POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage



avatar
Date de naissance du joueur : 24/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 23/02/2012
Parchemins postés : 1286



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 15PV
John Mulciber


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Lun 6 Jan - 16:41

La coopération n'avait pas toujours été le fort de John Mulciber. Ni d'Eris Valverde. Il fallait bien être deux pour ne pas vouloir se comprendre, et au final, cet affrontement se terminait là. Que l'issue soit favorable ou défavorable à John lui même ne possédait guère d'importance en soit même, puisque de toute façon la question n'était pas là, mais bien simplement dans l'intérêt du purisme. Toujours, Mulciber essayait de faire de son mieux pour le purisme. Nous ne sommes rien, un peu de poussière qui traine sur le bord d'une route, voilà tout. Le purisme était la route. Mais toute la poussière, accumulée, si elle n'était rien seule, finissait par tracer le chemin. Le purisme dépendait d'eux et de la volonté qu'ils avaient à le servir. Il fallait être aveugle pour ne pas le voir. Les mangemorts servaient pour cela. Ceux qui n'étaient pas réellement par cela disparaissaient, ou mourraient. Car l'on ne voulait pas d'un sentier qui s'écartait, l'on voulait une route droite menant à un but parfait, une sorcellerie pure et parfaite, sans tâche. John Mulciber n'avait jamais cessé d'espérer ce but. Peut-être sa manière de faire était-elle radicalement différente de celle d'Eris Valverde. La guerre a quelque chose de bien plus beau que la paix. Que la politique. La guerre est honnête. La politique consistait à tuer son adversaire pour être le seul à commander. La beauté de la guerre consiste, s'il y en a une, et moi je sais que oui, consiste à garder son adversaire en vie. Le vainqueur n'est vainqueur que si on le voit triompher. Le vainqueur n'est vainqueur que s'il y a un perdant. Gagner face à du vide n'avait aucun sens. La guerre avait pour but de soumettre. La politique avait pour but de détruire. John Mulciber avait aimé détruire. Est-ce que c'est encore le cas ? Tu ne sais pas, tu ne sais jamais rien, tu hésites. Tu voudrais parler. Tu n'as jamais su le faire. Le souvenir de l'idée, de la possibilité d'une révolte, John n'en gardait aucune trace. Toute idée d'opposition était morte en lui. Peut-être était-ce pour cela qu'il suivait avec tant d'attention ce que faisaient la résistance. Voir ce que toi tu ne seras jamais capable de faire. Pire, ce qu'il ne voulait pas faire. Mais John admirait le courage, d'où qu'il vienne. Le courage, la volonté. Il était né dans un monde qui prônait de grandes valeurs. Mais ces valeurs disparaissaient. Alors, tout au fond de lui même, il avait creusé un trou et les avait enterré. Remplacée par des valeurs sans couleurs.

Mensonge. Manipulation. La fin justifiait les moyens, oui, peut-être. John croyait à ça. Mais on ne le surnommait pas « Honnête John » pour rien. Il ne savait pas quoi dire face à un monde comme celui là, face à ce que disait Valverde. Il a raison, sans aucun doute. Il a raison. Mon temps se finit. Comme tout. Il devenait vieux. Mourir ne lui faisait pas peur. Vieillir, être inutile, oui. Et il se sentait qu'il ne comprenait plus rien.

Pour moi y a longtemps qu'c'est fini, j'comprends plus gran'chose, aujourd'hui,
Mais j'entends quand même
Des choses que j'aime,
Et ça distrait ma vie...


Il écoutait, patiemment. Les choses qu'il aimait allaient tout de même lui plaire. Peut-être n'était-il pas si exclu que ça. Il écoutait. Ne juge pas à la hate. Attends. Apprends. C'est ce que disait son père. Mais John Mulciber n'eut jamais la patience d'apprendre. Je ne pourrais pas commencer aujourd'hui. Il écoutait donc. Non. Il resterait des choses à faire. Sans doute n'était-il pas d'accord avec tout ce qui se disait. Le regard qu'il échangea avec Mike le disait. Mais il se tut. Ca ne me concerne plus. Ou allez vous, Valverde ? Vous savez très bien ordonner, mais savoir pourquoi vous le faites, ce n'est jamais facile. Et ça ennuyait terriblement John de devoir décrypter, deviner, sans réellement savoir. D'un autre coté, c'était plus facile pour lui. Ses chefs étaient ses chefs. Il ne contestait pas les ordres de ses chefs. Ainsi, celui qui se trouvait en porte-à-faux, pour le moment, était Paravell.

Il était content de ne pas être ce type là. Content de simplement savoir poser des questions et puis se taire.

« Nous sommes chargés des délits mineurs, ça oui. J'entends bien, et ce sous les contrôle de Monsieur Eccleston et des lois de l'Intendance. En ce qui concerne l'application des peines, par contre. Si la Justice Magique du Ministère applique une loi donnée par une cour supérieure, je suppose que c'est la cour supérieure qui exécute les peines. Dois-je transférer la direction d'Azkaban à l'un ou l'autre de vos département ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 12/06/1991
Âge du joueur : 27
Arrivé sur Poudnoir : 17/11/2013
Parchemins postés : 107



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 13PV
Gauthier Paravell


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Mar 7 Jan - 18:09

Le test de Paravell s'était montré significatif. Il avait fait ce qu'il avait l'habitude de faire avec l'ancien boss, à savoir suggérer, et biiim poelon dans la tronche de la part du vieux conservateur. A peine psychorigide le mec. M'enfin, au moins, avec ce genre de gens, on ne pouvait pas avoir de mauvaises surprises : il n'y avait pas plus prévisible qu'un homme borné.

Paravell n'était pas un homme borné, il avait même un capacité hors du commun à retourner sa veste pour se montrer agréable. Pour éviter les emmerdes, comme d'habitude. Gauthier était-il un lâche ? Absolument. En avait-il quelque chose à foutre que les gens le trouve minable à cause de ça ? Absolument pas. Il aimait le proverbe qui disait seuls les vivants son malheureux devant la mort. Et préférait de très loin être malheureux à mort, donc il assumait entièrement et pleinement, sans la moindre ambiguité, sa lâcheté.

C'est pour ça qu'il n'avait jamais exercer de métier à la lumière. C'était et restait un homme de l'ombre. Il ne voulait pas diriger, il ne voulait pas risquer son cul pour un autre, il ne voulait pas de tâche risquée au point de regretter amèrement de ne pas être plus prudent. C'était un homme obsédé, autant pas les femmes que par sa sécurité. De ce fait il avait appris à convaincre les gens de ne pas creuser dans sa direction, notamment en ayant aucun scrupules à faire des Serments Inviolables.

On pouvait trouver cela paradoxal, car pour le commun des gens, un Serment Inviolable était quelque chose d'extrêmement dangereux. Mais pas pour Paravell, il ne promettait rien qu'il ne possédait déjà. Et il se rappelait de tout. Puis il ne promettait rien qui ne fut écrit à l'avance, d'un commun accord. Il préférait être cash, voir rebutant sur les premiers entretiens, mais très honnête. Il se plierait à un Serment de Vie, mais il le ferait si la formulation des promesses lui convenait. Afin d'une part de pouvoir mieux les contourner ou pouvoir mieux assurer sa garantie de contre-partie.

Pouvait-on faire confiance à un mec de cette trempe ? Difficile question que celle là. Sur bien des aspects Paravell n'était pas ce que l'on pouvait décrire comme un homme fiable : il aimait la luxure comme le mensonge. Il se cachait même de ceux avec qui il bossait. Il ne faisait véritablement et profondément confiance à personne, pas même Brom qui pourtant le gardait quelque peu sous son aile. Appelons les choses franchement, il se servait plus ou moins ouvertement de tout le monde, seul le degré de manipulation variait. Mais une chose était certaine, plus les gens face à lui était important, moins il jouait. Il préférait de loin la certituded de la protection à l'aléatoire de l'opposition.

Eris voulait donc qu'il file droit en se la fermant. Il filerait donc droit en se la fermant, pas de soucis. Mais après faudrait pas se plaindre du manque d'initiatives ou autres conneries, car le passage sur la volonté du Seigneur des Ténèbres était à jamais ancré dans sa mémoire, prêt à ressortir à la moindre entrevue. Le revers de la médaille Paravell était son côté indubitablement agaçant à vous renvoyer vos propres reproches dans la gueule. Sans somation, sans impolitesse, sans discourtoisie. Il appliquait bêtement et simplement ce qui fut demandé. Et si on le lui reprochait, retour mot à mot de l'ordre donné.

Celui-ci pouvait s'avérer fort précieux plus tard. "Contentez-vous de remplir les missions de votre Département." Noté, on y reviendra plus.

Il écouta attentivement ce qui se dit ensuite, il avait une question également il la posa donc :


Vous ne voulez donc pas de campagne de désinformations vis-à-vis des terroristes ? Les laisser nous croire impuissants nous empêche forcément d'agir en amont de leurs actes. Cependant l'essentiel dans la propagande c'est la crédibilité, et nous pouvons la leur ôter sans la moindre difficulté. Les moldus doivent croire qu'ils mentiront avant même qu'ils ne parlent. Pour un moldu un sorcier en est un autre, ils ne connaissent ni codes ni coutumes de notre monde. Un groupe de sorcier agissant au nom de la vague, lors de rafles ou chasse de moldu, ils ne feront pas la différence entre des agents à nous ou de vrai terroristes.

C'est rapide, efficace et sans le moindre risque, mais mes agents ne peuvent pas faire ça tout en suivant une directive de discrétion, car c'est tout sauf discret.

Je dois abandonner toute les campagnes de désinformations ou non Intendant ?


____________________________________

Attention : le vrai nom de Gauthier Paravell, Balthier de Lazom, n'est connu que de lui et Léon Brom, merci d'en tenir compte !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 23/04/1997
Âge du joueur : 21
Arrivé sur Poudnoir : 01/01/2012
Parchemins postés : 204



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA5 - Sorcier Dangereux
Ma résistance magique est de: 11PV
Pr Bellatrix B. Lestrange


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Jeu 9 Jan - 21:07

On ne saurait imaginer l'ampleur qu’allait prendre les conséquences de la fin du Secret Magique. Si nombre d’Etats sorciers avaient – en vain – menacés de le briser par le passé, l’abandon final de cette perspective avait bien démontré l’importance de cette règle internationale. L’équilibre du monde se centrait depuis toujours autour de son principe majeur – cacher la vérité aux races inférieures – et se trouvait primordial dans le jeu de la coopération magique des différents ministères étrangers. Cependant, le Seigneur des Ténèbres y avait mis un terme sans scrupule. Que se passerait-il désormais lorsque les Moldus découvriraient l’existence des Dragons ? des Croups ? des Acromentules ? Ce serait sans aucun doute la peur, la panique, l’agitation puis la révolution. Mais qu’adviendrait-il après les balais magiques ? les potions ? l’Endoloris ? De grands changements se profilaient alors même que les dirigeants de l’Intendance se répartissaient les rôles qu’ils tiendraient dans le futur.

Bellatrix s’en fichait : elle n’était pas une vulgaire Moldue mais une Sorcière au Sang Pur. De son point de vue, cette révolution sorcière marquait moins la fin de l’Ancien ordre mondial que le début d’une nouvelle ère pour les nobles de son rang. Si les Détraqueurs avaient eu un cœur, il aurait été aussi froid que celui de cette femme furieuse. Aucun changement ou révolution dans l’univers moldu ne la bouleversait. Sa poitrine ne battait que pour Voldemort : tout commençait par lui, tout finissait par lui. Certains feraient mieux de ne pas l’oublier et de s’y soumettre.

Les airs de Pavarell, sans oublier le fait qu’il ne portât pas la Marque des Ténèbres, énervait au plus haut point l’impératrice magique. Au moment où Eris le remit à sa place, la sorcière laissa sa jaillir sans gêne un rire dont elle connaissait parfaitement le secret.

La réunion vint à parler des Hors-la-loi. S’ils avaient été intelligents, ils auraient pris des contacts avec les fénéroz – ou les généreaux, la Mangemort ne connaissait rien au monde des insectes – des armées bourbistes. Apparemment, des déclarations médiatiques clandestines auraient fuitées. Tom Jugson… L’exemple typique de la vermine à abattre. Si jamais il manquait à son tableau de chasse, Bellatrix Lestrange s’en serait trouvée fort triste. Un jour, elle le retrouverait et il payerait. Pour les Malefoy, notamment. Mais sa cible ne se composait pas seulement de cette pourriture. Nymphadora Tonks, Leonheart, Granger et Weasley y trouvaient également une place plus qu’honorable. Car en effet, se faire assassiner par Bellatrix Lestrange était un honneur. Au vu du nombre de morts chaque jour, peu de personnes pouvait se targuer d’emporter avec elles une couronne de lauriers.

On lui rappela que Poudlard deviendrait bientôt sa demeure. Platt se chargerait de l’intérim. Hum. Une femme, encore. La brune se pencha légèrement, laissant entrevoir un bout de poitrine, ses longs cheveux bouclés pendaient comme les feuilles d'un saule pleureur.


« Je compte sur l’Intendance pour me communiquer toutes les informations nécessaires à ces prises de fonction. »

On sentait, dans le ton de sa voix, qu’elle se délectait déjà à l’idée d’avoir trois beaux camps pour y pervertir les âmes humaines qui y étaient enfermées. L’impérialisme qu’on connaissait dans ces paroles ne se substituait pas à un faux air d’administratif. Votre travail de fond y est libre… L’amusement et la cruauté seraient au rendez-vous, à n’en pas douter.

Tout le reste, c’est-à-dire ce qui ne la concernait pas directement, elle ou le Maître, ne représentait que poussière
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 25/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 09/06/2011
Parchemins postés : 3607



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA4 - Adulte Supérieur
Ma résistance magique est de: 14PV
Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ Dim 12 Jan - 19:09

Valverde avait toujours été directif. Presque à la limite de l'autoritaire. Mais les choses étaient toujours claires et précises. Il laissait une liberté d'action et de mise en place des ordres. Ce n'était pas son champ d'action. Mulciber était un homme de proximité, capable de diriger des hommes et des femmes de talents. Qu'importait la façon, tant que les résultats étaient là. Ce qu'il désirait, c'était être présent et mis au courant de l'avancées des dossiers. L'Intendant était un acharné du travail, aussi ne fallait-il pas lésiner sur les notes de service et les demandes d'entretiens. Le bienfait du Purisme était sa principale mission, et la communication était un matériau sur lequel Valverde comptait pour l'administration de l'Intendance.
Il y avait ceux qui s'habituaient à sa méthode, s'en contentant. Et puis il y avait ceux qui étaient gênés par ce calme ambiant, cette façon froide d'ordonner à la chaîne et de demander des résultats. Valverde n'était pas du genre à suivre les personnes derrière leur dos et à tout vérifier. Il y avait des ordres, une date. Si à la date les ordres n'étaient pas effectués, alors c'était terminé. Certes demandait-il des rapports réguliers voire quotidien, mais cela n'était en aucun cas pour interférer dans des domaines qui n'étaient pas les siens. Il donnait des conseils, répondait aux questions. Il ne voulait pas sembler lointain pour ceux qui travaillaient avec lui ou sous ses ordres. Valverde était disponible, à la condition que l'on respectât et qu'on l'écoutât quand il prenait la parole. Pour le reste, cela n'importait que très peu. Il avait été à l'Ordre Nouveau et à Poudlard, aussi pensait-il être spécialiste des questions de Sang ou d'Education du Peuple. Quant au reste, il acceptait volontiers les avis et les conseils tant que ceux-ci n'étaient pas de la bouche d'une tierce personne mal avisée ou qui mettait du côté les conventions et le respect.

Le regard glacial et calme du vieil homme parcourrait la table. Les choses allaient rapidement, mais Valverde laissait paraître une quiétude à l'image de l'homme qu'il était. Il maîtrisait les sujets, il savait de quoi il parlait. Depuis quarante ans il était Puriste, depuis trente se battait-il auprès de Lord Voldemort. Les bourbistes, il les avait combattu dès l'instant même où il était arrivé à l'Université Magique de Dublin pour y étudier le Droit. Personne ne pouvait dire le contraire et quarante années d'expérience étaient bien utiles quant à l'observation. Jugson restait un être humain, tout comme le rejeton Mulciber qui s'amusait à se parader depuis qu'il était revenu d'entre les morts. Et Valverde connaissait les faiblesses humaines et les forces de Voldemort. Il savait aussi très bien que l'ancien Ministre n'oserait jamais se battre contre Voldemort en personne. Le risque lui faisait bien trop peur, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il avait trahi. Par la peur de la difficulté, de la mort. Il avait préféré la facilité du bourbisme afin de préserver la vie. L'amour? Que nenni. Il n'était qu'un être méprisable. L'Intendant ne le considérait pas comme une personne dénuée de toute forme d'intelligence. Ceux qui avaient pu penser que Valverde sous-estimait ses ennemis se trompaient lamentablement. Avaient-ils été à ses côtés lorsqu'il arpentait les couloirs du Magenmagot en se demandant si c'était son dernier jour de liberté ou même de vie quand Voldemort se faisait connaître? Les menaces étaient alors constantes, quotidiennes. Se battre pour ne pas aller en prison était un combat perpétuel où toute l'énergie était bonne à prendre. Valverde connaissait les bourbistes et s'il avait ne serait-ce qu'une seconde sous-estimé ses ennemis, il ne serait sûrement pas de ce monde en 2006. Peut-être ces hommes et ces femmes autour de cette table l'ignoraient, peut-être ne pensaient-ils pas comme Valverde. Qu'importait. C'est lui qui donnait les ordres. Et il était certain qu'ils étaient les bons. Si ce n'était pas le cas, alors il en payerait le prix.

« Monsieur Paravell, je n'ai guère plus parlé de désinformation que de laxisme lors de ce projet anti-Terroriste. Jugson s'est caché durant l'Irlande. Et la défaite du bourbisme est la preuve que le Seigneur des Ténèbres peut anéantir la Vague s'il le désire. Si Jugson en est conscient, alors il n'est pas trop en retard. Si ce n'est pas le cas, il serait peut-être judicieux pour ce brillant héros de la liberté de s'en rendre-compte. Misons donc un tant soit peu sur l'intelligence de Thomas Jugson et des siens, et allons dans leur sens. La civilisation Sorcière de l'Intendance est perdue pour eux. Il leur reste cette population moldue. Ils ont été sans nuls doutes surpris par l'annonce de la fin du Secret Magique, mais ils ne tarderons pas à essayer de prendre du terrain. Valverde parlait d'un voix totalement sèche qui ne trahissait aucun sentiment ni aucune émotion. Sa voix mesurée choisissait les mots les plus justes, les plus compréhensibles pour tous. Nous devons faire en sorte qu'ils tombent dans nos pièges en pensant nous faire tomber dans les nôtres. Ce que nous ferons aux moldus, devra être pour les moldus la source des exactions de la Vague. De cette manière, leur prétendue envie de justice et de liberté les poussera à se justifier et à essayer de contrer ce que nous disons. Et pendant qu'ils y sont occupés, qu'est-ce qui nous empêchera de les détruire par l'arrière? La civilisation moldue doit être soumise et servir à la Sorcellerie. Officiellement, nous serons leur guide. Nous devons donc contrôler ce qui paraît et ce qui est. Nous serons amener à entretenir le flou. La discrétion demandée est celle qui consistera à travailler sur deux plans. Ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Nous devons emmener l'ennemi sur ce qui se voit, sans qu'il ne se doute une seconde ce qui ne se voit pas. Nous devons l'emporter dans notre simulation, tandis que la véritable essence de notre projet sera dans notre dissimulation. »

Valverde avait confiance en Crow et Paravell, chargés principalement des questions de Sécurité. Les moldus devaient être soumis et la Vague devrait croire très facilement à un projet de Voldemort tout autre que le véritable.
L'Intendant ne pensait pas les Résistants bêtes. Loin de là. Il les pensait intelligents et bien plus malins qu'on pût le penser. Mais il savait aussi que la manipulation pouvait atteindre les plus grands esprits et que quelques tours de passe-passe mettaient sur le banc de touche bien des guerriers et des cerveaux plus qu'intelligents.

Il tourna son regard vers Witcher, tout en lâchant avec calme un « Je vous communiquerai les prochaines alliances diplomatiques. Votre travail sera aussi sur le long terme, puisque nous aurons à vérifier que les puissances étrangères tiennent bien compte des demandes du Seigneur des Ténèbres en matière de politique du Sang et de Sécurité » tout en froideur et en mesure. Le vieil homme avait longtemps été celui qui accompagnait Brom lors des voyages diplomatiques. Parfois même s'en chargeait-il lui-même, plus habitué des coutumes diplomatiques et administratives que demandaient les traités politiques et diplomatiques. Il comptait donc se déplacer seul, la plupart du temps. Witcher aurait du travail à fournir, notamment dans les affaires internes. En aucun cas voulait-il entretenir le flou sur les missions de chacun. De fait, personne n’empiéterait sur le domaine de l'autre. Et l'Intendance, en plus de ses missions d'Education du Peuple et d'Information aurait à gérer les alliances diplomatiques. Mais il fallait tout de même faire connaître la figure de celui qui gérait les questions du Sang, à l'Intendance. Et en l’occurrence, et sur le choix de Valverde, c'était Witcher. L'homme n'était pas aussi connu que Valverde du temps où il était à l'Ordre Nouveau, mais qu'importait. Valverde le connaissait. Peut-être d'ailleurs se disait-il qu'il n'avait de compte à rendre qu'à Voldemort. Auquel cas l'Intendant espérait fortement que Witcher se souvînt qu'il était à ce poste sous sa décision, du temps où Brom avait demandé à Valverde de trouver un remplaçant au poste de Directeur de l'Ordre Nouveau. Sans Valverde, Witcher serait resté dans un Parti Puriste de moins en moins fort et de moins en moins influent. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il s'en souvienne.

« Ceci nous amène donc à travailler sur le dernier point de cette réunion, la question moldue. Le Seigneur des Ténèbres a fait le choix de briser le Secret Magique et ce, pour rétablir un Juste Ordre du monde et des civilisations. Nous devons être très prudents, notamment quant à nos déclarations publiques. Aussi vous demanderai-je de me les faire connaître avant toute chose, afin que les choses ne soient pas prises d'une déplorable manière. Le Département des Affaires Moldues aura à sa charge tout le travail de liaison entre nos deux Civilisations. A lui appartient la mission de faire comprendre aux moldus notre rôle civilisateur et salvateur. Le Seigneur des Ténèbres sauve le monde d'un gouffre terrible dans lequel le bourbisme cherche à nous faire sombrer à défaut d'avoir réussi à briser l'essence de la société Sorcière. Le Département des Renseignements Secrets se chargera de travailler à l'élimination des moldus indésirables, tout comme nous l'avons fait avec les nés-moldus. Nous devons donc déterminer qui sont les moldus fidèles au régime et ceux qui ne le sont pas. Ce sera là la mission principale des Ministères de la Magie et plus particulièrement celui d'Angleterre qui supplantera les trois autres en matière d'autorité. C'est pour cette raison que vous est demandé, Monsieur Mulciber, de placer sous Impérium les membres du gouvernement moldu Britannique et de faire de même quant aux institutions chargées de la Justice et de la Sécurité via votre Département de la Justice Magique. Vous travaillerez au quotidien afin que les moldus soient tenus et suivent le chemin qu'imposeront le Seigneur des Ténèbres et l'Intendance du Royaume-Uni. Aucun débordement ne sera admis. Aussi, votre Ministère aura pour objectif la proximité avec les moldus grâce aux services qui le composent. Les questions de forme seront réglées par le Département des Affaires Moldues. Vous aurez à créer une Commission qui déterminera le niveau de fidélité des moldus et vos résultats s'en iront ensuite au Département des Renseignements Secrets qui se chargera d'éliminer les infidèles. Valverde tourna le regard vers Alexieva. Monsieur Paravell vient de soumettre l'idée d'attaques qui seront mises sur le nom de la Vague. Vous travaillerez en collaboration avec les Renseignements Secrets quant à ces missions et vous chargerez de prétendre vouloir protéger la population et apporter solutions. N'hésitez pas à faire entrer beaucoup de monde dans vos locaux qui sont les plus spatiaux de Buckingham. Vous pourrez ensuite prétendre vouloir les aider. En aucun cas vous ne vous servirez de la magie afin de les convaincre que vous êtes en train de les aider. Car si cette magie était découverte par les bourbistes et qu'elle était mise à nue devant les moldus, nous risquerions beaucoup au niveau de la Sécurité. Enfin, je vous tiendrai informés avec Monsieur Paravell de l'organisation prochaine de jeux qui viseront à divertir les moldus dans un but éducatif et évidemment manipulateur. »

Si Valverde était certain d'emporter les Sorciers dans un juste et sûr chemin, il entendait soumettre les moldus par n'importe quel moyen. La manipulation, la mort, la menace seraient les principales armes de l'Intendant et il était prêt à tout pour que ces ignobles créatures comprennent leur place et leur condition. Tout n'était que question de race et si Valverde comptait mettre les Sorciers de l'Intendance sur la voie de la rédemption et du confort, il entendait supprimer les moldus le plus rapidement possible. Ceci ne dépendait cependant pas de son libre-arbitre, restant le représentant politique de la volonté du Seigneur des Ténèbres.

« Nous terminerons donc sur le rôle de la Haute-Cour de Justice Magique et du Ministère de la Magie. La volonté du Seigneur des Ténèbres est d'étendre les services aux quatre pays de l'Intendance. Aussi, avons-nous besoin d'une Sécurité globale tout comme d'une Justice qui s'applique à tous. Nous ne pouvons rester dans un système où chaque Ministère a sa propre loi, n'assurant pas une cohésion gouvernementale et nationale. L'Intendance du Royaume-Uni est la nation du Purisme, là où tout a commencé. Le Seigneur des Ténèbres l'entend ainsi. Ainsi, la grande criminalité et le terrorisme étant les missions du Département de la Sécurité Intérieure, celle de punir ces actes sera la mission de la Haute-Cour de Justice Magique. James Eccleston travaillera à l'élaboration d'un Code Pénal qu'appliqueront les quatre Département de la Justice Magique des quatre Ministères de la Magie. De cette manière, nous aurons une Justice de l'Intendance qui pourra condamner tous les crimes contre l'Intendance et le Purisme. Ses condamnations seront immédiatement exécutables. Concernant les Ministères, leur rôle sera un rôle de quotidien et de proximité. Je viens de vous faire connaître votre mission quant aux moldus, elle sera la même quant aux Sorciers. Une justice et une sécurité quotidiennes. Les délits mineurs y seront gérés, tout comme la Brigade de Police aura pour mission de continuer à assurer la Sécurité de l'Intendance. Vous aurez, comme pour le Terrorisme, des comptes à rendre au Département de la Sécurité Intérieure en l'assurant que les choses sont tenues et que la population n'est pas dangereuse. La communication doit, et je souligne bien ce verbe, elle doit être soutenue et rigoureuse. L'Intendance doit être informée de tout ce qu'il se passe dans ses quatre pays. J'espère que les choses sont bien claires. »

Valverde regarda toutes les personnes de la table ronde. Brom avait été un chef de guerre remarquable, mais il fallait noter que la communication entre les services n'avait pas été son fort. L'Ordre Nouveau, laissé dans les locaux du Ministère donnait la sensation d'un représentant de l'Intendance. C'était à Valverde, puis à Witcher de faire appliquer les ordres de Brom. Ordres qu'il ne donnait toujours pas précisément, laissant faire quelques dirigeants comme ils l'entendaient si les résultats venaient. Eris ne critiquait pas cette méthode. Il avait un profond respect pour l'actuel Magistère. Toutefois, il ne fonctionnait pas de la même façon. Il était un politique, un administratif, féru de droit et de législatition qui voyait les choses de manière hiérarchique. Des vases communicantes, où tout devait se savoir afin de favoriser un travail clair et rigoureux.

« Quant à Azkaban, sa gestion administrative appartient désormais au Département de la Sécurité Intérieure. Toutefois, vous pouvez communiquer vos avis à Monsieur Crow. De plus, tous les Magenmagot pourront y envoyer leurs condamnés puisqu'elle sera Prison d'Intendance. Enfin, Monsieur Mulciber, vous aurez à travailler sur l'établissement de colonies de Sorcier en Irlande qui auront comme objectif d'être proches de la population et de repeupler de manière Pure les habitants d'Irlande. Vous travaillerez avec le Département de l'Ordre Nouveau quant à l'établissement des colons. Le vieil homme inscrivit quelques notes sur une feuille de parchemin qu'il glissa par la suite dans un dossier. Un dernier tour de table du regard avant de prendre la parole. Bien, nous avons terminé. Vous avez tous vos lignes politiques de conduite. Je souhaite quotidiennement des rapports et des notes de service, auxquels je répondrai de toute évidence. Je vous ferai communiquer les possibilités d'entretiens privés hebdomadaires que nous aurons à faire. »

L'Intendant ferma les plusieurs dossiers ouverts devant lui et se leva. Chacun quitta sa place. Quant à lui, il se dirigea jusqu'à sa table de travail, s'installa dans son fauteuil et retourna au travail. Le Purisme n'attendait pas, et le Mangemort Politicien n'était pas homme à laisser les choses se faire sans lui.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ

Revenir en haut Aller en bas

Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite || MJ

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Monde adulte
-