça avait été un challenge que de gérer cette situation peu familière. Elle osait espérer d’avoir été à la hauteur des attentes de Valverde, après tout, c’était lui qui l’avait placée dans l’arrière camp pour la dernière bataille. Elle avait fait de son mieux, mais elle faisait toujours de son mieux.

Elle arriva dans la salle où se déroulait la réunion. Plusieurs personnes étaient déjà présente, certains mangemorts, encore plus jeune qu’elle, qu’elle ne connaissait que de nom, Quedvert et Eris Valverde. Elle ôta ses gants de travail et les mit dans sa poche, ignorant les gens autour d’elle pour aller saluer le Seigneur des Ténèbres. Elle s’inclina sans un mot, elle parlait rarement lors des réunions officielles. Elle se contentait d’observer, d’écouter ses aînés, sachant pertinemment où était sa place. Une fois ses respects présenter à leur maître, elle prit la peine de saluer Eris Valverde, le vieil homme avait l’air fatigué, la force physique et mentale dont il faisait preuve pour son âge avait de quoi forcer l’admiration. Une fois cela fait, elle s’installa à sa place, éloignée de ce qu’elle appelait le centre du pouvoir. Les gens comme Mike, Crow, John, Valverde ou même encore Bellatrix Lestrange, faisaient partie des plus vieux serviteurs de Voldemort, ou des plus fidèles, il y avait une différence entre eux et elle. Différence qu’elle n’avait pas encore réussi à combler mais ça viendrait avec le temps, elle ne cherchait pas à se mettre sur le devant de la scène, simplement à être la meilleure dans son domaine.

Elle s’installa en silence, regardant autour d’elle, ne prêtant pas attention aux murmures. Ils étaient peu à être déjà sur place, elle était venue au moment même ou elle avait sentit l’appel. Elle se cala sur sa chaise confortablement, beaucoup d’entre eux devait encore arriver, elle avait le temps, le temps de voir où l’avenir les mènerait.

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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Lun 23 Déc - 20:28

L'Irlande était tombée. Voilà, c'était officiel, du moins pour l’État-major que dirigeait Léon Brom et qui était encore composé des plus grosses pointures militaires du milieu puriste Anglais. Au fond, c'était un soulagement que de voir cette guerre prendre fin après deux ans, ou presque, de batailles acharnées pour un maigre bout de territoire. Une espèce de guerre de position dans laquelle les puristes avaient simplement démontré plus de vivacité et de moyens militaires que leurs adversaires. C'était plus facile d'envahir en surnombre que de résister en petit comité. L'île de l'Eire était d'autant plus difficile à contrôler entièrement pour les forces d'autorité bourbistes qu'elle était située en dehors de toute alliance internationale. Pour Lincoln Crow, leur défait était évidente depuis longtemps. Il avait simplement eu des doutes sur le moment où la situation basculerait. Voilà tout. C'était une question de temps au final, rien de plus. L'Irlande était une variable que l'armée puriste avait réussi à extraire de l'équation. Et maintenant que la situation était sous contrôle des autorités du régime de Lord Voldemort, il s'agissait d'être compétent dans la logistique, le support technique et médical, et évidemment, dans l'agencement des différentes infrastructures du pays annexé. Au fond, c'était un travail à part entière pour chaque aspect de l'après-guerre, et Crow n'en remplissait qu'une : le devoir de sécurité national. Le Directeur des Exécuteurs de Nuisibles, actuel Conseiller du Ministre de la Magie, et membre de l’État-major puriste du régime de Lord Voldemort et de l'Intendance du Royaume-Uni était bien décidé à faire régner l'Ordre et la Discipline au sein de l'île rebelle.

Aussi était-il rentré directement après la bataille au sein du Ministère Irlandais en Angleterre. Il avait fait un passage à Saint-Mangouste où les médecins l'avaient rapidement remis d'aplomb et il s'était alors rendu jusqu'à son bureau au sein du Ministère Anglais. Ses hommes – pour ceux n'ayant pas participé à la bataille finale grâce à des dérogations spéciales liées à la sécurité du territoire, l'accueillir en héros, ce qu'il était aux yeux des puristes en vérité. C'était un général de guerre ayant prouvé son talent, tout comme Brom, ou même De SaintClair, bien que l'idée lui arrachait une toussotement agacé. Sans un sourire, un soulagement, rien, il leur fit signe de retourner à leurs occupations tandis qu'il reprenait place dans son office. Les hommes de Crow n'avaient jamais mal pris son attitude volontairement asociale. Ils le savaient incapable de se lier avec d'autres êtres humains, ça s'arrêtait là. C'était un homme qui avait su redorer le blason des Exécuteurs après l'absence de chef dû à la mort de Orcus. C'était un exemple pour eux tous, et son autorité était respectée plus que nul part ailleurs au sein du Bureau.

Il fit appeler sa secrétaire pour mettre au point les différents dossiers de ses équipes avant de se concentrer sur les nouvelles directives de Brom concernant les premières infrastructures puristes Irlandaises. Il s'agissait de viser le réseau national et plus de cibler les actions comme longtemps ce fut le cas pour la région de Sligo. Son second, Porton, qui avait été aussi à ses côtés pour le siège de la ville de Dublin et qui avait ensuite pu être reconduit en Angleterre pour service dûment exécuté au front, arrivait tout juste au Bureau et déjà il se présenta devant son directeur pour lui présenter ses félicitations et ses respects. On aurait presque cru que Lincoln venait d'engendrer une descendance – bien que la question n'était pas à l'ordre du jour avec Karen Witcher.

-Asseyez vous Porton.

L'autre prit place alors sur un siège et observa son supérieur avec une mine intéressé. Le type était un anglais pure souche, on sentait le tempérament calme, froid, et très classe du personnage sans oublier l'immense respect envers la hiérarchie et cette petite pointe de témérité qui l'amenait à être réellement unique en son genre. Chose que valorisait Crow. Le Directeur des Exécuteurs lui montra un dossier légèrement épais qui comportait une bonne tonne de données concernant l'Irlande et les nouvelles régions annexées. Lord Voldemort ne voulait aucune déclaration concernant la fin de la Guerre pour le moment. Cependant, assurer la sécurité et le développement des forces armées sur le territoire était une priorité du Seigneur des Ténèbres que Crow devait remplir absolument. Son professionnalisme était infaillible et le devoir était nettement et précisément rempli.
Là, la marque brûla. Elle était unique chez Crow, cette marque. Elle n'était pas sur le bras gauche comme pour les autres, elle était à droite, car la première lui avait été retiré en même temps que son avant-bras. C'était une souffrance de laquelle il avait eu du mal à se remettre. Aujourd'hui il vivait avec la rage d'avoir été un jour ravagé par la résistance, et il le portait encore. Son bras en métal était un symbole même de son acharnement à tous les faire tomber. C'était une promesse qu'il s'était faite à lui-même avant de la faire au Lord, inconsciemment, en devenant son serviteur.

Il fit dégager Porton d'un regard exprimant tout son désir. Il se retrouva seul dans son bureau avant de prendre ses cigarettes et de transplaner directement jusqu'à Little Hangleton. Il était au cœur du village, et au loin se dressait l'immense Manoir, repaire du très puissant Seigneur des Ténèbres que seuls ceux ayant un jour foulé la pelouse du cimetière du pied pouvaient connaître la localisation. Il adorait ne pas transplaner devant le manoir. Arriver ici, au cœur du morne et triste village lui donnait une certaine appréciation de l'instant. Il savait pourquoi le Lord les avait appelé. L'Irlande était tombé, aussi, ce soir, la réunion à Little Hangleton n'avait rien d'un supplice comme cela fut le cas voilà un an et demi après son incarcération dans le repaire de l'Ordre du Phénix.

Ainsi, Lincoln Crow traversa le centre, minuscule, du village avant de remonter par le cimetière où voilà bien des années, le Lord était revenu sous forme humaine avant de libérer ses fidèles d'Azkaban, dont Crow, dont bien des autres qui seraient là ce soir. Cigarette au bec allumée depuis son arrivée dans le petit hameau de la campagne anglaise, il semblait errer là comme une âme sans objectif. Mains dans les poches, regard froid, dur, précis, il marchait le long de l'allée jusqu'à parvenir au pied du manoir où résidait son Maître absolu, le seul qu'il n'avait jamais reconnu, le seul en qui il croyait réellement, le seul qui pouvait exiger de lui d'être obéissant.

La hiérarchie avait une place somme toute très particulière dans l'esprit de Crow, et peu parvenaient à le saisir réellement. Personne, en fait, n'en avait jamais eu l'occasion. Crow ne respectait aucune hiérarchie, il ne se soumettait à personne, sauf au Seigneur des Ténèbres qui faisait office de figure d'autorité ultime. Du reste, Crow ne reconnaissait rien, et personne n'avait d'emprise sur Crow. Cependant, il savait s'abandonner aux règles logiques du régime en place. Et tant qu'il travaillerait au Ministère, alors John Mulciber, ou James Eccleston seraient ses supérieurs. Cependant, eux n'avaient pas le pas sur lui au sens où un seul ordre qui ne plaisait pas au militaire, et celui-ci n'aurait aucun mal à disparaître de toute institutions puristes pour ne devenir qu'un tueur à gage pour le compte du Seigneur des Ténèbres. Il ne respectait, somme toute, personne.

Cette fois, il n'attendit pas Queudver. Il pénétra directement au sein de la bâtisse, après avoir jeté sa clope à terre. Il relâcha la fumée une fois à l'intérieur cependant et d'un pas lent, calme, calculé, il monta les marches menant directement à la salle où se déroulerait la réunion des fidèles de Lord Voldemort. Il entra dans la salle. Déjà, bien des mangemorts étaient arrivés et avaient pris place. Il salua dignement le Lord sans en faire trop – il détestait la langue de bois, tout particulièrement lorsque celle-ci était inutile. Puis, Lincoln prit place. Plus le temps passait, plus il se rapprochait de Lord Voldemort. Il était non loin de Valverde qu'il salua d'un regard, et juste à côté de James qui, il l'espérait, malgré la blessure, se présenterait.

Là, devant, était réunie la haute classe des mangemorts, ceux qui étaient en droit de chapeauter le régime, ceux qui avaient un réel pouvoir au sein de l'Intendance mais qu'on n'entendait pas forcément. Crow ne faisait aucun bruit, aucune vague, il attendait, patiemment, que les choses se fassent, ou se tassent. Il était le chasseur aguerri attendant sa proie sur un domaine on ne peut plus connu où ne régissait aucune loi.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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John Mulciber


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Mar 24 Déc - 8:28

La fin. Voilà, cela restait véritablement la fin. L'aube se leva sur Dublin avec une fine pluie. John Mulciber s'en retourna au Camp Majeur faire un peu le bilan des troupes anglaises, et rendit visite à quelques blessés. Lui même n'était pas dans un état spectaculaire. Pourtant, il attendit son tour, comme tout le monde. Et cela prit assez longtemps, car il refusa obstinément qu'on le fasse passer avant des blessés plus graves, et Dieu savait qu'il y en avait beaucoup. Eccleston, touché par un bombarda maxima qui forçait le respect venant d'un homme largement blessé et quasiment mourant, était même passé avant lui, puisque soigné d'office par Valverde. John n'admirait guère la tentative de son ex homologue irlandais. On ne transige pas avec l'heure de la mort. Elle est là, c'est tout. On n'y peut rien, on ne peut que mourir, on ne doit que mourir. Il patienta, donc, écoutant les nouvelles, commentant, notant. Une fois soigné, il repassa son uniforme noir, et termina son bilan des forces anglaises, puis il s'avisa de rentrer à Londres, car le travail du Ministère n'avait pas cessé. Il savait bien qu'une attaque aurait lieu, ou que quelqu'un tenterait quelque chose quand il aurait le dos tourné. Il ne croyait plus aucunement au fait que les hors-la-loi aient un quelconque honneur. On n'a pas d'honneur lorsqu'on veut gagner. Aucun. Il n'y a que le désespoir qui fait tenir, et la haine. Il connaissait ces deux sentiments, c'est ce qu'il vivait. Nous sommes semblables. Même combat. Seule la vision diffère. Et la vision, c'est tout...et rien. Chaque homme ici a peur de la mort. Bourbiste, puriste...au plus fort du combat, John ne l'ignorait pas, chacun se battait pour sa peau, et c'était tout. Rien de moins, rien de plus. Ceux qui se battaient pour leurs idées étaient soit les grands vainqueurs de ce soir, soit des morts, réduits à l'état de cadavres, qu'on oublierait bien vite. Ils étaient finis.

Mulciber quitta le camp Majeur, accompagné de Daniel Mulciber, un de ses cousins, qui commandait, en tant que général, une grande partie de l'armée puriste anglaise. Il lui laissa des consignes très précises sur la suite des opérations. Une partie de l'armée restait stationnée en Irlande, mais une autre partie devait être soignée en priorité. Elle retournerait rapidement sur le terrain pour reprendre du service, comme la police magique et les exécuteurs, redéployés immédiatement pour reprendre leur mission d'origine. Le service en Angleterre n'avait jamais été minimum. Mais en face, ils sont désespérés, et ils ne veulent pas rester sur une défaite. Bientôt, la contre-attaque sonnera. Serons nous prêts ? Cela restait à définir. Mais s'ils ne l'étaient pas, malheur à eux, car ils pourraient bien en mourir.

En parlant de mourir, il semblait à John qu'il avait échappé, du moins provisoirement au courroux du Maitre, du moins provisoirement. Il ne jugea pas que c'était une bonne ou une mauvaise chose, il ne dit rien, il attendit simplement. Dans l'assaut, il n'avait pas été mauvais, servant efficacement, remplissant sa part du contrat, mais le Maitre exigeait l'excellence, et sa définition n'était parfois pas celle de John. Le Ministre de la Magie Anglais ne pouvait pas y faire grand chose, d'ailleurs, il continuait simplement d'attendre. Il ne supplierait pas, de toute manière, il ne dirait rien. Il servait du mieux qu'il pouvait, et si ce n'était pas suffisant, il serait éliminé. Ainsi John procédait-il avec tous les élements inutiles. Il ne lui semblait donc pas totalement illogique qu'on l'élimine s'il devenait lui même inutile. Au final, on pouvait croire que Mulciber avait un ego faramineux : en réalité c'était faux. Lui, sa propre personne n'était pas importante. Il était un serviteur, et c'était tout.

Lorsqu'il sentit la brulure de la marque, il répondit à l'appel de son Maitre, et transplana à Little Hangleton. Il était revenu à son traditionnel costume sombre, très sobre. Ils n'étaient plus en guerre. Il n'avait plus besoin d'être un soldat. Etrange paradoxe, qu'on pouvait très bien lire si on observait les interviews. Mulciber était le chef d'un Ministère en guerre, mais au final, il défendait l'apaisement, le calme, alors que celui qui pronait la guerre à tout va contre le bourbisme, l'extension perpétuelle, c'était bien Mike. Les valeurs étaient différentes, aussi. Dans le fond, me revoilà à lutter pour une paix que je n'ai jamais connue. Mike jugeait qu'il fallait établir un ordre puriste mondial et ensuite éliminer toute résistance. John jugeait qu'il fallait une base pure, et ensuite repéter le procédé à tous les pays. Mais c'était aussi une question de génération. Le Maitre donnerait la ligne directrice.

Il s'inclina devant lui et rejoignit sa place habituelle, à la gauche du Lord.

Car une chose était sure : ce n'était pas fini.
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MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Mar 24 Déc - 8:34

« Pour les commissions du sang...
-Bentham sera le responsable. Les commissaires du sang que j'ai désigné sont-ils arrivés à Dublin ?
-Oui monsieur. Flathey, Othershorn et Mulligan.
-J'ai nommé Mullingan ? Mark Flathey, Frank Othershorn, je comprends, mais Aldous Mulligan ? Ce n'était pas mon premier choix, non ? Comment ça se fait ?
-Oui monsieur le directeur. Parce qu'il est à moitié irlandais et qu'il incitera à l'exemple.
-J'ai dit ça moi ? Vous retenez bien mes discours, Douglas. Bon parfait. Les statistiques ne sont pas bonnes. Vous me ferez venir les douze commissaires du sang en charge de l'Irlande demain. Ils auront leurs consignes.
-Et pour la presse monsieur ? Que dois-je leur dire ?
- Qu'ils se taisent, ce sont mes ordres. Ils auront des consignes quand j'aurais, moi,  les miennes. Allons, je file. Rentrez chez vous, Douglas. Vous avez assez trimé ici. »

Mike lui même se décida à déserter l'Irlande. Il quitta le camp Majeur sans regret, saluant des soldats, serrants des mains, distribuant bourrades amicales à des gens qu'il connaissait ou qui le connaissait. Deux ans de guerre. Il n'en pouvait plus, c'était assez. Il fallait passer à autre chose qu'à ce bourbier bourbiste et bourbeux. Il n'attendait plus rien de cette terre. Elle était entièrement ruinée, à présent. Il y reviendrait, oui, mais pour reconstruire. Ici, il avait fini de jouer au soldat, et à présent, il jouerait les bâtisseurs. Tous les conquérants finiraient par repartir, du moins le supposait-il. Il ne resterait plus ici que des gens prêts à regarder en avant, pour un nouveau jour, et une nouvelle Irlande définitivement puriste. Mais il restait des combats à mener. La phase de reconstruction, si le Lord la lui donnait, Mike le ferait, mais il ne se croyait pas assez intelligent pour deviner les pensées de son chef. Il s'adaptait à ce qu'il voulait, c'était tout. Car Voldemort représentait le purisme par excellence, l'essentiel de ce qu'il y avait à suivre et à connaître si on voulait gagner contre le bourbisme. Mike était un serviteur du purisme. Le Lord était un serviteur du purisme ; le meilleur. En le servant lui et en accomplissant sa volonté, ils accomplissaient la volonté du purisme. En attendant, le directeur du département de l'Ordre Nouveau n'avait pas reçu d'ordres précis, aussi n'appliquait-il pas de consignes précises, sinon celle d'attendre, la seule qu'il eut reçu explicitement.

Les dispositions allaient venir. Bientôt. Il restait bien des ennemis au purisme. Le Chili. La Russie. La Vague. L'Ordre du Phénix. Mike agirait contre eux s'il le fallait. En attendant, il donna quelques ordres à distance au département, celle de maintenir le fonctionnement des commissions du sang. Pour quelques temps, il ordonna également qu'on transfère son courrier, les journaux, et les résultats des dossiers à son propre domicile, à Anchor Hall. Il était fatigué, même si rien ne se voyait dans son attitude. Malgré tout, malgré son air de baroudeur, Mike était plus éprouvé qu'il ne le paraissait. Il fallait bien le dire, il était là depuis presque le début. Bien qu'il n'eut pas participé aux pourparlers ou à Sligo, il était là à Standing North, là pour Nuke Town, là sous les remparts de Dublin, et là finalement, pour la bataille finale. Peu de gens avaient été là réellement en continu aussi longtemps que lui, et le bilan de Mike était bon – mis à part la semie-victoire de Standing North, les victoires s'accumulaient pour lui. Il était par ailleurs fier du fonctionnement de l'Ordre Nouveau sous sa direction, puisque peu à peu les commissions du sang s'étaient profondément implantées en Irlande. Déjà, la machine puriste s'étendait, restait à voir l'avenir. Car Mike pensait toujours à l'avenir. Il ne s'arrêtait pas à des acquis et ne se reposait pas sur des lauriers. D'une part il détestait l'inactivité et il avait besoin de faire quelque chose, d'autre part, il restait des choses à faire, à améliorer. Le chantier du purisme était vaste. Il fallait consolider et étendre, bref, continuer, poursuivre, toujours plus loin, et c'était avec la même fidelité et la même rage qu'il se mettait à nouveau du service de son Maitre pour pouvoir continuer.

En attendant, il prendrait du repos à Anchor Hall. Deux ans de guerre, c'était long, et terrible. Les sacrifices étaient terribles. Il ne faudrait pas oublier d'en parler. Mike le savait, la souffrance de perdre quelqu'un était rude. Terrible. Le rappeler, et surtout ne pas oublier que ce sacrifice était sans doute le plus bel acte, le plus grandiose, aussi, qu'avaient réalisé ceux qui étaient mort, serait nécessaire, car le Peuple ne suivait que s'il comprenait. Ils pouvaient être fier. Chaque soldat avait joué son rôle. Chaque homme avait été grand. Mike n'en doutait pas.

Maintenant, l'avenir venait. La Marque des Ténèbres le rappela à l'ordre à nouveau. L'avenir ne venait pas, il était là. Il transplana à Little Hangleton, impassible. Pourtant, il ne pouvait pas ignorer une certaine appréhension qui le guettait, comme toujours. Mais la crainte qu'inspiraient les puissants marquait leur grandeur. Il s'inclina devant son chef :

« Maitre. »

Et s'en alla à sa place. Il salua brièvement les connaissances et s'assit. Il attendait, comme tout le monde.
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Pr Bellatrix B. Lestrange


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Mer 25 Déc - 23:52

Dieu s'est fait homme; soit! Le diable s'est fait femme!

Victor Hugo, Ruy Blas


Quelqu’un dont on ne pouvait se tromper sur sa véritable nature, c’était bien Bellatrix Lestrange. Elle acceptait une personnalité sinon disparate, au moins très complexe. Seulement, personne n’était en capacité de la cerner complètement. Lorsqu’on a l’impression de l’avoir attrapée, elle nous file entre les doigts. De la même manière qu’on ne peut se saisir de fumée ou de vin, on ne peut se saisir entièrement de la Mangemort. Et il serait mal avisé de s’y essayer.

« MELKOR ! CORE ! »

La célèbre voix paraissait sortir tout droit des Enfers. La tonalité aigüe de son chant fit vibrer les meubles du 12, Square Grimmaurd. L’ancestral manoir de la famille Black avait du être entièrement revisité par Bellatrix Lestrange à la mort d’Harry Potter, ancien héritier des lieux après celle de Sirius Black qui en fit son successeur auprès du Ministère. Parfois, elle ressentait un frisson rien qu’à imaginer que l’Ordre du Phénix, des traîtres, des voleurs et des Sang de Bourbe – particulièrement Granger – avaient investi la demeure des ses ancêtres pour mener à bien leurs funestes dessein merlinistes.
Bien que les parents de Sirius se fussent seulement contentés d’approuver Voldemort plutôt que de participer à ses horreurs, leur très chère nièce avait mis sa baguette au travail. Et le peu de cœur qui lui restait était parti avec.
Une substance verdâtre qui ressemblait étrangement à du vomi ornait le sol de la cuisine tandis que le corps violenté d’une sorcière aux paupières lourdes reposait sur une chaise en chêne. Ses élégantes jambes tendues vers le ciel recouvertes d’un fin tissu noir se terminaient par une paire de talons raffinés. Son corps formait une courbe charmante, ses longs cheveux noirs entremêlés pendaient vers le plancher. Aussi mal fut-elle, Bellatrix Lestrange n’était jamais laide, même dans la plus sombre des cellules d’Azkaban elle conservait cette grâce sorcière. A son appel, deux elfes de maison jusque-là inconnus accoururent. La ressemblance entre les deux créatures était troublante. Frère et sœur, Melkor et Core incarnaient la descendance magique de Kreattur, tué avec le reste des Malefoy.


« Nettoyez-moi ça. »

Alors qu’elle s’apprêtait à rajouter un mot, une étrange sensation parcourut son corps, comme une brûlure. Quelque chose allait arriver. Elle releva sa manche gauche, découvrant son bras factice, puis ce fut avec ses yeux exorbités que la puissante Mangemort regarda sa Marque plus nette que jamais. Le Seigneur des Ténèbres les appelait.

« VITE ! »

Comprenant qu’elle ne pouvait pas se présenter dans cet état, elle se rua aussitôt vers un placard où elle trouva une fiole contenant une mixture rougeâtre. Quelques verres volèrent avant qu’elle ne puisse se servir correctement du liquide magique et elle finit par ingurgiter la potion, sous le regard incrédule de ses deux petits serviteurs. Une forte chaleur se déversa en quelques secondes dans sa chair avant qu’elle ne crachât un objet sombre et gélatineux.

La sorcière s’essuya les lèvres avec sa main et disparut dans une rafale de vent.


---

Partout dans le monde, il y avait les Ténèbres. Partout en Europe, le Mal encerclait les quelques enclaves Moldues impures. Partout en Grande-Bretagne, le Maître asseyait son pouvoir et les sorciers au Sang Pur dominaient les races inférieures. Et en Grande-Bretagne, se trouvait un petit village plus marqué encore par la Magie Noire que la capitale londonienne elle-même. Ce petit village se situait à une dizaine de kilomètres de sa grande-sœur, Great Hangleton. Ce petit village, c’était Little Hangleton.
Si ce lieu pouvait sembler banalement britannique aux premiers abords, il n’en était pas moins la véritable capitale de l’Empire des Ténèbres. Pourquoi ? Pour la simple raison que la plus grande des demeures des environs abritait le marionnettiste qui tirait de ses mains blanchâtres les ficelles de son royaume. Empereur, Roi, Maître… appelez-le comme vous le souhaiterez, il dirigerait quand même. Aucune appellation ne révélait suffisamment l’étendue du pouvoir qui était sien.

Situé dans une vallée encaissée, entre deux collines, Little Hangleton apprécia la visite d'une silhouette sombre dans son giron. Un manoir élégant entouré d'un jardin à l'anglaise surplombant le village moldu s'élevait devant ladite silhouette encapuchonnée. Elle passa la porte d'entrée encadrée d'immenses fenêtres et tourna à droite.

Bellatrix Lestrange arrivait d’habitude la première à chaque fois que son bien-aimé demandait ses fidèles serviteurs. Car qui était plus fidèle qu’elle ? Cependant, lorsqu’elle pénétra la salle aménagée par le ratQueudver, cinq Mangemorts avaient déjà pris place autour de… Lui.
La célèbre tête de serpent aux narines en fentes se tenait là, stoïque sur un corps rendu plus large par une cape noire. IL siégeait sur son habituel fauteuil rouge. En ce moment, rouge du sang des Irlandais.


« Mon Maître ! »

Elle s’approcha et se baissa avec une rapidité fulgurante, aussi proche de Voldemort qui lui était permis de l’être. Elle se fichait éperdument de la réaction des autres sorciers présents. Nagini siffla légèrement quand Bellatrix Lestrange se releva pour venir s’asseoir à la gauche d’Eris Valverde. Elle ne salua personne d’autre. Son compagnon avait beau lui affirmer que toutes les Marques se valaient, chacun d’entre eux savait pertinemment que certaines étaient plus importantes que d’autres. En témoignaient les places qui leurs étaient attribuées, plus ou moins proche du Seigneur des Ténèbres.

Elle attendit patiemment, regardant parfois celui dont tout le monde connaissait le nom sans jamais oser le porter à leurs lèvres.
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Léon Brom


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Jeu 26 Déc - 11:24

La guerre était terminée. Apogée Pour beaucoup de monde, lui, l'Intendant , savait que ce n'était quUnnpoint de passage, qu'une étape. Il le savait car depuis longtemps déjà son maître lui avait dit ce qui se passerait une fois l'Irlande tombée.

Léon Brom avait passé plus de 36 heures sur le champs de bataille à combattre. Il n'avait ni mangé, ni dormi, ni pris la moindre pause. Il avait tué, violenté, massacré, ensorcelé durant tant de temps... Son contact avec le Maître fut quasiement revigorant. Il se montra digne de la tâche de poursuivre le massacre daans la ville et ses alentours. Beaucoup auraient pris la peine de se retirer pour mieux revenir dans la bataille. Mais pas lui. Les hommes de confiances étaient trop peu nombreux, et la majorité d'entre eux furent choisi par le Maître pour l'accompagner au ministère de Dublin.

Lorsque la mort du Ministre lui fut annoncée, il avait déjà conquis la ville. Il se trouvait au camps majeur, en train de se faire soigner, son masque sur ses genoux. Il vit au loin des gens de l'intendance faire ce travail long et fastidieux. Il fut fier de voir ses employé, triés sur le volet, réussir là où bien d'autres auraient échoués. Il avait envoyé le fidèle Alan s'occuper des dernières poches de résistance extramuros. Lui n'avaient plus la force de le faire.

Il donna la charge de la protection du camps à son chef de la sécurité à Urquhart. Il avait toujours fait du bon boulot, alors il n'allait pas se gêner. Il reçu un papier alors qu'il se dirigeait vers sa tente pour écrire son prochain discours de victoire. Il en reconnu l'écriture du Seigneur des Ténèbres : pas de discours.

Son maître était son héro du moment, l'homme n'ayant franchement aucune envie de parler. Quel bel ordre que celui du silence. Il pouvait donc s'octroyer ce qu'il pensait avoir dûement mérité : du repos.

Léon transplana dans sa demeure, celle des Faust, il y fut acceuilli comme il se doit par ses divers elfes de maison. Sa tenue de combat était déchirée de partout, mais les elfes savaient exactement ce que voulait leur Maître. Les créatures l'aidèrent à ôter la tenue très moulante et les divers renforts. Même frais et dispo, il était quasiment impossible de se vêtir ou se dévêtir de cette tenue seul. Alors fatigué comme il l'était celà aurait été peine perdue. Les elfes morent la tenue directement sur un mannequin ouvragé en parfaite réplique de Brom. Il disposère tout comme sur leur maître, masque abîmé compris. D'un claquement de doigt il firent apparaître une cloche de verre afin que la tenue reste à jamais un souvenir de combat.

Brom avait entre temps prit la direction de sa chambre pour aller dormir. Il ne fut réveillé quune vingtaine d'heures plus tard, par le picotement de sa marque. Ses yeux cyans se rouvrirent, et il prit conscience de la nature dumessage qu'elle lui indiquait que tardivement. Il se leva, les cernes avaient disparues mais son visage était encore durci par la fatigue. Alors qu'il s'habillait, il put apercevoir dans un miroir le nombre de tuméfactions qu'il avait sur tout le corps et il comprit que la douleur qu'il ressentait n'était pas due qu'aux seules courbatures. Il mit un pantalon noir unis, une chemise ample et décontractée de couleur blanche. Il s'approcha ensuite de la penderie, il prit, une fois n'était pas coutume, une robe normale et non une robe de duelliste. La simple raison étant qu'une robe de duelliste l'aurait comprimé suffisamment pour exacerber la douleur. La robe était coupée ceintrée sur mesure, les manches amples lui donnait de l'aisance le buste plus étroit lui donnait de la prestance. Des motifs étaient brodés au fil blanc, ces fils étant, sommet du luxe façon sorcier, du crin de licorne. Les brodures comptaient l'histoire des Faust, Méphistophélès étant la brodure dans le dos.

Ainsi vêtu, il sortit de sa demeure et transplana. Il ne venait que trop souvent à Little Hangleton. Recevoir ses ordres, recevoir quelques petits reproches. Ceux ci n'avaient rien de comparable à ce que Crow avait vécu dans ces murs, Léon le savait, mais il préférait de loin éviter de faire tiquer le Maître, par instinct de préservation probablement. Il entra dans le manoir prestement, sa baguette bien visble à sa ceinture. Queudver le laissa entrer sans sourciller. Il demanda à Brom si il désirait quelque chose, et à la place du mépris de l'indifférence, il reçu pour réponse un thé. Le minable s'exécuta, l'Intendant craqua sa nuque avec décontraction depuis la cuisine, il vit quelques serviteurs de seconde zone entrer et foncer dans la pièce où le Lord siégeait. Ils n'avaient rien compris, ils préféraient être rapides à être présentables. Brom termina sa tasse et partit sans remercier Peter, naturellement.

Lorsqu'il entra, les Mangemorts de l'étranger se levèrent, certains applaudirent deux ou trois fois pour saluer sa victoire, les plus respectables se contentèrent d'un hochement de tête ou d'un sourire à so passage. Brom ne les salua pas, le Maître passait toujours en premier. Il vit Lord Voldemort souriant et visblement de bzonne humeur, il se présenta devant lui et baissa la tête avec respect en lui murmurant un ''Mylord'' bref. Brom se retourna vers la table remercia d'un geste de tête les deux imbéciles d'ukrainiens qui l'applaudissaient encore comme une pop star avant de cesser immédiatement après avoir croisé le regard du Lord. Brom s'assit, à la droite de son Maître.

Il attendait les derniers avant que la réunion ne commence.

____________________________________





 



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Spoiler:
 
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James Eccleston


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Jeu 26 Déc - 15:58

Le silence.
Étrangement, c'était ce qui avait réveillé James. Ce profond silence après le fracas de la bataille, après les explosions, après la fébrilité de ce qu'il ignorait encore être le camp majeur. Il avait perçu des voix tendues, des ordres donnés sur la direction à faire prendre à chaque blessé, sans en saisir le sens. Puis – un instant après, lui semblait-il – plus rien. Même pas le tic-tac d'une horloge ou la respiration d'une personne près de lui. Sa propre respiration était trop faible, trop mesurée pour être bruyante, mais lorsqu'il essayait de prendre une profonde inspiration, sa cage thoracique lui faisait mal. Cela non plus, il n'en avait pas clairement conscience ; il se trouvait suspendu quelque part entre la vie et la mort, dans un état comateux qui n'était pas ni le sommeil ni la veille... Seules des sensations aussi primaires que la douleur, la soif ou le froid lui parvenaient clairement. Tout le reste était à la fois trop compliqué et trop lointain, comme s'il percevait le monde à travers un écran de coton.
Peu à peu, la sensation de froid s'était estompée, et une chaleur bienfaisante s'était diffusée dans tout son corps. La douleur avait cédé du terrain alors qu'une voix psalmodiait près de lui, sans disparaître totalement. Seule demeurait la soif brûlante qui lui dévorait la gorge. Dire qu'il entendait, pas bien loin, le murmure cristallin d'une cascade ! Ne pouvait-on pas lui donner à boire ? Peu à peu, la cascade avait gagné en puissance, couvrant les bruits de pas, de voix, les gémissements...
Et puis il y avait eu ce silence. C'était la première fois qu'Eccleston reprenait réellement conscience, et tout lui sembla extraordinaire. La tiédeur du drap léger qui couvrait son corps, la clarté qui baignait la pièce où il se trouvait et qui l'obligea à refermer les yeux, et ce silence. La cascade s'était tue, et pour cause : il était allongé dans une tente, sur un lit de camp. Tout lui revint en mémoire d'un seul coup : la bataille aux côtés de Lord Voldemort, le sort reçu en pleine poitrine, la douleur si insoutenable qu'il avait cru mourir. Combien de temps avait bien pu s'écouler depuis la prise du ministère irlandais ? Quelques heures, deux ou trois au maximum. Tout cela semblait n'être qu'un mauvais rêve. Le Mangemort tâcha de se redresser un peu, mais chacun des os de sa cage thoracique était douloureux et il se laissa retomber sur son matelas avec une plainte étouffée qui suffit à rameuter un guérisseur.

-Ah, vous êtes réveillé, parfait, fit l'homme en s'approchant du lit. Restez allongé, on va s'occuper de vous, il vous suffit de dire si vous avez besoin de quelque chose. Mieux vaut éviter de vous lever pour aujourd'hui. Vous avez eu une jolie petite blessure, vous êtes encore affaibli.

Il découvrit le torse d'Eccleston pour examiner son torse enserré dans des bandages, et le blessé en profita pour lire l'heure à la montre de l'homme. Trois heures – de l'après-midi, à en juger par le soleil qui entrait par les fenêtres de la tente. Ça ne rimait à rien : à trois heures, James était encore sur pied, au combat... D'une voix rendue rauque par le long silence, il demanda quel jour on était, et la réponse le laissa muet de stupeur. Plus de trente heures s'étaient écoulées depuis qu'il avait été blessé. Le guérisseur, tout en passant sa baguette magique sur son torse pour vérifier que tout était en ordre, lui raconta qu'il avait été conduit au camp majeur par Eris Valverde, lequel s'était chargé personnellement de le soigner ; il avait apparemment été transféré de l'infirmerie générale à cette tente, dans laquelle étaient installés les officiers et les Mangemorts blessés. Il ne s'était donc rendu compte de rien, ni de la présence de Valverde, ni de son transport... Voilà qui était incroyable. Le guérisseur acheva son examen, recouvrit le blessé, et fit apparaître près de lui une cruche d'eau et un verre.

-Vous devez avoir soif, monsieur Eccleston. En tout cas, vous n'avez pas cessé de le dire, fit-il avec un sourire.

Il aida James à s'installer dans une position demi-assise, et le Mangemort put, enfin, boire avec délectation le verre d'eau fraîche qu'il attendait depuis si longtemps. Puis un second, puis un troisième, puis un qua...
Le quatrième verre lui tomba des mains alors qu'il le portait à ses lèvres. La Marque de son bras gauche venait de le brûler, et le guérisseur, qui s'était éloigné, revint précipitamment près du lit pour lui demander ce qui n'allait pas.

-Je dois me lever, tout de suite... Aidez-moi !

L'homme tenta de protester, mais il abandonna rapidement la partie devant l'obstination de son patient. Il préféra alors l'aider à s'habiller en lui prodiguant des conseils pour ne pas risquer de souffrir trop. Lorsque James fut revêtu de son uniforme et chaussé, le guérisseur s'apprêta à l'accompagner à l'extérieur de la tente :

-Où voulez-vous aller ?
-À Londres, répondit Eccleston au hasard.
-Mais... Vous ne pensez tout de même pas transplaner dans votre état ?

-Je ne vais pas transplaner, aucun danger.

Laissant là le guérisseur médusé, il s'abandonna à la Marque des Ténèbres qui, il le savait, lui permettrait de se rendre auprès du Seigneur des Ténèbres sans risquer de se désartibuler. Il avait toujours entendu dire que même un blessé grave pouvait répondre à l'appel de la Marque sans risquer d'aggraver son état, et il en eut la preuve quelques instants plus tard. Il atterrit – en trébuchant légèrement, certes – dans la campagne anglaise, sensiblement dans le même état que quelques instants plus tôt. Aussi vite qu'il put, il prit la direction du manoir, et constata avec satisfaction que la douleur semblait décroître à mesure qu'il marchait, à la manière de courbatures. Il restait cependant une gêne, mais s'il prenait soin de respirer doucement, cela restait très supportable.

Une assemblée de Mangemorts se trouvait déjà là, autour d'une table présidée, bien entendu, par le Seigneur des Ténèbres. Eccleston s'avança jusqu'à lui et s'inclina devant lui avec une certaine raideur. Ce devait être le genre de mouvement que le guérisseur lui avait recommandé d'éviter... Le Mangemort serra les dents pour se redresser sans gémir, et murmura simplement : « Monseigneur. » Puis il alla s'asseoir à côté de Crow, avant de balayer du regard l'assemblée. Il était à peu près le seul encore en uniforme, tous ou presque avaient repris leurs costumes civils... Il regretta de ne pas s'être informé des événements survenus pendant qu'il comatait à l'infirmerie, mais n'osa interroger Crow. Personne ne parlait autour de la table, chacun attendait d'entendre ce que le Maître avait à dire. Le Directeur de la Justice Magique adressa un sourire aux quelques personnes qu'il appréciait le plus autour de cette table – Mulciber, Crow, Witcher – puis s'efforça de croiser le regard de Valverde pour lui faire comprendre qu'il aimerait lui parler lorsque la réunion serait terminée.
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Lord Voldemort


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Ven 27 Déc - 15:43

Contrairement à ce que beaucoup de gens croyaient, Tom Elvis Jedusor n'aimait pas particulièrement le cérémonial des politesses qui accompagnaient chacune des réunions qu'il présidait. Il troyvait celà ennuyeux. Mais il fallait reconnaître qu'il n'y avait pas forcément besoin de grand chose pour causer de l'ennui à Lord Voldemort. Il se lassait bien vite de beaucoup de choses, sauf peut être de Nagini et de la maltraitance de Queudver. L'un comme l'autre revêtait un caractère inépuisable de divertissement. Surtout Peter.

Le Seigneur des Ténèbres accueillit donc chacun de ses mangemorts avec l'habituelle froideur, sauf peut être pour le vieux Brom qui avait, il fallait le reconnaître, mener plus que correctement la guerre après la débâcle de Sligo causée par Menroth. L'Intendant avait prouvé sa valeur, une fois de plus. Comme Séverus en son temps. Jedusor avait toujours eut des favoris, et sa préférence allait depaire avec le positionnement à la table. C'est lui qui attribuait les places, plus elles étaient proches, meilleures étaient les grâces du mangemort, à niveau équivalent, c'était le côté droit qui primait. Et il y en avait une vacante un peu plus prêt de lui. Les Mangemort avaient d'ailleurs pris soin de ne pas l'occuper depuis le départ de LeeRoy. Le chef des Mangemorts regarda sa table et avant de commencer à parler du sujet du jour, il parla avec détachement pour modifier les places.

Eris, à côté de Brom, à ma droite. Lincoln, tu prends sa place. Mike tu prends celle de Crow, face à Bellatrix. Les autres ne bougent pas.

Dès la fin de cette phrase, le Lord se leva, comme il le faisait très souvent pour parler. Le mouvement captait le regard, le regard attirait l'attention. Et il était le centre d'attention. Alors il se devait de maintenir ce statut par tous les subterfuges les plus manipulateurs existants. Jedusor commença par s'approcher de Brom, il posa ses deux mains sur le dossier de sa chaise avant de parler à nouveau de sa voix doucereuse.

Quelle fièrté. Quelle réussite. Quelle Victoire. Si nous sommes ici mes chers et fidèles Mangemort, c'est grâce à Léon. Il a su mener une guerre que le presque regretté Larsen avait quasiment mis dans le mur dès le débarquement. Lord Voldemort sait reconnaître un travail bien fait, et il va te récompenser Léon.

L'Irlande est mienne à présent. Un cadeau qui fut difficile à m'offrir, je le sais parfaitement. Vous avez tous contribué à cet élan fantastique qui va nous mener enfin vers l'apogée de notre vision du monde. En redessinant la Grande-Bretagne sous le sceau du Purisme de l'intendance, nous avons frappé fort dans les idées bourbistes. Il nous faut donc à présent battre le fer tant qu'il est encore chaud. L'heure est venue de reconquérir notre place dans la hiérarchie de l'humanité.

Mais pour celà, le jeu de carte politique se doit d'être redistribué. Nous ne pourrons dominer les moldus que si nous sommes tous impliqués, que si nous sommes tous à la place qui nous convient, que si chaque talent est utilisé au meilleur des profits. Nous dominons les sorciers par la puissance, mais face au nombre de moldu, elle seule ne suffit pas. Nous n'avons pas assez d'homme pour nous battre. Il nous faut donc nous organiser.

Mon cher  Léon, je sais ton plus grand déplaisir à faire de la politique. Tu l'as fait parce que je te l'ai demandé et non parceque tu aimais ça. A présent, ton rôle sera tout autre. Pour dominer sorciers et moldus, j'aurai besoin d'un homme qui commande mes armées. Un homme qui sache se battre et diriger des batailles. Et celà tu sais et aime faire. Telle sera ta récompense, tu deviens officiellement le premier Magistère de Grande-Bretagne. Tâche de servir ton maître avec autant de succès que par le passé.


Jedusor se déplaça à la chaise d'à côté, se positionnant derrière Valverde.

Eris tu es un homme intelligent. Tu sais déjà ce que je vais dire non ? Tu succèderas à Brom. Une position sur mesure pour toi. Sois-en digne et ne déçoit pas ton Maître. Tu t'arrangeras avec Léon pour les modalités

Voldemort poursuivit ses déplacement, se mettant à chaque fois derrière la personne à qui il s'adressait

John John John... Il semblerait que tu te sois montrer digne de ton maître, que tu te sois racheté un tant sois peu d'honneur à la guerre. Je suis un homme de parole, tu le sais Mulciber. Tu resteras Ministre de la Magie, tu continuera à diriger la communeauté magique qui m'a vue naître. Et tu fera d'elle la plus grande de toute les sociétés puristes.

Lincoln, ton passé et tes sacrfices ne furent pas vains. Tu as changé de siège dans cette assemblée ce jour car tu as regagné ma confiance. Eris fera bientôt appel à toi pour l'Intendance. Tu y répondras car telle est ma volonté.

Bellatrix Lestrange... Je t'ai reconvoqué aujourd'hui. Je t'avais mis de côté après tes échecs successifs. La colère que tu ressens, l'injustice que cela t'inspire devront être ton moteur pour me servir à nouveau. Correctement et dignement. Quand tu auras réussi à me prouver que tu en est digne, tu superviseras Poudlard. En attendant Eris nommera qui bon lui semble. Tu t'arrangeras avec lui pour te trouver une occupation utile en attendant que tu mérite cette place.

Mike... Tu fais du bon boulot même si je t'ai vu peiné à suivre Brom dans les rangs de l'armée devans Dublin. Tu ne dois pas compter sur plus fort que toi pour vaincre Mike. Il faut que tu devienne plus fort pour accéder à un niveau supérieur de responsabilité. Tu continueras à diriger l'ordre nouveau.

James, ton inattention a failli te coûter la vie. Prends en leçon. Eris ne sera pas toujours là pour te soigner et je ne serai pas toujours là pour tuer ton agresseur. Ceci étant, tu manie le verbe legislatif avec la plus grande habileté. Tu resteras le chef de la Justice Magique et mieux encore, tu l'appliqueras à l'Intendance entière.

Ruth. On m'a rapporté un comportement et une application exemplaire lors de la bataille. Le Seigneur des Ténèbres sait se montrer généreux, je t'offre l'occasion de me prouver ta valeur. Valverde te contactera à ce sujet. Prends bonne note que mon intérêt peut tout aussi bien diparaître que s'accroître. Tu sais ce qu'il te reste à faire.


Vous savez donc qui, mais vous ne savez pas quoi. Mes chers Mangemorts, dans 7 jours je briserai à jamais le Secret Magique. Nous entraverons le Monde Moldu par la répression et le mensonge jusqu'à ce que nous ayons réussi à acquérir la force nécessaire pour nous priver de ces artifices. Le monde de la Magie reprendra sa place. La place dominante, la place forte, la place supérieures.

Mais avant celà, nous allons préparer le peuple sorciers à sa condition nouvelle. Soyez prêts mes fidèles Mangemorts. Car la prochaine fois que votre marque brûlera vos bras, ce sera pour faire basculer nos noms dans l'éternité.

Maintenant allez, vous pouvez disposer.



HRP : un petit post de réaction chacun merci !

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Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts]

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