POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Mar 31 Déc - 18:52

Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite
Intendance; Ministère; Mangemorts


Spoiler:
 

L'homme qui se trouve être atteint d'une gangrène voit sa jambe attaquée par une menace extérieure. Il est dévoré de l'intérieur, tel la gazelle encore vivante qui se fait dévorer la cuisse par le lion chasseur. Conscient de sa fin, conscient de voir son corps ne devenir que chair périssable ou comestible, son visage devient livide. Mais il est toujours là, le visage. Les deux yeux n'ont pas bougé, le nez a toujours cette même forme. D'extérieur, on ne le croirait pas atteint de ce mal. Tout comme la gazelle, qui bien qu'affolée de ce qui est en train de lui arriver, ne perd rien de son et de sa majesté. Quelques minutes passeront et elle sera morte, réduite à un morceau de viande couché au sol sur lequel des charognards viendront se repaître. Mais quand le lion plante ses dents dans son flanc, elle est encore belle et bien vivante. Son énergie part pour un autre, elle est dans un moment de transition, où la vie s'échappe à cause d'un autre. Un autre contre lequel on ne peut plus se battre. Alors on attend, on ne bouge plus.

Le Palais de Buckingham se trouvait dans une pareille situation. A l'extérieur, on avait toujours la sensation de voir cet immense, charismatique et célèbre palais. Rien n'avait changé, si ce n'était les gardes présents aux grilles et aux portes. Mais à l'intérieur, le tout était comme dévoré par une maladie qui ne laissait plus que l'extérieur de visible. Car on n'entrait pas dans la nouvelle Intendance du Royaume-Uni par la porte officielle ou par les secondaires. Désormais, le seul accès venant de l'extérieur menait aux services du Département des Affaires Moldues. De cette manière, les moldus pouvaient accéder aux services dédiés à leur civilisation sans découvrir la véritable étendue de la machine Sorcière.
Car en vérité, les Sorciers entraient dans la nouvelle Intendance en transplanant. La magie protectrice installée par Voldemort et d'autres sorciers très puissants faisait intervenir la sélection dans le moment même du transplanage. Ainsi, lorsqu'un Sorcier choisissait de transplaner au coeur du Buckingham, un sortilège analysait ses intentions véritables. Aussi, le transplanage ne réussissait pas si les objectifs du Sorcier se révélaient être dangereux pour le Purisme et le siège de l'Intendance. Une chose brillante, inattendue et très bien construite.
Une fois l'analyse magique réalisée, et si les intentions n'étaient pas mauvaises pour l'Intendance, on attérissait dans un immense hall circulaire. Une coupole réhaussait l'endroit, de manière à provoquer une sensation de petitesse impressionnante. Ainsi, si le Ministère de la Magie Anglais donnait la sensation d'une immense fourmilière où les couloirs partaint dans tous les sens, l'Intendance du Royaume-Uni était un temple du Purisme, où les pas se révélaient silencieux et calmes. Beaucoup de monde se croisait, mais un silence de marbre s'était presque imposé.

Huit heures sonnaient à peine et Eris Valverde arriva au coeur de ce nouvel hall de l'Intendance. D'immenses bannières représentant le sceau du pouvoir politique de Lord Vodemort étaient magestueusement accrochées de ci de là. Les plateformes, qui menaient aux différents Départements et services éméttaient une sensation intéressante d'hauteur et de supériorité. Il fallait monter bien des marches pour les atteindre, et le combat ne se révélait pas toujours physique.
L'Intendant du Royaume-Uni observa l'endroit avec son regard de glace. Sa bouche, telle une fente au milieu du visage, n'exprima aucun remerciement ou aucune politesse face aux différentes personnes présentes autour de lui. Il était seul, il l'avait toujours été et le resterait à jamais. Juge, ou Directeur de l'Ordre Nouveau, ou Inquisiteur et désormais Intendant, il était présent pour travailler. Pas pour l'ambition, pas pour l’orgueil, pas pour une première page dans les journaux, mais bien pour donner au Purisme une chance de vaincre les horreurs destructrices du sang moldu.
Valverde était officiellement de retour dans la politique. Et non dans la plus petite des fonctions. Et ce retour aux affaires sonnait un retour auprès de la communauté politique. Bien qu'encore très influent dans les sphères du Purisme et de la Jeunesse du temps où il était à la tête de Poudlard, il ne rencontrait plus que des dirigeants. Il ne croisait pas le commun des employés, le commun des petits politiciens qui rêvaient aux plus hauts postes.
Mais maintenant qu'il était le représentant officiel de la politique de Lord Voldemort, avec le plus de mystère possible, tout était revenu au triple galop. On cherchait à le rencontrer, lui dire un simple bonjour, avoir ne serait-ce qu'un petit regard perdu au hasard et la journée était officiellement la meilleure qui puisse arriver.

Le vieil homme traversa le hall en direction de la première plateforme. Ici se trouvaient le bureau de l'Intendant et tous les services administratif qui y étaient liés.
Valverde s'était installé trois jours auparavant. Le temps de former son cabinet, de s'entourer des meilleures personnes possibles. Il devait désormais rencontrer des dirigeants internationaux, des membres de son gouvernement, et continuer à travailler sur ses dossiers. Car l'Education du Peuple et le contrôle de l'Information, deux domaines qu'il avait eu lorsqu'il était Directeur du Département de l'Ordre Nouveau, étaient repassés sous la direction de l'Intendant. Pour plus de cohérence, pour plus de logique et de hiérarchie. Witcher aurait bien du travail en Irlande, et Valverde préférait garder son propre oeil sur ce qui circulait dans les quatre pays de l'Intendance.
Une fois atteinte la plateforme, on se trouvait dans une petit hall circulaire aux couleurs de blanc et d'or. Trois couloirs se proposaient. Pour se rendre dans le bureau de l'Intendant, il fallait prendre le couloir central, réservé à son cabinet et à son lieu de travail. Ceux qui étaient invités et dont les mesures de Sécurité primaires avaient prouvé qu'ils n'étaient pas un danger pour l'Intendant, un banal couloir se dessinait face à eux. Pour ceux qui voulaient atteindre à la vie de Valverde, le couloir se trouvait interminable. On marchait, on marchait, toujours et encore. Et la porte ne cessait d'avancer, aucune distance ne changeait. Au final, l'intrus était perdu dans un non-lieu temporel et les services d'ordre et de sécurité pouvaient le récupérer, errant dans un endroit qu'il ne comprenait plus et dont il s'était épuisé les nerfs à comprendre.

Neeson avait accompagné le vieil homme. Aussi, comme à l'Ordre Nouveau, il fallait passer par son bureau avant d'atteindre celui de Valverde. Ce dernier prit la pile de journaux, les différentes notes faites par les cinq Départements de Buckingham et les quatre Ministères de l'Intendance et pénétra dans son bureau.
Valverde avait fait le choix de ne pas être servi tel un prince dans son bureau. C'est lui qui prenait ses dossiers le matin, lui qui appelait pour qu'on lui rende service. Il ne voulait pas avoir la sensation d'être un roi au milieu des esclaves, dont la seule occupation est de se demander quel plat sera le prochain servi sur l'immense table faite d'or, de diamants et de marbre. Et continuer à travailler avec Neeson lui assurait le contraire. Car le secrétaire avait connu Valverde avant qu'il ne devînt Intendant. Il ne changeait ainsi pas ses méthodes.
Le bureau de Valverde était à l'image de son propriétaire. On sentait le froid et le calme du Mangemort Politicien rien qu'en mettant les deux pieds dans son lieu de travail. Une première pièce circulaire servait de salle de réunion, où trônait en son centre une immense table ronde faite d'un bois marron foncé. La pièce qui suivait était son lieu de travail quotidien. Un grand bureau dont le bois était identique à celui de la table ronde était installé sur un tapis de couleur rouge-sang. Les fauteuils, tapissés de beige et dont les membres revêtaient la même couleur que les meubles, respiraient à la fois classe et richesse. Les murs du bureau se trouvaient remplacer par d'imposantes bibliothèques de bois marron, dont la contenance allait de livres à des dossiers et des objets en tout genre. Derrière, une petite pièce donnait accès à deux autres pièces circulaires. Dans celle de gauche, un canapé et deux fauteuils permettaient à des invités plus intimes et privés de s'entretenir avec l'Intendant. Dans celle de droite, simplement une cheminée et un immense fauteuil beige installé près de celle-ci, en compagnie d'un guéridon où étaient généralement posés quelques livres et une tasse de thé. Les murs n'étaient que bibliothèques, et toutes ces pièces s'agencaient grâce à une absence de mur qui pourraient les séparer entre-elles.

Valverde déposa ce qu'il avait entre les mains sur son bureau, s'installant derrière ce dernier. Il lut son courrier, comme il était de coutume, avant de lire les différentes notes de ses collaborateurs. Notes auxquelles il répondu avant de lire les journaux. Une première réunion s'organisait donc aux alentours de onze heures, où les responsables de presse travaillaient avec le vieil homme sur les journaux du lendemain. Après un rapide déjeuner, Valverde prévoyait de rencontrer les membres de son Intendance. Et c'était donc tout naturellement qu'il y fixa la première réunion qui verrait se dessiner de bien grands projets politique et publiques pour une Sorcellerie toujours plus Puissante et Pure.
Il était installé à son siège, autour de la table ronde de réunion quand on fit entrer les différents invités. Chacun choisissait sa place, qu'importait. Valverde faisait comprendre qu'avec une telle géométrie de la table, rien ne servait de chercher à être le mieux placé ou au plus près de lui.
Une fois que tous furent installés, il prit la parole.

« Bien. Je suppose que votre matinée a été mouvementée dans la prise de vos fonctions et j'espère que avez pu trouver convenance à vos locaux. Vous avez aussi du recevoir les différentes demandes qui vous sont faites. Nous nous rencontrerons tous le lundi, à cette heure même. Je rencontrerai ensuite au moins une fois la semaine chacun des membres de l'Intendance afin que rapports, questions et projets soient travaillés. La voix calme de Valverde était plus forte que le léger bruit de la cheminée qui se voyait consumer d'imposants morceaux de bois. Mais la froideur du vieil homme contrastait toujours aussi étonnamment avec la chaleur du feu. Nous allons axer notre travail sur quatre axes fondamentaux: l'Irlande, le bourbisme, le terrorisme et la question moldue. Ces quatre domaines accompagneront votre travail quotidien et tous les Départements auront au moins une fois l'occasion de pencher sur ces quatre dossiers. De toute évidence, à une échelle aléatoire en fonction des attributions de chacun. Plusieurs dossiers étaient disposés devant le vieil homme tandis que ses yeux de glace regardaient tout le monde et personne à la fois. Même derrière cette paire de lunette, Valverde semblait analyser les pensées de chacun, entrer dans une observation profonde et totale. Concernant l'Irlande, nous ne cesserons de louer le travail de chacun, tout particulièrement celui de l'Intendant Brom. Cependant, nous ne devons pas nous reposer sur ce qui a été fait, mais travailler à ce qui se fera. Le Département de la Sécurité Intérieure, le Département de l'Ordre Nouveau et celui des Services Secrets travailleront ensemble à la construction d'un Etat et d'un Ministère digne de ce nom. J'ai personnellement nommé le nouveau Ministre, que j'ai aussi placé sous Impérium. J'attends de John Mulciber une collaboration efficace. L'Irlande doit devenir une seconde Angleterre. En cela, Monsieur Witcher, vous continuerez l'effort déjà mis en place pour la traite du Sang impur et de tous ceux qui le soutiennent. Vos Commissions du Sang doivent être efficaces, le budget de votre Département vous permet l'embauche de plusieurs nouveaux Commissaires et de bon nombre de Raffleurs. Il vous faudra faire le fichage de tous les Nés-moldus encore présents en Irlande. J'attendrai ensuite, pour dans trois mois, soixante pour-cent de ces Nés-moldus éliminés. Concernant les Commissions de Sécurité, votre travail ne sera plus en Angleterre seulement, mais dans les quatre territoires de l'Intendance. Vous aurez beaucoup à faire en Irlande, puisque c'est à vous qu'est confiée la mission de débusquer tous les Traîtres qui y ont soutenu ou qui y soutiennent encore la cause bourbiste. Le regard de Valverde resta un temps dans celui de Witcher. Il l'avait succédé à l'Ordre Nouveau. Une bonne chose, finalement. Il tourna ses deux torches de froideur vers Crow. Le Département de la Sécurité Intérieure devra endiguer toute menace potentielle. La guerre est terminée, et je vous demande de garantir la Sécurité de tous face à d'éventuels débordements. Nous ne saurions sombrer en guerre civile. Je vous fais donc confiance quant à cela. L'Irlande doit être un pays plus que sûr, j'attends donc pour la fin de semaine vos différents décrets quant à une mise en sécurité du pays le temps que les institutions soient installées. Vous y recruterez aussi le plus d'hommes possibles, afin que les Sorciers irlandais ne soient pas mis de côté dans cette nouvelle société qui se dessine. Et de toute évidence, les missions coutumières de votre Département, c'est à dire le contre Terrorisme et l'anti-criminalité, seront maintenues en Irlande. Il regarda ensuite Paravell. Cet homme l'étonnait. Il brillait dans l'espionnage, Brom lui en avait fait la confiance. Mais quelque chose laissait le vieil homme perplexe dans ce regard qui était le sien. Ceci ne se voyait en aucun cas dans celui de Valverde, qui restait d'une froideur et d'un calme plus que stoïques. Vous travaillerez en collaboration avec l'Ordre Nouveau pour le renseigner sur celles et ceux qui ont cherché à favoriser la lutte contre nos forces et ceux qui croient encore possible le retour de l'ancien ordre. Mais par dessus tout, vous veillerez à favoriser le travail de la Sécurité Intérieure, en prévenant ou contrant des menaces secrètes encore présentes en Irlande. J'attends rigueur et travail de votre part. Aussi, des notes quotidiennes devront m'informer de ce que vous y trouvez. Enfin, la Haute-Cour de Justice Magique veillera à ce que soient condamnés toutes celles et ceux qui auront été mis en examen par l'Ordre Nouveau ou la Sécurité Intérieure. En aucun cas nous ne devons laisser en vie ceux qui ont toujours voulu la victoire du bourbisme en Irlande. »

Valverde nota quelques précisions sur une feuille de parchemin. Sa main était leste et rapide, mesurée dans son dessin. Tellement de notes prises, tellement de recherches faites, de dossiers rédigés et de communiqués écrits que cela en devenait presque mécanique.
Une fois cela réalisé, et ce pendant que les autres personnes notaient les différentes demandes faites par l'Intendant, le Mangemort Politicien releva la tête et observa toutes les personnes assises autour de cette table.

« L'Irlande sera intégrée à l'Intendance car cette guerre a été gagnée. Les lois ne doivent pas y différer, mais la Sécurité doit y régner. Ce qu'il s'est passé lors des Emeutes de Londres ou lorsque l'Inquisitrice LeeRoy a été renversée doit nous rappeler à tous que rien n'est jamais totalement stable et que notre garde ne doit pas baisser. Vous êtes ici car le Seigneur des Ténèbres a confiance en vos compétences. Ce seront celles-ci qui seront mises à contribution. J'attends de vous tous une communication régulière et rigoureuse, afin que rien ne se fasse dans la précipitation ou dans le laxisme. Et j'invite Messieurs Witcher, Crow, Paravell et Eccleston à s'exprimer sur ces différentes missions données. Vous avez libre choix dans vos méthodes de travail et d'application. L'essentiel est d'arriver aux résultats que je vous ai fixés. »

L'Intendant du Royaume-Uni attendit la réaction de quatre mentionnés. Mais les questions n'étaient pas véritablement nécessaires. Ils avaient des ordres, ils devaient les mettre en application en fonction de leurs compétences. Car, et c'était une certitude, ils étaient maîtres dans leurs domaines et Valverde avait confiance en leur travail. Si cela n'avait pas été le cas, ils ne se trouveraient en aucun cas assis autour de cette table.

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Gauthier Paravell


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Mar 31 Déc - 21:04

Gauthier Paravell était né dans le luxe. Il y avait baigné depuis sa plus tendre enfance et bien qu'il connut quelques rudes années une fois que son héritage fut dilapider par son imbécile de père à la bataille explosive, il avait travaillé d'arrache pied pour reconquérir l'aisance ainsi perdue.

Dans ses réussites, on ne pouvait pas douter la rencontre avec Brom et le travail énorme qu'il fit depuis sa demeure, Alberdeen Castle, avec ceux qui entraient à présent enfin dans la lumière après la clandestinités. Lui et ses hommes furent longtemps appelés par les employers de l'Intendance les Langue-de-serpent, en hommage au Lord comme aux membres du Mystère. Il aimait ce nom non officiel et espérait vivement qu'il continuerait d'exister.

Brom lui avait tout dit dès sa sortie de la tanière du Lord. Il avait transplané directement à Alberdeen pour lui donner ses derniers ordres. La majorité d'entre eux étaient de catégorie V, ce que les gens badaux appelaient ''top secret''. Il lui annonça quoi faire et comment le faire suffisamment à l'avance pour n'avoir, finallement, que le déménagement à faire. Les deux hommes avient parlé de tout sauf du Serment Inviolable que Paravell passa : celui stipulait Léon au rang d'Intendant et venait donc de se lever de lui même alors qu'il changeait de statut. Gauthier était libre de baver ses infos à l'ennemi sans en crever, tout dunmoins sans en crever directement. Ce n'était, finallement, qu'une question de temps.

Il prit possession de ses locaus à Buckingham, et si l'édifice lui plaisait effectivement, il eut tout même tôt fait d'apporter sa patte à son bureau. Il le voulait parfait, car ne plus être entièrement dans l'ombre mais dans la demi-obscurité exigeait de lui un chouilla de représentativité. Il fit l'effort donc de tout montrer tout en cachant l'essentiel. Il prit rapidement connaissance de ses dossiers, avantage biologiquement inégal de sa mémoire extraordinaire. Il fut convoqué par l'Intendant, comme il s'y attendait, il sortit donc de son bureau, costume trois pièce blanc, chemise à barrette d'argent, chapeau à large bord blanc avec une grosse broche au signe de l'Intendance sur le côté gauche rappelant le pin's qu'il arborait au revers de sa veste.

Il n'avait aucun dossier, car il n'en avait strictement pas besoin tout comme il n'avait pas besoin de prendre la moindre note, il entra les mains dans les poches et s'assit face à Valverde sans attendre mais non sans l'avoir salué avec respect, posant son chapeau sur la table comme pour masquer l'absence de paperasse. Les autres entrèrent, il était ici le seul civil. Pas de marque, pas d'allégeance au meurtrier de Potter. Nada, quedale, peau de fesse. Il sourit à Ruth quand elle entra avec de quoi écrire. Elle le reconnut facilement, lui aussi, comme tout le temps. Ils avaient passés une belle nuit. Faudrait remettre ça. Ses pensées salaces furent écourtée par la prise de parole soudaine et sans préavis du vieux Valverde.

De tous c'était l'homme que Paravell voulait le moins du monde cotoyer. Il était observateur, minutieux, têtu, acharné, travailleur, pointilleux, exigent, distant mais dans la surveillance bref un gros pète-couille vu de la fenête de Gauthier. Brom il était relaxe. Il voulait des résultats et tant qu'ils avaient rien il faisait chier personne, pas d'ultimatum rien. Par contre si il voyait un mec se toucher le fion en prétendant bosser, il lui servait de punching ball matinal. Il regrettait déjà l'ancien boss, mais bon, c'était la vie et peut être que le connard d'écossais allait pas lui serrer la bride tant que ça.

Il écouta patiemment et attentivement ce qui fut dit, mémorisant tout, le moindre mot comme le moinde geste et il attendit une dizaine de seconde, personne ne voulut se lancer, alors il mit les pieds dans le plat :


Je me permets de commencer. Au niveau de l'Irlande je désapprouve votre choix de mettre un homme sous-imperium à sa tête. Il y a de bon puristes dans ce pays, il suffit de chercher parmis nos plus gros soutiens. Vous ne le savez sans doute pas mais des irlandais puristes se sont fait nos informateurs avant et pendant la guerre. Nash O'Bryan, sixième du nom, 46 ans, Pur depuis 67 générations fait partie de ceux là et ferait un très bon candidat : il fut censuré par le régime tombé à maintes reprises pour ses idées pro-mangemorte. Il sera efficace et volontaire si vous lui donnez du boulot, il est suffisamment extrémiste pour accepté un Serment Inviolable sans même trouvé ça trop demandé. Il pourra indiqué les plus fidèles à Mr Crow pour son recrutement, je vous ai déjà assigné Rebecca Coltrane comme agent de liaison direct avec lui. Il suffit de s'adresser à elle pour que le boulot soit fait.

Niveau listing des survivants à trouver, après lecture des décomptes de morts, je suis certain de l'identité de 86 personnes vivantes, de tout statuts, ayant approuvé et aidé le bourbisme. Le temps de coucher la liste sur le papier et les autres départements auront ces premiers noms. Mais je ne sais rien des réseaux clandestins si ce n'est le lien avec les aeroports moldus de l'est. Il semble qu'ils aient utilisé des avions allemands pour évacuer des sorciers.

Niveau terrorisme c'est calme plat en Irlande, la majorité bouffe les pissenlits par les racines. Il faut cependant noter que le Sud de l'Ile est tombé sans beaucoup d'effort, c'est la zone la plus risquée puisque que les affrontements ont épargné la population à cet endroit. Trois mafieux sont indigné du traitement des prisonniers dans la zone, les frères Cabages. Nous les surveillons depuis 26 jours et ils passent trop temps dans les pubs, même pour des irlandais. J'ai besoin d'un accord signé de votre main Intendant pour officialiser l'infiltration d'un agent, pour des raisons évidentes, je m'étais passé de votre permission, je suppose que vous le comprenez Monsieur.

Pour le reste de ce que j'ai à dire Mr Valverde, je me dois de solliciter une entrevue isolée, puisque celà touche à des projets de catégorie V que je n'ai le droit d'évoquer qu'avec vous ou Mr Brom. Par ailleurs elle sera également nécessaire pour le renouvellement de mon Imunité Diplomatique et de mon propre Serment Inviolable.

____________________________________

Attention : le vrai nom de Gauthier Paravell, Balthier de Lazom, n'est connu que de lui et Léon Brom, merci d'en tenir compte !
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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Mer 1 Jan - 23:20

La fraîcheur de l'hiver rendait le domaine de Castle Bay totalement désertique. Disons, plus qu'à l’accoutumé. Il semblait qu'ici aucune vie ne puisse prospérer sinon un démon de froideur et de glace. L'herbe ne poussait pas, elle était gelée, plus blanche que verte. L'eau de la mer du Nord était ardemment déchaînée, frappant avec férocité les rochers situés à la base du manoir anciennement forteresse. La brise violente, rapidement, hurlante, stressante, mordante, achevait toute forme de vie encore capable d'aligner deux pas sur le sol gelé du domaine. La forêt entourant la zone magiquement protégée semblait animée par une force insaisissable et puissante obligeant chaque branche, de chaque arbre, à se courber sur son passage. La noirceur de la nuit agissait encore, même lorsque la septième heure du jour approchait dangereusement. Dans cette campagne reculée de l'Angleterre, la nuit était noire comme le cœur du Seigneur des Ténèbres et aucune lumière sinon celle des étoiles n'osait pointer le bout de sa blancheur. Ce matin là, cependant, le manoir était éclairé depuis un bon moment. Aucune salle n'était jamais pourvu d'un feu de cheminée sinon le salon principal. Les nuances délicates d'orange, de jaune, de rouge, accentuaient l'authenticité du lieu. On aurait pu croire à un vieillard lisant douloureusement un livre aussi vieux que lui. On aurait pu croire à une femme essayant d'endormir son bambin pour la cinquième fois en une seule nuit. On aurait pu croire, et on aurait eu tort, dans tous les cas. Ici vivait un homme, un seul. Il n'était pas jeune, il n'était pas vieux. Il avait la trentaine, et avait tant côtoyé la mort qu'on aurait pu lui donner l'expérience d'un vétéran de quatorze-dix-huit. Il était là, debout, face à sa cheminée. Les mains dans les poches de son pantalon de costume. Le crépitement du feu s'alliait parfaitement avec son regard noir, pourtant calme, mesuré, mais prêt à exploser à tout moment. Il sortit lentement un cigarette qu'il alluma d'un geste habile. La fumée s'échappa avec dextérité de ses narines et de ses lèvres avant qu'il ne l'extirpe totalement de son corps en expirant doucement. Il ne portait aucun sourire, il ne portait aucune joie. Il était seul, noir, mort.

Vint le moment où, sans prévenir, il jeta sa cigarette consumée dans le feu et se retourna face à l'entrée de son propre manoir. Castle Bay était la demeure qu'il préférait. Il en avait désormais plusieurs grâce à son mariage arrangé avec la fille de Mike Witcher, pourtant, il n'y était qu'une fois ou deux en semaine. Il préférait de loin la solitude et l'authenticité de Castle Bay. Il n'y avait aucun superflu ici, et il y était chez lui. Cette bâtisse était à l'image de son maître. Imposante, forte, impassible, froide, et renfermant mille et un secrets inconnus et pour lesquels personne ne se serait mis à la poursuite. Il avança. Son pas était mesuré, calme. Sa main habile plongea pour récupérer sa veste de costard qu'il enfila sans dire un mot. Dessous, sa chemise blanche le tenait au corps parfaitement. La cravate était en place et ne bronchait pas. Toute la droiture militaire du personnage se ressentait jusque dans son habillage. Il ouvrit la porte du manoir, et s'élança à l'encontre du froid. Sur son passage il semblait que rien ne puisse l'atteindre, que l'hiver reculait devant lui. Il était le démon de cet endroit, le seul être vivant capable de vivre ici. Le seul que personne ne soupçonnait.

Il transplana une fois au sein de la forêt. Il aimait marcher, aussi reculait-il toujours le moment de transplaner lorsqu'il s'agissait de se rendre sur son lieu de travail. Son travail était d'ailleurs prestigieux. Il ne s'agissait pas de n'importe quel homme. Il ne faisait, pourtant, aucun bruit, aucune vague. Il venait simplement d'être nommé Directeur du Département de la Sécurité Intérieure par Eris Valverde, nouvel Intendant du Royaume-Uni après Léon Brom devenu Magistère de l'Intendance. Tout ceci n'était que pure folie politique, tout ceci servait à perdre le peuple dans des titres tous plus compliqués les uns que les autres. Au fond, chaque homme cité précédemment se foutait de son titre. Ce qui important à ces trois là était le travail. Mais le travail bien fait, attention. Du reste, ça n'avait pas d'impact, ou très peu. Il aurait été idiot de dire que tous étaient politiques, car ce n'était pas le cas. Mais il aurait été encore plus stupide de penser que tous étaient militaires, car ce n'était pas le cas.

Lincoln arriva à Buckingham Palace dans un élan de fumée noire typique des mangemorts. La sienne était particulièrement oppressante, due à son statut auprès du Lord, et surtout grâce à sa puissance magique. Il était, après le grand Seigneur des Ténèbres et Léon Brom, le sorcier le plus puissant de l'Intendance du Royaume-Uni, et il était reconnu pour cela. Général de Guerre hors paire, mangemort d'exception, Exécuteur de Nuisibles sans aucune concurrence. C'était sa réputation bien que lui n'en ait jamais eu vent, n'en ait jamais pris conscience. Il se savait bon, c'était ce qui lui importait, que lui soit satisfait de son ascension. Visiblement, vu ses promotions récentes d'autres étaient contents de sa réussite. C'était bon signe. On le connaissait plus ou moins cependant. Ce n'était pas une icône politique, encore moins médiatique. Aussi même si son entrée avait attiré bien des regards, la plupart des gens peuplant la foule du hall de Buckingham ne le reconnaissait pas. Lui préférait que ce soit ainsi. Il aurait fui toute civilisation si sa vie avait été celle de Eris Valverde ou de Mike Witcher. Lorsque tous vous reluquent pour un regard, un signe de la main, une espèce de pitié qu'aucun de ces hommes hauts placés n'avaient. La foule répugnait Lincoln. Elle était vile, imprévisible, dure, et incroyablement ingrate. On les protégeait, on empêchait une menace quelconque de les atteindre, mais jamais eux ne s'en rendaient compte. Jamais. Et au final, Crow commençait à croire que la véritable menace n'était ni La Vague qu'il parvenait peu à peu à évincer, ni l'Ordre du Phénix, qu'il avait réussi à totalement éradiquer sur le domaine de l'Intendance, mais bien cette grande foule de sorciers et de sorcières incapables de réfléchir correctement. A croire que la réflexion était un luxe.

Il parvint finalement à son étage. Tout était en cours de déménagement. Il y avait cependant déjà deux équipes d'Exécuteurs en place. Les Écossais et les Anglais. Les Gallois devaient arriver dans la journée, et les Irlandais n'existaient tout simplement pas encore. Crow les recruterait dans la semaine, en prenant son temps. Il y avait eu une énorme sélection au sein des trois équipes originales. Tous les Exécuteurs des Ministères n'étaient pas là. Certains avaient été renvoyés en Brigade Magique – à un grade équivalent, au minimum à celui de Capitaine cependant ce qui n'était pas rien non plus – et l'élite des élites des trois Ministères de l'ancienne Intendance était réunie en une seule et grande équipe basée à Buckingham Palace. Il ne connaissait pas les objectifs exacts de Valverde. Mais le nom de son département indiquait des voies de travail assez larges et compréhensibles pour un homme d'expérience dans le domaine de la Sécurité tel que Crow. Il avait déjà orienté ses équipes vers des dossiers très généraux, afin de les habituer à travailler sur des territoires plus larges, sur des dossiers précis, et des cibles nécessairement plus difficiles à attraper vu que considérée dans un espace bien plus élargi. Le nouveau Directeur et membre du gouvernement de l'Intendance pénétra dans son bureau qu'il n'avait même pas aménagé à son gré. Il n'avait pas trouvé le temps. Il déposa son manteau, et replaça sa veste avant de prendre une pochette et de partir en direction du Bureau de l'Intendance où se tenait ce matin la première réunion gouvernementale de la nouvelle Intendance Valverde.

Il arriva assez rapidement dans le lieu le plus prisé du territoire sorcier de Grande-Bretagne, et s'installa à la table ronde de réunion. Il n'avait pas vraiment regardé où il s'était mis, ça ne servait ici à rien. Rien n'indiquait la froideur glaçante et oppressante de Little Hangleton et jusqu'à preuve du contraire, être proche de Valverde sur une foutue table ne représentait rien. Crow était un proche collaborateur du vieux mangemort, il avait un grand respect pour ce dernier, et de ce qu'il analysait des relations sociales, l'inverse était vrai également. Aussi, il n'avait rien à prouver ici. Eris l'avait choisi pour ses compétences, pas pour sa capacité à lécher les bottes d'une hiérarchie qu'il ne considérait même pas comme viable. Elle était superficielle, nécessaire pour faire marcher un système tout aussi superficiel. Crow était un marginal, incapable de se plier à un système. Il était loyal à une idéologie, et à un seul et même être. Le reste n'était que superficialité. Il indiqua un mouvement de tête amical à l'encontre de Mike et de James. La réunion débuta alors lorsque tous furent installés. Valverde présenta son gouvernement à ses nouveaux dévots, rien de plus classique et de nécessaire. Lincoln écoutait avec attention, son devoir militaire le lui imposait.

Sa mission était maintenant donnée. La Sécurité la plus totale en Intendance. Sous-entendu ici, tenir l'Irlande d'une main de fer comme ce fut le cas pendant plusieurs années en Angleterre après l'avènement du Lord. Rien de plus logique. Lincoln acquiesça et nota quelques précisions sur son devoir. Les équipes seraient justement organisées pour permettre une efficacité maximale.

Ce fut Paravell, le Directeur des Services Secrets – un ancien homme de Brom selon les fichages civils du département de la Sécurité Intérieure – qui pris la parole en premier. Il parlait justement. Crow avait un jour voulu intégrer les Services Secrets – anciennement compris dans les Mystères après l'avalanche Menroth – mais il avait renoncé puisque le siège suprême des Exécuteurs s'était libéré brusquement et qu'il l'avait tant désiré qu'il ne pouvait pas lui dire non. Finalement il ne regrettait absolument pas son choix. Il en était même fier en vérité. Fier d'être ce Directeur aux excellents résultats, n'ayant rien à envier à des chefs de département réellement impressionnants tels que Valverde en son temps, ou Menroth de son vivant.

-Concernant les trois autres pays de l'Intendance, les derniers rapports officiels de mon équipe du contre-terrorisme annoncent l'éradication de l'Ordre du Phénix du territoire. Cela fait plus de cinq mois qu'on a pas entendu parler du groupe clandestin. Je miserai personnellement sur une diversion, ou au moins un repli stratégique, mais les faits sont là, cette menace est pour le moment écartée. Concernant LA Vague j'ai de fortes raisons de croire que Jugson ne s'attardera pas sur l'Irlande. Il essayera d'y mettre son grain de sel, mais n'y trouvera qu'un joli champ de ruine. Les groupuscules qui se sont fondés là-bas se font la guerre entre eux et n'ont aucunement envie de s'attarder à entrer en conflit avec l'Intendance. Une de mes équipes est infiltrée dans un réseau de passage clandestin, j'attends les retours pour un accès imminent au sein de La Vague. Je vous tiendrai évidemment au courant Monsieur l'Intendant.

Concernant les décrets, il serait de mise de renforcer la poigne sur le territoire Irlandais. Pour des raisons évidentes, ils ne peuvent pas avoir autant de liberté qu'en Angleterre que nous dirigeons depuis plus de sept ans. Il serait notamment nécessaire de placer un couvre-feu durant au moins six mois. Des autres décrets, il ne s'agira que de réformes sécuritaires assurant le bon respect des lois de l'Intendance. Je m'entretiendrai cette semaine avec le nouveau Directeur de la Brigade Magique de Dublin afin de lui donner mes directives concernant ses patrouilles et son appréhension de la Sécurité du territoire qui lui est attribué.

A savoir, Monsieur, qu'il faudra penser à renforcer nos liens avec la France et l'Allemagne. Les passages de nés-moldus et de déserteurs vers ces zones s'intensifie depuis la fin de la Guerre. J'ai tendance à croire que si La Vague s'approprie le phénomène on risque d'en entendre parler. Avant que vous ne me demandiez pourquoi je ne m'en occupe pas, comme je vous l'ai signalé, mon équipe est infiltré dans ces réseaux. Les démanteler maintenant c'est s'assurer la perte du travail effectué. Je pense donc que les alliances diplomatiques devront servir la Sécurité pour le moment. Du reste, je n'ai rien à signaler.


Le professionnalisme de Crow était exemplaire, mais ici, autour de cette table, elle était dans la norme. Il n'y avait rien à reprocher à Paravell, pas plus à Mike, encore moins à James. Restez Ruth. Cette jeune magemort avait des preuves à faire dans le haut du panier mais Crow avait appris depuis plueirus années qu'aucun mangemort placé par Lord Voldemort, Léon Brom, ou Eris Valverde avait échoué. Il ne croyait pas particulièrement en elle. Il ne doutait simplement pas de ses compétences. Elle avait du travail, un respect à gagner, mais elle était mangemort, et rien qu'avec ce titre, elle avait le respect de Crow.

Et la réunion, elle, continuait avec une lenteur sans nom. Ce n'était pas pour gêner Crow. Il aurait simplement pensé passer à l'action plus rapidement.

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John Mulciber


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Jeu 2 Jan - 18:50


« La direction des affaires moldues signale...Le département des renseignements secrets...blabla...sécurité intérieure...babla....Haute-Cour.... »

De manière définitive, John Mulciber n'aimait pas le changement. Il regarda Fearbody d'un air mi-navré, mi-admiratif. Personnellement, le Ministre de la Magie était incapable de se souvenir des nouveaux départements qui constituaient l'Intendance pour la simple raison qu'à son goût, il y en avait trop, ce qui lui posait un sérieux problème de repérage. Parce que pour tout dire, il était paumé. C'était bien, c'était très bien ce que le Maitre avait dit, mais dans un accès d'enthousiasme, John avait carrément oublié de demander des précisions sur ce qu'il allait se passer ensuite et sur ce qu'il allait faire, lui. Car le Ministère semblait bien vide, terriblement et tristement vide. Plus de directeur de la Justice Magique. Plus de Crow, personne...Voilà qu'il se retrouvait un peu seul comme un chien, sans savoir quoi faire, et on le condamnait à attendre.

Non, en fait, au risque de paraître un peu contradictoire, il ne détestait pas le changement, il détestait le fait de ne pas savoir où il allait, et de penser, car il ne pouvait penser autrement sans autre indication que celles qu'il avait actuellement, soit, pour être honnête, zéro indication. Ca ne faisait pas beaucoup rire John. Brouillard complet. L'a intérêt à trouver quelque chose, Valverde. L'a vraiment intérêt. Bien sur, il y avait eu le transfert de la nouvelle intendance à Buckingham Palace, et bien entendu, John ne crachait pas sur le triomphe du Seigneur des Ténèbres, qui avait vaincu, sans aucune difficulté, le monde moldu, révélant à jamais la puissance du monde sorcier. Cela, ça ne pouvait que faire plaisir à John Mulciber, qui aimait particulièrement l'idée qu'ils dominaient dès à présent le monde, et que plus jamais il n'y aurait de retour en arrière. Votre âge d'or est fini, le notre commence. Voilà la fin. Ou le début. De son point de vue, Mulciber ne réalisait pas que c'était l'âge d'or de la destruction, de la mort, du grand n'importe quoi. L'aube qu'il promettait et qu'il espérait n'était rien d'autre qu'un long crépuscule sanglant, qui ne devait pas finir de mourir.

Il jeta un œil déprimé à Fearbody :

« Comment faites vous pour vous rappeler de tous ces noms, Anthony ?
-Je ne sais pas, monsieur...c'est mon métier ?
-Oui, il faut bien que vous soyez bon dans quelque chose, je suppose. »

Le secrétaire regarda son chef avec un air dépité. John sourit vaguement, amusé. Ca faisait longtemps, tiens, que je ne m'étais pas foutu de lui, mais il ne mérite que ça. Le Ministre se leva et claqua dans ses mains. La déprime et le changement ne l'abattaient pas souvent très longtemps, et en réalité, il était bien plus volontaire qu'il ne le paraissait même dans ses pires crises. Il jeta un œil à la grande baie vitrée, qui désormais montrait le Londres sorcier et le Londres moldu. Le Ministre de la Magie regarda sa montre :

« Bien, remettons nous au travail. Jusqu'à nouvel ordre, vous maintenez les patrouilles de police magique. Je gère la Justice Magique jusqu'à...bon, maintenant, une demi-heure. Je m'en vais. Nous étudierons les autres questions à mon retour. »


Il quitta le Ministère et transplana au siège de la nouvelle intendance. Buckingham Palace. Manque de classe. Moldu. John Mulciber détestait les moldus et il comptait réellement les anéantir. Car rien ne lui semblait inutile dans cette culture d'abrutis inférieurs. Il ne voyait pas l'intérêt de les garder en vie. Tous les tuer. A mort. John Mulciber détestait la finesse. Il se fit indiquer le bureau de l'Intendant et arriva tranquillement, déambulant dans les services bondés et quelques peu bordéliques, car en cours d'installation, de la nouvelle intendance.  Il monta encore, et finit par arriver au bureau de l'Intendant. Il salua les personnes qu'il connaissait, et s'arrêta un moment sur un homme en costume blanc. Son visage lui disait quelque chose, mais pas plus que ça. Il devait être le seul inconnu à la table, donc Paravell. John lui adressa un sourire :

« Monsieur Paravell, je présume ? Bienvenue dans l'équipe. »

Après tout, tous les autres étaient mangemort, se connaissaient déjà. Mulciber était un homme urbain et poli, se trouver seul dans une communauté à laquelle on n'appartenait était pénible. Il s'assit à son tour, à coté de Mike et de James. Il écouta simplement. Rien ne le concernait ici, ou presque, et il se contenta de noter.
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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Jeu 2 Jan - 19:48

Quelques jours c’était passé depuis que le Seigneur des Ténèbres avait appelé ses fidèles à Little Hangleton. Il les avait tout d’abord félicité mais surtout, il avait révéler ses plans pour l’avenir et ceux-ci étaient grandiose. Comme beaucoup, Ruth avait été surprise des changements d’attribution et de la levée du secret magique mais elle avait été surtout ravie. Qui parmi les gens présents dans la pièce ce jour-là, pouvait honnêtement dire qu’il n’avait pas ressentit à un frisson d’excitation, une poussée d’adrénaline, à l’idée de voir le plus grand tabou du monde sorcier voler en éclat. Elle avait imaginé que ce jour viendrait. C’était à ses yeux un évènement lointain, qui n’aurait pas lieu de son vivant mais à laquelle sa descendance aurait l’occasion d’assister. Ca semblait être un projet fou et pourtant Lord Voldemort avait décidé de le mettre en place. Elle n’aurait pas vu quelqu’un d’autre que lui oser faire ce qu’ils allaient 
entreprendre. Il fallait être fou ou très sur de soit pour le faire, et le Seigneur des Ténèbres n’était certainement pas fou. Pas aux yeux de Ruth en tout cas. Certains mangemorts tel que Queudver devait certainement craindre cette levée du secret magique mais après tout, Queudver n’était pas vraiment un sorcier digne de ce nom. Pour le commun des sorciers, le secret magique était une protection, un doux cocon dans lequel on pouvait se blottir. « Pour vivre heureux, vivons caché. », elle avait toujours détesté cette phrase, il n’y avait que les rats qui vivaient cachés. Eux, ils étaient des sorciers, l’élite du monde, et ils se devaient de régner sur la race inférieure qu’était les moldus. Vision simpliste des choses auraient répondus certains. Eh alors ? Avait-elle envie de leur répondre. Elle ne désirait pas perdre son temps en débat stérile, c’était simplement une question d’idéologie. Ca n’avait rien avoir avec « Que le meilleur gagne », c’était simplement « La loi du plus fort », et les plus fort, pour le moment, c’était eux.

La réunion d’aujourd’hui lui avait été annoncée quelques jours plus tôt. A Little Hangleton, le Seigneur des Ténèbres avait témoigné son intérêt pour elle. La jeune femme avait été rapidement contactée par le nouvel Intendant pour lui expliquer quel serrait son nouveau rôle. Elle quittait son poste relativement discret de Maître des potions de l’Intendance pour devenir Directrice de département des affaires moldues. La nomination l’avait surprise. Elle n’avait pas eu l’impression de briller plus qu’une autre pendant l’Irlande mais plus que ça, elle était restée un instant abasourdie par l’ampleur de sa promotion. Si la nouvelle lui avait été donné par quelqu’un d’autre qu’Eris Valverde, elle en aurait probablement ris tant la situation lui paraissait improbable. Néanmoins, le vieux mangemort n’était pas connu pour son humour et la situation était on ne peut plus sérieuse.

L’idée de se désister ne lui était même pas venu à l’esprit. On ne refuse pas les chances que l’on vous donne, et on ne conteste pas la volonté du Seigneur des Ténèbres. Eris Valverde devenait, après Léon Brom, son représentant tout puissant, celui qui incarnerait SA volonté. Ruth ferrait de son mieux pour le servir, si on l’avait jugé digne du poste, elle ferait son possible pour se montrer à la hauteur. Et qu’importe qu’elle ne sache pas encore exactement ce qu’on attendait d’elle. Elle le saurait bientôt et elle aviserait. La panique l’avait quelque peu gagné à l’annonce de son changement de poste. Elle qui s’était faite plus discrète une fois ses objectifs atteins se voyait de nouveau projeté sur le devant de la scène. L’angoisse n’avait pas duré longtemps, ce n’était pas dans le caractère de la jeune femme, son assurance avait vite repris le dessus. Elle était intelligente, elle était capable, elle n’avait pas de doute quant à sa réussite.

C’est donc plein d’assurance, qu’elle avait transplané à Buckingham Palace, ancienne résidence de la « famille royale d’Angleterre » qui avait désormais élu domicile là où se trouvait réellement sa place, c'est-à-dire, six pieds sous terre.  Son changement de poste n’avait pas provoqué trop de remous à sein de l’Intendance elle-même, changer de Maître des potions n’était pas un problème, elle s’était contenté de passer la main au plus doué. Elle continuerait de superviser les projets qu’elle avait déjà lancé puis se retirerait complètement de son ancien poste. Elle n’avait rien eu de particulier à faire contrairement à d’autre. Elle observa un instant le bâtiment dans lequel elle venait d’arriver avant de se diriger vers le bureau de l’Intendant dans lequel elle était attendue.

Elle arriva en avant dernière, une femme se fait toujours attendre, et s’assit non loin de James à la table, ne prenant pas garde à qui se trouvait à côté d’elle, c’était inutile lorsque la table était circulaire. Elle salua tout le monde sans familiarité et nota la présence d’une personne qu’elle n’aurait pas pensé voir aujourd’hui : Paravell. Un discret sourire autant agacé qu’amusé orna ses lèvres.  Elle avait appris qu’il s’occuperait du Département des Services Secrets, ils allaient donc collaborés intimement à partir d’aujourd’hui. Elle détourna le regard, se concentrant sur la réunion, elle aurait tout le temps d’y penser plus tard.

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Pr Bellatrix B. Lestrange


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Jeu 2 Jan - 23:45

La futur Inquisitrice aimait à se contempler dans un miroir.
Il est aisé de se regarder les yeux dans les yeux, aussi noirs soient-ils, lorsqu'on a rien à se reprocher. Qui pourrait donc lui reprocher le meurtre des Prewett ? Et qui était attaché à l'elfe traître Dobby ? Et quoi de plus naturel que de torturer les Aurors Londubat alors qu'ils avaient des renseignements sur le Seigneur des Ténèbres ? En tous cas, cette époque était révolue. La torture avait pris fin, les exactions allaient de même. Jour après jour, le monde des sorciers s'apaisait et devenait de plus en plus clair aux yeux des administrés. Plus de terreur, que du bonheur.
Faux. En réalité, la noirceur des Ténèbres prenait enfin toute sa place en Grande-Bretagne, les visages sombres et maculés de sang des dirigeants magiques contemporains suffisaient à eux-seuls à comprendre quel genre de sorciers dirigeait le pays. Des Mages Noirs, à n'en point douter.
Alors que Bellatrix Lestrange visait de ses yeux noirs son propre reflet, une elfe du nom de Coré monta dans sa chambre. Celle-ci regarda le dos corseté de sa maîtresse qui posait devant sa psyché. La sorcière caressait une baguette, elle la passait délicatement sur chaque centimètre carré de peau disponible, notamment sur son cou et ses lèvres fines maquillée d'un rouge pourpre. La petite créature tremblait sur ses jambes frêles.


« C'est... c'est l'heure Maîtresse Bellatrix. »

Le tendre prénom qu'elle portait depuis tant d'années résonna comme un boulet de canon à ses oreilles. Elle ouvrit les yeux et rangea sa baguette.

« En effet. »

Comme d'habitude, sa voix était cassante, mauvaise, pleine de rancœur et d'amertume. La Mangemort se tourna lorsqu'elle vit que son serviteur s'était empressé de fuir. Elle sourit doucement puis se saisit d'un petit sac élégant, à peine visible, comme un caméléon sur les fines broderies de couleur noire des vêtements de la Lestrange. Soudain, elle disparut dans un nuage noir.

Quelques secondes à peine et cette intense fumée noire emplissait le Hall de la nouvelle conquête des Ténèbres. Tout le monde détourna le regard avant de comprendre qui venait de faire son apparition au milieu des dossiers et des notes de service. Les nouveaux locaux de l'Intendance furent pendant deux siècles la demeure de la royauté moldue britannique. Pouah ! Qui pouvait se douter qu'en 1837, un garçon de douze ans avait élu domicile pendant un an entier en ces lieux à l'insu de tous ? Aucun sorcier ici ne connaissait cette anecdote, et pourtant elle valait le détour ! Nul doute qu'à la vue des nouveaux moyens sécuritaires sorciers mis en place, plus aucun Moldu ne se risquerait à pénétrer le Palais du Purisme. Un silence de marbre serpentait en ces lieux. Les talons de l'élégante Sang Pur résonnant sur le sol de Buckingham Palace brisaient sans scrupule ce calme impérieux. Quelques fonctionnaires la regardèrent de nouveau, bouche bée. La sorcière se dirigeait, tempétueuse, vers la première rencontre du nouveau gouvernement Valverde. Le premier gouvernement qui portait son nom. Cette réunion marquait intensément le retour de Bellatrix Lestrange aux affaires. Finalement, peu importait le pourquoi du comment de la décision du Maître puisque celle-ci permettrait sans aucun doute à la sorcière de redevenir sa préférée. Elle se projetait déjà à la tête de cette institution de renommée internationale. Poudlard. La seule, l'unique. A l'image de sa future dirigeante, finalement. Elle ferait trembler les murs poussiéreux de la vieille Ecole et les élèves sentiraient la différence. Cela faisait bien trop longtemps qu'une vraie femme ne s'était pas saisie des rênes de l'académie magique. Frédérique LeeRoy fut ridiculement sous la hauteur de ce qu'on attendait d'une dirigeante des Forces du Mal. La Mangemort saurait changer le cours du temps. Un temps décontenancée, elle ressentait désormais une certaine fierté. Cependant, à la différence de beaucoup de serviteurs des Ténèbres, la célèbre Sang Pur n'avait jamais rêvé de gravir les échelons de l'Administration Puriste. Tout ce qui l'importait, c'était de plaire à Lord Voldemort. L'unique Maître.

Les plans magnifiques de Lord Voldemort symbolisaient ceux proposés depuis toujours par les forces puristes du monde entier. Des générations entières de familles et de nobles lignées, comme c'était le cas des Black, rêvaient de cet évènement sans qu'aucun des gouvernements magiques ne le réalise pleinement. Voilà chose faite. Les races inférieures seraient dominées pour l'éternité, puisque la politique de l'Intendance visait nue pérennité séculaire. Les pays bourbistes tels que la Russie ou le Chili allaient devoir prendre de nouvelles mesures, notamment de protection de leurs frontières. Il suffisait qu'un seul pays décide de briser le Secret Magique pour que le monde entier, petit à petit, mécaniquement, découvre ou redécouvre l'existence de la Sorcellerie. Voilà ce qu'était l'interdépendance. Bellatrix Lestrange avait jubilé de plaisir lorsque son Maître annonça à visage découvert leur existence secrète depuis des siècles.

Pénétrer dans le bureau d'Eris Valverde, c'était comme pénétrer une bibliothèque silencieuse. Tout respirait la noblesse, la connaissance et la froideur. Une pièce circulaire abritait les collaborateurs du nouvel Intendant. Après être restée quelques secondes dans l'encadrement de la porte, histoire que tout le monde sache qu'elle était là, et sans saluer personne, la puissante sorcière s'assit aux côtés de Crow. Elle avait le menton haut et les bras sous la table, attendant que cela commence. Tous les signes de tête signifiant une quelconque amitié ou un quelconque respect ne l'intéressaient pas. Bellatrix souffla nonchalamment  lorsque Paravell demanda une entrevue isolée avec Valverde. Sinon, elle se contentait de regarder le vieil homme, la plume à Papote qu'elle venait de sortir s'occuperait du reste.
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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Ven 3 Jan - 17:35

Changement. Un mot bien commun et bien difficile, parfois, à mettre en place. Pas pour Mike Witcher, car le mangemort aimait les défis. Il véhiculait un image d'homme énergique et ceci faisait parti de lui, car en réalité Michael Witcher avait toujours été un homme d'action. Malgré sa polyvalence quasi-parfaite, car il était aussi bien juriste que militaire, on sentait une façon d'être en lui qui ne laissait aucun doute, on le sentait plus à l'aise en uniforme qu'en costume, si bien qu'il rejetait en bloc les élégants complets qu'affectionnaient James ou John, considérant souvent qu'une veste de costume suffisait parfaitement, si bien qu'il était rare de le voir en cravate, ou quoi que ce soit de très sophistiqué. Ce jour là, Michael portait d'ailleurs un simple pull-over vert bouteille, une chemise blanche et un jean noir, parce que ce jour là, Mike Witcher déménageait. Il était encore au Ministère de la Magie, mais ce n'était que pour une journée. Même pas, une matinée. D'ailleurs, il était là un peu en alternance. Actuellement, le département finissait ses transferts de fichages. Michael buvait un café en regardant les raffleurs, réquisitionnés pour l'occasion, passer en faisant léviter ce qui était le moins fragile et en portant ce qu'ils pouvaient d'autre. Leur capitaine, Frank Althea, le héla avec humour :

« Ca va bien monsieur le directeur ? »

Mike sourit à son tour et montra son café :

« Ma foi pas mal. Et vous, Frank, vous vous en sortez ?

- On fait avec... Pour les bureaux des commissaires, si ça vous dérange pas, on laisse tout ça au ministère, monsieur Mulciber saura quoi en faire. Vous voulez nous filer un coup de main ?
- Oh, eh bien allons y ! »

Il finit son café lui même et attrapa un carton plein à ras bords. Le changement commençait difficilement, mais il venait. Cela dit, ce n'était pas désagréable, et le mangemort se marrait, ça lui rappelait ses déménagements d'étudiants, qui donnaient inévitablement lieux à des pagailles monstres, et il souriait, et il riait.

« Oh, bon sang, Frank, je vous paye le champagne à tous quand nous serons installés, on l'aura mérité !

- Pas refus, monsieur le directeur ! »

Le hall de Buckingham Palace était déjà vide lorsqu'ils arrivèrent avec les derniers cartons. Le secrétaire de Mike, Mac Namara, était déjà là. Il prit en charge la logistique, et fit amener les cartons aux archives. L'Ordre Nouveau roulait d'une manière tranquille et sereine. Mike le dirigeait d'une main de fer, et son organisation aurait fait palir d'envie n'importe quelle administration. Ainsi, si au départ cela avait été compliqué au Ministère, tous les fichages étaient déjà classés, les commissaires installés, le département prêt à tourner. Witcher tint parole et offrit le champagne, ce qui fit plaisir à tout le monde, ce qui valut d'être ovationné. Il était facile de parler avec Mike. Pas forcément de le comprendre – il ne voulait pas que les gens le comprennent, et de toute façon, ils en étaient incapables, mais il aimait la présence des gens, il aimait le bruit, et la fête – pas la foule, paradoxalement. Sans doute y avait-il une volonté de trublion là dedans, et était-il un peu provocateur, car cette petite sauterie, bien que rapide et à la pause déjeuner, contrastait quelque peu avec le reste, silencieux et calme, de l'Intendance, mais c'était l'occasion de porter un toast. A la fin du secret magique.Witcher n'avait jamais été plus heureux, ni plus épanoui. Enfin les barrières sautaient. Pour son esprit qui ne rêvait que de meurtre, c'était l'idéal absolu, la plus belle manière de faire.

Il n'avait pas été le plus enthousiaste du monde à quitter le Ministère, car cet endroit le répugnait un peu, le moindre contact avec les moldus lui semblait grotesque. Mais le bâtiment était spacieux et fonctionnel, si bien que Witcher ne tarda pas lui non plus à établir son bureau en le rendant tout aussi spacieux et utile. On vint ensuite l'informer que l'intendant prévoyait une réunion. Il signala le retour au travail, et lui même se décida à remettre un costume noir, avec une cravate toute aussi noire, avant d'aller au bureau de l'Intendant. Il salua tout le monde avec politesse, et sortit un carnet de taille moyenne, plus pratique que le parchemin, pour noter.

Il écoutait sans rien dire les commentaires de Crow et de Paravell. Witcher n'était pas bavard lorsqu'il le voulait, il pouvait même être assez silencieux au point de parfois en être désagréable. Ce n'était cependant pas le cas ici et il finit par reprendre :

« Pour l'instant, nous n'avons que 16 commissaires du sang en Irlande. La situation est très variable selon les régions, je pense donc doubler cet effectif. Vers Sligo, j'ai quatre commissaires là-bas, et les commissions fonctionnent depuis un an et demi, maintenant, à mon dernier rapport, nous atteignons un résultat qui frole le zéro pour cent comme en Grande-Bretagne. Selon les comtés, nous varions de un à quatre pour cent. Bon. Dans le Nord, j'ai quatre commissaires également, mais du fait des résistances acharnées que nous avons trouvé là-bas, nous avons perdu du temps. Nous en sommes à peut-être cinquante pour cent. Pour le Sud, quarante-trois pour cent. Avec quatre commissaires qui sont là bas depuis la bataille de Nuke Town. Mais le Sud, comme l'a dit monsieur Paravell, est problématique, les gens cachent les nés-moldus. A terme, c'est là-bas que je compte envoyer le plus de raffleurs. Pour l'instant, quinze pour cent de mes effectifs y stationnent, j'augmenterais de cinq pour cent par mois jusqu'à atteindre trente pour cent en Irlande, réparti sur Belfast, Cork, Dublin, et Sligo. En réalité, la zone qui risque de poser le plus problème est Dublin, pas par manque de moyen de ma part, d'ici un mois j'aurais huit commissaires du sang pour cette zone, comme pour toutes celles de l'Irlande, mais par manque d'infrastructures. Il n'y a que des ruines, et le temps de reconstruire, l'allure de la commission du sang restera réduite. Si la reconstruction est rapide, je pense cependant arriver à cinquante pour cent des nés-moldus éliminés d'ici deux mois, les objectifs seront tenus. Si la reconstruction est rapide. Pour les autres zones, ça ne posera pas problème. 


En ce qui concerne les commissions de sécurité, d'après nos propres investigations, » Il aurait pu dire « mes » propres investigations car ses informations, aussi claires et précises que celles d'un service d'espion, lui venaient du Convent et pas de l'Ordre Nouveau. «  il semble que la Vague aie organisé de grandes vagues d'évacuations. Ce dont au passage, Jugson n'a pas cessé de se vanter dans son émission. » Là, il était franchement content de ne plus avoir à gérer News of the World et les communiqués. Vraiment. « Plus les morts. Nous enquêterons en collaboration avec la Justice et les renseignements secrets, mais je doute de trouver des choses très importantes. Mais je préfère vérifier tout de même. Aussi il est probable que j'établisse un second quartier général de l'Ordre Nouveau à Dublin – en gros, je doute d'être souvent ici. »


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James Eccleston


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Sam 4 Jan - 0:10

Le guérisseur de Sainte-Mangouste n'avait pas totalement tort en parlant d'un repos de trois jours au minimum. James avait préféré n'en faire qu'à sa tête et rentrer chez lui au bout de six heures seulement, mais il avait bien dû s'y résoudre : il n'était pas plus efficace chez lui qu'allongé dans un lit d'hôpital. Il avait encore très mal au thorax, son souffle demeurait court, et il était soumis à un protocole médical assez lourd. Du moins avait-il la satisfaction d'être chez lui, ce qui était déjà un privilège. Il pouvait consulter ses livres et ses dossiers, boire son thé préféré dans ses propres tasses, et profiter du confort de Challenger House pour se refaire une santé. Ruth avait été parfaite sur ce coup : en plus de lui apporter une grande boîte de thé – une merveille de  thé russe qu'elle achetait directement sur place – elle s'était arrangée pour qu'un des médicomages de Sainte-Mangouste soit détaché auprès du convalescent pendant quelques jours... et quel médicomage ! Un beau gosse d'une quarantaine d'années, avec des yeux verts à tomber et une petite barbe de mousquetaire. Olivier – ils avaient rapidement décidé de s'appeler par leurs prénoms – s'occupait des changements de pansements, de la confection des potions de soin, et prodiguait en outre au patient des massages qui figuraient au départ dans les soins essentiels mais prenaient peu à peu des libertés avec la médecine. Le guérisseur ne semblait pas se plaindre de son séjour à Challenger House ; il y passait quelques jours de semi-vacances, loin de l'agitation habituelle de l'hôpital, auprès d'un jeune homme qui ne semblait pas lui déplaire. Ruth avait en outre ordonné à son elfe de maison de se charger de préparer les repas des deux hommes, si bien qu'ils n'avaient pas grand-chose à faire hormis se reposer et se faire servir.

James avait eu des nouvelles du Ministère par son secrétaire, Abraham Cadwallader, qui lui avait envoyé plusieurs hiboux pour l'informer du déménagement en direction de Buckingham Palace. Le Directeur de la Justice Magique avait été furieux de ne pas pouvoir superviser personnellement le transfert de son bureau, mais il avait déjà suffisamment de peine à descendre un étage pour ne pas tenter une sortie plus longue. Il avait écrit des instructions détaillées à Cadwallader, en exigeant d'être tenu au courant de l'évolution du déménagement. Ensuite, il s'était fait aider par Olivier pour descendre ses dossiers au salon, et il s'était mis au travail, devant un bon feu de bois. La chaleur lui faisait un bien incroyable, et il retrouva quelques capacités de travail. L'Intendant Valverde donnerait bientôt ses premières instructions, et il fallait commencer à préparer l'installation d'une Justice Magique étendue à l'ensemble des territoires de l'Intendance.

Le travail avançait lentement – la chaleur, ajoutée aux potions corsées qu'il prenait, donnait sommeil à Eccleston – et il somnolait à-demi lorsque la voix d'Olivier le ramena à la réalité :

-James ? Il y a un hibou qui veut entrer.

Un grand-duc tapait du bec au carreau du salon, une grande lettre dans son bec. Lorsque le guérisseur lui ouvrit la fenêtre, il vola jusqu'à James, lui remit la lettre et reprit son envol à toute allure. Aucune réponse attendue, donc. Et pour cause : l'enveloppe frappée du symbole de l'Intendance contenait une simple convocation pour une réunion au siège de l'Intendance – au nouveau siège de l'Intendance, Buckingham Palace. James était désappointé de ne pas avoir pu participer à la prise du château, qu'il n'avait suivie que par les récits qu'on lui en avait faits. Il lui semblait avoir manqué quelque chose d'important dans l'ascension de Lord Voldemort, et il avait hâte de pénétrer dans ce palais désormais propriété du Seigneur des Ténèbres. Le lendemain, à onze heures, il devrait y être, si rien ne s'y opposait. Le Mangemort demanda au médicomage, sans lever les yeux de la lettre :

-Demain matin, il faudrait que je sorte, Olivier. C'est possible ?

Le guérisseur lui expliqua que ce serait probablement encore pénible, mais qu'il n'y avait aucune contre-indication. La période risquée d'après l'opération s'achevait ; désormais, il fallait seulement un peu de patience pour supporter les dernières douleurs, mais il n'y avait plus de risque de rejet du poumon magique ou d'autre complication. Le souffle reviendrait, peu à peu, et ce ne serait plus qu'un mauvais souvenir. Motivé par cette nouvelle, le Directeur de la Justice Magique se remit au travail, pour être à peu près au point lors de la réunion du lendemain. Il termina par une revue de presse complète, et Olivier fit honneur à sa réputation d'excellent médicomage. Le lendemain matin, son patient se trouvait aussi en forme qu'on pouvait l'être, bien qu'encore un peu pâle. Pour la première fois depuis bien des jours, il revêtit autre chose que son uniforme, ou encore qu'un vieux jean et un pull trop grand ; il s'habilla avec soin, choisissant un complet gris sombre que n'aurait pas renié John Mulciber, avec une cravate rouge bordeaux pour se donner meilleure mine. Enfin, une petite mallette sous le bras, Eccleston emprunta le réseau de cheminées – la sienne avait été raccordée au nouveau siège de l'Intendance – et arriva à Buckingham.

C'était encore mieux que ce qu'il avait imaginé. De vastes espaces, des sorciers affairés partout, une véritable ruche où personne ne se permettait de perdre du temps. Un grand dadais qui passait là réceptionna le Directeur de la Justice Magique, et se chargea de le conduire jusqu'au bureau de l'Intendant. Le simple fait de longer les longs corridors du palais suffit pour que le Mangemort se trouve hors d'haleine à son arrivée dans le bureau, le thorax douloureux. Il salua dans un murmure les autres présents, adressa un sourire à Ruth, une poignée de main chaleureuse à Crow, à Mulciber et et à Mike, et un salut poli au dernier présent, Gauthier Paravell. À l'invitation de Valverde, tous entrèrent, et Eccleston, soulagé, put s'asseoir et reprendre son souffle. Un parchemin vierge posé devant lui, il écouta avec attention les différentes interventions, en notant quelques éléments apportés par les uns ou les autres.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Sam 4 Jan - 11:31

Eris Valverde avait le plus grand respect pour celui qui l'avait précédé aux postes d'Intendant du Royaume-Uni et d'Inquisiteur de Poudlard. Léon Brom était un Sorcier plus que compétent, à la puissance magique non négligeable. Par dessus tout, il avait une culture de la magie et de la guerre qui avait permis la victoire en Irlande. Les deux hommes avaient été liés depuis que le Département de l'Ordre Nouveau avait été transféré à l'Intendance, bien que localement encore présent au Ministère de la Magie. Valverde, qui avait été Conseiller des Ministres Jugson et Mulciber était devenu celui de Brom. Il n'y avait aucune fonction officielle, mais le présent et les choses les prouvaient. Car l'Intendant Brom avait été pris dans cette machine de guerre immense et énergique. Il n'avait pas eu le temps de s'occuper des dossiers à remplir, des rendez-vous diplomatiques, des longues réunions qui se finissaient pas le simple constat qu'il y avait bien eu une réunion. Valverde l'avait fait. Tout simplement parce que Brom devait soit faire le choix de travailler sur la guerre, soit le choix de se pencher sur la politique et l'administratif. La décision avait été rapidement prise, et pour le bien de tous puisque la guerre en Irlande avait été gagnée avec brio et que le Mangemort Politicien s'était occupé de faire fonctionner le rôle politique de l'Intendant.
De cette manière, le vieil homme était un habitué du rythme d'Intendant. Il avait suivi Brom à nombre de réunions, nombre d'entretiens diplomatiques. Il avait compris le poids d'un tel poste, et il avait mesuré combien il était important de rester soi-même. La mission du Seigneur des Ténèbres était bien trop importante pour que l'on se permît de la mettre en échec par orgueil et ambition démesurée. Aussi avait-il choisi de ne pas changer ses habitudes. Ni avec ses collaborateurs, ni avec ceux qui travaillaient sous son commandement direct.

Autour de cette table ronde, la plupart des êtres étaient des Mangemorts. Sauf Paravell. Cet homme aussi blanc que Voldemort, à l'allure aussi charismatique que Quedvert et aux manières dignes d'un Georges Duroy du Bronx. Valverde s'était méfié de Larsen Menroth et ses employés. Il se méfiait donc de celui qu'il avait lui-même nommé Directeur du Département des Renseignements Secrets. Paradoxe? Non. Être nommé par Valverde n'était pas toujours une récompense. Cela pouvait être une mise à l'épreuve, dont l'échec était encore plus impardonnable que si la mission eût été donnée par quelqu'un d'autre. Et lorsque ses deux yeux froids tombaient sur Paravell, il sentait chez cet homme des mystères dont il fallait ignorer la substance pour sa propre sécurité. L'homme était intelligent à n'en pas douter. Mais tout le reste était faux. Cette fausse noblesse, cette fausse déférence, cette fausse manière légère de prendre les choses lourdes et fortes en conséquences. Et s'il y avait bien une chose que l'Intendant ne supportait pas, c'était les choses fausses.
Il l'écouta cependant parler. Il allait, semblait-il, donner la mode du je-parle-pour-dire-ce-que-j'ai-à-faire-devant-tout-le-monde alors que Valverde attendait une prise de parole pour poser des questions. Et cela fut le cas, puisque les prises de parole furent exactement de la même mise. Aucune question posée, aucune demande, juste l'étalage de choses que Valverde savait déjà dans la globalité. Et pendant que tous exposaient chiffres, connaissances, objectifs, Valverde observa Paravell. Il écoutait, évidemment, ceux qui parlaient. Valverde avait une capacité à observer quelque chose tout en n'oubliant rien de ce qu'il se passait à côté de lui.

« Je ne me souviens pas, Monsieur Paravell, vous avoir demandé si vous approuviez ou non mes choix et ceux du Seigneur des Ténèbres. Le Ministre de la Magie d'Irlande sera sous Impérium la durée que je jugerai nécessaire. Contentez-vous de remplir les missions de votre Département. Valverde ne s'était aucunement exprimé avec énervement ou colère. Sa voix était totalement calme et glaciale. Paravell venait d'avoir une première remontrance. Chose qu'il fallait éviter, bien que cela fût très difficile convenons-nous en. Se mettre Valverde à dos était dans l'absolu plus que déconseillé, encore plus quand celui-ci était officiellement le numéro trois du régime de Lord Voldemort. Son regard froid se tourna vers Crow. La France est déjà notre alliée militaire puisque nous avions signé un accord de défense commune avec l'Intendant Brom et s'il est prouvé qu'elle a trahi son serment en laissant circuler des ressortissants Irlandais, elle en payera le prix. »

Le vieil homme laissa planer une silence de quelques minutes, le temps pour lui de noter différentes choses sur sa feuille de parchemin.
Pour ceux autour de cette table qui connaissaient l'ancien Directeur de l'Ordre Nouveau, il n'aurait pas été compliqué d'admettre que Valverde n'avait pas changé. Il considérait sa mission comme capitale et restait capable de tout pour qu'elle fût mise en place. Il respectait si on le respectait, ce que Paravell n'avait pas fait. Etrange pour une première prise de parole, encore plus quand on la savait issue d'un être non Mangemort. Valverde avait toujours fui ces responsables politiques pas forcément très brillants mais qui réussissaient à tenir les autres par ce qu'eux connaissaient et ce que ces autres ignoraient. La connaissance de l'information, de la vérité aléatoire et subjective. Quel pouvoir avait-il là. Il pouvait dire à Valverde que ce qui lui servait, que ce qu'il avait de lui dire. Il pouvait même manipuler l'Intendant, voire l'Intendance et Lord Voldemort. Mais de ce qu'il semblait être, Paravell n'était pas suffisamment courageux pour manipuler Valverde. Car Valverde n'était plus n'importe quel Mangemort au pouvoir investi par Voldemort. Il était son représentant politique. S'attaquer à l'Intendant ou à son Intendance, c'était s'attaquer à Voldemort. L'Irlande en avait payé le prix, quand elle avait mis en danger la vie de Léon Brom. Le Seigneur des Ténèbres n'avait jamais pardonné cet affront fait à sa personne via celle de Brom.

« La question Irlandaise est encore un dossier sur lequel j'attends de tous une vigilance et un travail constants. Valverde regarda tous les membres autour de cette table. Tous étaient nécessaires dans cette vaste entreprise. Quant à la question bourbiste, le travail restera principalement celui du Département de l'Ordre Nouveau, comme cela est le cas depuis sa création. Les Commissions du Sang ont donné d'excellents résultats quant à la traite du Sang Impur. Il est donc nécessaire que cela continue ainsi, avec autant de rigueur dans le travail et de régularité. Quant aux Commissions de Sécurité, comme je viens de vous le dire, votre mission sera étendue à tous les territoires de l'Intendance. Chaque condamné par la Commission de Sécurité sera envoyé dans la Haute-Cour de Justice Magique. Nous ne devons en aucun cas laisser croire que notre objectif d'une société Pure est terminé. Nous travaillerons toujours et encore avec autant de rigueur et j'attends du Département de l'Ordre Nouveau, comme pour les autres, des rapports réguliers et précis. Auquel cas, vous serez tous autour de cette table reléguez au rang d'irrespectueux de l'Intendance du Royaume-Uni. Et je suppose que pour tous, ici, les choses sont très claires. La voix du vieil homme était calme, posée et mesurée. Il maîtrisait ses mots, les employaient à juste terme et avec le plus de froideur possible. Nous engagerons de profondes réformes sur le Sang dans nos pays frontaliers. Aussi aurai-je besoin de vous, Monsieur Wticher, pour différentes rencontres diplomatiques. C'est aussi pour tout ce travail que vous aurez à accomplir que l'Education du Peuple et le contrôle de l'Information passerons désormais sous le contrôle de l'Intendant. L'Edcuation anti-bourbiste doit aussi passer par Poudlard dont Bellatrix Lestrange aura la charge d'ici trois mois. Poudlard devra continuer son travail sur le Mérite, où tous les élèves Sorciers doivent comprendre que le Purisme est une philosophie de Vie qui n'admet ni le choix, ni la facilité. Le bourbisme y est encore très présent, les années LeeRoy n'ayant en aucun cas favorisé notre travail de Purification. En aucun cas nous ne saurions nous permettre d'échouer au coeur de notre Intendance alors que nous sommes en plein expansion. Madame Platt aura la reponsabilité de Poudlard durant trois mois, le temps pour Bellatrix Lestrange de prendre le commandement des trois Camps de Travaux forcés de Mineurs. Votre travail de fond y est libre, mais les résultats doivent continuer dans la même direction déjà prise. »

Le sang né-moldu et la philosophie bourbiste avaient quasiment disparu. Et ce, grâce à l'Ordre Nouveau sous Valverde ou Witcher, à Crow ou Mulciber qui tous avaient travaillé à la voir s'éteindre le plus rapidement possible. Mais elle avait déjà prouvé sa capacité à revenir des antres de la Terre, à s'étendre avec une rapidité absolue. La vigilance devait devenir naturelle et toujours aussi forte, afin d'empêcher tout retour au bourbisme et à la destruction progressive de la société.

« Monsieur Crow doit montrer fermeté quant à la régression du Terrorisme, encore très lié au bourbisme Cette défaite qu'ils essuient actuellement en Irlande ne va pas les ralentir éternellement, et vos services doivent travailler à ce que la menace soit la moins présente possible. J'aimerai le plus de transparence possible de votre part, dans la limite des lois qui régissent les Exécuteurs. Le Terrorisme ne doit en aucun cas obscurir notre travail sur les moldus et c'est pour cette raison que vous devez employer tous les moyens pour faciliter le travail des Ministères, du Département des Affaires Moldues et des Renseignements Secrets. Nous l'avons vu hier soir, Jugson et sa Vague s'attendent à s'en prendre aux moldus. Cela est la preuve de leur échec sur la civilisation Sorcière. Ils viennent de montrer qu'ils reculaient sur ce plan, nous devons aussi les détruire grâce aux moldus. De cette manière, nous allons nous assurer qu'ils n'auront pas d'autres choix que de se tourner vers les moldus. Nous allons affaiblir leurs bases. Le Chili, la Russie doivent être nos prochaine cibles. Nous allons mener une guerre psychologique, de manière à ce qu'ils ne croient l'espoir possible à leur cause qu'avec la civilisation moldue. A ce moment précis, nous les détruirons. Nous jouerons avec eux, puisqu'ils semblent vouloir jouer. Nous leur ferons croire qu'ils sont en terrain conquis jusqu'à ce qu'au dernier moment, l’entièreté de leur château de carte s'écroule. Il faudra donc travailler à la fois avec constance, discrétion, fausse irrégularité et précision. Les Terroristes doivent croire que nous ne sommes pas capables de contrôler les moldus. On doit leur laisser croire en cette utopie, car c'est au coeur de leurs illusions qu'ils sont les plus faibles. Nous devons leur donner une fausse confiance en eux, pour mieux les détruire ensuite. »

Valverde les connaissait. Il n'était pas un militaire, mais ses nombreuses lectures lui avaient donné une connaissance parfaite du genre humain. Ses faiblesses, ses forces. Il s'en était servi dans ses discours, il s'en était servi à Poudlard. Tous les jours, il utilisait ses connaissances pour mieux contrôler la faiblesse humaine. Il restait un polticien, et il était peut-même possible qu'il soit à l'oeuvre autour de cette table. Bien que Voldemort eût donné des missions à la plupart des gens assis autour de cette table, Valverde n'avait confiance en personne. Aussi se méfiait-il de ces hommes et de ces femmes. Il était directif sur ce qu'ils avaient à faire. Au moins n'étaient-ils pas perdus dans des considérations idiotes et ne partiraient-ils pas dans des pouvoirs qu'ils ne possédaient pas.

« Le Terrorisme peut aussi passer par de petits événements qui semblent sans conséquence. Il appartient aux quatre Ministères de la Magie d'assurer la sécurité de proximité de leurs sujets. Car certaines actions peuvent prouver la présence d'une action Terroriste. Aussi, les Ministères de la Magie devront collaborer avec le Département de la Sécurité Intérieure, notamment en le renseignant régulièrement de toutes les actions qui se passent. Valverde tourna le regard plus précisément vers Mulciber. Votre action, votre attention et votre surveillance sont plus qu'importantes. Nous ne devons en aucun cas devenir laxiste dans notre police et notre justice quotidienne et de proximité. C'est de là que le mal et le bourbisme pourront s'infiltrer. Dans ce qui semble commun, anodin et sans surprises. C'est là qu'ils seront les plus forts. Et le Ministère de la Magie, qu'il soit d'Angleterre, d'Eccosse, de Galles ou d'Irlande sera plus qu'important. Vous n'hésiterez pas à demander des ressources supplémentaires et l'aide du Département de la Sécurité Intérieure. Vous aurez cette aide. Car la collaboration n'a pas toujours été le fort de nos institutions. Aussi le mieux sera de les mettre en avant, au risque de laisser de côté quelques esprits belliqueux sinon égoïstes. »

Valverde avait une fois lu l'apologue d'Agrippa sur la grève des différentes parties du corps par jalousie de l'importance de l'estomac, qui à lui seul recevait la principale part du repas humain. L'estomac avait un jour voulu partager cette nourriture, mais le reste des membres avait refusé de se mettre en marche de permettre ce partage. Ainsi, peu à peu, les membres s'étaient affaiblis au seuil de la mort. Ils avaient compris l'importance de l'estomac. De fait, au lieu de le jalouser ils avaient fait en sorte de faciliter son action afin que tous puissent être nourris et en vie.
C'était cela la coopération. Certains organismes étaient plus importants que d'autres. Mais ils ne pouvaient se passer de l'action essentielle de plus petits.

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Mike F. Witcher


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Dim 5 Jan - 19:01


Le silence alternait avec les mots. Valverde n'avait pas l'air d'apprécier trop qu'ils parlent. Mike trouvait ça particulier, et quelque peu idiot aussi. A quoi servait une réunion si on ne pouvait pas discuter ? Connaissant l'Intendant, le directeur du département de l'Ordre Nouveau songeait qu'il n'agissait pas pour le plaisir de les voir. Mais il aurait aussi eu vite fait de simplement leur envoyer une lettre. L'utilité de se faire convoquer pour entendre un type dérouler des objectifs d'un air autoritaire enthousiasmait très peu Mike. Recevoir sa feuille de route par courrier lui aurait tout aussi bien convenu, car cela allait bien plus vite et c'était plus rationnel. Comme de toute façon il n'avait plus guère de question à poser, il aurait juste acté du fait et en s'en serait retourné à son travail, quelque chose de plus intelligent à son sens, car cela faisait moins perdre de temps. Ce n'était pas contre Eris Valverde en lui même. Car dans un sens, il le soupçonnait de ne jamais réellement agir illogiquement, même s'il pouvait être – volontairement ou non – particulièrement agaçant. Non, il devait bien y avoir une autre raison. Oui. Il chercha un peu et écouta à nouveau chacun, notant informations et ce qu'il y avait à dire.  Evidemment. Voir qui parlerait, qui oserait s'opposer le premier à Valverde. Fort et vite. Paravell ne manquait pas de courage mais il ne comprenait pas forcément bien la situation. Oh, bien sur Mike aussi parlait et peut-être au regard de glace de l'Intendant devina-t-il qu'il n'aurait pas du le faire. Mais d'une, il ne sentait pas l'inférieur hiérarchique de Valverde puisque renommé par le Lord. De deux, il restait un mangemort avec une plus grande liberté de parole. Cependant, par respect pour l'Intendant, lui ne contestait pas ses décisions, et d'autre part, s'abstiendrait-il de ces discours. Les discussions se feraient plus tard, et Mike décida de remettre cela à une autre fois, comme le fait de rendre des comptes et de faire des exposés très précis.

Witcher ne souriait plus, il écoutait très tranquillement, sans rien dire de plus, prenant des notes froidement. L'atmosphère était glaciale. Il n'aurait pas fonctionné comme ça, lui. Globalement, l'atmosphère à l'Ordre Nouveau était joyeuse. Mike tolérait la contradiction, et il écoutait toujours les gens. Il restait accessible, et la discussion, le débat, s'engageait toujours très bien avec lui, car il restait majoritairement ouvert. Mais il n'était pas Intendant. Ni à la place de celui qui l'avait nommé, aussi se contentait-il d'appliquer. Valverde était un malin. Repéré, le fort caractère, celui qui dérouillerait s'il disait un mot de plus. Repéré, Paravell.

La suite de la réunion se porta sur le bourbisme. Le travail restait le même. Imparablement, Witcher serait là. Il hocha simplement la tête au fait de rendre des rapports, sans même regarder l'Intendant, car il notait d'autres choses, notamment sur le fait que les verdicts des  commissions de sécurités seraient exécutés par la haute-cour, ce qui se traduisait sur son carnet par VCS flèche HC. Mike était un synthétique. Déjà à Poudlard les professeurs s'étonnaient particulièrement du peu de notes qu'il prenait, mais ses résumés lui suffisait pour apprendre sans se forcer et sans difficulté. Ainsi il était un élève bon mais pas forcément excellent. Poudlard ne l'intéressait pas ; moins en tout cas que s'amuser, en ce temps là.

Il hocha la tête sur la question des voyages, et demanda simplement :

"Si je peux me permettre, quels pays envisagez vous que nous visitions, monsieur l'Intendant ?"

Sur le terrorisme, il ne dit rien. Mais il était mal à l'aise, et il voyait bien que John l'était aussi. Le regard qu'il échangea en silence avec le Ministre de la Magie Anglais voulait tout dire, mais ils ne possédaient plus, à eux deux, aucun pouvoir de décision sur la lutte contre le terrorisme, moldu ou sorcier. Jugson n'était pas illusionné. Jugson savait parfaitement ce qu'ils allaient tenter de faire, parce que Jugson les connaissaient. Mike ne le craignait pas, mais il ne le sous-estimait pas non plus. Croire que la Vague reculait était une erreur. Elle changeait, c'était tout. Valverde la voyait bourbiste mais il se trompait. Mulciber et Witcher devait peut-être être les seuls à savoir qu'elle était mouvante et qu'elle durerait encore. Le plan de Valverde décrivait quelque chose de facile. Ca ne le serait pas. Il n'y croyait pas. Lincoln s'en rendait peut-être lui aussi. Ils jouaient à armes égales. A la table, beaucoup sous-estimaient la résistance. Mike la jugeait égale à lui, car ses ennemis était toujours ses égaux. Mais il la savait aussi puriste. D'un puriste nouveau, neuf, qui les dévorerait tous et gagnerait si on n'y prenait pas garde. La lutte serait compliquée. Très compliquée. Mais ce n'était plus son rôle. A Crow de savoir où il allait. A Valverde de ne pas se planter. Car Mike ne souhaitait rien d'autre que ceci : que l'Intendant sache ce qu'il faisait.

Car l'ennemi, en face, le saurait, lui, très certainement.
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