POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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The compassionate rose || Privé

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Benjamin Mulciber


MessageSujet: Re: The compassionate rose || Privé Ven 31 Jan - 10:32

Il vivait en se méfiant de tout  le monde depuis des années. Même avant qu'il aie trahi, Benjamin avait commencé à se dire qu'il ne pouvait faire confiance à personne. Cela ne voulait pas dire qu'il n'appréciait personne, mais juste que ce monde était dangereux et qu'il en prenait acte. Les gens pouvaient très bien l'aimer en retour et vouloir le tuer. L'un n'excluait pas l'autre. L'un n'excluait même jamais l'autre. Ainsi Benjamin lui même raisonnait ainsi avec sa famille. Pourtant il les aimait. Il ne pouvait pas se changer lui même, il ne pouvait pas anéantir son enfance. Il pouvait essayer de se convaincre qu'il n'avait pas le choix, et c'était vrai. Il aurait été tellement plus simple de les hair, tous autant qu'ils étaient, mais il ne pouvait pas s'y résoudre. Au mieux, il réussissait à leur être indifférent, au pire il les aimait encore. Il aurait tellement aimé revoir ses frères. Pas ses parents. Il n'avait pas de rancune contre eux, contre la folie de sa mère, Susan, ni contre le conflit qu'elle avait créé entre Llewelyn et lui en montant Benjamin au pinacle et en descendant Llew. Parfois, parce qu'il faudrait bien dénoncer ce que créé les puristes au sein de leur famille, j'éprouve le besoin puéril d'écrire noir sur blanc et en détail ce que ma mère nous a fait subir, à cause de sa dureté et de son inconséquence. Je me tais. Je lui pardonne. Tout cela est désormais si lointain... Lointain, comme sa famille. Inaccessible comme le passé. Il connaissait bien son ancienne vie. Je vais continuer d'égrener ces années, d'en parler toujours, sans nostalgie mais d'une voix précipitée. Ce n'est pas ma faute si les mots se bousculent. Il faut faire vite, ou alors je n'en aurai plus le courage. En réalité il ne pouvait pas réellement tourner la page.

Sans doute ai-je cru pouvoir le faire. Tant qu'il y avait Natasha, tout cela, cette misère, était restée bien enfouie en lui, même si au départ, Benjamin en aurait pleuré tellement la sensation d'avoir tout perdu et ne rien pouvoir retrouver, jamais, était plus aigue que la douleur physique. Lorsqu'il était avec elle,  il se sentait léger.  La menace qui pesait sur lui, le contraignant à être sans cesse sur le qui-vive, semblait se dissiper.  En réalité c'était un leurre. Benjamin était incapable d'oublier. Du coup il s'arrangeait également pour qu'on ne l'oublie pas. Vous m'avez tout pris et puis vous avez fait comme si je n'existais plus. Alors je vous ferais la même chose. Le truc, c'est que personne n'était vraiment sincère d'un coté comme de l'autre. Personne dans la famille n'avait réellement oublié Ben et lui n'oubliait réellement personne. Je suis la plaie de ma famille. Je refuse de cicatriser.  L'observation le faisait presque rire. N'empêche qu'il n'oubliait pas. Pas possible. Il mettait tout ça derrière lui, il essayait de l'enfouir en lui mais ça ne marchait pas. La cicatrice ne pourra pas se faire. Je l'ai toujours su, j'en ai la certitude ce soir, on ne peut pas guérir de tout, certaines plaies restent à vif de ne pouvoir se refermer. De ne pouvoir. C'est vraiment ça. Il pouvait ignorer la douleur, cela Limonkov avait appris à le faire. Mais jamais elle ne disparaissait vraiment. Le vide, l'absence, tout ça...et l'idée qu'il pouvait toucher ce qu'il aimait mais jamais le garder pour lui. Avec Ruth c'était exactement ça. En réalité, jamais il n'avait vraiment oublié, ni tourné la page. Sinon pourquoi avoir garder ces photos, pourquoi avoir gardé la bague ?  

J'ai consacré le plus clair de ma vie à m'efforcer de ne pas pleurer devant les gens qui m'aimaient. Vous serrez les dents, vous relevez la tête, vous vous dites que, s'ils vous voient pleurer, ils vont avoir mal, et que vous ne serez jamais rien d'autre que de la tristesse dans leur vie. Et, comme vous ne voulez pas qu'ils vous résument à de la tristesse, vous ne pleurez pas, vous vous dites tout ça dans votre tête en regardant le plafond, puis vous déglutissez un grand coup, même si votre gorge s'y oppose, et vous regardez la personne qui vous aime en souriant. Bien sur qu'il souriait, qu'il réussissait à sourire. Mais qu'est-ce qu'il avait mal, bon Dieu ! Il le choississait, remarque. Ce n'est pas nous qui choisissons si on fait du mal ou non, en revanche on peut choisir qui nous fait du mal...curieusement, cette relation stérile, finie, qui se résumait à se croiser et à ne pas se voir, lui faisait certainement du mal, mais il ne pouvait pas renoncer. C'était idiot. Il le savait. Mais il ne pouvait pas. Il l'aimait et il savait que l’amour n’est qu’un cri dans le vide, que l’oubli est inévitable, que nous sommes tous condamnés, qu’un jour viendra où tout ce qu’on a fait retournera à la poussière. Il savait que c'était inutile. Comme sans doute de lutter, et il savait aussi que la victoire de la résistance était loin, très loin, presque hors d'atteinte, et il savait que qu'il gagne ou qu'il perde, jamais ils ne pourraient être ensemble.  Mais il ne pouvait pas renoncer à Ruth. Pas plus qu'il ne pouvait renoncer à essayer de sauver des gens bien meilleurs et bien plus courageux que lui. On est jamais sauvés que provisoirement. Je leur ai fait gagné une minute. Mais c’est peut-être la minute qui leur fera gagner une heure, qui se trouve être l’heure qui leur fera gagné une année. Personne ne leur fera gagner l’éternité, mais ma vie leur fera peut-être gagner une minute. Et ce n’est pas rien. Il ne disait pas cela pour se convaincre. Il le croyait. Benjamin Mulciber était un type cynique, mais pas à ce point là. On ne pense pas que les morts soient capables de sales coups. On les veut parfaits et puis doux, bienveillants, généreux. Comme si la mort devait les rendre bons et sages. Alors qu'ils sont les mêmes, mais en plus silencieux. Les morts étaient toujours capables de sales coups, ils reviendraient toujours le hanter. Voilà pourquoi il essayait de se concentrer sur les vivants. Je suis mort. Fin de l'histoire. Enfin, non pas vraiment. En réalité, il aurait plutot fallu qu'il dise ceci : je suis vivant, toujours pas mort, ça ne veut pas dire que j'ai gagné.  Maintenant que je n'ai plus d'avenir, peut-être que d'autres pourront en avoir. C'est à ça qu'il servait. Voilà en quoi Benjamin croyait. Il ne pourrait jamais voir sa fille, il le savait. Il ne pouvait pas non plus l'arracher de force à sa famille maternelle ; il ne souhaitait pas le faire de toute façon. Il espérait juste qu'ils gagnent avant qu'elle grandisse.

« Détestant son père mais ne sachant même pas qu'il existe... parfois je me demande si quelqu'un ne se fout pas de ma gueule dans cette histoire. »

Il n'était pas amer. Il vivait avec ça depuis longtemps, si bien que ça ne dérangeait plus réellement Benjamin. Je passe ma vie à courir.  Mais il était une petite victoire à lui seul, et cette enfant était une victoire, même s'il savait que Ruth ne serait pas d'accord avec lui. La vie est issue de la vie. La vie engendre la vie qui engendre la vie qui engendre la vie qui engendre la vie. Victoire de la vie sur la mort. Que vous le vouliez ou non. Cela n'avait aucun sens, diraient-ils, tous, résistants et puristes. Pour Ben ça en avait un, même s'il était incapable de dire lequel. Une preuve d'humour, ou sans doute une victoire sur l'ironie du sort. Limonkov ne savait pas trop bien. Il eut un sourire face à son regard noir : jamais il n'avait pu s'empêcher d'être cynique et Ruth le savait. Plus surprenantes – quoique – étaient les excuses de la jeune femme, mais ce n'était pas important. Il reprit la cigarette et posa sa main sur la sienne :

« C'est bon, va. Je n'en t'en veux pas. Puis j'ai été idiot de jouer avec le feu comme ça. »

Il ne voulait pas réellement parler de ce qu'elle avait dit, ni qu'elle l'avait trompé. S'engager sur ce terrain ne plaisait pas à Ben. Il n'avait pas envie de parler de Natasha. Il l'aimait, et il savait qu'elle l'aimait. Relation destructrice et impossible. Relation qui n'avait pas d'avenir. Il ne disait rien, il savait qu'il n'y avait rien à dire. Elle se mettait suffisament en danger elle même en affirmant vouloir éviter de le tuer. Ca ne pouvait pas durer, Benjamin le savait pourtant, mais l'idée de savoir Ruth dans ses bras lui suffisait. Il eut un léger sourire :

« C'est quoi cette manie de vouloir tuer tout le monde ? C'est que vous vous détestez tous dans le régime pour croire que vos alliés vont vous trahir ? Il me prend pour un cinglé, mais il ne parlera pas. »

Ce n'était pas le genre de Serguei Hurlev. Il répondit à son baiser avec passion mais il pensait à autre chose :

« Toi, quand est-ce que tu devais rentrer ?  Et qui était au courant d'où tu étais ? »

Sous entendu, si c'est un piège, je préférerais le savoir. Mais cette idée là, Benjamin l'avait déjà dépassée. Il la voulait, encore une fois. Avantage au moins de cette chemise d'homme, elle n'était pas spécialement vêtue, ce qui lui facilitait la tâche. Il n'eut donc aucun mal à dévêtir son amante, qui se trouva rapidement nue dans ses bras, alors qu'il embrassait sa peau pâle, descendant de plus en plus bas, mordillant les seins jusqu'à ce que les tétons se dressent en pointes dures. Aussi excités l'un que l'autre. Ca n'a jamais changé finalement. Il la prit avec amour, une première fois jusqu'à ce qu'elle crie et une seconde jusqu'à ce qu'elle pleure, jusqu'à ce que tout retombe calmement. Il regardait le plafond d'un air distrait, ne sachant pas trop si elle l'entendait, puis il dit :

« Tu me manques, tu sais. »
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MessageSujet: Re: The compassionate rose || Privé Mar 4 Fév - 12:43

Vient un moment où on est fatigué de lutter, fatiguer de continuer à jouer son rôle. On a simplement envie de faire tomber le masque que l'on porte et se relâcher. Etre la personne qu'on a toujours été, celle qu'on connait bien et pas seulement le rôle que l'on doit jouer en public. Ruth pour la première fois depuis longtemps se sentait épuisée. C'était probablement le contrecoup de ce qui c'était passé à la Mulciberian Chemistery. Le choc d'avoir vu son grand-père tué devant ses yeux, celui d'avoir manqué d'être violée aussi. Elle était habituée à la violence sous toutes les formes pourtant. Elle avait assisté à certains viols de nées-moldues sans sourciller, comme chaque mangemorts, elle avait du sang sur les mains, la violence ne la choquait plus. Si elle l'avait déjà un jour choquée. Ce n'était pas pareil quand on était la victime et non plus le bourreau. Le choc n'était pas le même. Elle avait eu peur, elle n'avait pas su quoi faire et elle avait honte de l'avouer, même à Ben. Personne n'aime étaler ses faiblesses, Ruth pas plus qu'une autre. Elle avait sa fierté, une trop grande fierté, qui lui permettait de garder la tête haute quand tout ce qu'elle aurait voulu, c'était dormir pour oublier.
 
Elle ne pouvait pas. Pas encore. Premièrement parce qu'elle avait eu la mauvaise idée d'annoncer sa paternité à Ben dans un éclat de colère. Elle se serrait maudite pour la cause. Ce n'était pas qu'elle ne fasse pas confiance à Benjamin. C'était simplement qu'un secret est si vite dit, que ca soit par inadvertance, ou parce qu'on essaye de vous l'arracher. Elle n'aimait pas savoir que quelqu'un d'autre qu'elle était en possession d'une arme aussi dangereuse. D'un autre côté, elle était soulagée de ne plus avoir à porter le secret seule. Elle avait toujours eu une morale douteuse mais elle avait son propre sens de la justice. A ses yeux, il avait tout de même le droit de savoir. Ils étaient parents. Elle n'y avait jamais pensé en ces termes. Elle avait toujours été mère mais à l'époque, Ben était mort et il semblait logique qu'ils ne puissent jamais être père.
 
Désormais, qu'ils le veuillent où non, ils étaient irrémédiablement liés l'un à l'autre. Pour le meilleur mais surtout pour le pire. La parenté est un lien qu'on ne peut pas détruire. Ce n'était pas comme le mariage dont on pouvait tout de même se défaire au bout d'un moment. Un enfant avait quelque chose de définitif. Elle n'était pas sûre que ce soit un bien. Ils n'auraient pas du se revoir. Elle se faisait la réflexion probablement pour la centième fois de la soirée. Le dire ne l'avançait pas pour autant. Ils ne faisaient que se croiser, restant dans un simulacre de relation sans jamais pouvoir avancer ni retourner en arrière. C'était douloureux, autodestructeur et pourtant, elle ne se voyait pas dire "Stop". Encore une fois, son égoïsme lui jouait des tours. Elle se rendait pourtant compte que ce qu'elle faisait était malsain. Au moment même où elle l'avait vu. Elle aurait du pointé sa baguette sur lui et l'attaquer, pour la seconde fois, elle ne l'avait pas fais. Pire, elle n'avait pas songé à le faire. Cette fois-ci, elle n'avait plus l'excuse de la surprise. Elle aurait pu mettre la faute à l'état de choc dans lequel elle se trouvait mais c'était de fausses excuses. Elle ne s'illusionnait pas. Elle ne l'avait pas fait parce que tant que ce n'était pas indispensable pour elle, elle ne le ferrait pas. Trahison, trahison, criait son esprit. Ce n'est pas si simple, se répondait-elle à elle-même. Dialogue de sourd entre ce qu'elle savait devoir faire et ce qu'elle faisait. Elle coupa court à son débat intérieur. Et répondit distraitement à Ben en baillant :
 
"Elle ne te connaît pas je pense. On ne parle pas de toi en sa présence ou en la sienne." Elle eut un sourire amusé qui était parfaitement décalé au vu de la situation, "Tu es devenu une sorte de tabou."
 
La raison ne gagnerait pas aujourd'hui. Elle se trouvait dans une de ses planques, trop fatiguée pour bouger. Elle n'avait pas envie de le faire au demeurant. Elle était bien dans le lit et une fois l'assurance que son compagnon ne dirait rien, elle se laissa aller à des choses plus intéressantes. Elle était en manque, depuis qu'elle l'avait vu à Noel, elle n'avait plus eu aucune relation. Autant dire que pour Ruth, pratiquer l'abstinence était dur. Elle n'y était pas habituée. Le sexe était un moyen de relation la pression et de combler un éternel manque. Elle avait été tendue au fur et à mesure que le temps passait, devenant plus sèche et moins patiente. James avait remarqué son changement de comportement sans en deviner la raison. Il n'était toujours pas en état de reprendre leurs escapades nocturnes. Elle avait arrêté de sortir par automatisme. Elle avait essayé la semaine qui avait suivit son retour. Elle était sortie dans un bar londonien dont elle était une habituée. Elle avait dragué, bu, rien n'y faisait. L'envie n'était pas là. Elle était retournée chez elle agacée, passablement ivre et surtout seule. Ce fut donc une délivrance. Le stress qu'elle avait ressentit s'évapora tandis qu'il la prenait. Elle se fichait de savoir qu'il y avait quelqu'un en bas dans la maison qui devait les entendre. Elle cria, pleura sans s'en soucier. Elle ne savait pas si c'était à cause du plaisir ou simplement la pression qui se relâchait. Une fois fini. Elle lui tourna le dos se collant contre lui sans rien dire. Elle l'entendit murmurer quelque chose et se retourna pour le regarder tout en grimaçant. Chaque mouvement lui rappelait les coups que le mercenaire lui avait infligés. Elle enfuit sa tête dans son cou, respirant son odeur familière. Il lui manquait aussi mais elle n'arrivait pas à lui dire. Elle choisit de répondre à une autre question qu'il lui avait posée et qu'elle avait volontairement occultée, trop occupée à le déshabiller au moment où il l'avait posée.
 
"Je vais rester ici jusqu'à dimanche." Comme d'habitude, elle ne demandait l'avis de personne. Elle décidait impérieusement et laissait les gens s'arranger pour que ses désirs soient satisfait." Je suis officiellement absente pour le week-end, je ne devais rentrer que dimanche à Londres. Officiellement, je suis dans une nos propriétés en Bulgarie. J'avais du ...travail à la Mulciberian.", Elle ne jugea pas utile de préciser quelle sorte de travail elle avait à faire, elle savait que ça ne mènerait qu'à une autre dispute. Sa voix se faisait de plus en plus basse, elle sombrait doucement dans le sommeil sans pouvoir s'en empêcher. "Je suis trop fatiguée pour transplaner, je suis juste fatiguée..."
 
Elle ne finit pas sa phrase, elle commençait doucement à sombrer dans l'inconscience et il ne lui fallu pas longtemps pour s'endormir. Elle était persuadée qu'à son réveil. Il serrait partis. Contre toute attente, il était toujours présent. Une partie d'elle était contente de le savoir présent tandis que l'autre savait qu'ils étaient inconscients. C'était faire semblant de vivre ensemble l'espace de deux jours et croire que c'était encore possible. La séparation serrait encore plus pénible. Ils avaient passés une bonne partie de leur temps au lit, évitant volontairement les sujets qui fâchaient. Elle s'était dégagée de son étreinte et s'était dirigée vers la salle de bain pour prendre une douche. Elle ouvrit la porte et dans un éclair de lucidité déclara sans le regarder :
 
"Tu sais, ce qu'on fait là, c'est malsain en plus d'être dangereux. Je détesterais que tu ais quelqu'un d'autre que moi mais soyons honnête, tout ça, ce n'est pas viable." Chaque mot était un calvaire à prononcer mais elle le faisait quand même. " Si tu devais trouver quelqu'un, je comprendrais, je serais contente pour toi."
 
Joli mensonge ma fille, tu te débrouilles bien. Elle sentait un goût amer dans sa bouche en parlant mais elle savait que c'était la meilleure chose dire. Ca ne pouvait pas continuer comme ça, pour une fois, elle essayait de ne pas être égoïste et autant dire que ce n'était pas son fort. Sans attendre sa réponse, elle n'était pas sûre de pouvoir l'encaisser, elle ferma la porte et tourna la vanne d'eau de la douche. Dans quelques heures elle serrait partie, dans quelques heures la trêve serrait finie et il faudrait recommencer ce qu'elle faisait depuis maintenant des années : faire tomber le camp d'en face.

 

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MessageSujet: Re: The compassionate rose || Privé Mer 12 Fév - 13:11

Qu'est-ce qui avait détourné Benjamin Mulciber du purisme ? Si on lui posait la question, il haussait les épaules et répondait avec bonhomie, en souriant. Rien ne m'a détourné de la voie du purisme, rien ne m'a rendu bourbiste non plus. Chaque courant d'idée avait ses défauts. Sur le plan des idées, Ben ne croyait pas spécialement à quoi que ce soit. Je n'ai pas choisi d'être cela, de résister. Je suis devenu un terroriste parce que j'étais vivant et qu'on me prenait pour un mort. La faute à qui ? Ils pouvaient jouer à se renvoyer mutuellement la balle pendant des heures voire des jours et même des années. On pouvait accuser tout le monde : lui, le régime, les russes. La vérité, c'est que ce n'est la faute de personne, ou alors seulement du hasard. Il n'avait pas choisi une route plutot qu'une autre. Il était simplement alors qu'on le croyait mort et on ne lui avait pas demandé son avis pour continuer à vivre. Parce que les bourbistes l'avaient sauvé, il ne pouvait plus revenir en arrière. A ce moment là, Benjamin Mulciber était sur que son monde s'était écroulé et qu'il avait tout perdu. On avait décidé de tout lui enlever, de le forcer à devenir un paria. Voilà tout ce qu'il y avait à dire. Aurait-il pu contacter Ruth ? Dans un premier temps, non, car personne ne lui faisait confiance. Longtemps, il avait été l'anglais avant de devenir Limonkov. Et après il sortait avec Natasha. Quand est-ce qu'il aurait pu l'avertir ? Il ne se sentait pas coupable, en tout cas pas de cela. Rien ne disait qu'elle serait venue. De deux, il l'aurait mise en danger. De trois, il avait tout perdu ; le suivre, et c'était vrai encore aujourd'hui, signifiait tout perdre.

En cela, Benjamin le savait, c'était suicidaire. La trahison ? Non, trahir voulait dire faire quoique ce soit qui pouvait détruire la résistance et ce n'était pas le cas ici. C'était juste stupide. Mais en faisant cela, il mettait Ruth en danger. Oui, bien sur, il aurait fallu qu'ils ne se voient pas. Ca n'aurait pas du se reproduire. Mais il l'aimait réellement. Mangemorte ou pas. C'était idiot, oui, mais selon Benjamin Mulciber, l'amour était toujours idiot. Mais il n'arrivait pas à se passer d'elle. N'y arriverais probablement jamais. Il n'était pas amer sur son passé. Ils avaient été heureux mais ce temps là était fini, et Ben, pragmatique et résigné, savait qu'il ne reviendrait jamais. Ca ne pourrait pas durer comme ça, cependant, il le savait, il était loin d'être fou. Combien de hasard feront qu'on se verra jusqu'à ce qu'un de nous y laisse la peau ? S'il était honnête il savait qu'il avait le plus de chance d'y passer. Ca lui allait. De toute façon, il n'arriverait pas à lui faire du mal. Incapable de la dénoncer à NOW, alors la tuer. Il laissait à Ruth l'idée qu'elle le tuerait. Ce ne serait pas le cas, personne ne la laisserait faire, même si Ben aurait amplement préféré mourir comme ça, avec la certitude de la manière dont ça se passerait, que de continuer une course sans certitude. Mais mourir...non, mourir, ça ne lui faisait pas peur. Quand il faudra finir, je n'aurais pas de regrets. J'ai vu tant de gens vivre si mal, et tant de gens mourir si bien...

Puis il était déjà mort. Benjamin Mulciber l'était. Limonkov était une sorte de lui, le même, mais il n'existait plus vraiment par rapport à son ancien nom. Alors il devait bien être différent. Un sorte de tabou, une réminiscence du passé. Ainsi sa propre fille ne connaitrait jamais son existence. Bénédiction ou malheur ? Il n'en savait rien et ne voulait pas trancher. N'en avait pas envie. Elle ne le connaissait pas, et donc par définition son père ne pouvait manquer à cette enfant. C'était dur à avaler, mais il ne pouvait rien y faire même si ça le désolait, à part l'oublier, un moment, en restant avec Ruth.

Il aurait voulu qu'elle ne parte jamais, juste s'endormir et qu'elle reste à ses cotés. Impossible vie, impossibles rêves, tu passes ta vie à demander l'impossible, mon gars. Cela l'amusa de voir qu'elle n'avait pas du tout changé. Toujours des ordres, et moi qui dit oui parce que je t'aime, petite. Cependant, il était content de voir qu'au moins cette fois, personne ne les repérerait. Il n'avait pas envie de parler de ça, de toute façon, juste qu'elle reste. Il regarda la jeune femme s'endormir dans ses bras avec un sourire ravi. Même si plus tard il serait d'autant plus dur qu'elle reparte. Il la garda dans ses bras longtemps avant de s'endormir lui même. Tu m'en fais faire, des choses idiotes, toi...

Il ne voulait pas qu'elle reparte. Ne voulait pas non entendre ce genre de propos. Comment t'expliquer, Ruth ? Se demanda-t-il en se rhabillant lui même. Comment t'expliquer que je dois être dingue, mais qu'il n'y aura personne d'autre ? Que la seule personne que j'ai aimée à part toi est morte, et que si je l'aimais, c'est parce qu'elle m'avait sauvé, parce que tu n'étais pas là ? Ben Mulciber, tu es un bel idiot sentimental qui a des relations qui ne seront jamais viables. Il sourit d'un air triste. Pas viable...ouais. Ma vie entière entière est comme ça. Bienvenue dans mon existence.

Ca n'était pas terrible, comme vie, mais c'était celle qu'il avait. Il ne pouvait que prier pour qu'ils se recroisent sans être obligés de s'entretuer. Il aurait du prier pour ne jamais la revoir, mais jamais il n'arriverait à penser ça. Il l'embrassa une dernière fois avant de poser dans sa paume la bague de fiançailles. Il sourit un peu tristement :

« Elle n'est pas à moi, je te l'ai dit. Penses à moi de temps en temps, si on ne se revoit pas. Moi...je t'aime, Ruth, et je ne pourrais pas l'oublier. »

Il la regarda transplaner en se demandant à quoi rimait tout ce futur, cette vie où il était incapable de dire adieu à ce qui pourrait le détruire. Mais comme tout ce qui nous tue nous rend vivant...
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The compassionate rose || Privé

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