POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts]

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Sam 28 Déc - 11:26

Valverde s'installa à la droite de Brom. Ses yeux n'observèrent rien d'autre que Voldemort. Le reste, il ne s'en occupait pas. Car à tout comprendre, le Seigneur des Ténèbres avait des choses en tête. Cela se voyait, cela se sentait. Alors il attendait.
Être assis à la place de LeeRoy, après lui avoir succédé à la tête de Poudlard, c'était comme détruire le peu qu'il restait de l'Inquisitrice de Poudlard. Car il y avait eu bien des remouds, et Valverde en voulait à LeeRoy de ce qu'elle avait produit. On racontait que Valverde était arrivé rapidement, et que les choses avaient été réglées avec brio. Mais le Mangemort Politicien s'en contre-fichait, au final. Ce n'est pas ça qui lui faisait faire ce qu'il faisait actuellement. Non, il avait encore cette image de foule devant lui. Cette foule qu'il avait dû mater, manipuler et diriger. Mais quand il avait été devant cette haine, encore Directeur de l'Ordre Nouveau, jamais il n'avait senti à ce point la menace grandissante. Il ne l'avait jamais avoué, non par peur ou par mensonge. Il n'avait rien simulé. Il avait plutôt dissimulé la dangerosité de ces élèves. Car s'ils l'avaient voulu, ils auraient pu faire bien pire. Aller bien plus loin. Et bien que grand politicien, grand orateur, cette foule avait été une menace pour le vieil homme. Car il avait senti qu'ils pouvaient faire basculer l'ordre social installé par Voldemort et la philosophie Puriste. Le Purisme en danger, aussitôt, c'était Valverde lui-même en danger. Un lien automatique désormais. Il ne se sentait attaqué que lorsqu'il voyait le Purisme mis à bas. Et lors de ce discours, lors de ce "renvoi" de LeeRoy, tout l'ordre social était remis en question. Si Valverde, ou quelqu'un d'autre, n'y avait pas mis terme, alors seul Merlin savait ce qu'il aurait pu advenir.
Et ainsi installé à l'endroit même où LeeRoy avait été devenait assez étrange pour Valverde. La chose pouvait sembler anodine, banale. Mais rien n'était fait au hasard chez Tom Jedusor. S'il y avait bien une chose qu'il avait compris en trente ans, c'était bien celle-ci.

Les remerciements et le discours arriva. L'Irlande, cette fameuse Irlande bourbiste. Tous ici y avaient risqué quelque chose. Brom en premier, Mulciber capturé, Valverde sauvé in extremis par l'Exécutrice Selwyn. Et sûrement bien d'autres choses qu'on ignorait encore à l'heure actuelle. Valverde tourna son regard vers Eccleston. Le jeune-homme semblait fatigué. Lui aussi avait failli y passer. Et pas dans la plus agréable des manières. Valverde ignorait ce que les guérisseurs avaient choisi de faire. Il n'avait pas eu le temps de s'y préoccuper. Poudlard devait tourner, les choses devaient avancer, le temps n'était un luxe que Valverde n'avait jamais véritablement eu. Car plus il s'étendait, plus le vieil homme le comblait de choses à faire. Si bien que ses journées étaient plus que remplies, ne le laissant baigner que dans la politique, les runes et le Purisme. Et plus les années passaient, plus les choses se construisaient ainsi si bien que peu à peu, Valverde se fatiguait dans des activités quasi inhumaines. Petit à petit, l'homme devenait spectre et monstre. Sa froideur s'endurcissait, son calme faisait autorité et son âge exprimait des rides de sagesse et de prestance.
Valverde n'avait jamais eu la tête bien rehaussée des chefs de familles Puristes. Il avait du charisme, mais ce charisme découlait surtout de son savoir et de son vieil âge. Sa froideur y jouait beaucoup, de toute évidence. On avait toujours remarqué ce regard calme et froid. Mais plus les jours avançaient, plus Valverde semblait s'engouffrer dans une forme d'inhumanité qui le transformait en statue. Le genre de statue que l'on admire mais que l'on sait morte, coupée de la vie. On pouvait la toucher, mais aussitôt la froideur pénétrait les doigts. Respect ou frisson en découlait aussitôt.

Valverde était en effet un homme intelligent, à défaut d'un sportif vigoureux. Et quand il entendit que Brom quittait le poste d'Intendant du Royaume-Uni, il n'eut pas véritablement le temps de se demander qui pourrait le remplacer. Pour une fois, Voldemort l'avait pris de court dans son sens de l'observation. Car le vieil homme ne s'y attendait tout simplement pas. Que Brom n'aime pas la politique n'était pas de la dernière pluie. Car si Valverde et lui avaient été souvent bras dessus bras dessous, c'était justement parce que le Mangemort Politicien avait un sens plus aigu des affaires administratives et politiques et qu'il ne manquait pas de se charger de certains points ou de conseiller l'Intendant parti en guerre. Que Brom soit promu n'était pas une surprise en soi. L'ancien Professeur de Magie-Noire et directeur des Serdaigles avait prouvé sa force, ses talents de stratège et de commandant militaire et l'Irlande était tombée avait une quasi beauté. Mais qu'il soit remplacé par Valverde à la tête de l'Intendance ne découlait pas de l'évidence. Car tous autour de cette table savaient que Valverde avait eu par deux fois l'occasion de devenir Ministre de la Magie et qu'il avait refusé. Conseiller du Ministre, Directeur de Département, dans l'ombre des puissants. Car même à Poudlard, il restait le subalterne de Bom et le conseillait ainsi dans l'ombre. Mais Voldemort avait vu que le vieil homme avait changé de statut. De Directeur de Département, il était passé Inquisiteur. Un dirigeant, sans personne au dessus de lui. Et on ne pouvait pas dire que le vieil homme n'avait pas su gérer les choses. Tout au contraire.
Il allait donc devenir Intendant du Royaume-Uni. Une chose qu'il n'aurait pas demandé de lui-même. Mille et une choses arrivèrent dans son esprit, qu'il prit le temps de couper pour répondre à Voldemort.

« Bien, Mon Seigneur. »

La voix restait froide et calme. Certains disaient que lorsqu'on arrivait au plus au poste au pouvoir, le regard des autres changeaient. On avait beau maintenir un train de vie honnête et naturel, ne rien changer en soi, les autres ne regardaient plus de la même façon. On voyait en eux qu'on avait changé de statut dans la société. Aussi, Valverde ne tourna pas le regard vers les autres. Il écouta ce que le Seigneur des Ténèbres disait à chacun des Mangemorts. Son regard perça celui de Lestrange quand elle fut annoncée à Poudlard. Il faudrait cependant trouver quelqu'un, le temps de la transition. Valverde y réfléchirai. A dire vrai, il aurait beaucoup de choses à faire dans les prochains jours. Méthodique et organisé, le vieil homme et nouvel Intendant ne céda pas à la précipitation, remettant à plus tard la question de la future Intendance et de qui il pourrait s'entourer.

C'était donc le moment des plus grandes révélations, puisque Voldemort annonça la fin du Secret Magique. Avoir un contact aussi direct avec les Moldus révulsait presque Valverde. Il ne devait pas être le seul. Cependant, l'idée de prendre une revanche et de replacer la suprématie Sorcière à sa légitime place éliminait tout sentiment négatif causé par cette nouvelle. Une fois de plus, le vieil homme remit à plus tard cette question. Car il aurait surtout à s'occuper du monde Sorcier avec cette nouvelle Intendance. Et il comptait bien donner à un autre la question moldue. A quelqu'un fidèle dans ses serments et dans ses relations diplomatiques. A quelqu'un aussi qui aimait le changement et le risque. Son regard de glace se posa sur Mulciber qui, lui, ne le regardait pas.

Une fois les choses installées, Voldemort invita ses Mangemorts à quitter les lieux. Valverde quitta sa place. Sa longue robe rouge-sang et argent, ses couleurs habituelles, accompagna ses pas mesurés. Il quitta le manoir Jedusor et transplana directement à Poudlard.
Il fallait commencer à préparer le changement.
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Pr Bellatrix B. Lestrange


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Sam 28 Déc - 22:36

Voldemort était grand, Voldemort était puissant.
Chaque seconde passée en sa compagnie, fut-elle entourée d'autres Mangemorts, représentait pour Bellatrix un bonheur qu'elle ne manquerait pour rien au monde.

La tortionnaire de génie ferma les yeux tout en se mordant la lèvre jusqu'au sang alors que le Seigneur des Ténèbres déplaçait et replaçait ses serviteurs à sa sadique guise. Lorsqu'elle rouvrit ses grandes paupières lourdes, elle n'avait pas bougé et son Maître était passé à autre chose. Ce fut le soulagement. IL s'exprimait à présent à propos de la Guerre en Irlande. De la victoire pour laquelle ELLE n'avait pas contribué.

La sorcière buvait chacune de ses paroles comme autant de perles à savourer. Elle se souvenait de ce que furent les Mangemorts auparavant. Une armée de sorciers - avec néanmoins quelques sorcières, comme la soeur Carrow - pleine d'ambitions et prête à anéantir l'ère des bourbistes. Que restait-il de cette ancienne génération, des premiers fidèles du Maître ? Plus grand chose. Les Malefoy avaient été anéantis par les Mangemorts eux-mêmes, Weasley avait tué les Carrow, Menroth et Karkaroff avaient trahi, Rogue, ce sale Rogue, disparut également, Croupton avait subi le Baiser du Détraqueur. Alors que restait-il ? Les meilleurs ? Pas forcément. Des politiciens et des techniciens: voilà de quoi avait besoin le Maître désormais. Les guerriers servaient à l'occasion, et encore. Il fallait asseoir le Purisme, il fallait l'inoculer dans toutes les sociétés comme on injecterait une potion de guérison à un corps malade de dragoncelle. Bellatrix ne savait pas faire cela. Elle savait tuer, menacer, charmer, faire peur, utiliser la Magie Noire, torturer. Que de qualités fortement appréciées avant que Celui-Dont-On-Ne-Devait-Pas-Prononcer-Le-Nom ne prenne le pouvoir ! Quelques bribes de Résistance continuaient à s'agiter sans beaucoup de résultats, certes, cependant cela n'incarnait pas une menace assez importante pour effrayer le Maître et ses sbires. Pas assez pour que le type de Mangemort que représentait parfaitement Bellatrix Lestrange ne soit au premier plan.

Si Lord Voldemort ne siégeait pas au bout de cette table, la Sang Pur aurait sans doute jugé de son regard mauvais tous les protagonistes de cette fameuse réunion. Pourtant, elle n'avait d'yeux que pour une seule âme. Sa voix froide était un blizzard, une tempête qui soufflait sans scrupules sur les affres de ses dévoués Mangemorts.

Et... il se leva. La sorcière attendait son tour avec peur et envie lorsque son nom et son prénom retentirent à ses oreilles, Bellatrix bomba le torse et tourna sa tête vers la droite. Ainsi était-elle plus proche du Seigneur des Ténèbres. Sa bouche pouvait presque embrasser la main blanchâtre de Lord Voldemort. Quand elle entendit le rôle qu'elle devrait bientôt endosser, ses yeux s'écarquillèrent soudain et elle prit une moue de petit bébé pleurnichard.


« Pou…Pou…Poudlard ? Mais... Mon M… »

Elle ressentit un frisson avant d’avoir pu terminer sa phrase. A quoi bon résister ? Aussitôt, Bellatrix se recroquevilla docilement.

« Bien sûr, mon Maître. »

Poudlard ? Quelle idée de la jeter dans Poudlard ? Elle qui ne connaissait que la mort et les champs de bataille, comment pourrait-elle diriger une institution politiquement ? Bellatrix croisa le regard du vieux Valverde, nouvellement nommé Intendant. Trop occupée par d'autres évènements, elle n'avait pas spécialement suivi les actualités de l'école bien qu'elle sût que l'heureuse chute de Frédérique LeeRoy fut rattrapée par Eris, auquel elle succédait désormais. Elle regarda ensuite Léon Brom, la réussite du guerrier passé à la politique. Bellatrix Lestrange fit une moue désagréable lorsqu'elle accepta le fait qu'elle devrait passer par cela pour reconquérir la confiance de son tyran.

A la fin du terrible discours, elle sursauta en apprenant une nouvelle qui l'enchantait plus que permis. Le Secret Magique serait bientôt rompu, les Sorciers pourraient enfin dominer à jamais la race impure des Moldus. Elle lâcha un rire de joie, comme elle savait si bien le faire. Enfin pourrait-elle s'amuser. A la fois sur les élèves et les Moldus.

Bellatrix Lestrange Inquisitrice de Poudlard.

Si l'annonce de Voldemort la décontenança quelque peu, elle comprit rapidement que la volonté du Seigneur des Ténèbres demeurait la volonté du Seigneur des Ténèbres. On ne saurait nier que la sorcière était une femme de pouvoir. Elle objectivait pourtant le pouvoir qu'elle possédait sur son tendre Maître. Quoi de plus appréciable que celui d'être dûment récompensée pour le travail accompli ? L'académie de Sorcellerie deviendrait son aire d'épanouissement, un immense terrain de jeu pour tous ses sombres vices.
Sans doute révolutionnerait-elle la vieille école poussiéreuse. Une chose était certaine: depuis la prise de pouvoir des Ténèbres, le Château avait connu entre autres directeurs Rogue, Brom, LeeRoy et Valverde. Les élèves pensaient certainement que le pire était arrivé et que rien de plus épouvantable ne pouvait leur tomber dessus. N'avaient-ils donc jamais apprécié Bellatrix Lestrange aux rênes d'un empire ?

Partagée entre joie et appréhension, la sorcière quitta la table en ne saluant qu'une personne et se dirigea vers le cimetière de Little Hangleton. Là, elle disparut.


Twisted Evil When you think the worse has happened... think worse. Twisted Evil
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John Mulciber


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Dim 29 Déc - 11:44

Dans la vie, mon garçon, on est toujours seul.

Observation cynique d'Alice Yaxley, faite à son fils de douze ans, qui en était aujourd'hui, à presque cinquante-deux ans, toujours aussi fermement convaincu. John Mulciber n'aimait pas sa mère et sa mère ne l'aimait pas, mais il ne la remercierait jamais assez pour lui avoir ouvert les yeux. Il ne venait pas à l'idée de ce mangemort, pourtant assez intelligent pour se rendre compte de beaucoup de choses, que cela ne lui avait pas ouvert les yeux. John pensait avoir tout compris au monde, et que son cynisme, car il n'attendait rien de personne, ni du monde, ne croyait qu'au purisme et se foutait du reste, était l'attitude la plus logique qui soit. La plus honnête, en tout cas, avec la haine, bien sur. Il n'y a rien de plus droit que la haine. Tout le monde veut vous détruire : le monde est fait pour démolir. Pour y survivre, il faut vouloir détruire. Ainsi, John Mulciber était-il toujours en colère contre quelque chose ou quelqu'un, mais sa rage était sa force, car il la controlait et s'en servait pour détruire. Il ne se remettait guère en cause, et ne se détestait pas. Au contraire. Je suis mon meilleur ami, même si je passe mon temps à marchander avec moi même. Il faisait pitié, il était lucide sur lui même : bien qu'il ait tout réussi, Mulciber savait pertinement que personne ne voudrait de sa vie. Mais marcher en soi-même est comme un châtiment : l'on ne va pas loin. Il ne pouvait rien changer. Il pouvait juste espérer. Ce n'est pas ce que j'envisageais pour moi, mais c'est désormais ma route. Je l'ai choisi. J'irais jusqu'au bout. Quoiqu'il en coute. Je fais cela pour moi. Je fais cela pour les autres. Trop de fois humiliés. Trop de fois bafoués, détestés, hais. Qui sème la misère récolte la colère. Ce principe, John l'appliquait à la sorcellerie comme à lui, mais il oubliait bien souvent les autres. Il oubliait bien souvent la vie.

Rien ne comptait plus pour lui que le purisme. Sa vie, à coté, était calme et lisse, il n'en attendait rien, et appréciait simplement les bonnes choses, parfois, lorsqu'elle venaient, car peu de gens avaient la capacité des personnes réunies autour de cette table à savoir ce qu'il fallait faire. La victoire de l'Irlande le prouvait. Non seulement c'était la preuve éclatante que sur une guerre face à un autre pays, et non pas seulement dans une guerre civile, Lord Voldemort pouvait vaincre aussi aisément qu'il éparpillerait des fétus de paille, mais c'était également un moyen très efficace de redessiner une carte politique. Ceux qui ne méritaient pas de servir le purisme ou qui pouvaient le mettre en danger avaient été éliminés. Chute de Menroth. Chute de Jugson. Chute de LeeRoy. Ascensions d'autres. Ainsi allait la guerre. Ainsi allait la vie. Ainsi allait le pouvoir. Tout restait d'une violence inouïe. Mais le ménage avait fini par être fait. Grandeur et décadence...de cette seconde génération de mangemort, ne restait plus grand monde. Moi, Valverde. Même Brom était devenu mangemort après la guerre et ne comptait pas vraiment. Maintenant, des jeunes partout. Nés en paix et glorifiant la guerre. Alors que Mulciber était né dans la guerre et défendait malgré lui ma paix. Ca y est. Ca commence. Je me fais vieux. Et les places tournaient. L'angoisse de John. La véritable angoisse était là. Pas de mourir, qu'est-ce que je m'en fous ? Mais vieillir ! Non, vieillir, jamais. Lorsque je serais vieux, incapable de marcher, de me souvenir, aveugle, même si je suis sage, à quoi servirais-je ? Je ne sais que me battre. Il guettait le moment où le Maitre passerait derrière lui et lui dirait qu'il partait, qu'il n'était plus ministre, le moment où Voldemort dirait à John de partir de cette place qui le terrifiait, juste à sa gauche, mais qui était le signe de qui il était, c'est à dire le numero deux après Brom, le signe non pas de son importance, non, car l'importance, John s'en foutait, mais de sa fidelité, et de son utilité. Un jour on me mettra à la retraite, avec une médaille ou deux et des félicitations, et Il me laissera crever chez moi. Il ne verrait plus personne et on l'oublierait.

Ce ne serait pas cette fois, cependant. Voldemort redessinait son paysage politique, et l'avenir se ferait. Ainsi, Crow venait à coté de lui, puis Mike, puis James, encore, et Brom en face de Mulciber lui même, et Eris, puis Bellatrix. Mais lui ne bougeait pas. Ce n'est pas cette fois. Il ne voulait pas d'une retraite mais mourir au combat, dans un vif éclat de joie, en héros, en martyr, cela, peut-être, serait bon. Laissez moi au moins faire quelque chose de grandiose dans ma vie, laissez moi mourir d'une manière éclatante.

Et Voldemort redéfinit les roles. Une nouvelle politique. Valverde Intendant ? Cela au moins c'était clair. Egaux, cela virerait toujours à l'affrontement, et jusqu'à là, John trouvait toujours qu'ils avaient autant de pouvoir l'un que l'autre. Il fallait un arbitrage. Il n'avait rien contre Valverde en lui même, car finalement, c'était un mangemort comme lui. Mais le principe du feu et de la glace est de toujours s'opposer jusqu'à ce que l'un prenne l'ascendant sur l'autre. Voldemort tranchait. John obéirait, comme il avait obéi à Brom. Mais déjà, le Seigneur des Ténèbres passait à lui. Le verdict tombait maintenant. Il restait à son poste. Racheter ses erreurs et servir son Maitre était la seule véritable préoccupation de Mulciber. Et il réussissait. Ainsi tu continues ta longue agonie, ta longue folie où tu sers la Mort. Tout le monde servait la mort, cela dit, puisque tout le monde mourrait.

« Oui, Maitre. »


Il avait toujours été l'homme de la constance. Celui qui servait quelque soit la mission. Capable de diriger, comme d'obéir ; encore fallait-il qu'il le veuille, mais bien souvent qu'à son tour l'obstination de John Mulciber était une qualité. Ceux qui le demanderont trouveront mon soutien. Mulciber était un type droit, et jamais il ne refusait de tendre la main aux autres...encore fallait-il qu'ils demandent, car si ce n'était pas le cas, il jugeait que les gens n'avaient pas besoin d'aide. Voilà.

La répartition des tâches continua. Mais dans quel but ? Et puis finalement, Voldemort annonça la chose. La fin du secret magique. Une idée immense. Visionnaire. Les yeux verts de Mulciber se firent lointains, un instant, et la vision d'un territoire entièrement sorcier, dominé par eux, lui apparut. Ainsi serait l'Intendance. Et cela serait le point de départ d'une conquête mondiale.

La solution finale. Il y avait un mot en allemand, pour ça. Lequel ? Ah, oui. Endlösung. On ne pouvait qu'être charmé par la beauté du mot. L'aube d'un nouveau jour. L'aube d'un nouveau temps. La fin de la réunion arriva. John quitta les lieux, impassible, reprit son chapeau, et il marcha un peu dans Little Hangleton. Il arriva finalement dans Great Hangleton, et croisa un vieux paysan qui marchait sur le bord de la route. La vision de cet homme en costume trois pièces, en pleine campagne, dut l'étonner :

« Ben m'sieur...qu'es'ce vous faites là ? 
- Qu'est-ce que ça peut te foutre ? »

Mulciber lui colla son poing dans la figure. Le vieux bégaya :

« Mais ...vous êtes fou ou quoi ?

- Plutot, oui. »

John arborait un large sourire. Lorsqu'il transplana chez lui, il avait déjà oublié le vieux sur la route, et pour cause, il gisait au fond d'un fossé, et personne n'aurait cru qu'un jour, ce type avait été humain.

Boy, we're dancing through the snow,
Waters freeze, the wind blows.
Did you ever feel
We're falling as we grow ?
No I would not believe,
The light could ever go.
But the golden age is over...
But the golden age is over.
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Dim 29 Déc - 11:47


Il était toujours sur la gauche. Cela faisait rire Mike, car si à Little Hangleton, il était toujours de ce coté là, il n'était pas réputé pour être particulièrement de ce bord politique là. Mais il était là, loin, sur la gauche, après même James, car c'était sa place habituelle depuis maintenant assez longtemps. Ce qui ne l'avait jamais dérangé, au passage, car au fond, être au plus près du Maître était être au plus près de ses colères. Et nulle personne au monde ne faisait plus peur à Witcher que Lord Voldemort lorsqu'il était en colère. Comme tous les autres. Mais il n'enviait pas plus que ça John et Brom d'être au plus prêt de lui, car ils étaient aussi en première ligne lorsque le Maitre demandait des comptes. Mike évitait Little Hangleton. Il admirait Voldemort, mais de loin, vraiment. Jamais il n'avait jamais été lâche, mais ça, ça faisait partie des choses dont il préférait s'abstenir. Vraiment. Il y avait des gens avec qui on ne pouvait lutter. Et malgré tout ce qu'il était, Witcher savait pertinemment qu'il ne pouvait lutter avec le Maitre. Et il n'en avait pas l'idée. A jamais le Seigneur des Ténèbres était son chef. Parce qu'il servait le purisme. Ainsi, il prenait les responsabilités qu'on lui donnait, faisant de son mieux quoiqu'il se passe, avec la même régularité qu'une horloge. Michael Witcher aimait les défis, il méprisait l'échec et se flattait d'avoir réussi dans tous ses postes. Il n'en tirait d'ailleurs aucune gloire personnelle : sa modification de place à la table des mangemorts le laissa formellement de glace.  Bien sur qu'il appréciait de monter dans l'échelle des faveurs du Lord,  qui pouvait dire qu'il ne l'appréciait pas ? Mais il ne jugeait pas que c'était quelque chose qui le rendait supérieur. C'était le rang qui correspondait à son travail, point. Il y avait des gens mieux placés et moins bien placés que lui. Il prenait acte. Et continuerait à faire de son mieux.

Ainsi, les idées arrivaient. La manière dont l'Irlande tombait ne pouvait qu'annoncer un commencement, car Mike savait que rien ne suffirait jamais au Seigneur des Ténèbres mis à part le monde. Un monde entièrement puriste, ou plus rien ne les arrêterait, ou aucun moldu ne pourrait plus toucher à un sorcier. Mais cela, Voldemort ne l'annonça qu'ensuite. D'abord, il fit la redistribution des tâches. Magistère, pour Brom ? Chef des armées ? Léon n'était pas un politique, oui, mais cela voulait dire un nouvel intendant ? Qui, dans ce cas ? Mulciber ? Non. Si le Maitre changeait, c'est qu'il ne voulait plus d'un homme de guerre. Ce qui excluait Crow, et lui aussi, trop jeunes de toute façon. James était dans le même cas. Restait donc..Eris. Logique. Restait à savoir pourquoi le Lord voulait un réformateur et non plus un guerrier. La politique magique allait être refondée, dès lors. Mike écouta patiemment ladite réforme.

Extension de la justice et de la sécurité. Bon. Retour de Bellatrix aux affaires, bon. Et lui ? Lui, comme il s'y attendait, eut droit à un verdict de maintien. Bon, mais pourrait mieux faire. Il prenait note. Il ferait mieux. Le Purisme méritait ce qu'il y avait de meilleur, et par conséquent Witcher continuerait à donner ce tout ce qu'il avait. Les sacrifices ne lui faisaient pas peur, car dans le fond, il n'avait plus que cela. Rien pour lui même. Mike avait déjà tout. Il pouvait donc se concentrer uniquement sur sa mission. Il écouta les conseils – ou bien était-ce des ordres ? - de son Maitre, et approuva :

« Il en sera fait selon votre volonté, Maître. »  


Il écouta ensuite le Lord finir et adressa un sourire à James, désormais assis à coté de lui, pour lui signaler ses félicitations. Même si le discours du Lord était plus sévère à son encontre, cela restait une promotion, car passer du fait de s'occuper de la Justice en Angleterre à toute l'intendance, cela l'était pour Mike.

Maintenant restait à savoir quoi.

Depuis longtemps, on savait que Michael Witcher était partisan d'abolir le secret magique. La décision du Lord ne pouvait donc que lui faire plaisir. Il eut un léger sourire. La domination du monde sorcier. Oui.

Il quitta le manoir Jedusor sans regarder derrière lui. Le passé était mort. Et en effet,  l'éternité n'avait jamais été aussi proche.
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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Dim 29 Déc - 18:16

Lincoln Crow était un homme profondément ancré dans une logique strictement militaire. Pourtant, plus l'on apprenait à le connaître, plus on voyait en lui un espèce de mafieux à l'allure de général de guerre. Il était en fait un mélange intéressant de plusieurs milieux normalement opposés. Crow adorait l'ombre, il y restait car tout lui semblait plus simple et plus accessible depuis là-bas. Sans les lumières, il y voyait plus clair. Étrange paradoxe. Il comprenait petit à petit à comprendre ce pourquoi il était fait. Il n'était ni né pour diriger, ni pour commander, pas plus pour anéantir, ou encore pour torturer. Tout ceci n'était que des subterfuges à sa véritable identité. Il était cette personne capable de beaucoup de choses pour masquer son véritable objectif, tant est si bien que lui-même avait mis trente ans à comprendre ce pourquoi il était né. Manipuler. Tel était son dessein, ou du moins, semblait-il croire qu'il était fait pour cela. Oh ! On ne parlait pas ici de manipulation grotesquement mises en scène. Ce n'était pas de la manipulation banale, elle n'était ni politique, ni économique, pas plus militaire. Il manipulait la nature elle-même, en la défiant sur son propre terrain. Le simple fait d'avoir existé était en soi un grand doigt d'honneur à l'égard de Mère Nature. Il manipulait les gens, le peuple, les hauts représentants de la magie, les sous-fifre, tous. Personne ne résistait à Lincoln Crow car personne ne le soupçonnait. On ne le prenait que pour ce militaire bête et méchant, seulement capable d'aligner les cadavres et les actes sans pitié. Il était cela également, certes, mais on en venait à oublier de se méfier de l'eau qui dort. Un Guetteur, rien de plus. Il attendait, tapis dans l'ombre, que l'occasion se présente, et alors il se faufilait sans un bruit, sans une mouvance, à l'intérieur de la faille. La question fondamentale que personne ne pensait se poser en regardant Crow était simplement « Comment en est-il arriver là ? ». Et une bien meilleure question aurait été « Qui est-il ? ». Non, pas un « qui est-il » simple, sans fondement, tout juste philosophique. Non. Qui est Lincoln Crow dans la sphère politique et militaire de l'Intendance du Royaume-Uni ? Le replacer dans son contexte, ne pas le détacher du reste, prendre du recul sur sa position. Le personnage était très effacé, très en retrait de sorte que jamais l'on en vienne à se questionner sur lui, sur son passé, sur sa place. Contrairement à des hommes exemplaires aux yeux du peuple comme Valverde, Brom, ou Witcher. Ils étaient sous les projecteurs, on se demandait comment en étaient-ils arrivés à ce tel stade de la gloire. Et lui, dans son coin, il se riait de la naïveté des petites gens.

Aucun bruit, aucune vague. Le réseau qu'il avait su tisser autour de lui était si grand, dense, et insaisissable qu'il en devenait proprement injurieux. Une insulte à la politique, à la gloire, à toutes ces conneries auxquelles Crow ne croyait pas. Aucunement besoin d'être politique pour manipuler et diriger un pays, il suffisait de connaître les bonnes personnes et de savoir appliquer une décision. C'était ce que faisait Valverde. Rien de plus. Le reste était du superflu pour cacher sa véritable façon de procéder. Eris Valverde était un politique habile, c'était surtout un homme diablement intelligent. Les deux adjectifs n'avaient rien à voir, on associait simplement stupidement les deux définitions, par erreur, par méconnaissance du monde. Diriger était un acte extrêmement large. On pouvait y inclure les armées, le peuple, les rebellions. On pouvait tout englober dans ce simple mot. Diriger c'était vivre en vérité. Mais la direction demandait bien des capacités, dont celle de manipuler. Et manipuler ne s'apprenait pas. Non, loin de là. Un manipulateur naissait avec la capacité d'agir ainsi. Du reste, ce n'était qu'affaire d'entraînement.

Ainsi, lorsque le Lord, le Seigneur des Ténèbres en personne, demanda à son mangemort de prendre la place de Eris, celui-ci s'exécuta sans une once de satisfaction. Il montait dans l'estime du Lord, en plus de prendre de plus en plus de poids dans le système puriste moderne. Être à la place d'Eris Valverde à la table des ténèbres n'était pas n'importe quel exploit. C'était être à la place de l'homme ayant servi avec le plus d'assiduité le Lord, en plus de Brom peut-être. Il y avait de quoi être fier, vraiment. Pourtant, Crow ne l'était pas. Il ne s'en fichait pas, loin de là. Il savait simplement pourquoi il avait été placé là, et pourquoi ça n'avait pas été un autre. Lincoln était un mangemort somme toute remarquable. Brom était un sorcier de haut niveau, un stratège incroyablement talentueux, un excellent général, mais Brom était vieux. Brom n'était pas un capitaine. C'était, une fois de plus, un Magistère. Le Lord avait besoin de Crow pour ses talents. Chaque mangemort placé à moins de 5 places du Lord était un mangemort exceptionnellement talentueux. Crow était ainsi reconnu pour ses talents militaires, pour ses connaissances dans le domaine, ses faits d'armes, son aptitude à combattre. Il était résistant, intelligent, et il était loyal. Tout ceci justifiait sa promotion dans l'estime du Lord. Mais plus encore, ce qui démarquait Crow du reste de l'assemblée c'était sa capacité à ne rien dire, et pourtant, à être écouté. Il se taisait la plupart du temps, mais on continuait à lui demander son avis, et Dieu sait que celui-ci était important pour les autres dirigeants. Crow était devenu en quelques années la figure même de la sécurité nationale. Le seul et l'unique à tenir la population d'une main de fer dans la sphère policière. On craignait Crow, on adulait Valverde. On respectait Mulciber, on fuyait Lincoln. On applaudissait Witcher, on se cachait de Crow. Il était une figure d'autorité crainte et non pas pensée comme divine. Tout était dans cette nuance. Il était, en soi, le seul représentant de Lord Voldemort tel que celui-ci était vu par le peuple. Un visage de terreur, d'abomination, de non-pitié. Crow représentait toutes ces valeurs là comme aucun autre mangemort, et le Lord, quoiqu'il en dise, en avait nécessairement besoin.

Pourtant, Lincoln n'était pas le meilleur des mangemorts. Il restait très faible face à un Brom, un Valverde ou un Mulciber. Eux étaient proches du Lord pour d'autres raisons, des raisons que ne pouvaient pas remplir Lincoln. L'ancienneté, mais pas que. Il y avait quelques choses chez ces hommes là que Crow n'aurait jamais. D'une car il crèverait bien avant, mais de deux car il en était foutrement incapable. Il y avait une part certaine d'ambition. Non pas une ambition maladive comme chez James – et Dieu sait que cela allait bien au Directeur de la Justice Magique – mais une ambition réelle. Celle d'être proche du Lord, d'être un peu plus haut qu'auparavant, sans nécessairement vouloir se pavaner devant la foule. Mulciber excellait dans le paraître, Valverde pas du tout. Les ambitions étaient différentes, Crow n'aurait pas eu l'audace de prétendre pouvoir poser un nom sur chacune d'elles, mais elles étaient là, il les voyait. Lui en manquait, lui n'en avait pas. Son ambition n'était même pas de servir le purisme, ou de servir le Lord, il le faisait presque machinalement. Il était mort, en soi, depuis bien longtemps.

Le Lord se dressa derrière lui. Sa présence était perturbante pour bien des gens, elle ne l'était pas moins pour Lincoln. Celui-ci garda le regard droit, froid comme à son habitude, préservant toute la haine qu'il possédait en lui. Les ordres tombaient. Il était maintenant redoré aux yeux du Lord, il était redevenu celui qu'il fut avant son incarcération chez l'ordre. Un combat d'un an et demi aura été nécessaire, mais il obtenait finalement compensation. Lorsque le Seigneur des Ténèbres ordonna sa volonté, la voix posée, calme, et néanmoins non dénuée de violence enfouie de Crow s'éleva.

-Bien mon Seigneur.

Il avait toujours détesté graisser la patte des dirigeants, il ne l'avait jamais fait. Cette simple phrase démontrait parfaitement cet état d'esprit. Ce n'était pas irrespectueux, c'était diablement efficace et clair. Il comprenait son devoir, il l'annonçait, point. Il ne divergeait pas, ça ne l'intéressait pas.

La suite fut tout aussi intéressante. Briser le Secret Magique. Voilà bien des années que Crow attendait ce jour béni où le Seigneur des Ténèbres annonçait officiellement la domination des sorciers sur le reste du monde. Des puristes, qui plus est. Tout ceci était prometteur à n'en pas douter, et il y aurait fort à faire pour en venir à ce stade de l'évolution naturelle de la magie. C'était le chemin à prendre, oui, mais à quel prix ? Pour quels sacrifices ? Dans quelles circonstances ? Tant de questions qu'allait devoir résoudre Lincoln dans son bureau du Ministère de la Magie en attendant l'appel du nouvel Intendant du Royaume-Uni pour une tache qu'il ne connaissait pas encore.

Il quitta Little Hangleton assez rapidement, sans prendre le temps d'adresser le moindre regard à qui que ce soit. Il rentra directement à Castle Bay et s'installa dans son immense salon principal. Cigarette au bec, verre de whisky dans la main, ce n'était qu'à cet instant qu'il était parfaitement satisfait. Satisfait de sa réussite.

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MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Dim 29 Déc - 22:54

Apparemment, on n'attendait plus personne. Lorsque James se fut assis, les portes  de la grande salle se fermèrent d'elles-mêmes, et le Seigneur des Ténèbres parla. Ses premières paroles furent pour modifier les places occupées par certains Mangemorts. James n'était pas très au courant des habitudes à Little Hangleton, mais il suffisait d'un peu de bon sens pour comprendre ce que signifiaient ces déplacements. Il y avait de la promotion dans l'air pour Eris Valverde, et pour Crow. Être assis à la droite du Maître, assez près de lui pour pouvoir lui murmurer quelque chose sans être entendu du reste de la table, était un signe qui ne trompait pas. James, lui, avait sa place sur le côté gauche de la table, à l'un des sièges les plus éloignés de celui du Maître. Il n'en tirait aucune conclusion particulière : il aurait pu être mortifié, mais il savait n'être encore qu'un mangemort novice ; le Lord avait été clair en lui accordant la Marque : il ne s'attendait pas à ce que sa toute nouvelle recrue fasse d'immenses choses, et il lui avait d'ailleurs ordonné de savoir rester à sa place. Au sens propre comme au sens figuré. C'était là ce qui différenciait Crow de James : le directeur des Exécuteurs avait davantage de puissance, de folie aussi, il était à n'en pas douter un Mangemort d'une toute autre envergure que son ami. Eccleston ne manquait certes ni de capacité magique, ni de ferveur, mais il n'était pas un personnage de premier plan. Petit à petit, en côtoyant des sorciers d'exception, il s'en rendait compte. Il préférait, du reste, servir de second à un autre – Crow, par exemple : pour cela, il se savait doué. Sa collaboration avec Lincoln était particulièrement fructueuse, parce que leurs tempéraments s'accordaient parfaitement. L'un était fait pour diriger de grands projets, l'autre pour veiller à ce que les petits détails ne les fassent pas capoter. En ce sens, James avait besoin d'être dans l'ombre d'un autre pour livrer la pleine mesure de ses talents. Seul, il perdait pratiquement tout intérêt. Il avait fini par accepter cet état de fait, et savait, désormais, qu'il serait toujours cantonné aux seconds rôles. Mais un grand acteur ne peut être vraiment bon sans d'excellents seconds rôles face à lui, aussi n'éprouvait-il aucune amertume en voyant Lincoln changer de place tandis que lui restait à la sienne. Bien au contraire : il adressa un regard complice à son ami, pour saluer sa promotion. Bien joué, Crow, tu reprends la place qui aurait toujours dû être la tienne. En quelque sorte, James bénéficierait lui aussi de ce changement de position, puisque son destin était lié à celui de Lincoln, mais il était sincèrement heureux pour son comparse qui se trouvait désormais dans le premier cercle des Mangemorts.

Mike était venu s'asseoir près de lui, à la place de Crow, mais James n'eut même pas l'idée de croiser son regard. Lord Voldemort venait de se lever, et il était aussitôt revenu au centre de toutes les attentions. De son habituelle démarche silencieuse, il vint se placer derrière Léon Brom, qu'il releva de ses fonctions d'Intendant en lui accordant une promotion parfaitement méritée. Valverde, ensuite. James n'avait jamais beaucoup apprécié le vieil homme, qui lui avait toujours réservé une froideur proche du mépris, mais ses sentiments avaient changé ces dernières heures. Cet homme lui avait sauvé la vie, il avait une dette à son égard – et l'on pouvait dire ce qu'on voulait d'Eccleston, il n'était pas un ingrat. Eris Valverde pourrait compter sur le dévouement du jeune sang-mêlé, si cela pouvait avoir la moindre importance pour lui. Il devenait Intendant, sur l'ordre du Seigneur des Ténèbres – le numéro trois du régime, après Brom et Voldemort lui-même. Chaque Mangemort présent eut droit à quelques mots du Maître, qui les prononçait de sa voix doucereuse en se plaçant derrière l'intéressé. La plupart reçurent des compliments, mais cela n'empêcha pas de James de se sentir de moins en moins à l'aise à mesure que son tour approchait. Lorsque le Seigneur des Ténèbres s'arrêta derrière lui, il se força à l'écouter sans broncher, malgré sa fébrilité. Les paroles du Lord ne furent pas vraiment dures – Lord Voldemort savait être particulièrement cruel en paroles – mais il n'en formula pas moins un reproche à l'égard de son serviteur. Il avait raison : Eccleston avait reçu une grave blessure qu'il aurait pu éviter avec davantage de vivacité. Le jeune homme baissa la tête, conscient d'avoir failli, avant de la relever, surpris de recevoir une promotion malgré ce fait d'armes peu glorieux. Il aurait désormais en charge la Justice Magique sur tout le territoire de l'Intendance... Il murmura un remerciement, sans être certain que le Maître les ait entendus :

-Merci, Monseigneur. Vous serez obéi.

Le tour de table s'acheva avec des paroles bienveillantes accordées à Ruth, une lointaine cousine de James, puis le Seigneur des Ténèbres passa aux toutes dernières annonces. Devant l'assemblée qui retenait son souffle, il dévoila son projet, celui pour lequel il venait de procéder à ces nominations. Lever définitivement le secret magique. James en resta ébahi un instant. Depuis l'entrée à Poudlard, les jeunes sorciers étaient abreuvés de menaces en cas de violation de ce secret, à tel point qu'Eccleston n'avait même jamais envisagé les conséquences de son abandon... Et voilà que le Maître décidait d'en finir. Pourquoi les sorciers devraient-ils se cacher, après tout ? C'était avec cette mentalité de parias honteux qu'ils en étaient arrivés à se laisser menacer par le bourbisme. Il fallait en finir avec cette veulerie, et faire du peuple magique un peuple de combattants, un peuple dominant le monde, comme il en était capable. Telle était sa place, puisqu'il avait reçu des pouvoirs que les Moldus ne soupçonnaient même pas. Lord Voldemort avait raison, il fallait s'atteler à cette révolution. Ce ne serait pas facile, tant étaient profondément ancrés les vieux réflexes de clandestinité, mais on y parviendrait.

Le Maître leva la séance, sans autoriser quiconque à poser la moindre question. Les détails viendraient plus tard. James essaya de se frayer un chemin jusqu'à Eris Valverde, mais le nouvel Intendant n'avait pas remarqué qu'il voulait lui parler et il sortit le premier, trop vite pour être rattrapé. Personne ne s'attarda – même avec un Voldemort de bonne humeur, ce n'était pas une bonne idée – et James s'obligea à descendre rapidement, en même temps que les autres. Une fois sorti, cependant, il dût s'arrêter quelques instants pour reprendre sa respiration ; il se prit à espérer que sa capacité respiratoire n'était pas vouée à rester aussi faible qu'elle ne l'était, et se mit en route, à petits pas, vers l'endroit d'où il pourrait transplaner. Il se rappela aussitôt que le guérisseur lui avait formellement interdit de transplaner seul dans son état, et grimaça. À qui s'adresser ? La plupart des autres étaient partis très vite... Queudver ? C'était risible, ce type était à peine un sorcier. Lord Voldemort ? Il faudrait une sacrée dose d'inconscience pour aller frapper à sa porte alors qu'il venait de congédier tout son petit monde, surtout pour lui demander un service. Que faire, alors ? Prendre le risque d'aggraver une blessure déjà douloureuse ? Le jeune Mangemort tira sa baguette de sa poche, et conjura un Patronus qu'il envoya au plus proche de ses collègues en le priant de l'attendre pour faire un transplanage d'escorte. Foutue convalescence... Pressant le pas du mieux qu'il pouvait, Eccleston poursuivit sa route, jusqu'à trouver Ruth qui avait reçu son patronus et venait à sa rencontre. Le jeune homme adressa à sa cousine un large sourire – un peu fatigué, certes, mais sincère. Cela faisait du bien de revoir des têtes connues, surtout celles de personnes avec qui on avait partagé tant de bons moments.
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MessageSujet: Re: Le Dessein d'un Nouveau Monde [Mangemorts] Lun 30 Déc - 0:52

Enfant, qui aurait cru, qu’un jour, elle verrait Le Seigneur des Ténèbres ? Personne, surtout pas elle. Bien entendu, sa famille avait toujours été une supportrice de Lord Voldemort, et ce depuis ces débuts. C’était en signe de protestation qu’à sa chute, son père et sa mère avaient décidé de regagner la Bulgarie pour élever leur enfant dans un climat non bourbiste et qu’ils estimaient plus propice à leur éducation. Lors de la coupe du monde Bulgarie – Irlande, la rumeur de son retour avait commencé à se faire, elle avait regagné l’Angleterre pour sa dernière année de cours et elle avait été une des rares lors du discours de fin d’année de Dumbledore à sourire d’aise. Contrairement à beaucoup, elle avait tout de suite cru au retour du Seigneur des Ténèbres, IL était immortel et il était évident, pour elle, qu’il revienne un jour. Mais qui aurait pu imaginer qu’onze ans plus tard, elle ferrait elle-même partie de ses fidèles, de cette noble assemblée réunie autour de cette table. Elle était de ceux qui, modestement, avaient contribué à faire tomber l’Irlande. On ne pouvait pas dire que c’était un rêve qui se réalisait, elle n’avait jamais rêvé d’être mangemorte, en réalité, c’était plutôt le rêve de son frère, mais lui, n’avait jamais eu les qualités requises pour devenir un des fidèles de Lord Voldemort. La vie ne tournait pas toujours comme on l’espérait…

Assise dans son siège, elle observa les autres arriver, tous commencèrent par saluer leur maître avant de s’installer à leur sans. La plupart ne saluèrent personne se contentant d’attendre le début de la réunion. Il était amusant de constater que maintenant que la guerre était finie, chacun d’entre eux semblaient revenir au chacun pour soi. Ca provoqua chez elle un haussement d’épaule. Elle connaissait une bonne partie d’entre eux parce que d’une manière ou d’une autre, ils faisaient partie de sa famille comme Daniel, John, James ou encore Mike mais elle n’avait pas nécessairement besoin de l’amitié des autres. On ne venait pas à Little Hangleton pour prendre le thé, ça se serrait su. Enfin l’Intendant arriva, et certains mangemorts l’applaudirent, saluant sa victoire. Ruth fit une grimace tant le geste était déplacé, certes leur victoire en Irlande était celle de l’Intendant aussi mais ne pouvaient-ils pas avoir un peu de tenue en présence du Lord, était-on à un concert des Bizzar’t Sister ?

Peu de temps après, les derniers arrivèrent et la réunion put enfin commencer. Le Seigneur des Ténèbres commença d’abord par changer les places qui étaient les leur sans que la sienne change, ce n’était pas étonnant puis se leva commençant son discours. Comme la plupart, elle le suivit des yeux tandis qu’il se déplaçait se plaçant derrière Léon, le félicitant pour sa victoire et lui accordant un nouveau titre, passant l’Intendance à Eris Valverde. Peut-être que les intéressés étaient au courant depuis longtemps, peut-être que non mais ce fut une surprise pour la jeune femme. Voilà qui redessinait tout le paysage politique. Ca ne gênait pas Ruth, elle était adepte du changement, il fallait du sang neuf pour une politique neuve. Elle le suivit du regard tandis qu’il accordait ses grâces, s’arrêtant derrières chacun d’eux, leur indiquant leur nouveau poste, ou confirmant les anciens. Pas de surprise en ce qui concernait son oncle John qui restait Ministre de la magie. Bellatrix Lestrange en revanche prendrait la direction de Poudlard, et ça, c’était une surprise. Elle ne voyait pas la mangemort en Inquisitrice pleine de pédagogie, et lui semblait que le poste requérait cette qualité. La mangemort sembla penser de même et pendant un moment, son désarroi fut évident aux yeux de tous. Néanmoins, c’était la volonté du Lord et nul ne s’y opposait pas même la plus fervente d’entre eux.

La surprise de la jeune femme fut à son comble quand le Lord s’arrêta derrière elle posant une main sur la chaise pour lui adresser ses félicitations et lui exprimer son intérêt. Elle eut assez de présence d’esprit que pour ne pas laisser paraître son étonnement mais il était pourtant là pour autant. Etre distingué par le Seigneur des Ténèbres après aussi peu de temps était, à ne pas en douter, un grand honneur. Pourtant au plaisir de Ruth se mêlait une certaine inquiétude. Plus haut on monte plus rude est la chute et celle-ci pouvait arriver au moindre faux pas. Elle allait devoir redoubler d’effort, elle ne savait pas encore ce qu’il attendait d’elle mais elle savait que c’était un test, il restait à savoir si elle était apte à le relever. Comme tous ceux avant elle, elle se contenta d’incliner la tête signalant son accord et de répondre :

« Oui Seigneur. »

La volonté de Voldemort était toujours faite, et ce quoiqu’il arrive. On ne répondait jamais « Je vais faire de mon mieux. ». Le mieux, n’était jamais assez, on leur demandait de faire le maximum et de mourir pour l’atteindre s’il le fallait. Tel était les conditions de leur engagement, tel était le pacte que chacun d’eux avant signé en prenant la marque. Servir ou mourir et Ruth servirait. Le reste n’était que du détail. Une fois le tour finit, il continua son discours annonçant la suite de son plan. A en juger par les têtes autour d’elle, celui-ci était une surprise pour beaucoup d’entre eux, néanmoins, qui parmi eux pouvait en éprouver le moindre mécontentement. Celui qu’on avait un jour appelé Tom Jesudor leur offrait ce qu’ils n’avaient qu’oser imaginer dans leur rêve les plus fous. La levée d’un des plus grand secret au monde, un évènement qui ferrait rentré la communauté sorcière et ses acteurs dans l’histoire : la levée du Secret Magique. Cette règle qui entravait leur vie depuis leur enfance, ils allaient enfin pouvoir se montrer au monde, leur révéler qui était la classe dominante.

La réunion se termina, elle se leva et partit sans prendre la peine de discuter avec les autres, ce n’était ni le lieu, ni le moment, c’est seulement au moment où elle transplaner qu’elle aperçut un pantronus venir vers elle. Elle le reconnu sans difficulté à la forme de celui-ci c’était celui de James. Une fois le message transmis, celui-ci disparut et Ruth attendit que son cousin arrive pour l’aider à transplaner. Il ne tarda pas, il avait l’air essoufflé mal en point et lui offrir un maigre sourire. Elle lui sourit en retour, heureuse de le voir dans un autre cadre que l’Irlande et passa un bras sous le sien pour le soutenir.

« Je crois que tu es bon pour un petit tour à Sainte Mangouste, quel dommage, moi qui voulait faire la tournée des bars. »


Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, comme bien souvent, et transplana directement à l’hôpital.

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