POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Rights men and rights actions || PV

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John Mulciber


MessageSujet: Rights men and rights actions || PV Dim 12 Jan - 18:17

Un temps. Deux temps. Trois temps. L'air qui passait par la fenêtre et d'un coup elle claquait. Les yeux verts du Ministre se posèrent sur le miroir et il revint au jardin. Il n'y avait pas beaucoup d'enfants de l'âge de William, son petit-fils, dans sa famille, mais déjà, ce dernier fréquentait les autres gamins de son âge, d'autres familles aisées et riches. Le Ministre de la Magie les regardait avec une certaine bienveillance. Ils n'avaient aucune idée de ce que leur réservait le monde qu'il bâtissait aujourd'hui. Ils ne savaient rien de la guerre, et sans doute, du moins John le pensait, ne la connaitraient-ils jamais. Le jardin d'hiver s'étirait sous le balcon avec maestria, comme si rien ne pouvait le détruire, et c'était sans doute vrai, car le jardin était plus vieux que l'occupation par les Mulciber du château. L'air exhalait une sorte de parfum de roses d'hiver. Les doigts de John se crispèrent sur le garde-fou d'or ciselé. Heureux soient-ils, eux qui voient encore l'existence comme un jardin sans cloture. Heureux soient-ils avant l'heure des choix qui nous scellent. Le visage du Ministre s'éclaira d'un léger sourire et il referma la fenêtre. Défendre une paix qu'il ne connaitrait jamais n'avait de sens que parce qu'ils parviendraient à un idéal qu'on disait il y avait encore seulement dix ans utopique. Mais lui y avait cru, et il y croirait toujours. Rien ne changeait chez John Mulciber, ou plutot tout changeait, sauf la manière qu'il avait de croire. Un jour, ces gosses seront qui ils veulent, avec qui ils veulent, où ils veulent. Grâce à moi. Grâce à son sacrifice. Parce que lui n'avait pas été ce qu'il voulait. Je me sens rongé. Ou comme une salière, tiens. Si je bouge, des morceaux de moi même s'échappent et je ne les retrouve plus. Cela ne le faisait pas rire. Il se sentait progressivement changer. Allons.

Allons. L'on se reprend, l'on se relève, on continue. Les crises de déprimes, cela va bien. Debout. Allez. Le mangemort finit de renouer sa cravate et passa un sobre costume noir, avant de gagner la sortie de son manoir. Cela avait commencé avec cette foutue passe d'arme avec Lonero. Vaas. Petit con. Bien sur que par rapport à ça, il faisait vieux, alors que le mangemort se souvenait d'un temps où d'une pichenette il aurait fait voler le mercenaire, comme...comme ça. Clac. Mais ce n'était pas fini. Oh non. John Mulciber tenait le coup et encore une fois il n'était pas mort. Il ne remerciait pas Mike pour ça, mais il était là. Impassible. Même s'il perdait, il restait la machine de guerre par excellence, celle qui jamais ne doutait et qui toujours combattait. Même si tu tombes, debout. Ainsi, il continuait. Et Vaas lui paierait ça à un moment ou un autre. Le sourire tordu qui déchira le visage du ministre de la Magie ressemblait d'avantage à une grimace de souffrance qu'à un rictus mauvais. Il n'était pas beau à voir. Mais cela faisait longtemps que John Mulciber n'était plus beau. Il arriva au Ministère alors que celui ci venait d'ouvrir. Déjà les choses s'organisaient et les gens courraient en tous sens.

En réalité, avec cette réforme, le Ministère ne perdait pas de pouvoir. Au contraire, il en gagnait. John se foutait, cependant, de la puissance, il faisait simplement ce qu'il devait faire. Au diable les arrivistes. Au diable, au feu, tout cela. Il continuerait d'agir. Les projets qu'il mettait en place lui plaisait car tout était à construire et il y aurait toujours des gens à abattre. Combattre. Voilà tout ce que John Mulciber savait faire.

Les colonies ? Une bataille de plus pour étendre le purisme. La commission d'évaluation des moldus, la justice ? Un moyen de répression. Né dans le sang, vivant dans le sang, John mourrait dans le sang car il ne savait rien faire d'autre. Pour cela, il s'organisait. Il construisait une société meilleure que lui, du moins le pensait-il, par le sang. Rien d'autre. Demain viendront des gens qui n'auront pas besoin de vivre en contemplant la bête en eux. Demain ils oublieraient peut-être qui était John Mulciber, mais qu'importait. Il ne s'en souciait pas.

Les as de la politique ne le comprenaient pas. Il ne les comprenait pas non plus. Il ne cherchait pas à le faire. Je cherche la compétence. Point final. Ainsi Selwyn n'était pas forcément un de ses amis mais c'était un type compétent, capable de diriger et de servir. Faire preuve d'initiative ne lui poserait pas problème et il comprendrait les consignes. Il fallait également qu'il réfléchisse à d'autres dirigeants.
L'après-midi arriva. Mulciber déjeuna avec sa femme – pour une fois. Puis il se rendit à Buckingham pour faire le bilan de la semaine avec l'Intendant, une pratique qu'il préférait à celle de Brom, qui ne transmettait que par courrier ses instructions. Puis il revint au Ministère. Il avait un nom en tête pour le département des Mystères, et ce depuis longtemps.

Pourquoi De SaintClair ? Par complaisance envers l'Intendant ? Non. John Mulciber ne faisait pas partie de ces gens qui agissaient pour plaire. Il choisissait uniquement sur le plan de la compétence. Il ne faisait pas non plus cela parce qu'il se sentait coupable envers Tryan De SaintClair. Pas de culpabilité chez John Mulciber, il en était incapable. Il avait simplement un plan et besoin de gens pour le suivre.

« Demandez à monsieur Selwyn et à De SaintClair s'ils peuvent être là pour dix-sept heures. »

Le secrètaires s'exécuta.
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MessageSujet: Re: Rights men and rights actions || PV Mar 14 Jan - 19:12

« Et donc tu n'as pas été contacté par l'Intendance ?
_ Non.
_ Pas de hiboux ? Rien ?
_ Rien du tout.
_ Pas même un merci … ? »

Le français fit un non de la tête.
Il n'avait pas fait la guerre pour attendre un merci, ni un hibou d'ailleurs. La guerre venait des idées, il avait toutefois eu une importance capitale et aurait préféré qu'on la souligne, bien que visiblement cela ne soit pas aux goûts des actuels huiles de ce 'pays'.  Son service avait été impeccable, aucune bavure, il avait fait son job et un peu plus … libérer Mulciber n'avait pas fait parti de son contrat, mais il s'en foutait, il n'était pas à un sauvetage près lorsqu'il s'agissait de ce gars là.
Tryan était quelqu'un de foncièrement rancunier, un peu trop d'ailleurs, il avait mené une véritable guerre contre Menroth, et on aurait pu penser que le tacite affront du désinvolte ministre fusse un sujet belliqueux, il n'en était rien évidemment. Le jeune homme connaissait le ministre, les raisons qui l'avait poussé à lui indiquer la sortie était évidente, Mulciber avait craint cet homme, qu'il veuille l'admettre ou non c'était bien ça. En un sens, cette sortie du monde politique avait permis à Tryan de gérer de manière plus claire son deuil qui était survenu dans la période de son renvoi officieux. Mais ça, personne ne le savait vraiment.

Il n'y avait rien eu sur lui, sur ses exploits et ceux de l'armée de bric et de broc qu'était celle du Sud. Une guerre pas gagnée pour un sous et pourtant. Le Nord avait écrasé ses adversaires, comme le Sud, mais les raisons étaient différentes, le Nord représentait la force massive et brut, le Sud ressemblait aux restes, des restes qui étaient arrivés à l'heure à Dublin, des restes qui avait conquis le dernier rempart avant la capitale, mais ça, on l'avait oublié.
Il y avait eu les décorations pour les Witcher et compagnie, pour les morts héroïques, mais pour les vivants ? Rien de rien. Qu'est ce qu'un mort pouvait en avoir à foutre de recevoir l'ordre de Salazar ? Qu'est ce qu'une famille endeuillée en avait à foutre d'une petite broche sur un torse ? Et les autres, ceux qui en étaient revenus, qu'en pensaient ils ?
Aucun ne reviendrait voir le général, pour des questions d'honneur, et ça Tryan le savait, mais on l'avait oublié, au même titre qu'eux, que tous les autres. Au fond, il avait été le type qu'on avait utilisé pour gagner une guerre et qu'on avait jeté comme un malpropre. Brom avait fait une promesse qu'il n'avait pas tenu … ou plutôt, il l'avait esquivé, habilement certes, mais ça n'en demeurait pas moins lâche et sournois. Avait il seulement besoin de cette pirouette pour avoir un puriste avec lui ? Réponse négative bien entendu.
Et puis il y avait Eris. Eris ou monsieur l'Intendant comme on l'appelait maintenant, pour Tryan, il n'en demeurait pas moins Eris Valverde, il n'avait jamais été un autre homme, sauf peut être une fois … mais elle datait.
Le politicien ne l'avait pas pris à l'Intendance, là était son choix après tout. Il avait préféré des mangemorts disait on. Des inconnus également, à l'image de Ruth Alexieva, que l'ancien général puriste avait rencontré un peu avant l'assaut sur Dublin … cela aurait pu être frustrant, car s'il s'était absenté du monde politique, la potionniste en avait été absente. Pas d'excuses pour les nominations, il n'y avait qu'un coupable.
Tryan lui en voulait il ? Pas vraiment, le vieil homme avait fait ses choix, il avait ses raisons et le français se foutait bien de les connaître, ce monde n'était plus vraiment le sien désormais.

Il n'avait jamais été un pilier de la politique, juste une voix de plus, et une épine suffisamment conséquente pour avoir causer l'amputation du membre Menroth. Après, on avait oublié son œuvre à la commission, au Rccm, on ne retenait que sa réputation de stratège et ce que cela impliquait, le reste on s'en foutait, on gardait que ce qui arrangeait en se braquant et en prenant de belles œillères.
À qui la faute ? On ne voyait que ce que l'on voulait bien voir, surtout en politique … surtout en politique.
Alors il n'était plus qu'un sang-pur parmi la masse. Un civil comme on aurait pu le rappeler, bien qu'il était autrement plus compétent que le commun baguette en main.
Mais il avait le temps de vivre désormais, c'était un peu le pourquoi il pouvait se permettre de prendre une heure pour partager un moment avec une demoiselle.

Cette dernière haussa les sourcils avant de siroter un peu de son café. Son visage avait changé depuis Dublin, comme celui de beaucoup de monde. On aurait pu penser que la vue de la mort aurait changé la facette de cette belle demoiselle, l'entraînant dans ce qu'il y avait de plus macabre, il n'en fut rien. La blondinette était plus radieuse depuis de la fin de la guerre, comme si le bonheur vivait à nouveau en elle. Comment, le français l'ignorait, mais il ne pouvait que l'affirmer.
Lui aussi avait retrouvé des couleurs d'ailleurs, et bien qu'il conservait quelques stigmates de la guerre comme de petites cernes, son visage était moins fatigué, moins dur, plus humain peut être. Il avait conservé ce froid naturel, mais il était bien moins incisif désormais.
D'ailleurs, il s'était surpris à sortir de nouveau. Il y avait eu un hibou, puis un autre, encore un, puis un premier café, un second, une soirée, et voilà à nouveau un café. Il n'en buvait pourtant pas, mais la bière locale se voulait suffisamment intéressante pour qu'il daigne descendre de son glacier … à moins que cela ne fussent les charmes de cette demoiselle.
Pour les plus impatients, oui elle avait un nom, un nom connu pour tout dire, un nom qui n'était pas sans rappeler celui d'un ancien directeur de la justice magique, mangemort qui plus est. Cette demoiselle, espionne pour le compte de l'Intendance, s'appelait Amy Yaxley.

Sa rencontre avec Tryan était fortuite et relevait du plus parfait des hasards. Une rencontre aléatoire au camp des blessés entre une jeune femme qui passait pour faire un rapport et un officier secourant un soldat grièvement blessé. Cela aurait pu s'arrêter là, cela aurait du même, si on en référait aux codes de conduite habituels. Il n'en fut rien, la demoiselle avait repris contact, souhaité faire connaissance. Les raisons de l'acceptation de Tryan furent toutefois un secret, secret suffisamment bien gardé pour qu'aucun parti le concernant n'en eusse entendu parler. Pour ce qui était de l'autre parti, il n'en savait rien et se gardait bien de s'en soucier.
Tout ce qui importait, c'était que la présence de cette demoiselle n'était pas déplaisante.

Il haussa également un sourcil avant de terminer sa bière, la laissant enchaîner.

« Du coup comment se portent les affaires ?»

Posant son verre, il lui répondit calmement.

« C'est plutôt calme en ce moment … les familles espèrent encore voir revenir d'eux mêmes des disparus. D'ici un mois ou deux, on croulera sous les demandes et les avis de recherche …  le temps qu'on se mette en marche.»

Il trempa alors son doigt dans le fond du verre, y recueillant un peu de liquide, il usa de son index pour faire le tour du rebord supérieur du verre.

« Le peuple attend aussi de voir ce que donnera les nouvelles institutions mises en place. Quand ils se rendront compte qu'on ne fera rien pour eux, ils se tourneront faire les organes privés … suffira de retrouver un ou deux corps et la réputation sera faite.»

La fin de sa phrase fut ponctuée par le chant cristallin du verre. Le bruit fit se retourner plusieurs inconnus de la terrasse qui se demandaient d'où pouvait bien provenir ce son. Fixant la demoiselle dans les yeux, il arrêta son petit jeu, se reculant dans son siège en reposant le verre sur la table, ajoutant avec son habituel air cynique :

« Quelle idée aussi de servir une bière dans un verre à vin ...»

Cela fit sourire son interlocutrice qui apprécia la remarque, la trouvant amusante. Un sourire en coin amusé sur son visage, Tryan la fixa quelques instants avant soupirer et de tourner légèrement la tête. Un animal volant se dirigeait vers le café, il n'y accorda d'attention que lorsqu'il constata que l'animal fonçait, un peu trop rapidement à son goût, vers leur table. La fille Yaxley tourna la tête trop tard, l'animal arrivait sur eux et se posa sans la moindre délicatesse sur la table, fauchant au passage le verre à vin, qui avait contenu de la bière, et tout ce qui se trouvait là. L'instinct força Tryan à se reculer avec son siège alors que son 'amie' n'avait pas bougé, tenant son café devant elle, fortement amusée par la situation.
Passant une main sur son visage, le français parut fortement blasé par ce manque de compétence de la part du coursier animalier. À ce propos, il se permit même une petite remarque.

« Encore heureux qu'il ne restait rien dans ce verre … »

L'animal galéra d'ailleurs à se relever, battant des ailes un peu à la ramasse pour se relever sans vraiment y arriver du premier coup. Amy dissimula son rire derrière sa tasse de café avant de hausser les sourcils en ajoutant avec humour :

« Et encore, c'est atterrissage maîtrisé … pour un hibou du ministère.»

Comment elle l'avait reconnu, aucune idée, mais la belle avait vu juste. Et alors que l'animal reprenait une position plus propice à un nouvel envol, elle récupéra le message, ignorant le hibou désorienté qui n'attendait qu'une pièce pour repartir occasionner d'autres dégâts ailleurs.
Regardant le destinataire, elle lui tendit le papier.

« C'est pour toi.»

La missive portait bien le sceau du ministère, et plus particulièrement celui du premier niveau. S'occupant de lire la missive, le français ne dit rien, parcourant du regard ce qu'il y avait d'écrit, avant de relever les yeux du bout de papier.
Sans être trop indiscrète, Amy lui demanda :

« Alors, qu'est ce que c'est ?»

Attrapant quelques pièces dans sa poche, Tryan les glissa dans la petite bourse du hibou, répondant également à son interlocutrice.

« Une convocation de Mulciber, il veut me voir à dix-sept heure.»

Le hibou s'envola bien que les deux n'y prirent pas attention. Posant le parchemin sur la table, Tryan laissa la jeune femme y jeter un œil alors qu'elle ajoutait, interloquée :

« Le cousin John ?! C'est bizarre.»

Alors qu'elle parcourait la missive, l'autre lui répondit sans être convaincu :

« Peut être une demande d'explications ou un énième traquenard, on verra bien.»

Elle reposa le papier, ajoutant avec le sourire :

« Tu lui passeras le bonjour de ma part.»

Tryan retint un bref rire sarcastique avant de hausser les épaules et de lui répondre en se grattant la joue :

« Je suis sûr qu'il attend que ça.»

Les deux en rire puis vint le moment de se quitter. Chacun régla sa consommation, laissant ou non un pourboire, puis ils se firent la bise avant de se dire 'à une prochaine fois', espérant tout deux qu'il y en aurait probablement un.
Puis l'heure approcha de cinq heure.



*****************************



L'ascenseur du niveau un laissa sortir un jeune homme plutôt à l'aise. Son air froid ne se voulait pas agressif, il avait juste l'air fermé mais détendu, on sentait une certaine assurance dans sa manière de faire, d'agir comme de penser. Peu de personnes pouvaient réellement être à l'aise avec le ministre ou autre, lui faisait partie des plus calmes, des cérébraux qui calculaient la moindre réponse à chaque phrase possible, cela lui permettait de prévoir un peu sa façon d'opérer. Mais prévoir Mulciber, c'était parier sur un aveugle dans un combat de catch, alors restait toujours l'improvisation, la meilleure et la plus fiable de toutes les méthodes, à défaut d'être la plus sûre.
S'approchant du secrétaire chargé de l'accueil à ce niveau, le français hocha la tête en guise de salutation avant de tendre la convocation. On lui désigna un fauteuil s'il souhaitait s'asseoir en lui indiquant de patienter quelques instants, le temps de prévenir le Ministre de son arrivée. Évidemment, il resta debout et préféra regarder plus en détail la configuration des lieux.

On lui indiqua que le ministre était prêt à le recevoir. Remettant droit un pli de son veston bleu foncé aux parures d'argent, il laissa son fourreau et sa baguette bien en évidence, avant d'entrer dans un bureau qu'il connaissait plutôt bien.
Passant la porte, il salua un John Mulciber en bien meilleur état que lors de leur dernière entrevue.
Un hochement de tête suivi d'un 'Mulciber', suffit se tenant devant le ministre, il attendit de savoir de quoi il était question, préférant garder le silence en attendant.
On l'avait appelé, il était venu. Pour l'instant, c'était ce qu'on attendait de lui.
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Logan Selwyn


MessageSujet: Re: Rights men and rights actions || PV Sam 18 Jan - 22:09


Rights men and rights actions

A

 ssit dans la bibliothèque du manoir Dodderidge, je me demandais bien ce que je faisais là. C’était la demeure d’Emelyne de son vivant et maintenant elle revenait au seul dernier Dodderidge à savoir Ciel. A moins que Clovis ne soit retrouvé un jour … Poussant un long soupir, je me replongeai dans la raison de ma présence ici, c'est-à-dire le tri des affaires d’Emelyne. Etant son parent le plus proche c’est à moi que ça revenait surtout que dans le cadre de son travail il était tout à fait possible qu’elle ait quelques dossiers qui trainaient dans son bureau et qui ne devaient pas tomber entre n’importe quelles mains.

Prenant une pile de papiers, je jetai un rapide coup d’œil dessus avant de les mettre dans un carton, je regarderais ça plus en détail chez moi, là c’était juste histoire de trier ce qui était important de ce qui ne l’était pas. Le tas suivant attira mon regard de part le nom sur le dossier « Frederique LeeRoy ». Ancienne inquisitrice de Poudlard et amie d’Emelyne, elles avaient travaillées ensemble sur la disparation de leur fils respectif avant que Fred ne disparaisse et qu’Emy ne se lance à corps perdu dans son travail. M’installant plus confortablement, j’ouvris le dossier et commença à le lire. Les deux jeunes femmes étaient bien plus avancées qu’on ne l’avait cru et ma nièce avait continué ses recherches même seule. Prenant un document, je retins un cri de stupeur. C’était une grande découverte que j’avais sous les yeux et je trouvais bizarre qu’Emelyne n’en ai pas profité mais en regardant la date je le compris rapidement. Elle avait eu ce papier la veille de son départ pour l’Irlande et elle n’avait pas eu le temps d’agir. Et dire qu’elle n’était peut-être pas lui de revoir son fils …

Secouant la tête, je mis le dossier de côté et allait continuer quand un plop sonore retentit et que Luffy apparut. J’avais refusé que Fredrick ne revienne ici surtout en voyant sa réaction rien que quand je parlais du manoir. Le petit elfe se mettait à pleurer toutes les larmes de son corps sur sa maitresse disparut.

Une lettre du ministère pour le maitre …

Prenant l’enveloppe, je l’ouvris rapidement et parcourus les quelques lignes du regard avant de lever les yeux vers l’horloge. Poussant un long soupir, je me levai et repris le dossier important avant de transplaner à la suite de l’elfe pour rentrer me changer.


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Le chemin jusqu’au bureau du ministre ne me parut guère long étant plongés dans mes pensées sur ce que je venais de découvrir. Il allait falloir que j’en parle à quelqu’un, je ne pouvais pas agir seul et redonner le dossier à Crow … je ne savais même pas si c’était encore de son ressort. Préférant garder le silence, je chassai ses pensées pour revenir à l’instant présent. Me présentant au secrétaire, je fus introduit dans la salle et salua le ministre ainsi que … De SaintClair. Que faisait cet homme ici ? Un sang pur que je connaissais peu mais que je savais efficace dans son travail, du moins quand il était au RCCM. Depuis … il s’était fait discret. Je savais aussi qu’il avait été en Irlande mais ne connaissait pas son rôle là-dedans. Pour sa présence ici, John allait très certainement nous éclairer bientôt.
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John Mulciber


MessageSujet: Re: Rights men and rights actions || PV Dim 19 Jan - 17:23

Trois hommes très différents. Le Ministère de la Magie ne rassemblait pas des hommes semblables. Parfois ils avaient la même manière de faire, et sans doute aussi parfois possédaient-ils les mêmes opinions. Mais jamais, et cela, au final, dans toutes les institutions, n'étaient-ils réellement semblable. Le pouvoir, et l'exercice du pouvoir, en réalité du gouvernement ne produisait que des chefs. Souvent, la plupart des hommes sont attirés par l'argent, par le pouvoir, parce que c'est rassurant. Les types riches sont rassurants, à ce qu'on dit. Dans un sens je peux comprendre. L'argent sent bon, ces types dégagent un parfum de banque d'affaires, de marbre rose, de tableaux de maître, de salons vastes comme un parvis, de lits frais dont chaque jour le personnel change les draps, de piscine chaude, fumante, surplombant la ville dans l'air glacé de décembre. Et les senteurs du cuir des berlines, et des dressings spacieux comme des boutiques, aux étagères chargées de cachemire, aux costumes de flanelle dans leur housse, aux chaussures italiennes bâties autour des répliques en plâtre de leurs pieds afin de ne pas les épuiser en séances d'essayage. Une odeur plus irrésistible encore que celle des phéromones qui précipitent de parfaits inconnus dans les bras l'un de l'autre. Je peux comprendre. Une fortune est un pouvoir plus solide que celui des présidents qui se prosternent périodiquement devant le peuple pour lui quémander une couronne éphémère. J'avoue. Le pouvoir ne tient pas à grand chose, parfois. Mais la richesse et l'amour du pouvoir ne caractérisaient pas John Mulciber. La preuve, c'est qu'il était riche et qu'il était tout sauf rassurant. Ou peut-être que si, mais pour des gens qui ne cherchaient pas la richesse. En réalité, le pouvoir ne l'attirait pas. Ce qui lui plaisait, c'était d'être en première ligne ou à la rigueur d'élaborer des plans pour détruire ses ennemis s'il ne se déplaçait pas lui même. En réalité, il défendait ses convictions en première ligne et c'était sa vie. Mais il aurait voulu que ce soit quelque chose d'autre cette fichue vie. John pouvait tenir sa femme dans ses bras, et il se disait : il est ici, avec moi, dans moi. Provisions pour la mémoire. Provisions pour la force. Car déjà une autre le force le voulait, il le savait. Cette force était le combat, cette unique gloire qu'il aurait. Celle de mourir pour une cause, car la vie qu'il avait eu pour elle était sclérosée, mauvaise, à refaire, sans gloire.

J'existe. Voilà. J'existe et j'existerais jusqu'au bout, jusqu'à la fin, j'affronterais le destin. Vivre ? Non je ne veux pas vivre, sinon je fuirais, je serais déjà parti. Mais pourtant il restait et affrontait cela. Parce que c'était sa vie. J'ai su dès mon enfance que la vie était une histoire sérieuse. Vivre est une odyssée. On doit savoir quelles sont ses armes, et apprendre à connaître les failles dans l'armure des autres. Le charme est une stratégie. Quand on n'a pas vu le jour dans le camps des gagnants, attaquer l'ennemi de front entraînerait une inéluctable déroute. Il était dans le camp des gagnants, John le savait. Mais jamais il ne serait un gagnant très reluisant. Mais ça ne le dérangeait pas. Pas trop. Je suis. J'étais. Je resterais. Voilà. Un sale type. Oui, John Mulciber était un sale type, qui acceptait tous les roles qu'on lui proposait, soldat, maire, ministre, capitaine de bateau, défenseur des dépossédés, n'importe quoi, pour atteindre son but et mourir pour la seule chose qui serait plus grande que lui, le purisme. Qu'est-ce que tu aurais préféré, être un homme aveugle ou un père aveugle ? C'est Willy-Jay, le pasteur de la famille, qui lui demandait ça un jour qu'ils prenaient un café. . Tu es insupportable, répondait Mulciber alors qu'il payait leurs verres. C'est pour moi, John, qu'il répondait. Je n'ai pas besoin de ton épouvantable charité chrétienne. Je peux t'aider, terminait Willy-Jay. Non, il ne pouvait pas. Personne ne pouvait aider John Mulciber. Car il était et un père aveugle et un homme aveugle. Ma vie est honteuse. Ma mort le sera peut-être moins.

Sa mort. Pour quelque chose de plus grand. Savoir qu'au moins une chose dans sa vie serait utile et profitable rassurait John. Que tout ce qu'il traversait ne soit pas stérile et sans but. Et surtout, que cette vie où il n'était aucunement heureux, même si elle l'amusait, se finisse. Il savait cependant que tout le monde ne pensait pas comme lui. Dans le fond, il ne le faisait pas, mais il était assez altruiste. Il croyait sincèrement à son but. Un type comme Logan Selwyn croyait au purisme par sa famille. Un type comme Tryan De Saint-Clair...Bonne question. A quoi tu crois, mon gars ? En l'amour ? Dans la mort ? Nan. Tu crois en toi, bien sur, évidemment, et tu te fous des autres, t'as raison, bien sur que t'as raison, parce qu'évidemment, les pauvres minables comme le vieux John Mulciber ne peuvent pas comprendre ce que toi, le brillant gamin, a déjà vu. Mais tu ne sais pas encore. Tu n'as aucune idée de ce que j'ai vu. De quoi te tuer sur place.

Pourquoi ne le faisait-il pas ? Oh, très simplement parce qu'il aimait bien De Saint-Clair. Ceux qui ne pensent pas comme moi et qui ont le courage d'essayer de faire mieux. Oui. Le Ministre de la Magie possédait un certain respect pour le français. Non pas de la reconnaissance. Il se foutait de vivre ou de mourir. Au contraire, mourir, ça lui paraissait drole, la plus grande blague de sa vie, qui était elle même une gigantesque blague. Son nom sonna durement. John sourit, ne levant guère le nez de ses dossiers :

« C'est fou, comme, sans titre ni formule de politesse, ce nom peut sonner comme une insulte. C'est du au passif familial, je pense. »


Il leva à ce moment là les yeux vers Tryan et lui fit signe de s'asseoir.

« Idéalement, il faudrait que je vous remercie pour les deux fois où vous m'avez sauvé la vie. »

Il n'attend pas de remerciement et je ne lui en donnerais pas. Car en le sauvant, le français gâchait la seule chose que John pouvait réussir, sa mort. Il n'alla pas plus loin. Selwyn entrait. John lui fit signe de s'asseoir aussi et prit la parole :

« Bien. Merci à vous deux d'être venus. Je vais commencer par vous, Logan. La Justice moldue est désormais soumise dans son ensemble à notre volonté puisque son chef, le secrétaire d'état à la Justice, est sous impero. Son rôle sera de façade. Vous verrez avec mademoiselle Alexieva pour les apparences, et vous controlerez la justice moldue. Vous avez également du voir les décrets, dès que j'aurais nommé un nouveau directeur pour la police magique, elle assurera aussi la sécurité dans les colonies. D'ici là, en temps qu'administrateur des colonies j'assurerais en prenant sa direction la sécurité dans celles que nous établirons. »

Il se tourna vers De Saint-Clair.

« Quant à vous. L'Intendance n'a pas retenu vos compétences, mais moi je ne les aie pas oubliées. J'ai vu ce que vous aviez fait en Irlande. Vous m'assisterez dans administration des colonies pour choisir leur emplacement et assurer la sécurité des colons. Mais, ceci si vous acceptez, ne sera pas votre tâche principale. J'ai besoin de quelqu'un de compétent aux Mystères. Ils reprennent leur premier rôle. Je vous laisse le champs libre sur vos recherches magiques. Et sur l'affectation des langue-de-plomb. En revanche, je veux que vous étudiez la question de l'armement moldu. Les agences gouvernementales moldues seront à votre disposition. »

Il termina en lui lançant un regard amusé :

« Je vous prends parce que je vous connais, Tryan. Je sais que vous n'allez pas me foutre la paix, et je me doute que vous allez m'emmerder. Je connais aussi vos compétences. Mais si je juge que vous faites le moindre écart, vous valsez. »

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MessageSujet: Re: Rights men and rights actions || PV Mer 22 Jan - 19:24

* Plus souple le poignet.*

Le moulinet vint de lui même, chassant le sort qui aurait pu toucher sa cible sans cette souple parade. Son bras vint se placer en arrière, tendu, comme pour prendre une posture inhabituelle.
Le sorcier maintint sa position quelques secondes puis il ramena son bras en avant, parant une deuxième attaque, la pointe de sa baguette réceptionna le sort avant de l'envoyer valser arrière, pointe vers le bas, bras devant, la parade était propre et nette.
Un mouvement de poignet suivit d'un cercle permit à la baguette de réceptionner le nouveau sort, la baguette d'aubépine s'illuminant en son bout d'une lumière bleue claire. Quelques secondes plus tard, l'attaque fusa à une vitesse qui dépassait la cadence habituelle, le trait fit mouche.
Tryan reprit sa posture défensive, sa tenue de combat n'ayant pas été souillée durant cet entraînement, on devinait que l'individu avait un style bien plus défensif qu'il ne le laissait paraître, pas un sort ne l'avait atteint.
Un nouveau moulinet et son arme retourna à son fourreau. Là, il se tint bien droit avant de souffler.
Décidément, la guerre n'avait pas eu que de mauvais effets, son style était plus marqué, plus lisible peut être mais pas moins dénué d'intérêt, il lui faudrait encore quelques jours d'entraînements avant de pouvoir retrouver son plein potentiel mais une chose était sûre, il avait plus que progressé.

Son style défensif lui permettait de combler certaines failles dans son ancien style. L'Irlande avait été un combat aussi délicat que long, chaque batailles avait eu son intérêt et il le ressentait dans sa manière de fonctionner, il était moins fougueux, plus patient, plus concentré, plus distant. En d'autres termes, sa lecture de l'adversaire se voulait meilleure, il anticipait plus facilement et se débarrassait de tares comme les attaques inutiles pour faire diversion, une amélioration peut être.
La cryomancie n'avait plus de secrets pour lui désormais, mieux encore, elle lui avait réellement permis de survivre en terrain hostile, son affinité ne s'en retrouvait que renforcée. La magie blanche lui avait été d'un grand secours, en particulier pour ce qui était de la régénération, son sang lui permettant de régénérer plus rapidement et d'avoir une maîtrise de cette branche de la magie … toutefois, on ne pouvait pas dire qu'il avait spécialement progressé dans cette branche. Idem pour la nécromancie, il n'avait eu que peu d'occasions de la pratiquer durant cette guerre, entre les réunions rapides, les déplacements, les opérations, la plupart des cadavres avaient été réservés pour l'Intendance et un projet qui ne lui échappait pas.
Non, la différence s'était surtout faite sur les arcanes qu'il ne maîtrisait guère. Il avait réussi à mieux contrôler l'essence de feu, augmentant son niveau en pyromancie, de même pour les sortilèges en général, il avait du utiliser des bases négligées, faire appel à des restes de Beauxbâtons, cela se répercutait logiquement sur son style et de ce fait son niveau.

Dans le fond, l'Irlande n'avait pas eu que du mauvais … les sentiments avaient été troqués pour du pouvoir, un pouvoir qui un jour, peut être, pourrait ranimer le corps d'une personne qu'il avait un jour aimé.
Il relâcha la posture, se contempla un moment dans l'eau de la cascade. Qu'est ce que tu as changé, se dit il en passant une main sur son visage fatigué. Il avait partiellement fondu, la guerre l'avait amaigri, elle l'avait forcé à puiser dans ses ressources, vaincre la fatigue, la faim, le manque de sommeil et surtout ses adversaires. Le physique n'avait suivi que de force de toute évidence, c'était le cerveau qui faisait encore bouger le tout.
Soufflant, il renfila sa cape avant de reprendre l'allée pour monter dans sa Demeure … oui, il avait changé.


*****************************



« C'est fou, comme, sans titre ni formule de politesse, ce nom peut sonner comme une insulte. C'est du au passif familial, je pense. »


Le français ne cacha pas un sourire en coin amusé. L'évidente répartie du ministre lui avait manqué. Il avait vu la colère, la haine, le désespoir, et voilà maintenant que ce brave homme faisait preuve d'humour, que de qualité quand on est un politicien avisé.
D'un point de vue du contenu, on pouvait dire que le français approuvait évidemment, les Mulciber n'étaient guère connus pour leur capacité à bien se tenir, de là à dire une insulte … il était bien plus simple de traiter quelqu'un de pochard ou de nympho, ça avait juste moins de gueule. Et on savait De SaintClair courtois de nature.

L'autre daigna les yeux pour lui faire signe de s'asseoir, chose que fit le français sans un mot, se n'était pas à lui de s'expliquer ici et là, il avait fait acte de présence voilà tout. On ne pouvait pas dire de lui qu'il était occupé, mais entre sa nouvelle affaire, son entraînement qui ressemblait plus à décrassage qu'autre chose et Lyse, il avait de quoi s'occuper tout en gardant une bonne marge pour le temps libre.
Alors qu'allait on bien pouvoir lui dire ? Toi aussi tu t'es fait enflé mon gars ? Non, Mulciber n'était pas cynique quand il avait été lui même une victime de cette guerre. Alors quoi ? Il l'avait viré, pourquoi le reprendre ? En croyant payer une dette ? Tryan n'y croyait pas, l'autre ne payerait pas, et il n'avait pas à le faire, que pouvait il bien lui offrir de plus qu'il n'avait déjà ? Il pouvait lui prendre sa fille, il avait de l'argent, il avait la magie de son coté, alors plus rien ne l'intéressait réellement.
Peut être qu'on allait lui resservir des idées … encore et toujours, mais il en avait suffisamment eu durant la guerre, ça ne l'avait pas empêché de manquer de crever pour une cause qui avait été ingrate avec lui, de quoi ébranler une foi certaine en une politique … ou en un homme.

« Idéalement, il faudrait que je vous remercie pour les deux fois où vous m'avez sauvé la vie. »


Le truc c'est que tu le feras pas mon petit père. Tout le monde savait qu'il n'était pas dans la nature du ministre de remercier, et surtout pas un mec qui lui avait déjà sauvé la mise une fois. Une fois de plus ou de moins qu'importe. Tout était dans le idéalement, et le fait que Tryan haussa vaguement un sourcil suffit à clore se chapitre assez vite. Tu ne peux rien m'offrir, alors tais toi et viens en au fait, ça te fera gagner du temps et à moi aussi. Ça ressemblait à ça, de près ou de loin, l'un comme l'autre n'aimait pas s'attarder en cérémonies inutiles, ils se ressemblaient assez sur ce plan là.
On ne pouvait pas dire qu'ils se connaissaient ou qu'ils étaient proches, simplement ils avaient bien cerné l'autre, cela suffisait pour mettre un terme à ce que la plèbe considérait comme une convention non-optionnelle. Mais il n'était pas le petit peuple, ça non.

Puis la porte s'ouvrit. Un instant, Tryan eut un réflexe de guerre, sa main avait lentement glissé jusqu'à sa ceinture, sans se retourner, ses sens en éveil. Un piège ? Non, il n'y avait qu'une personne de présente. Le regard du français se posa sur Mulciber, un Mulciber qui n'avait guère réagi, un simple geste. L'homme inconnu se posa sur l'autre siège et salua le français. Et bien quoi encore, il connaissait son vis à vis, mais le français semblait incapable de dire qui fut cet homme, un larbin de Mulciber peut être … il ne savait pas vraiment, dans le toute, il s'abstint d'une attitude offensante et se contenta de lui rendre son salut.
Le ministre ne traîna pas en cérémonies comme on aurait pu s'y attendre.

« Bien. Merci à vous deux d'être venus. Je vais commencer par vous, Logan. La Justice moldue est désormais soumise dans son ensemble à notre volonté puisque son chef, le secrétaire d'état à la Justice, est sous impero. Son rôle sera de façade. Vous verrez avec mademoiselle Alexieva pour les apparences, et vous contrôlerez la justice moldue. Vous avez également du voir les décrets, dès que j'aurais nommé un nouveau directeur pour la police magique, elle assurera aussi la sécurité dans les colonies. D'ici là, en temps qu'administrateur des colonies j'assurerais en prenant sa direction la sécurité dans celles que nous établirons. »

Logan. Non vraiment ça ne lui disait rien, mais le français se retint juste de sourire au 'merci' du ministre. Non, c'était tellement risible de le voir faire dans le courtois, ça ne lui allait guère, mais c'était plus pour la forme évidemment, quoi qu'il en soit la suite des informations fut plus intéressantes. Il parla de justice, donc c'était logiquement cet homme le nouveau directeur. Discret comme bonhomme, lui n'allait pas faire de l'ombre au ministre, il n'en avait ni l'étoffe ni la carrure, c'était une évidence. Toutefois, le français se mordilla la lèvre à l'entente du nom Alexieva. La blonde en Irlande, c'était elle qui gérait les moldus … un poste que Brom lui avait plus ou moins promis. Visiblement, elle avait joué finement, elle était venue le narguer en espérant se le mettre dans la poche, dommage, ça n'avait pas fonctionné. Tout lui revenait, sa mémoire sortant diverses informations quant à la situation actuelle. Eris avait choisi cette demoiselle, le pourquoi demeurait un mystère cela dit … il allait falloir creuser pour voir ce que cette nouvelle petite politicienne avait dans le ventre et comme passif.

Puis vint le tour de Tryan, on pouvait dire qu'il ne s'attendait pas à quelques louanges, bien au contraire, connaissant la capacité du ministre à se montrer aussi chiant que borné, il allait probablement être aussi surpris que blasé.

« Quant à vous. L'Intendance n'a pas retenu vos compétences, mais moi je ne les aie pas oubliées. J'ai vu ce que vous aviez fait en Irlande. Vous m'assisterez dans l'administration des colonies pour choisir leur emplacement et assurer la sécurité des colons. Mais, ceci si vous acceptez, ne sera pas votre tâche principale. J'ai besoin de quelqu'un de compétent aux Mystères. Ils reprennent leur premier rôle. Je vous laisse le champs libre sur vos recherches magiques. Et sur l'affectation des langue-de-plomb. En revanche, je veux que vous étudiez la question de l'armement moldu. Les agences gouvernementales moldues seront à votre disposition. »


Le petit pic sur l'intendance était clairement volontaire. Eris ne l'avait pas choisi lui, Brom non plus, on l'avait laissé de coté, comme laissé pour mort, et ça n'avait pas échappé aux grands de ce monde. En d'autres termes, ses deux plus gros soutiens l'avaient lâché. Les charognards allaient se jeter sur lui, et il n'était pas étonnant que Mulciber fusse le premier, il le lui avait dit dans l'affaire Menroth, c'était chacun pour sa gueule, Tryan le savait, et il n'avait pourtant pas dit son dernier mot, il avait toujours une carte dans sa manche. Ainsi, il s'attendait à ce que Mulciber cherche à l'emmerder, il n'en fut rien.
L'assister dans l'administration ? Qu'est ce que le ministre allait s'entacher d'un emmerdeur de première ? Ça n'était guère cohérent avec sa politique ministérielle, il avait tendance à rapidement dégager les incompétents et les gêneurs, alors pourquoi Tryan ? Ok, il connaissait bien la zone Sud, pour l'avoir lui même conquise, mais d'autres avaient été présents ? Pourquoi lui ? Pas pour le coté sécuritaire, ça non. La suite vint tout aussi vite et sans prévenir.
Les mystères. Quel pied de nez au destin.
Tryan avait lui même destitué Menroth de cet endroit. Calife à la place du Calife. Quelle ironie, du Mulciber tout craché. Certes, ce département n'était plus qu'un gigantesque laboratoire pour la recherche magique, mais il représentait tout de même une part non négligeable du progrès magique. Cet endroit, c'était l'avant-poste en matière de découverte magique, et sa direction pourrait lui revenir, à lui, Tryan De SaintClair. Mulciber lui offrait un pouvoir que Tryan n'avait pas et ne pouvait pas avoir autrement. En d'autres termes, l'offre était plus qu'alléchante. Les secrets de mystères, le pouvoir, la connaissance, le savoir, tout, il aurait tout à sa disposition pour mener au mieux sa propre mission personnelle … Eris aurait dit que quiconque sert ses intérêts en politique nuit à cette dernière, mais là, l'offre était trop tentante. Et puis, c'était pour le progrès magique.
Le français hésita toutefois, cela pouvait être un piège tant l'offre était généreuse. Le ministre n'était pas un fourbe renommé, mais il devait s'y connaître en coup de pute, méfiance, il devait y avoir un mais quelque part.
Les études sur l'armement moldu ne serait pas un problème, cela serait même rapidement mis en place, là n'était pas la question. Alors où était l'entourloupe ?  Le regard qu'on lui lança en dit suffisamment long.

« Je vous prends parce que je vous connais, Tryan. Je sais que vous n'allez pas me foutre la paix, et je me doute que vous allez m'emmerder. Je connais aussi vos compétences. Mais si je juge que vous faites le moindre écart, vous valsez. »

Ainsi c'était ça la condition ? Vous valsez ? Le français répondit avec un sourire tout aussi amusé.

« Comme d'habitude.»

Il savait qu'on ne lui faisait pas de cadeau et s'en foutait par la même occasion. En effet, cela le poussait à s'améliorer constamment, à s'adapter en permanence, à évoluer également. En d'autres termes, c'était un entraînement auquel il avait été habitué.
Gardant le silence quelques instants, il finit par reprendre sa façade froide avant de répondre calmement en se plaçant bien au fond de son siège et bien droit :

« Je marche.»

Ce deal lui allait. Toutefois, en tant que civil, il n'avait pas eu accès aux informations confidentielles concernant les colonies, juste ce que la presse en avait dit, aussi il demanda quelques précisions au ministre.

« Dites m'en plus sur les colonies ...»

Une nouvelle période de la vie de Tryan s'ouvrait à lui. Était ce une bonne idée de retourner dans ce monde ? Peut être, peut être pas, restait à voir ce que l'avenir lui réservait.
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MessageSujet: Re: Rights men and rights actions || PV Lun 27 Jan - 13:38


Rights men and rights actions

L

 ’ambiance dans le bureau était des plus sérieuses et surtout des plus froides. Les mangemorts étaient réputés pour leur froideur et leur indifférence à certains sentiments mais moi je n’avais jamais fonctionné ainsi. M’asseyant sur la chaise désignée par le ministre, je jetai un nouveau coup d’œil à DeSaintClair avant de me concentrer sur l’homme qui nous faisait face.

Bien. Merci à vous deux d'être venus. Je vais commencer par vous, Logan. La Justice moldue est désormais soumise dans son ensemble à notre volonté puisque son chef, le secrétaire d'état à la Justice, est sous impero. Son rôle sera de façade. Vous verrez avec mademoiselle Alexieva pour les apparences, et vous contrôlerez la justice moldue. Vous avez également du voir les décrets, dès que j'aurais nommé un nouveau directeur pour la police magique, elle assurera aussi la sécurité dans les colonies. D'ici là, en temps qu'administrateur des colonies j'assurerais en prenant sa direction la sécurité dans celles que nous établirons.

Si j’avais compris en partie mon boulot, les détails qu’il me donnait avaient leur importance. Quand il prononça le nom de Ruth, je retins un sourire. Ma petite protégée avait su se faire sa place et quelle place ! Si je n’étais pas du genre à me mettre en avant, Ruth était le contraire. Par certains côtés elle me rappelait Emelyne et son énergie débordante. C’était surement pour ça que j’appréciais sa compagnie lors de nos rares missions en commun.

C’est entendu, je vais de suite me mettre en rapport avec les personnes nécessaire pour que tout soit mis en place rapidement.

Lors de mon dernier rendez-vous avec John, il m’avait aussi conseillé de prendre contact avec l’ancien directeur de la justice magique, James Eccleston et je comptais le faire rapidement mais avant ça, je commencerais par aller voir Ruth. Nos rôles respectifs étaient complémentaires et bien que je m’entende avec la jeune femme, je préférais mettre tout au clair avant que l’un de nous ne prenne trop ses aises et empiète sur le travail de l’autre.

John se tourna vers DeSaintClair et enchaina sur son rôle au sein du ministère. Ainsi le jeune homme revenait par ici … C’était intéressant et j’étais même curieux de voir ce qu’il ferait du département des mystères. Ce dernier était à l’abandon depuis trop longtemps et avait bien besoin d’être dépoussiérer et quoi de mieux que de choisir une personne qui n’hésitait pas à tenir tête à des personnes plus influentes que lui.

Le ministre m’autorisa à quitter la pièce d’un signe de la main alors que Tryan posait des questions plus précises sur son travail. Je n’étais pas concerné par la discussion et si j’avais des choses à savoir, ils m’en informeraient en temps et en heures. Me levant tranquillement, je saluai les deux hommes d’un signe de tête et quitta la pièce. Je devais m’organiser maintenant, j’avais du pain sur la planche et pas mal de documents à lire pour me mettre dans le bain, de quoi occuper pas mal d’heures de mes journées voir même quelques nuits également …
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MessageSujet: Re: Rights men and rights actions || PV Lun 27 Jan - 17:55


John Mulciber voulait de la compétence et il l'aurait. Mais il avait également compris que prendre des ego trop fort à des postes trop importants ruinait son influence sur le Ministère. Contrairement à ce qu'on croyait, si John détestait la politique – toutes les magouilles il s'en cognait – et les intrigues, il apprenait vite et était parfaitement capable de s'en sortir. Des erreurs ? Oui, des erreurs, il en avait commises, plus sans doute que la plupart des dirigeants actuels, mais qu'importait, finalement. Il était là depuis plus longtemps qu'eux pour la plupart. Non, à vrai dire, depuis deux ans, John Mulciber était le seul à avoir tenu son poste. On pouvait tout lui reprocher mais rien de tout cela ne l'atteignait plus. Nommé par le Seigneur des Ténèbres et confirmé par le Seigneur des Ténèbres. Malgré tous les gens avec qui il était sensé travailler il fournissait le gros du travail et malgré tout ce que les autres diraient sur leur soit disant importance lui semblait éperdument s'en ficher. Je n'ai qu'un seul supérieur. A la limite, il devait du respect à Valverde et il devait travailler avec lui. Ce qu'il faisait, car John Mulciber n'oubliait jamais qui était son chef. Lord Voldemort. La sacro-sainte terreur qu'il avait de lui l'imposait comme son chef. Car rien au monde ne semblait effrayer John Mulciber. Il combattait jusqu'au bout, en riant. Ca l'amusait. Au final il était une sorte de machine que rien ne pouvait arrêter, une sorte de démon. Vous ne pouvez que me craindre. Je suis celui qui détruit et qui s'amuse. Et qui vous amuse. Est-ce que vous ne vous marrez pas avec moi ? Si bien sur. On ne pouvait qu'adhérer entièrement à John Mulciber, car il possédait une personnalité écrasante, ou le détester. Mais en général, les deux se combinaient plutot bien. Les gens qu'il appréciait et qui l'appréciait lui s'opposaient souvent à lui que ce soit pour les idées et le caractère.

Ainsi, il ne détestait pas De SaintClair. Au contraire. Folie d'ignorer ceux qui sont dangereux, folie d'ignorer ceux qui peuvent vous vaincre. Cela dit, il appréciait plus Tryan qu'un Menroth et lui proposer le poste de directeur du département des Mystères était intentionnel. John Mulciber n'avait jamais été insensible ni à l'ironie, ni au sarcasme. Il était une ironie à lui tout seul. Celui qui n'aime pas la vie mais qui ne déteste pas la mort. Celui dont l'existence est brillante mais dont personne n'échangerait sa vie pour la sienne. Mulciber était seul. C'est moi contre le reste du monde, ça a toujours été comme ça, puisqu'après tout, il était seul à défendre un point de vue bizarre. Sans doute mal construit. Mais il fallait admettre que la folie était le fort de John Mulciber. On ne pouvait pas avoir raison avec lui, surtout que maintenant il était le chef. Il dirigeait un ministère entier. Il ordonnait. Ou l'on pliait, ou l'on mourrait, fin de l'histoire. Tête, pique, créneaux. Leçon barbare venue du Moyen-Age mais qu'il adorait appliquer. Ca fait toujours son petit effet, le sang et les têtes coupées.

La première erreur qu'il avait faite au début, lorsqu'il s'était mis à diriger le ministère, était de croire qu'il aurait le dernier mot sur tout. Mais John Mulciber connaissait ces fortes personnalités, ces egos démesurés, qui par leur compétence ne trouvaient qu'un moyen de monter en grade . Menroth c'était ça, ni plus ni moins. Ne jamais oublier qu'avant d'ordonner il faut savoir obéir. Ainsi, Logan Selwyn était exactement ce qu'il fallait à John à la Justice, comme tous les directeurs qu'il avait eu à ce département. Mulciber l'avait pourtant vite compris, cela. Un numero deux est un homme de l'ombre, un type compétent mais pas un dirigeant. Ainsi, c'était le cas d'Avery, Eccleston, et maintenant Selwyn. Hors de tout soupçon, il pouvait lui faire entièrement confiance. C'est par lui qu'il commença. La question de la justice fut vite réglée, et rapidement, Logan put partir.

Il se reconcentra sur Tryan. Là est le vrai adversaire politique. Il prenait le risque de le reprendre parce qu'il le connaissait bien. Tu es doué. Voilà tout. Doué, et à un poste sans réelle influence. Il ne ferait rien d'autre de ce type là. Il ne lui donnerait rien d'autre. Et s'il bougeait...John l'avait déjà jarté une deuxième fois et il était tombé dans l'oubli. A nouveau, il lui devait son poste. Tout dépendait de lui. On disait Mulciber mauvais politique. Mais au fil du temps, il n'avait plus eu d'ennemis.

« Les colonies seront constituées en Irlande sur des terrains non occupés. La construction sera supervisée par des sorciers et faites par des moldus. La Police Magique les protégera. La personne qui décide de leur implantation, de leur protection, de qui peut être colon, c'est moi. Vous m'assisterez dans les tâches de terrain : visite, système de protection, et vous m'aiderez à choisir les lieux d'implantation. C'est Witcher qui décide de qui est apte à être colon, nous déciderons qui part réellement. »

Il termina :

« Le décret concernant votre nomination paraitra bientôt. Je vous laisse vous installer dans vos bureaux. J'attends des rapports réguliers. »

Fin de l'histoire...ou commencement.
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Rights men and rights actions || PV

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