POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P.

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P. Dim 12 Jan - 17:29

Il y a une différence entre vivre et exister
Eris Valverde & Gauthier Paravell


L'ambiance des bureaux d'Eris Valverde avait toujours été calme et reposante. Presque chaleureuse, si elle eût été sans la présence du vieil homme. Que cela soit à l'Ordre Nouveau, à Poudlard, ou à Buckingham, entrer dans l'antre de Valverde c'était comme entrer dans une immense bibliothèque confortable, où l'envie de se perdre dans les livres est plus forte que tout. C'était l'atmosphère que Valverde arrivait toujours à créer lorsqu'il s'installait dans un lieu. Il n'aimait pas le luxe, ni même le faste que le poste d'Intendant pouvait lui offrir. Il était issu d'une famille noble de Sang Pur, la richesse était impressionnante mais rien ne semblait le prouver plus que cela. Car le vieil homme était dans une recherche de l'équilibre et ne cherchait pas à prouver tel ou tel extrême. A quelques choses près, de toute évidence, au vu de la philosophie qu'il soutenait depuis maintenant quarante ans. Mais concernant le reste, on ne remarquait chez Valverde qu'une sagesse et une froideur propre à sa personne qui n'allaient jamais avec de l'ostentatoire ou du luxe. De fait, quand on pénétrait dans le bureau de l'Intendant du Royaume-Uni, c'était surtout l'homme de savoir et de froideur qui se faisait ressentir et non l'homme à la haute fonction politique. Une manière, comme une autre, de tromper quelques esprits faibles qui oublieraient que Valverde fût avant tout un homme politique, prêt à tout pour faire tomber ses ennemis. Car la politique était une arène dangereuse, où Valverde était un lion indomptable et bien trop dangereux pour qu'on cherchât à le maîtriser. Il avait tué bien des personnes, politiquement parlant. Yaxley fils, Menroth, d'une certaine façon. Et tout un tas d'autres noms qui n'avaient jamais réussi à percer car le vieil homme leur avait ôté toute chance d'avancer en quelques secondes. Alors, lorsque l'on mettait les pieds chez ce vieillard à l'allure trop calme et trop froide pour être inoffensif, c'était comme pénétrer dans l'antre de la menthe religieuse qui, de prime abord, semble sans danger. Mieux valait rester sur ses gardes, afin d'éviter toute chute trop rapidement arrivée.

La plume de Valverde grattait silencieusement sur sa feuille de parchemin. Son regard était absorbé par ce qu'il écrivait, comme s'il était capable de retracer par les yeux tout le parcours de ce vulgaire morceau de papier qui allait finir dans on ne savait quel dossier d'on ne savait quelle armoire d'on ne savait quelle salle de l'Intendance. L'observation dont était capable l'Intendant était parfois remarquable, comme s'il était en capacité d'entrer dans n'importe quelle chose et d'y déceler l'essence la plus profonde. Valverde avait vécu loin des hommes, à les regarder en haut d'une tour d'ivoire construite par la haine et l'intelligence. Il avait réussi à devenir une sorte d'enfant face à l'Humanité et était parfois capable de noter des choses chez les Hommes que personne n'arrivait à voir. Lui-même ne savait pas comment il faisait. Son inconscient faisait le travail pour lui. Il voyait d'ailleurs très bien lorsqu'une personne mentait. Car il était capable de différencier l'être dans ses moments d'honnêteté, d'en déceler les comportements faciaux et psychologiques et les comparer à d'autres situations douteuses. Il était donc risqué voire inutile de mentir à Valverde. Car le vieux Mangemort réussissait toujours à retrouver la part du Vrai. Peut-être pas immédiatement, peut-être au risque de beaucoup de choses. Qu'importait, elle arrivait toujours sous ses yeux. Les répercussions étaient alors très grave, car trahir le peu de confiance que le Mangemort Politicien accordait, c'était s'assurer des foudres glaciales et destructrices.
A gauche, trois dossiers posés les uns sur les autres. A droite, quelques livres, dont la plupart étaient marqués par un marque-page et étaient donc en cours de lecture. Il était environs dix-sept heures. Valverde avait, comme de coutume, passé sa matinée à lire les rapports des Départements, y répondre, avait fait une réunion de presse afin de donner les lignes claires d'information pour le lendemain. Ce après quoi, il avait travaillé sur des dossiers, notamment ceux en lien avec l'Irlande et l'avancées de la reconstruction politique et administrative. Il avait ensuite consacré son début d'après-midi aux rendez-vous avec des dirigeants ou des représentants étrangers. Il était donc désormais l'heure de rencontrer ses membres de l'Intendance. Valverde avait exigé une réunion entre tous les membres le lundi, afin de donner les lignes claires pour la semaine. De plus, il recevait une fois par semaine Ministres et Directeur de Département, afin d'avoir une communication claire et efficace.

Paravell avait souhaité rencontrer Valverde. Et il le rencontrerait. Valverde avait pris cet homme sur conseils de Brom, bien qu'il ne connût que très peu. Il était de coutume que l'ancien grand Dirigeant d'une institution recommande ses conseillers à son successeur. On nommait cela plus couramment le "testament politique". Paravell faisait parti de ce testament de Brom et était donc devenu Directeur des Renseignements Secrets. Valverde ne voulait pas être responsable des compétences de chacun. Et il avait donc fait le choix de choisir des personnes qui auraient à assumer leurs actes et leurs paroles devant Lord Voldemort. Paravell, lui, était le seul à ne pas être Mangemort parmi cette immensité administrative qu'était devenue l'Intendance du Royaume-Uni. Ainsi, il avait des comptes à rendre à Valverde en personne. D'une certaine manière, cela favorisait une menace moins grande de Lord Voldemort en personne. Mais le Seigneur des Ténèbres n'était pas aussi exigeant que son Intendant en matière de politique et de résultats. Il demandait quelque chose et attendait que cela vienne le jour donné. Valverde, lui, au contraire, faisait de chaque jour une possibilité de travail et d'amélioration. Aussi, rendre des comptes au vieil homme était chose courante et quotidienne et Paravell était sûrement le membre de l'Intendance le plus sous contrôle du vieil homme. Witcher avait été nommé par Voldemort, Eccleston par conseil du Seigneur des Ténèbres et Alexieva et Crow sur choix du vieil homme. Il avait confiance en ces personnes et leur statut de Mangemort lui assurait une fidélité au Seigneur des Ténèbres et donc à l'Intendance Valverde.

« Monsieur Paravell est arrivé pour son rendez-vous, Monsieur l'Intendant.

Bien. Faites-le entrer. »

Neeson fit entrer le Directeur du Département des Services Secrets dans le bureau de Valverde. C'était la deuxième fois que ce dernier mettait les pieds dans le bureau de l'Intendant. Celui-ci n'avait pas changé en quelques jours. Mais l'ambiance était beaucoup plus calme. Les fenêtres donnaient sur Londres, mais aucun bruit ne venait briser le silence glacial et austère qu'imposait la présence du Mangemort Politicien. Valverde continua à noter quelques phrases sur sa feuille de parchemin tandis que Paravell entrait dans le bureau. Ce dernier venait de traverser la zone circulaire réservée aux réunions et se trouvait donc près de la table de travail du vieil homme. Valverde fit un geste de la main, la feuille se plia en quelques morceaux afin de former une lettre.

« Merci de transmettre ce message à Mulciber. Et ne vous perdez pas en chemin, Neeson. Vous nous avez suffisamment fait perdre de temps depuis que nous sommes ici. »

Le secrétaire sortit rapidement, lettre en main, tandis que Valverde ôtait ses lunettes et posait son regard sur Paravell. Les choses se passaient toujours ainsi, le calme chez l'Intendant était parfois soudainement brusqué dans une tornade d’énergie avant de revenir dans un état stable et originel. Valverde, lui, ne bougeait pas. Sa froideur était impressionnante et ses deux yeux noirs observaient sa proie malgré tout le tumulte qu'il pouvait y avoir autour de lui. Les ordres fusaient avec calme et précision, les choses tournaient, tant pis pour celles et ceux qui n'avaient pas eu le temps de suivre. On passait à autre chose, car le temps n'était pas extensible et que Valverde n'avait pas le luxe de le laisser filer.

« Installez-vous. Vous prendrez un verre de vin d'Elfe? Valverde fit venir deux verres finement travaillés dans le cristal et une bouteille de vin d'Elfe. Celle-ci versa leur contenu dans les deux récipients avant de disparaître. Valverde regarda froidement son interlocuteur avant de reprendre de sa voix froide. Votre Département n'est pas des moindres dans cette Intendance. Vous en avez conscience. Votre rôle est essentiel à notre Sécurité à la politique Puriste du Seigneur des Ténèbres et les responsabilités qui sont les vôtres ne doivent en aucun cas vous être méconnues. »

Tous les Départements envoyaient régulièrement des notes. Valverde les lisait activement, et y répondait en personne faisant le choix d'une proximité et d'une communication rigoureuse. Il avait toujours ce souvenir de la difficulté que l'on trouvait à communiquer avec le Ministre de la Magie. Il refusait cette distance avec ceux qui composaient son gouvernement. On pouvait lui envoyer autant de notes que l'on désirait, il y répondait si cela en valait la peine. Mais Witcher, Alexieva, Crow, Eccleston et Paravell avaient rapidement compris qu'il était inutile d'embêter Valverde avec des choses qu'ils pouvaient régler eux-mêmes. Car le vieil homme n'avait pas le temps de tout gérer. Il avait été lui-même Directeur de Département, il savait le travail complexe et fatiguant. Mais Intendant lui demandait encore plus d'énergie. Ce n'était pas véritablement une surprise pour lui de comprendre pour quelle raison Brom s'était tenu éloigné des affaires politiques qui avaient vu se battre Menroth et Mulciber pendant quelques mois.

« Vous désiriez me parler. Je vous écoute. »

Valverde n'était pas bavard. Aussi n'aimait-il que très rarement les entrevues à deux personnes. Il préférait être au milieu de beaucoup de monde et d'observer. Il était silencieux, ses oreilles suivaient attentivement les conversations tandis que ses yeux notaient les moindres gestes et signes chez les personne qui parlaient. Il analysait tout, entrant dans une position quasiment passive au vu de la conversation. Et ce, non pas qu'il n'eût aucune culture ou rien à dire sur le sujet. Il en avait, des choses à dire. Mais il préférait écouter les autres, relever chez eux les idées intéressantes et les confronter aux siennes. De cette manière, il se construisait un avis sur différentes questions. Il restait une personne curieuse, et son regard de froideur était souvent surplombé d'une sagesse et d'un calme qui prouvaient une capacité de finesse et d'intelligence.
Son regard était plongé dans celui de Paravell. S'il y avait bien une personne en qui le vieil homme n'avait pas confiance actuellement, c'était cet homme. Il semblait vouloir se faire percevoir comme bien plus intelligent et bien moins malin qu'il ne l'était en réalité. Et l'Intendant n'était du genre à apprécier les personnes qui paraissaient bien différentes que ce qu'elles étaient en réalité. Il avait toujours mis de côté les hypocrites et les lâches, préférant les écraser lamentablement afin de prouver au monde entier leur incapacité à être honnêtes et vraies au moins quelques secondes dans leur lamentable existence. Mais chaque chose venant en son temps, il préférait de loin mettre à profit l'observation et la réfléxion avant d'agir. Pour le moment, Paravell offrait des résultats satisfaisants. Son travail était donc fait, Valverde n'avait pas d'autres choses à redire tant que la sécurité du Purisme était assurée. Mais s'il venait à l'esprit de ce jeune homme habillé tout de blanc de manquer de respect au vieux Mangemort, alors il était certain que cela serait la dernière chose qu'il puisse faire au Palais de Buckingham.
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Gauthier Paravell


MessageSujet: Re: Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P. Lun 13 Jan - 18:45

Paravell attendait patiemment que quelqu'un lui fasse signe d'entrer dans le bureau de l'Intendant. La réunion ne fut pas forcément une grande réussite pour un Gauthier peu enclin au déballage collectif et encore moins client de la soumission sans la moindre forme de proposition. Il ne partageait pas la vision de Valverde sur ce que devait être une direction. Diriger n'était pas forcer les gens à penser comme soi, vraiment pas. Diriger c'était obtenir quelqu'un chose de quelqu'un en lui donnant envie de le faire pour vous. C'est tout autre chose. Valverde était autoritaire et punitif, Paravell était dans le leadership. Deux mondes méthodologiques s'affrontant perpétuellement depuis des générations sans jamais avoir sur mettre un terme à la querelle aussi inutile qu'infructueuse.

Brom était un partisan du leadership également. Il faisait en sorte que les gens lui soit globalement redevables et utilisait cette dette comme monnaie d'échange pour l'exigence du travail bien fait. Pas de menaces, pas de paroles inutiles, pas de pression. Car finalement, il n'avait jamais eut besoin de tout ça. Il demandait et on se bougeait tout naturellement le cul pour le contenter. Une ère était donc définitivement close pour Gauthier qui voyait de moins en moins bien comment il pourrait s'associer étroitement à un homme comme Valverde. Mais Brom l'avait conseillé, il lui avait dit qu'Eris saurait reconnaitre ses talents et qu'il serait dommage de ne pas les exploiter.

En soi, c'était pas faux comme remarque. Mais Paravell n'avalait pas toujours ce que l'ancien boss disait. Au contraire, il avait une très nette tendance au scepticisme. Telle était sa nature.

Son chapeau à large bord enfoncé sur son crâne il attendant les mains dans les poches, assis sur un banc, jambes tendues et croisées devant lui. On aurait dit la version magique d'un mexicain faisant sa sieste. Il avait les yeux fermés car il essayait de faire le vide dans le bouillon d'information qu'était son cerveau. Cette capacité que beaucoup de gens lui enviait lui pesait beaucoup. Il ne l'avouait pas, mais il en souffrait depuis tant d'années... On lui tapota l'épaule, il ouvrit les yeux sans le moindre sursaut, provoquant celui du secrétaire l'ayant interrompu. Gauthier se leva en craquant sa nuque. Il entra, toujours les mains dans les poches dans une sorte d'éternel air de pure décontraction. Même si il allait à une exécution, il avait les main dans les poches quand il marchait. Fait agaçant pour un mec comme Brom par exemple.

Il laissa le dénommé Neeson sortir d'un mouvement d'épaule élégant, sa missive dans la main, l'homme referma la porte derrière lui. Paravell sortit les mains de ses poches pour se découvrir tout en prononçant un "Intendant, mes hommages." de circonstance. On pouvait reprocher beaucoup de chose à un homme comme Paravell, mais certainement pas son impolitesse ou une rupture dans le protocole. Si il flirtait avec les limites, il ne s'attaquait pas à celle là. On pouvait même le qualifié de trop poli pour être honnête. Ce qui finalement, n'était pas loin de le décrire parfaitement. On faisait rarement plus poli et rarement moins honnête.

Il accepta volontiers le vin d'elfe, l'alcoolisme fut une de ses tares jadis, mais il savait se contrôler à présent. Comme la drogue d'ailleurs. Un shoot oui, mais jamais plus d'une fois par mois. Il ne faut pas abuser des bonnes choses. Il laissa le vieil homme parler sans l'interrompre : il avait d'ores et déjà compris que le vieux n'était pas le plus loquace des hommes, et que le peu qu'il disait avait suffisamment d'importance pour qu'on évite de le couper et de toute façon, psychorigide comme il l'était, l'Intendant prendrait ça pour de l'insolence et pèterait un petit câble. Alors autant s'éviter des gènes inutiles et travailler aux choses importantes !

Des mises en gardes. Il aimait bien l'idée de ça. Cela démontrait que Brom avait bien fait ce qu'il avait dit à Paravell, à savoir conseiller son nom sans rien dire de son passif et sans parler du passé des Services Secrets de l'Intendance. Eris connaissait pourtant surement leur existence depuis un petit temps, mais il semblait qu'il n'avait pas fait le rapprochement. Ce serait chose faite ce jour.


En effet Monsieur, j'ai émis le désir de vous parler, il y a plusieurs sujets à aborder, ainsi je vais commencer par le moins agréable pour tous les deux à savoir moi.

Paravell retourna son chapeau pointu à large bord, il en fit sauter une couture d'un coup de baguette magique et plongea la main dedans : évidence même d'un sortilège d'expansion perpétuel indétectable, il sortit de dedans un très large dossier, écrit de la main de Léon Brom et fermer magiquement pour ne s'ouvrir que devant un Intendant. Gauthier reposa le chapeau sur la chaise vide qu'il occupait auparavant. L'espion posa le dossier devant son patron, il l'accompagna de l'anneau que Brom lui offrit pour représenter son immunité diplomatique : il n'avait plus la moindre propriété magique tant que l'Intendant en poste ne le lui remettait pas en main propre. Il redevenait un simple anneau d'argent au sigle de l'Intendance à la place de certifier son statut de diplomate.

Brom ne vous l'a pas dit, mais je travaille depuis fort longtemps pour les Services Secrets de l'Intendance. Depuis ses débuts pour être exact. Mon existence n'était pas officielle et mon département était dénué de tout statut avant que vous ne preniez place dan ce fauteuil Monsieur, mais j'ai déjà mener à bien toutes les campagnes précédentes en tant que chef de ce qui fut appelé le département des Langue-de-Serpent.

Pour faire court j'ai certains talents, notamment celui de ne jamais rien oublier de ce que je vois, écoute, goute, sent ou perçoit de façon générale. Je fus un informateur clandestin se vendant au plus offrant avant que Brom ne m'engage. Je me suis soumis à lui par Serment Inviolable, ma survie atteste donc de toute la confiance que je mérite de sa part mais également toute l'opportunité que vous avez en en passant un avec vous également. J'ai été impliqué de près ou de loin dans tous les évènements depuis la création de l'Intendance. Vous trouverez, d'après Brom, tout ce qu'il y a savoir sur mes actes soit sur le terrain soit comme gestionnaire d'agents dans ce rapport à mon sujet qu'il a rédigé et scellé lui même. Je n'ai pas pu le lire et ne peut attester de son contenu.


Paravell prit une légère pause pour boire une gorgée de vin. Il se posait beaucoup de question sur ce que Brom avait écrit, ça l'emmerdait de savoir qu'il y avait un compte-rendu papier à son sujet en particuliers. Si Valverde avait la curiosité de l'ouvrir, il découvrirait en première page la mention de pseudonyme avant le nom de Paravell. Il saurait également que l'homme possédait Alberdeen Castle, qu'il obtint comme QG temporaire des Services pour les étages inférieurs et comme demeure pour les étages supérieurs. L'Intendant trouverait également la mention de la présence de salles de tortures privées dans Alberdeen, mais également la note concernant l'intervention personnelle de Paravell lors de la simulation de sa porpre mort et le fait qu'il fut acheminé en deux étapes à Urquhart, il avait fait une halte à Alberdeen durant son inconscience le temps que la chambre soit installée au plus de près de l'Intendant de l'époque. Il était précisé que Gauthier fut le seul homme que Léon autorisa à employer la magie sur Valverde hors mis lui même. Toutes les missions étaient détaillées, sans la moindre exception.

Maintenant que vous savez avec certitude que je ne tombe pas spécialement du ciel, je tiens à vous dire que Brom m'a transmis deux ordres avant de quitter ses fonctions. Le premier était de préparer un château dans l'ouest de l'Irlande pouvant contenir des milliers de personnes disposant d'une cave aménagée en deux parties, une pour des expériences et une autre comme lieu de stockage. On trouve également de magnifiques étages dans lesquels j'ai eut la permission d'enfermer des demoiselles Sang-Pur bourbistes et tratitresse à leur Sang. Il est apparu à Brom que perpétuer la qualité du sang Sorcier était absolument nécessaire alors autant que ces dames servent un peu. Elles ne sont que 8 pour le moment, mais je pense qu'on agrandira le cheptel bientôt.

Ca c'est donc fait, vous l'aurez compris, le château a pour nom de code Bergerie, vous aurez demain matin sur votre bureau carte, plans et descriptions des lieux, ma secrétaire termine de copier la carte.

Le second ordre était d'approcher une groupe de mercenaire dirigé par un certain Vaas afin de récolter des moldus. J'ai rendez-vous avec ce monsieur à Paris très prochainement pour négocier le contrat. Brom m'a donné carte blanche pour cette mission et m'a affirmé que vous ne me l'ôteriez pas. Je préfère tout de même demander, même si on a volé beaucoup d'or aux irlandais et aux gobelins, c'est pas mon poignon et c'est vous qui décidez si je peux le dépenser pour ça.

N'étant pas spécialement idiot, j'ai rapidement deviné ce qui allait se tramer. Brom m'a confirmé que vous allez massacrer du moldu pour en faire des inferis ou autres monstruosités diverses et variées dans le but d'acquérir assez de force de frappe que pour être efficace contre n'importe quelle armée quand le temps sera venu.

Les objectifs sont-ils toujours les mêmes Intendant ?

Gauthier reprit une fine lampée de vin, affichant sur son visage un sourire naturel, reflet même que les pires atrocités l'amusaient plus qu'elles ne le gênaient.

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Attention : le vrai nom de Gauthier Paravell, Balthier de Lazom, n'est connu que de lui et Léon Brom, merci d'en tenir compte !
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MessageSujet: Re: Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P. Mar 14 Jan - 11:12

Lord Voldemort avait fait le choix de nommer Eris Valverde au poste d'Intendant du Royaume-Uni. Ce choix ne découlait pas de l'évidence même. Car le Mangemort Politicien et le Seigneur des Ténèbres s'étaient rencontrés depuis maintenant presque quarante années, laissant donc à penser qu'ils se connaissaient bien plus qu'ils ne voulaient l'admettre. Valverde avait, aux débuts de l'expansion du Purisme par Tom Jedusor, contribué à faire tomber les bases de la société bourbiste. Il y avait eu ceux qui partaient sur les champs de bataille, tuant et massacrant n'importe quel ennemi, ceux qui jouaient les diplomates en tentant de se lier avec quelques alliés potentiels et enfin ceux qui infiltraient les bases de la société bourbiste. Eris était de ceux-là, en entrant comme Juge au Magenmagot. Discret et professionnel, personne n'avait un jour douté qu'il était un Mangemort de celui qui se faisait depuis peu nommer Lord Voldemort. Il s'était alors rapproché des mieux placés, cherchant à corrompre et manipuler le mieux possible afin que le Purisme gagnât du terrain. De cette manière, il s'assurait une discrétion au vu d'un poste que peu surveillaient tout en étant proche de ceux qui avaient un véritable pouvoir au sein du Ministère de la Magie.
Le Seigneur des Ténèbres avait toujours su que son Mangemort était un politique intelligent et avisé, et que ses observations méritaient parfois qu'on l'écoutât. C'était donc pour cette raison qu'il lui avait confié la tâche de relever l'Ordre Nouveau. Et Valverde l'avait fait. La Commission du Sang avait éliminé bien plus de Nés-moldus en deux ans qu'elle ne l'avait fait durant toutes les années du régime. Certes Valverde n'avait-il pas éliminé ces Nés-moldus lui-même, encore moins avait-il fait toutes les Commissions du Sang. Mais c'était à lui qu'avait été confiée la tâche de mener à bien ces Commissions. Et le vieil homme y était arrivé. Il avait dirigé les Commissaires du Sang, d'après la méthode qui était la sienne. Certains s'y sentaient en protection, derrière un système sans faille toujours tenu d'une main de fer par le vieux Mangemort. D'autres, au contraire, éprouvaient la sensation d'une importance trop grande, d'un Valverde toujours présent quelque part.

Léon Brom et Eris Valverde se différenciaient dans leur manière de travailler les choses. Mais il fallait obligatoirement tenir compte des statuts des deux hommes aux moments où ils avaient été appelés aux plus hautes fonctions. Brom avait toujours joui d'une autorité naturelle, due aux nombreuses preuves de ses compétences magiques. Valverde était un homme politique, évoluant dans une sphère politique toujours aussi dangereuse voire plus. D'une certaine manière, voir nommé par Voldemort un homme qui n'avait rien de politique était une manière de protéger cet homme qu'était Léon Brom des tumultes et des esprits de ceux qui avaient évolué dans le Ministère de la Magie.
Mais Léon Brom aurait-il été l'Intendant qu'il était sans l'appui d'hommes comme Valverde? Car Brom à Urquhart, gérant une guerre épuisante et totale, c'était mettre de côté quelques points politiques quotidiens et de réforme. Et la seule image que l'on avait alors de l'Intendance restait celle du Département de l'Ordre Nouveau, unique lien avec les institutions directes d'Urquhart. D'une certaine manière, la façon autoritaire et punitive de diriger de Valverde avait autant servi à l'Ordre Nouveau qu'à Brom. Car beaucoup s'étaient plaints de ce manque de présence, de clarté dans les ordres. Le conflit Mulciber Menroth en était la principale preuve où l'un comme l'autre prétendait diffuser le véritable ordre de Voldemort, sans que Brom vînt y clarifier la situation. Valverde avait un grand respect pour Brom, et il était bien difficile d'avoir ce respect du vieil homme. Mais il restait tout de même objectif avec l'ancien Intendant, d'autant que lui-même avait eu à travailler avec lui. Et certes chez lui émanait-il une autorité naturelle et belle et bien présente, mais une autorité que l'on ne pouvait décrire que comme absente dès le moment où la porte du bureau était passée. Brom avait eu une certaine chance que bien des dirigeants de son Intendance respectent sa position, car rien ne les y forçait. Pour une fois, il y avait eu un fair-play politique, pour une personne qui n'y connaissait rien à ce monde dangereux.

Valverde restait un homme politique. Et comme tout homme politique, qu'il fût au poste d'Intendant ou de Directeur de Département, il devait se battre pour s'imposer. Dans la mesure où bien des personnes souhaitaient son poste et auraient tout fait pour le détruire, Valverde restait un homme méfiant qui n'accordait sa confiance à personne. Il avait des comptes à rendre à Lord Voldemort et il devait donc prouver qu'il était digne de la tâche qu'on lui avait confié. Ses méthodes étaient ainsi les siennes, les mêmes qui lui avaient permis de relever l'Ordre Nouveau en deux ans et de sortir Poudlard de la crise sécuritaire et interne dans laquelle elle était plongée. C'était donc ces méthodes ci que Voldemort avait choisi en nommant Valverde Intendant. Pas celles de Mulciber, pas celles de Witcher ou de Crow, mais celles du Mangemort Politicien. Et le Seigneur des Ténèbres n'était pas homme à tester les choses à un niveau si important que l'Intendant. Que l'on échouât à l'Ordre Nouveau, la chose n'était pas dramatique. Quelqu'un viendrait alors rapidement remplacé l'échec en question et la question serait réglée. De même avec Poudlard. On l'avait vu avec LeeRoy ou McNair à l'Ordre Nouveau. Mais à l'Intendance du Royaume-Uni, ce n'était pas la même chose. Voldemort n'avait pas le droit à l'erreur, ce qui faisait à la fois de Valverde une personne mise à ce poste des compétences bien prouvées mais avec des responsabilités bien plus lourdes que celles qu'il avait eues avant.

Paravell exposa le ce pourquoi il était là. Un dossier, composé par Brom en personne était le premier objet de sa demande d'entrevue. Il fallait avouer que Valverde avait confiance dans les décisions de l'ancien Intendant. De cette manière, prendre Paravell auprès de lui n'était pas le plus grand risque à prendre pour le vieil homme. Ses yeux froids fixaient sans sentiments le visage de l'ancien espion. Il parlait avec clarté, une bonne chose pour un homme à ce poste. Car l'Intendant s'était toujours méfié des hommes travaillant avec et pour l'information. Le cas Menroth, qui avait cherché à s'enrichir derrière le dos de Voldemort tout en prenant un pouvoir considérable démontrait la dangerosité de l'information. Peut-être même cette menace était-elle inconsciente. Plus on y travaillait avec acharnement, plus un sentiment de pouvoir et de puissance sur les autre se créait, offrant la sensation de tout contrôler dans la mesure où la vérité pouvait dépendre de sa propre bouche. Mais Valverde avait fait le choix de laisser faire Paravell. Il finirait lui-même par s'écrouler si les choses ne convenaient.
Il prit le dossier que lui tendit l'homme. Avec la vitesse habituelle de lecture chez cet homme passant son temps à lire, Valverde parcourra le dossier tout en écoutant Paravell. Il attendit qu'il eût finit, ferma le dossier et lâcha un « Bien » froid et calme qui prouvait qu'il avait pris connaissance de tous ces éléments importants et intéressants sur le compte de Paravell. Encore à Poudlard, Valverde avait fait ses recherches sur ce Paravell quand on lui avait annoncé sa nomination comme Intendant et que Brom lui avait spécifiquement demandé de le prendre sous son service. Mais il avait été stupéfié de ne rien trouver sur cette personne dans les dossiers d'archive de l'Ecole. Désormais, les choses étaient bien plus claires. Paravell n'était qu'un pseudonyme.

« Si le Magistère Brom a fait le choix de vous faire confiance, il est préférable pour tout le monde ici que rien ni personne ne prouve le contraire et que vous serviez l'Intendance comme vous l'avez déjà fait auparavant. »

Valverde ne voulait pas ressembler à Mulciber. Il ne voulait pas s'imposer dans une fonction qu'il ne connaissait pas totalement en choisissant tout de son nom et de sa personne, sans aucuns conseils ni avis. C'était pour cette raison que le Ministère Mulciber n'avait pas du tout fonctionné avec les Menroth, Valverde, Avery et De Saint-Clair. Mulciber avait voulu mettre son nom sur la fonction et bousculer toute une organisation que Jugson avait réussi à mettre en place. Eris, lui, était un spécialiste du Droit et des questions du Sang. Aussi entendait-il imposer sa vision des choses, dans la mesure où l'expérience et la connaissance lui avaient permis d'acquérir une véritable compétence en ces domaines. Mais quant au reste, il écoutait les conseils, prenait note et observait ce qu'il voyait. Brom avait conseillé cet homme et Valverde l'avait pris. Cela s'arrêtait ici. Si Paravell n'était alors pas satisfaisant dans ce que demandait le Seigneur des Ténèbres, alors il partirait.

« Je pense que vous avez pris connaissance du cas Menroth. Si ce n'est pas le cas, je vous suggère de vous renseigner sur beaucoup de choses. La voix sèche et froide de Valverde contrastait avec le feu de cheminée, comme de coutume. Ces choses qu'il allait dire, il les avait vécues. L'écouter n'était sûrement pas de trop. Larsen Menroth s'est constitué un Empire, aux Mystères. Un Empire si grand et si imposant qu'y nommer quelqu'un d'autre était aussi suicidaire qu'inutile. Le Département n'y était qu'un prétexte, une image. Son pouvoir s'étendait bien au-delà, si bien qu'il fallut attendre qu'il s'écroule par lui-même. Nous avons été obligé de le faire sortir de son royaume. Il est apparu bien plus faible que ce qu'il avait voulu nous faire croire. Valverde se leva et vint se placer devant l'immense fenêtre qui donnait sur Londres. Le bureau d'Intendant était plus spacieux que celui qu'il avait eu, puisque derrière sa table de travail un petit espace donnait à gauche sur un salon plus personnel et à droite sur une zone de lecture. Le mur du fond, lui, était devenu l'immense fenêtre devant laquelle il se tenait, debout, les mains jointes derrière le dos. L'information est un jeu dangereux. Nous pensons y contrôler la vérité. Notre vérité. Il suffit qu'à cet instant vous m'annonciez l'attaque de cent hors-la-loi à Poudlard pour que je demande à Monsieur Crow d'y envoyer ses meilleurs hommes. De qui, au final, dépendent ces hommes. De Lincoln Crow, de l'Intendant du Royaume-Uni ou du Directeur des Renseignements Secrets? »

Du Purisme. De l'Intendance. Peut-être était-ce là la réponse à la question. Il n'y en avait pas. Tout n'était qu'histoire de hiérarchie. Paravell répondait à son rôle en informant Valverde. Valverde ordonnait et Crow exécutait. Qui était responsable? Qui avait le pouvoir? La question ne se posait presque pas. Car le pouvoir était à Valverde, confié de la main de Valverde. Ce qui différenciait Mulciber et Jugson de Valverde, c'était que le dernier était le représentant direct de Voldemort. On prenait les ordres du Seigneur des Ténèbres auprès de sa personne, y désobéir revenait à désobéir au Seigneur des Ténèbres. Respecter l'Intendant était obligatoire, ce n'était pas quelque chose à côté de laquelle on pouvait passer comme on passait à côté du respect du Ministre. Car le Ministre ne dirigeait qu'un Etat. L'Intendant dirigeait le Ministre. C'était donc, hiérarchiquement parlant, une toute autre organisation.
Le vieil homme se retourna. Sa longue robe rouge-sang faisait contraste avec la blancheur des cheveux et de son visage. Ses yeux noirs ne lâchaient pas l'homme de blanc.

« Je ne fais confiance qu'à peu d'hommes et de femmes sur cette terre. Léon Brom a fait le choix de vous faire confiance. Je fais celui de vous confier la Sécurité de notre Intendance grâce aux Services Secrets. Mais, et je veux que les choses soient très claires, j'ose espérer pour vous que jamais vous ne caresserez l'illusion d'un pouvoir démentiel, d'une sensation de toute puissance. Qu'elle soit consciente, auquel cas souvenez-vous qu'elle sera rapidement réprimée ou qu'elle soit inconsciente. Auquel cas soyez attentif à qui vous êtes autant que vous l'êtes sur qui sont les autres. Il n'y a pas d'autres moyens. Vous devez être dénué de toute envie de puissance pour servir au mieux cette Intendance. Les missions qu'a commencées Léon Brom seront maintenues, notamment parce qu'elles sont utiles pour le Purisme. Toutefois, je veux de vous des rapports quotidiens quant à ce qu'il se passe dans ce château que vous nommez la "Bergerie". Ces rapports m'indiqueront l'évolution quotidienne des activités qui s'y font, notamment quant aux moldus. Tâchez aussi de travailler avec le Département de l'Ordre Nouveau quant aux Traîtres à leur Sang. Nombre d'entre-eux sont emprisonnés à Azkaban. Vous pourriez y trouver la ressource dont vous semblez avoir besoin. »

Valverde se réinstalla derrière son bureau. Il observa l'anneau d'argent, posé devant lui. Un anneau que lui aussi possédait, assurant une immunité totale et d'une protection magique en cas de graves problèmes. Ses yeux se perdirent quelques instants face à ce morceau de métal. Tout ne dépendait parfois que de si petites choses, devant nous, que l'on apercevait à peine. Il releva son calme regard vers Paravell et poursuivit de sa sèche et glaciale voix.

« Nous allons sceller de nouveau un Serment Inviolable. Dans lequel vous jurerez ne jamais me trahir, ni trahir le Seigneur des Ténèbres, ni le Purisme et l'Intendance du Royaume-Uni. Ce seront les quatre termes de ce Serment, bien que je puisse ajouter le conseil de ne jamais vous trahir vous-même. Ne vous oubliez pas dans l'exercice du pouvoir. Il corrompt les hommes, il les rend puissants sans qu'eux-même ne se rendent compte qu'en vérité, le pouvoir est le pouvoir. Rien de plus, rien de moins. »

Si les choses étaient ainsi claires, alors les deux hommes pourraient collaborer. Avoir Valverde de son côté, surtout en des temps où il se trouvait l'homme politique le plus important et avec le plus de pouvoir, était surement une chose non négligeable.
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MessageSujet: Re: Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P. Mar 14 Jan - 23:52

Gauthier aimait savoir plein de choses sur plein de gens. Il avait acquis ce goût au fil des ans, car sa vie lui avait offert de pouvoir retenir tout sans distinction aucune. Alors il s'était formé en lui cette part de jeu enfantin qui consistant à tout rassembler par sujet et par personnes dans son esprit. Finalement le plus difficile pour lui était de trier les information retenues et non de les retenir. Fait assez paradoxal dans un monde où tout était segmenté dans l'apprentissage et la vie de façon générale. Etrange n'est ce pas, que le surplus d'information ne soit pas si avantageux que ça de façon générale.

Paravell écouta l'Intendant parlé longuement avec patience et politesse. Il buvait tranquillement pendant cela, pour masquer son envie de répondre directement à la moindre phrase, il aimait l'échange direct, il n'aimait pas spécialement se perdre dans les méandres des mots. Mais il respectait les gens préférant de loin lâcher tout ce qu'ils avaient à dire dans une véritable bombe d'informations. Il admirait ceux qui y parvenait, lui s'en estimait peu voir pas capable. Il préférait de loin l'exactitude et la simplicité à la complexification et la métaphore.

Parler juste, ne pas en ajouter, dire ce qui devait être dit, en toute logique et en toute simplicité, sans en faire des caisses, sans étaler sa science ou ses connaissances, sans laisser entrevoir le superflus ou ce qui n'était pas utile ou opportun de dire à l'instant T et à la personne P présente. Minimaliste dans la communication, net, efficace. Telle était sa volonté. Il était aussi loin de l'enrobage que Lord Voldemort était loin de l'assistante maternelle aimante.

Quand Valverde eut terminé, Paravell ne peut contenir un petit rire, qui n'avait strictement rien de moqueur, il trouvait juste la situation amusante : lui un mini Menroth ? Non vraiment pas. Il n'en avait pas la moindre ressemblance, ni de près ni de loin. Gauthier posa son verre de vin sur la table, il était à présent vidé à moitié.


Ne le prenez pas mal Intendant, mais je ne peux m'empêcher de trouver vos craintes disproportionnées et donc quelque peu amusantes. N'y voyez ni mépris ni insulte. Je ne cherche ni le pouvoir, ni la gloire, ni la puissance, ni le contrôle. Je suis un homme qui recherche la discrétion par son anonymat et la protection par son statut. L'argent ne m'intéresse pas, j'ai assez d'économies que pour vivre pendant mille années sans avoir à compter.

Ce que veut en échange de mon travail est la tranquillité. Vous ne vous doutez pas de ce que j'ai pu subir en tant qu'informateur indépendant. Beaucoup de gens de beaucoup de pays m'aiment et dix fois plus veulent ma mort à cause de ce que j'ai vendu. J'ai eut assez d'emmerdes à irriter les gens puissants en cherchant la reconnaissance personnelle, je suis vacciné.

Vous ne trouverez pas plus éloigné de Menroth que moi. Même si je n'étais pas officiellement autorisé à enquêter sur cet homme, j'en ai entendu assez sur son compte au fil des ans pour savoir que je ne suis pas ce genre d'homme. Vous n'avez certainement pas à craindre que j'usurpe la moindre parcelle de pouvoir. Je n'ai ni l'ambition de le faire ni l'envie d'obtenir les emmerdes associées.


Paravell croisa ses jambes, ses fesse commençait à être paresthésiques à force de ne pas bouger, il sourit un instant et dit :

Le terme trahir est trop imprécis pour que je le prononce dans un serment inviolable monsieur. Trahir c'est une question de point de vue avant tout et cela ne vous donnera pas de bonnes protections contre toute la potentialité que je représente pour l'ennemi. Vous obtiendrez de meilleurs garanties si je jure de ne pas divulguer d'information concernant l'Intendance de façon volontaire ou involontaire à une personne ne disposant pas des droits de connaitre cette information. Si on me capture, je mourrais si un legilimen m'extirpe une information de mon cerveau, même si c'est peu probable que je sois capturé et encore moins que mes talents d'occlumens soit ébrêchés. Même Brom n'arrive pas à lire en moi, alors Jugson n'y arrivera certainement pas.

Ceci étant si vous ne voulez vraiment pas changer de termes, soit, je jurerai ce qui vous semble bon que je jure, mais je préfère de loin me lier de façon plus exigeante une bonne fois pour toute qu'être dans une situation bancale, je vous le dis en tout honnêteté.



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MessageSujet: Re: Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P. Ven 17 Jan - 17:41

Le Seigneur des Ténèbres était cruel. Il l'était tout simplement parce qu'il osait dépasser certaines limites, au préalable installées depuis fort longtemps d'on ne savait quoi de plus humain. La patience, la pitié, la clémence. Autant de qualités qui ne définissaient pas Lord Voldemort et dont beaucoup aimeraient le voir posséder. Mais ce n'était pas le cas. Il tuait sa pitié, perdait sa patience au bout de quelques secondes et n'épargnait personne qui puisse un jour lui barrer la route dans sa quête du pouvoir. C'était un dictateur tactique, qui avait bien compris ses faiblesses et qui n'avait pas voulu s'engager dans le terrain politique. Il ne le connaissait pas, ne l'avait jamais connu et le connaîtrait sans-doutes jamais. Car ce n'était pas l'univers de Tom Jédusor. Il en avait d'autres, à ses ordres, qui pouvaient faire ce travail à sa place, et peut-être même beaucoup que lui. Ainsi, il était de l'ombre de tout ces dirigeants que l'on voyait dans les journaux, ou à d'immenses discours de propagande, ou derrière quelques sombres bureaux qui détermineraient la place de chacun dans ce terrible monde.
Eris Valverde étaient de ceux-ci. Il était un homme politique, utile à une certaine image de Voldemort. Car celui-ci était devenu un fantôme, une peur et un fantasme. Il existait par la pensée, par le souvenir, par une présence presque spectrale. Il était là, on le savait. Mais on ne le voyait pas. Plusieurs hommes l'incarnaient. le politique Valverde, l'expressif Mulciber, le dangereux Crow, le combattant Brom, le chaleureux Witcher. Tous formaient un groupe auquel une certaine image de Voldemort pouvait être associé. C'était un constat étrange, comme s'il existait à la fois grâce à eux, et pour eux. Mais cela n'était pas le cas. Le jeu était fin, bien plus que les hors-la-lois ne le pensaient. Voldemort menait le jeu de manière magistrale. Ceux qui se croyaient être des pions du système étaient consolé et finissaient par penser le contraire. Ceux, au contraire, qui se vantaient de n'être pas sous la manipulation de Voldemort l'étaient en vérité encore plus que les autres, et ce, sans s'en rendre compte.

Et qui était Gauthier Paravell face à cette manipulation? Sûrement lui-même ne se posait-il pas la question. Et il en avait presque raison. Il était dans ce régime, permettait la manipulation de milliers de personne. Mais était-lui même manipulé? Et Valverde?
La question était bel et bien présente, et le fait même de se la poser prouvait qu'il y avait un chamboulement des ordres et des institutions. Car, de coutume, les plus hauts placés sont pris pour les manipulateurs tandis que les moins visibles sont considérés comme les manipulés. Mais au final, tous étaient manipulés. Et c'était ici la plus grande prouesse de Voldemort. Car en supprimant Dumbledore, il avait détruit la part opposable dans la balance. Quant à Potter, c'était l'espoir qui était tombé en même temps que lui à Poudlard. De fait, le Seigneur des Ténèbres avait installé un climat de peur, dont il ne restait plus que son nom. Sur trois, il était le survivant. Celui qui avait vaincu ses ennemis, et par conséquent, celui qui pouvait vaincre tout le monde. Le monde était donc tombé dans cette turpitude de la peur. Elle était vulgaire, car installée avec tellement de facilité que c'en était déconcertant. Tous avaient cédé à cette peur. Notamment les Hors-la-Loi. Jugson, la Vague, l'Ordre du Phénix. Tous avaient peur de Voldemort. Car personne ne l'affrontait directement. Et s'il n'y avait jamais eu de menace, ils n'auraient pas eu la nécessité de devenir hors-la-loi. Jedusor avait donc fait en sorte de créer un climat d'hésitation, d'ombre et de division. C'était la meilleure manière pour lui d'imposer sa marque. Il était le seul, l'unique, celui qui réunit les deux parts brisées, celui qui a un nom dans la peur. Peu à peu, on avait oublié qu'il était le coupable de cette peur. Il fallait un nom, une instance d'union dans cette société brisée. Voldemort avait réussi à le devenir. Il avait réussi à contrôler cette partie si influente du monde quant à la Sorcellerie.

Et Valverde, lui, était assis derrière ce bureau. A la tête de la plus haute entreprise politique du Purisme, donnant des ordres, légiférant, écoutant et signant. Son nom apparaissait désormais dans tous les titres protocolaires, dans les journaux. Mais il faisait fis de cette célébrité. Elle n'avait jamais rien apporté de bon aux hommes. Il restait discret. Arrivant tôt le matin, partant tard le soir. Il traversait le hall, saluait le personnel travaillant dans les services administratifs de l'Intendant et dans son cabinet, et il disparaissait. Comme à l'Ordre Nouveau, Valverde incarnait le calme avant la tempête. On pouvait venir vers lui. Mais on ignorait s'il était là, quelque part. On sentait sa présence. Il était bien assis en train de faire quelque chose. L'ombre de Valverde planait, imposant silence et sérieux à ceux qui travaillaient à Buckingham.

« Il n'est pas véritablement question de qui vous êtes, mais de qui vous risquez de devenir. Cela ne va guère plus loin. »

Au revoir les considérations, les potentielles rivalités ou amitiés. Valverde ne s'étendait pas là-dessus, encore moins dans un tel univers qu'était l'Intendance. Il n'avait confiance en personne, tout simplement parce que l'art de faire de la politique était dans ses gênes. Il avait grandi avec cette maxime, et la politique s'était inscrite dans son corps à jamais. Comme chez certains qui sont prédisposés à certaines choses, à certaines pratiques. Valverde, lui, était prédisposé à la politique car il avait vu son être se construire pour et par la politique. Il était difficile pour lui de voir autrement. Certes y avait-il la lecture, les runes, la science et toute une série de chose qui rendaient Valverde cultivé et intelligent. Mais il n'en était pas moins un homme politique et l'absence de confiance en était une règle. Certains étaient à Buckingham pour faire le travail qu'on leur demandait. Ils disparaîtraient sans-doutes ensuite, une fois la chose achevée. Valverde n'était pas de ces gens-là. Non pas qu'ils fussent plus bêtes ou moins intéressants que lui. Sa vie restait la politique. La politique, au service du Purisme. Et qu'un Politicien fût mis à Poudlard n'avait rien de hasardeux ni de réducteur.
Valverde et Paravell ne se ressemblaient donc pas. Car à écouter l'espion, sa principale occupation était de rester tranquille. Qu'on ne vint pas bousculer son quotidien, sans-doutes chargé de plusieurs déboires dont il valait mieux ignorer la nature. On avait eu besoin de lui, il était là. Un inconnu parmi les inconnus, qui ne trouverait aucun mal à retomber dans l'inconnu si sa sécurité était assurée. De toute évidence, lorsque l'on goûtait aux hautes fonctions, on avait du mal à retomber dans une vie sans celles-ci. La protection, la médiatisation, l'emploi du temps toujours occupé et pris. Mais Valverde avait besoin de cette vie-ci. Du moins il était nécessaire pour lui d'être toujours dans des cercles politiques. Les hautes fonctions n'étaient que supplémentaires et éphémères. Il voulait continuer dans cette vie, car il avait été ainsi fait et construit.

Le vieil homme l'écouta déballer ce qu'il avait envie de dire. Sa face froide ne fléchit point. Il restait stoïque. Depuis qu'il était à de telles fonctions, et même depuis qu'il évoluait et qu'il était respecté dans les dignitaires Puristes, personne n'avait parlé à Valverde de cette manière. C'était donc étonnant, cette non réserve de cet homme face au vieillard. Car l'Intendant avait toujours représenté une forme de sagesse. Le contredire ouvertement, surtout devant lui, c'était comme contredire cette sagesse et ce calme. Il était remis en question dans ses choix. Il l'avait été par deux fois par Paravell durant la réunion. C'était presque à croire qu'il le faisait exprès.
Le Mangemort Politicien n'avait jamais demandé à qui que ce soit d'être autre que soi-même. Crow avait son caractère, tout comme Mulciber. Mais il y avait des règles, qu'on se devait de respecter. Et ce, encore plus lorsqu'on était installé aux plus hautes fonctions. Valverde méritait le respect, et Paravell ne lui en donnait pas. Le contredire ainsi sur tout en devenait agaçant. Si tant est que Valverde puisse être facilement agacé par quelqu'un. Il fallait du temps, sa patience était bien plus grande qu'on ne le pensât. Mais quand le point ultime arrivait, mieux valait ne pas rester dans les parages et dans le sillage de Valverde. Car ses colères froides étaient souvent désastreuses pour tout le monde. Mais il s'y mettait que lorsqu'il sentait qu'on lui manquait de respect. Car il n'avait pas d'affect pour ceux qui l'entouraient, encore moins était-il confiant quant à leurs intentions vis à vis de lui-même. Mais il demandait le respect quand il donnait le sien. Si lui-même ne donnait pas de respect, alors il semblait logique qu'il n'en reçût pas en retour. A partir du moment où il en offrait, considérant la personne avec le minimum possible, et que rien en échange ne venait de l'interlocuteur, Valverde se coupait. Il se coupait, devenant encore plus froid que nature, ignorant les personnes. Il était dommage que cela arrivât quand on travaillait presque quotidiennement avec vous.

« Il dépend de comment vous le percevez. L'honnêteté n'est louable que quand elle ne sert pas seulement le parti d'un seul, Monsieur Paravell. "Trahir" me semble un mot tout à fait exploitable, et qui peut vous engager. Le vieil homme observait Paravell. Il était bien délicat de le comprendre. Ou plutôt, il était fin dans cette façon qu'il avait de laisser croire qu'il ne pouvait être compréhensible. Vous jurerez que votre Département, sous votre responsabilité, et vous-même ne divulguerez jamais d'informations et de secrets à toute personne qui n'est pas autorisée par le Seigneur des Ténèbres ou l'Intendant à connaître ces informations ou secrets. Vous jurerez aussi que vous servirez l'Intendance du Royaume-Uni en exécutant ses ordres, qu'importe ce que cela pourrait entraîner. Enfin, vous jurerez avec ce serment faire tout votre possible pour servir l'Intendance du Royaume-Uni et le Seigneur des Ténèbres. »

Les mots étaient toujours à double-sens. C'était un fait qu'on ne pouvait nier. Mais si les intentions de Paravell n'étaient pas dangereuses, alors rien ni personne ne risquait quoique ce soit. Valverde avait pris pour habitude de donner certaines cartes en main à certaines personnes. Il restait à ces dites personnes de les utiliser, à bon escient ou non. Ils assumeraient alors leurs responsabilités. Car Jugson n'avait jamais juré fidélité au Seigneur des Ténèbres en honorant son Serment. Aussi, si quelconque lien se faisait entre les deux, Paravell mourrait. Il le savait, il ne s'y risquerait pas.
Car à quoi bon perdre la vie quand le pouvoir en place peut apporter le bonheur et la jouissance voulue?

« Sommes-nous d'accords? »

Mieux valait-il que oui.
Valverde était un bon joueur. Mais avec lui, le jeu durait si longtemps qu'on l'oubliait. Si bien qu'un beau jour, il détruisait l'adversaire et restait en place. Car n'était-ce pas ce qu'il avait fait avec Yaxley, Malfoy, Menroth ou LeeRoy?
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MessageSujet: Re: Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P. Mer 22 Jan - 10:56

"Il n'est pas véritablement question de qui vous êtes, mais de qui vous risquez de devenir." Ces mots résonnaient dans la tête d'un Paravell qui une fois de plus ne pouvais que s'estimer en profond désaccord avec cet homme. Mais il n'abuserait ni du temps ni de la patience du vieil homme que pour le souligner. Gauthier était quelqu'un qui pensait que les gens ne changent pas. Ils font semblant, mais au fond d'eux, dans les plus profondes noirceurs de leurs âmes, les gens étaient toujours ceux qu'ils étaient jadis. Changer l'enrobage ne modifie pas la nature des gens. Et donc leurs grandes décisions.

Un mec qui voulait la paix dans sa vie travaillait dans ce sens, un mec qui voulait le pouvoir travaillait dans un autre sens. Le temps, l'argent, les femmes, le pouvoir ou les titres ne changeraient pas Gauthier Paravell. Pour la simple et bonne raison qu'à ses yeux, toutes ces choses étaient des outils, des objets, insignifiants dans leur essence mais indéniablement utiles dans le fait qu'ensembles ils lui apportaient ce qu'il désirait ardemment, ce qu'il voulait, ce qu'il chérissait et ce pour quoi il était prêt à faire des sacrifices plus ou moins grands.

Il écouta Valverde avec cette fausse mine attentive que prennent les autres pour montrer qu'ils font un effort pour retenir les choses. Même si l'Intendant savait qu'il avait ce type de capacité, il attacherait sans doute une certaine importance à voir qu'on était attentif à ce qu'il disait. Gauthier estimait que ce mec n'aimait pas spécialement se répéter, alors il lui donnait ce qu'il attendait d'un de ses sublaterne, de l'attention, un regard fixe, un comportement digne du rang qu'il occupait. Mais dans le bon fond, le rang des gens, Paravell s'en foutait. Il n'avait pas besoin d'une échelle de valeur pour retenir les choses, il les retenaient de toute façon.

Valverde semblait plus souple que prévu. Tant mieux. Il avait modifié le Serment au préalablement cité. C'était certes mieux, mais si Gauthier voulait chipoter il l'aurait encore fait modifier : s'engager au nom de son département, c'était parier sur la fidélité de ses subalternes. Et ça, ça l'emmerdait profondément. Lui n'oubliait jamais rien, mais ses hommes, sous ses ordres, c'était une autre paire de manche, même si ils étaient compétents et tout ce qu'on veut, ils pouvaient négliger des détails que lui jamais n'oublierait. Il eut un petit rictus lors de cette phrase, à peine perceptible, mais qui montrait franchement sa gène. Puis il réfléchit quelque peu. Il lui suffisait de modifier les Serments Inviolables de ses hommes pour obtenir la sécurité à ce sujet. Ils avaient tous jurés de ne jamais divulguer des informations. Mais si ils faisaient entorses, même en mourant, Paravell crevait aussi avec ce nouveau serment. Il devait donc placer le filtre de ses hommes plus tôt que le moment de divulguer l'info. Il les ferait juré de ne jamais avoir l'intention de donner des infos et de ne jamais laisser l'esprit de quelqu'un n'ayant pas les droits effleurer le leur par légilimancie. Ainsi un simple contact insuffisant pour trouver des informations suffisait à tuer ses subalternes, une simple envie de trahir aussi. Dans les deux cas, les agents mouraient avant qu'une info ne soit révélée ce qui assurerait sa survie, même si un agent est capturé.

Parfait. Il avait la parade à l'exigence du vieux. Il l'utiliserait donc, sans même se cacher de le faire. Et Valverde ne pourra pas prétendre que Paravell est quelqu'un de déloyal : il aura fait le Serment que l'Intendant lui avait proposé et l'appliquera de la meilleure façon pour protéger et les informations sous sa responsabilité et sa vie.


Ca nécessitera une petite modification des Serments de mes agents, mais oui, absolument, nous sommes entièrement d'accord. Je passerai Serment Inviolable selon ces termes ci, à la virgule près.

Paravell ne pouvait se montrer plus clair et plus honnête en cet instant précis. Il était parfaitement à sa place, parfaitement dans son rôle, et surtout on ne peut plus transparent. Gauthier le fixa droit dans les yeux, la froideur de cet homme n'était pas comparable à celle qu'il avait déjà cotoyée dans sa vie, il devait bien l'admettre. Mais il avait suffisamment de jugeotte que pour savoir en faire fi.

L'entrevue touchait quelque peu à sa fin, et non pas que ça réjouisse Paravell, mais on pouvait dire que ça ne le dérangeait pas formellement. Il embraya sur la suite directement, histoire d'en finir :


Je suppose que vous n'avez rien à objecter pour reconduire mon Immunité Diplomatique Monsieur, ou attendez-vous quelque chose pour que cet acquis soit renouvelé ? C'est un outil de travail fort précieux je dois le reconnaître.

Paravell jouait la carte de la transparence jusqu'au bout, il ne pouvait être plus clair dans la mise en avant de son désir plus ou moins ardent de la voir être reconduite. Il faisait des efforts pour contenter un homme qui voulait tout contrôler car ne connaissant pas la confiance. Là était toute la différence avec l'ancien boss, la relation de confiance. Avec menace tacite bien entendu, mais tout de même en toute confiance. L'ancien patron avait ce petit don de te faire comprendre en un regard que si tu chiais le coup, t'allais vraisemblablement bouffer les pissenlits par la racine dans pas longtemps. Gauthier avait toujours trouver ça stimulant, motivant et excitant, mais il n'était pas vraiment quelqu'un de normal.

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MessageSujet: Re: Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P. Mer 22 Jan - 20:29

Valverde aimait que les choses fussent dans l'ordre qu'il avait préétablis auparavant. Non par autoritarisme, ni par violence. Simplement parce que dans cette vision des choses, il entendait être présent. Il n'aimait pas être mis de côté quand on lui demandait quelque chose. Et son perfectionnisme le poussait parfois à vouloir un peu trop présent. C'était toute une mesure qu'il fallait trouver quand on le côtoyait. Autant faire les choses bien et lui accorder ce qu'il attendait. Il était vieux, certes. Il en avait vu des choses. Il en avait croisé des personnes. Par ce fait là, on se devait d'être indulgent sinon compréhensif. Non, l'Intendant n'était pas un gâteux gueulard et il était sûrement mal aisé et malvenu que de le considérer ainsi, surtout pour sa sécurité personnelle. Il avait de la patience sur beaucoup de choses, mais les rapports humains le fatiguaient. Chez certains, on sentait cette menace perpétuelle, le moindre pas de travers et il en est fini de nous. Chez Valverde, cela restait plus latent, plus calme. Derrière une froideur sans égale, on pensait qu'il ne restait plus rien. L'austérité et le calme du vieil homme faisaient oublier qu'il était un monstre, pouvant tuer à n'importe quel moment. Cette part cachée faisait souvent qu'on l'oubliait. Il y avait tellement de choses à voir, avant. Mais il fallait aussi se demander comment il avait survécu. Par quels moyens. Quels avaient été ses sacrifices, ses combats, ses ruses. Car il avait bien fallu, quelques fois, composer sans la politique. Prendre sa baguette et se défendre. Donner des coups et en recevoir. Et il était toujours là, infatigable. Vieux, certes. Oui, il l'était. Peut-être représentait-il une certaine ancienne société. Celle des valeurs Puristes avant l'ambition, celle de l'intellect avant les sentiments. Mais l'avoir à ses côtés n'était jamais un fardeau. L'écouter, encore moins. Mais les choses ont toujours un double sens. Valverde en était un. Et plus il s'imposait, plus on oubliait de quelle façon il y arrivait. On pensait à ses compétences, à sa logique administrative et surtout politique. Mais on oubliait bien souvent ce qu'il y avait derrière ce masque de fer. La détermination n'avait pas de failles chez cet homme. Gare à celui qui l'oublierait.

Le vieil homme avait un respect des règles. Il refuserait que quiconque d'un Ministère manque de respect à son Ministre ou aux Directeurs de Département de l'Intendance. Aussi refusait-il que les Directeurs de Département de l'Intendance lui manque de respect à lui. Il en donnait. Sans confiance, il était vrai encore moins avec chaleur. Mais c'était son style. Il dirigeait ainsi, il fallait s'habituer ou partir. Car l'Intendant n'obligeait personne. Il était le successeur de quelqu'un, mais il restait celui à la place actuelle. Il refusait qu'on le comparât à Witcher ou à LeeRoy. Aussi ne s'attendait-il pas qu'on le compare pendant des siècles avec Brom.
Il n'avait confiance en personne. Sûrement parce qu'il n'était plus véritablement humain. Sa Haine avait remplacé quelque chose en lui. La mort de son unique amour avait pris tout ce qu'il y avait d'extrêmement bon en lui, comme ce qu'il pouvait y avoir en tout être humain. Il ne restait plus que le mauvais. Et ce mauvais n'était plus équilibré. Aussi Valverde était-il, littéralement, un "déséquilibré". Ceci ne l'empêchait cependant pas de vivre. Il appréciait l'honnêteté et le travail bien fait. Crow en était la preuve. Car la première fois où les deux hommes s'étaient rencontrés, l'actuel Intendant avait cloué le bec à Scofield et son serviteur. Le Mangemort ne se trouvait aucunement dans la tête de Crow, mais il était fort possible que celui eût compris qu'il ne serait pas négligeable pour lui de s'éloigner du bras-droit disparu de Voldemort et de faire sa propre route lui-même. Valverde n'aimait pas plus les gens malhonnêtes avec les autres que ceux qui manquaient d'honnêteté envers eux-même. Aussi pouvait-il ordonner, il pouvait se montrer très directif. Mais si les choses arrivaient à bon port, il ne laissait jamais les gens seuls. Il avait recommandé Selwyn auprès de Mulciber, il avait pris Crow sous son aile, il était devenu le mentor de Bedan après avoir été celui de Serpens. Valverde restait donc honnête et d'une aide très utile dès qu'on lui présentait respect et travail.

Il prit l'anneau, y activa un sortilège runique avant de le rendre à Paravell. Une manière personnelle. Une marque de fabrique. Rares étaient les sorciers étant capables ou souhaitant maîtriser la magie runique. Valverde était l'un d'eux. Peut-être qu'un jour cela le perdrait. Peut-être qu'il découvrirait que son métabolisme sorcier ne pouvait supporter le poids énergétique de la magie runique. Il n'en savait rien, et ne se posait pas la question. Non par laxisme. Mais tout simplement parce qu'il ne s'intéressait pas à lui-même. Sa vie, sa survie ou tout autre chose qui tournait autour de sa personne ne le concernait plus. Il avait oublié qu'il existait, oublié qu'il avait le droit de respirer sur cette Terre. Le vieil homme s'était presque toujours senti en dehors de ses propres discours. Comme si lui-même n'appartenait pas à cette immense communauté Sorcière. Il n'y appartenait plus depuis que l'Amour l'avait déserté. Il était un autre, quelqu'un qui observait les mouvements de la vie avec un regard froid. Il ne considérait plus ces choses, se sentant comme investi d'une mission. Répandre la parole Puriste tant que la vie le permît, puis disparaître. Il était tel un arbre au milieu du village. Visible, respecté, admiré pour certains, vieux pour d'autre. Mais il n'était pas un Homme. Il ne vivait pas parmi eux. Et comme ces croyances celtiques et nordiques pensaient que les hommes, lorsqu'ils mourraient, devenaient des arbres, Valverde en était devenu un dès ses onze ans.
Bien trop tôt pour mourir.

« Faites-en un judicieux usage. »

Valverde et Paravell, c'était la mort face à la vie. La débauche face à la rigueur. Ils étaient deux pôles, que l'Intendant équilibrait. Aussi, le jeune-homme ne comprendrait jamais véritablement l'Intendant sans pour autant le remettre en question dans son autorité. Et Valverde ne serait jamais capable de suivre la mentalité de l'espion tout en respectant son travail bien fait. Ils étaient deux aimants ne pouvait se toucher malgré une force sur-humaine. Cette force était sûrement celle du Purisme. Mais si le monde fût fait autrement et que le Purisme n'existât jamais, ils ne se seraient jamais rencontrés.

Valverde envoya une onde runique, chose courante pour appeler Neeson. Ce dernier entra de nouveau, le regard sérieux et prêt à réaliser la demande du vieil homme. Le secrétaire avait suivi l'Intendant depuis qu'il était revenu de sa supposée mort. D'ailleurs, Paravell le connaissait peut-être. Qui savait véritablement quel rôle avait eu l'espion quant à tout ce qui avait concerné son retour dans la vie en Octobre 2004. Une année durant laquelle l'habile et sérieux secrétaire avait supporté les coups acerbes du Politicien, tout en évoluant dans son travail. Directeur de l'Ordre Nouveau n'avait rien à voir avec Inquisiteur. Encore moins avec Intendant du Royaume-Uni.
Neeson était presque devenu un homme de confiance. Et le vieil homme accordait très peu de confiance à très peu de personne. Aussi la chose était suffisamment originale pour la souligner, tant un lien unissait les deux hommes. Neeson voyait tous les jours des dossiers confidentiels passer. Plus les jours s'étaient avancés, plus il avait pris connaissance de sujets jugés confidentiels sinon dangereux. Ainsi, la vie du secrétaire était devenue tout aussi importante que celle d'autres personnes de l'Intendance. Car des secrets, il en connaissait. Certains pouvaient d'ailleurs craindre cette présence perpétuelle, notamment dans les réseaux espions de la résistance. Mais l'Intendant était observateur. Ainsi, il aurait rapidement pu comprendre la moindre trahison chez son secrétaire et la réprimander très rapidement.

« Vous savez ce qu'il vous reste à faire, Neeson.

— Très bien, Monsieur l'Intendant, répondit l'homme. Monsieur le Directeur, votre main, je vous prie. Les deux hommes joignirent leurs mains afin de lier leurs deux vies à un Serment d'honnêteté et de magie. Monsieur Gauthier Paravell, vous jurez par ce Serment les termes qui suivront. Vous perdrez la vie si vous brisez ce Serment. Jurez-vous sur votre vie que vous et vos employés ne divulgueront aucunes informations relatives à la sécurité de l'Intendance et du Seigneur des Ténèbres à une tierce personne qui n'aurait pas eu l'autorisation du Seigneur des Ténèbres et de l'Intendant du Royaume-Uni de les connaître. L'homme acquiesça. Le lien magique se renforça. Jurez-vous sur votre vie que vous exécuterez l’entièreté des directives de l'Intendance, sans prendre acte des quelconques répercussions de ces actes? De nouveau, Paravell jura. Enfin, Gauthier Paravell, jurez-vous sur votre vie que ferez tout votre possible pour servir l'Intendance du Royaume-Uni et le Seigneur des Ténèbres? »

Le Serment se scella quand l'espion jura.
La parole avait toujours eu une si grande importance que tout Serment Inviolable non respecté se trouverait être la cause de la mort du traître. De cette manière, la métaphore du Serment prenait tout son sens. Car la parole restait une donnée essentielle de toute vie, dans la mesure où elle liait l'existence de deux êtres à compté de leur Serment.

« Je vous ferai parvenir l'agenda diplomatique chaque début de semaine. Vous travaillerez avec Lincoln Crow quant aux mesures de sécurité à prendre pour chacun de mes déplacements. Tenez-vous néanmoins pour acquis que je ne veux pas d'une garde sur laquelle je marcherai et qui m'obligerait à respirer de telle ou telle manière. Je ne veux pas perdre de mon autonomie lors de mes déplacements. Aussi des espions seront bien plus utiles que des gardes du corps, bien qu'un ou deux soit nécessaire. Valverde fit un signe de la tête. Au revoir, Monsieur Paravell. »

La journée continuait. Il devait encore s'entretenir sur les mesures de Sécurité à adopter sur les côtes écossaises avec le Ministre de la Magie Ecossais et partir en réunion avec son service de délation et d'information.
Se réinstallant avec calme derrière son bureau, l'Intendant retomba dans un calme total et une froideur que beaucoup lui connaissaient désormais.
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Il y a une différence entre vivre et exister || PV G. P.

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