POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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A pas feutrés, quelques rugissements étouffés [PV H]

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Sara Engels


MessageSujet: A pas feutrés, quelques rugissements étouffés [PV H] Mer 5 Fév - 0:43

Des heures.

Cela faisait des heures qu'elle se retournait inlassablement dans son lit. Il était tard, tout le monde dormait depuis un bon moment, les rires avaient cessé dans les chambres et c'était désormais les ronflements légers et les respirations silencieuses qui berçaient le silence de la nuit. Sara pourtant n'arrivait pas à fermer l'œil, et ce pour bien des raisons qui continuaient de lui occuper l'esprit. Elle ne s'était pas cru aussi facile à déstabiliser pour si peu, et quand on y réfléchissait, la raison de ce manque de sommeil étaient foutrement débiles. Si une de ses amies lui avait confier un jour ne pas pouvoir dormir à cause d'un mec, elle lui en aurait collé une dans le bec en lui disant de se bouger au lieu de se laisser dominer. Il était clair que Sara n'était pas de celles qui se laissaient faire, et que quoiqu'il arrive, elle avait toujours les crocs pour mordre. Elle n'était pas une lionne des Gryffondor pour rien, battante et tenace, elle était le carnivore qui dévorait les moutons. Et malgré cet état de fait que très peu auraient oser contester en sa présence – ce n'était pas parce qu'on entendait plus beaucoup parler de Miss Engels en ce moment qu'il fallait se reposer – ce soir, elle ne parvenait pas à trouver le sommeil pour des... conneries. Oui, c'était le mot.

Llewelyn Mulciber, voilà celui qui occupait ses pensées, et surement pas en bien, non non. Elle l'avait quitté, avec regrets certes pendant quelques semaines, mais Sara n'avait pas envie de se laisser dépérir avec un mec qui n'était plus que l'ombre de lui même et qui crevait sur place, sans oser demander de l'aide ni même lui parler. Elle savait parfaitement ce qui avait tourmenté son petit ami, mais ce qu'elle n'avait pas supporter, c'était qu'il décline à chaque fois qu'elle lui proposait de l'écouter pour soulager un peu sa conscience. Il avait refuser son aide bien trop de fois, elle n'allait pas se tuer à la tâche parce que Monsieur préférait rester dans son petit monde. Et bien soit, reste y, mais je n'y vivrais pas avec toi. Le choix avait été compliqué, pas sans larmes ni envie de faire retour arrière, mais Sara était bien trop orgueilleuse, et quand elle prenait une décision, elle faisait en sorte que cela soit irréversible. Aussi, elle avait quitter Llewelyn sans l'intention de revenir avec lui. C'était fini, ils avaient eu leur chance et ce crétin avait tout gâché pour une passé sans importance et des cachoteries que Sara n'était pas en mesure de supporter à moins de ne commettre un meurtre. Et cette décision n'était pas plus mal au final. Bien sur, le Serpentard lui manquait, et elle se souvenait agréablement des bons moments qu'ils avaient passé ensemble, mais ceux ci étaient bien souvent gâchés par les souvenirs de leurs derniers mois, où elle n'avait rien pu faire d'autres que de regarder le jeune homme se murer dans son silence et ne pas en sortir. Ainsi soit-il.

Elle avait cru qu'il en resterait lui même là, affecté de s'être fait largué. Mais non. Et c'était bien ça le problème en vérité. Que Llewelyn retrouve une petite amie ne posait en soi pas de problème à la lionne. Qu'il se mette à revivre et confesser son mal être à la fille en question, ça, elle ne pouvait clairement pas le voir. Elle avait tout fait pour Llewelyn, et celui ci savait pertinemment combien elle l'avait aimer, qu'elle ne voulait pas le voir dépérir sans rien faire et que l'aide qu'elle lui avait apporté il avait décidé de ne pas l'accepter. Et voilà qu'il venait prendre l'aide d'une petite Serdaigle sans nom, qui n'était rien, personne, qui n'était qu'un poids dans cette école et qui s'était déjà fait remarqué de bien des manières par les élèves qu'il ne fallait surtout pas contrarier ? Non, l'orgueil de la lionne n'avait supporté cet infâme trahison. Llewelyn aurait du dire qu'il n'avait plus envie d'être avec elle au lieu de la faire souffrir et de l'obliger à rompre elle même. Puisque c'était bien ça le fond du problème, il avait refuser de se confier à elle pour se confier à une autre. Connard. La rancune de la lionne était tenace, et à nouveau, perdre l'estime de celle ci, c'était la perdre à jamais. Elle ne pardonnait pas. Pas en un claquement de doigt.

C'était trop, elle avait chaud, et quoiqu'elle fasse, elle n'était pas en mesure de fermer l'œil paisiblement. La nuit serait donc courte, et la fatigue ne la prenant toujours pas, elle préféra se lever pour aller s'occuper dans la salle commune. Bientôt, sa voisine de lit se mettrait à ronfler, et cela deviendrait insupportable. En bas des escaliers, il faisait tout de suite moins chaud, et pourtant, la pièce était agréablement éclairée par le feu qui brulait dans l'âtre, depuis peu ravivé. Elle vint s'assoir sur l'un des canapés, vêtue d'une simple petite chemise de nuit assez courte et d'une veste qu'elle avait prise pour couvrir ses épaules. Elle ramena ses jambes vers elle pour contempler un instant le feu, puis aperçu une feuille de parchemin abandonnée. Elle était vide, et c'est en repensant à ce crétin de Serpentard qu'elle commença à déchirer le papier rageusement, murmurant pour elle même des petits « Je vais le tuer... » et finalement les jeter dans le feu en espérant que le sort qui attendrait Llewelyn et sa petite pute de Mary Kane soit le même, si ce n'était pire. Un petit tour aux Enfers ne leur ferait pas de mal, et si par le plus grand des hasards ils étaient invités à séjourner, qu'ils y restent, au moins elle aurait la paix. Plus elle y songeait, et plus elle avait véritablement envie d'aller casser la gueule à quelqu'un. Il n'était pas dans les habitudes de la lionne de prendre en compte certaines données qui ne lui semblaient guère importante. Le fait qu'elle ait sciemment quitter Llew par exemple ne lui donnait pas le droit de critiquer la fille qui passait après elle, mais son regain de fierté à elle l'empêchait de pouvoir accepter se fait. Pas avec une foutue sang mêlée qui n'avait rien pour elle, et qui poussait en plus se crétin à faire des conneries. Oh il n'avait besoin de personne pour en faire en fait...

Qu'est-ce qu'elle n'aurait pas donné pour lui casser le nez... ou mieux encore, mais ses pensées préféraient se taire plutôt que de les énoncer.
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Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Re: A pas feutrés, quelques rugissements étouffés [PV H] Mer 5 Fév - 23:45

Que se passait il en cette soirée ? Pas grand chose. La salle commune des Gryffondors était bien calme, seul le bruit du crépitement du feu se faisait entendre, donnant un aspect presque cérémonial à cette atmosphère d'un calme tibétain. L'endroit était propice à la méditation, comme pour se retrouver avec soi même, pour pouvoir faire le vide, évacuer tout ce qui nous tracassait.
Bien des élèves auraient pu s'y trouver, Poudlard n'était pas un lieu où on se sentait 'bien', l'endroit était austère, lugubre et sans le moindre intérêt autre que  la formation qu'on pouvait y dispenser … et encore.
Combien d'élèves trouveraient le bonheur en ces lieux ? Combien en sortiraient avec un métier? Le simple savoir que l'on dispensait ici n'était pas suffisant, tout le monde le savait, mais on inculquait à ces jeunes qu'ils étaient les meilleurs, qu'ils seraient demandés à la fin de leur scolarité … foutaises, le monde ne tournerait pas moins bien sans eux, on ne les attendrait pas, et seul les meilleurs et les plus audacieux parviendraient à tirer leur épine du jeu. Pour les autres, il n'y aurait pas d'avenir glorieux, le triste retour à la réalité et à la condition commune, difficile lorsqu'on s'enorgueillit d'avoir eu le crâne bourré de conneries mégalomanes. Ça, il fallait le comprendre pour prendre du recul.
Les notes n'étaient rien, un simple chiffre sur un bout de papier, chiffre qui ne reflétait absolument le niveau réel d'un élève, et pourtant on y accordait de l'importance. La théorie était utile dans la mesure du raisonnable, mais le reste … savoir quand était né machin truc, quand a commencé la guerre de moncul … tout ça c'était du vent, et les petites pouffes qui apprenaient ça bien sagement n'étaient bonnes qu'à écarter les cuisses pour accueillir le sexe affamé d'un directeur ou d'un pdg engraissé dans sa fange. Superbe destin que celui de la brave Serdaigle qui apprend son cours.
La pratique était le réel indicateur de ce niveau, le talent on l'a ou on a l'a pas, ça ne s'invente pas, ça se travaille.

La vie d'un ado se résumait à des cours et des histoires de cœur ( ou de fesses pour les plus dépravés ), à la fois triste requiem d'un début de vie monotone mais promesse de moments qui comptent parmi les meilleurs, en tout cas c'était ce que l'on disait dehors. Qui se souviendrait que machine était sortie avec bidule ? Qu'elle avait embrassé truc ? S'attacher à ça c'était s'abaisser à rester un élève, sort peu enviable quand on connaissait le quota de perte concernant ces derniers.
Le cœur est un rare organe à pouvoir guérir, n'en déplaise aux guérisseurs. Ça, ces jeunes adultes travaillés par leurs hormones l'ignoraient.
Même ceux qui paraissent les plus durs pouvaient craquer, une simple question de pression ou d'attachement, une faille, la brèche dans la carapace de gros dur que l'on forgeait pour son petit confort ou par simple réflexe protecteur. Il n'y avait pas de honte autre que celle que l'on s'inflige à soi même, c'était ce qu'il fallait se dire, la peur de paraître faible était une faiblesse en soi, tôt ou tard, les gros poissons mangent les petits poissons, c'était le cycle normal, que le petit poisson avance à contre-courant ou pas ne changeait rien au problème ou à l'équation, la solution restait inchangée.
Le savoir c'était avancer, point final.

C'était le cas de Sara Engels, dit Groslolo pour les intimes. La raison qui la poussait à ne pas dormir était plus qu'évidente, même si certains l'ignoraient. La souffrance d'avoir perdu ce à quoi l'on tenait la déchirait, l'empêchant de trouver le sommeil, ce refrain devait trotter dans sa tête encore et encore, histoire de bien la faire culpabiliser, histoire de lui montrer qu'elle n'était pas aussi forte et solide qu'elle le croyait. Ainsi naissait la haine, de la peur et de la crainte. Une faiblesse qui pouvait devenir une force si on savait la canaliser, visiblement ce n'était pas son cas.
Recroquevillée, elle fulminait. Contre elle ou contre Llew ? Difficile à dire sans qu'elle ne l'explique. Déchirant une feuille de parchemin trouvée là, elle se mit à le haïr, à le maudire …

Je vais le tuer... 

Voilà ce qu'elle se répétait, espérant que la magie ou un quelconque dieu l'exhausse. Sans le savoir, elle allait peut être prendre sa revanche sans rien avoir demandé. À l'image d'un chaman vaudou, elle jeta les copeaux de papier dans le feu, regardant les flammes consumer la matrice de cellulose alors que la haine consumait son être au même instant.
L'endroit retrouvant ce pseudo silence pour l'espace d'un instant.

« Ça c'était mon devoir de divination.»

La voix de H avait résonné dans l'endroit. En provenance du bas des escaliers du dortoir des gars, le capitaine des lions se trouvait là, debout, nul doute qu'il avait assisté à toute la scène, sans rien dire, il avait observé. On connaissait très peu H dans ce rôle, mais il avait bien vu qu'elle en avait eu besoin.
Il appréciait énormément Sara, sans le lui dire cela dit, H restait quelqu'un de très distant au fond malgré son caractère … spécial dirons nous. Il instaurait une réelle proximité sans pour autant qu'on puisse en avoir, on le sentait proche de nous, mais qui pouvait bien prétendre être proche de lui ? Pas grand monde.
Vêtu d'un t-shirt gris à manches courtes et d'un simple jogging noir, il s'approcha de la cheminée, prenant place dans 'son' fauteuil. Plus personne n'osait s'y asseoir car le grand manitou avait décrété que son noble postérieur serait le seul à le fouler désormais, il fallait croire que cela fonctionnait. Avachi dans ce dernier, il regarda Sara, sans la juger. Reportant son regard sur les flammes, qui consumaient les derniers bouts de papier, il soupira.

« Boh pour le peu que j'avais écrit ...»

Pas besoin d'excuses, il avait bien vu qu'elle n'avait pas pensé à retourner la chose, et puis cela ne le dérangeait pas tant que ça, elle avait bien besoin de se faire les nerfs, cela se voyait qu'elle était prête à imploser, mieux valait éviter cela et qu'il sorte sa baguette pour la calmer à sa manière.
D'ordinaire, il aurait fait une remarque sur sa tenue sexy et aguicheuse, mais il voyait bien qu'elle n'aurait pas saisi l'humour, comme si elle avait besoin de ça à cet instant.
On aurait pu penser que H se serait contenté de la regarder et de lui balancer les habituelles conneries qu'il débitait à longueur de journée mais non, il resta particulièrement silencieux.
Quand il jugea que le moment fut venu, il entama la discussion, reportant son regard fixe sur elle, sans la dévisager ni reluquer sa poitrine ou son entre-jambe.

« C'est Llew c'est ça ...»

Pas besoin pour elle de répondre, H le savait, et elle aurait beau nier cela ne changerait rien au problème. Il n'y avait que ça pour la pousser à se comporter ainsi, chagrin d'amour, peine de cœur et autres trahisons. Le lion haussa les épaules, sortant un paquet de sucreries de sous son fauteuil, il piocha une sucette au sang avant de poser le paquet sur la table, y laissant un accès libre à la seule autre personne présente. Attaquant avec détachement sa sucrerie, il reprit calmement.

« T'inquiètes pas pour lui … y'en a une qui lui a prévu un petit quelque chose.»

H était dans la confidence mais il savait que cela ferait du bien à Sara, sans en dire trop, il en avait dit assez pour lui apporter tout le réconfort qu'il pouvait bien offrir … à moins qu'elle ne désire une autre sorte de réconfort mais cela ne dépendait pas de lui et il n'était pas dans cette optique pour l'instant.
Haussant les épaules, il la regarda avec un sourire en coin et ajouta avec humour :

« Si tu veux mon avis, il a fait une belle connerie … elle ressemble à rien»

Revenant à la poitrine de Groslolo qu'il désigna du bout de sa sucette il ajouta :

« Il y perd au change, j'te le dis.»

Soupirant, il venait de terminer son petit monologue. Elle avait besoin de parler … peut être que H n'était pas la bonne personne pour se confier, mais si ça pouvait la soulager, en tant que capitaine et ami, il serait là pour elle bien que son don d'empathie reste plus que limité ...
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MessageSujet: Re: A pas feutrés, quelques rugissements étouffés [PV H] Ven 21 Fév - 0:39

Elle aurait pu s'attendre à se faire remarquer. Il était tard, mais ce n'était pas rare de rencontrer de temps en temps des élèves insomniaques où qui n'avaient tout simplement pas terminé des devoirs pour le lendemain. Mais à vrai dire, c'était le dernier des soucis de Sara qui en avait bien assez sur le dos pour s'intéresser aux autres qui n'étaient pas couché. Ses affaires la concernait elle et seulement elle. De toute façon, la jeune lionne n'était pas du genre à se confier à tout va à le première venu, et dernièrement, ses relations avaient tendance à la fuir vu l'humeur de chien qu'elle se trimballait. Si la surprendre n'était pas jeu facile, ce soir là, elle été tellement prise dans ses pensées qu'elle en oublia l'environnement extérieur. Une erreur, Mike lui avait bien assez répété lors des entrainements qu'ils avaient eu tous les deux. D'ailleurs, cela faisait un moment qu'elle n'avait pas vu son oncle. Il était sans doute au courant des dernières nouveautés, surement pas de l'effet que ça avait sur sa nièce. Ne lui en déplaise, ou pas, elle ne dirait rien. Elle était persuadé, à tort, que les choses finiraient par passer, que sa haine pour Llewelyn s'estomperait et que sa colère contre elle même finirait par entendre raison et que parfois, les choses étaient comme elles l'étaient, changeantes. Malheureusement, ce n'était jamais aussi simple, et Sara avait beau se dire le contraire, il y avait de grande chance pour qu'elle ne retrouve un semblant de paix que quand elle saurait le fin mot de l'histoire. C'était véritablement ce qui lui manquait, au delà de son orgueil touché par les mensonges de Llewelyn. Mais la Gryffondor n'était pas réputé pour être douce, et le jour où elle se déciderait à faire quelque chose, il n'y aurait pas de sang, mais pas moins des mots cassants. Aussi bien pour le Serpentard que pour sa Serdaigle de petite amie.

Elle en était là dans ses réflexions quand la voix de Mercurius vint interrompre le fil de ses pensées. Il était bien la dernière personne qu'elle s'était attendue à voir venir à elle, et paradoxalement, elle n'en était pas déplu. Elle avait pour son capitaine une certaine admiration doublé d'un respect. Rien qui ne s'approche des sentiments amoureux ou autres choses du genre. Non, c'était un ami, et du moins elle l'espérait, un véritable ami. Elle ne savait pas ce qu'il en était, il restait toujours... particulier. Mais il n'était pas méchant avec elle, comme il pouvait l'être avec de nombreuses personnes. Oh elle savait qu'il était pas non plus du genre à recueillir les confidences, encore moins le meilleur conseiller qui soit, et pourtant, Sara n'aurait pas refusé son aide ni un bon coup de pied au cul pour la faire bouger, ce que H était très capable de faire. Et visiblement, il était aussi capable d'une certaine... non empathie n'était pas le mot... mais quelque chose dans le genre. En tout cas, il n'appuyait pas encore là où ça faisait mal, ni ne s'amusait à sortir des blagues mal venues.

Il la regardait. Sara n'avait pas peur de ce regard, elle n'y sentait rien de malfaisant, ni de moqueur, ni rien d'autre. Il était parfaitement neutre, et pour cela, elle remercia son capitaine. Il lui arracha un sourire lorsqu'il évoqua son devoir de divination.

« Je savais pas que tu y suivais encore les cours. »

Malgré la tristesse et l'énervement, on ne pouvait enlever à Sara sa répartie. Oh c'était loin d'être la meilleure à ce jeu là, mais elle n'hésitait pas et parlait. On ne la verrait pas baisser les yeux comme une soumise, elle n'en était pas une. Sa seule faiblesse en l'instant était d'avoir laissé quelqu'un la blesser plus profondément qu'elle ne l'aurait voulu, et de ne pas parvenir à se le pardonner à elle même. Elle n'avait cependant pas envie d'insister sur la discussion. Elle n'était pas certaine de savoir si H connaissait son problème ou s'il en avait tout simplement quelque chose à foutre. La dernière des choses qu'elle voulait entendre, c'était des moqueries. En cela, Mercurius était surprenant. Cela dit, personne ne pouvait prétendre connaître vraiment le Gryffondor, et si on connaissait de sa part un caractère de braise et particulièrement chaotique, Sara ne lui connaissait pas cette patience et cette observation. Du moins, jusqu'à maintenant. Il fut pourtant le premier à entamer la discussion, là où les habitudes voulaient que le principal concerné soit décidé à se lancer d'abord. Comme quoi... Elle acquiesça simplement au nom de son ex, , le regard toujours sur le capitaine des rouges. Il savait donc... cela dit, peut être n'était-ce pas si compliqué à deviner. Mais Sara ne c'était pas estimée si importante dans les affaires qui tournaient en ce moment sur les élèves.

Que pouvait bien entendre H par « une qui lui a prévu quelque chose »... ? A la réflexion, peut-être bien qu'elle savait. Il suffisait d'un peu de déduction. Le « elle » en question devait être Ariana. Aux vues des récentes informations qu'avait eu Sara, elle savait que Llewelyn c'était battu avec Isaac, ce qui n'était surement pas pour déplaire à Miss Bedan, qui partageait le même nom que ce dernier. Sans parler... hé bien de toutes les conneries que faisait Llew en trainant avec Mary. Quant-à savoir ce qu'elle lui préparait, Sara n'avait pas besoin de savoir, elle s'en foutait, elle savait juste que ce serait à la hauteur de ce que ce crétin méritait. Elle aurait aimé que la Serdaigle en souffre aussi, ce que la lionne ignorait bien sur, c'était que cette petite garce serait conviée aux festivités. Attrapant une sucette, elle la fourra dans sa bouche une fois dépossédée de l'emballage. Elle fut flattée, malgré la touche d'humour, par la dernière réplique de H. Sara, dans un grand souci d'objectivité, partageait l'avis du lion, cette Mary Kane n'avait rien pour elle, aussi bien sur les formes que l'apparence, la stature, le maintient... Elle était tellement rien que c'en était affligeant de voir vers quoi Llewelyn c'était tourné.

« Il préfère peut être les planches à pain finalement. Il aura pris peur des vraies formes et il se rassure en prenant quelque chose qui lui correspond et lui ressemble. »

Répliqua-t-elle avec sarcasme envers son ex, moquant ce qu'il avait dans l'pantalon, sans laisser entendre s'il s'agissait de la vérité ou d'un mensonge. Elle continua, cette fois plus sérieusement.

« Hé bien, Ariana agit plus tard que je ne l'aurais cru. Mais il faudra que je la remercie pour ça... même si j'aurais pris grand plaisir à moi même faire comprendre à Llewelyn son erreur. Tant pis. »

Dans un soupir, à la fois contenté de ce que venait de lui révéler subtilement H et un peu déçu de ne pouvoir se joindre à la fête, elle s'appuya dans le fond du canapé. Un instant, le silence dura, puis elle questionna :

« Tu y seras ? »

Si Mercurius devait prendre part lui aussi à ce que Ariana projetait de faire, alors Sara ne pouvait au fond d'elle que se réjouir. Elle connaissait assez bien le capitaine des Gryffondor pour savoir combien son talent était... dangereux. Surtout quand on était sa victime. Mieux valait franchement être du côté du lion, lui, il ne mordait pas, il faisait bien pire.

Hrp:
 
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Mercurius H. Yakovsky


MessageSujet: Re: A pas feutrés, quelques rugissements étouffés [PV H] Dim 23 Fév - 22:09

Prends une bonne respiration et jette toi. Ne réfléchis pas, fonce.
Voilà ce que H faisait jour après jour. Son premier geste le matin était de souffler, ensuite il se jetait dans ce monde qui ne voulait pas lui. On l'avait tellement dégradé que sa vie n'avait plus aucune valeur, il le savait. S'il n'avait pas ce pouvoir, il aurait probablement été un paria comme Mary Kane, il n'était pas sang-mêlé, pas sang-pur et pas sang de bourbe, il n'était rien, rien de rien. Fils de rien, né de rien, pas d'identité autre que celle qu'on lui collait. À quoi rimait le nom de Mercurius Yakovsky ? À rien, il ne s'appelait comme ça. Voilà pourquoi on l'appelait H.
H était une lettre, une seule lettre pour désigner un des grands personnages de cette époque poudlarienne, une lettre dont on se souviendrait à Gryffondor comme au sein de l'Elite. H comme hypothèse, comme héraldique, comme hiérarchie, comme harmonie … non … il n'était que H.
Cette lettre pouvait ne pas avoir de sens, et pourtant c'était celle qui s'était imposée à la communauté élève. Qu'avait on scandé quand il avait vaincu Gittens ? Qui avait on désigné pour guider la révolte contre LeeRoy ? Qui était l'apprenti de Crow ? H, pas Mercurius Yakovsky, H.
Quelle était donc la valeur de cette lettre ? Elle n'en avait aucune, tout simplement.
Douloureux test que celui de comprendre et de saisir l'existence de la personnification de cette lettre, un H pour ne rien dire.

Avait il des amis ? Qui risquerait sa vie pour lui ? Pas Sara, pas Llew, pas Ariana, pas l'Elite. Il n'y avait que des folles pour le faire, Kim, Malaria, Elena, Kat', elles auraient toutes les quatre répondues présentes, Georgie aussi peut être, il ne savait pas. Mais ces filles là n'étaient rien à Poudlard, ni dans un autre monde d'ailleurs, des ombres, des souvenirs, rien !
On lui avait tendu une main pour se servir de lui, tout simplement. Le savait il ? Peut être, peut être pas. Seul Crow semblait avoir éprouvé quelque chose pour lui, ça H ne le savait pas vraiment, et il s'en foutait.
À la fois il le remerciait pour son enseignement et il le maudissait pour le laisser croupir à Poudlard, dans une école qui ne le faisait progresser que trop lentement à son goût. Comment allait il apporter le châtiment divin en progressant aussi lentement ? C'était tout bonnement impossible à l'heure actuelle. Quel serait son destin ? Était ce celui qu'on lui prédisait ? De sortir de Poudlard, d'entrer en formation chez les exécuteurs, de devenir serviteur des ténèbres, puis pistonner par son mentor d'accomplir des passes-d'armes qui feraient sa renommée avant de recevoir la marque ? En voulait il seulement de ce destin là ? Il ne savait pas. H vivait au jour le jour, avançant sans regarder où il mettait les pieds, comme si se prendre une quenelle ne lui faisait rien … c'était peut être ça qui le rapprochait de Crow finalement. Le maître et l'apprenti partageaient plus qu'une simple passion finalement.

Et Sara dans tout ça ? Elle était à la fois une joueuse de Quidditch pour Gryffondor et un membre de l'Elite, comment pouvait elle éviter H ?
Bien qu'elle ne pouvait s'interposer entre H et sa proie, elle avait un certain pouvoir, comme celui d'être en mesure de traiter librement avec lui, sans avis défavorable. Sara était une des rares personnes que le lion pouvait écouter, chose rare quand on savait à quel point il était têtu … caractériel mais puissant, voilà comment on le voyait. Il voyait en Groslolo la seule personne qui le sauverait si elle le pouvait, sans risquer sa vie cela dit. Mais dans l'Elite, beaucoup souhaitaient sa mort et un certain nombre de membres n'aurait pas bougé pour l'aider, mais pas elle, elle avait des valeurs, pas lui. H était quelqu'un de trop fermé pour pouvoir avoir réellement un code d'honneur, cantonné à son schéma basique, il restait actif selon un certain paradigme qui possédait un degré de liberté et d'aléatoire fonction de son humeur, mais à part ça, H était quelqu'un d'assez simple.
Sara était la fille qu'il aurait toujours voulu avoir à ses cotés, mais elle en avait décidé autrement, il ne la voyait pas comme un vulgaire objet sexuel pourtant, mais dire qu'il n'était pas intéressé serait mentir, il lui faisait comprendre assez souvent copain ou pas d'ailleurs. Elle était son genre, basta, mais il ne la forcerait pas par respect. Sara était plus un mec qu'une fille à ses yeux, elle avait le corps d'une femme et l'esprit d'un homme, tout ce que H pouvait aimer … sans jamais l'obtenir. D'ailleurs on ne lui avait toujours pas trouvé de binôme dans l'Elite, preuve que ses manies n'intéressaient personne.

« Je savais pas que tu y suivais encore les cours. »

Et oui. Peu de personnes s'intéressaient vraiment à sa vie en dehors de ce qu'il rendait public. H était un élève sans passé, voilà tout, il était là pour l'instant, avant, après, on s'en foutait, on composait avec lui comme on compose avec une maladie en espérant qu'un jour elle s'en aille pour de bon.
Un parasite, voilà tout.
Divination ou pas, cela ne changeait rien au triste constat qu'on ne s'occupait pas de ses affaires. Dans un sens ça l'arrangeait, il pouvait faire son bonhomme de chemin comme il le voulait, mais d'un autre, il y avait la solitude. Cette solitude il l'oubliait avec la méditation, se rapprocher du psychisme de son culte l'aidait à faire le vide, comme à se ressourcer finalement, c'était la source de son pouvoir, une concentration 'irrationnelle'. Et pourtant il faisait partie des élèves les plus dissipés en classe, ce qui ne l'empêchait pas de réussir. Comprendre les secrets de H c'était percer sa force, pour l'instant personne n'en était vraiment capable, Elite ou pas.

« Il préfère peut être les planches à pain finalement. Il aura pris peur des vraies formes et il se rassure en prenant quelque chose qui lui correspond et lui ressemble. »

De l'aigreur. H ne se posa pas trente cinq questions, deux interprétations arrivaient dans son esprit simiesque. Soit elle était vraiment amoureuse de ce gars et elle l'avait mauvaise, d'où la mauvaise foi dont elle faisait visiblement preuve, soit elle était restée avec lui pour la forme et histoire de se faire sauter régulièrement sans passer pour une traînée, et dans ce cas là elle s'était rabattue sur un sang-pur inconnu qu'on pensait bien installé au placard.
À tord ou à raison.
Étrangement, H penchait plus sur la première option, elle était blessée et comme la lionne qu'elle était, elle montrait les dents pour paraître forte alors qu'un simple coup de patte l'aurait achevé. H le comprenait, il avait un coté animal semblable mais n'avait jamais eu besoin de le montrer réellement. Son dernier conflit en date, il l'avait réglé devant un public, envoyant le père Gittens à l'infirmerie avec le ventre troué. Un message pour tout ceux qui pensaient le dépasser sans problème, dommage, il faudrait encore compter sur lui.

« Hé bien, Ariana agit plus tard que je ne l'aurais cru. Mais il faudra que je la remercie pour ça... même si j'aurais pris grand plaisir à moi même faire comprendre à Llewelyn son erreur. Tant pis. »

En était elle seulement capable ? H en doutait. Peut être que sur un coup de tête elle l'aurait fait, mais là, à tête reposée, c'était plus qu'improbable, elle l'aimait, elle ne pouvait pas en finir comme ça, elle avait besoin que quelqu'un le fasse pour elle. Inconsciemment, ce serait H qui s'en chargerait puisqu'il allait être le bourreau de cette Mary Kane, il allait involontairement faire payer à Llew d'avoir lâché Sara.

« Tu y seras ? »

La question lui semblait aussi malvenue que de débile. Et blessée ou pas, il n'allait pas changer pour ses beaux yeux. Pour ses seins par contre …

« Pourquoi t'poses la question quand tu connais la réponse ?»

Vu les détails, ça ne pouvait qu'être certain qu'il serait de la partie. Que serait une vengeance sans l'artisan bourreau qu'était H. Et Ariana avait suffisamment bon goût en matière de torture pour savoir qu'un truc à l'oeil serait le bien venu, chacun y trouverait son compte dans cette petite affaire ; sauf peut être Mary Kane, mais on ne lui avait guère demandé son avis.
Enquillant sur le sujet piquant, H ne retint pas ses mots, il restait honnête avec sa joueuse.

« Si t'avais voulu te venger, t'aurais pas attendu que Bedan lève le petit doigt. Me la fais pas ...»

Il la connaissait suffisamment bien pour se prononcer là dessus, elle avait été faible, elle le savait, ça ne servait à rien de le cacher à celui qu'elle considérait comme son capitaine.

«Et pis remercie la pas, elle va encore plus prendre la grosse tête … c'est d'jà assez chiant comme ça, pas besoin d'en rajouter une couche.»

C'était dit avec humour mais il y avait du vrai dans ce qu'il disait. Tout du moins il le pensait, il aimait bien Bedan, mais à petite dose, l'avoir h vingt-quatre sur le dos c'était pousser le lion à un accès de folie berserk pour anéantir tout autour de lui dans un rayon de cent mètres, Bedan comprise.
Et puis vint la partie made in H.

« Faut que tu te sortes les doigts du cul.»

C'était lancé comme ça, sans prévenir, c'était gratuit. Et alors qu'il reprenait des friandises, il enquilla sur la suite.

«J'sais pas retrouve toi un mec, j'sais pas … embrasse le devant tout le monde, rends le jaloux, j'en sais foutre rien, mais faut que tu r'montes la pente. T'fais presque peine à voir comme ça.»

Sans pincettes, sans gants, la vérité crue. Comme un poignard en plein cœur, H avait crevé l’abcès à sa manière, trancher dans le vif pour extraire la gangrène et mieux la combattre. Un coup de pieds au cul pour que la vraie Sara Engels revienne. Auquel cas il allait la faire revenir … à sa façon, mais ça, elle n'était pas sûre d'apprécier.
La Vengeance des Gryffondors était ce qu'il y avait de plus redoutable à Poudlard, qu'on se le dise, la morsure d'un lion laisse peu de chance de survie, moins que le venin d'un Serpentard. À elle de trouver l'antidote, pour H il n'avait qu'un nom : Vengeance.
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A pas feutrés, quelques rugissements étouffés [PV H]

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