POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Le feu, l’esprit, la lumière, tout vit par l’action || SOLO

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Le feu, l’esprit, la lumière, tout vit par l’action || SOLO Ven 3 Jan - 16:42

Le feu, l'esprit, la lumière, tout vit par l'action
Eris Valverde


Qu'est-ce que l'enfer, sinon l'absence totale d'espoir?
L'Angleterre était-elle plongée en Enfer? Et le reste des pays de l'Intendance aussi? N'y avait-il donc plus aucun espoir pour ceux qui vivaient dans ce monde de plus en plus contrôlé par la magie puissante et tyrannique de Lord Voldemort?
On racontait souvent que l'espoir sauvait de la tyrannie, qu'une pointe d'Amour sauve face à la Haine ambiante. Mais lorsque l'espoir lui-même a abandonné les esprits au point qu'eux-mêmes puissent oublier qu'ils existent, il ne restait plus rien d'autre que la désolation silencieuse. Car on avait réussi un magistral coup de maître. Les âmes étaient parties dans un autre monde, car celui des vivants privait de toute conscience de soi. Avec cette propagande finement travaillée, les Sorciers de l'Intendance du Royaume-Uni, que l'on pouvait aussi appeler les esclaves de Lord Voldemort, avaient été manipulés jusqu'à leur moelle au point qu'on avait réussi à leur ôter toute forme d'espoir sans qu'ils ne s'en rendissent compte. Aussi, la dictature était encore plus brillante que celle d'autres plus pitoyables êtres qui n'avaient jamais su se maintenir bien longtemps. Car désormais, si l'on se mettait à insulter le régime du Seigneur des Ténèbres et ses représentants, tout un peuple était prêt à se révolter. Car contrairement aux débuts, la misère avait laissé place à la prospérité. Tous les Sorciers avaient du travail, tous leurs enfants étaient éduqués avec honneur et justice, et tous coulaient des jours confortables et paisibles. Sans s'en rendre compte, ils étaient devenus un bétail que l'on nourrissait de considérations futiles et immédiates. Le long terme n'existait plus, la prise de distance et la réflexion sur soi-même non plus. Au lieu de tuer la réflexion, on avait préféré tuer l'effort pour éviter tout risque. Ainsi, on ne voulait en aucun cas tomber dans une mouvance qui prendrait du temps, de l'énergie et ne donnerait rien en contre-partie dans l'immédiat. On sombrait dans une idiotie monumentale, oubliant qu'on puisse trouver le négatif nécessaire pour l'équilibre. On ne recherchait plus que le positif et on tombait ainsi dans une vie d'extrême. Et lorsque les êtres sombrent dans l'extrême, rien de plus facile pour les puissances manipulatrices que de s'y engouffrer et de les tenir par leur propre bêtise.

Installer l'Intendance du Royaume-Uni au coeur d'un bâtiment de construction moldue pouvait sembler dérisoire et insultant pour la civilisation Sorcière. Mais c'était une idée de génie. Humiliante à souhait, elle prouvait que la suprématie n'appartenait en aucun cas aux moldus.
Mais pour ceux qui voulaient s'y intéresser de plus près, c'était une chose bien évidente que ce changement de lieu. On était passé d'un lieu reclus, loin des affaires à un lieu au coeur de Londres, à la vue de tous. Aucune supériorité face à ces deux méthodes. Léon Brom avait surtout été un chef de Guerre, discret mais compétent. La vie avait été ainsi faite et Brom n'était pas un homme politique. Valverde, au contraire, dans cette nouvelle Intendance, semblait plus que visible et à la portée de tous. Cela avait toujours été sa façon d'exercer ses fonctions. Il n'était pas un homme du peuple et n'avait jamais prétendu le contraire. Mais il avait su emporter des foules, il avait été un Père du Purisme avant l'heure et c'était vers ce dernier que beaucoup se tournaient naturellement pour des conseils. Un bon verre avec Mulciber, un sourire échangé avec Witcher, un conseil de Valverde. C'était ainsi. Cette froideur et ce calme avaient instauré une relation plus que paternelle entre Valverde et les sujets magiques de l'Intendance. Ils avaient vu en lui l'homme capable de diriger bien des choses sans jamais faillir. Il avait sauvé Poudlard, il leur avait offert la possibilité de se repentir d'un passé lourd en bourbisme et de l'échanger avec un futur sécurisé et juste. Le message se fond souvent avec le messager, et Valverde était ainsi devenu la figure de ses discours. En lui s'incarnaient ses mots et ceux du Seigneur des Ténèbres. C'était pour cette raison qu'il était une image du Purisme, car c'était en lui que l'on reconnaissait certaines formes concrètes de cette nouvelle façon de vivre. Il était une figure de référence, nécessaire à un certain équilibre. Et se retrouver au Palais de Buckingham, en sachant que tant d'hommes et de femmes travaillaient tous les jours pour le bonheur de la Sorcellerie et de la société de l'Intendance donnait puissance et prestance à ce lieu longtemps souillé.

L'Intendant était arrivé tôt dans la matinée. De nouveau ses journées devenaient énergiques et longues. Bien qu'à Poudlard il fût plus que travailleur et occupé, la vie comme dirigeant était tout à fait différente. D'une certaine manière, le vieil homme comprenait que Brom ne se fût pas adapté à ce rythme de politicien et qu'il eût l'envie de rester dans ce charismatique mais discret château, loin du monde et de ses turbulences. Car Valverde avait travaillé comme Directeur du Département de l'Ordre Nouveau avant de connaître le poste d'Intendant du Royaume-Uni. Il s'était habitué à un rythme de travail qui quémandait une présence perpétuelle et à large champ. A la fois le plan immédiat, pour s'occuper de toute une institution dans son administration quotidienne et de rester au courant de tout ce qu'il pouvait se passer soudainement. Mais aussi, sur le long terme, où il fallait installer de véritables projets et réformes qui permettraient une évolution certaine de la société et le retour à un Purisme et à une Sorcellerie toujours plus puissants et Justes. Et de telles occupations se révélaient être très énergiques à gérer dans la vie quotidienne d'un être humain.
C'était sans nuls doutes pour cette raison que Valverde ressemblait de plus en plus à un vieillard. Il ne dormait que quelques heures par nuit, trop intéressé par ses recherches runiques. Toute la journée, de très tôt le matin jusqu'à très tard le soir, il travaillait sur ses dossiers ou faisait des recherches grâce à des lectures plus que rigoureuses et professionnelles. L'Intendant était un acharné du travail, et c'était bien pour cette raison que les résultats arrivaient toujours à bon port.

Il a avait consacré la première partie de sa journée à lire son courrier, les rapports des différents Départements et Ministères déjà au travail, à y répondre. Puis avait eu lieu la réunion de presse. Il avait eu aussi un contact avec Paravell qui lui avait indiqué du remoud dans la résistance, et une tentative de manipulation des bourbistes sur les moldus via l'emploi de techniques qui appartenaient à cette sous-civilisation prochainement détruite. Valverde avait prit acte et avait donc passé du temps pour rédiger un Communiqué qui serait publié le lendemain dans toutes les formes de communication possibles.
Mais le reste de la journée serait quelque plus mouvementé que cette matinée passée en lectures et en réunions.

« John Mulciber a toute autorité sur un Ministère qui gère un Etat bien plus grand que le vôtre. Son Ministère est le plus important de ceux qui composent l'Intendance. Vous n'aurez pas d'autres choix que de vous soumettre à son autorité quant à la question moldue.

— Pour quelle raison?

Car c'est là ma volonté et celle du Seigneur des Ténèbres. Et si vous ne vous y soumettez pas, vous perdrez à la fois votre poste et votre vie. »

Le Ministre Ecossais regarda Valverde d'une manière tout à fait étrange. Le vieil homme l'observait avec son calme habituel et la froideur qu'il dégageait n'avait rien de nouveau ni de surnaturel. En vérité, rien n'avait changé. Eris Valverde était toujours l'homme qu'il était. Il n'avait pas changé depuis l'Ordre Nouveau. En rien son poste d'Intendant ne lui avait donné plus de retenue quand il avait quelque chose à dire, et sa froideur n'avait pas été remplacée par une douceur demandée pour la diplomatie de son poste. Il était toujours le même, prêt à tout pour asseoir le puissance Magique sur l'ignoble sang moldu. Il était toujours ce vieil homme au calme déroutant, glacial comme la mort et qui n'hésiterait pas à tuer si jamais quiconque se mettait en travers de son chemin dans sa croisade.
L'entretien se termina. Mornhill quitta le bureau du nouvel Intendant du Royaume-Uni, dérouté dans sa presque volonté de chercher une puissance là où il n'en trouverait pas. Valverde Intendant était encore plus redoutable que Valverde Directeur de l'Ordre Nouveau. Car désormais, le Mangemort Politicien n'avait pas le droit à l'erreur. Et en aucun cas ne laisserait-il passer une tentative de prise de pouvoir d'être subalternes qui ne se devaient que de remplir leur rôle pour permettre à Lord Voldemort de détruire le monde moldu.

Quelques minutes plus tard, Valverde se dirigeait vers le centre du Hall de Buckingham. Zone réservée aux tranplanages, dont ceux menant aux Ministère ou à Poudlard. Neeson seul l'accompagnait. Car bien que placé à ce poste, Valverde ne s'entourait pas de toute une troupe dans ses déplacements officiels. Une mesure qu'il trouvait inutile, pompeuse et hypocrite. Et le Mangemort Politicien n'avait jamais été un être fait d'hypocrisie.

« Allons-y, Neeson. Et évitez de vous faire remarquer. Il serait fort regrettable que quiconque note votre imbécillité dévastatrice. Contentez-vous de suivre ce que je vous dis, et il en ira pour le mieux. »

Les deux yeux de glace de l'Intendant s'évanouirent dans une fumée noire. L'Allemagne Magique l'attendait, car jamais le Purisme ne s'arrêtait à ses victoire.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Le feu, l’esprit, la lumière, tout vit par l’action || SOLO Lun 6 Jan - 12:37

On pouvait parler de l'effet surprise d'Eris Valverde. Qui en 2003 aurait parié sur ce Mangemort inconnu pour prendre l'Ordre Nouveau suite au départ de MacNair? Personne. De cette manière, Valverde s'était imposé par ce qui n'était pas prévu. Et tandis qu'on commençait à s'habituait à ce connaisseur de l'administration et de la rigueur, il surprenait de nouveau en montrant ses talents de politicien en devenant Conseiller du Ministre et en se chargeant de la propagande. De nouveau, le vieil homme faisait surprise. L'étonnement laissait de nouveau place à la coutume et le vieil homme s'imposait alors comme un politicien hors pair, certains le qualifiant même de "politicien de génie". Une image naissait, celle d'un homme toujours de bon conseil, à la droite des dirigeants. Les mauvaises langues parlaient alors, laissant entendre le manque de courage de ce Mangemort qui laissait les autres prendre les coups à place. Mais ces mêmes langues avaient été rapidement coupées quand il avait pris la direction de Poudlard. Pour la première fois, on rencontrait un Valverde dirigeant, remettant en quelques semaines un ordre impeccable à une structure débordée par l'insécurité et les guerres internes. Le Mangemort Politicien avait toujours cru en les bienfaits du temps. Aussi ne s'était-il jamais précipité pour que les choses arrivent. Elles finiraient par arriver d'elles-mêmes, bien plus cohérentes, construites et complètes que si elles étaient arrivées plus tôt. On avait alors réduit le rôle de l'Inquisiteur à celui d'un simple directeur d'Ecole. Et à nouveau, il créait la surprise en étant nommé Intendant du Royaume-Uni. Pourtant, qui d'autre sinon lui aurait pu le devenir? Mulciber était trop incertain, changeant et chaud pour représenter une image sûre et rigoureuse que pouvait provoquer l'Intendance du Royaume-Uni. La jeunesse d'Eccleston et de Witcher et leur manque de poids politique ne leur offrait pas non plus cette possibilité. Ainsi, en trois ans, un inconnu des rangs de Lord Voldemort était devenu son représentant politique officiel. C'était de cette manière que l'on pouvait parler de l'effet surprise de Valverde. L'histoire d'un homme jamais obsédé par les postes ni le pouvoir, au sens politique plus qu'aiguisé, qui s'était toujours contenté d’exécuter les ordres dans aucun faux pas, avec le maximum de travail possible. Valverde surprenait, quiconque cherchant à le suivre pour mieux le détruire se retrouvait à chaque fois déroutait par ce que faisait le nouvel Intendant. A peine avait-on le temps de comprendre un changement qu'il était parti pour la suite.

La Chancellerie Magique d'Allemagne était dirigée depuis peu par un Puriste. L'Allemagne commençait donc les premières réformes, subitement accélérées depuis la défaite de l'Irlande. Cela avait été le but du Seigneur des Ténèbres. Faire de l'Irlande l'exemple de la Nation qui le met à l'épreuve et qui chute. Personne ne pouvait remettre en question la politique de Lord Voldemort. Personne ne pouvait s'en prendre au Purisme et à la Sorcellerie sans en payer le prix. Aussi, depuis la Bataille de Dublin, toutes les nations qui avaient présenté des petits écarts à une politique rigoureuse du sang et du contre-bourbisme s'étaient soudainement mises à accélerer le rythme de la réforme de leurs Etats. Les gouvernements était subitement changés, les têtes sautaient à une vitesse folle et bien plus de nés-moldus disparaissaient en quelques heures alors pendant des années pas un seul n'avait été touché.
Que l'Intendance du Royaume-Uni rencontre la Chancellerie Magique d'Allemagne n'avait strictement rien d'anodin. Car depuis que l'Irlande était tombée, Crow avait fait savoir que nombre de réfugiés semblaient traverser les frontières de cette nation afin de trouver refuge quelque part. Valverde n'avait donc pas tardé à demander une rencontre diplomatique, évidemment non refusée depuis que le refus particulièrement sanglant de l'Irlande avait provoqué bien des remouds quand l'Intendant Brom les avait rencontré.

Valverde avait été reçu avec le corps habituel diplomatique. Il accompagnait souvent Brom dans ses déplacements, du temps où celui-ci était Intendant. Il n'était donc pas surpris des florilèges hypocrites que pouvaient mettre en scène les gouvernements afin de parfaire un rite depuis bien longtemps mis en place. Valverde n'était pas du monde des dirigeants, ceux qui sont nommés à des postes pour leur image et qui ont une ribambelle de conseillers qui font leur travail à leur place. Non, il était un travailleur hors pair, prêt à tout pour mettre en oeuvre les missions qu'on lui confiait. Aussi, les ornements d'un poste, les titres et les petites délicatesses diplomatiques, il s'en contre fichait bien tant que son travail était fait. Mais Valverde restait égal à lui-même. Aussi arrivait-il avec calme et froideur, ne montrant aucunement ses sentiments. Il ne simulait rien. Il était lui-même et comprendre qui il était révélait parfois d'un exercice complexe que certains esprits faciles et inintéressants préféraient ne pas faire, préférant éviter de comprendre certaines choses. Valverde se savait jugé, même du côté de ceux qui l'entouraient à Buckingham. Mais il les plaignait plus qu'il n'aurait pu se morfondre dans ces jugements. Personne ne savait qui il était. Et le jugement avait toujours été très rapide. Mais cela restait une étape obligatoire, quelque chose en politique par laquelle on était sans cesse obligé de passer. Valverde Intendant, c'était les egos qui se confrontaient pour pouvoir mieux le critiquer ou mieux se rapprocher de lui. Se démarquer de lui, trouver le moyen de se faire remarquer par n'importe quelle façon. Mais le vieil homme n'avait confiance en personne. Cela avait été toujours ainsi en politique, et même s'il était arrivé à un poste si haut placé que seul Voldemort pouvait l'y déloger, il ne perdait en rien des règles qu'il avait apprises lors des soirées politiciennes au Manoir Valverde organisées par ses parents.

« Nous vous félicitons pour votre victoire contre les bourbistes d'Irlande, Monsieur l'Intendant. Nous avons été subjugués par la force du Seigneur des Ténèbres et nous sommes fiers de compter l'Intendance dans nos amis.

C'est là l'action du Seigneur des Ténèbres et du Magistère Brom, qui n'ont pas eu votre aide pour combattre ces hordes bourbistes et terroristes. Bourbistes qui, il y a peu, étaient de vos frères en votre pays, Monsieur le Chancelier. »

Les mots de Valverde étaient mesurés. Choisis sur mesure, ils prouvaient une intelligence bien présente chez l'Intendant du Royaume-Uni. Car ce dernier ne parlait jamais pour ne rien dire. Tout était à prendre en compte, à comprendre, à observer. Ceux qui l'oubliaient perdaient la véritable pensée de cet être bien plus manipulateur qu'on pût le penser.

Mais la froideur avec laquelle il s'exprimait laissait parfois sans voix. Car il avait bel et bien un pouvoir, confié par Lord Voldemort. Et insulter Valverde revenait à insulter le pouvoir qu'il avait, et donc, in extenso, Voldemort en personne. On évitait donc de dire certaines choses, et même si la possibilité d'eût été présentée, personne n'aurait rien dit. Valverde avait cette capacité de briser une personne en quelques secondes, de la réduire au silence par les mots froids qu'il employait. Un défaut de le faire par la baguette, il le faisait avec son langage. Et ce dernier n'était pas toujours des plus chaleureux et aimable.

« Le Département de la Sécurité Intérieure a intercepté des mouvements de fuite d'Irlandais en direction d'Allemagne. Il est évident que votre politique Puriste n'est mise en application que depuis peu, mais le Seigneur des Ténèbres ne saurait souffrir d'un manque d'honneur et de coopération des nations Puristes. Je suppose que vous en êtes conscient.

— Bien-sûr! Mais nous venons de nommer notre gouvernement, il nous faut du temps pour que les frontières soient sécurisées.

Il a fallu trois semaines au Ministère de la Magie d'Angleterre pour sécuriser les frontières de l'Intendance lors de la guerre contre l'Irlande. Je crois savoir que vous êtes au pouvoir depuis plus de trois semaines. De plus, aux dernières nouvelles, vous n'êtes pas en guerre.

— Eh bien... nous allons essayer d'accélérer notre mouvement.

Vous n'avez pas le choix. »

Et non, ils n'avaient pas le choix. Il fallait faire des réformes du Sang, isoler les terroristes, détruire le bourbisme. Il en allait de la sécurité internationale, de la survie de la civilisation Sorcière. Le Seigneur des Ténèbres ne laissait pas de chance aux né-moldus et à ceux qui défendaient leur cause. Sa puissance magique était telle qu'il n'hésiterait pas à détruire toute une nation s'il leur venait l'idée de faire affront à son pouvoir et au Purisme.
Valverde était son représentant politique. Il assurait la mise en place de la politique Puriste, de l'Education du Peuple, de la Sécurité, de la question moldue. Mais il était aussi son image politique, celui qu'on se devait de rencontrer afin de lier des serments et faire des alliances politiques. C'était une nécessité et il était logique que Voldemort n'irait pas se déplacer en personne auprès des autres dirigeants afin que soient signés des accords diplomatiques.
Qu'un homme comme Eris Valverde soit Intendant était clair. On ne laisserait aucun choix. Le vieil homme était obsédé par le danger du sang moldu, il était le prêtre de la survie Puriste et de la gloire de la Sorcellerie. Il était un des principaux porte bannière et quiconque le connaissait un minimum savait très bien qu'il était inutile de chercher à se soustraire à cette politique rigoureuse du Sang. Ce n'était pas par hasard qu'il avait été nommé Directeur du Département de l'Ordre Nouveau. Avant d'être politique, le rôle était essentiellement dans le traite du Sang impur et Valverde avait toujours ce soucis en tête. Il ne fallait plus de sang moldu, il ne fallait que du Pur afin que la Sorcellerie et la Nature soient fières de leurs fils et filles.

« Vous engagerez des réformes de Sang et vous sécurisez vos frontières. Le Seigneur des Ténèbres n'a pas mis tant de vies en jeu pour détruire le bourbisme d'Irlande pour que vous mettiez notre oeuvre en échec sinon en danger. Nous attendons de toutes les nations d'Europe une coopération maximale et confiante. Auquel cas, ni l'Intendance du Royaume-Uni ni le Seigneur du Ténèbres ne laisseront une quelconque chance à ces mêmes nations. Valverde parlait avec une froideur bien représentative de sa personne. Aucune hésitation ne se sentait dans ses mots, et son visage ridé restait de marbre empêchant tout sentiment de transparaître. Nous instaurerons des gouvernements Puristes, selon notre décision et d'après nos choix. Il est donc préférable, pour vous, que le peuple allemand Magique soit guidé dans la bonne voie du Purisme et de la Sorcellerie, et que la Chancellerie en devienne un guide infaillible en qui le Seigneur des Ténèbres peut accorder du crédit. »

La menace était claire, mais toujours donnée avec calme et froideur. L'austérité de Valverde ne mettait en avant que la certitude des conséquences. Il reviendrait, il ferait en sorte que tout soit mis en place. Auquel cas le Chancelier mourrait, un autre gouvernement serait mis en place et la question du Sang serait la principale abordée en Allemagne.

« Nous vous enverrons un Mangemort que vous nommerez comme Second. Il aura pour charge de superviser toutes les réformes de Sang tandis que vous travaillerez sur la Sécurité de votre Etat Magique. Nos deux nations seront donc alliées, pour le mieux des Sorciers d'Allemagne et de ceux qui les dirigent. »

Voldemort avait d'immenses tentacules. Elles étaient infinies, s'étendant de pays en pays, de peuples en peuples. Plus personne ne pouvait désormais lui résister, et l'Intendant Valverde comptait bien mettre en avant cette certitude afin que la Sorcellerie retrouve sa gloire passée. Qu'importait alors le nombre de vie qu'il faudrait sacrifier.
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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Le feu, l’esprit, la lumière, tout vit par l’action || SOLO Sam 11 Jan - 18:04

L'immense salle était complètement vide. Les fenêtres, monumentales, donnaient sur une foule impressionnante de personne venue assister à cet événement Puriste. Leurs visages se perdaient dans un vide absolu et leurs regards n'exprimaient rien d'autre qu'une attente qu'eux-même ne comprenaient. Le contraste était intéressant. On savait cette foule agitée, on sentait dans ses yeux cette bestialité contenue que le nombre fait toujours sortir. Mais les murs et les fenêtres réduisaient au silence toutes ces aspirations animales. Leur nombre était encore considérablement réduit, puisque tous n'étaient que spectres silencieux face à l'immensité de la pièce.
Valverde les observait. Mains jointes derrière le dos, ses yeux noirs se perdaient dans cette foule compacte et dangereuse. Il avait toujours le sentiment de fondre en elle tout en la dominant. Elle le rassurait comme elle lui assurait de n'être jamais confondu avec elle. Il y avait lui, Eris Valverde, le Mangemort Politicien, et la foule. Ces bêtes notables qui auraient, un jour, pu l'éventrer en place public quand quelques trublions de la politique agissaient contre la cause Puriste. Désormais, ceux qui n'auraient pas hésité à le tuer à mains nues en 1981 se vautraient devant ses discours toujours plus extrêmes. Ils se laissaient aller à cette voix si froide qu'elle semblait venue d'ailleurs, annonciatrice d'un temps meilleur et prononcée avec tant de calme que la discréditer était suicidaire et inutile. Eris Valverde dégageait une aura d'autorité que même les plus hauts placés du régime ne remettaient jamais en doute. Son calme déroutait ceux qui s'attaquaient à lui. Mais pour ceux qui partageaient son quotidien, c'était comme être assuré d'avoir une journée toujours réussie et toujours mise en place pour que les meilleures compétences de chacun soient utilisées.

Son visage de fer ne cillait pas. Deux journées de réunions diplomatiques avec l'Allemagne avaient été épuisantes. Et pourtant, rien ne se sentait ni se voyait. Toujours avait-il ces rides qui faisaient de lui un vieil homme froid et austère, ses yeux étaient encore animés par cette même volonté acharnée de détruire le sang impur. Rien n'avait changé dans celui qui portait désormais le titre d'Intendant du Royaume-Uni. Et pourtant, Merlin savait que le travail était important lorsqu'on avait pour fonction celle de diriger l'Intendance de Lord Voldemort. Coordonner les différents Départements, recevoir les dignitaires du régime, les quatre Ministre, s'occuper de l'Information et de l'Education du Peuple et tout ceci dans une perspective de réforme et d'évolution de la société vers une constante perfection du Sang étaient en tout et pour tout les missions principales de l'Intendant du Royaume-Uni. Mais les journées n'avaient toujours fait que vingt quatre heures et plus les jours passaient, plus le temps s'écoulait en rapprochant les être toujours plus de leur mort.
La mort ne craint pas la Mort. Le fer ne craint pas le fer, tout comme le froid se marie très bien à la glace. Valverde n'avait pas peur, il n'avait pas ce sentiment de compte à rebours mis en branle et tourné vers cette certitude que tout mortel se doit d'avoir dans sa bien courte existence. Il savait qu'un jour, il mourrait. Et toutes les fois où cela avait failli arriver n'étaient que des signes du monde. Des messages, qui rappelaient sans cesse ce statut de faillible que pouvait avoir n'importe quel être humain. Et il était avant tout un être humain. Dépendant de la Nature, de la Sorcellerie et des choix que celles-ci faisaient pour ceux qui vivaient dans leur monde. Il n'était pas déterministe, mais confirmé dans une décision laxiste des possibilités de la vie qui voudrait que tout ce qui se passait dans le monde fût écrit plus haut, sur l'immense parchemin du Destin.

Neeson entra dans ce silence de glace et de marbre. Il traversa la salle et se positionna à quelques pas de l'Intendant. Toujours avait-il était impressionné par cette figure. Il l'avait vu revenir de la mort, et depuis, tous les jours, travailler sans un jour de vacances à la gloire du Purisme. Il l'avait suivi à Poudlard et désormais, il était le secrétaire du numéro trois du Régime. Intendant, Inquisiteur ou Directeur de l'Ordre Nouveau, Valverde était surtout pour Neeson une figure acharnée du travail. Inflexible dans ses décisions, sans-doutes le moins hypocrite de tous les Hommes, Valverde représentait pour son secrétaire, et sûrement pour beaucoup d'autres, cette figure qui en trois années n'était jamais tombée sous le coup du bourbisme. Celui qui avait traversé Azkaban, qui avait eu plusieurs crises à gérer en peu de temps et qui était encore là. Il ne se vantait pas ce cela, car d'autres l'avaient. Mais ces autres avaient fini par disparaître, un jour. Certains revenaient, puis repartaient. Menroth en était le premier exemple, De Saint-Clair un autre. Valverde était toujours là. Il avait en vu des Ministres, des Directeurs de Département, des Inquisiteurs. Il avait croisé bien du monde et avait vécu bien des choses. Mais il était encore là. Comme une mémoire à toute cette histoire, à tous ces conflits traversés avec tant de hargne, de haine et de violence. Sa vieillesse était le signe de ce qu'il avait pu voir et vivre en tant d'années. Comme Brom, comme Voldemort. Valverde n'était pas de la dernière pluie, tenter de le faire croire était aussi débile que dangereux.

« Ils sont prêts. »

Valverde tourna ses yeux vers Neeson. Celui-ci eut un léger frisson en voyant ces deux torches de glace se poser sur lui. Voldemort représentait pour lui une peur indicible, dont un frisson n'aurait été que pale représentation. L'actuel Intendant n'était pas le Seigneur des Ténèbres et ne suscitait pas autant de peur. Valverde n'avait jamais été un Sorcier sur-puissant, dont le moindre regard de travers pour faire venir la mort à n'importe quel moment. Mais quand on le regardait, lui, le Mangemort Politicien, le monde devenait singulier et autre. On se sentait comme entouré d'une aura de glace, coupé du reste de la réalité et du commun que tous les jours on vit. Il ne restait plus que Valverde et l'interlocuteur. Le vieil homme avait cette capacité à détruire toutes les barrières avec un simple regard. Des défauts, il en avait beaucoup. Jamais n'avait-il pensé le contraire et jamais qui que ce soit ne l'eût caché à quiconque. Mais il y avait chez ce Mangemort quelque chose de plus grand sinon de différent. On ne pouvait pas faire une accolade à Valverde. Quelque chose l'empêchait, quelque chose mettait de côté certains signes d'amitié. Certains esprits dérangés ou tout autre chose que conscients avaient déjà verbalement manqué de respect à Valverde. Mais physiquement, c'était impossible. Une noblesse s'échappait du regard et du visage. On préférait le tuer aussi sec que vite, sans bavure ni quoique ce soit. Comme si les yeux étaient encore un danger potentiel. Il était la Méduse des temps modernes, dont le regard était obligatoirement à éviter.

« L'Europe connait les bouleversements sûrement les plus grands de son temps. Elle a longtemps mis de côté sa propre nature, elle a longtemps oublié que la Sorcellerie était à l'origine de tout. Puissance, la Magie est fille de Nature et domine toutes les autres races. L'Europe a cherché à diminuer ce rôle. Mais au-delà du danger qu'elle a pu représenter pour les Sorciers, elle a surtout était une menace pour elle-même. Lier le Sang Magique au Sang moldu, c'est se détruire. C'est donner crédit à la désolation, la lâcheté, à l'imperfection. La Sorcellerie a toujours dominé et dominera toujours. Notre société, au contraire, suit au rythme de nos révolutions et de nos idées. C'est à nous qu'incombe la tâche de construire notre société. C'est donc à nous de réduire à néant celles et ceux qui occultent le message Puriste du Seigneur des Ténèbres. La foule observait Valverde parler. Se retrouver devant l'Intendant du Seigneur des Ténèbres, c'était comme se retrouver devant Voldemort lui-même. Le vieil homme, lui, observait avec froideur ces innomblrables personnes venues boire son discours. L'Allemagne a aujourd'hui fait un pas nécessaire pour la survie de la Sorcellerie. Le peuple allemand doit être conscient des sacrifices qui lui sont demandés. Mais il doit aussi tourner le regard vers les Sorcières et Sorciers de l'Intendance, voir combien en nos terres la réforme du Sang a réussi. Nous avons réussi à détruire le bourbisme, à l'endroit même où il était le plus fort et le plus menaçant. Qu'est-ce qui peut donc, au vu de nos réussites et de la Puissance de la Magie, empêcher l'Europe de détruire ce qu'elle même a engendré? L'Inquisition religieuse, la chasse aux Sorcières, les superstitions idiotes et ridicules qui n'ont eu que comme objet la réduction de l'importance Sorcière. Notre cause est grande. Elle est grandiose tant elle voit notre Monde chaque jour évoluer vers la Civilisation, l'Ordre, la Justice, la Sécurité. Nous sommes une grande civilisation, nous filles et fils de la Sorcellerie. Notre place sur terre est écrite d'avance: nous dominerons les plus faibles afin de les guider sur la voie la plus sûre pour leur survie. Nous l'avons accepté, mais chacun ici doit avoir en tête le rôle qui est le sien. Le Seigneur des Ténèbres est notre Guide, nous suivrons le chemin qu'il trace car notre Société ne fait que se porter au mieux. Si l'Allemagne suit le Purisme, alors l'Allemagne aura gagné une grande bataille. La bataille pour la rédemption de l'Europe, la bataille pour la Puissance de la Sorcellerie, la bataille contre la destruction maladive d'un bourbisme égoïste et lâche. Le Seigneur des Ténèbres a les yeux tournés vers vous, Sorciers Allemands. Ne le décevez pas et vous ne décevrez pas la Sorcellerie. Ouvrez vos bras à la gloire, à la puissance et à la Justice. Nous les armeront contre l'indignité, la misère et l'insécurité. Ouvrez vos bras au Seigneur des Ténèbres et au Purisme, et votre survie à toutes et tous est assurée. Car la Magie est Puissance, et que la Puissance ne peut s'incarner en vous que si vous vous levez, prenez les armes et partez au combat! Devant nous est la Sorcellerie, en nous brûle la Sorcellerie! Et derrière nous, la Sorcellerie suit! »

La foule allemande acclama son héros du jour. Celui qui incarnait les espoirs d'une société incertaine. Mais l'incertitude avait toujours été le climat quotidien de la vie. Il fallait toujours réussir à s'en servir, être curieux et avancer.
Mais Valverde, Voldemort et tous ceux qui se battaient contre la liberté avaient réussi à la faire passer pour Peur éventuelle. Les dictatures ont toujours prétendu apporter des solutions aux problèmes. Et ceux qui ont été manipulés par ces dernières n'ont jamais vu les véritables problèmes dans lesquels ils venaient de perdre leur liberté.
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Le feu, l’esprit, la lumière, tout vit par l’action || SOLO

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