POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

Partagez|

And blackmail is a sanity|| Abandonné

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 15/08/2013
Parchemins postés : 1668



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Mary Kane


MessageSujet: And blackmail is a sanity|| Abandonné Lun 10 Fév - 15:44

"Humm, celle-là n'est pas bonne. C'était stupide de la prendre en contre jour."

Mary se tenait dans les cuisines de Poudlard. Son langue de plomb n'était pas loin. Elle était installée à une table de la cuisine et il avait eu la politesse de ne pas se mettre à la même. Elle était seule pour le moment et on ne pouvait pas dire qu'il y avait grand chose d'intéressant à voir. C'était un concept étrange que de perdre toute intimité. N'importe qui en a besoin. C'était essentiel. Elle, outre quand elle était dans sa salle commune, n'en avait plus aucune. Chaque mot échangé, chaque action étaient vues, notées, rapportées. Elle était patiente et s'en accommodait tant bien que mal mais ce n'aurait pas été le cas de tout le monde. Ca devait être usant de suivre toute la journée une adolescente de son âge dans l'espoir qu'elle fasse quelque chose d'intéressant qu'il pourrait rapporter à son supérieur. Derrière ce visage toujours impassible, elle se demandait qui pouvait bien se cacher. Il savait tout d'elle, ou presque. Ce qu'elle aimait manger, ses rencontres avec Llew, la teneur de toutes ses conversations. Sa vie n'avait plus rien de privé, ce n'était qu'un livre ouvert dont il tournait les pages sans lui demander son avis. Quoiqu'il en soit, il pouvait bien la suivre s'il voulait, il ne trouverait plus rien d'intéressant à dire à son sujet. Depuis la mise en garde de sa directrice de maison, Mary se tenait à carreau. La jeune fille s'efforçait de se faire la plus discrète possible. Ce n'était pas toujours facile quand on était depuis presque six mois un sujet de ragots constant.

Et Poudlard aimait les ragots. En début d'année, elle et Wayland avait suscité l'intérêt de par leur nouveauté. Ils venaient tout les deux d'écoles étrangères et apportaient une certaine distraction dans un Poudlard qui s'annonçait morose. Elle avait ensuite eu le plaisir d'être désigné comme mauvaise Puriste par l'ancien Inquisiteur et tous les regards c'était tournés vers elle. Contre toute attente, son "heure de gloire" ne s'était pas arrêtée là. Elle avait été assez stupide pour provoquer Llew à la sortie d'un cours et se mettre Ariana à dos par la même occasion. Tally, H et Alexander lui avaient volé la vedette pendant un moment et elle en avait été vraiment heureuse. Pendant quelques semaines, on n'avait plus parlé que d'eux, oubliant peu à peu Mary Kane. Qui se soucie d'une mauvaise puriste quand on peut se concentrer sur un triangle amoureux. Sujet oh combien plus passionnant pour les commères de l'école. Ca, c'était jusqu'à ce que Llew décidé de casser la figure à son cousin en les exposant au grand jour. Depuis, pas un seul jour ne se passait sans qu'on la dévisage. Bizarrement, on l'insultait un peu moins ouvertement. Si Llewelyn Mulciber avait frappé son cousin, un sang-pur, pour avoir dragué sa copine. On ne savait pas ce qu'il était capable de faire s'il entendait les insultes proférés contre elle.

Sa relation avec Llew était vue comme un caprice d'adolescent de la part du Serpentard. On estimait que ca ne durerait pas. Ils avaient peut-être raison et Mary évitait de se projeter dans le futur. Pourtant, elle aurait préféré qu'ils continuent de l'insulter plutôt que de parler dans son dos. Les insultes permettaient aux gens d'évacuer leur frustration. C'était un mode de représailles inoffensives pour la jeune fille. Et des représailles, il y en aurait. Elle l'avait su dés le premier jour. Rien ne reste longtemps secret à Poudlard.

Depuis elle évitait la Grande Salle quand elle le pouvait à l'heure du repas. La table des Serpentards et celle des Serdaigles étaient placées l'une à côté de l'autre. Les Serdaigles avaient toujours joués le rôle de tampon entre les Serpentards et les Gryffondors. Désormais, elle aurait bien voulu que ca soit l'inverse. Sentir les regards désapprobateurs et menaçants des camarades de Llew à chaque repas, s'avérait usant. Bien plus que la langue de plomb qui lui collait aux basques depuis maintenant plus de trois mois. Quand elle pouvait, elle dinait donc aux cuisines, loin de l'agitation. Pour une fois, elle avait proposé à Llew de la rejoindre. Il lui semblait que lui aussi devait mal vivre les repas donnés dans la Grande Salle. Sa maison entière le traitait en paria ou presque. Et aux dernières nouvelles, même son frère ne lui parlait plus vraiment. Elle n'était pas sûre qu'il la rejoigne mais avait tout de même prévu de l'attendre un peu avant de commander à manger.

Elle l'avait évité, de manière volontaire, pendant une semaine. Ce n'était pas qu'elle ne lui parlait pas. Juste qu'elle s'était faire un peu distante depuis le cours de Métamorphose. La remarque de Wayland l'avait blessé, mais elle avait surtout vu une certaine justesse dans ses propos et ca l'avait faite réfléchir. Il n'y a que la vérité qui blesse après tout. Puis il y avait la lettre. Mary recevait peu de courrier, celui des ses amies de Beauxbâton, parfois de sa mère ou de son grand-père, quand il n'était pas trop malade pour écrire. La lettre qu'elle avait reçue ne ressemblait à aucune autre. Le parchemin était de très bonne qualité, plus épais et la lettre celée. Il lui avait fallu un moment pour reconnaitre le sceau, celui des Mulciber, un aigle décapité. Elle n'avait pu qu'être sensible à l'ironie qui en découlait. Elle ne s'était pas attendue à recevoir une lettre et avant même de l'ouvrir, elle savait que celle-ci ne serait pas agréable à lire. Elle ne le fut pas. La lettre provenait de la mère de Llew et se résumait à une litanie d'insulte la concernant. Elle et son statut de sang qui déshonorait sa famille et son fils. Encore une fois, les propos la blessèrent sans la surprendre pour autant. Llew avait beau dire ce qu'il voulait, le fait qu'elle soit sang-mêlé était important et posait problème. Elle n'était pas sure que même lui, n'ait pas de temps en temps un cas de conscience en y pensant. Mais ils en avaient parlé et elle avait décidé de ne pas revenir là dessus. Du coup, elle ne lui avait rien dis, que ca soit pour la lettre ou le reste. Elle s'était contentée de réfléchir, encore et toujours. D'un coté, elle ne comprenait pas pourquoi est-ce que les gens en faisaient tout un foin quand ils s'accordaient tous à dire que leur histoire ne durerait pas plus de quelques mois. Même la mère de Llew, le disait dans sa lettre entre deux insultes. Alors dans le fond, à quoi bon ? En attendant, elle gardait la lettre sur elle ne sachant pas vraiment quoi en faire. Elle ne faisait pas confiance à ses camarades de chambre et elle préférait que personne ne tombe dessus. Elle la relu pour la quinzième fois de la semaine probablement puis la reposa sur la table sans trop y penser. Décidée à passer le temps plus agréablement, elle sortit les derniers clichés qu'elle avait fais, inaugurant l'appareil qu'il lui avait offert. Certains clichés étaient des plus intéressants. Elle les passa en revue avec intérêt tandis qu'elle buvait son jus de citrouille.

Depuis son duel avec Mercurius, il semblait logique de croire qu'Alexander Gittens sortait avec Tally. La jeune Poufsouffle avait été l'objet d'un duel qui avait passionné les foules. Alexander jusque là n'était qu'un sombre inconnus aux yeux de l'école. Les choses avaient vite changé. Le duel avait été un massacre. H l'avait battu à plate couture. Aux yeux de Mary, se battre pour les faveurs d'une fille semblait ridicule mais la plupart de ses camarades avaient trouvé l'idée affreusement romantique. Il était, en quelques temps, devenu une célébrité. On pouvait trouver la démarche courageuse, à défaut d'en admettre la stupidité, mais qu'il soit courageux ou non, une chose était sûre : Il n'était pas fidèle.

Plusieurs clichés montraient Gittens qui parlait à Tysha Collins, la capitaine de l'équipe des Serdaigles. L'avantage des clichés sorciers, contrairement à ceux des moldus, c'était qu'il bougeait. Par conséquent, les photos révélaient souvent plus que leurs protagonistes ne voulaient laisser paraître. Ici, Tysha comme Alex n'hésitaient pas à se tenir la main tandis que Nash regardait ailleurs. Le frère de la jeune fille était connu pour sa jalousie à l'égard de sa jumelle. Aucun garçon n'avait le droit de l'apporter. Mary songeait souvent qu'il ressemblait à un dragon veillant sur ses œufs. Il y avait encore quelques clichés du même genre qui ne laissaient aucun doute sur l'affection que les deux Serdaigles semblaient se porter.

Pauvre Tally. Mary n'était pas du genre à s'occuper des histoires des autres mais elle ne pouvait pas s'empêcher de compatir. Pour elle, la fidélité était quelque chose d'important. Elle n'aurait pas réellement apprécié se trouver à la place de sa camarade de Poufsouffle. Devait-elle lui dire ? Elle n'arrivait pas à trancher la question. Absorbée par les photos, elle sursauta en entendant le tableau de la cuisine s'ouvrir. Elle sourit en voyant le nouvel arrivant et tapota la chaise à côté d'elle.

"Ah c'est toi. Viens, j'étais justement en train de regarder des photos. Elles sont plutôt ... intéressantes."

Pour une fois, ce ne serrait pas elle le centre des potins de Poudlard.

____________________________________


Dernière édition par Mary Kane le Lun 28 Avr - 15:18, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 24/08/1994
Âge du joueur : 23
Arrivé sur Poudnoir : 04/02/2013
Parchemins postés : 229



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA3 - Sorcier Adulte
Ma résistance magique est de: 10PV
Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: And blackmail is a sanity|| Abandonné Ven 14 Fév - 10:26

« Y a une lettre pour toi. »

Fut le seul commentaire auquel Llewelyn Mulciber eut droit de la part de son frère, Hugh Mulciber. Pour un gamin de douze ans, il se montrait étonnament haineux. Sans doute parce qu'il était le petit dernier et qu'il était considéré comme le moins doué, peut-être parce qu'il avait vécu dans l'ombre de ses deux frères, assurement parce que voir Benjamin puis Llewelyn tomber dans le bourbisme, selon la communauté, devait lui faire plaisir et montrer à Hugh que désormais il serait le seul centre d'attention, et probablement l'héritier de la MGT. Llew commençait à bien connaître son père, et globalement sa famille, il savait qu'il arrivait à la fin des jokers qu'il avait. Bientot viendrait le moment où ils décideraient tous que lui aussi était bourbiste, si ce n'était pas déjà fait, vu les réactions de John, et où au mieux, on essayerait de le déshériter. Dans un sens, personnellement, il s'en foutait un peu, car l'industrie du tabac n'intéressait pas trop Llewelyn. Cela lui laissait un goût amer lorsqu'il se disait qu'une fois de plus, il redevenait l'ennemi. Il ne répondit pas à Hugh et laissa courir. La haine, il n'y prêtait plus attention. Lui n'était pas haineux, il était en colère : c'était les autres qui ne pouvaient pas le voir en peinture. Parfois il regardait les gens avec une tristesse mêlé d'amusement. Que de détestation. Comment vous faites, dites, pour accumuler autant de haine pour si peu de poids ? Genre Ariana. Elle pesait quoi, 50 kilos ? Même pas ? Et sa haine était plus grande qu'elle. On aurait pu dire la même chose de la colère de Llewelyn, mais il jugeait qu'il avait de bonnes raisons de l'être. Et encore, il l'était moins. Il essayait de se calmer. Ca ne marchait pas toujours. Mais il essayait de faire avec, lui. On ne peut pas aller contre sa personnalité, c'est vrai. Mais ce n'est parce qu'on est triste, dur, et souvent maladroit, instinctif et violent, qu'on ne rêve pas du contraire.

Si on prenait son nom et sa famille, il aurait du avoir une vie idéale, mais c'était loin d'être le cas. Il jeta un œil las à la lettre. Ce n'était pas une beuglante. C'est déjà ça. Du bout de sa plume, il la retourna pour voir l'expéditeur. Non signé. Bon, ce devait être sa mère. Avec prudence – Dieu savait ce qu'elle pouvait avoir planqué à l'intérieur, à commencer par de l'arsenic en poudre – il se décida à ouvrir la lettre. Rien de bien méchant finalement. Enfin, cela pouvait, Llewelyn l'admettait, être considéré comme immonde de se faire insulter de long en large par sa génitrice, mais lui avait appris à faire avec. Sa mère était folle, il n'y prêtait plus aucune attention. La lettre commençait avec une écriture solide et décidée et finissait dans un gribouillage illisible au fur et à mesure que sa crise devait augmenter. Comme il n'y avait pas plus d'originalité que d'ordinaire, mis à part bien sur qu'il était un immonde traitre à son sang, il fit une boule du parchemin et la jeta à la poubelle.

« Strike ! »


Evidemment, il s'attira un regard agacé de la part de deux quatrièmes années qui restaient là assises comme deux connes. La salle commune entière des Serpentards semblait hostile à Llewelyn. Il leur adressa un regard dur et elles finirent par détourner les yeux. On le disait traitre à son sang mais également à moitié dingue et porté sur le fait de cogner tout le monde. Résultat, peu de gens le cherchaient réellement. A vrai dire la plupart du temps on l'ignorait royalement en le considérant comme un moins que rien. Paria partout. Les insultes courraient dans son dos, il le savait. Jamais en face. J'ai affaire à une bande de lâches. Il n'en disait rien. A vrai dire il parlait de moins en moins, en fait. Et c'était ça, plus que les insultes ou le mépris, qui lui pesait réellement. Tourner seul dans un monde solitaire en ne disant rien. Cela le rendait encore plus sombre et solitaire. Que ce soient les cours ou les repas. Surtout les repas. Il voyait ça comme une corvée qu'il expédiait rapidement. Réellement.

Le fait de pouvoir manger ailleurs – même suivi par un langue-de-plomb – n'était pas pour déplaire à Llewelyn. Donc il comptait bien sauter sur la proposition de Mary. D'autant qu'il n'avait pas eu beaucoup l'occasion de la voir...ça aussi, il détestait. Il ne savait pas si c'était la honte, ou quoique ce soit, ou Wayland...le second était parfois un abruti, et si c'était la première option, ce n'était pas très juste. J'ai choisi de rester, elle ne m'a forcé à rien. S'il y avait bien une chose pour laquelle il était en colère, c'était ça. Désigner du doigt un coupable et faire en sorte qu'il y croit, c'est juste...bref. Peu importait, s'il continuait comme ça, le premier venu se prendrait une baffe, aussi se décida-t-il plutot à partir pour les cuisines, histoire de voir Mary et de manger un bout. Elle était là, bien sur. Il lui rendit son sourire et l'embrassa avant de s'asseoir à coté d'elle, amusé :

« Je vois que mon cadeau sert bien... »


Il observa avec amusement les photographie de Gittens...et de...comment s'appelait cette fille ? Ah, oui, Collins. Eh bien, on ne peut pas dire qu'il soit le roi de la fidelité. Il se demanda si ça valait vraiment le coup qu'il se batte pour Youngblound du coup. Il commanda son repas – poisson grillé en entrée, tourte au poulet en plat de résistance, avec des pommes de terre et de la sauce à la crème, pour finir avec une montagne de crêpes au sirop d'érable.

Son regard tomba sur la lettre. Il l'attrapa d'autorité et fronça les sourcils en la lisant. Sa mère devenait vraiment barge. Il la reposa d'un air excédé : qu'elle l'insulte lui, ça passait, il s'en foutait. Qu'elle s'en prenne à Mary, ça, c'était hors de question. Il posa une main sur son épaule :

« Elle fait de plus en plus n'importe quoi...tu aurais du m'en parler, franchement, Mary. Au lieu de m'éviter.. »

Ce n'était pas dit sur un ton de reproche, il savait à quoi c'était du. La pression rassurante qu'il exerçait sur son épaule était la pour le confirmer. Il sourit et repassa à un sujet moins grave et il demanda en désignant les photographies :

« Qu'est-ce que tu comptes faire de ces photos, alors ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 09/06/1992
Âge du joueur : 26
Arrivé sur Poudnoir : 28/08/2012
Parchemins postés : 647



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Jellyka Rose


MessageSujet: Re: And blackmail is a sanity|| Abandonné Lun 24 Fév - 15:50

Jellyka traversait sa scolarité comme toujours, les choses semblaient glisser autour d’elle sans jamais s’y accrocher. La plupart des gens voyaient qui étaient Jellyka Rose depuis que le fait qu’elle était la cousine d’Ariana avait été identifié et depuis qu’elle avait intégré l’Elite mais au final quand ils en venaient à se demander qui était Jellyka Rose eh bien… ils se retrouvaient bien cons et finissaient par ressortir des choses autour du fait que c’était une fille studieuse, que c’était une fille assez solitaire qui ne se mêlait pas des affaires des autres et aussi que c’était une fille sympa. Oh ils ne lui avaient jamais parlé mais comme elle ne faisait que sourire, l’image qui leur venait à l’esprit était bêtement celle d’une fille sympa. Qui irait s’intéresser ou chercher des noises à une fille sympa, studieuse et discrète ? Personne.

Qui était capable de dire plus de choses sur Lily ? Dia mais elle avait effacé Lily de sa vie et faisait résolument comme si elle n’existait pas et l’évitant comme la peste et Ariana. Samantha aussi mais Jellyka avait un peu oublié cette fille de Gryffondor déjà. Et si depuis quelques temps peut-être une autre personne. Jellyka eut un sourire en coin en apercevant la jeune fille, Mary. Elle était descendue aux cuisines parce que plongée dans un bouquin elle avait complétement oublié d’aller manger et ça lui paraissait plus simple de descendre aux cuisines se chercher un truc plutôt que d’arriver au dessert dans la grande salle.

Mary était en compagnie de Llew auquel Jellyka n’avait pas eu l’occasion de lui reparler depuis un match de Quidditch en début d’année. Ni vraiment l’envie à vrai dire. Oh elle avait trouvé le jeune homme très sympa mais se faire tomber dessus ensuite par sa sang pure de petite amie avait été moins sympa. Sauf que maintenant sa petite amie n’était pas une sang pure mais cette même Mary et que cela causait un tollé du diable. Mais Jellyka n’en avait rien à faire. De même qu’elle n’en avait rien à faire de savoir que les deux tourtereaux voulaient peut-être profiter d’un des rares moments où ils pouvaient se voir tranquillement sans être regardés de travers au mieux. En fait non c’était pas qu’elle s’en fichait juste que n’y connaissant rien de rien aux questions de l’amour, elle ne se rendait pas compte du dérangement qu’elle causait. Un jour elle comprendrait sûrement, un jour quand elle aura rencontré à son tour l’Amour.

C’est donc sans gêne qu’elle se pencha sur les photos et répondit à la place de Mary :


“Faire chier le monde ?”

C’était un peu sorti comme cela mais parce qu’en vrai Jellyka était comme cela, elle aimait s’amuser et ne prenait donc pas forcément les choses aux sérieux -on a été élevé dans un magasin de Farces et Attrapes ou non. Et Jellyka avait parfois besoin que son côté sauvage s’exprime un peu ailleurs qu’au travers de phrases ironiques dans sa tête. Elle regretta un peu de s’être lâchée aussi ouvertement. Devant Mary, elle s’en fichait, elle se doutait bien que la miss la cernait de mieux en mieux chaque jour et ne croyait plus à l’allure de gentille fille posée de Jellyka. Mais même si elle l’avait trouvé sympa, elle ne connaissait pas vraiment Llew aussi sa méfiance ressortait qu’elle le veuille ou non.

Finalement pour faire retomber un peu les choses, elle se prit une chaise et leur adressa un :


“Salut !”

C’était plus neutre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 13/09/1995
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 12/01/2014
Parchemins postés : 103



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Jill Witcher


MessageSujet: Re: And blackmail is a sanity|| Abandonné Mer 12 Mar - 12:41

« Est-ce que celui ci m'irait ? »

Jill jeta un œil navré à Olga Rosier, daignant enfin lever le nez de son livre qu'elle ne lisait depuis plus des heures, mais qu'elle s'obstinait à regarder en tournant les pages d'un air convaincu, juste pour faire enrager Olga, qui voulait absolument qu'on lui confirme que toutes les fringues qu'elle pourrait essayer lui iraient. Olga était vulgaire au possible et s'habillait dans le plus pur style prostipute-poufiasse-putanasse qui pouvait caractériser les riches sang purs essayant de s'encanailler. Cela navrait Jill et son sens de l'esthétique qui pour le coup existait réellement. Quelle idée de partager ce dortoir avec Olga, surtout lorsque cette dernière décidait soudainement qu'il fallait qu'elle mette une robe pour plaire à Marty parce que tu comprends il est trop beau et puis il paraît que c'est un dieu au lit, d'après Cyndy et Mandy...Non, elle ne comprenait pas, car si au niveau des mecs avec lesquels elle sortait, Jill Witcher enchainait les aventures au même rythme qu'Olga, elle le faisait avec plus de classe et de discrétion. Jamais de faits, des rumeurs. La différence entre le genre de filles comme Olga et elle ? Le mystère et la subtilité. Cela donnait une aura qui évitait de se faire cataloguer « Marie-couche-toi-là », que Jill évitait. Tout comme elle évitait les relations qui duraient, tout comme elle plaquait toujours les mecs. Elle sortait toujours vainqueur de ce jeu là. Elle était séductrice, elle parlait, elle enchainait les conquêtes – car tout venait toujours d'elle, les mecs se laissaient faire. Ce genre de mec avec qui elle couchait par plaisir et non parce qu'elle les aimait, en tout cas. Tout semblait facile, naturel – ahurissant. Elle parlait, elle expliquait, ils comprenaient. Les séparations se passaient bien. Bizarrement.

Ce n'était pas forcément le cas de tout le monde. Comme Alexander et sa copine...comment elle s'appelait, déjà ? Tally quelque chose. Une Poufsouffle. Jill se souvenait rarement du nom de tous les gens qu'elle croisait, mais le prénom, ça oui, ça la marquait. Il était tellement plus facile de manipuler les gens quand on les connaissait par leur prénom...Même si globalement, elle n'avait pas plus envie que ça de manipuler Tally. Elle ne connaissait pas cette fille, pas assez bien pour vouloir l'utiliser ou lui faire du mal. D'ailleurs est-ce qu'elle s'était vraiment séparée de son copain ? Non, ça devait être autre chose. Ah non, oui, c'était Mandy et son dernier copain, le binoclard. Mandy était sensée être une amie de Jill, en réalité, elle se foutait autant d'elle que d'Olga – sauf que Mandy avait au moins la décence d'être un peu classe, ce qui compensait son prénom semblant sorti tout droit des télénovelas moldues et son intelligence plus que limitée, sauf quand il s'agissait de faire les soldes. Jill s'en voulait parfois d'être aussi odieuse, mais quand elle prenait du recul, elle hochait la tête d'un air entendu et se disait qu'elle était dans le vraie. Et au moins elle pouvait rire avec elle, vu que les autres ne comprenaient pas son humour. Trop fin pour eux. Donc pour en revenir à Tally, non, Alexander devait s'être battu avec Mercurius pour la garder. Que c'était moyenâgeux, tout cela...Ou alors c'était parce que Mercurius ne se l'était pas faite. Etonnant, lorsqu'on connaissait le personnage. Cela dit, Jill ne s'était pas tapé MercuriusYakovsky non plus. Cela dit, elle, elle ne sortait pas avec les sang mêlés. Ou, plus généralement, elle, elle avait du goût...question discutable. Mais affirmation à laquelle Jill Witcher croyait fermement.

« Jill ! Tu m'écoutes ou tu t'en fous ? »

Ah, Sa Majesté Olga n'était pas contente. Et en plus elle tendait le bâton pour se faire battre. Bon allez, elle allait être sympa cette fois là, et ne pas lui dire la vérité, à savoir qu'elle s'en foutait royalement. Jill se contenta donc d'un regard de haut en bas sur la robe, histoire d'évaluer ce qu'elle valait, c'est à dire pas grand chose, ce qui du se voir parce que Olga ajouta aussitôt :

« Bon je crois qu'elle ne me va pas, hein, finalement ? »

Finalement, parfois, elle était pire quand elle ne disait rien. Tout l'art et la méchanceté de Jill résidait là. Dans la subtilité. Elle n'était pas brute de fonderie, juste légèrement manipulatrice, et elle savait se servir de son intelligence. Elle écouta encore un moment les jérémiades d'Olga, puis conclut qu'il était l'heure du repas et s'éclipsa sans demander son avis à l'autre.Elle n'avait pas envie de subir leur clan, le clan des pétasses, aujourd'hui, et résolut d'aller manger aux cuisines. C'était plus prêt de la salle commune des Serpentards, et elle l'espérait, plus tranquille.

Sauf que ce ne fut pas totalement le cas. Le couple Kane-Mulciber – ce qu'elle pouvait comprendre, eux, ils avaient encore plus de raison qu'elle de fuir la grande salle, et une Serdaigle – Jellyka, une cousine des Bedan. Elle arriva au moment ou cette dernière parlait de faire chier le monde. Insatiable curieuse et il fallait bien l'avouer, experte en la matière, elle prêta une oreille attentive à ce qui se disait et s'avança :

« Faire chier le monde ? Pourquoi on ne m'a pas appelée plus tôt ? » Elle s'installa en face de Llewelyn : « Je vois qu'on est nombreux à fuir les repas en commun. Tiens, Llew, donne moi une crêpe. » Qu'elle prit d'ailleurs d'autorité, sous l’œil extrêmement malheureux de ce dernier. Ah, les hommes et la nourriture. Puis elle avisa les photos. Tiens, Alexander et la capitaine de l'équipe de Quidditch, qui semblaient pour le moins...proches. « Vous montez un plan à la Sorcière Hebdo ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



avatar
Date de naissance du joueur : 02/02/1996
Âge du joueur : 22
Arrivé sur Poudnoir : 09/05/2013
Parchemins postés : 255



Pensine
Mon casier judiciaire est: vide
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Tally Youngbloung


MessageSujet: Re: And blackmail is a sanity|| Abandonné Ven 14 Mar - 0:43

Tally tourna pour la millième fois la tête vers le groupe derrière elle. Groupe de serdaigles qui pouffait dès qu’elle tournait le dos. C’était comme ça depuis le duel entre Mercurius et Alexander Gittens. C’était une chose qu’elle trouvait vraiment ridicule. Elle s’y était rendue, puis avait quitté la salle avant la fin. En fait, elle aurait cru qu’il mentait, mais non, le due avait bien eu lieu, à son plus grand étonnement. Elle n’avait pas trouvé cela épique, du moins elle avait déjà vu deux garçons se battent pour une fille, rien d’exceptionnelle. Là ou ca coinçais, c’était avec Gittens.

Gittens n’était pas la définition de quelqu’un de « Fidèle ». En fait, c’était même un antonyme. Il trainait ici et là, avec telle ou telle fille. Il semblait être un garçon qui aimait les femmes plus que raison. Il allait de fille en fille, avec son air timide et ses yeux doux. Et Tally, elle n’aimait pas cela. Oui, H était pareil, et elle ne lui en voulait pas. La raison ? C’était écrit en gros sur son front, que c’était un célibatard. Alors comme c’était écrit aussi sur le front de Tally qu’elle n’était pas brancher romantisme, ça allait. Tout le monde le savait, Tally Youngbloung était asociale, autant sur le plan amoureux qu’amical. La preuve, ses relations positives se comptaient sur les doigts de la main. Alors que Gittens, il avait la tête du garçon pas sûr de lui et timide. Le truc qui faisait craquer toutes les filles. Le problème n’était pas tant qu’il lui soit fidèle, puisqu’ils ne sortaient pas ensemble. Le problème, c’était que maintenant, elle était la fille qui s’était fait avoir. Et elle n’aimait pas, mais alors pas du tout qu’on se moque d’elle. Elle le savait, elle en était persuadée, elle trouverait un moyen de se vengée.

« Me dis pas que tu penses encore à l’autre idiot. » Mia rentra dans la pièce en vitesse, jetant son sac sur la table, qui manqua la tête de Tally de peu. « Tu sais, je pense qu’on devrais sortir, pour te changer les idées. »

Tally eut un petit rire. En fait, Mia s’en foutait royalement qu’elle aille mal, elle, ce qu’elle voulait, c’était une raison de sortir. Mais Tally n’était pas sure de vouloir. En fait, elle était sure de ne pas vouloir.

« Vas-y sans moi et amuses toi pour deux. »

Mia fit mine de réfléchir en posant sa main sur celle de Tally, comme si elle était peinée. Puis d’un coup elle sauta sur sa chaise et jeta ses cheveux dorés en arrière, sous le regard admirateur de Tally. Oui, contrairement a ce que l’on pensait. Tally avait ce genre d’admiration pour la bonde. Grande, élancée, blonde, jolie, pas trop intelligente, la fille parfaite quoi ? Enfin, pas trop intelligente. Ne le paraissant pas. Parce que Tally en était sure, sous la surface, ça ne devait pas être la même chose... En fait, Tally était même persuadée que la blonde était une sacrée menteuse doublée d’une manipulatrice. Autant dire que sur le tableau de la g*rce, la jeune brune jouait bas.

« Comptes sur moi poupée. »

Elle sortit alors son livre de potions et un parchemin, se mettant à bosser. En fait, Tally était plus sure que c’était pour le Gryffondor dans le coin qu’elle restait. La brune se leva, ne prenant pas la peine de se justifiée et sortit rapidement de la bibliothèque, elle mourrait de faim. Elle passa dans son dortoir, fourrant la lettre à envoyer à sa mère et son livre dans son sac, les lunettes rangée dans la poche de sa chemise. Le temps de se remaquillée à la va vite et de se coiffée, elle crut un moment qu’elle allait tomber dans les pommes. Elle n’avait pas mangée depuis hier midi. Ca faisait beaucoup là. Elle passait en fait tout son temps à réviser et à lire. Quand elle ne somnolait pas en écoutant Mia parler. Et étrangement, alors qu’elle aurait dû être dépitée, il lui semblait qu’elle n’avait jamais été aussi bien, ses yeux crépitaient et elle souriait, même son cynisme semblait s’être envolé. Chose étrange quand on y pensait. N’était-elle pas censée être triste ? Sans doute pas. Après tout, ça ne serais sans doute pas le dernier à lui mentir, a quoi bon se lamentée. C’était le moment d’être forte, de profiter, elle n’allait pas perdre son pour lui. Elle descendit les escaliers quatre à quatre, pour arriver près du réfectoire. Mais rien qu’à voir les gens rirent d’elle, elle détourna les talons.

Elle posa ses lunettes sur son nez et sortit son livre et commença à le lire, ses yeux allant à une vitesse inhabituelle, tant ca la passionnait. Elle slaloma habilement parmi les élèves, jusqu’aux cuisines. Elle entra en poussant la porte de sa main libre, toujours concentrée. Elle attrapa une pomme et croqua dedans, laissant une trace rose dessus. Elle ne fit pas vraiment attention à ce qui l’entourait. Jusqu’à ce qu’elle passe devant une table avec un joyeux groupe à son bord. Tout ce que l’école faisait de mieux en matière d’originaux. Kane, Witcher, Rose et Mulciber. Elle passa devant eux sans trop leur porter d’attention. Jusqu’à ce qu’elle entende les paroles de la sœur Witcher :

« Vous montez un plan à la Sorcière Hebdo ? »

Plan ? Oh et puis ça ne a regardais pas. Quoique, elle était parfois curieuse. Un peu trop même, et elle se fit violence pour ne pas regarder le sujet de leur conversation, qu’elle distinguait du coin de l’œil sur la table, sans pour autant deviner sa nature. Mais ce ne fut pas une raison pour être malpolie.

« Salut Mary. »

Elle eut un bref sourire en tournant rapidement les yeux vers la table, n’en pouvant plus. Des photos, elle crut y voir une fille et un garçon dessus. Minute ! Elle avait rêvé ou c’était Gittens sur les photographies ? Elle continua son chemin puis finalement ferma d’un coup son livre et leva ses lunettes sur le haut de sa tête. Elle se retourna vers eux, et rebroussa chemin jusqu’à leur hauteur ? Elle prit une des photographies entre ses doigts fins. Elle resta interdite, d’une certaine façon, ça la blessait. Mais à cet instant, rien ne passa sur son visage. Elle ne tremblait pas, ne faisait plus un geste. Puis elle eut un sourire. Pas joyeux, ni triste, juste doux Comme si au fond, elle avait de la peine pour la jeune femme qui se tenait sur la photo. Elle aussi, elle allait se faire prendre au piégé.

« Je suppose que vous ne faites pas un album photo. » Elle leva ses yeux vers Mary, ignorant les autres. Elle ne les connaissait pas vraiment, alors elle n’allait pas s’invitée ainsi. « Puis je me joindre à votre petit groupe ? »

Elle attendit une réponse de l’un d’entre eux. Ses intentions n’étaient pas clairement exprimées, et paraissaient floues. Elle ne savait pas pourquoi elle voulait s’en prendre à lui... Vengeance ? Haine ? Envie d’aider la brunette ? Elle n’en savait trop rien. Tout ce qu’elle espérait, au fond, c’était qu’elle soit à nouveau Tally la fille dont personne ne se souciait. Plus la fille trompée. Maintenant, il fallait qu’elle agisse. Plus jamais, on ne parlerait d’elle comme un faible. C’était fini, et ce petit groupe était sans doute sa porte de sortie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


    | STAFF DE PN ORIGINS

| STAFF DE PN ORIGINS
avatar
Date de naissance du joueur : 30/08/1989
Âge du joueur : 28
Arrivé sur Poudnoir : 15/08/2013
Parchemins postés : 1668



Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Mary Kane


MessageSujet: Re: And blackmail is a sanity|| Abandonné Ven 14 Mar - 17:20

Mary fut heureuse de voir Llew arriver dans les cuisines. Elle était toujours étonnée de le voir et s'attendait un peu près chaque semaine à ce qu'il lui annonce que c'était fini. Elle ne savait pas si c'était son manque de confiance en elle qui lui faisait penser ça ou simplement le traumatisme d'avoir été abandonné à la naissance. Techniquement parlant, elle ne l'avait jamais été, le né-moldu qui avait prétendu être son père ne l'avait jamais été et son père biologique n'avait su que quelques semaines auparavant qu'elle existait. Ca ne changeait rien au fait qu'elle s'était cru abandonné pendant des années et que son premier réflexe était de croire qu'on l'abandonnerait de nouveau. Elle en était venue à la conclusion que dans la vie, quoiqu'il arrive, on était seul. Toujours. Aussi ca ne l'aurait pas étonné ni même vexée de voir un jour Llew arriver et lui dire que c'était fini. Elle aurait simplement été triste. Pragmatique et réaliste, elle savait que cette relation ne pourrait pas durer. Au mieux, ils avaient jusqu'à la remise des diplômes de Llew, au pire il se lasserait avant d'être traité en paria par les siens.  Pourquoi rester alors si la fin semblait inévitable ? Pour vivre. Parce que ca la rendait heureuse. Alors, elle ne lui disait rien parce qu'elle ne voulait pas ternir les moments qu'ils avaient mais elle restait toujours un peu surprise de le voir. Un peu comme ci, à chaque fois, elle s'attendait à le voir lui adresser un regard désolé et dire "Ecoute, je t'aime bien mais ca ne vaut pas le coup." et sans mauvaise fois, elle l'aurait compris. Elle se contentait donc de lui sourire et de parler d'autre chose comme les photos comme venait de développer.
 
"Je m'en voudrais que tu me l'ais offert pour rien."
 
Il s'installa à ses côtés observant les photos qu'elle avait prises tout en commandant son dîner. Elle ne put s'empêcher de commenter :
 
"Tu comptes vraiment manger tout ça ? C'est un trou noir que tu as où un estomac ?"
 
Elle commanda son propre repas, une simple omelette aux fromages et champignons et se servit un jus de citrouille. Elle passa une main sur son ventre l'air de rien et déclara d'un air pince sans rire tout en commençant à manger :
 
"Je me disais bien que tu avais un peu grossis." 


Elle cacha un sourire amusé en buvant tandis qu'il la regardait d'un air indigné et ne put l'empêcher de prendre la lettre qu'elle avait reçu un peu plus tôt. Distraite par sa présence, elle l'avait simplement oubliée. Elle fit une grimaça tandis qu'il l'ouvrait et lisait son contenu avec autorité. Elle prit un air contrit quand il lui reprocha de ne pas lui en avoir parlé.
 
"Je ne t'évitais pas." C'était un mensonge et elle se corrigea. "Pas vraiment en tout cas. C'est juste que ça ne serve à rien de trop s'afficher en public et d'attirer encore plus l'attention. C'est stupide de ma part je suppose, tout le monde le sait après tout." Elle posa la tête sur son épaule et continua, "Je ne te l'ai pas montré parce que je ne voulais pas que tu t'énerves ou soit vexé, moi ca ne me touche pas. J'ai l'habitude, ca n'a pas d'importance."
 
Abandonnant le sujet ils revinrent aux photos. Mary s'apprêtait à lui répondre quand Jellyka fit son entrée dans les cuisines presque instantanément suivie de Jill. Mary les regarda s'installa sans être le moins du monde dérangée par leur présence ce qui n'était peut-être pas le cas de Llew. Elle appréciait Jellyka parce qu'elle n'avait jamais changé d'attitude la concernant et Jill et bien c'était la sœur de Wayland et elle l'avait aidé à arrêter une bagarre à Pré au Lard. Ca suffisait à lui valoir son amitié. Elle salua ses deux camarades et les laissa regarder les photos qu'elle avait prises. Emmerder son monde ? Elle n'y avait jamais pensé mais c'était vrai qu'une fois exposée ses photos en mettraient mal à l'aise plus d'un. A commencer par Alexander et Tysha. Qu'en était-il de Tally ? Elle n'aurait pas apprécié être celle dont les infidélités de son compagnon était exposé en public. Plutôt que de répondre directement, elle sauta sur un autre sujet.
 
"Sers toi Jill, je vais en prendre une aussi, je lui disais justement tout à l'heure qu'il avait un peu grossis."
 
Elle prit une crêpe à son tour, en proposant une à Jellyka au passage.
 
"Trop de sirop d'érable, tu veux les noyer ou quoi ? "
 
Elle aimait bien l'ennuyer mais elle ne le faisait jamais en public, pas quand il y avait des gens pour les voir. Se demandant si elle n'allait pas trop loin, elle lui offrit un sourire d'excuse et l'embrassa discrètement pour se faire pardonner.
 
"Je crois qu'on est beaucoup à trouver les repas de la grande salle oppressant." dit-elle tandis qu'elle apercevait Tally qui pénétrait dans les cuisines. Elle semblait absorbée par son livre et n'avait pas l'air de les avoir vus ou alors elle les ignorait. Ce ne fut qu'au bout de quelques secondes qu'elle fit volte face pour venir la saluer. Mary l'accueillit avec un sourire mais n'eut pas le temps de cacher les photos. Elle reprit sa contenance bien qu'elle soit embarrassée et invita Tally à s'assoir avec eux.
 
"Viens, installe toi. On ne va pas refaire les présentations je suppose, vous vous connaissez tous."
 
Elle reprit les photos les regardant une à une.
 
"Je ne comptais pas en faire grand chose mais c'est vrai qu'il y a matière. Cela dit on peut faire un peu plus classe et plus constructif de Sorcière Hebdo. Pas besoin d'être aussi vulgaire." Elle se tourna vers la Serpentard. "Sans vouloir te vexer Jill, je n'ai jamais été fan de Rita Skeeter." Elle se tourna vers Tally. " D'un côté la plus concernée par ces photos, c'est toi tu veux en faire quoi ? "

 

____________________________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur





Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: And blackmail is a sanity|| Abandonné

Revenir en haut Aller en bas

And blackmail is a sanity|| Abandonné

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
POUDNOIR :: 

Détente

 :: Archives :: PN origins :: Poudlard
-