POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Harden your heart || Mary

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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Ven 24 Jan - 9:23

Parfois, Llewelyn se prenait à imaginer que la douleur qu'il vivait, ressentait jusqu'au plus profond de ses os, ne tenait à rien. En vérité, il fallait bien admettre qu'il existait des situations bien plus tristes et plus révoltantes que la sienne. Au final, il le savait. Ca ne l'empêchait pas de se sentir malheureux, d'une tristesse infinie. Que le monde s'écroule ne lui semblait, et il savait que c'était purement égoiste, qu'un détail par rapport à ce qu'il vivait. Oh, pour autant Llewelyn ne pouvait ignorer ce qui se passait pour les autres. Comme pour Mary, par exemple. Est-ce qu'on peut défendre un monde comme ça, qui sait bien mieux détruire que créer ? Ca participait aussi à le rendre dingue. Ca ne l'aidait vraiment absolument pas. Il n'était pas comme ça à l'origine. Llewelyn avait longtemps vécu sans méchanceté. Mais au fur et à mesure que le temps passait, il devenait plus violent et plus aggressif. Quand il avait envie de pleurer, et il avait presque toujours envie de pleurer, il se sentait le premier venu, ridicule et absurde. Alors il accablait le reste du monde de colère et de perfidie. En prétextant le purisme comme raison fondamentale. Quelle raison autre, de toute façon ? C'est le seul régime qui glorifie la mort, et qui accorde si peu de crédit à la vie qu'il la met en balance de ses idées. Formé contre son gré à devenir plus dur, Llewelyn eut préféré qu'on l'écoute. Voilà d'où venait, sans doute, l'un de ses principaux problème : jamais on ne lui avait appris à pleurer, à être triste, ce n'était pas permis. Non, tu ne dois pas, tu ne feras pas, tu seras grands, et tu détruiras, parce que voilà qu'elle est ma mission, détruire, c'est la seule chose que je réussis bien, et puis j'ai commencé tôt, avec Ben, alors pourquoi ne pas continuer, hein, dites, pourquoi ? S'imposer comme le maitre. Très tot, le Serpentard n'avait plus voulu qu'on lui impose quelque chose, il voulait dire je au lieu de pouvoir dire nous, exprimer au moins le début du commencement, exprimer même une infini partie de la douleur qu'il ressentait, chose qu'on l'encourageait à faire tout en lui disant qu'il fallait être fort. Fort. Mais fort pourquoi ? Affronter la douleur ? Je ne sais pas faire.

Le monde était violent, tellement violent que c'était à vomir. Llewelyn n'était pas comme ça. Il suffisait de regarder ceux qu'il aimait. Des gens normaux, peut-être malins, peut-être intelligents, mais normaux. Si l'on regardait les filles avec qui il était sorti, on ne pouvait que le constater, la seule se démarquant du lot étant Jill, mais, elle, elle était encore plus instable que lui. Llewelyn n'était pas violent à l'origine. Il l'était devenu pour ne pas sombrer, parce que la seule réponse au malheur et au sang qu'il connaissait était le malheur et le sang. Sang qui se perd n'a pas de loi, ni de foi, ni d'égal. Ce n'était même pas Llew lui même qui avait dit ça, mais John. A propos de Benjamin, il lui semblait. Mais maintenant le Serpentard trouvait que ça s'appliquait tout autant à lui. Brillant dans cette connerie, il lui semblait croire en moins en moins de choses, sinon en lui même, et il ne reconnaissait aucune règle. Sinon les siennes – par extension, celles qu'il acceptait comme sienne. Cogner. Rendre les coups. Spirale infernale qui ne possédait aucune fin, aucune limite. Spirale qu'il voulait quitter à tout prix. Qu'il essayait de quitter, sans savoir comment faire, et il devenait de plus en plus triste, violent et renfermé. Il rêvait d'une vie sans heurt. D'une vie qui se prolongerait comme ce moment avec Mary.

Il était étrangement heureux alors qu'il parlait avec elle, heureux d'être réellement proche de la Serdaigle. C'était une sorte d'étrange euphorie qui ne voulait pas s'achever. Cela faisait des mois que Llew n'avait pas été en colère, même deux secondes, et maintenant, tout lui semblait calme et apaisé. A vrai dire, il n'était pas tout à fait certain que Llewelyn Mulciber ne réfléchisse pas...enfin, ce n'était pas le terme exact. Tout ça me hante. Il ne réfléchissait pas, non, son esprit se torturait lui même, se trouvant coupable de tout alors qu'en réalité la dimension de ses crimes était bien moindre que ce qu'il pensait – la seule chose qu'on pouvait véritablement lui reprocher c'est qu'un jour il avait assassiné quelqu'un. Paraît que y a des gentils qu'ont du sang sur les mains, tout le monde le sait.

Mais là, il n'était pas question de sang, ou de meurtre ou de destruction. C'était juste une pause. Est-ce qu'il aimait Mary ? Pas vraiment. Il ne pouvait pas se dire amoureux, là, tout de suite. D'ailleurs Llewelyn ne cherchait pas tant que ça à le prétendre. Il tombait rarement amoureux au premier coup d'oeil. Mais il y avait quelque chose. Elle était bien meilleure que lui, quoiqu'elle puisse dire, malgré les défauts qu'elle disait avoir. C'était un sentiment bizarre qui animait Llewelyn. Pas de la reconnaissance, je ne crois pas. Juste qu'elle constituait un répit dans un monde bien plus cynique. Juste qu'il avait envie...il ne savait pas. A son contact, il lui semblait être un peu meilleur lui aussi, et ça, Llewelyn ne pouvait que vouloir le protéger.

Enfin, et pour terminer réellement, il y avait l'envie brute, qui le faisait bander, purement et simplement. Est-ce qu'on voulait une fille uniquement parce qu'elle était jolie ? Pour certains, oui. Pas pour Llewelyn. Ca y participait – qui préférait baiser un tromblon qu'un canon ? - mais il n'y avait certainement pas que ça. Il aimait les filles avec qui il sortait. Même Jill, qui pourtant elle, ne s'était pas privée de le larguer pour aller voir ailleurs. Mais les filles bizarres, j'en suis revenu. Il n'aspirait qu'à quelque chose de normal, quelqu'un qu'il aimerait ou qu'il apprendrait à aimer. Pour l'instant, il ne réfléchissait pas trop. Il y avait juste l'instant présent, et Mary cambrée sous lui. Il savait à quel point ça pouvait être terrifiant – tout le monde avait sa première fois, après tout. La douceur était de mise, mais l'envie était là aussi, et il s'enfonça en elle en jouissant profondément. La douleur de la première fois était pour les femmes, cela dit, elle ne se débrouillait pas trop mal pour une novice en la matière. Le va et vient continua encore un temps, avant qu'il ne se retire.

Et que ça recommence. Il sourit à son amante – ça sonnait bien, ce terme, c'était poétique :

« Sur. »

A nouveau en position dominante, il embrassa les seins, procédant par attouchements doux, jusqu'à ce que la poitrine de la jeune femme se soulève à un rythme éffréné. Leur état d'excitation montait progressivement, et il écarta doucement les cuisses de la Serdaigle pour mieux la prendre, et jouir encore, jusqu'à ce que leur cris de plaisir se mêlent à leur paroxysme, puis s'éteignent finalement, les laissants haletants l'un et l'autre. Un bras passé autour des épaules de Mary, il ne répondit pas tout de suite à la question qu'elle lui posait. Ce n'est pas qu'il réfléchissait, simplement qu'il était bien sans rien dire, elle a ses cotés. Puis il déposa un baiser sur ses lèvres avant de dire :

« Cette histoire de sang, je m'en fous. » Le mensonge vint facilement. Et c'est parce qu'il vint facilement qu'il sut que ce n'en était pas un. Il continua, caressant doucement la peau pâle : « Tu regrettes ? Moi non. Je sais pas ce qu'il va se passer, Mary. J'en ai vraiment aucune idée de comment ça va continuer, tu sais. Mais je voudrais...je sais pas. Tu veux bien qu'on se revoit ? Je sais que c'est compliqué, mais...c'est dur à expliquer, tu vas me manquer, sinon. »

Il enfouit sa tête dans le cou de la jeune fille, aspirant son odeur qu'il commencait à trouver familière. Puis il continua :

« Je sais pas ce qui se passe entre nous, je sais pas lui donner de nom. Mais c'est plus que quelque chose sans lendemain. »
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Mary Kane


MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Ven 24 Jan - 15:27

 C’était fou ce que la familiarité qu’entrainait le sexe venait facilement. Mary n’était pas quelqu’un de tactile, que ce soit avec sa mère, sa sœur ou son propre frère. Touché les gens, où être touchée par eux relevait d’un geste intime. C’était autorisé la personne en face à briser la distance sociale qui les séparait. La proximité spatiale était différente selon la culture et l’éducation. Celle de Mary n’avait pas été identique à celle des autres. Chez Mary, ce qu’on appelait la « distance personnelle », utilisé pour les conversations particulière, en général entre deux personnes, équivalait à la distance intime. Cette confusion dans la notion de territoire chez la jeune fille, la menait à interagir de manière parfois étrange avec les autres. Bien que commune à tout le monde, cette notion restait quelque chose d’inconscient, et ce chez les humains, comme chez les animaux. C’était logique en y pensant, l’humain se rapprochait de l’animal. Ironiquement, il était son plus grand prédateur, et le plus grand danger pour l’homme lui-même. Il suffisait de voir le régime dans lequel ils vivaient. C’était l’homme qui persécutait l’homme. Peu importait qui avait raison, bourbiste ou puriste. Les faits étaient là, les sorciers s’entretuaient entre eux. C’était un bel exemple à montrer à la jeunesse quand on y pensait. Depuis leur enfance, on leur apprenait de manière détournée, qu’il était normal de dominer, ceux qui, par la naissance, étaient leurs inférieurs. Le régime en place détruisait les acquis des générations précédentes. On en revenait des siècles plus tôt, quand tous ne naissait pas égaux. C’était d’ailleurs le message transmis depuis des années à présent. Ils n’étaient nés égaux lui et elle. C’était à ça que leur relation se résumerait aux yeux du monde : une différence de sang. Pourtant, une fois que le sang coulait, le sien comme celui de Llew, quelle différence y avait-il ? Il était rouge dans les deux cas, et une fois mélangé, se confondait pour qu’on ne puisse plus le différencier. C’était quelque chose que Mary percevait sans pouvoir l’admettre. Fondamentalement, elle avait été élevée dans l’idée qu’elle était supérieure aux moldus et né-moldus mais qu’elle resterait toujours inférieure au sang-pur.

Alors qu’elle était allongée dans le lit, dans ses bras, elle songea que ce qu’il lui disait lui faisait plaisir mais elle n’était pas certaine qu’il le pense. Elle le regarda sans rien dire un long moment, essayant de déterminer s’il était sincère ou non. Dire qu’il se foutait des histoires de sang, revenait presque à dire qu’il contestait le régime en place. Il ne le pensait probablement pas, et l’idée ne devait surement pas lui effleuré l’esprit, mais Mary était bien placée pour savoir que le moindre mot pouvait être mal interprété. En particulier ceux là. Elle passa une main dans ses cheveux, caressant son visage songeusement avant de répondre : « Il y a des choses, que tu les penses où non, que tu ne devrais pas dire tout haut. Même à moi. Ne crois pas que je te fais la leçon, mais je n’ai pas envie de te voir avoir des ennuis à cause de moi. » L’ironie des propos qu’elle tenait n’échappa pas à Mary. C’était lui qui lui avait attiré des ennuis en quelque sorte. Elle se demandait s’il était vraiment sincère dans ses propos, où s’il ne se rendait pas compte de leur portée. Si elle se mettait vraiment à réfléchir, elle se rendait compte qu’ils ne savaient rien l’un sur l’autre. Paradoxalement, ils étaient proches sans l’être. Elle n’était pas naïve mais elle avait décidé de lui faire confiance et elle continuerait à le faire jusqu’à ce qu’il lui donne une raison de ne plus le faire. Elle était timide, méfiante, n’accordait sa confiance qu’à peu pour la retirer très vite si on lui en donnait une raison.

« Quoiqu’il en soit, je te crois mais ce n’est pas parce que ça n’a pas d’importance pour toi que ça n’en aura pas pour les autres. »

Son argument était imparable. Et s’il était honnête avec lui-même, il saurait qu’elle avait raison. Même pour elle, cette histoire de sang comptait. En quelque sorte, elle se sentait en partie coupable de ce qu’elle venait de faire. Elle avait l’impression d’avoir débauché quelqu’un de plus honorable qu’elle. Ce n’était pas rationnel comme réaction, mais c’était comme ça qu’on lui avait appris à penser. Alors que finalement, si on examinait la situation et si on se penchait sur le personnage qu’était Mary, on s’apercevait qu’elle était bien incapable de débaucher qui que ce soit. Llewelyn Mulciber moins qu’un autre. Même sans le connaître, elle était persuadée qu’il n’avait jamais eu besoin de l’aide de personne pour se débaucher lui-même. Dans le fond imaginer que Mary avait débauché Llew, c’était un peu comme prétendre qu’elle aurait pu débaucher Wayland. L’idée était tellement stupide que ça en devenait forcément risible. D’ailleurs à propos de Wayland, qu’en aurait-il pensé ? Il avait beau être son ami, être très tolérant, elle n’était pas sûre que l’idée de la voir entretenir une relation avec son cousin lui plairait. Sans compter qu’il se rangerait automatiquement du côté d’Ariana.

En dehors de cette histoire de sang, regrettait-elle ce qu’elle venait de faire ? La réponse lui vient assez vite : Non. Elle ne regrettait rien. Bien qu’elle ne l’avouerait jamais à Llew, elle n’avait jamais imaginé sortir avec quelqu’un. Et donc encore moins coucher avec. Elle avait toujours pensé qu’elle était trop timide pour ça. Faire le premier pas lui semblait insurmontable. Sans compter que les rares personnes qui lui plaisaient, étaient toujours les mauvaises. Way était un parfait exemple, Llew en était un autre. Mauvais n’était peut-être pas le bon mot. Il n’était pas méchant, pas aux yeux de la Serdaigle. Simplement violent mais ça n’en faisait pas quelqu’un de cruel pour autant. Pas volontairement du moins. Au final, mauvais pour elle, sous-entendais juste qu’il lui attirerait des ennuis. La réciproque était probablement vraie, selon les normes mise en place par leur société. Elle était également mauvaise pour lui. Elle se rendait compte qu’elle ne le connaissait pas vraiment. Elle n’aurait donc pas su réellement juger son caractère mais l’important c’était la façon dont il se comportait avec elle. La manière dont il était avec les autres, c’était une autre histoire. Avec elle, il avait fait preuve de douceur et de compréhension et de ça elle lui en était reconnaissante. Elle délaissa son expression soucieuse pour lui offrir un sourire rayonnant ou la timidité et la gêne n’avaient plus leur place.

« Non, je ne regrette rien. Je ne pensais pas que ça serrait comme ça. A vrai dire, je ne savais pas à quoi ça ressemblerait. Au final, je crois que je suis contente que ça ait été toi pour la première fois. »

La vérité de ses propos la frappa au moment où elle les disait. C’était vrai, elle était contente que ça ait été lui et pas quelqu’un d’autre. Ensemble, ils formaient un couple réellement atypique que tout opposait et que la solitude rapprochait. Ils avaient tout les deux leurs propres blessures de nature différente mais surtout, ce besoin maladif d’attention, de chaleur et d’affection. Deux adolescents perdus qui jouaient aux adultes. Ils léchaient leur plaie respective apaisant la douleur momentanément. Avec le temps, peut-être que la douleur comme le reste serraient amené à s’effacer. Elle ne savait pas combien de temps était passé depuis qu’ils étaient montés dans le dortoir. Mais pendant qu’ils couchaient ensemble, elle avait pu s’évader et ne penser à une chose. Leur corps qui n’en faisait qu’un et le plaisir qu’elle pouvait en retiré. C’était enivrant de savoir qu’un acte aussi simple pouvait procurer un tel plaisir et un tel oubli. Du reste, voulait-elle continuer à le voir ? Il lui laissait la décision au final, sans rien lui imposer. La réponse logique aurait été de dire « non ». Non, on n’a rien à faire ensemble, même comme amis. Non, il faudra cacher ça aux yeux de tout et tout le monde et ce n’est pas mon genre. En y pensant, pas mal d’objection se faisait aux yeux de Mary. Elle avait le choix entre les écouter et les balayer du revers de la main.

« C’est une très mauvaise idée tu sais… » Une partie d’elle allait dire non, et elle hésita un peu avant de continuer ce qu’elle voulait dire parce qu’elle changeait d’avis à chaque instant. « … mais j’ai très envie de continuer à te voir. Comment je n’en sais rien non plus. Tout ce sait à Poudlard. Je crois que toi aussi tu me manquerais. »

Ils étaient toujours collés l’un contre l’autre. Se caressant et s’embrassant tandis qu’ils parlaient. C’était réellement étrange à quel point on peut devenir intime en si peu de temps. A ce stade-ci, ça ne servait plus à rien d’être gênée, même pour Mary. On devenait vite accros à ce genre de sensation. Mary comme les autres.

« Je ne te demande pas de lui donner un nom. Je m’en fous je pense. En fait, je voudrais juste une chose et je te promets de faire la même chose. Ne me mens pas, je préfère les choses dites franchement. Ca évite les malentendus et les blessures inutiles. Si jamais tu voulais que ça s’arrête pour te mettre officiellement avec quelqu’un par exemple, je préfèrerais l’apprendre de ta bouche plutôt que de le voir au petit-déjeuner le matin. »

De son côté, il allait sans dire que le risque de la voir en compagnie d’un autre garçon était minime. Ce n’était pas parce qu’elle n’était pas gênée en cet instant que sa timidité était partie pour autant. Chasser le naturel, il revient au galop.
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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Ven 24 Jan - 19:00

A vrai dire, il n'était pas vrai de dire que Llewelyn Mulciber se fichait des histoires de sang. Ce n'était pas possible d'ignorer le statut du sang de quelqu'un dans ce monde ci et dans ce régime là. Encore moins vu le nom de famille qu'il portait. Dire qu'il aurait aimé s'en foutre était plus vrai. Que pour lui, en l'occurence, ça n'avait pas d'importance, parce que Mary comptait, rien d'autre. Sans réellement la connaître, Llew aurait aimé avoir du temps, juste une marge de manœuvre pour mieux saisir son caractère et ce qu'elle était. Parce qu'il était persuadé que ça en vaudrait la peine. Parce qu'il savait, étonnament, qu'elle valait mieux que lui. Les monstres savent reconnaître la justice. C'est faux de dire qu'ils ne savent pas, qu'ils n'en ont aucune notion. Ils savent. Je sais. C'est pour ça qu'ils voulaient sans doute éliminer les gens comme ça. Ils dérangeaient. La folie ordinaire pouvait se maintenir éternellement en place tant qu'on ne lui disait pas non. En faisant ce qu'il faisait...que faisait-il ? Il méprisait les convenances. Mais Llewelyn détestait la conventionnalité, il détestait obéir aux ordres. La plupart du temps, les directives venaient de minables sang mêlés – justement – et donc il se considérait au dessus de ça. Son éducation était comme ça. Paradoxal, n'est-il pas vrai ? Parce qu'on l'avait élevé dans l'idée qu'il était supérieur à cause de son sang, il jugeait qu'il pouvait parfaitement sortir des convenances s'il en avait envie. S'il y avait une chose, une seule chose qui le rapprochait de Wayland, c'était bien moins l'humour qu'il tendait à perdre que cette idée d'indépendance, qui ne s'exprimait pas du tout de la même manière mais qui donnait finalement le même résultat et la même croyance en eux même. Dites je et pas nous. C'est ce que je fais. Il était seul, sa mère avait raison. Terriblement seul, mais capable de parler de lui. Faites moi confiance sur ma putain d'indépendance, c'est tout ce que j'ai.

Personne qui l'attendrait. Toutes les filles finissaient par le plaquer. La haine avait été longtemps été le moyen qu'il avait de ne pas être entièrement tout seul. C'était dur de trouver le bon système de communication avec le monde, surtout lorsque celui ci ne semblait pas très décidé à vouloir intégrer qui que ce soit de normal dans son système. Alors il s'adaptait. Il n'était pas violent à l'origine, mais finalement il l'était devenu et c'est ça qui désespérait Llewelyn. Bien plus que le reste. Et ainsi, lorsqu'il finissait par revenir à ce qu'il aimait, la normalité, une vie simple et pas compliquée, il finissait fatalement par se faire avoir. Alors il détestait encore plus les gens heureux, la simple vue qu'il avait d'eux le révulsait, et il se mettait à prier pour qu'ils ressentent la même souffrance que lui, car ils ne méritaient rien d'autre après tout, juste ça. Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça, hein ? La plupart du temps un simple regard de travers suffisait à mettre Llewelyn Mulciber en rogne, qu'il exprime de la pitié, du dégout ou du mépris. Vos putains de pensées bien pensantes, vos putains de jugements prétentieux de préteniards j'en ai rien à carrer, rien, vous m'entendez, bande de...oui, il fallait qu'il se calme, il recommençait à s'énerver. C'était ça de trop penser. Mais il imaginait déjà les regards qu'il allait se prendre, et les commentaires qui fuseraient. Lui ça allait, il avait le dos large, et il faisait peur. On lui foutrait la paix. Mais pour Mary, l'histoire était différente. Elle, ils ne lui ficheraient pas la paix.

C'était tellement étrange qu'elle le rappelle à l'ordre. Il en aurait presque ri, d'ailleurs. Elle qui était sensé être bourbiste lui disait de ne pas dire n'importe quoi. Ca semblait presque décalé à Llewelyn. Bien sur, ce genre de propos, il n'aurait pas du les tenir. Evidemment. Il ne fallait pas aller chercher très loin pour se rendre compte de ce qu'ils signifiaient où de ce qu'ils pouvaient signifier. Les barrières s'accumulaient entre eux. Nom, famille, sang, régime, rien que ça. Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts. Ca, ça venait directement d'un discours de son frère, il en était persuadé. Normalement, ça non plus, Llewelyn n'aurait pas du le dire. Il se contenta de commenter :

« Ce serait un juste retour à l'envoyeur, pourtant. » Il vit le regard qu'elle lui lança et l'embrassa pour la faire taire : «  Je sais que je ne devrais pas dire ça, et je sais ce que les autres en penseront s'ils l'apprennent. Ils ont peur de moi...c'est un avantage et un inconvénient. Mais je ne veux pas qu'ils t'emmerdent. Je le dirais à la face du monde si je pouvais, mais ça ne t'apportera rien de bon. »

Il la serra un peu plus fort contre lui et ajouta, comme on proférerait une incantation contre le mauvais sort :

« J'ai pas honte de toi. Quoiqu'il se passe et quoiqu'ils disent, ça restera vrai. »

Oui. Sans doute était-il déjà plus que borderline en disant ça. Sans doute ne devait il pas le dire. Tu es un mauvais puriste. Ouais, conscience. Ouais. Un mauvais puriste, mais je suis un peu heureux. Pas la statue de pierre aspirant à la rigidité des morts qu'ils tous et qu'ils veulent que je devienne. L'espace d'un moment, en étant avec Mary, il avait été libre, et il avait réussi à ne plus penser à tout ce carcan d'idée qu'il devait respecter et défendre. L'espace d'un moment, il avait réussi à être meilleur. Elle me pousse à ça. Elle pousserait n'importe qui à ça si on lui laissait l'occasion. Voilà pourquoi il commençait à comprendre qu'il tenait à elle, qu'il voulait prendre du temps pour bâtir quelque chose avec la Serdaigle, que ce bien ou mal.  Il l'embrassa :

« Je te promets. »

Il regarda l'heure sur le vieux réveil de la table de nuit et l'embrassa :

« Je sais pas quand ils vont revenir...c'est pas pour te presser. Mais vaut mieux éviter qu'Ariana te tombe dessus. »

Il la laissa se rhabiller et partir, et lui adressa un dernier sourire :

« A la prochaine, Mary. »

Limite aurait-il du dire je t'aime. Il n'en était pas loin. Sans savoir pourquoi...


Dernière édition par Llewelyn Mulciber le Ven 31 Jan - 16:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Harden your heart || Mary Dim 26 Jan - 0:37

Ils en étaient encore revenus à cette histoire avec Valverde. C’était presque exaspérant. Mary, quand elle tournait la page à propose de quelque chose, le faisait réellement. Pour elle ça n’avait plus d’importance. Elle était gentille trop gentille. Quelqu’un d’autre se serrait indigné que Llewelyn s’en était sortit avec une simple réprimande, tandis qu’elle avait écopé d’une semaine aux cachots. On avait beau parler de la justice magique, celle-ci n’existait plus que de nom. Parce qu’ils n’étaient pas nés égaux, les peines qu’ils recevaient n’était pas les même pour l’un et l’autre. La justice n’avait plus la même signification qu’avant, ce n’était plus la même. Y-avait-il d’ailleurs encore une réelle justice pour les gens comme elle ? Quand on a été endoctriné par un régime depuis son enfance, il est dur de remettre en question ses acquis. Bien entendu, la doctrine n’était pas aussi fortement ancrée chez elle que chez ses camarades. Elle avait vécu en France après tout, terre à tendance très bourbiste. Elle avait toujours connu les deux courants de pensées. Elle n’appréciait pas les moldus et les sangs-de-bourbe pour autant, mais de son point de vue, le régime n’avait pas la bonne méthode. Seulement le dire tout haut, c’était risqué d’être prise en grippe par celui-ci. Mary se taisait donc analysant et observant. C’était tout ce qu’elle pouvait faire de toute façon.

« On devrait arrêter de parler de ça. J’aime bien te le reprocher pour rire mais réellement, ce n’était pas plus ta faute que la mienne je crois. Je ne suis pas rancunière, je crois que tu t’en es aperçu. T’en vouloir serrait une perte de temps quand on peut faire nettement plus intéressant ensemble. »

Elle faisait bien entendu référence à ce qui venait de se passer. Pour le reste, elle avait dis ce qu’elle avait à dire et elle préférait ne plus lui en parler. Bien sûr, elle aurait pu lui en vouloir des mois entiers mais au final, ce n’était pas sa faute. Quand elle l’avait vu au duel entre Alexander et H, elle avait décidé de lui pardonner. Ce n’était pas pour venir sur sa parole ensuite. Il l’avait frappé une fois, pas de quoi en faire un drame. Elle ne pensait pas qu’il recommencerait un jour, pas après aujourd’hui. Le reste des coups ne venaient pas de lui. Bien entendu, s’eu été beaucoup plus simple si elle l’avait choisis comme coupable. Quand on a mal, quand on a peur, on a toujours besoin de quelqu’un sur qui rejeter la faute. Simplement une personne à blâmer. Une tête de turc au final, sur qui on pouvait rejeter la faute, se dédouaner et essayer d’exorciser ses peurs. Mary n’était pas courageuse mais elle n’était pas injuste non plus. Elle n’était pas du genre à rejeter la responsabilité de ses actes sur autrui. Elle assumait toujours les décisions qu’elle prenait. Parfois trop. Elle estimait ne pas avoir droit à l’échec. C’était ce qui la rendait probablement si agaçante aux yeux des autres. Llew quant à lui semblait avoir trouvé la technique parfaite pour éviter qu’elle l’agace : l’embrasser. Ca la fit rire et elle lui en fit la remarque.

« Tu sais, m’embrasser à tout bout de champ ne marchera pas toujours pour me faire taire mais c’est bien essayé. Je n’en parlerais plus après, promis, tu es assez grand pour savoir ce que tu dois dire ou non. Si tu sais que tu ne devrais pas le dire, ne le dit pas, contente toi de le penser et même ça, ça reste dangereux. » Elle continua sur un ton plus léger, « Après tout, l’experte pour s’attirer des ennuis ici, c’est moi. Je l’ai déjà dis à Way, je te le dis à toi aussi : ne me vole pas mon rôle. »

Elle n’était pas sûre qu’il apprécie son humour. A vrai dire, elle était probablement la seule à l’apprécier mais elle ne comprenait pas qu’on n’ait pas la capacité de rire un peu de ses propres malheurs.  Avant, elle était rigide et prenait tout au sérieux. Au fur et à mesure des années, elle avait développé une capacité au cynisme et au sarcasme. Pouvoir tourner en dérision les évènements désagréables rendait parfois les choses plus faciles pour elle.

Avait-elle envie que leur histoire soit publique ? Non certainement pas. Elle n’y avait même pas songé. Mary aimait que sa vie privée, reste privée justement. Elle n’avait pas besoin que tout le monde commente ses faits et gestes. C’était déjà assez d’avoir quelqu’un qui la surveillait en permanence, d’être pointée du doigt parce qu’on la pensait bourbiste. Elle n’avait pas envie qu’on vienne, en plus de ça, commenter le fait qu’elle et Llew se voyaient. Elle avait d’ailleurs encore du mal avec le concept. Ils étaient ensembles, plus ou moins. C’était tellement improbable qu’elle ne réalisait pas encore tout ce que ça incluait. Une chose était sûre. Elle n’avait pas envie d’en entendre parler à tous les coins de couloir. Elle se contenta donc d’approuver ce qu’il disait.


« Ce n’est pas une question d’emmerdes. Personnellement, je préfère que ça ne se sache pas. Pas besoin d’être la cible de tous les ragots de Poudlard. Les autres ne me font pas peur, pas vraiment. La seule dont je redoute la réaction, c’est Ariana. Elle est capable de toute je suppose. Après tout, elle n’a pas juré de me détruire pour rien. »

Elle n’avait pas trop envie de penser à Ariana. Pas plus qu’elle n’avait envie de partir. Le lit, très confortable au demeurant, constituait un havre de paix plus qu’appréciable. Elle se sentait détendue pour la première fois depuis des mois. Pour peu, elle était certaine qu’elle aurait pu s’endormir en paix. Peut-être même éviter les cauchemars pour une fois. La remarque de Llew la ramena à la réalité. Elle sortit du lit, frissonnant une fois en dehors des couvertures et ramassa ses vêtements éparpillé non loin du lit. Elle se rhabilla sans le regarder et s’approcha du miroir pour essayer de se recoiffé. C’était sans espoir. Ce qui avait été un chignon en début de journée, ne ressemblait plus à rien. Elle passa une main dans ses cheveux essayant de les démêler, elle avait clairement l’air d’être sortie du lit. Rien à faire. Elle savait reconnaître une cause perdue. Tant pis, elle espérait juste ne croiser personne en sortant de la salle commune des Serpentards. Elle jeta un dernier coup d’œil à Llew toujours allongé dans son lit et fit un dernier trait d'humour avant de partir :

« Je te laisse le chocolat pour te remercier de ta performance. J’ai été satisfaite par tes services, je pense que je reviendrais. Et pour le livre, tu n’auras qu’à me le rendre plus tard, ça ferra un prétexte pour se parler. »

Qui a besoin d’être rusé quand on peut simplement être intelligent.
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Harden your heart || Mary

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