POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
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Rencontre du troisième type [PV Vaas]

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Gauthier Paravell


MessageSujet: Rencontre du troisième type [PV Vaas] Lun 30 Déc - 20:14

Comment définir un homme ? Bien des gens s'étaient posés cette foutue question mais aucun ne parvint véritablement à lui donner une réponse concrète. Quoi de plus normal ? Connaissez vous une espèce dont les composant sont aussi dissemblables les uns des autres sur cette planète ? En existait-il seulement une ? Lui, Gauthier Paravell, ne le croyait pas.

Il avait cependant vu assez d'hommes et retenu tellement de choses qu'il savait sans doute mieux que quiconque trier les individus. Il se donnait trois grandes classes de personnes : les meneurs, les suiveurs et les êtres amoraux. Ces catégories n'étant pas forcément exclusives, mais on ne pouvait jamais être les trois à la fois. Il en avait la certitude. Lui était un suiveur. Il le savait parfaitement et l'assumait sans même rechigner. Il préférait de loin que les autres soient sur le devant de la scène. L'ombre lui allait bien mieux au teint.

Aujourd'hui il allait rendre visite à un être amoral. Il le voulait ainsi cet interlocuteur car le job dont il avait hérité très récemment lui offrait le lixe de pouvoir, voire devoir, délguer des tâches dégueulasses, profondément inhumaines et surtout parfaitement jouissives.

On ne pouvait pas dire que Gauthier était un être avec une morale. Vraiment pas. Il avait compris très jeune que la majorité de ses semblables ne pensaient pas comme lui. Ne s'excitaient pas à la vue de cadavres de petites filles, ne trouvaient pas amusant d'éventrer un chat avec du fil barbelé donc trouvait d'autant plus flippant le fait de se faire payer pour le faire. Pourtant la chose étaient vraie dans le cas de Paravell. Il était tout ça et bien plus encore. Véritable prédateur sexuel, il avait violer plus de femmes qu'il n'y avait de jours dans une année et en un seul sortilège d'amnésie, il s'assurait l'impunité. Quelle belle magie.

Gauthier était, comme d'habitude, vêtu entièrement de blanc, un chapeau pointu à large bord flanqué sur son crâne pourvus de cheveux noirs méticuleusement ébouriffés chaque matin. Il n'était pas un gand sorcier, aussi était-il accompagné d'une escorte de six personnes, des femmes naturellement, toutes plus violentes les une que les autres. Chacune croyant être la seule amante qu'il aie. Qu'est ce que c'était con une femme. Il avait choisi le lieux de rendez-vous avec soin, il ne fut que plus ravis quand Hoyt Volker lui indiqua que le lieu convenait parfaitement à son patron.

Tant mieux, autant joindre l'utile à l'agréable. Gauthier entra donc dans une ruelle parisienne, il préférait un pays neutre où son interlocuteur aurait des emmerdes en se faisant remarquer et lui n'en aurait aucunes, immunité diplomatique oblige. Méthode basse, manipulatrice, un chouilla salope, du Paravell tout craché. Il fappa à la porte rouge d'un des bâtiments, et entra dans l'établissement nommé ''L'Enchantement Exquis'' qui se révéla être, une fois quelques pas effectués, la plus belle boite de strip tease magique de France. Il se présenta au patron directement en entrant, l'homme savait depuis quelques heures ce qui allait se passer, ainsi il ne fit pas d'histoire, normal, Gauthier lui avait envoyer un hibou en notant adresse, nom, prénoms de chaque membre de sa famille au cas où il aurait envie d'appeler des aurors.

Paravell se retourna vers son escorte et dit en toute simplicité :


Allé les filles, on se désape et on se met en position. J'en veux toujours au moins deux à mes côtés dans le carré VIW (very important wizard). Notre client va pas tardé, bougez vos jolis petit cul, le temps presse.

Paravell s'installa dans le carré VIW en compagnie de deux de ses agentes en petites tenues, il s'y mit comme n'importe quel clien fortuné, il commanda trois bouteilles de vin d'elfe et commença à siroter le premier de ses verres tout en mattant allègrement de la loche qui se dévoilait sous des pluies d'étoiles. Les sorcières pratiquant leur art en porte jarretelle, ça n'avait pas de prix.

Après une bonne vingtaine de minutes, Vaas Lonero arriva, il ne fut pas fouillé conformément aux ordres de Paravell, il fut amené par une sorcière noire en lingerie turquoise, une de ses agents. Gauthier sourit un instant entre les deux rousses en lingeriess rouge qui lui servaient de garde du corps, il accueillit son invité avec une poignée de main chaleureuse et l'offre d'un verre de vin.


Je suis Gauthier Paravell, ravis de vous rencontrer enfin ! J'espère que vous avez fait bon voyage et que la destination vous plait. Pour ma part je dois avouer que la faune locale n'est pas mal !

Installez vous, nous avons beaucoup de choses à nous dire.

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Vaas Lonero


MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [PV Vaas] Jeu 2 Jan - 14:45

-Et donc, la salope, elle me balance « T'es sûr de suivre la cadence bébé ? »...
-Oh la conne ! C'bien une femme ça!
-Putain, tu m'connais, j'suis pas violent tu vois... mais là, j'sais pas, je lui ai choppé les ch'veux, et je lui ai défoncé le cul. Genre violent.
-Elle mérite que ça cette chienne. Tu l'as laissée repartir?
-Tu crois que tu manges quoi, du con?

Jason baissa les yeux en direction de son espèce de plat grossièrement préparé foutu sans aucune bienveillance dans une barquette en plastique à peine plus propre qu'une cuvette de toilette. Le quotidien des hommes du groupe de Vaas était relativement précaire. Ils ne demandaient pas grand chose. Pourtant la plupart avait de l'argent, beaucoup d'argent. Vaas n'était pas égoïste avec ceux qui le suivait. Il partageait le butin équitablement – en prenant simplement un plus gros pourcentage étant donné sa position de chef. Aussi, ceux qui restaient – et ils étaient tous restés depuis le début de l'aventure, sauf les quelques morts à déplorer – voulaient simplement combattre aux côtés de ce leader né qu'était Vaas. C'était l'appât du gain, oui. C'était aussi l'envie de violence, le besoin de frapper, de causer la mort, la tristesse. C'était faire couler le sang qui leur plaisait. L'argent ne venait qu'en deuxième position, et ça, le chef des mercenaires l'avait particulièrement bien saisi. Il les tenait ainsi, en les rendant dépendant à leur propre nature d'êtres sauvages et sanguinaires.

Jason releva ses yeux en direction de Vaas, l'air dégoûté. Étrangement, d'un instant à l'autre, il se mit à rire, aux éclats. Son chef le suivit. Les deux rirent un bon moment, grossièrement, c'était gras et moche, ils n'avaient aucune classe, aucune gêne. La fourchette du premier lieutenant de Vaas plongea droit dans le plat à base de viande humaine et il fourra une bonne bouchée sur sa langue avant le l'avaler avec délectation. L'autre alluma un cigare avant d'en proposer un à son ami – car il le considérait ainsi depuis le temps qu'ils se fréquentaient. Le bureau du mercenaire en chef était un espèce de cloaque dégueulasse. L'office était en bois moisi et rongé par les mites, les tiroirs ne tenaient plus. Sur les murs, les traces de sang, de moisissures, et d'autres joyeusetés se mélangeaient pour former un mélange des plus répugnants. De toutes parts étaient posées d'épaisses caisses de bois renfermant une énorme réserve d'alcool en tout genre, principalement du rhum et du whisky, et un bon nombre d'armes à feu illégales et importées via un réseau Marocain liant Bristol aux différents pays du Maghreb.

Hoyt Volker pénétra dans la pièce, cigarette au bec. Le deuxième lieutenant du mercenaire le plus prisé du moment et ce, dans le monde entier, indiqua sa montre avec un air amusé.

-Bon, on arrête de se toucher et on y va ?
-Tu sais Hoyt, j'me demande des fois si tu prends pas un peu tes aises?
-C's'rait un problème?
-J'sais pas, t'en dis quoi Jason?
-J'pense que tu risques de te retrouver comme la pute d'hier. Dans mon assiette.

Vaas éclata de rire. Il frappa de ses mains, se leva, et balança un cigare à Hoyt qui l'attrapa au vol avant de l'allumer, sourire aux lèvres. Les trois s'entendaient bien, mais Vaas était si imprévisible qu'aucun des deux autres n'était réellement sûr de survivre un jour de plus. Mais ils étaient maintenant habitués à vivre au jour le jour et à oublier catégoriquement le danger qui pesait au-dessus de leur tête. Le mercenaire pris son flingue fétiche et le rangea derrière lui, dans son dos, à portée direct d'un geste de la main. Il plaça sa baguette comme à l'accoutumée, et quitta le bureau, suivit de ses deux lieutenants. Le mercenaire se posa sur la passerelle de fer dominant la salle des machines où avaient élu domicile tout son groupe comptant environ cinquante mercenaires tous plus fous et violents les uns que les autres. Pourtant ils cohabitaient tous ensemble dans une harmonie incroyable. Ils s'organisaient quelques combats de temps à autres pour faire passer le temps, rien de plus.

-Allez les filles, on arrête les conneries et on m'écoute. Bon, on a un gros poisson à aller voir aujourd'hui. J'vais pas en emmener beaucoup. J'en ai pas b'soin. Donc bande de pédales, je prends ceux que j'ai désigné hier et personne d'autre, clair ? Le reste, Jason a besoin de vous. Vous allez rendre visite à des copains en Irlande. Vous leur défoncez la tronche pour moi, et sans déconner, un geste de pitié, rapportez moi une belle rousse. Deux cent milles à celui qui me présente la plus belle de la prise !

Le groupe éclata de rire et hurla d'engouement. Ils le suivraient jusqu'à la mort si il le leur demandait. Vaas descendit les marches, et sortit de l'Usine désaffectée. Il avait pris avec lui Hoyt Volker, c'était lui qui le suivait le plus généralement. D'autant plus qu'ici c'était lui qui avait mis en contact Vaas et le gros poisson nommé Paravell. Jason gérait les troupes en l'absence du chef, d'une pour son expérience et de deux pour la confiance accordée au personnage. Dans le petit groupe qui accompagnait le mercenaire se trouvaient les plus coriaces du groupe. Pas forcément les plus imposants – quoique certains étaient de belles armoires à glace – mais sans aucun doute les plus allumés et les plus dangereux. L'un d'entre eux, William, était un ancien détenu de Hammerfall, le célèbre asile carcéral magique basé au Mexique. Le type était parvenu à s'échapper de son lieu de détention où il était ardemment surveillé en assassinant sauvagement les cinq infirmiers en charge de son cas, et les quelques gardes les accompagnant. Il était aujourd'hui une espèce de bombe humaine qu'il était nécessaire de redouter. Le groupe transplana direction la France.

Paris, la capitale de la gastronomie française, la capitale du romantisme, la capitale du crime à en croire certains truands. Ils étaient apparus dans une rue déserte du Nord de la ville française. Hoyt connaissait la France plus ou moins bien, pourtant c'était un Anglais pur souche. Il s'y était rendu plusieurs fois pour des affaires de drogue relativement importantes – ce qui l'avait mené jusqu'à Jason qui l'avait ensuite recruté pour le groupe de mercenaires. Il les mena à travers les rues. Le froid était mordant par ici, bizarrement, plus qu'à Bristol malgré la brise océanique. Ils avaient rendez-vous dans un club magique nommé « L’Enchantement Exquis ». Aucun ne connaissait. Même pas Volker. Ils prirent un escalier qui indiquait, sur un panneau beige tenu par de grandes barres de fer travaillées « Métropolitain » dans un style Art Nouveau des plus réussis. Hoyt pris les devant, et passa le portique en premier en défonçant la porte d'un coup de rangers franc et violent. Il tint la porte aux autres qui passèrent un à un. Vaas en dernier. Ce dernier affichait un sourire satisfait. Tout ceci prenait une tournure qui l'amusait beaucoup, il fallait bien le reconnaître.

Ils descendirent plus en profondeur dans le métro parisien et se posèrent sur un quai non pas désert mais où seuls quelques sans-domicile-fixe logeaient sous de frêles couvertures. Une femme en tailleur attendait, semblait stressée par la présence d'un groupe d'hommes à l'aspect redoutable. Vaas prit la tête du groupe. Il était habituellement habillé d'un débardeur rouge aux bordures noires. Ses bras épais et musclés étaient bronzés conformément à son teint de peau déjà très mat. Son treillis militaire et ses rangers le rendaient encore un peu plus grand qu'il ne l'était déjà, et sa coupe laissant apparaître distinctement la large cicatrice entaillant la partie gauche de son crâne peignait un personnage terrifiant.

-Salut Miss.

Sa voix était elle-même oppressante car dérangée, sans gêne, violente. Il tourna un instant autour de la jeune femme et la fixa dans les yeux. L'autre essaya d'ignorer en se dégageant avant que le mercenaire ne la rattrape par le bras. Sa poigne était forte, elle ne put s'en défaire.

-Je crois que tu m'as pas très bien compris.

Il l'attira jusqu'à lui et la poussa dans les bras d'un de ses hommes. D'un geste il leur indiqua qu'ils pouvaient en faire ce que bon leur semblait. Lui observait les lieux. Le quai était réellement désert mis à part les cris de la femme en détresse et les quelques clochards faisant encore semblant de dormir. Il entendit un bruit strident : le métro arrivait à grande vitesse. Vaas indiqua à ses hommes de lâcher leur prise de la soirée qui prit la fuite le plus rapidement possible.

Quant au métro il était, lui, bondé. Il n'y avait limite pas de place pour rentrer. Hoyt souffla, Vaas éclata de rire. Il indiqua plusieurs portes à ses hommes, et chaque petit groupe poussa la foule déjà présente pour entrer. Certaines personnes gueulaient, les mercenaires répondaient violemment. Du simple « Ferme la connard », au classique « J'vais t'éclater la cervelle si tu m'cherches enfoiré ! », tout y passait. Vaas, lui, poussa également de sorte que plusieurs personnes devant lui tombèrent les unes sur les autres. Il en rit, évidemment avant qu'un homme, la quarantaine, se prit pour le héros du jour en l'insultant.

-Descendez du métro tocard ! On pousse pas comme ça, un peu de respect!
-Sorry, I don't speak french motherfucker.
-Comment tu m'appelles sale rosbif?

Hoyt frappa l'homme d'un coup de tête d'une violence inouïe. Les femmes hurlèrent, certains tentèrent de s'écarter, impossible. Volker insulta de tous les noms sa cible, tandis que Vaas continuait de rire devant la scène absolument hilarante à son goût. Il observa son lieutenant faire et lui indiqua de tirer l'autre en dehors du train quand ils seraient arrivés au bon arrêt. Le ton montait dans le wagon, l'autre pissait le sang à force de se faire réprimander par Hoyt et un autre homme de main de Vaas qui était, quant à lui, serré contre la porte du métro.

Finalement, arrivé au bon arrêt, Blanche de son nom, Vaas descendit en premier, étirant ses muscles avec une aisance particulière. Il fut rapidement rejoint par ses hommes, dont Hoyt traînant avec lui l'homme déjà bien amoché. C'était à cet instant que l'on pouvait traiter la populace de lâche. Aucun n'avait osé bouger son cul pour le tas de viande, personne. Personne n'avait osé s'interposer entre la cible et le tortionnaire. Ils vivaient dans leur monde, tous, sans se soucier des autres. Vaas le premier. Mais Vaas ne prétendait pas vouloir la paix, lui, il désirait le chaos, la guerre, la violence.

-Bon alors ma salope j'vais t'expliquer. Quand je dis quelque chose, tu la fermes, et tu suces c'est clair ?

L'autre acquiesça. Vaas lui flanqua un coup de pied dans le ventre et se releva.

-Bon, on bouge, vous me le traînez jusqu'au point de rendez-vous. Hoyt, dépêche toi.

Ils quittèrent le quai pour rejoindre la sortie du métro quant Vaas fut confronté aux tourniquets. Il essaya d'avancer, sans succès. Il frappa de son poing la machine, rien ne se passa. Il gueula comme un fou qu'on lui ouvre la porte jusqu'à ce qu'un agent de la station s'avance vers lui.

-Hé M'sieur ! Il vous arrive quoi là?
-Shut the fuck up ! And open it ! Hurry up, motherfucker !
-Hein?
-Hoyt, please would you make him understand what I mean to this asshole?!

Hoyt attrapa la nuque de l'agent de station et lui éclata la tête contre la borne en fer. Il lui prononça quelques mots dans un français approximatif, ponctué d'un accent purement bristish. L'autre paniqua alors, sortit une carte violette de sa poche et la passa contre la borne afin que le tourniquet s'active.

Ils gagnèrent assez rapidement en fin de compte le club magique. Vaas indiqua une ruelle plus éloignée à quelques-uns de ses hommes qui tenaient encore leur victime.

-Vous me l'éclatez là-bas, sans témoin. Je veux plus qu'on le reconnaisse ce connard.

Et il pénétra dans le club flanqué du reste de son groupe. Une femme noire, habillée... enfin, non, dénudée, vint le chercher pour l'amener à son client. Il n'aimait pas spécialement les femmes noires au sens où il se sentait toujours plus attiré par une joli blanche qu'il considérait comme fragiles. Il aimait dominer c'était un fait, tant dans le sexe que dans la violence. Il arriva dans un coin privé du club où siégeait déjà le fameux Paravell flanqué de deux rousses qui tapaient bien plus dans l’œil de part leur tenue sexy et leurs atouts naturels.

Il frappa le cul de la femme noire et alla s'installer, toujours flanqué de Hoyt. Le reste de ses hommes se disposa un peu partout dans le club conformément aux ordres qu'il avait donné. Il serra la main de Paravell et  prit le verre de vin. Il n'était pas fou de ce breuvage, mais bon, il ne crachait jamais sur des cadeaux distingués.

-Vaas, mais j'crois que tu m'connais déjà. J'connais pas trop Paris, par contre, dans leur transport en commun, ils sont sacrément cons. Bref, ouais la faune est pas mal, j'taperai bien dans l'une des deux rousses j'avoue.

Il bu une gorgée de vin.

-Je t'écoute, Hoyt m'a dit que tu avais une offre plutôt excellente à me proposer.

Le mercenariat marchait souvent par le bouche à oreille et cette fois cela menait tout droit à l'un des plus grands crimes humanitaires que le monde ait un jour connu. C'était pas peu dire, et force était de constater que Vaas n'y serait pas pour rien.

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Gauthier Paravell


MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [PV Vaas] Jeu 2 Jan - 18:24

On ne pouvait pas dire que le nouvel arrivant soit à l'image de celui qui l'accueillait. Il était même plutôt évident qu'ils étaient de stricts opposés, autant dans le parraître que dans la manière d'être, que dans le langage ou le comportement.

Mais ce qu'il y avait d'étrange c'était que les deux hommes en présences, aussi éloignés soient-ils au premier coup d'oeil, n'avait pas un psychologie si dissemblable que ça. Ils étaient dénués du sens de la moral, du sens de l'honneur, d'empathie aussi. Les gens autours d'eux étaient des jouets et ils servaient à quelque chose, ni plus ni moins. Et chacun quelque par, en acceptant cette entrevue, se déclarait officiellement d'accord d'être en partie de le jouet de l'autre.

Paravell laissa s'installer le mec, si tant est qu'il y ai un homme sous autant de saleté, il s'avera aussi brute de décoffrage qu'il ne l'avait deviné. Plus encore peut être. Une chose était certaine, il ne serait jamais un bon candidat pournl'ordre de Merlin ce gars. Au contraire, on pouvait plutôt affirmer un gros manque dans son éducation. Était-il pour autant parfaitement idiot ? Sur certains domaines, Gauthier pariait volontiers un oui franc, net et quasiment définitif.

Mais au delà de ça, il savait également que l'intelligence n'était pas que la somme des savoirs accumulés. Être intelligent était également faire le meilleur avec les ressources dont on disposent. Et pour un mec de ce QI là, on pouvait dire que Vaas s'en sortait pas si mal que ça même si le simple fait qu'il emploie les moyens de transports moldus faisait de lui le premier des crétins en magie selon les critères de Paravell. Même pour rester discret et se fondre dans la masse il emploierait la magie.

L'aspect grossier du personnage n'aidait certainement pas à le juger correctement. On neparlait pas de sa façon de parler, bien qu'effectivement elle aussi était assez grossière, mais bien plus de la globalité de ce qu'il était. Un gros connard qui n'en n'a rien à foutre de rien et sans limites morales, exactement ce qu'il lui fallait.

L'homme prit son vin et le but, comme l'expression le dit, comme du petit lait. À quasiment 50 gallions le verre ça faisait mal au cul, même quand on ne payait pas la note. Paravell mit la main sur la cuisse de ses accompagnatrices pour se mettre bien à l'aise. Il écouta l'autre parler bien que ses yeux balayaient la salle. Les hommes de ce mec étaient visibles comme le nez au milieu de la figure pour la simple et bonne raison qu'ils ne cherchaient pas à être discrets. D'aucun ne respirait la subtilité, et force était de constater qu'il avait le plus subtile du lot en face de lui. Sauf Volker peut être. Seul il s'était montré bien plus civilisé que tous les autres réunis. Soit, on avait affaire à une meut primitive de gros lourdeaux : c'est celui qui tape le plus fort qui a gagné. Et le mâle alpha était l'espèce de péquenaud face à lui, ça promettait.

Une fois que l'homme eut fini de parler, normalement Gauthier aurait dut le forcer, d'une façon ou d'une autre, à se soumettre à un Serment Iviolable pour que l'homme ne révèle pas la nature du travail proposé au cas où il le refuserait, fait dont doutait sérieusement Gauthier. L'espion fixa l'homme face à lui droit dans les yeux, rares devaient être les étranger le faisant et il espérait gagner son respect avec ce genre d'attitude asse basique. Gauthier lui dit :


Je travaille à l'organisation d'un projet ambitieux en trois parties qui va nécessité beaucoup de main d'oeuvre. De la main d'oeuvre Moldue essentiellement. Nous savons d'ores et déjà que malgré l'infinie bonté de l'intendance, le volontariat ne suffira pas vraiment.

Paravell prit une pause qu'il utilisa pour finir son verre de vin et exiger d'une des rouquines de le reservir alors qu'il lui pelotait allégrement les seins en passant.

C'est là que vous entrez en jeu. Je vous offrirai des terrains de chasse. Générallement par ville ou village. Vous amassez de la main d'oeuvre et vous l'apportez là où je vous le demande. Pendant le raid vous vous faites passer pour la Vague et l'Orde du Phénix. Chaque moldu vous rapportera entre 1000 et 2000 gallions. 1000 pour les vieillards et les enfants, 1500 pour les femmes et les hommes faibles, 2000 pour les hommes bien portant.

Une fois que vous avez livré la marchandise, je la ferai trier, une partie restera sur place et le reste devra être acheminé dans un autre endroit. Vous serez payé d'un bonus de 10% pour le transport.

On vous confiera également la tâche de procéder à l'expatriation de femmes fertiles Sang-Pur étrangères vers l'Angleterre. Toujours en vous prétendant membre de la Vague et de l'Ordre du Phénix. Elles ne devront pas être violentées ou engrossée. Ce seront 50 000 gallions pièce pour ces femmes fertiles. Bonus de 5 000 Gallion la pucelle. Bonus de 15 000 gallions si les femme a moins de 25 ans. Une preuve de leur statut sang vous sera demandé avant payement. Et je vous préviens d'avance que je suis pas un mec qu'on baise facilement.

En contre partie, si le job vous intéresse naturellement, j'exigerai de vous un Serment Inviolable pour la confidentialité. Chacun de vos hommes devra s'y soumettre, sinon il sera tué. Les prix unitaires sont non négociables. On reste cependant ouvert à toute autre négociation.

Intéressé Monsieur Vaas ?

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Vaas Lonero


MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [PV Vaas] Mar 21 Jan - 22:30

Vaas était un con fini. Fait établi, avéré, que lui-même assumé. Il ne se considérait pas comme intelligent, ni même particulièrement supérieur. Il mettait en avant son bras musclé, et sa capacité de leader incontestablement incroyable. Le fait était que Paravell était probablement très intelligent. Peut-être que d'autres l'étaient plus que lui. Vaas ne voyait que ce qu'était son client. Un type important dans un régime à la mode sur la plaque politique internationale. Bien joué pour lui aurait-il pu dire, mais il préférait en rire. En vérité, Paravell était, aux yeux du mercenaire, un client comme les autres : une tanche incapable de se démerder tout seul. Vaas avait une vision assez amusante de son propre travail. Il le voyait plus comme une aide aux handicapés : c'était presque humaniste à vrai dire. Il voyait ces espèces de dirigeants ou de riches sorciers recrutant des merdeux qu'ils méprisaient ouvertement comme Vaas. Drôle de situation, puisque Vaas n'avait lui aucune besoin d'eux pour exister. Vaas était un con fini. Mais un con fini qui avait réussi à devenir le meilleur dans son domaine qu'était le mercenariat. On ne l'égalait pas, personne n'en était capable, car il regroupait tout ce qui faisait d'un mercenaire un être exceptionnellement efficace. Paravell pouvait bien péter plus haut que son cul avec ses deux rousses diablement aguicheuses, avec sa tenue de fils de bonne famille dont il venait probablement selon le mercenaire, au fond, il était comme tous les autres obligé d'aligner l'argent pour embaucher l'Espagnol. Et rien que ce constat laissait un sourire dégueulasse et amusé sur le visage de ce dernier.

Effectivement, Vaas était utilisé. C'était un jouet, ou plutôt un petit bijou de technologie meurtrière pour sorcier extrêmement riche. Le mercenaire n'était jamais frustré de cette situation car il avait appris à prendre le fait dans un autre sens. Qui utilisait qui ici ? Tous auraient crié Paravell et ils n'auraient pas eu tort. Le type affilié à l'Intendance avançait l'argent, et Vaas lui obéissait au doigt et à l’œil. Pourtant, pour le chef loup de la meute assoiffée de sang, il n'y avait ici personne de manipulé, d'utilisé. Les deux entraient en collision. Paravell était une forte tête, avait de l'argent, mais pas les bons hommes pour son sale boulot. Vaas était une forte tête, avait les hommes adéquats au sale boulot qu'on lui demandait d'accomplir, et n'avait, néanmoins, aucunement besoin d'accepter le contrat. Tout résidait sur cette simple et fine nuance. Le fait d'être obligé, ou non, d'accepter. Vaas était prisé. Il était le meilleur mercenaire du moment, moldus et sorciers confondus. On le quémandait de toute part, notamment en Océanie où ça commençait à partir en sucette à cause d'un mouvement puriste excessivement violent. Le seul avantage qu'avait Paravell ici était son affiliation à l'Intendance. Le prix était, ici, peu considéré par Vaas. Il y avait un autre enjeu à saisir. Les prix que le Directeur du Département des Renseignements Secrets allait lui proposer lui conviendrait parfaitement bien. En fait, Vaas savait d'avance que Paravell lui proposerait les bons tarifs pour la simple et bonne raison qu'on ne prévoyait pas d'engager Vaas dont la réputation était née de son efficacité et du prix qu'il exigeait par contrat, sans être un temps soit peu au courant des prix dans lesquels il baignait.

Un détail échappait à Vaas cependant. C'était qui « La Vague ? ». L'Ordre faisait probablement référence à l'Ordre du Piaf dont parlait Hoyt l'autre soir, mais alors l'autre machin, Vaas n'en avait absolument aucune connaissance. Bref, comme toujours, la parlotte ça ennuyait profondément le mercenaire. Il n'allait pas rebondir sur ce détail qui n'amènerait qu'à une énième explication dont il se fichait éperdument. Il voulait simplement son contrat, sa tune et une salope rousse. Ouais, comme celles qui traînaient derrière Paravell. Hum... L'une avait une poitrine bien ferme, un fessier aussi harmonieux qu'il était possible de l'être. Chaque mouvement du bassin inspirait chez Vaas une nouvelle position encore jamais imaginée. Il la scrutait avec un sans gêne assez conséquent. C'était presque si il oubliait la présence de Paravell et du potentiel contrat à signer. Pourtant, le mercenaire écoutait, et son esprit analysait aussi vite qu'il le pouvait les informations balancées comme de la viande à un lion affamé. Le flot continu de parole n'avait d'autre but que de perdre Vaas. Paravell aurait très bien pu être plus synthétique, ou même lui communiquer les prix sur un papelard unique. Mais non, il préférait la voie orale – et pas que, quel cochon – ce qui ne pouvait se justifier que par la faible reconnaissance de Paravell envers Vaas qu'il semblait mépriser assez simplement. Tant pis, le mercenaire ne s'arrêtait que rarement à la surface des choses. Ou pas toujours disons.
Et puis, le « monsieur » était de trop. Vaas était-il seulement un homme ? Il en possédait les aspects physiques – bien que sa musculature soit peu commune tant elle était développée – mais aucunement les valeurs morales. Bien des types étaient odieux dans ce monde, bien des types semblaient n'avoir aucune limite, mais des types qui l'étaient réellement, comme ce putain de mercenaire, c'était rare. Paravell semblait un brin dérangé, complètement abusé par sa perversité, mais clairement pas sans limite. Il se donnait un genre plus qu'il n'était réellement dangereux sur ce plan là. Sur ce plan là, seulement, cependant. Dire que le timbré espion de l'Intendance n'était pas une menace aurait été se voiler la face, et Vaas était un garçon très lucide, depuis toujours. La seule grande différence avec Vaas et ce monde était donc la limite. Paravell était contrôlé par l'Intendance, par certains hommes. Quoiqu'il en dise, il ne pouvait pas tout faire, car il était contraint. Peut-être pas moralement, mais dans les faits, c'était le cas. Au fond, il croyait probablement au purisme pour lequel il travaillait, et si c'était le cas, alors là on pouvait dire que la limite était spirituelle et en plus d'être hiérarchique. Vaas ne reconnaissait aucune autorité, aucun Dieu, aucun maître. Il était le cliché parfait de l'anarchisme, et c'était pas rien de dire que sa tête était un joyeux bordel. Vaas se considérait d'ailleurs comme plus humain qu'aucun autre. Il vivait pour survivre, en chassant, avec méchanceté, hargne, et lâcheté. Le Mercenaire n'était pas un type respectable. Il n'était pas spécialement fair-play, bien au contraire, c'était un véritable fourbe à chaque instant. Aucun de ses hommes ne s'était encore plaint – quoique si ce type avait un jour existé, il n'aurait pas gardé sa langue bien longtemps accrochée à son corps – et c'était devenu une manière de procéder. A plusieurs on est plus forts que tout seul. A plusieurs, on est plus imposants qu'en solitaire. L'idée résidait dans le paraître et dans les faits. Plus le groupe était flippant, plus sa force de frappe était grande. Aucun de ses hommes n'était moral. Aucun. Mais tous étaient pourvus de limites, et elle s'appelait Vaas, le seul à ne pas en connaître.

-Appelle moi Vaas, Hermano. « Monsieur » ça fait genre j'suis un type au moins égal à toi, et concrètement, ça me plaît pas des masses de ressembler à un pélo pareil. Donc Vaas, c's'ra mieux, d'accord mon chou ?

Il alluma un nouveau cigare avant de boire d'une traite le vin proposé. Il leva son verre en l'air, un sourire amusé aux lèvres.

-Mon verre est putain de vide, et j'suis pas bourré les cocos, alors vous me le remplissez direct bande de connards, ou je vous l'enfonce droit dans le fion.

La voix était autoritaire, franche, assurée. Il n'attendait pas les grâces de Paravell pour agir, encore moins son approbation, ni son invitation, il se carrait sévère du client en question. L'autre était une pompe à fric, rien de plus, et c'était Vaas qui ramassait le pactole. D'ailleurs, ici, le fric lui semblait secondaire. Comme si ça ne lui ramenait rien de plus, comme si il voulait autre chose. Cigare au bec, il eut un rire amusé, gras, sans retenu.

-Intéressé, ouais, bien sûr... Le truc de la Vague et de l'Ordre du Piaf, c'est bon, mais y'a un truc que je veux en plus mon gars.

Il lâcha la fumée qui s'empara de son visage comme une main invisible. Chaque molécule circulait sur son faciès et s'évaporait dans les airs lentement. Son sourire était intéressé, clairement marchand. Il était charismatique tant il transpirait l'assurance.

-Je veux l'immunité totale sur le territoire de ta putain d'Intendance pour moi et tous mes gars. A vie. Bien sûr, tu veilleras à ce que mon nom et ceux de mes hommes restent classés Hors-la-Loi officiellement pour pas que je perde mes contacts à l'international, tu seras mignon.

Il se replaça au fond de son canapé.
-Parlons peu, parlons bien pélo, où est le premier ramassage ? Parce que concrètement, mon immunité, tu vas te démerder pour l'avoir. Y'a pas meilleur que moi sur le marché, et tu peux pas te permettre de baisser le niveau pour ton opération casse-gueule. Parce que sinon, l'autre face de reptile là, il va gueuler hein ? HAHA !

Il se retourna vers William Jagsper, le taré fou échappé d'Hammerfall.

-Face de reptile, t'sais, le gars dont Hoyt parlait l'autre soir là. Aha, mais si tu sais putain, genre le mec c'est le plus grand sorcier du monde ou je sais pas trop quoi. Putain Jags, tu crains, t'es vraiment trop con.

William parlait peu, voire jamais. Il ne s'exprimait que par son visage qui avait tout du gars ayant vécu les pires horreurs du monde et les ayant fait subir aux autres évidemment. En attendant, restait Paravell, qui avait là le contrat sous les yeux. C'était l'immunité plus l'argent, ou c'était la fin de son plan.

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MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [PV Vaas] Mer 29 Jan - 11:22

Paravell avait-il fondamentalement peur de Vaas Lonero ? Non pas vraiment, on ne pouvait pas dire ça. Gauthier était un psychopathe, et de part ce simple fait, il avait un certain degré d'inconscience, malgré son intelligence bien entendu. On ne pouvait cependant pas prétendre sans mentir outrageusement qu'il ne craignait pas cet homme. Craindre était souvent bien plus profitable que flipper purement et simplement. Pourquoi ? Parce que la crainte était un ressentit rationnel et la peur non. La peur était un de ces sentiments dont les psychopathes sont singulièrement dépourvus. Cela ne voulait pas dire qu'il ne craignait pas pour sa vie, ou qu'il ne craignait pas pour son emploi ou pour la négociation ou pour tout autre chose. C'est juste que si tu prenais le pouls de Paravell, même devant un dragon la bave à ses lèvres écailleuses, il ne dépasserait pas les 65. Car il ne connaissait véritablement pas la peur.

Il n'en était pas moins idiot pour autant, il savait mimer ce type d'émotions depuis sa tendre enfance : il avait toujours rapidement compris qu'il ne pensait pas et n'agissait pas comme la plupart des gens. Une fois cette certitude acquise, il n'en est que plus facile pour se faire passer pour ce que l'on n'est pas. L'homme face à lui avait l'habitude de dominer les autres, surtout physiquement à priori. Cela paraissait évident vu la négligence apportée à sa baguette magique qui pouvait être prise par quiconque passait à côté de lui. Mais le fait était là : personne n'oserait le faire car le mec jouait des mécaniques, on avait envie d'à peu près tout sauf d'une rouste de ce mec. Gauthier allait-il se montrer faible pour autant ? Il ne le savait pas encore très bien encore. Il procédait souvent au feeling sur ses entretiens, car il n'y avait pas meilleur conseillère que l'intuition quand il s'agissait de comportement humain. On a tous cette petite sensation qui nous parcourt l'échine quand on se prépare à faire une grosse connerie. C'était le guide de Paravell face à des gens jugeable avec raison comme dangereux.

Heureusement que l'espion était fin et malin, sinon la raison lui aurait dicté de se barrer vite fait de cette boîte parisienne histoire d'éviter de se faire connement tuer en insultant un taré de plus. On aurait dit que discuter avec des barges était le seul travail pour lequel il soit fait. Tant mieux pour lui, les décérébrés c'est pas ce qui manquait sur terre.


Bien Vaas, je suis content de vous voir intéressé.

Il ne mentait pas, avec ce style de mec il savait que le boulot serait fait sans poser de questions. Et Gauthier n'avait pas envie qu'on lui en pose car il n'avait pas envie de répondre.

Un immunité était déjà prévue. Elle vous protègera de tout ce que vous ferez durant vos raids, mais n'englobera pas les exactions menées sur votre temps libre. Quand vous travaillerez pour moi vous serez écarté de toute enquête et toute poursuite malgré le fichage hors-la-loi que vous conserverez.

Je ne veux pas vous empêcher d'avoir d'autres jobs, et je sais que la clandestinité est importante pour qu'on vous fasse confiance.


Paravell, entre ses rouquines, termina son propre verre cul-sec et reprit en posant son regard droit dans celui de Vaas, pour se donner un statut respectable au yeux de ce mec de la vieille école. Il ne le défiait pas du regard, il le fixait juste avec la même intensité, comme pour montrer qu'il se voulait être son égal et que la négociation se devait d'être mutuellement profitable, sinon elle ne serait pas. Paravelle ne sourcilla pas, car il ne voulait pas que l'homme le prenne soit pour un faible, bien qu'il le fut, soit pour un menteur, ce qui, pour l'heure, il n'était pas.

Vous n'avez pas parlé de mon exigence de Serment Inviolable. Si vous n'en faites pas, "face de reptile" sera également très fâché. Et même vous ne faites pas le poids face à lui si il vous prend en chasse. Le nombre importe peu pour un gars comme lui. Magiquement, il est vraiment hors norme. Et il préfère largement la fidélité de plus faibles à la traîtrise de plus forts, ne croyez certainement pas que vous êtes la seule carte dans mon jeu pour le satisfaire.

Vous êtes effectivement le meilleur dans votre domaine, c'est pour ça que vous avez la priorité sur ce job. Si vous déclinez ce sera de votre faute si je n'ai pas enrôlé les meilleurs et vous aurez certainement plus d'emmerdes que moi. Le Seigneur des Ténèbres via son Intendance n'aime pas vraiment qu'on lui dise non alors qu'il fait une proposition parfaitement honnête et acceptable.

Tant que vous n'avez pas passé de Serment Inviolable de confidentialité, je n'en dirai pas plus, je suis certain que vous me comprenez. Ces informations sont classées, et je ne peux pas les divulguées sans précaution sans moi même en crever. Et la vie m'est trop douce que pour m'en priver si connement.

Une fois le serment passé et le contrat signé, vous et vos hommes obtenez le statut d'agent sous couverture d'accréditation IV concernant ce job. Vous aurez le droit d'avoir toutes les informations que nous jugerons utiles à l'accomplissement de vos tâches en contactant votre agent de liaison, à savoir moi.


Paravell accompagna ses paroles de la sortie du contrat magique qui s'était auto-rédigé en fonction des échanges de la conversation. Vaas n'avait qu'à remplir son nom ou pseudonyme, la date, un lu et approuvé et à signer pour entrer dans le bal de l'extermination moldue.

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Attention : le vrai nom de Gauthier Paravell, Balthier de Lazom, n'est connu que de lui et Léon Brom, merci d'en tenir compte !
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Vaas Lonero


MessageSujet: Re: Rencontre du troisième type [PV Vaas] Sam 15 Fév - 12:41

En fait, ici, le contrat était alléchant. Vaas ne pouvait pas le nier, ça puait l'argent à plein nez. Peut-être était-il propre ou sale, aux yeux du mercenaire, c'était du pareil au même. On ne le payait pas pour qu'il pose des questions, mais pour accomplir. Coïncidence extraordinaire, il était du même avis. Vaas détestait les questions inutiles et purement faites pour donner l'image de s'intéresser à autrui. Il méprisait les autres, presque autant qu'il méprisait la magie. Ce qui était assez drôle, en fin de compte, c'est qu'il était tout à fait capable d'user de la magie avec un degré relativement intéressant, tout comme il était prédisposé à utiliser les autres pour mener ses plans foireux à leur terme. Il n'était certainement pas le meilleur orateur que la Terre ait connu, et il s'en fichait un peu. Le truc de l'Espagnol c'était son charisme. Il captivait simplement par sa présence et son détachement notoire à chaque prise de parole. Il brisait les codes sociaux, il devenait un point noir dans l'usine internationale. C'était lui le « bug ». Avait-il autre chose à foutre de sa vie que d'être un affreux microbe juste bon à détruire l'humanité par la racine ? Il les boufferait tous. Vaas ne craignait pas la mort, ainsi il ne craignait finalement pas grand monde, voire personne. Il se fichait bien de mourir demain car sa vie avait été mené avec délectation, joie, amusement, et haine. Il aimé sa vie car il avait suivi son propre parcours. Il n'avait dépendu ni de rien, ni de personne. Aussi, voire Paravell face à lui, lui donnait l'étrange impression de satisfaction. L'autre était un énième larbin emprisonné dans un énième régime extrême qui n'avait envie d'exister que pour le semblant de pouvoir qu'il était encore capable de s'imaginer posséder. Paravell faisait partie de cette machination qui s'étendait aux pieds de Vaas qui ne parvenait pas à le saisir. Le Mercenaire ne rentrait dans aucune case, et Lord Voldemort lui-même serait forcé de le reconnaître. Ils avaient un problème, il s'appelait Vaas, et il était bien pire que toute la vermine résistante qu'ils avaient sur le dos. A quoi pouvait-on reconnaître une vraie calamité ? A sa force d'indépendance. Ben, ou son pote aristocrate n'avaient rien des indépendantistes. Ils étaient d'autres pré-dictateurs en attente de posséder le pouvoir. Ils dépendaient à la fois des autres, mais aussi du fabuleux trône politique. On ne les dissociait pas de ces deux entités. A contrario, il était possible de dissocier Vaas de toute entité existante sur Terre. Même de l'argent. Quand bien même ce dernier était sa plus grande passion, elle ne restait qu'une passion passagère de laquelle il était capable de se défaire si l'envie le prenait. Mais Vaas, loin d'être un intellectuel comme pouvait l'être Paravell, restait un type malin et suffisamment fin pour assurer ses arrières. En plus d'être un très bon acteur.

-Bon, donc t'veux pas m'donner mon immunité totale hum ? Sois plus cash putain, t'es d'un chiant comme type.

Il recula au fond du canapé, étendant au passage ses bras de chaque côté, et allumant un énième cigare. Il fixe Hoyt avec son regard amusé, en coin, signifiant l'existence du plan B. Volker commençait à bien connaître son mentor et il était tout à fait capable de saisir les moments où celui-ci jouait un jeu auquel les autres prenaient part malgré eux, sans s'en rendre compte. Paravell était le bouffon du Roi. Suffisamment proche du trône pour se croire important, mais de sa fonction, n'était qu'un pion. Vaas jouait le rôle de l'as. Rare, précieux, dangereux, et en façade bien dénudé. Il laissait les autres croire à leur supériorité, mais il les brisait en deux dès qu'il les sentait suffisamment assurés.

-A savoir mon p'tit pote, que ton Seigneur blabla m'inquiète pas trop. On l'a pas vu depuis un bail le coquin, et quand bien même il me prendrait en chasse, après quoi ? Il me tuerait ? Aha et donc ? J'ai tout un putain de monde moldu doublé d'un putain de monde sorcier qui me pourchassent pour m'abattre, alors excuse moi pélo, mais ta face de reptile, elle me fait l'effet d'une bière-au-beurre, sans goût quoi. Donc maintenant t'arrête tes p'tites menaces péteuses, ça marche pas vraiment avec moi, j'en ai vu des milles fois plus inquiétant que toi et ta dégaine de tocard à petits bras. T'as des meufs en string autour de toi qui jouent leurs petites agents planquées croyant avoir à faire avec un demeuré, donc tu te sens fort ? Ahaha, putain Hoyt, tu m'as mené tout droit devant un sacré débile. Tu peux me fixer mon gars, tu peux montrer les crocs... tant que tu seras dans la même pièce que moi, celui qui sera le plus en sûreté ce ne sera certainement pas toi.

Vaas tira une longue latte sur son cigare avant de relâcher la fumée lentement.

-Maintenant j'vais signr ton contrat à la con. On va passer son serment machin et tout ton blabla. Mais mes conditions sont ce qu'elles sont, tu les acceptes, ou tu te démerdes sans moi. J'arrête le contrat quand j'en ai envie et tu me laisseras gérer les contrats comme bon me semble. J'te fais pas plus chier avec mon immunité totale, j'vois bien qu'un larbin comme toi peut pas me l'obtenir. Je ferai sans, mais dès que j'aurai l'occasion p'tit père, j'te défoncerai l'fion

Ils se mirent d'accord sur le Serment Inviolable, Vaas entreprit de signer le contrat, chaque homme passa le même accord que le chef de la meute, et le Mercenaire se leva.

-T'es p'têt un grand dans son monde, mais dans le mien t'as encore beaucoup à apprendre. Tu tombes sur un bon jour Hermano, j'ai pas envie de me prendre la tête. Mais la prochaine fois, remets toi à ta place cinq secondes, tu gères rien ici, arrête de faire semblant. Traîte moi encore une fois comme un chien, et ta tête mange le bitume connard. Prends moi à la légère si tu veux, c'est pas tes paires de nibards et tes strings en dentelle qui m'empêcheront de t'égorger.

Il se retourna, jeta sa fin de cigare par terre, et fut suivi par ses hommes.

-Maintenant ça m'casse les couilles, donc tu m'enverras tes ordres comme tu pourras, moi j'rentre. A la revoyure chéri.

Spoiler:
 

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Rencontre du troisième type [PV Vaas]

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