POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Mercy is for freaks || Llew-Jill-Isaac [Fini]

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Mary Kane


MessageSujet: Re: Mercy is for freaks || Llew-Jill-Isaac [Fini] Dim 9 Fév - 2:42

Llewelyn Mulciber et Mary Kane. Couple improbable s’il en était un. Qui dans Poudlard, en la voyant arrivé le premier Septembre dans le Poudlard Express, aurait pu s’imaginer qu’elle finirait avec un membre de l’élite. Elle avait réussi en peu de temps à faire tout ce qu’elle ne désirait pas faire : Se mettre en avant. Elle avait voulu la discrétion. Pieu souhait, elle avait obtenu la popularité et quelle popularité… Quoiqu’il en soit, la plus surprise dans cette histoire était surement Mary. Sortir avec quelqu’un n’avait jamais été un de ses désirs. Il fallait croire que les habitudes se prenaient vite. Elle trouvait ça agréable d’avoir quelqu’un. C’était une relation étrange. Ils n’avaient rien de romantique que ça soit lui ou elle. Il était violent, pas toujours stable, d’humeur changeante, souvent sombre et triste. Il devait surement penser qu’elle ne s’en apercevait pas. Ce n’était pas le cas. Mary avait simplement choisit de ne rien dire, attendant le moment où il voudrait en parler de lui-même. Elle ne s’immisçait pas dans la vie des autres, même celle de son copain. Du reste, avec elle, il n’était pas difficile. Pas depuis de l’épisode dans le dortoir des Serpentards. Il s’arrangeait pour la contenter et Mary était quelqu’un de très facile à satisfaire. Elle, d’un autre côté, était socialement inadaptée. Mary n’avait jamais eu de relation avec qui que ce soit. Elle ne savait pas comment ça marchait. Marchant en eaux troubles, elle se dépatouillait entre sa timidité, les conventions et la nouveauté qu’apportait une relation. A côté de ça, ils avaient tout les deux leurs propres soucis et angoissent. Ils n’étaient pas encore assez proches pour réellement les partager. Ils avaient juste vaguement conscience des problèmes de l’autre et c’était déjà ça. C’était peut-être ce qui les avait rapprochés, l’idée d’une souffrance commune. Alors non, ils n’étaient probablement pas romantiques. Ca ne devait pas être dans leurs caractères. Qui a le temps d’être romantique et de faire des ronds de jambes quand on peut simplement vivre sans se soucier des règles ?

C’était ce à quoi Mary songea quand il lui tendit les clés de la chambre avec un sourire qui en disait long sur ses intentions. L’alcool lui donnait de nouveau son âge. Elle était moins grave, plus joyeuse et presque sans gêne. Ce que Mary aurait du être si elle avait vécu dans un environnement favorisant son épanouissement. Elle ne reniait pas ce qu’elle était pour autant, elle se laissait juste aller. Pour une fois, elle pouvait bien, se dit-elle. Etre avec Llew lui faisait oublier les conséquences. Ce n’était pas tout à fait vrai. Elle voulait les oublier parce qu’elle savait qu’il y en aurait prochainement. Aujourd’hui était le début d’une nouvelle ère pour l’adolescente. En bien ou en mal mais elle était certaine qu’elle venait de franchir un certain cap. Un de ceux où on ne peut pas revenir en arrière. Elle ne savait pas encore si elle arriverait à assumer et elle ne voulait pas y penser aujourd’hui. En dépit de l’altercation avec Isaac et de ce qui se passerait lors de leur retour à Poudlard, la journée était presque parfaite. Mary entendait bien en profiter au maximum. Elle se saisit donc des clés qu’il lui tendait d’un geste vif tout en riant. Elle ne savait pas comment il avait réussi à obtenir les clés, ni même le prix qu’il avait du mettre pour les avoir et pour une fois, elle décida de ne rien dire. Peu importait le comment.

« Je te suis. »

Elle se laissa entrainer vers la chambre tandis qu’ils continuaient à parler, rire et s’embrasser. La porte de la chambre s’ouvrit avec une certaine fébrilité. A peine, refermée, les vêtements tombèrent avec précipitation. La peur de la première fois étant passée et l’alcool aidant, il ne restait plus qu’une adolescente qui goûtait au plaisir de la chair. Le sexe, c’était le plaisir mais aussi l’oubli. Pendant qu’il la prenait, elle ne pensait rien. Déconnectée du monde où ils vivaient, il n’y avait plus que deux corps entamant une danse bien plus vieille qu’eux dont la signification première leur échappait probablement. Ca semblait presque naturel d’être nue à ses côtés. Elle savait que ce n’était pas vraiment l’alcool qui la faisait penser ça. Allongée sur le ventre à ses côtés, elle l’observait du coin de l’œil tandis qu’il fumait sa cigarette. Un vrai cliché et ça la fit rire. Elle riait souvent en sa compagnie, drôle de vision sachant que la plupart des gens la pensait totalement dénuée d’humour. Elle se blottit contre lui sans rien dire, respirant son odeur qui commençait à devenir familière.

« Je ne veux pas en parler maintenant. On est pas obligé d’en parler du tout en fait mais si jamais tu voulais parler de ce qui ne va pas, tu peux. J’ai seize ans et je suis fichée par l’Ordre Nouveau parce que j’ai eu le malheur d’avoir un né-moldu comme père. Quoique t’en pense, on peut difficilement faire mieux. Je ne dis pas que je comprendrais ou même que tes soucis sont semblables aux miens… mais ca n’empêche pas d’en parler. Ne serais-ce que pour relâcher la pression. »

Mary ne le regardait pas en parlant. Elle avait les yeux fermés et sa tête était nichée dans son cou tandis que ses mains se promenaient distraitement sur son corps.

« Je ne fais que le dire pour que ça soit clair mais je ne veux pas en parler maintenant. Pas aujourd’hui. »

Non, aujourd’hui serrait dédié à la détente. Le reste de l’après-midi se passa sans qu’ils en fassent mention. Ils profitèrent de la chambre. Pour une fois, pas de langue de plomb, personne autour d’eux et surtout ils n’avaient pas besoin de faire attention à qui les verraient ou non. Un vrai soulagement. Caché une relation s’avérait vite pesant. Elle n’était pas pressée de retourner au château. Reprendre leur mode de vie habituel n’avait rien d’attirant. Pourtant, les heures passant, il fallu bien se résigner à quitter la chambre. Elle se tourna vers Llew tandis qu’ils sortaient de l’hôtel :

« On rentre ensemble ? »

Ca ne servait plus à rien de se cacher désormais. La moitié de l’école était déjà au courant et d’ici le dîner ce soir, ils le sauraient tous. Mary n’était pas courageuse mais elle avait toujours su regarder la vérité en face. Une partie d’elle aurait voulu sauter le repas du soir pour éviter les commentaires qui pleuvraient inévitablement. L’autre partie savait que ça ne servait à rien de retarder l’inévitable. Mieux valait battre le fer tant qu’il était chaud.

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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: Mercy is for freaks || Llew-Jill-Isaac [Fini] Dim 9 Fév - 18:54

Il aurait du trouver tout cela bizarre. Aurait du. Aurait pu. Ca ne venait pourtant pas à l'idée de Llewelyn. Au contraire, il lui semblait ne jamais rien avoir fait quelque chose de plus naturel que d'avoir cette relation avec Mary.  Fallait dire aussi que son parcours, ce n'était pas lui qui le traçait. Pas vraiment du moins. Il faisait les choix qu'il voulait dans le cadre qu'on lui imposait, et puis voilà. S'il revenait sur sa vie, il était toujours bien resté dans les clous, avait bien fait ce qu'on lui demandait. Famille aisée, dominante, privilégiée.  Il n'avait jamais manqué de rien, puisqu'à défaut d'être doué pour l'amour, on le gâtait matériellement. Tu deviens pas adulte avec de l'argent de poche, mais tu deviens puriste avec des privilèges. Sa mère était folle et le détestait, mais il était toujours poli, toujours gentil. Puis un jour il avait explosé. Totalement. Tu ne connais rien, juste la violence, tu sais pourtant que tu existe. Le parcours de Llewelyn était déjà tracé, il savait où il arriverait à la fin, c'est à dire à être comme eux, à la Wayland, pourquoi pas, ou aux fous, comme sa mère. Finir en HP, ouais, dans une cellule capitonnée de Sainte-Mangouste. Bon parcours, nom prestigieux, belle carrière, une femme aimante, des gosses, la fin, la mort, et puis à la fin...à la fin des regrets. Pas de place pour la pitié, l'amour, tout, n'importe quoi, des conneries, des conneries tout ça, parce que t'es un Mulciber, et que la seule chose que tu dois savoir faire, c'est tuer ou être tué. Il avait accepté cela. Au début. Mais pas longtemps. Une énorme partie de lui même détestait tout cela. Ce qu'il était. Ce qu'il avait fait à Ben. La violence. Tout. Et puis cette voix, terrible, celle de sa famille, qui lui interdisait tout. Sauf la victoire. Mais il ne voulait pas la victoire. Pas de rédemption, pas de pardon, pas de rachat, pas de rémission.  Et tu l'acceptes ?

Il avait toutes les cartes en main pour comprendre que son destin n'était pas le bon, qu'il voulait autre chose. Llewelyn le savait, il commençait depuis longtemps à savoir, à comprendre, que le régime n'était pas si juste, mais ça faisait peur, réellement, oui, il était terrifié, terrifié, parce que ce n'était pas si facile de comprendre d'un coup que votre famille, vos amis, vous même, faites fausse route. Il se demandait vers où il allait. Ce qu'il allait devenir. Un fou, sans doute. Tu te demandes si tu es une bête féroce ou bien un saint ?  Mais tu es l'un et l'autre et tellement de choses encore. Tu es infiniment nombreux...Celui qui méprise, celui qui blesse, celui qui aime, celui qui cherche... Parce que tu es en vie, parce que le plus important n'est pas ce que tu es. Mais ce que tu as choisi d'être. Allez mon gars, vis. Vis un peu. Mais je vais tomber. Mourir.

Tu n'en sais rien.

Il ne savait toujours pas ce qu'il allait devenir, avec ou sans Mary. C'était le ciel qui décidait, les cieux divin, qu'on lui vendait depuis qu'il était gosse. Il souriait en regardant le ciel pâle par la fenêtre.  Les cieux ne sont pas humains, mais il y a sans doute quelque chose de plus que ces cieux-là, la pitié et l’amour que j’ai depuis longtemps oubliés, effacés totalement de ma mémoire. Y a pas de secret. Llewelyn ne savait aucunement ce qu'il allait devenir, si cette relation durerait. Il ne pouvait pas le savoir. Malgré tout ce qu'il essayait de faire, de dire, et pourtant il essayait de faire illusion, il avait mal, il ne savait pas pourquoi, ni comment. Personne ne comprendrait, non...même Sara qui avait pourtant tenté de l'écouter, ou de le faire parler. Il n'avait rien dit. Le malheur, ça se laisse comprendre par ceux qui le vivent ou l'ont vécu. Rien de plus et rien de moins. Mais il n'avait pas envie de parler de ça pour le moment. Un jour, peut-être, oui. Mais pas aujourd'hui. Il y avait déjà eu cette fichue bagarre avec Isaac, et il faudrait déjà qu'il affronte les commentaires de toute l'école. Autant, ça, il s'en fichait, car il faisait encore à peu près peur à suffisamment de gens pour qu'on le laisse tranquille, mais ça ne serait pas le cas de Mary. Il en doutait fortement. Pourtant, ce n'était pas ce que Llewelyn voulait...

Au passage, qu'est-ce qu'il voulait ? Il n'en savait rien. Rester avec elle comme ça. Oui, c'était sans doute quelque chose comme ça. Au moins avec Mary, il ne se posait pas tant de questions que ça...il oubliait, un peu le malheur. Ne pensant à rien. Le monde était brutal, voilà, et il essayait de les détruire, tous les deux, différement mais avec le même résultat. Et ils s'étaient trouvés comme cela. Pour mieux résister au monde. Il la serra dans se bras et l'embrassa, ne disant rien, se contenter de murmurer :

« Merci. »


Ce n'était définitivement pas le jour où parler de ça. Demain. Plus tard. Une autre fois. Il la suivit sans rechigner : pourquoi se cacher puisque de toute façon il n'en avait pas envie ? Aujourd'hui était un drole de jour. Un jour où il pouvait dire merde à la honte, à la tristesse, à la colère. Que ce soit lui ou Mary, ils souriaient. Et le ciel d'hiver au dessus d'eux semblait définitivement à Llewelyn un peu moins pale.
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