POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Harden your heart || Mary

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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Harden your heart || Mary Ven 17 Jan - 19:17


La conversation datait de quelques jours. Peut-être une semaine. Mais il n'arrivait pas à se la sortir de la tête.

« Tu veux quoi ?
-Je crois que ça serait bien qu'on fasse une pause.
-Quoi ? Attends, Sara, s'il te plait. Pourquoi ?
-Ca fait je ne sais combien de temps que j'attends, Llewelyn. Tu ne vas pas bien. Je le sais, tu le sais, ça se voit. Et je ne peux pas t'aider...tu ne me parles pas, tu ne me fais pas confiance. Comment tu veux que je restes ?
-Sara...
-Non ! Je t'assure, je n'ai jamais imaginé partir, mais je n'ai pas le choix. Je veux pas continuer comme ça. Alors je vais sécher mes larmes et puis te laisser là. »

Voilà. Comment se faire larguer sans rien pouvoir y faire, sans même comprendre pourquoi, ni ce qu'il se passait. Ou plutot en comprenant un peu trop bien ce qu'il se passait. Mais sans vouloir l'admettre. N'empêche, ça lui faisait un choc. Llewelyn ne s'en remettait pas. Sara l'avait plaqué. On était le week-end, deux semaines avaient passé, et il n'arrivait pas à s'en remettre. Le secret magique et la fin de la guerre en Irlande ? Il passait complètement à coté. Si, il avait retenu que son frère était revenu. Cela, il le comprenait très bien, très clairement. C'est sa faute. Oh, oui, c'est sa faute. Je suis sur qu'elle ne veut pas sortir avec le frère d'un traitre. Confusément, il croyait que tout le monde le regardait de travers et il avait honte. Honte que son frère soit Benjamin Mulciber, et il pensait encore plus, désormais, que tout était de sa faute. Pourquoi tu te tortures ? Eh bien, c'est vrai, non ? Je suis le frère d'un traitre. Qu'est-ce que j'y peux ? Il enrageait contre Sara. Elle aurait pu rester, essayer de comprendre, est-ce qu'elle croyait que c'était facile, bon Dieu ? Bien sur qu'il allait mal, on ne se mettait pas à devenir aussi instable que ça sans qu'il y ait une raison, autre bien sur que la génétique et la consanguinité qui n'aidaient guère à posséder une santé mentale solide et sure. Mais il n'allait tout de même pas lui en parler. A vrai dire, Llewelyn ne voulait pas affronter le regard plein de pitié qu'il prendrait fatalement en pleine figure s'il admettait un tant soit peu ce qu'il ressentait.

On ne l'avait pas éduquer pour ressentir autre chose que de la colère ou que de la haine. Il fallait qu'il soit fort, et qu'il dure, qu'il soit un digne Mulciber. On efface progressivement toutes les valeurs humaines. Mais je suis pas capable de tenir la route, moi. Tout en lui se révoltait et il luttait contre lui même. Mais il perdait. Il ne pouvait pas gagner contre le monde, pas plus qu'il ne pouvait gagner contre la folie, latente, en lui. Mais il avait peur. Peur de ce qu'il faisait, de la folie qui l'accompagnait. Et il ne voulait pas être seul. Plus tu tournes seul, plus tu t'isoles, plus tu constates que tu ne peux rien faire pour enrayer ce qui te ronges. Mais avec les gens, cela devenait pire. Car soit Llew les détestait pour la haine qu'ils semblaient lui vouer, soit il ne voulait pas les emmerder avec ses problèmes. Les moments où il était joyeux, plus sympathique, s'estompaient progressivement, on ne savait pourquoi. Sa routine se passait de plus en plus entre une alternance de crises de colères féroces où il devenait paranoiaque, et de plus en plus puriste. C'était le symptome de ce qu'il ne voulait pas être. Je ne serais pas Ben. Puis il y avait les moments de profonde déprime où il réalisait ce qu'il était, un dingue qui cognait au hasard, et il ne voulait plus qu'une chose, disparaître.  Cela serait bon de disparaître, oui. De s'en aller, tout simplement. Mais bien sur, personne ne lui foutait la paix, et personne ne voulait qu'il s'en aille, bien sur que non, pas lui, pas un bon petit gars de la future élite puriste de ce pays, nan.

« Eh, Mulciber, toujours tout seul ? »

A l'origine, le pauvre type qui lui disait ça ne devait pas avoir d'intention méchante. A l'origine. Sauf que Llewelyn était très susceptible, et qu'il ne voulait pas qu'on l'emmerde. Ce que faisait le type. Un pauvre troisième année...enfin, il n'en savait rien. Il se leva et le toisa du regard. L'air de dire, t'as un problème ? Puis sans prévenir, il lui colla son poing dans la gueule. Le nez s'écrasa facilement. Le gars tomba en arrière, mais il en fallait plus à Llewelyn pour l'arrêter. Il continua à le cogner alors qu'il était encore à terre. D'ailleurs, il aurait continué à vie si Clarence ne l'avait pas arrêté. Et forcé à sortir. Voilà qu'il se retrouvait comme un con dehors.

Sa colère retomba d'un coup. Ses mains lui faisaient mal et elles saignaient aux jointures. Il en aurait pleuré, oui, tiens. Vraiment. Bordel. Bordel. Pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Dans toute cette histoire, il ne voyait pas de langue-de-plomb. Curieux, mais il ne s'attarda pas dessus, pas plus qu'il ne s'en plaignit. Il marcha un temps, puis finit par s'arrêter au bord d'un mur. Par s'asseoir. Une loque, je suis une loque, je suis fini. Il se prit la tête dans les mains. Toute façon, il n'y avait personne dans les couloirs, on lui foutrait la paix. Des pas résonnèrent cependant.

Mary. Enfin Kane. Enfin...il n'avait pas le courage d'être méchant, ni de lutter, et de fait, en réalité, elle ne le dérangeait pas plus que quelqu'un d'autre. En fait, il l'avait même trouvé plutot gentille si il prenait le temps de ne pas être un bourrin et de parler un peu. Ouais, dans le fond, il l'aimait bien. Il ne savait pas pourquoi. Aucune idée de ce qu'il ressentait envers cette fille. Juste qu'elle ne le dérangeait pas. Et c'était un mieux par rapport au reste du monde qui l'emmerdait. Il lui adressa un pauvre sourire :

« Salut. »

Belle entrée en matière, mais il n'arriverait pas à être plus joyeux ou quoique ce soit. En réalité, il commençait à avoir mal à la joue droite. Portant la main à celle ci, il constata qu'il saignait, l'autre con devait s'être défendu mieux qu'il ne croyait. Il songea qu'il devait avoir l'air fin, avec son uniforme débraillé. Il continua :

« Je sais pas...si je vais être d'une compagnie très agréable. Encore que...enfin, je veux dire, je vais pas te frapper...mais je... »

Pas capable d'aligner trois mots. Ouais, Llewelyn Mulciber, tu es vraiment pitoyable.
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Ven 17 Jan - 21:44

Le monde allait parfois trop vite pour Mary Kane. Ou peut-être étais-ce elle qui allait trop lentement ? Dans les deux cas, les choses allaient trop vite pour elle. C’est une chose d’essayer de se remettre à jour au niveau politique, surtout quand on a passé quatre ans à l’étranger. S’en est une autre de voir tout ses efforts réduits à néant en une nuit. Quand le dirigeant du monde sorcier décidait de changer les institutions qui étaient les leurs, il ne faisait pas les choses à moitié. Léon Brom était devenu Magistère, Eris Valverde quittait le poste d’Inquisiteur pour devenir Intendant … Les changements n’en finissaient plus. Pourtant le plus important, celui dont tout le monde parlait, restait la levée du secret magique. Le tabou qui avait régit leur vie depuis leur naissance n’avait désormais plus de raison d’être. C’était pour la jeune fille, beaucoup d’information à digérer en peu de temps. L’avantage, c’était que pour une fois, elle n’était pas la seule à être larguée à proprement parler. Tout les élèves se retrouvaient au même stade, ça avait quelque chose de rassurant.

Mais aujourd’hui, la politique, le droit, les cours, rien de tout ça ne l’intéressait. Aujourd’hui, elle fêtait ses seize ans. Fêter était d’ailleurs un terme un peu excessif, elle n’avait jamais aimé les fêtes. Etre le centre de l’attention lors d’une soirée était un calvaire pour elle et un plaisir pour Eleonore. Tout ce que sa jumelle aimait, Mary le détestait. L’inverse était également vrai, c’était une loi universelle pour les sœurs Kane. Dieu merci, Eleonore était loin en France et y resterait. Ici, personne ne savait qu’elle soufflait ses bougies, et elle en était parfaitement heureuse. Elle s’était levée tôt dans la matinée sachant qu’elle recevrait du courrier et n’avait pas été déçue. Elle avait reçu des cadeaux de la part de sa mère, son beau-père et son grand-père ainsi qu’une carte de la part de son frère James. Ca avait suffit à son bonheur. La journée s’annonçait donc parfaite. En particulier lorsque Mary s’aperçut que Stuart ne la suivait pas. Elle n’en avait pas été sûre tout de suite. Elle était tellement habituée à sa présence, qu’elle n’avait pas remarqué qu’il était absent. Mais au détour d’un couloir, elle se retourna et s’aperçut qu’elle était seule pour la première fois depuis un mois et demi au moins. Pourquoi ? Elle n’en avait aucune idée et ne voulait même pas le savoir, l’important, c’était qu’il n’était pas là. C’était un sentiment étrange que de retrouver sa liberté. Tellement étrange qu’elle n’avait pas su quoi en faire. Finalement, elle avait simplement décidé de passer son samedi comme d'habitude.

Elle s’était habillée chaudement, troquant son uniforme habituel contre une robe de sorcière, et avait pris un livre et du chocolat pour aller se poser sur le terrain de Quidditch. Elle aimait lire en plein air et regarder les entrainements. Elle était descendue jusqu’au rez-de-chaussée et alors qu’elle allait sortir du Hall, elle avait croisé Tally. Les deux jeunes filles avaient eu peu d’occasion de se voir, outre pendant les cours. Mary appréciait la Poufsouffle mais elles n’étaient plus aussi proches qu’avant. Quatre ans changeaient bien des choses. Cependant, elle était d’exceptionnellement bonne humeur aujourd’hui et avait accepté de reconduire sa camarade à sa salle commune le temps de bavarder avec elle.

La salle commune des Poufsouffle se trouvait au sous-sol, non loin de celle des Serpentard d’après la rumeur, mais Mary n’y était jamais allée. En règle générale, elle évitait les sous-sols, ce n’était pas son territoire. Elle préférait la hauteur des tours. Aussi ne descendait-elle que pour aller au cours de Potions et éventuellement dans les cuisines lorsqu'elle voulait quelque chose à grignoter. Les cachots se situaient aussi dans cette partie du château. Rien que d’y penser, Mary se sentit frémir. Sa compagne s’en aperçut et lui demanda ce qu’elle avait, elle se contenta de hausser les épaules tout en souriant.

« Rien, juste un petit peu froid, c’est tout. »

C’était un énorme mensonge bien entendu, Mary frissonnait encore à l’évocation des cachots. Un mois était passé depuis pourtant. Ses blessures s’étaient refermées et elle n’avait gardé qu’une seule cicatrice. Une fine coupure dans son dos qui avait mal cicatrisé, et avait laissé une ligne blanchâtre sur sa peau. C’était sa faute, elle avait refuse d’aller à l’infirmerie pour se faire soigner. Ca ne la gênait pas. Qui allait regarder son dos après tout ? Ce n’était qu’une cicatrice, elle en récolterait d’autre. Elles avaient continués à discuter et finalement Mary avait oublié les cachots. Aujourd’hui, rien ne pourrait la mettre de mauvaise humeur, ou presque. Une fois Tally arrivée dans sa salle commune, elle voulu repartir dans l’autre sens et se rendit compte qu’elle n’avait pas fais attention au chemin emprunté. Elle se retrouvait perdue dans les couloirs encore une fois. Ca la fit sourire. Ce n’était pas la première fois, et ce n’était pas la dernière. Et puis finalement, c’était comme ça qu’elle avait rencontré Way. Se serraient-ils liés d’amitié, s’ils s’étaient rencontrés dans d’autres circonstances ? Probablement pas pensait Mary. Son côté réaliste ne voyait pas sa rencontre avec Way sous un jour aussi favorable qu’elle voulait bien le voir. Regarde, si tu ne l’avais pas rencontré, aurais-tu eu des problèmes avec Ariana ? Non, probablement pas mais qui aurait arrêté Llewelyn à ce moment là ?

Ce fut d’ailleurs lui qu’elle croisa au détour d’un couloir. Il était assis à terre, prostré, l’air hagard contre le mur, son uniforme en bataille. Néanmoins, la voyant arrivé, il prit la peine de lui offrir un pauvre sourire et de la saluer ? En temps normal, elle aurait inévitablement rougis, vaguement salué, puis passé son chemin. Mais en temps normal, Llewelyn Mulciber ne lui aurait pas adressé la parole et elle ne se serrait pas trouvée au sous-sol. Les choses changeaient, ce qui avait été la norme, ne l'était plus. Mary ne pouvait que suivre le mouvement sous peine d’être laissée à l’arrière.

Elle lui rendit son sourire. Un sourire bien plus franc et éclatant que le sourire timide qu’elle avait l’habitude de montrer aux gens. Ceux qu’en général seul Wayland voyait. Elle posa son livre et ses chocolats à terre. Dégrafa sa cape pour la poser à côté de lui puis s’installa dessus. Il avait dit qu’il n’allait pas être une compagnie agréable, et elle en avait déduit que c’était une invitation à rester. Aussi c’était-elle installée à ses côtés. L’avantage avec Llewelyn, c’est qu’il ne lui faisait pas peur. Ca ne l’empêchait pas d’être gênée, comme elle l’était en présence de toute personne du sexe masculin, mais fréquenter Wayland avait un peu arrangé les choses. Ils s’étaient disputé, il l’avait frappée puis s’était plus ou moins excusé. Leur relation - si on pouvait appeller ça comme ça- était partie sur de très mauvaises bases. Elle ne lui en tenait pas rigueur pour autant. Parmis les gens qu'elle avait rencontré jusqu'à présent à Poudlard, Llewelyn Mulciber était probablement celui dont elle ne pouvait prédire les réactions. Il semblait imprévisible et c'était probablement ce qui attirait Mary. Elle aimait être surprise, elle aimait avoir tord. C'était une fille sage, probablement trop pour son propre bien et en réaction, elle cherchait chez les autres l'exact oppposé.

Bien entendu, elle aurait pu avoir peur de lui. Après tout, on disait de lui qu'il était lunatique. Ce n'était pas parce qu'il avait été aimable lors du duel entre Alexander et H, qu'il le serrait encore une fois aujourd'hui. Etrangement, c’était parce que Mary savait jusqu’où il pouvait aller qu’elle n’avait pas peur. On a peur de ce qu’on ne connaît pas. Ici, en s’asseyant, elle savait très bien qu’avec un mot de travers, il pouvait devenir éventuellement violent mais ça ne l’effrayait pas. Wayland l’aurait traité d’idiote mais ça n’avait pas d’importance. Ce n’était pas elle qui avait défié un mangemort pour protéger une fille qui n’en valait pas la peine après tout.

« Aucun problème », s’entendit-elle répondre. « Je ne m’attendais pas à ce que tu le fasses, je ne t’ai pas encore insulté aujourd’hui. »

Contre toute attente, elle se sentait parfaitement à l’aise assise sur sa cape en plein milieu du couloir à côté de Llewelyn. Mary était quelqu’un d’intelligent et de fin, c’était une vérité établie. Ces qualités étaient contrebalancées par une incapacité totale à comprendre les relations sociales des jeunes de son âge. Néanmoins, même elle pouvait voir que Llew n’avait pas l’air dans son état normal. Elle n’aurait fait aucune remarque si elle n’avait pas vu son uniforme taché, et le sang dont il était couvert. Elle sortit de sa poche un mouchoir en tissus – elle avait toujours un sur elle – et le posa sur la joue droite de Llew pour essuyer le sang qui coulait.
 
« Tu saignes. », se contenta-t-elle de dire pour expliquer son geste. « Bien joué Sherlock », aurait répondu sa sœur. Elle essuya le sang qui coulait sur sa joue. Elle prit sa main et entreprit de faire de même avec ses jointures. Mais Mary restait Mary, elle se rendit compte à quel point le geste était familier -pour elle- et rougit avant de lui laisser le mouchoir. « Tu en as plus besoin que moi je crois. Qu’est-ce que tu as fais pour être dans un état pareil ? ». La question ne portait aucun jugement. Mary était juste curieuse et c’était probablement pour ça qu’elle avait fini à Serdaigle. Les femmes tueraient Wayland Witcher. Ce serrait probablement la curiosité qui aurait raison de Mary. Elle prit une des tablettes de chocolat qu’elle avait apporté avec elle et la déballa. Pendant un moment, on entendit simplement le bruit du papier froissé. Elle coupa un carré pour elle-même et tendit le reste à Llew.

« Chocolat ? », après tout, il lui avait bien proposé du Pop-Corn.
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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Dim 19 Jan - 18:55


Tu es seul. Fait initial que Llewelyn ne pouvait en aucun cas changer, ni modifier. Et toutes les créatures vivantes sur terre meurent seules. C'est ton destin. Il revoyait encore sa mère lui dire ça. Il détestait sa mère. Tu la crois ? C'est Ben qui lui avait demandé ça. Llewelyn devait alors avoir sept ans. Il n'avait rien trouvé de mieux que de faire une moue boudeuse et de répondre par la seule chose qui lui venait à l'esprit. Je ne veux pas être seul. Benjamin lui avait flanqué une bourrade amicale et plus jamais ils ne revinrent dessus. C'est peut-être aussi pour cela que Llew se sentait coupable, pour ne pas avoir trouvé le courage de formuler mieux la terreur confuse, la peur immonde de la mort, de la solitude, qui le guettait. Il se sentait coupable d'avoir rejeté son unique allié, et de ne pas avoir su répondre à sa mère. Il détestait les gens qui semblaient le mépriser en permanence. Mais il avait besoin d'eux. Curieux, ma vie. Llewelyn se sentait coupable en permanence, et il en avait assez de se sentir comme ça. Indécis. Honteux. Et il ne pouvait rien dire. La culpabilité, c'est personnel. Privé. Et on ne peut pas s'excuser auprès d'un mort, hein ? Personne...personne ne peut satisfaire un mort. Car son frère était mort. Quoi ? Benjamin Mulciber était toujours vivant ? Non, c'était faux. Llewelyn le maintiendrait jusqu'à la mort. Limonkov était vivant. Nuance. Il séparait durement les deux personnages. Pour lui, ce n'était pas la même chose. Il avait tué son héros, son seul allié, et celui qui aurait pu être son modèle.

Maintenant, il était seul. Mais il était seul avec Ben. Je suis voué à ça ? C'est ça ? Eh bien non, je refuse. Il aurait voulu être meilleur et savait ce qu'il aurait pu avoir. On aurait pu faire taire maman. Je m'en serais sorti. Au lieu de devenir dingue. Mais non. Nous avons beau aspirer à la lumière, nous avons besoin de l’ombre. Le désir qui nous fait rechercher l'harmonie nous pousse aussi, dans un obscur recoin de notre coeur, vers le chaos.  Un chaos tout relatif, Nous ne sommes pas des barbares. Pourtant, c'est bien ce que nous devenons dès que le monde déraille. Le chaos est toujours à l’affût. Le monde de Llewelyn avait déraillé depuis très longtemps et il ne savait pas quoi y faire. Il ne ne savait dans quelle catégorie se ranger -  ni un tueur en série, ni un meurtrier de masse, ni un forcené. Un peu tout ça, une étrange création de l'enfer, qui paraissait tuer sans motif. Sans motif autre que sa profonde tristesse. Sa violence était sa manière à lui de dire qu'il allait mal. Il était incapable de s'exprimer autrement. Foutrement incapable. Ce qui le rendait dangereux aux yeux des autres.

Violent, il détruisait les autres. Mais il avait besoin d'eux. Pour attirer leur attention. Il ne voulait pas être dingue, il voulait juste qu'on ne le lâche pas. Ne pas être seul. Parce que seul, Llewelyn faisait encore plus n'importe quoi. Toujours en marge à cause de Benjamin. Avec ou sans lui, tu vois bien, ta vie dépend beaucoup trop de lui. C'est parce qu'il veut me pourrir la vie en permanence. Le numéro deux. Dans l'ombre de quelqu'un. Et dès que je veux exister par moi même, blam. Ca me rattrape. Qu'est-ce qu'il faisait de mal ? Llewelyn n'en savait strictement rien. Il en aurait pleuré. Il se savait dingue mais ne pouvait rien faire pour y échapper.

Tout ce qu'il voulait, c'était qu'on ne le juge pas, qu'on le laisse. Lorsqu'on n'essayait pas de le regarder de haut ou de faire preuve de pitié envers lui, il allait mieux et était plus supportable.  Si quelqu'un le voyait de l'extérieur, il aurait été un bon cas psychiatrique. Il devait y en avoir de la haine chez ce garçon pour vouloir faire si mal au monde. Une haine totale. Absolue. Celle de la mort. Et pas seulement la sienne. Une haine tranchante. Définitive. Un culte fanatique de la destruction. De la douleur. Pour que le monde souffre avec lui. Et une terreur sans nom de ce qu'il était, de briser les gens, parce que ça, tout cette haine, c'était une réaction. Pas lui. La peur le dominait entièrement.  La peur et la sensation de savoir ce qui se passait, de comprendre. Le monde est contrôlé par à peu près six mille individus, soit 0.0001% de la population mondiale. Ce sont eux qui décident des marchés, des tendances, des dépenses, des besoins, des priorités. Bref, ils façonnent le système. Il s'agit de politiciens, certains militaires, et quelques milliardaires essentiellement. Pour accéder à ces fonctions, il faut beaucoup d'ambition et un amour immodéré du pouvoir, qui permet de supporter les sacrifices nécessaires et la pression démesurée. Ces deux facteurs sont les moteurs de ceux qui contrôlent le monde. Des moteurs pervers, car il s'agit de névroses. De déviance de personnalités déséquilibrées d'une certaine manière. Ainsi le monde est façonné par des déviants puissants. Il était l'un d'entre eux, ou le deviendrait. Comment ne pouvait-il  pas prendre une trajectoire de destruction ? Il faut se rendre à l'évidence. Il n'y a aucune fatalité religieuse ou idéoligique. Rien qu'une logique animale. Ce sont les êtres les plus agressifs de notre meute qui ont pris les rênes et nous les suivrons aveuglément. Vers le précipice. Je serais le premier. Ou je serais un de ces chefs. Il le savait.  Et il resterait seul. Parce qu'il détruisait ce qu'il aimait. Sara l'a vu. Elle l'a senti. Elle sait que je ne vais que faire du mal, et me faire du mal. Je ne peux pas l'empêcher, il est trop tard.

Llewelyn avait peur. Peur de détruire des gens infiniment meilleurs que lui, parce que plus fragiles. Mary Kane ? Il pouvait la briser d'un coup ? Alors qu'elle ne lui avait rien fait. Alors qu'au fond, sans doute, elle aussi valait mieux que lui. Cela lui semblait injuste. Mais il était content qu'elle soit là. Tout le monde le fuyait, elle non. Cela devait venir de la capacité que les parias, même s'ils n'étaient pas du même coté de la frontière, avaient à se retrouver. Ce qu'elle disait ne lui plus pas. Ce n'était pas contre Mary, non, la haine qu'il avait était plus terrible que ça, elle se dirigeait contre les gens qui forçaient les autres à se sentir coupable en permanence. Il dit durement, et ça sonnait comme un ordre :

« Arrête avec ça. Tu ne m'avais pas insulté. J'ai déconné. Et ils t'ont fait payer pour rien parce que c'est le système. Il faut un coupable. »

D'une certaine manière, il en était un lui aussi, mais pour les mêmes choses. Ma croix, c'est de supporter ce que fait Ben. Il n'avait pas besoin de lui en parler. En fait, il n'était pas sur qu'elle comprenne. Ses problèmes n'intéressaient pas les gens, et Llewelyn, aussi par fierté, les gardaient pour lui. Le contact du mouchoir sur sa peau le fit grimacer, car le tissu brula un peu les chairs abimées. La gêne de Mary fut palpable un instant. Il n'en dit rien et garda un petit moment sa main dans la sienne.

« Ca ne me dérangeait pas, tu sais. »

Silencieux une minute, le temps d'essuyer avec méthode le sang sur ses mains, il ne répondit pas tout de suite à sa question. Il avait honte, d'une certaine manière.  Il commenta finalement :

« Je me suis battu. Encore une fois...un idiot qu'a voulu faire de l'humour. J'ai pas supporté. »


Le silence retomba. Il fallut à nouveau qu'elle parle pour qu'il puisse dire quelque chose. Pour la première fois depuis longtemps, il se prit à sourire vraiment, et accepta de bonne grâce le chocolat. Finalement, de nouveau, sa main se prit dans celle de Mary et il la serra doucement :

« Ma copine m'a largué, mon frère est un terroriste, et je dois être en train de devenir dingue. Mais, et me demande pas pourquoi, parce que j'en ai aucune idée, mais je suis content que tu sois là. »


Il détourna les yeux. A vrai dire, il n'avait aucune idée, de pourquoi il disait ça, ni d'où lui venait ces idées stupides. Lesquelles ? Oh, simple. Celles d'aller plus loin.
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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Dim 19 Jan - 23:52

« Et quoi ! Tu crois qu’être gentille ça t’apporte quelque chose ?  Tu crois que les gens seront sympas avec toi à cause de ça ? Grandis un peu Mary, j’ai honte de t’avoir comme sœur. Ici, tu marches sur les gens ou ils te marchent dessus, c’est aussi simple que ça. »

Comme d’habitude, Eleonore s’énervait de voir sa sœur aussi passive. Et comme d’habitude, Mary ne répondait rien. Elle finirait bien par se lasser. Elle se lassait toujours. Eleonore était comme un petit chien agressif. Elle aboyait, elle courait partout, mordait tout le monde mais au final, elle se lassait vite. En particulier avec Mary. Elle avait compris le jeu de sa sœur depuis longtemps. Moins elle réagissait, plus vite celle-ci se lassait. Dans les jeux de patiences, Mary était toujours la meilleure. Sa patience n’avait pas de limite contrairement à celle d’Eleonore.

Cette conversation avait eu lieu lors de sa dernière année à Beauxbâton, un an auparavant. Mary ne s’était jamais demandé si être gentille lui rapporterait quelque chose. L’était-elle seulement ? Elle n’en était pas sûre. Elle n’était pas foncièrement méchante, c’était un fait. Elle ne cherchait pas à faire mal aux autres. Ne cherchait pas les ennuis. Elle ne voulait pas blesser autrui. Est-ce que ça faisait d’elle quelqu’un de gentil pour autant ? Pas forcément. Ca voulait juste dire qu’elle n’était pas cruelle. Elle ne voulait pas avoir le dessus sur les autres. Si on lui avait demandé son avis, elle vous aurait répondu qu’elle désirait juste observer et ne pas participer. On ne lui avait jamais demandé son avis et on ne lui demanderait jamais. Elle s’était retrouvée en plein milieu d’un champ de bataille auquel elle n’avait pas voulu prendre part. Trop tard. C’était de sa faute. C’était elle qui avait voulu revenir en Angleterre, et ce contre l’avis de sa famille entière. Elle avait toujours été le vilain petit canard. Eleonore était plus vive, plus drôle, plus amicale, celle qui se faisait remarqué, celle qu’on retenait. Mary était effacée, fragile. C’était probablement pour ça qu’elle refusait de rentrer en France. Elle voulait prouver aux autres, et surtout à elle-même, qu’elle en était capable. Capable de quoi ? De survivre ? Elle ne savait pas vraiment. Elle était juste une adolescente perdue qui cherchait sa voie.

Elle avait cru que le Purisme pourrait être sa voie. Elle continuait de le croire mais avec de moins en moins de conviction. Il est dur d’adhérer à un mouvement qui vous rejette. Et ce n’était pas faute d’essayer mais ses origines jouaient contre elle. Quoiqu’elle fasse, elle restait la fille d’un né-moldu, une sang-mêlé. Quelqu’un que le régime lui-même désignait comme mauvaise puriste malgré ses efforts. Il n’y avait que Wayland qui semblait croire en elle. Et parfois, elle en venait à se demander si sa confiance en elle n’était pas mal placée. Elle n’aimait pas décevoir les gens. C’était maladif chez elle. Cette envie d’être la hauteur qui la poussait à se dépasser. Le jour où elle trouverait vraiment la cause qu’elle désirait défendre. Au final, le jour où elle se trouverait. Elle deviendrait probablement plus forte et plus sûre d’elle. Entre temps, elle naviguait dans des eaux troubles cherchant inlassablement qui elle voulait être.

Qu’est-ce qu’elle faisait ici finalement, assise au bout milieu du couloir ? A côté d’elle, se trouvait un Mulciber. Celui qui part son sang, son nom, son statut était un ennemi naturel. Du moins, si on suivait la logique que le régime voulait leur imposer. Si on regardait bien, qu’est-ce qu’ils étaient outre deux enfants malheureux qui voulaient grandir trop vite. Le poids qu’on avait posé sur leurs épaules depuis l’enfance était bien trop lourd pour eux. Pourtant, ils faisaient de leur mieux mais ça n’avait rien d’étonnant de les voir craquer à un moment où à un autre. Comme maintenant, ce n’était pas Mary qui craquait pour une fois. Elle avait eu son moment et ça lui avait couté une semaine dans les cachots. Heureusement pour Llew, la loi n’était pas la même pour lui, le juge non plus.

Par certains côtés, Llew semblait ressembler à Way. Ils avaient tout les deux cette même façon d’être autoritaire. Ce qu’ils vous disaient sonnait comme un ordre. C’était probablement du à leur éducation. Puriste, en haut de l’échelle sociale. Ils étaient habitués à être ordonné et écouté. Ca fit sourire Mary. Comme Wayland, il avait l’air de prendre plus à cœur qu’elle ce qui lui était arrivé. Il ne fallait pas croire qu’elle en gardait un bon souvenir pour autant. La peur était présente, elle dormait mal. Les cauchemars étaient fréquents et d’une certaine manière, elle était heureuse de savoir Valverde partis. Pour elle, l’humour, c’était un moyen de mettre un sparadrap sur sa blessure. De la rendre moins douloureuse. On ne pouvait pas passer sa vie à se morfondre. Ca ne servait qu’à se rendre fou.

« C’est de l’humour Llewelyn… » Elle leva les yeux au ciel. Elle se rendait compte que parfois, son inconscience risquait de lui couter quelque chose. On ne provoquait pas Llewelyn Mulciber pas plus qu’on ne provoquait H. D’ailleurs en général, c’était des personnes qu’on évitait de contrarier. Elle avait bien vu ce que ça avait donné la première fois. Et pourtant, elle recommençait. Il avait dit qu’il ne la frapperait pas mais l’idée qu’il puisse le faire ne l’avait pas effleuré. C’était déjà arrivé. Elle savait à quoi ressemblait la douleur qu’on éprouvait à ce moment là. C’était assez pour ne plus l’effrayer. « Je veux dire Llew. » Même elle se rendait compte qu’il était ridicule de l’appeler par son prénom entier. « Tu sais, parfois, l’humour ça aide. Ca rend les choses plus supportables. Surtout celle que tu voudrais pouvoir oublier. » Elle ne releva pas le reste. Elle n’était pas sûre d’avoir envie de mêler la politique à la conversation. Pas maintenant. Si pendant une minute, il pouvait ne pas être l’enfant chéri du purisme et elle la supposée bourbiste, elle était heureuse.

De toute façon, elle n’était pas tout à fait capable d’y penser rationnellement pour le moment. Plus la conversation avançait, plus la distance entre eux semblait se réduire. Mary qui s’était sentie à l’aise au début, n’était plus certaine de l’être. C’était stupide, elle le savait, il n’avait fais que lui tenir la main mais elle évitait ce genre de contact en général. Elle avait été élevée à l’anglaise, dans un monde où on évite les contacts physiques inutiles. Ca n’avait jamais empêche sa sœur d’en avoir loin de là. Elle fut soulagée quand il laissa sa main. Le silence se fit un moment et elle se sentit respirer plus librement. Il avait l’air gêné par sa question, aussi ne dit-elle rien. Elle n’avait pas envie d’insister si ça le mettait mal à l’aise, au moment où elle allait changer de sujet, il se mit à parler. Elle écouta sans juger, c’était un des avantages de Mary. Elle ne jugeait pas, elle se contentait d’observer et d’écouter. Chacun avait ses défauts elle comme les autres. Elle se contenta d’un commentaire avant de lui proposer le chocolat.

« Tu sais, des fois, je crois que je voudrais bien me battre.  Ne serais-ce que pour me sentir un peu vivante. »

Confidence pour confidence. Il y avait des choses qu’on avouait rarement mais Llew la mettait à l’aise. Peut-être parce qu’il ne cachait pas ce qu’il était. A ses yeux, il se montrait sans faux semblant. Lui, son désarroi, sa tristesse et sa violence. Il lui disait juste la vérité et c’était quelque chose qu’elle appréciait. Il lui reprit la main et elle se tendit à nouveau tout en se jugeant ridicule. Pourtant, on prend rarement la main de ses amis. Même elle savait que c’était une réaction probablement anormale. Après tout, ils n’étaient pas amis. Qu’étaient-ils d’ailleurs ? Lui rouge lui monta aux joues encore une fois. Ca pouvait peut-être paraître adorable aux yeux des autres mais cette manie de montrer à quel point elle était gênée à tout le monde exaspérait la jeune fille. Elle aurait voulu avoir plus de contrôle sur ce qu’elle ressentait ce dont elle était tout simplement incapable pour le moment. Elle se concentra plutôt sur ses propos. Son frère un terroriste, il lui fallu un moment pour que l’information lui revienne. Elle se souvenait avoir lu dans les journaux quelque chose à propos de lui. Benjamin Mulciber si ses souvenirs étaient bons. Désormais connu sous le nom de Limonkov, c’était un ancien mangemort qui avait trahis et était passé du côté de la Vague. Une sombre affaire pour sa famille. D’après le journal, il faisait partie des dix hommes les plus recherché en Angleterre au côté d'un dénommé Vaas, un sombre criminel de guerre dont la réputation n’était certainement plus à faire.

« Je ne suis pas responsable de mon statut de sang pas plus que tu n’es responsable pour les actes de ton frère. Ce qu’il est, ne te définis pas. Je me mêle de ce qui ne me regarde pas et de ce que je ne connais pas tu me diras mais j’ai un peu plus d’expérience que toi dans le domaine je suppose. Ce sont tes actes qui te définiront. Pas ceux des autres. Personne ne te juge pour ça. » Il eut un silence et elle le regarda dans les yeux sans ciller. « Moi en tout cas je ne le fais pas. Mais je ne fais pas partie de ceux qui ont de l’importance je te l’accorde. » Pendant ce temps sa main était toujours dans la sienne, elle ne la retira pas mais la leva à sa hauteur déclarant : « Quand à ça, tu te rends compte que si quelqu’un te voyait, tu mettrais à mal ta vie sociale sans compter le reste ? Et moi, je ne suis pas un pis allé parce que ta copine t’a laissé. » Elle détourna les yeux gênées par ce qu’elle venait de dire parce qu’elle ne savait pas vraiment ce que sa signifiait. Elle sentait son estomac protester contre quelque chose mais elle n’aurait pas su dire quoi. Son rythme cardiaque était rapide et elle avait soudainement beaucoup trop chaud. Elle ajouta plus bas sans le regarder : « Mais moi aussi je suis contente que tu sois là. »

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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Lun 20 Jan - 16:48

Llewelyn détestait le monde. Il haissait ses parents, la génération d'avant, et celle d'avant. Vous n'avez rien créé, mes enfants, vous n'avez fait que remplacer et parfois même perdre. Perdre en humanité. En liberté. En simplicité.  Remplacer et mettre de la vitesse. Pour que tout aille encore plus vite.Mais nous sommes les mêmes. Et c'est une répétition de la même époque. Les mêmes peurs.  Il détestait le monde et son coté aveugle. Les créatures des ténèbres, ce sont les hommes. C'est nous. Nous les destructeurs, nous les assassins, nous les parasites. Les rongeurs, les profiteurs, les consommateurs, les irrespectueux. Les dévastateurs. Les tueurs. Nous. Une part totalement inconsciente de Llewelyn Mulciber savait que le purisme était une blague, que c'était un système. Une partie de lui même, seule, parce qu'ironiquement, sa famille lui donnait les clés pour comprendre, aboutissait déjà à la même conclusion que son frère, Benjamin, mais pour des raisons bien différentes : la vie était une blague. Parfois il saisissait tout cela. Là, sur le moment, il crut le voir, mais tout se mêla avant de s'effacer de sa conscience, de tourner lentement autour du point central, celui de l'oubli. Tout basculait dans l'illusion, l'irréalité de son existence. Rien n'était vrai. Ses émotions s'engloutirent en elle-même. Ses souvenirs aussi. Cette vie n'était pas la sienne. Cette vie ne serait pas la sienne.  Il n'en voulait pas. Car il détestait cette idée là. Alors, que bizarrement, il ne voulait rien d'autre qu'espérer. Ce nous dont il parlait, c'était lui. Et ça ne rimait à rien. Tout ça n'avait aucun sens. Cette rage, cette volonté de détruire, d'annihiler l'autre parce qu'il ne portait pas les mêmes couleurs... Des grains de sable crissaient sous ses dents et lui arrachaient des frissons. Tout cette sauvagerie... Il était à l'aise avec le sang.  Il pouvait comprendre la folie meurtrière d'une âme déconstruite, la cruauté d'un ego vindicatif, lien de cause à effet entre la victime et son tueur, parce que c'était lui. Mais comment des milliers d'Hommes pouvaient-ils s'acharner à se massacrer sans l'ombre d'une rancœur et sans même se connaître ? Il mourrait comme eux. Seul. Et pour rien. Mais ça ne comptait pas.  Au-delà de sa mort, c'était bien sa vie qui le hantait. Ce qu'elle était. Ce qu'elle avait été. Ce qu'elle serait. La spirale est trop forte. Tu ne peux pas dire non. Tu ne peux pas résister. C'est trop tard, tu es fini, c'est ta vie. Déjà tracée. C'était ce que voulait sa famille. Lui ? Oh, lui, il voulait qu'on cesse de l'obliger à faire des choses. Il voulait qu'on le reconnaisse, un peu. Sans doute prenait-il cela trop sérieusement.

Il ne voulait pas qu'on le déteste, mais faisait tout pour se rendre détestable. C'était une manière comme une autre d'exister. Mieux valait qu'on le déteste que de ne pas avoir d'existence du tout, je crois, enfin j'espère, parce que sinon, tout sera vraiment vide de sens. Le problème de Llewelyn Mulciber, c'était que ce qu'il affrontait, les concepts avec lesquels il devait composer étaient trop grands et trop puissants pour lui. D'autre part, jamais on ne lui avait montré comme dédramatiser. Il était seul, perdu, confronté à un type qu'il ne voulait pas devenir et qu'il était déjà, ce qu'il aurait du être mais qu'il détestait tout autant, et ce qu'il ne voulait pas être, c'est-à-dire ce qu'il était. Sans compter le fait que l'histoire avec son frère s'en mêlait.

Au final, il n'était pas tout à fait sur que ce soit Mary la plus socialement inadaptée. Au fur et à mesure que le temps passe, je comprends de moins en moins les gens. Je suis comme eux, je devrais être comme eux, mais je ne supporte plus rien chez eux. De quel droit est-ce qu'ils me jugent ? Vous valez mieux que moi ? Vous croyez ? On regarde dans vos placards, on fouille, on inspecte ? C'est pas ce que vous voulez, hein ? Non, vous ne voulez pas, ça vous emmerde. Voilà. Vous et moi on est pareil. Toujours à douter, à avoir mal. Moi j'ai mal en permanence, je le sais, et je le sens. Vous, vous ne le savez pas. Je suis peut-être le dernier. Un gamin paumé et malheureux, qui ne voulait qu'une seule chose, pleurer, admettre qu'il allait mal, et passer à autre chose. Se construire une voie et une façon d'être où il n'aurait pas besoin d'être dur. Seulement voilà. Llewelyn Mulciber ne savait pas que c'était possible, il n'en avait aucune idée. L'humour ? Il en avait de moins en moins. Ca faisait bizarre que ce soit Mary qui lui dise ça. Il n'y a pas si longtemps, c'était lui qui était capable de rire de tout et il lui semblait que la Serdaigle ne pouvait que manquer d'humour. Maintenant il n'y arrivait plus. Maintenant, c'était lui qui se prenait des leçons dans la figure. Curieusement, il ne lui en voulait pas.

« J'ai oublié comment rire, Mary. Il y a des tas d'autres choses que j'ai apprises, que je sais faire. Mais ça...ça non. Je ne sais plus faire. »


Tuer. Détruire. Détester. Etre un digne sang pur. Comme si la part de lui intelligente et sympathique semblait n'intéresser personne. Il essayait de faire ce qu'on lui demandait, mais ça ne fonctionnait pas plus. Tout le monde le méprisait. Du coup, il ne savait plus quoi faire, du coup il devenait dingue. A pleurer. Je suis à pleurer. Parler avec Mary ne lui permettait pas grand chose, sinon de retrouver un peu de calme. Sans doute parce que depuis très longtemps, elle ne semblait pas essayer de lui faire la leçon. Ou de le mépriser. Ou d'avoir pitié de lui. Non. Si elle était là, elle était sincère. De son coté, elle vivait pire que lui. Et sans doute en partie à cause de lui. De cela il ne s'en voulait plus, il ne pouvait plus rien y faire. Juste qu'au fond...elle semblait si totalement dépourvue de rancoeur qu'il ne pouvait pas s'empêcher de l'apprécier. Non, en fait, ce n'était pas seulement ça. Il appréciait Mary sans savoir pourquoi, ni comment. Ca n'a aucune importance. Bien sur que si. Non. Tu sais, il y a des choses qui existent, et c'est tout. Ne cherche pas à le fuir.

Ne serait-ce que pour se sentir vivante ? Non. On ne sentait pas vivant. Lui, il avait l'impression glauque de se vider de toute part, comme si tout disparaissait en lui, comme si rien ne restait que la violence et le sang. Quelque chose qu'il haissait. Ca ne laissait que le vide. C'était le pire des sentiments.  Il murmura :

« Tu l'es. Bien plus que moi. Ne change pas. Il y a un peu trop de gens comme moi, je crois. »


Il était sincère avec elle. Ca le changeait. La relation que Llewelyn avait le reste du monde, en tant que sang pur, consistait à donner des ordres, et appartenir à l'élite n'arrangeait rien. Avec Mary, là, il ne parlait pas méchamment, il ne donnait pas d'ordres, il parlait juste. Sans risquer de subir un jugement quelconque. Voilà. C'est peut être pour ça qu'il avait l'impression d'être plus proche d'elle que du reste des gens qu'il croisait. Ou peut-être parce qu'on ne choisit pas ce qu'on est, tous les deux. On existe, c'est tout.

« Non. » Il réalisa qu'il s'exprimait mal. Gardant sa main dans la sienne, il continua : « C'est faux de dire que tu n'as pas d'importance. »

Pourquoi est-ce qu'il refusait de lâcher sa main ? Il n'en savait rien. A l'instant présent, il ne voulait pas qu'elle parte, il voulait simplement plus. Pourtant, il ne voulait pas la gêner. Ni être méchant...en fait, pour la première fois depuis longtemps, toute sensation violente l'abandonnait peu à peu. Llewelyn sourit gentiment, puis écarta une mèche de cheveux du visage de la Serdaigle, caressant doucement la peau pâle de sa joue.

« Mary, écoute moi. Ce n'est pas ce que tu es. Je te jure. »

Il la força très délicatement à le regarder, plongeant ses yeux dans les siens :

« S'il te plait. Il faut que tu me croies. »


Parce que c'était vrai. Et c'est pour cela qu'il l'embrassa.
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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Lun 20 Jan - 21:51

Mary avait toujours jugé que l’amour n’était pas pour les gens comme elle. C’était à ses yeux un concept étrange dont elle ne comprenait pas la portée. Les livres en parlaient. Les plus grands conflits mondiaux avaient souvent eu en trame de fond une histoire d’amour. Autour d’elle, ses amis, les simples passants, tout le monde semblait vivre quelque chose de semblable à une histoire d’amour. C’était un jeu dont elle ne connaissait pas les règles et qui dans le fond ne l’avait jamais attirée. Une perte de temps qui ne vous apportait que des ennuis. Regarder Wayland, regarder Tally … Elle collectionnait les ennuis. Sans le vouloir, elle était comme un aimant. C’était ironique de venir d’une famille aussi banale, d’être une « nobody » comme ils disaient et d’attirer autant les ennuis. Elle devait probablement avoir un talent spécial, celui de se faire remarquer quant tout ce qu’elle désirait était le calme et la tranquillité. Il valait donc mieux pour elle ne pas ajouter des histoires sentimentales à une équation déjà bien assez chargée. Restait que tout ça, c’était pour les autres. Pas pour elle et elle leur laissait avec plaisir. Elle n’aimait pas ce qu’elle ne maitrisait pas. Et les sentiments étaient un domaine qu’on ne pouvait jamais maitriser. C’était ce qui nous rendait faible et Mary avait déjà assez de faiblesse. C’était probablement pour ça qu’elle ne pouvait pas comprendre la tristesse de Llew à l’idée de s’être fait plaquer par sa copine. Tout comme elle ne comprenait pas que Way tienne à Ariana au point de risquer de mourir pour elle. En ce monde, c’était chacun pour soit. C’était ce qu’on leur apprenait dés leur plus jeune âge pourtant. Jusqu’à la fin, on est seul. Les gens ne font qu’aller et venir.

Est-ce qu’elle y croyait vraiment à tout ça, Ou est-ce que c’était simplement des mécanismes de défense qu’elle mettait en place pour se protéger. Elle ne s’était jamais vraiment sentie aimée. Que ça soit par sa mère, sa sœur, son beau-père, elle avait fini par s’y habitué mais ça restait une plaie ouverte. Une enfant abandonnée à la naissance par son propre père. Comment le vit-on quand on le sait dés son plus jeune âge ? Ca avait été cruel de la part de sa mère de leur dire. Elle aurait simplement pu prétendre qu’il était mort. S’eu été plus simple pour Mary. Savoir qu’avant même sa naissance, elle avait été rejetée était une blessure qui ne s’était jamais vraiment refermée. En réaction, elle avait restreint ses relations sociales, toujours mis une distance entre elle et les autres. S’ils ne me connaissent pas, s’ils ne m’apprécient pas, ne me fréquentent pas, je ne risque pas d’être blessée. C’était ce qu’elle avait toujours pensé. Elle avait peur d’être blessée par les autres. Peur encore une fois qu’on lui montre qu’elle ne comptait pas. Que d’autres avaient plus de valeur qu’elle. Elle ne voulait pas être rejetée alors elle mettait une distance. Au fur et à mesure des années, la timidité aidant, ça l’avait rendue gauche et maladroite avec les autres creusant un fossé encore plus grand. Peu était ceux qui arrivaient à voir au-delà de ça.

Elle ne savait pas si Llew y arrivait mais il semblait essayer. C’était déjà appréciable. Le pourquoi quant à lui, lui était inconnu. L’ambiance avait d’ailleurs changée. Une certaine tension c’était installée et Mary se sentait nerveuse. Sa main était toujours dans la sienne et ça avait quelque chose d’agréable. En même temps, elle n’avait qu’une seule envie, qu’une seule chose qui lui venait à l’esprit pour le moment : Fuir. Les Serdaigles n’étaient pas des gens courageux. Ca n’entrait pas dans leur attribution. Ce n’était pas pour ça que le Choipeaux les choisissait. Rowena Serdaigle, quand elle avait fondé sa maison, avait voulu plusieurs qualités pour ses élèves telle que l’intelligence ou encore la curiosité. Elle n’avait jamais demandé le courage. Ca ne faisait pas d’eux des couards, simplement des gens conscients de leur propre intérêt et de ce qu’il fallait faire pour les conserver. Si l’on désirait du courage, c’était chez Gryffondor qu’il fallait aller. Dans la maison de Godric, on avait souvent l’occasion de voir les plus beaux spécimens de courage qui pouvait exister. De stupidité également. C’était à croire qu’en général, le courage entrainait automatiquement la stupidité. Ou alors étais-ce simplement une marque de fabrique de la maison des rouges et or. On pouvait bien entendu parler de Wayland, encore lui. Il était à Serdaigle pourtant et c’était un parfait exemple du courage Gryffondorien. Mary n’était pas d’accord. Wayland n’avait pas été courageux, il avait été inconscient, ce qui s’apparentait à de la stupidité, donc du courage. Les deux semblaient aller ensemble comme un couple maudit.

Pourquoi est-ce qu’elle voulait fuir au fond ? Elle ne savait pas ce qui l’effrayait. Ce qu’il lui disait. Lui-même. La proximité qu’il y avait entre eux.  La peur de l’inconnu. Ou celle d’être blessée encore une fois. Elle ne voulait pas qu’on lui mente. Elle ne voulait pas de faux-semblant. C’était important pour elle. S’il lui disait qu’elle était importante, qu’elle n’était pas juste une roue de secours. Il fallait que ça soit vrai, sans quoi il valait mieux ne rien dire. Encore une fois, elle se retrouvait face à un choix en ce qui le concernait. Soit elle décidait de le croire, lui accorder le bénéfice du doute. Soit elle se levait et partait. Inconsciemment, elle savait ce qu’il risquait d’arriver si elle restait. Elle n’arrivait juste pas à l’admettre tant la situation semblait improbable. Elle lui avait pardonné ce qui c’était passé dans le parc. Pouvait-elle lui faire confiance à présent ?

Pendant qu’il la caressait doucement, son cerveau lui réfléchissait à toute vitesse. C’était un vieux débat entre elle et sa conscience qui jusqu’à maintenant était resté sans réponse. Que faisait-elle ? Il était temps de décider quelque chose. Est-ce que tu vas fuir tout ta vie ? De quoi tu as peur ? De vivre ? De ressentir enfin quelque chose ? De ne plus être cette petite âme morte ? Si le changement te fait si peur, pourquoi ne pas être restée vivre en France. Elle avait dit à Llew qu’elle voulait vivre à peine quelques minutes plus tôt. Elle le pensait. C’était ce qu’elle voulait vraiment. Eh bien alors vit ! De quoi t’a peur, de tomber ? Et si tu tombes ? Et alors ? Tu te relèveras. C’était simplement une question de confiance, en elle et envers les autres. Si elle ne pouvait pas accorder sa confiance aux gens qui en valaient la peine – et elle pensait que c’était le cas du Serpentard à ses côtés- à quoi est-ce que ça servait d’être là. Tant qu’a se prendre des coups, autant que ça soit pour une raison. Pendant cinq minutes, il fallait qu’elle arrête de réfléchir. Juste un moment.

C’est ce qu’elle fit quand il l’embrassa. Il ne lui demanda pas son avis. Pourquoi l’aurait-il fait ? Il y eu une résistance au moins au début. Elle n’avait jamais embrassé personne et Way ne comptait pas. Elle n’avait jamais eu l’intention de l’embrasser. Néanmoins, son cerveau une fois en mode off, elle se détendit et répondit, un peu maladroitement certainement, sans réellement savoir quoi faire de ses mains mais ce n’était qu’une question d’instinct ça viendrait avec le temps. Le simple fait que Mary ne l’ait pas repoussée, qu’elle soit restée était déjà un grand pas pour elle. Ce n’était pas parce qu’elle était amoureuse bien entendu. Ils se connaissaient à peine. C’était principalement de l’attirance. Il y avait quelque chose chez lui qui l’intriguait et l’attirait. Sa différence probablement. Ils étaient tout ce qu’il y avait de plus dissemblable et pourtant ça n’avait pas d’importance. La part de gêne était toujours là mais elle était supplantée par autre chose, l’excitation. Son corps lui envoyait une tonne de signaux qu’elle était incapable de décrypter parce qu’elle ne les avait jamais ressentis. Mais là encore, rien de tout ça n’avait de l’importance. Elle ne voulait pas savoir, pas plus qu’elle ne voulait réfléchir.

Ils se séparèrent et Mary, bien qu’encore un peu rouge, fit un effort sur elle-même pour ne pas suivre son instinct primaire, et détourner les yeux. Elle était un peu secouée et euphorique en même temps quand elle parla, sa voix n’avait pas sa fermeté habituelle.

« Je te crois. » Trois petits mots, dis avec conviction qui celait un pacte avec elle-même. Elle décidait de lui faire confiance mais aussi de se donner une chance. Celle d’être autre chose qu’une observatrice passive. Celle de vivre. Elle continua de parler, sa voix se raffermissant. « Tu es cinglé et je ne comprends pas pourquoi tu fais ça.  Ce n’est pas rationnel mais je dois être tout aussi cinglée que toi pour rester. »

Oui elle resterait, c’était décidé même si elle n’avait aucune idée de ce que ça pouvait bien signifier. Elle aurait bien voulu lui demander d’ailleurs mais elle n’était pas sûre qu’il ait une réponse. Et puis, elle avait décidé d’arrêter de réfléchir, ce n’était pas pour recommencer tout de suite. Alors pour une fois, elle décida de faire le premier pas, et timidement, elle l’embrassa. Il fallait bien un début à tout non ? Le problème, c'était après. Après, ils faisaient quoi ?
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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Mar 21 Jan - 13:10

Est-ce que la vie était rationnelle ? Llewelyn ne croyait pas à ça. Il jugeait le fait impossible. Vu ce qu'il vivait, il ne pouvait que conclure que non, de toute façon. Si l'on se basait sur sa propre expérience, la vie ne pouvait que être dingue. Fils cadet, et donc rabaissé par rapport à son frère, brillant mangemort qu'il adorait et essayait désespérément d'égaler. Mais on lui faisait bien sentir qu'il ne pouvait pas le faire. Qu'il ne comptait pas. Puis le frère mourait, à cause de lui, ce qu'on lui faisait sentir en permanence et on voulait qu'il égale un mort, toujours en disant que c'était impossible. Ce qu'il essayait malgré tout de faire. Mais ce n'était jamais assez bien. Maintenant que Ben était revenu à la vie, il fallait qu'il essaye de faire la même chose que l'idée qu'on se faisait d'un type qui était mort, mais qui était vivant, et...plus rien ne correspondait à rien. La vie n'était pas rationnelle, la vie était folle. Elle suivait son cours, inlassablement. Bizarrement. Il essayait de reconstruire, mais sans vraiment y arriver. Llewelyn était sans doute cassé par la vie, ce qui était dur, pour son âge. Quoique. "Fracassé" serait plus approprié. "Cassé" sous-entendait quelque chose de net, de franc, de réparable. Or ce qui lui arrivait était plus confus, plus abstrait, plein d'éclats et sans espoir de guérison. Il espérait, pourtant. Il avait ses  cicatrices, ses tourments et  ses fantômes. Il  vaquait à ses occupations, il souriait,faisait comme si tout allait bien. Il se débrouillait pour masquer la douleur et le désespoir. Il travaillait dur et faisait des projets. C'était de la projection. Les gens ont besoin de réponses. Ils ont besoin de tourner la page. L'espoir, pensait Llewelyn, pouvait faire des merveilles. Ou alors vous broyer jour après jour. Il n'y avait rien de plus cruel que l'espoir. Il le faisait aussi par fierté.  Par envie de clamer à la gueule du monde qui tentait de le détruire qu'il n'y était pas arrivé et que lui allait lui rendre la pareille. Oui, tu as mis mon cœur en pièces, mais j'ai recollé les morceaux, et la vie a repris son cours.  Recollé les morceaux ? Au secours. C'est chiant tout de même. Je commence à parler comme dans une chanson country pour les ploucs. Bordel.

Il pensait qu'il arriverait à oublier, mais ça ne marchait pas. C’était étrange. Quelquefois des jours, des semaines, voire des mois passaient sans qu’il pense à son frère. Leur éloignement fonctionnait un peu à la manière d’un deuil. Dans ces périodes-là, on s’entend dire souvent que le temps guérit toutes les blessures. Foutaises. En vérité, on est anéanti, on souffre, on pleure tant qu’on croit que ça ne s’arrêtera jamais… et puis, l’instinct de conservation reprend le dessus. On arrête. On ne peut plus, on ne veut plus « remettre ça » car la douleur est trop grande. On occulte. On nie. Mais on ne guérit pas vraiment. Il avait détesté la période de deuil. Des amis bien intentionnés - souvent la pire espèce - lui servaient des platitudes d'usage.  Alors qu'il détestait ça, même les condoléances. Ne me dites pas que je suis jeune. Ne me dites pas que ça ira mieux. Ne me dites pas qu'il est dans un monde meilleur. Ne me dites pas que ça fait partie d'un plan divin.  Tous ces clichés me font grimper aux rideaux. Et puis en plus, il est vivant.

Ce qui ne lui laissait aucune possibilité pour le rêve, juste pour le chagrin, pour la colère. Pour survivre, pour se poser des questions, et toujours, toujours, Llewelyn essayait de penser, de se controler, mais finalement, la colère n'était pas mieux. Elle laissait vide. Simplement vide. Tu es plus heureux ? Non. Mais je leur prouverais que je vaux mieux qu'eux. Et tu seras plus heureux ? Est-ce que je sais, moi ? Non. Tu seras seul. Point. Tu auras éloigné tout le monde de toi. Ce n'était pas ce dont il rêvait. On a beau s'escrimer à lui tordre le cou, votre fichu rêve ne veut pas mourir - non, ce serait trop facile. Il est toujours là, le rêve, il vous nargue et vous rappelle à chaque instant que jamais il ne deviendra réalité.

Tout le monde veut être quelque chose d'autre que lui même. Lui le premier, parce que sa vie, il lui semblait qu'elle se réduisait à peu de choses. A essayer...essayer quoi ? Je sais pas. De rester vivant. Tout tourne autour de ça, pour elle comme pour moi. Fatalement, il en revenait à Mary. Pourquoi est-ce que ça se passait comme ça ? Llewelyn n'en avait au final aucune idée. Ou plutot si. On pouvait lui repprocher d'être sang mêlée, mais ce n'était pas assez fort pour l'arrêter. Malgré toutes leurs différences, il y avait en eux une part similaire de malheur. D'une certaine façon aussi, la vie de Llewelyn était une lutte constante. Avec Mary, il n'avait pas besoin d'être sur la défensive. Une part de lui cherchait aussi à répondre à ce rêve originel qui le narguait, une simple histoire d'amour, sans malheur et sans prise de tête. De la folie ? Oui, cela existait et existerait si cela se prolongeait au mépris des convenances. Mais il s'en foutait réellement.  Ce premier baiser fut tendre, presque familier et terriblement désespéré... deux êtres qui avaient fini par remonter à la surface après avoir mal calculé la profondeur de l’eau. Les années s’effaçaient, l’hiver cédait le pas au printemps. Tant d’émotions se bousculaient en lui . Llewelyn ne chercha à les identifier ni à les trier. Il les laissa simplement venir. Ils étaient deux êtres qui fuyaient un monde en lutte contre lui même comme des chats dans un sac. Ni plus ni moins. Cinglé ? Oui. Bien sur qu'ils l'étaient. Ils l'étaient tous. Ca voulait tout et rien dire. Le Serpentard n'avait juste pas envie d'y penser pour l'instant. Il la laissa l'embrasser et commenta avec amusement :

« Tu réfléchis trop, Mary. »

Il l'embrassa encore, avant de se relever et de l'aider elle aussi à se remettre sur pied. Que faire maintenant ? Lui avait sa petite idée. Mais il savait aussi à qui il avait affaire et commençait à bien comprendre la timidité de Mary. Cela dit, il lui tenait toujours la main et il ajouta :

« Viens. »

Ce n'était pas réellement un ordre, plutôt une demande. En réalité, il s'attendait réellement à ce qu'elle parte beaucoup plus tôt, et qu'elle reste semblait à Llewelyn une petite victoire. Ils se dirigèrent vers la salle commune des Serpentard. Comme ce qu'il croyait, elle était vide. Llewelyn sourit et passa un bras autour des épaules de Mary :

« Je me disais bien qu'ils partiraient tous pour le match. »
Il l'embrassa sur la joue : « Tu veux rester un peu avec moi ? » Il fronça les sourcils. Là, pour le coup, ça n'allait vraiment pas, il le sentait dans toute son attitude. Et ça ne lui plaisait pas. Même s'il se doutait que jamais la Serdaigle n'avait jamais eu de copain, Llewelyn ne se considérait pas forcément comme traumatisant. Pas dans cette phase d'humeur là. « Mary. Dis moi ce qui ne va pas. »
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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Mar 21 Jan - 17:08

Est-ce qu'elle réfléchissait trop ? Certainement, c'était son gros défaut. Elle était toujours en train de réfléchir même quand elle n'aurait pas du. C'était tout de même ironique qu'on demande en général aux adolescents de réfléchir plus souvent, et qu'au fond, le seul reproche réel qu'on puisse faire à Mary, c'était de trop réfléchir. Même maintenant alors qu'elle venait de se jurer d'arrêter de penser aux conséquences l'espace d'un moment, elle ne pouvait pas s'empêcher de le faire. Déformation professionnelle, habitude prise depuis l'enfance...Elle n'en savait rien et elle ne voulait pas vraiment le savoir. Les faits étaient là, et elle aurait vraiment bien voulu se faire violence pour ne pas penser. Comment est-ce que les autres faisaient pour agir sans réfléchir. Ca devait être agréable de vivre en étant insouciant, sans penser aux conséquences. N'avoir pour seule préoccupation que la façon dont on allait s'habiller le matin. Le retard qu'on avait dans ses travaux à rendre au prof. Savoir si son copain ne regardait pas d'autres filles. Se demander quelle épique gagnerait le match de Quidditch d'aujourd'hui.

Au final, ce qu'elle considérait comme étrange, n'était jamais que la journée normale d'une adolescente de son âge. Depuis six mois, elle n'avait plus la vie d'une adolescente aussi avait-elle oublié à quoi ça pouvait bien ressembler. De ne penser qu'à soi-même. De voir que vos actes n'ont aucunes portée sur les autres, ni sur le reste d'ailleurs. L'amusement de Llew était contagieux et elle admit qu'il avait raison. Elle se moqua de bonne grâce d'elle-même, sans l'épargner pour autant.

"Tu as raison, je suis incapable d'arrêter de réfléchir, même quand je devrais. Toi par contre, tu ne réfléchis probablement pas assez. Sans quoi tu te serrais rappelé qu'on ne frappe pas les filles." S'il elle n'avait pas été en train de sourire, il aurait probablement pu le prendre mal mais ce n'était pas un reproche. De l'eau avait coulé sous les ponts et s'il elle en reparlait, c'était parce qu'elle était passé à autre chose. Ca ne l'empêcherait de lui remettre dans la figure, une fois ou deux n'étais-ce que pour rire. Elle n'était pas certaine que ça le fasse rire lui. Il lui avait bien dis qu'il ne savait plus rire. Il n'aurait qu’à réapprendre. Elle, elle devait bien essayer de mettre de côté sa gêne. De son point de vue, pour le moment, elle ne se débrouillait pas trop mal. "Enfin, ce n'est pas grave" conclut-elle avec un sourire. "Je suppose que je peux réfléchir pour deux."

Elle ne dit rien d'autre, parce qu'elle ce qu'elle disait sous entendait que ce qui se passait ici, se reproduise. De ça, elle n'en était pas sûre. En temps normal, elle lui aurait posé la question mais elle préférait ne pas savoir. Au final, ce n'était pas plus mal qu'elle évite de réfléchir. Si elle réfléchissait, elle se rappellerait qu'elle était une sang-mêlé et qu'il était un sang-pur. Ce qu'ils faisaient, ne se faisait pas. En réalité, ici, à Poudlard, c'était devenu en quelque sorte un tabou. Ce n'était pas officiellement interdit mais ça restait mal vu. Bien entendu, c'était plus problématique pour elle que pour lui, il suffisait qu'Ariana en entende parler. Mais qui lui dirait ? Certainement pas elle et elle doutait que Llew s'en vante de son côté. Mais elle ne voulait pas y penser, elle remit donc son cerveau en mode off pendant qu'ils s'embrassaient.

Elle le laissa l'aider à se relever et récupéra ses affaires. Une fois debout, elle se rendit compte encore une fois à quel point il était plus grand qu'elle. Mary n'était pas vraiment petite, elle était dans la norme entre un mètre soixante-cinq et un mètre septante. Elle ne savait pas vraiment elle même mais Llew devait faire presque vingt centimètre de plus qu'elle. Elle se laissa entrainé sans vraiment se demander où ils allaient. Elle connaissait mal les cachots et il ne lui vient pas du tout à l'esprit, même un seul instant qu'ils puissent aller dans la salle commune des Serpentards. En règle générale, il était rare que les élèves de Poudlard pénètrent dans la salle commune d'une autre maison que la leur. Ca n'était pas inhabituel mais ça ne se faisait pas fréquemment non plus. Ils s'arrêtèrent devant un mur de pierre qui ressemblait à tous les autres et Llew donna son mot de passe. Celui-ci s'ouvrit et laissa place à la salle commune des verts et argents. La salle différait de celle des Serdaigles, plus froide de prime abord, probablement à cause de la pierre. Elle était mal à l'aise, elle n'était pas réellement sûre de vouloir se trouver ici. Heureusement pour elle, la salle était vide. Elle se rappela que c'était aujourd'hui qu'avait lieu le match entre Poufsouffle et Serpentard. C'était probablement pour ça qu'ils n'avaient croisés personne dans les couloirs. Heureusement qu'elle n'était pas allée lire là-bas finalement. Tout le monde devait être au stade de Quidditch, Ariana comprise. Le match pouvait durer des heures, Serpentard comme Poufsouffle avaient, cette année, de très bon attrapeur et la compétition serrait serrée. Ce fut un soulagement mais elle ne sentait toujours à l'aise pour autant. Son compagnon le sentit et lui en fit la remarque. Elle s'en voulu quelque peu, elle avait décidé d'essayer de se détendre et de faire un effort sur elle-même mais ce n'était pas si facile. Elle lui sourit tout en s'asseyant dans le premier divan à sa portée. Après tout, ils allaient être là un moment si elle décidait de rester. Elle tenta de s'expliquer en souriant pour le rassurer.

"Désolé, oui je veux rester un peu avec toi ce n'est pas ça. C'est dur pour moi de ne pas céder à mon instinct primaire. En temps normal, je serais déjà partie, je sais que c'est une réaction stupide de ma part." Elle haussa les épaules et continua : " Je suis timide, c'est quelque chose que je dois apprendre à surmonter au jour le jour. Et me trouver dans la salle commune d'une autre maison reste intimidant."C'était un demi mensonge, ou une demi véritée au choix. Elle ne mentait pas réellement mais elle ne disait pas toute la vérité non plus. Le fait de se retrouver là où elle n'aurait pas du la mettait mal à l'aise mais l'idée de se retrouver seule avec Llew aussi. Elle appréçiait le moment tout en l'appréhendant parce qu'elle savait vers quoi ça pouvait dériver. Il y avait des choses qu'elle pouvait avouer par elle-même comme sa timidité. Après tout, un aveugle s'en serrait rendu compte. Et d'autre comme le fait qu'elle n'était jamais sortie avec personne, qu'elle n'avait jamais embrassé quelqu'un qui était plus difficile à avouer. Elle ne connaissait pas la marche à suivre et elle avançait un peu à l'aveuglette. Il devait s'en douter bien entendu mais elle préférait ne pas devoir le formuler à haute voix si possible.

Elle lui prit la main l'attirant à ses côtés, elle l'embrassa, ca l'empêchait de penser. Elle se faisait un peu plus audacieuse. Il n'y avait personne pour les voir. C'était encore quelque chose de neuf pour elle et elle avait décidé d'en profiter tant que ça durerait. Pour une fois, elle ne penserait pas aux conséquences. Elle verrait ça plus tard.

Elle regarda Llew et son uniforme chiffonné, taché de sang et lui fit une remarque : "Tu ne te changerais pas ? Les gens vont se poser des questions si on te voit dans cet état là." Elle passa une main sur sa joue, la où il avait reçu un coup. "Tu vas garder une cicatrice quelques jours je crois."

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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Mer 22 Jan - 14:02

La vie de n'importe quel adolescent. Voilà ce dont rêvait Llewelyn, tout en le méprisant. Il rêvait réellement d'une vie qui aurait été tellement plus simple. Si seulement il n'avait pas été aussi idiot. Si seulement sa mère n'avait pas été aussi folle. Si seulement Ben n'était pas partie. Cela le faisait toujours enrager de se dire ça. Quoiqu'il fasse, Llew en revenait toujours à lui, comme si sa vie entière dépendait de ce frère mort, puis revenu à la vie, traitre par dessus le marché. Hugh, son cadet, ne pouvait que sentir ça en pire : lui on le comparait et à Benjamin, et à Llewelyn, ce qui commençait à faire de lui un gamin mou et terrifié par à peu près tout ce qu'il rencontrait. Llewelyn aussi avait peur. Mais pas de tout. De ce qu'il pouvait faire lui. Lorsqu'il ne réfléchissait pas, une profonde colère, mal controlée, qu'il ne savait pas utiliser et qu'il ne pouvait finalement que planquer sous couvert du purisme, ce qui restait tout aussi faux et peu convainquant. Mais lorsqu'il réfléchissait, c'était pire, car il en venait à la conclusion que malgré tout ce qu'il essayait de faire pour supplanter son ainé, il n'y arriverait pas.

Voire même que ce dernier avait raison sur certains points. Cela ne pouvait que sauter aux yeux. Quel régime condamne quelqu'un qui n'a rien fait et gracie celui qui déclenche un conflit ? La justice puriste lui semblait souvent, trop souvent, inégale alors qu'elle pronait le respect de tout sorcier et sa dispute, déjà lointaine, avec Mary, lui semblait en être un bon exemple. Mais sans parler de ça, le discours que tenaient les puissants lui semblait difficilement défendable. La facilité bourbiste, par exemple. En quoi c'est plus facile d'être poursuivi et traqué, d'être un fugitif, que d'être mangemort ? Le discours de Valverde pour accuser des types comme Jugson ne lui semblait pas cohérent. Mais cela venait sans doute du fait que la conception de Llewelyn de ceux qu'on appelaient 'ennemis' était purement mulciberienne et se basait sur la ressemblance de l'ennemi avec eux. Les risques sont les mêmes, le courage est le même. C'est la théorie qu'ils défendent qui est incompréhensible, pas la manière dont ils la défendent.

Evidemment, s'il poussait plus loin, Llewelyn s'apercevait que la haine qu'il portait à son frère allait beaucoup plus loin et que sa théorie ne tenait pas. Mais qu'à cela ne tienne, il y avait d'autres choses à contester dans le régime. L'individualité. L'Inquisiteur, désormais Intendant ( ce dont Llewelyn était ravi, il préférait vraiment avoir la grand-mère de Way pour diriger Poudlard ) pronait le fait qu'il voulait des individus prêts à servir le régime, mais qu'il fallait que la Sorcellerie soit une communauté tout en ne parlant jamais des familles de sang pur qui pourtant constituaient la base du purisme.

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Il semblait à Llewelyn que tout cela ne servait qu'à embobiner des gens, alors que là encore on prétendait leur dire la vérité. Pour lui le purisme se résumait à une vision simple : la hiérarchisation de la société en fonction du sang. De droit, parce qu'il se nommait Mulciber, il pouvait prétendre à faire partie d'une élite et à mépriser les autres. De droit. Pourtant il ne le faisait pas – même pas en ce moment, et d'ailleurs il n'avait pas envie de le faire. Parce que Mary ne lui semblait pas être son inférieure. Ainsi, lorsqu'il y réfléchissait bien, tout ce que lui vendaient sa famille et le régime – deux doctrines qui se complétaient pour former un carcan lourd à porter et qui en plus pouvait se révéler contradictoire – semblaient à Llewelyn une sorte de mensonge calamiteux. Un prétexte pour s'enrichir et pour garder le pouvoir.

Mais lorsqu'il réfléchissait, il lui semblait qu'il tenait des propos dignes de la résistance. Et ça faisait encore plus peur à Llewelyn. Je ne serais pas un traitre. Pas moi. J'ai trop souffert. Je sais ce que j'ai vu, ce qu'ils ont fait. Je ne deviendrais pas comme eux. Il ne voulait pas trahir. Voilà pourquoi il détestait réfléchir et qu'il comprenait la vision de John, doctrine devenue quasiment familiale : réfléchir est inutile, et dangereux, il n'y a que croire qui peut être valable. Mais s'il n'y avait eu que ça. Ca, ce n'était qu'une question idéologique. Non, lorsqu'il réfléchissait et qu'il prenait du recul sur lui même, Llewelyn se retrouvait face à ce qu'il était : lui. Le type violent, le type colérique, un dingue sur bien des plans. Le mec qui avait égorgé une fille. Le souvenir de Nora Baker, se vidant de son sang la tête en bas, revint frapper sa mémoire avec une puissance incroyable. Et s'il pétait un plomb et qu'il faisait ça à Mary ? Objectivement, si Wayland n'était pas intervenu la fois où il l'avait frappé, elle aurait pu finir dans un état plus que lamentable. Llewelyn en avait honte, même s'il ne l'admettrait pas. Néanmoins, la Serdaigle souriait...et le reste du discours ne portait pas sur ça. Faussement vexé, il répliqua  :

« Dis le que tu me prends pour un idiot, aussi ! »


Mais la lueur amusée qui dansait dans les prunelles bleus clairs du Serpentard contredisaient cette contrariété apparente. Si seulement tout pouvait être aussi simple. Il regrettait le temps où il ne se posait pas de questions, où tout allait bien, où il savait encore rire sans se sentir coupable, où réfléchir ne lui renvoyait pas un reflet de lui même qui ne lui plaisait pas. Il regrettait le temps où il savait faire abstraction. Qu'est-ce qu'on fera s'ils découvrent qu'un sang pur comme moi sort avec une sang mêlée, soit disant bourbiste ? Llewelyn décida de reporter la décision et la question à plus tard, au moment sans doute où il faudrait qu'il dise à Ariana d'aller se faire foutre et qu'elle ne déciderait pas pour lui, moment qui précéderait inévitablement celui où il faudrait qu'il s'engueule avec Wayland parce qu'il défendrait sa copine. Il ne voulait pas de ça. Mais curieusement, Llew s'inquiétait bien plus pour Mary que pour lui, et il ne la laisserait pas tomber. Ce n'aurait pas été juste. Seule notion, un peu floue, qui lui restait de bonne, réellement. Il n'allait pas la gâcher.

La salle commune était vide, ce qui arrangeait de loin Llew. Il écouta Mary avec une certaine inquiétude, espérant réellement que ce n'était pas lui qui lui faisait peur. Il s'installa à coté d'elle, gardant sa main dans la sienne et lui rendit son baiser, la serrant gentiment contre lui pour la rassurer :

« Tu t'en sors très bien, je trouve. » Il continua, presque souriant : « Puis dis toi que ça pourrait être pire, tu pourrais vouloir cogner des gens à chaque fois qu'ils te contrarient ne serait-ce qu'un peu. »

Est-ce que tu sais rire de toi même ? Non. Pas vraiment. Mais j'essaye. C'est-ce qui me sauve, enfin je crois. Llewelyn essayait réellement de devenir un peu meilleur. Ca ne marchait pas toujours, mais avec Mary, oui, un peu. Il en avait presque oublié qu'il venait de se battre avec un type qui devait probablement être à l'infirmerie à l'heure qu'il était. La blessure qu'il avait à la joue ne lui faisait pas trop mal, ça allait. Il sourit :

« Une de plus, une de moins... » Il se leva et demanda d'un ton dégagé : « Tu montes avec moi ? Ce serait pas bon que tu restes ici toute seule et qu'ils te trouvent ensuite. »

Argument plein de bon sens et difficilement contestable, qui pour le coup risquait bien de servir de prétexte à autre chose, comme Llewelyn ne laissait pas vraiment le choix à la jeune fille d'accepter ou non. D'ailleurs elle le suivit à l'étage sans trop rien dire. A vrai dire pour le coup, il se fichait pas mal de se changer ou non...non, il voulait autre chose, mais il faudrait voir comment ça se passerait. Le dortoir des garçons était tout aussi vide que la salle commune. Llewelyn attrapa une chemise dans son armoire, qui était tout de même en meilleure état que l'autre, qu'il enleva sans aucune gêne, se retrouvant torse nu devant Mary. Il la sentait encore plus mal à l'aise qu'en bas. Aucun d'eux ne pouvait prétendre ne pas savoir ce qu'il voulait lui – ce qui dans ce genre d'histoire, était plutot normal. Il l'attira contre lui, sans un mot, et l'embrassa avec de plus en plus de passion. La prenant par la taille, ses lèvres descendirent dans son cou, embrassant avec douceur la peau blanche de la jeune fille. Il y allait de façon très progressive, sans aucune brutalité : il savait que ça ne passerait pas. D'un geste sur, il dégrafa peu à peu la robe de sorcière qu'elle portait, découvrant le début de la poitrine, qu'il découvrit lui aussi, mettant les seins à nu. Puis il la renversa sur le dos, allongé sur le lit, au dessous de lui. Qu'elle lui dise non maintenant et il n'irait pas plus loin. Ce n'était pas seulement qu'il la voulait. Il avait envie qu'elle le veuille, elle aussi.
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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Jeu 23 Jan - 9:38

Il n'était pas idiot, juste moins subtil qu'elle. Et encore eut-il été un idiot, qu'il restait un idiot attirant. Même elle ne pouvait pas le nier, et pourtant, ce n'était pas souvent qu'elle donnait son avis sur les garçons. Ce n'était pas vraiment son sujet de discussion de prédilection. Elle se sentait toujours gauche et mal à l'aise quand on parlait du sexe opposé. Elle détestait les discussions qui prenait la traditionnelle tournure du : "Oh mais il est trop beau... t'a vu ses yeux... je l'embrasse quand il veut.". Ce genre de discussion lui hérissait le poil. Que pouvait-on répondre à ce genre de remarque ? "Oui tu as raison et en plus de ça il a de belles fesses." Non mais vraiment... Elle préférait les éviter, et au pire les subir, mais certainement pas y participer. Il n'empêchait, qu'intelligent ou non, Llewelyn Mulciber restait attirant aux yeux de la jeune fille. Elle y songeât un instant pendant qu'ils parlaient. Il y avait beaucoup de filles qui auraient bien voulu être à sa place. Non seulement parce qu'il était ce qu'on recherchait physiquement chez n'importe quel garçon, mais également à cause de sa position. Un Mulciber. Le nom de famille voulait tout dire. Famille du Ministre de la Magie, propriétaire de plusieurs grosses entreprises sorcières. N'importe quelles filles auraient fait des pieds et des mains pour avoir l'attention du Serpentard. Mary, quant à elle, aurait réellement voulu qu'il ait un autre nom de famille. C'était ironique, elle fuyait ce que recherchaient désespérément les autres. Sa célébrité dans Poudlard serrait surement ce qui lui attirerait des ennuis. Mary était un aimant à ennuis, elle commençait à avoir l'habitude. S'en était presque lassant à vrai dire, il n'y avait même plus la surprise du début, pensât-elle avec un certain cynisme. Au moins avant, ça apportait une nouveauté malvenue dans sa vie morne. A présent, c'était devenu une forme de routine. C'était à se demander si elle supporterait de revenir à une vie normale. Celle où elle était encore une élève anonyme que personne ne connaissait et qui n'interagissait avec personne. Elle y aspirait sans vraiment y croire en réalité. On ne peut jamais retourner en arrière, elle était assez lucide pour le savoir. Il faut savoir avancer et évoluer avec son temps ainsi que le cours des évènements. C'était le grand problème de Mary, mais aujourd'hui marquait un tournant et comme disait Llew, elle ne s'en sortait pas si mal au final.

Lui aussi semblait faire un effort en sa présence. Il était plus souriant et il essayait de faire un peu d'humour, de se moquer de lui même. Pour quelqu'un qui ne savait plus rire, ce n'était pas trop mal. Bien entendu, Mary ne pouvait pas savoir ce qui s’était passé avant. Elle ne savait pas la moitié de ce qui c'était passé à Poudlard l'an passé. Elle ne pouvait pas savoir que Llew avait tué quelqu'un, qu'aurait-elle dit si elle l'avait su ? C'était une bonne question. Autrefois, elle aurait été effrayée mais Poudlard, l'Angleterre, le Purisme avait ses propres valeurs. Des valeurs qui n'étaient pas fondées sur ce qu'on aurait pu appeler la logique. Le fait qu'il ait tué quelqu'un n'aurait choqué qu'une personne extérieure au final. Depuis, elle avait été torturée, vu un élève se vider de son sang devant une école entière qui n'avait pas fait un geste pour l'arrêter. Les choses changeaient. Elle était bien obligée de s'en rendre compte. Poudlard était devenu un monde à part où on les endurcissait. Ils étaient obligés de grandir plus vite, de s'endurcir. C'est ce qu'ils faisaient elle compris. Ils étaient destinés à devenir des soldats, mais ça aucun d'eux ne le percevaient réellement. C'était un sentiment fugace qu'ils avaient tous, ou au moins les plus intelligents d'entre eux. C'était comme un papillon dont on est tellement proche qu'on pourrait l'attraper mais à peine tends-on le bras pour le toucher qu'il s'envole et se place hors de portée. C'était la même chose ici, certains, comme elle, comme Llew sentaient que quelque chose était en œuvre mais ils n'auraient pas su mettre réellement le doigt dessus.

"Je suppose qu'il vaut mieux donner les coups que les prendre. J'en sais quelque chose."

La philosophie dont elle faisait preuve fasse à cette histoire restait impressionnante, même pour elle. Ca ne l'empêchait pas d'avoir toujours peur mais le départ de Valverde avait atténué cette peur au moins un peu. Elle dormait un peu mieux mais ca ne l'empêchait pas de revivre ce dont elle se souvenait avec une intensité un peu trop réelle. Elle s'étonnait parfois de n'avoir gardé qu'une seule cicatrice de son séjour là-bas. Elle s'était levée un matin et s'était campée nue devant le miroir étonnée de plus voir de bleu sur son corps. Après des semaines en leur compagnie, elle avait fini par s'habituer à ses marques colorées sur sa peau pâle. Elle s'était retournée regardant son dos et n'avait vu qu'une finie cicatrice prés de son omoplate, blanchâtre, un peu boursoufflée. Elle avait simplement mal cicatrisé. Elle était allée à l'infirmerie et on lui avait reproche de ne pas être venue plus tôt. "Tu vas la garder maintenant ta cicatrice mon chou, je ne sais plus rien faire.". Ca ne l'avait pas dérangé. C'était un rappel constant de ce qui s'était passé et de à quel point elle devait faire attention. Et aujourd'hui, elle brisait toute les règles qu'elle avait décidé d'établir sans trop de remord.

Il l'entraina avec lui dans son dortoir et elle le suivit sans résistance. Premièrement, parce que son argument était imparable. Elle n'allait tout de même pas l'attendre ici, dans la salle commune alors que n'importe qui, dont Ariana pouvait arriver. Ensuite, il ne lui laissait pas réellement le choix. Sa conscience se rappela encore une fois à elle. Chez les adolescents normaux, elle se manifestait pour les empêcher de faire ce qu'elle estimait être des conneries. Chez elle, c'était plutôt l'inverse, elle l'encourageait à aller plus loin. Mary était timide mais pas idiote. Elle savait qu'ils avaient peu de chance d'aller dans son dortoir et de jouer au scrabble. Elle l'observa se dévêtir, sans la moindre gêne, devant elle. Elle aurait voulu regarder ailleurs mais ne le fit pas. Peu être par défis. Arrête un peu d'être aussi prude, grandis un peu. Il l'attira vers lui et commença en l'embrasser, la déshabillant avec des gestes qui prouvaient qu'il n'était pas réellement un novice dans la matière. Contre toute attente, elle se laissa faire, partagée entre la gêne et l'envie qui montait en elle. C'était beaucoup de nouveauté en une seule journée pour quelqu'un comme elle. Elle était allongée sur le lit, lui au dessus d'elle. Est-ce qu'elle voulait vraiment le faire ? Quelques jours avant, elle ne l'aurait jamais envisagé, mais à présent que la question se posait elle ne se voyait pas partir. Elle avait peur, mais elle en avait également envie. Peur de quoi, que ça fasse mal, qu'elle ne sache pas quoi faire ? Oui surement, elle avait peur de paraître ridicule mais il fallait bien une première fois à tout.

Se décidant, elle l'embrassa avec ardeur tout en se cambrant dans un geste instinctif. Elle n'avait pas vraiment envie de parler. Il savait qu'elle ne l'avait jamais fait. Il ne fallait pas être un génie pour s'en rendre compte. Elle n'avait pas envie non plus de lui dire qu'elle était d'accord. Il le comprendrait bien assez vite. Ses mains se perdirent, explorant pour la première fois un corps masculin. Un peu fébrilement et certainement maladroitement, elle détacha son pantalon et le fit glisser. Le reste de ses vêtements furent vite enlever, les siens également. Comme tout le monde, elle connaissait la théorie mais ne l'avait jamais mise en pratique. Elle sentait qu'une boule s'était formée dans son ventre qui tenait tout autant de l'excitation, de la fébrilité que de la peur. Sa conscience se manifesta encore une fois lui enjoignant de se détendre un peu. Il ne la pressait pas et faisait le tout en douceur. Et quoi ma jolie, il ne serrait pas un peu temps de te brûler les ailes ? Tandis qu'il la prenait pour la première fois, elle ressentit une intense douleur. Elle était tendue, par peur d'avoir mal et c'était ce qui provoquait une partie de la douleur. Une fois passé la première vague de peine, vint le plaisir mêlé à douleur. Toutes les jeunes filles savaient que leur première fois ne serrait pas une grande réussite. Mary ne fut pas une exception, une fois le mal passée, la tension partie, elle en profita un peu mais elle se rendait compte qu'il pouvait y avoir bien plus.

Une fois terminé, elle ne dit rien se contentant de l'embrasser. Son cerveau réfléchissait à toute vitesse. Elle n'avait jamais vraiment su le mettre sur pause au final. Elle se rendit compte qu'il ne disait rien non plus, attendant probablement une réaction de sa part. Elle l'avait oublié l'espace d'un instant. Elle lui sourit tandis que le rouge lui montait aux joues encore une fois.

"Tu penses qu'on peut réessayer ?"

Il n'avait pas l'air d'avoir d'objection et la seconde fois fut bien plus agréable que la première, et le plaisir qu'elle y prit, bien plus intense. Il lui semblait pouvoir comprendre pourquoi tant de gens en faisaient toute une histoire. Blottie contre lui dans le lit en silence, elle se rappela son programme pour la journée et ça la fit sourire. Rien ne s'était vraiment passé comme prévu et elle n'avait pas de regret. Pour une fois, elle était parfaitement heureuse même si elle doutait que ça dure. Elle tourna son visage vers lui, caressant distrairement son torse, et posa la question qui fâchait. Elle préférait en parler maintenant, tandis qu'ils étaient seul que de se poser la question par la suite sans avoir de réponse. Une fois sortis de cette chambre, les lieux pour parler en toute tranquillité ne serrait pas légion, encore moins avec deux langues de plomb sur le dos.

"Tu vas encore me dire que je réfléchis trop, mais ça, qu'est-ce que c'est au final ? Quelque chose d'occasionnel amené à se reproduire? L'histoire d'une fois ? Autre chose ? " Il y eut un silence et elle rajouta ce qu’ils savaient tout les deux. "Au final, je reste une sang-mêlé et toi un sang-pur. Ce qu’on a fait … ça ne se fait pas vraiment…"

Elle parlait tout à fait normalement, pas certaine de la réponse qu'elle désirait entendre. Elle n'était pas amoureuse, pas encore du moins, mais ce qui se passait comptait pour elle. Elle se demandait si c'était la même chose pour Llew à ses côtés. Elle préférait les réponses franches, si c'était l'histoire d'une fois, elle préférait le savoir maintenant plutôt que dans quelques jours.
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Harden your heart || Mary

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