POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Like they say : everybody dies || Ruth

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Mike F. Witcher


MessageSujet: Like they say : everybody dies || Ruth Dim 16 Fév - 19:02


« Bon, Ike – Vous permettez que je vous apelle Ike ? Quoique c'est vrai, vous n'êtes plus vraiment en état de refuser, de dire non, ou quoique ce soit, je vous l'accorde. Je disais que j'avais pas forcément que ça à faire. Vous rendez vous compte du temps que j'ai passé avec vous? Une commission du sang, une de sécurité, et maintenant ça. Vous savez mon métier, ce n'est pas de torturer des gens, j'ai autre chose à faire. Et puis très honnêtement, vous êtes un gâchis administratif sans nom. »

Pas de réponse. Pourtant Mike possédait le don d'être poli dans une situation particulièrement glauque. C'était son quotidien, après tout. Et cela restait à la mesure du personnage. Etre étrange parmi les êtres étranges, le directeur du département de l'Ordre Nouveau était à l'aise partout. Là, il torturait un homme qui refusait de livrer un réseau de résistant irlandais. Witcher était encore en guerre. Les résultats des commissions du sang progressaient vite et le nombre de nés-moldus encore libre en Irlande se réduisait de plus en plus vite, graduellement mais surement. Sur la résistance, ils étaient plus disséminés et il fallait lutter pour les éliminer tous. C'était toujours la guerre, ici. Mike restait en uniforme, impassible. La salle était glauque et sombre, humide, l'homme attaché. Witcher avait du sang plein les mains, et il s'amusait comme un dingue, mais il se controlait bien aujourd'hui et paraissait calme. Poli. Un juriste habillé en militaire, lisse et tranquille, un aristocrate à qui on aurait donné une forme de gouvernement en Irlande. Un juriste dont l'uniforme noir restait poussièreux et usé. Mike Witcher n'était pas qu'un juriste. Sa fonction principale était celle du soldat, celui qui réprimait durement. Pourtant, il restait un homme affable. Malgré la sévérité dont il pouvait faire preuve car il avait le droit pour lui, on l'appréciait et on l'aimait.

Il n'y aurait rien de plus à tirer de ce type. Il alluma une cigarette. L'irlandais n'était définitivement plus en état de répondre. Il laissa tomber et quitta la pièce en haussant les épaules. Son aide de camp, Douglas Mac Namara, le suivait, lui aussi en uniforme militaire.  Mike l'avait imposé à tous les raffleurs, tous les commissaires du sang d'Irlande, il le conservait lui même, même lorsqu'il revenait à Londres.  Le coté soldat faisait partie de lui et il n'y pouvait rien. Cela l'avait amusé de torturer ce type. Cela l'amusait encore plus qu'il y en aie d'autres derrière. Witcher n'était pas un homme sympathique, cependant il paraissait l'être. Il passait pour être instable : aussi on craignait réellement ces colères, car il pouvait réellement être très dur et très froid, mais il y avait également autant de gens à l'apprécier. Simplement, sans doute, parce que le mépris n'était pas dans son caractère. Qu'il était porté à faire confiance. Qu'il offrait le café lorsqu'on venait le voir dans son bureau. Mike Witcher détestait les gens qui ne tenaient pas leurs promesses, car lui en faisait souvent, et il les tenait. Ainsi lorsqu'il promettait à un irlandais de protéger sa femme et ses gosses il le faisait réellement. Accompagné de son secrétaire, il quitta le quartier général de l'Ordre Nouveau de Dublin pour marcher un peu dans la rue. MacNamara semblait brûler de poser une question. Mike alluma une cigarette et le laissa faire. Dans ses bons jours il était plutôt patient. Il salua deux irlandaises qui passaient par là et qui parurent un instant surprises de voir ce grand militaire au visage sévère, taillé à la serpe, leur sourire. Elles hésitèrent un instant, puis lui rendirent son sourire avant de passer leur chemin. Michael Witcher était séduisant lorsqu'il daignait sourire. Douglas fronça les sourcils et demanda :

« Pourquoi vous faites ça ? »

Le directeur de l'Ordre Nouveau le regarda sans sévèrité et répondit à son tour avec une certaine bonhomie :

« Quoi, ça ? 

-Je ne sais pas, monsieur, sourire aux gens, alors qu'on vient de torturer l'un d'eux. Ca pourraient être des ennemis...
-Et ils le resteront à vie si je ne faisais que leur faire du mal. Détruire, ça ne sert à rien si on ne fait que ça. La répression doit être faite. Mais gouverner, ce n'est pas réprimer. On peut le faire par la crainte, bien sur. Mais rien n'est plus sur que le respect. Que l'amitié, la croyance mutuelle. Les gens ne trahissent pas ceux qu'ils aiment. Vous comprendrez quand vous serez grand. »

Il laissa là son secrétaire. Marchant un peu, il constata qu'il était en retard. En retard à quoi, d'ailleurs ? Ah, oui, l'enterrement de Larry Mulciber. Quel imbécile, il avait failli oublier. Il transplana directement devant le cimetière et y entra alors que la cérémonie avait déjà commencé. Il se plaça un peu en retrait, du coup, pas avec les invités d'honneur, il aurait malvenu de traverser toute cette foule comme cela. Puis l'uniforme, peu soigné au passage, ne se prêtait pas trop à une cérémonie funèbre. Mike remonta son col de manteau pour essayer de le dissimuler, mais étant donné que ce dernier était lui même militaire, ça ne changeait rien.

Tout ça était de la faute de Benjamin. Et puis de Vaas. Joli duo. Il ne parviendrait pas à détester Vaas, c'était comme essayer de détester Grey, jamais ce ne serait possible. Mercenaire il avait été, et une part de lui respectait toujours les mercenaires actuels. Benjamin, c'était autre chose. Il avait eu confiance en lui et finalement il avait trahi. Mike en faisait une affaire personnelle. Autant Jugson il s'en fichait, jamais il n'avait aimé Thomas, mais Ben...Ben était le plus doué d'entre eux, et voilà qu'il s'était barré. Le front du mangemort se barra d'un pli de contrariété.  Il repensa à ce qu'il avait dit à MacNamara un peu plus tot et se dit que finalement, c'était sans doute un mensonge. La cérémonie se termina et il put enfin saluer les gens qu'il connaissait. Il salua Ruth comme d'habitude : de tous, mis à part John, elle était celle qu'il connaissait le mieux, puisqu'ils étaient de la même bande. Bande détruire, aujourd'hui, ne restait plus qu'eux deux de loyaux. Elle était d'ailleurs la seule qui avait plus de raison que lui de détester Ben :

« Tu tiens le choc, alors ? Je suis désolé que tu aies appris comme ça, John m'a dit pour Daniel. Je me suis demandé s'il fallait que je te le dise, quand j'ai vu Benjamin. Au départ, je ne voulais pas y croire. John non plus, et je pense que c'est aussi pour ça qu'on s'est tu. Alors je voudrais te présenter mes excuses. Même si ça ne change rien... »

Il alluma une cigarette :

« Pour ton grand-père, si tu veux en parler...tu sais où je suis. Paumé quelque part dans la boue irlandaise. D'ailleurs j'ai failli ne pas venir à cause de ça, pardon pour l'uniforme. »
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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Dim 16 Fév - 23:53

« Et ceci qu’est-ce ? »

Elle était assise dans son fauteuil, devant elle, divers appareils électroniques étaient posés sur la table et un expert en technologie moldue se chargeait de lui expliquer leurs fonctionnements. L’homme prit l’appareil qu’elle venait de désigner et le manipula en lui répondant :

« C’est un GSM, c’est une abréviation pour Global System for Mobile Communications. C’est un appareil qu’ils ont commencé à utiliser depuis plus ou moins vingt-cinq ans. Ils s’en servent pour se parler à distance. C’est le même principe que leur téléphone. » Il désigna un second engin presque semblable au premier. « Sauf que celui-là peut s’emporter partout. Les deux sont payants bien entendu. »

Ruth haussa un sourcil mais ne commenta pas le dernier point. Il lui semblait stupide de payer pour communiquer. Les sorciers n’avaient jamais eu à la faire à moins qu’ils ne possèdent pas de hiboux. On pouvait toujours dialoguer par cheminée ou simplement transplaner. Les sorciers possédaient tant de moyen que les moldus n’avaient pas. Plus elle en apprenait sur eux plus elle se rendait compte de la supériorité de leur classe.  Bien entendu, elle n’était pas de mauvaise fois. Elle admettait que pour des gens sans magie, ils avaient su faire preuve d’une certaine intelligence pour pallier à ce défaut. Elle tapota distraitement sur son bureau et désigna ce que l’homme avait appelé un « GSM ».

« Plus ou moins ? Je ne veux pas d’approximatif, je veux des faits. Pensez à vérifier la date tout à l’heure. »

C’était dis de manière aimable. Ruth n’était jamais cassante ou sèche avec ses employés comme ses inférieurs. Elle estimait qu’il fallait faire bonne figure et être aimable avec tous ceux qui pourraient un jour lui être utile. Sans compter qu’on ne s’attire pas la loyauté par la peur. Or ici, à l’Intendance, elle était la nouvelle. La plus jeune d’entre eux à être à la tête d’un département. Certes, il y avait jamais mais il avait déjà fais ses preuves au ministère. La jeune mangemorte était une novice de la politique et il était important de se faire des alliés à commencer par ses propres collaborateurs. Derek, puisque c’était son nom, continua son exposé sous les yeux fatigués de la jeune femme. Ce n’était qu’un détail, elle le savait. Il ne lui servirait probablement jamais mais elle tenait à comprendre le mieux possible les moldus. Elle estimait qu’en leur présence, elle ne devait jamais être déconcertée par leur technologie et leur habitude. Il fallait qu’en chaque occasion, elle ait le dessus. C’était à eux de ne pas savoir quoi attendre d’elle, pas l’inverse.

« Ca serra tout pour aujourd’hui, nous reprendrons demain à la même heure. Merci d’être venu. »

Il lui restait deux heures pour clôturer son travail de la journée, rentrer chez elle, se changer et se rendre à l’enterrement de feu Lawrence Mulciber. Injoignable pendant deux jours, elle avait officiellement appris le meurtre de son grand-père dimanche soir en rentrant à Londres. Plusieurs hiboux l’attendaient de pied ferme. Elle avait feint la surprise, l’étonnement, la colère. Tout ce qu’on attendait d’elle dans une situation pareille. Pourtant, le cœur n’y était pas. Elle avait épuisé sa rage et sa colère sur Ben. Cette semaine, il semblait que le monde et ses secrets lui échappaient peu à peu, glissant entre ses doigts sans qu’elle puisse les attraper.

L’enterrement se passa sans remoud. Certaines personnes notèrent certainement l’absence d’Eward, Susan, Hugh et Llewelyn mais personne ne fit de remarque. John avait déclaré que le père de Benjamin et sa famille ne pouvaient pas assister à l’enterrement, et comme toujours, personne n’aurait songé à remettre sa volonté en question. Assise bien droite dans ses robes de deuil au côté de son frère et sa fille, elle avait passé la cérémonie dans un état second. Ruth ne pouvait s’empêcher de repenser à ce qui c’était passé à la Mulciberian. Et si c’était elle qui avait pris la balle ? Aurait-elle pu faire quelque chose pour le sauver ? La cérémonie se termina sans qu’elle puisse trouver une réponse satisfaisante. Ensuite, il fallu saluer les gens, recevoir les condoléances tout en gardant Yuliya calme. Elle fut heureuse de voir Mike arriver. Il avait l’air déplacé dans l’assemblée avec son uniforme militaire mais elle était contente qu’il ait pu se déplacer. Elle se mit un peu à l’écart, sa fille accrochée à ses robes de deuil, pour lui parler :

« Tu n’aurais pas aimé me voir la semaine où je l’ai appris. » répondit-elle avec un haussement d’épaule.

Compte tenu de la situation, son calme avait étonné tout le monde. Que ca soit lors de NOW et du come in out de Limonkov ou à l’occasion du meurtre de son grand-père. Ruth était connue pour ses colères légendaires et tout le monde s’attendait à un éclat de sa part. Comment auraient-ils pu savoir qu’elle avait déjà eu l’occasion de faire ses dents bien avant l’annonce officielle. Depuis l’eau avait coulé sous les ponts. Bien que furieuse au départ, elle avait compris pourquoi John et Mike ne lui avaient rien dis. Qu’est-ce que ça aurait changé après tout ? Elle n’aurait tout de même rien pu faire. Elle préférait tourner la page, les cartes étaient sur la table et il fallait jouer avec le jeu qu’elle avait en main.

« J’apprécie le geste. Ce qui est fait est fait, je ne t’en veux pas. Je suppose que j’aurais fais pareil à votre place mais tu me connais, je suis souvent de mauvaise foi… »

Tandis qu’il allumait une cigarette, Yuliya tira sur ses robes, manifestant qu’elle voulait qu’on s’occupe d’elle. Elle se pencha pour prendre l’enfant dans ses bras. La ressemblance était frappante mais personne n’aurait songé à la questionner, elles étaient sœur après tout.

« Pourquoi papy est dans la boite Ruth ? »

Elle caressa les boucles blondes de l’enfant, tout en songeant qu’il n’était pas facile d’expliquer la mort à une gamine de cinq ans. Elle avait bien essayé mais ça ne servait à rien, le concept semblait glisser sur elle comme l’eau glisse sur la peau. La petite se mit à bailler dans ses bras, elle chercha son frère du regard.

« Stepan, ramène là, elle est fatiguée. »

Elle embrassa sa fille et la reposa au sol.

« Tu dis au revoir à oncle Mike ma chérie ? »

Son frère salua Mike et prit la petite avant de transplaner avec. Lorsqu’ils furent partis, elle glissa son bras sous celui de son cousin marchant un peu avec lui. La foule commençait à se disperser.  Il n’était plus indispensable qu’elle reste plantée droite comme un piquet pour recevoir les condoléances des un et des autres.

« Ne te tracasse pas pour l’uniforme, l’important c’est que tu sois venu.  Je crois que comme tout le monde, j’ai assez vu l’Irlande mais rien n’empêche que je passe te voir… »

Elle resta silencieuse un moment marchant à ses côtés avant de reprendre :

« En parler oui mais pour dire quoi ? Il est mort et pester contre Ben ne changera rien. C’est une déclaration de guerre ni plus ni moins. D’abord la radio et puis ça …Honnêtement, je suis surprise, je ne pense pas qu’il irait jusqu’à faire ça … Tu le connais, il a toujours été sentimental. »

Un rictus amer c’était formé sur ses lèvres. Elle était incapable de penser à lui sans s’énerver et sans repenser à l’humiliation qu’elle avait subie à la Mulciberian. Il lui restait quelques bleus sur le corps qui témoignaient de la violence des coups que Vaas lui avait porté. Sa prise sur le bras de Mike se raffermit sans qu’elle s’en rende compte tout de suite.

« Excuse-moi, penser à lui m’énerve je crois. » Elle lui offrit un sourire enjôleur que lui comme James connaissaient bien. Elle l’avait à chaque fois qu’elle désirait quelque chose. « Si tu m’offrais un verre, ça m’aidera, ça fais longtemps. Quel meilleur moyen d'honorer les morts ?»

Très longtemps quand elle y pensait. Ils avaient eu l’habitude de sortir souvent ensemble en compagnie de Tom, Ben, la femme de Tom et la copine de Mike. Puis Ben était mort Thomas avait trahis. Ils s’étaient moins vu, outre dans le cadre du travail, réunions de famille ou quand le Seigneur des Ténèbres les convoquaient à Urquhart. Désormais, ils ne restaient qu’eux deux. C’était probablement pour ça qu’elle le voyait moins en dépit de l’affection qu’elle avait pour lui. Il lui rappelait un temps où ils étaient jeunes insouciant et probablement plus heureux. Regretter le passé ne sert à rien, on ne peut pas revenir en arrière.

____________________________________


“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”


Dernière édition par Ruth U. Alexïeva le Sam 22 Fév - 22:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Lun 17 Fév - 17:08


La famille et Michael Witcher. Deux notions aux antipodes l'une de l'autres au moins en apparence. Mais finalement pas si éloignées. Michael était un bon chef de famille. On ne pouvait pas lui reprocher ça, le sens de ce qui était bon pour elle, bon pour son nom en général, il l'avait. On ne pouvait pas dire, cependant, qu'il était un mari, un fils, un frère, un père exemplaire. Fils d'un politique, économiste et juriste brillant, il se révéla finalement être un militaire bien plus qu'un intellectuel. On lui avait donné ce rôle là ; c'est en partie pour cela qu'il n'aimait pas particulièrement son père. A vrai dire, il ne le supportait carrément pas. L'idée de qui avait été Anthony Witcher était insupportable à Mike, sans doute parce qu'il avait tenté de lui ressembler, à sa manière, de lui prouver des choses. Anthony était un homme concerné par sa famille, qui aimait chacun, qui s'intéressait aux individus. C'était un homme fin et subtil, ce que son fils avait tenté d'être. Brillant. Il fallait qu'il égale le génie de son père, d'autant plus que celui ci semblait s'être résigné à avoir un fils plutot héritier des Crow et des Mulciber. Jeune Mike se foutait de tout et croyait tout savoir : il serait un mangemort, d'abord, brillant, ensuite, qui rendrait fier son père, ensuite. Oui, à Poudlard, il était brillant, sur de lui, roi d'une école où il s'était fait une place en s'auto-désignant comme le type qu'il fallait fréquenter. Il était bagarreur, spirituel, provocateur, poursuiveur d'une équipe de Quidditch qui ne cessait de gagner. Puis il y avait eu Jugson. Tom Jugson était et resterait la haine la plus personnelle de Mike Witcher. Celui avec qui il était en compétition, finalement. Il s'était cru brillant, mais Thomas l'avait détroné. Mike n'était pas un intellectuel, il était doué, mais moins que lui. Moins doué en quidditch, c'était l'autre qui avait fini capitaine. Moins populaire, car plus méprisant. Son père lui avait dit un jour qu'il aurait préféré avoir Thomas pour fils. La claque de sa vie. Il n'avait pas supporté. Le mangemort ne supportait qu'on le colle dans une case.

Il ne supportait pas d'obéir, sans avoir choisi d'obéir. Ne jamais être qu'en apparence ce qu'on attendait de lui. Alors il avait bifurqué, et contrairement à ce que tout le monde pensait, fait des études de juriste. Là, son père s'était mis à croire en lui, à se dire qu'il en ferait ce qu'il n'avait pas fait : un bon serviteur du purisme, un grand juriste.  Mais Witcher n'était pas dans la bonne période pour cela. Au contraire. Il était entré dans l'armée, revenant à son coté militaire. Résolu à ne pas faire ce que voulait son père, résolu à briser tous les codes qu'il pouvait trouver, il s'était marié – vite – avait eu une fille – vite – pour divorcer – vite – et se barrer, finalement, en s'évadant au passage lors d'un procès retentissant pour meurtres anti-bourbiste. Il était sang pur, il jugeait qu'il valait mieux que tout le monde, il avait provoqué l'émoi dans toute sa famille. Puis il s'était simplement tiré en Afrique du Sud.

Mike avait laissé sa fille à ses parents, et abandonné sa femme. On ne pouvait pas dire qu'il avait la fibre familiale. Tout le monde, et même encore aujourd'hui, jugeait cela incompréhensible. Lui qui était pourtant si gentil, si poli, si affable, tellement le gendre idéal. Il détestait les commentaires des vieilles mégères puristes des fêtes, c'est entre autre pour cela qu'il ne s'y pointait jamais. Personne n'avait compris son divorce, non, lui qui semblait si heureux avec Nancy, un si beau couple, tellement brillant pour l'avenir du purisme. En vérité, personne n'avait jamais demandé à Mike pourquoi il était parti. Ne se sentant pas interrogé – car Witcher ne mentait pas, lorsqu'on lui posait une question il y répondait par la vérité – il ne s'était pas non plus senti obligé de répondre pourquoi il était parti là bas. Les gens n'avaient pas besoin de savoir qu'il s'était tiré pour devenir mercenaire et sortir avec un homme. Jeremy était mort, tout ça était fini. Il avait tourné la page du mercenariat, tourné la page de l'intérêt personnel. Il ne regrettait rien. Même pas aujourd'hui, au contraire. Il avait pris conscience que la vie ne valait rien, que les gens n'étaient rien. Seule comptait à présent pour Mike Witcher l'éternité. Les gens mouraient. Il mourrait lui aussi, tot ou tard. Le purisme survivrait, et le nom de Witcher avec lui. Grâce à sa personne.  Il revint dignement, fit son temps à Azkaban. Devint mangemort. Puriste aussi brillant que Tom ou Ben. Jeunesse dorée, parce qu'ils étaient encore jeunes, et qu'ils avaient tous un avenir. Il s'était trouvé Evangelyn pour se consoler de la mort de Jeremy, et il avait continué.

Il n'avait pas aimé son père. Il n'avait pas aimé son sort. Il n'avait pas aimé la guerre. Il n'avait pas aimé la mort. Mais il était vivant. Il voulait vivre comme il l'entendait. Rien ne comptait plus pour lui, il n'avait plus rien à prouver à personne pour lui même. Mike agissait pour le purisme. Tant qu'il le faisait, tous ses travers, ses folies, sa haine, seraient tolérés, car qui s'y intéressait ? Personne. Personne ne voulait voir les boulets et les chaines derrière le trone d'or des rois. Brillant, fabuleux, riche, puriste, sympathique. Extravagant, sévère, juge et policier, intellectuel et homme du peuple. Contradictoire. Instable. Mike n'avait jamais su choisir entre son éducation classique de sang pur et son éducation personnelle, car comme beaucoup de gouvernants, si on y regardait bien, il était issu de l'école des francs-tireurs. Mais il avait compris qu'il n'était rien et qu'il oeuvrait pour quelque chose de plus grand. Pour le purisme. Pour son nom. Ainsi en famille il était totalement tyrannique et se foutait de gens individuellement. Ils étaient des pions sur son échiquier qu'il maniait pour que le nom perdure et que la famille s'enrichisse. Conception économique de la direction du monde. Il faisait exactement la même chose à l'Ordre Nouveau. Et comme il savait que ça ne passerait pas s'il n'y mettait pas les formes, il faisait en sorte de se faire aimer.

Avec ses amis, c'était différent, sans doute parce qu'il avait choisi. Oh, pas Tom, bien sur, celui là était aisément dispensable. Mais Ben et Ruth, oui, sans doute. Mike savait pertinemment ce qu'il était : un salaud déguisé en type bien, Benjamin était le contraire, un type bien déguisé en connard, ce qui faisait qu'ils arrivaient à s'entendre. C'était une bonne période. Ils avaient été heureux et cette idée là l'avait aidé à se reconstruire. Mais voilà, il errait encore, perdu dans son propre monde, entouré de gens, et finalement seul. Il ne pouvait pas aider Ruth. Personne ne l'avait aider à accepter qu'il pouvait aimer et perdre ce qu'il aimait, aussi sa manière de se reconstruire avait-elle été bancale et imparfaite. Si on regardait bien Mike, son sourire ne montait jamais jusqu'à ses yeux. Eux, métalliques, dorés, witcherien en un mot, semblaient imperturbables. Rien ne pouvaient les atteindre, sauf la colère et la joie mauvaise qu'elle produisait lorsqu'elle se répandait sur le monde.

C'était la même histoire avec Ruth, le même schéma, le même parcours. Les gens brisés ne peuvent pas s'aider entre eux ; ou peut-être que si, mais quand la brisure devient si forte qu'elle rend fou. Mike était rendu à un stade ou personne ne pouvait plus rien pour lui et où il ne pouvait plus rien pour les autres. C'était pour ça qu'Evangelyn l'avait plaqué. Nancy, Jeremy, Evangelyn. Le monde le quittait, il n'y avait rien à faire, sinon trainer dans les bars, à la recherche de l'oubli, pendant quelques heures. Il commençait aussi à connaître Ruth : s'il y avait de la tristesse en elle, elle disparaissait face à la colère. Il n'aurait pas voulu s'en faire une ennemi. Même s'il restait parfois distant de sa famille, il préférait maintenir une bonne entente, surtout avec quelqu'un qu'il considérait d'abord comme une amie avant de la désigner comme cousine. Au moins avait-elle des gens sur qui compter. Lui, en Afrique du Sud, il était seul. Il sourit gentiment à sa sœur. Etrange de voir comme il pouvait être doux alors qu'il avait torturé des filles des cet âge.

Sa remarque sur l'Irlande fit sourire Mike. Il lui proposa une cigarette avant de répliquer, amusé :

« Et pour moi ça ne fait que commencer. M'enfin, au moins je ne fréquente pas les moldus. »


C'était quelque chose qu'il considérait comme aisément dispensable, même s'il n'avait rien contre la fonction de Ruth en elle même. Ce ne devait pas être facile pour elle de gérer tout cela, en plus de Ben qui s'en mêlait. Il hocha pensivement la tête, sans rien dire. Puis il remarqua :

« Il l'est peut-être encore...tu remarqueras, il n'essaye pas de te harceler toi. Il te fout la paix...enfin, façon de parler lorsqu'on voit ce qu'il est arrivé à Lawrence, mais bon. »

Il ne voulait pas rester là. Les cimetières n'étaient pas le truc de Mike. Encore moins en uniforme. Il avait l'impression d'apporter la mort avec lui, alors qu'elle était déjà bien présente. Il accepta volontiers l'idée d'aller boire un verre. Ca ferait passer le temps. Et revivre quelques souvenirs. Ils transplanèrent dans un bar tranquille de Scarborough, près du manoir Witcher. On y connaissait Mike et il y avait toujours de la place. Il commanda un whisky pur-feu et laissa Ruth choisir, continuant à fumer. Il repensait à Nancy – mais Ruth n'avait que dix ans lorsqu'il s'était marié, elle ne devait pas s'en souvenir, et puis à Jeremy, et puis à Evangelyn, et aux soirées qu'ils avaient passés, tous, à rire, sans jamais oublier quoi que ce soit.

« Plus j'y repense, tu sais, plus je me dis que si j'avais eu un minimum d'intelligence, c'est toi que j'aurais épousé. Pas d'amour, juste de l'amitié, c'est ce qui fait tenir les mariages. »

Il le disait avec le sourire, pour plaisanter. Il n'y pensait pas. Il n'avait jamais envisagé de se faire Ruth, sans doute parce qu'elle était à Ben, et que même mort, il ne se tapait pas la femme de ses potes, seule déontologie qu'il s'imposait. Mais aujourd'hui, justement parce qu'elle avait été à Ben, là il pensait. Que ce soit mariage ou juste coucherie. Mike pouvait parfois avoir une idée très personnelle de la vengeance.
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MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Mar 18 Fév - 17:28

Une fois sa fille partie avec son frère, elle ne se soucia plus de savoir qui il pouvait encore y avoir à l'enterrement. Elle n'avait jamais aimé les enterrements, c'était des évènements creux tout justes destiné à célébrer la mort et à regarder le chagrin des autres. Pour Ruth, la peine était quelque chose de personnel, qu’on n’a pas besoin d'exposer aux yeux du monde. Quant à la cérémonie en elle-même, elle la jugeait ridicule dans son essence. A quoi bon glorifier un mort ? Une fois revenu à la terre, peu importait ce qu'il avait fais de sa vie, on finirait par l'oublier. Quelle morte pathétique quand elle y pensait. Mort tué d'une balle dans la tête. Un sorcier, assassiné par une arme moldue. L'idée qu'elle n'ait rien pu faire face au mercenaire la frustrait. Pourtant, il n'y avait pas de honte à avoir. John n'avait pu rien faire devant lui - même si elle ne le savait pas - et Crow lui même aurait probablement eu peur en le voyant mais l'ego de Ruth n'arrivait pas à le supporter. Désarmé par Vaas et puis sauvée par Ben. L'humiliation restait cuisante pour la mangemorte et alimentait sa colère. Il semblait qu'elle était toujours en colères derniers temps. Frustrée, agacée, sur les nerfs et elle ne savait pas à quoi c'était du. Au fond d'elle-même, elle avait probablement une idée des raisons qui la mettaient dans cet état mais refusait de se pencher dessus. La jeune femme savait qu'elle ne pourrait pas se voiler la face longtemps et qu'il faudrait un jour faire face à ce qui la mettait en colère mais elle remettait ça à plus tard.

D'elle à Mike, qui était le moins bien lotis. Lui en Irlande à s'occuper des nés-moldus, ou elle dans son bureau spacieux à l'Intendance à faire face aux moldus ? Elle prit la cigarette qu'il lui tendait tout en songeant à ce qu'il disait. Elle la mit en bouche et l'alluma d'un coup de baguette nonchalant. Elle ne fumait que rarement, à vrai dire elle n'avait jamais été une fumeuse. Occasionnellement, en soirée, quand l'atmosphère se faisait trop lourde dans les bars où ils étaient, elle allait prendre l'air avec Mike tandis que Ben et Tom restait à l'intérieur. Elle lui avait souvent piqué sa cigarette pour le plaisir de sentir le goût de la fumée se mêler à celui de l'alcool. Ces derniers temps à défaut de pouvoir s'étourdir dans la débauche, l'alcool et la cigarette aidaient. Reconnaissante, elle tira sur sa drogue douce tout en bavardant :

"Tu penses être coincé là pour combien de temps ? Enfin, coincé n'est peut-être pas le bon mot." Toujours à son bras elle ajouta en regardant son uniforme, "L'action te va mieux que l'inaction des bureaux."

Elle avait toujours vu son cousin comme un homme d'action. Ca ne faisait pas de lui un imbécile incapable de réfléchir pour autant. Ruth estimait simplement qu'être sur le terrain à superviser et participer aux opérations lui allait mieux que de donner des ordres à distance en attendant la suite des opérations. Mike faisait mention des moldus, la discussion dériva sur eux :

"Je crois que le plus pénible dans mon travail c'est de ne pouvoir en tuer aucun et le Lord sait que j'en vois..." ajouta-t-elle avec humour. "La plupart ont peur, avec raison, certains se pensent plus malin que nous et nous prenne pour de vulgaire magicien ... Enfin peu importe, je suis là pour entretenir une illusion et faire preuve de diplomatie et c'est ce que je ferrais aussi pénible que ça soit parfois."

Il n'y avait rien de plus étonnant que de voir Ruth diplomate et conciliante. Colérique, impatiente et autoritaire dans sa vie privée, elle était aimable et diplomate en public. Elle avait toujours su faire une nette séparation entre la personne publique et la personne privée. Certains mélangeaient souvent histoire de famille et travail pensant que leur statut pourrait leur apporter quelque chose, Ruth entendait bien être reconnue pour elle-même et pas parce qu'elle était la cousine du ministre ou d'un tel ou tel mangemort. Sa vie privée du reste, n'existait plus vraiment. Au fur et à mesure des années, son cercle d'ami était devenu très restreint. Devenir mangemort forçait les gens à changer la relation qu'ils avaient avec vous. On ne regarde pas de la même manière un ami et un serviteur du Seigneur des Ténèbres. Tout comme on ne peut pas se confier à lui où lui parler de la même manière qu'à un ami. Ses proches étaient donc sa famille, les autres mangemorts et quelques autres. Avant, il y avait encore bien eu ses différents amants mais depuis le retour de Benjamin, les coucheries avaient cessés la laissant frustrée. Il n'y avait plus que la mangemorte et la directrice du département des affaires moldues. Ruth en tant que personne tendait à s'effacer parce que c'était plus facile. Tant qu'elle avait du travail, elle pouvait oublier Ben où du moins essayer. Penses à moi lui avait-il dit en lui rendant sa bague pour la seconde fois. Comment aurait-elle pu l'oublier alors qu'il ne faisait que faire parler de lui. Même cet enterrement était au final plus en son honneur qu'en celui de Lawrence Mulciber. Les journaux parlaient bien de la mort du PDG de la Mulciberian mais surtout pour la lier à Limonkov, Benjamin Mulciber.

Sans relever la remarque à propos de son ancien fiancé, elle transplana avec Mike à Scarborough non loin de la demeure des Witcher. Il commanda un pur feu et elle hésita un moment sur quoi prendre avant de se décider pour la même chose. Elle se débarrassa de sa cape et s'installa à ses côtés, buvant une gorgée du liquide ambré. La brûlure familière de l'alcool la réconforta et la réchauffa, elle se sentait glacée probablement parce qu'elle était restée plus d'une heure dans le froid à l'enterrement. Elle regarda Mike surprise par ses paroles et se tut un moment essayant de savoir s'il était sérieux ou non puis jugea que ça n'avait pas d'importance. Sa cigarette à elle était finie depuis longtemps, elle retira celle de Mike de sa bouche sans la moindre de gêne et tira dessus avant de lui rendre et de se décider à répondre :

"Peut-être oui. J'étais un peu jeune pour toi à l'époque de ton mariage mais en y pensant, toi comme moi, on aurait probablement été plus heureux à l'heure qu'il est. Regarde ce que ca nous a apporter d'essayer d'aimer quelqu'un."

Elle eut un rire amer en y pensant et but une gorgée de whisky.

"Il n'a pas besoin de me harceler pour me gêner. Le fait qu'il soit vivant m'irrite déjà assez. J'aurais préféré qu'il soit vraiment mort...."

Cette partie là était vraie. Ca ne l'empêchait pas de l'aimer ni même d'être heureuse qu'il soit en vie mais mort il était plus facile à aimer. Mort, elle n'aurait pas eu besoin de se sentir coupable d'avoir une vie. Elle aurait simplement pu le garder dans un coin de ses pensées tout en continuant d'avancer.

"Alors qui sait, toi et moi ca aurait peut-être pu marcher. Juste l'amitié, la façade pour le public, un enfant pour la forme, et puis chacun sa vie. Au moins on se serrait compris."

Elle se sentait particulièrement amère. Etais-ce la mort de son grand-père qui la touchait plus qu'elle ne voulait l'admettre ou autre chose elle n'aurait pas su le dire. Elle avait juste que Benjamin et ses bons sentiments, son amour l'agaçait. A quoi ca rimait tout ça ? Continuer de se croiser tout en faisant mal à chaque fois. Relation destructrice qu'ils gardaient parce qu'ils étaient incapables de couper le lien qui les unissait. Elle aurait voulu lui faire mal autant qu'il lui faisait mal. Dans le fond, une partie d'elle n'arrivait pas à lui pardonner d'être vivant et de l'autre côté de la barrière, peu importait que ça ne soit pas sa faute.


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MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Sam 22 Fév - 19:00

Malade, et vieux, et terrible. Mauvais. On le craignait autant qu'on le respectait. Et on parlait de lui sans savoir qu'il était vraiment. Qu'est-ce que les gens auraient pensé de lui, s'ils avaient su ce qu'il était vraiment ?  Les erreurs qu'il avait faites et l'homme qu'il avait été. Mike ne tournait pas le dos  à cela. Il était un mercenaire, et il était toujours un mercenaire, agissant comme tel. On lui fixait des objectifs et on le payait pour. Sauf que ce n'était plus du fric qu'il obtenait.

Oui, il devait être un homme d'action, même lui ne le niait pas. Il aimait ça, qui plus est, plus que le droit, d'aller de l'avant et continuer. Il aimait être parti par monts et par vaux. Rien ne lui plaisait plus que de voir des choses qui se faisaient, en vrai, et savoir que c'était avec lui, et pas à cause d'un type qui dirigeait tout depuis l'arrière, ne lui déplaisait pas non plus. Avoir du mérite était quelque chose auquel Mike n'était pas insensible. Et qu'il s'en plaigne ou non, il ne détestait pas tant que ça la boue irlandaise. La boue était honnête, elle prenait moins en traitre que les politicards qu'il affrontait à Londres. Indigne d'un sang pur, l'Irlande ? Oui-da, sans doute. Mais Mike Witcher ne croyait pas à la dignité, elle avait été inventée par des gens qui n'avaient jamais eu faim de leur vie, et ce n'était pas son cas.

« Mon père t'aurait tuée s'il avait entendu ça. C'était son grand rêve que je finisse comme lui, en grand politicien brillant. » Il haussa les épaules. Dans le fond, il était les deux. «  Je sais pas combien de temps je resterais là bas. Comme personne n'était fiché, va retrouver tous les gens qui peuvent être dangereux pour nous...je me débrouille. On verra bien ce que ça donnera. »

Il avait appris à être fataliste en vieillissant, et à prendre ce que la vie lui donnait, ou non. Il ne lui fallait pas grand chose pour être vraiment content. Un verre entre amis, un repas en famille, la neige vers Anchor Hall, et puis la mer, qui s'étendait là bas, qu'il voyait le matin lorsqu'il partait du manoir. Là, dans le bar, il la voyait encore alors qu'il était avec Ruth. C'était un paysage calme. Cela rapellait en lui même ce qu'étaient les Witcher à l'origine. Des propriétaires terriens gérant leur maison avec ordre, loin des tumultes qu'avait créé Mike.

Ils avaient eu une bonne vie, meilleure que la sienne, mais Mike ne regrettait rien, finalement. Sa vie lui convenait et ce qu'il avait vécu ne le laissait pas amer. Ce que devenaient les gens, en revanche, c'était une autre histoire.

Benjamin Mulciber était une humiliation pour un type comme Mike Witcher, comme Tom Jugson, mais en pire. Ce n'était pas une question de puissance ou d'importance au sein de la résistance. Non, c'était le fait qu'il était une insulte à tout ce que Michael était. Une insulte parce qu'il lui avait échappé trois fois, qu'il était venu chez lui deux fois, à son nez et à sa barbe, se permettant de voler des documents d'une grande valeur, qui heureusement n'étaient que des copies. Il faudrait qu'il interroge la gamine, aussi. Mais une insulte, surtout, par ce qu'il était lui même. C'était un gars qui avait confiance en la vie, d'une manière totale et inébranlable, et c'était quelque chose d'aussi élémentaire, d'aussi irraisonné que la mer, ou le vent - quelque chose, parole, qui finissait par ressembler comme deux gouttes d'eau à la force même de la vérité.  Il croyait vraiment que les gens avaient encore assez de générosité, par les temps que nous vivons, pour s'occuper non seulement d'eux-mêmes, mais encore des autres et de la vie. Qu'il y avait dans leur coeur encore assez de place. C'était à pleurer. Jeune, Mike restait immobile  à le regarder, à l'admirer, ce qui était plus juste à dire, avec son air sombre, obstiné, cet air qu'il avait encore aujourd'hui, alors qu'ils avaient tous passé l'âge d'être idéalistes. Désopilant,qu'il le trouvait mais aussi désarmant, parce qu'on le sentait tout pénétré de ces belles choses que l'homme s'est racontées sur lui-même dans ses moments d'inspiration. Et, de plus, têtu, - avec une révoltante application de maître d'école qui s'est mis en tête de faire faire ses devoirs à l'humanité, et qui n'hésiterait pas à la punir, si elle se conduisait mal. Un malade dangereusement contagieux.

Mike ne pensait pas que l’homme était bon, que c’était pure hypocrisie que de dire qu’il l’était, mais qu’admettre cela conduirait à remettre en question une part importante de notre système de relation aux autres et se solderait forcément, à plus ou moins longue échéance, par la perte de l’humanité et de la sorcellerie. Il était essentiel donc que la société cultive cet angélisme aveugle. Mike Witcher n'était pas lui même un homme bon, contrairement à Benjamin Mulciber, ce qui était la pire humiliation qui soit. Il était pris d'une jalousie maladive face à lui. Mais aussi d'une haine profonde, vérifiant ce que les résistants disaient. Les mangemorts détestaient ce qu'ils n'étaient pas capables d'être.

Sans doute, au départ, Mike Witcher était il également doué pour le bien et le mal. En témoignait ses fréquentations de jeunesse. Mais la vie l'avait changé. Peut-être qu'il aurait pu ressembler à son père, peut-être qu'il aurait du être quelqu'un d'autre, et pas ce type qu'on méprisait ou qu'on sous-estimait. Peut-être. Puis il avait compris que vouloir ne servait à rien Qu'il ne serait jamais tout ça. On devient juste ce que la vie veut. La vie ne voulait pas grand chose pour lui, juste le tester, et il survivait, sans doute. Ou alors elle voulait le tuer, mais il tenait. Malade, ravagé par le chagrin, et toujours plus haineux. Haineux de ce regard que Limonkov avait, de ses yeux tellement étrangers au chagrin. Il semblait avoir trouvé la réponse que lui, que Ruth, que tout le monde cherchait.

Comment vais-je survivre à cette absence ?

Comment faisaient les autres ? Des gens mouraient, tout le temps. Tous les jours. Toutes les heures. Le monde entier était rempli de familles fixant du regard des lits dans lesquels plus personne ne dort, des chaussures que plus personne n'utilisait. De familles qui n'avait désormais plus à acheter telle boîte de céréales, telle marque de shampoing. Partout des gens faisaient la queue au cinéma, achètaient des rideaux ou promenaient leur chien alors que dedans, il avaient le coeur en miettes. Pendant des années. Pendant le reste de leur vie. Ils faisaient cela si normalement qu'un jour ils s'en remettaient. Pas Mike. Il ne voulait pas le faire, ou il ne savait pas le faire.  Il ne croyait pas que le temps guérissaitquoi que ce soit. S'il guérisait, n'était-ce pas la preuve qu'il avait accepté un monde sans tous ceux qu'il aimait et qui étaient morts ?

Il ne voulait pas qu'on connaisse son chagrin. Il détestait les habits de deuils, les enterrements. Il ne voulait pas pleurer. Cela faisait des années qu'il ravalait son chagrin, qu'il souriait. Mike savait bien mieux sourire qu'être triste, et la façade tenait. Sauf lorsqu'il se voyait  dans le miroir. Le directeur de l'Ordre Nouveau savait que ce n'était pas glorieux. Il cherchait en vain derrière ces yeux si froids et si dorés son âme.  Mon âme, ou quelque chose qui devait être là, quelque part. Il avait pourtant parcouru des tas de routes. Des routes toujours plus grandes, pour aller toujours plus loin nulle part.

Malade, et vieux, et terrible. Mauvais. On le craignait autant qu'on le respectait. Et on parlait de lui sans savoir qu'il était vraiment. Qu'est-ce que les gens auraient pensé de lui, s'ils avaient su ce qu'il était vraiment ? Il souriait pourtant. Le deuil était pour la vie, mais justement il était vivant, et il continuerait à l'être. Buvant une gorgée de whisky, il ne releva pas la fin de la phrase de Ruth. Il comprenait ce qu'elle disait, mais lui ne regrettait rien. Les regrets n'étaient pas une forme suffisante de desespoir :

« J'étais trop jeune pour me marier aussi, tu remarqueras. Dix-sept ans, je devais être idiot... Mais c'était tellement drole de divorcer, de tout perdre, de me barrer en Afrique du Sud, et de recommencer à tout perdre, pour continuer encore. Essayer, échouer. Essayer encore, échouer encore. Mais échouer mieux. »


Mais rien à faire, même s'il avait payé bien des choses dans sa vie, il avait été libre. La joie valait le coup. Ce qu'il avait vécu en valait le coup. Le sourire était douloureux et ça se voyait. Pourtant lorsqu'il regarda la mer, il n'y avait pas de larmes dans ses yeux. Il vivait avec le deuil. Sa réponse était son sourire et le combat qu'il menait.  Il ne regrettait pas sa vie, finalement. Il ne savait pas ce qu'il en était pour Ruth mais il la connaissait suffisamment bien pour savoir que ça n'allait pas. Il tira sur sa cigarette et demanda :

« Tu regrettes ? De l'avoir aimé, je veux dire. »

Pour le coup, il n'aimait pas ce qu'il venait de dire. C'était injuste et inutile de demander cela dans des circonstances pareilles. Il but un gorgée de whisky pur-feu en écrasant sa cigarette dans le cendrier, devant lui, fixant le feu qui mourrait au bout des cendres d'un air absent :

« Excuse moi. Ca ne me regarde pas, après tout. »

Sans brutalité, et finalement sans même penser à mal, il passa un bras autour de ses épaules et continua :

« Je sais que tu ne me le diras pas, je sais que ça ne me regarde pas, aussi, mais je sais que ça ne va pas. Je ne peux sans doute pas t'aider, mais tu n'as pas besoin de faire semblant avec moi. »
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MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Dim 23 Fév - 16:20

« Et le rêve de ma mère était que je sois mariée avec un ou deux enfants sur les bras », répondit-elle du tac au tac à son cousin avec sourire. « Regarde ce que ça à donné, un fiancé passé chez les bourbistes, l’autre mort à quelques pas de l’autel pour avoir mentis sur son statut de sang. Je crois que toi comme moi avons désappointé nos parents. »

Et ca le fit rire un peu nerveusement. Ils avaient une haute position au gouvernement, ils étaient mangemort, tout les deux décorés de l’Ordre de Salazar et pourtant en un sens, ce n’était pas assez pour leurs parents. Bien sûr, le père de Mike n’était plus de ce monde pour y trouver quelque chose à redire mais sa mère désapprouvait toujours silencieusement le choix de vie de sa fille. Si elle était honnête, Ruth devait bien reconnaître que malgré la désapprobation dont elle faisait preuve, elle la soutenait tout de même également. Ce n’avait pas été le cas du père de Mike. Ces histoires cependant, remontaient à trop loin pour que Ruth puisse s’en souvenir avec précision. Elle n’était qu’une enfant à l’époque où Mike avait mis les voiles pour devenir un mercenaire. Elle se rappelait du scandale, des discussions que sa décision avait provoquée mais rien de plus précis. Elle tapota sa main avec sympathie avant de reprendre :

« A mes yeux tu es un très bon politicien, tout dépend de comment on voit la chose j’imagine. »

Elle se garda bien de donner son opinion sur le père de Mike. Elle avait beau ne pas être en accord avec l’opinion que son grand oncle avait eu de son fils, elle gardait son avis pour elle. La famille pour Ruth était importante, elle estimait qu’il fallait faire un maximum pour garder une cohésion interne et éviter que les désaccords soient publics. Ils étaient sangs-purs, membres des plus grandes familles d’Angleterre, un exemple pour le reste d’entre eux. Alors oui, les traîtres comme Benjamin étaient comme une tâche sur une nappe propre, une insulte à tout ce qu’elle et Mike défendaient.  

On en revenait d’ailleurs au sujet qu’elle et Ben évitaient à chaque fois qu’ils s’étaient vus. Elle ne savait pas si c’était volontaire ou non mais aucun d’eux ne s’étaient attardé sur leur différence d’opinion politique. Et pourtant, elle aurait voulu savoir comment un puriste aussi convaincu que lui avait pu aussi radicalement changé. Quoiqu’il dise, une erreur était une erreur, elle était persuadée qu’il y avait autre chose derrière sa défection. Et en effet, il y avait une autre raison. Natasha, il valait d’ailleurs mieux pour Ruth qu’elle n’en entende jamais parlé. L’idée aurait facilement pu la briser, en particulier dans l’état d’esprit dans lequel elle se trouvait maintenant. Heureusement, la discussion se tournait vers le mariage de Mike, elle se contenta de sourire avec à ses propos.

« Tu sais, tu as un sens de l’humour relativement tordu, tu sais ça ? Enfin, je crois que je te l’ai déjà dis. »

Elle but une dernière gorgée de son whisky et fit signe au barman qu’il en remette deux autres. Elle était sûre que Mike n’y verrait pas d’inconvénient, contrairement à James, il appréciait les boissons plus nobles que l’eau chaude aromatisée. Les boissons arrivèrent prestement et Ruth attendit que le serveur ne soit plus dans les parages pour continuer à parler, elle n’aimait pas qu’on écoute ses conversations. Surtout pas celles qui touchaient des sujets aussi sensibles.

« Il n’y a que toi pour trouver drôle de tout perdre pour recommencer une nouvelle fois. »

Sa voix était un peu sèche simplement parce qu’elle ne y voyait sa propre situation. Bien entendu, Mike ne pouvait pas savoir que lui comme elle avait un parcours presque similaire. Ils avaient tout les deux vécus une séparation et était resté avec un enfant sur les bras sans trop savoir quoi en faire. Trop jeune dans un cas pour pouvoir vraiment s’en occuper, incapable de devenir officiellement sa mère de l’autre. Il avait fallu laisser l’enfant à un parent pour qu’il s’en occupe et puis tout recommencer. Une fois devenue mangemorte, les choses avaient semblées plus facile, elle avait reprit pied une fois son but dans la vie trouvé puis il était revenu. Elle n’avait pas trouvé drôle de perdre Ben, elle n’avait pas ris quand elle avait apprit sa grossesse et riait encore moins depuis qu’elle savait Ben vivant. Alors non, tout perdre pour recommencer ne l’amusait pas quoiqu’en dise son cousin.

« Si tu te rappelles je ne pleurais pas de rire à l’enterrement et crois moi, le rire ne m’a pas gagné quand j’ai compris que c’était lui et non pas cet idiot fini de Daniel chez John. »

Son ton devenait agressif et elle se reprit aussitôt, ce n’était pas la faute de Mike. La main un peu tremblante, elle reposa son verre, qu’elle tenait de plus en plus serré dans la main, sur la table et lança un regard d’excuse à Mike en ajoutant du bout des lèvres.

« Pardon, je crois que je suis un peu tendue. Ce n’est pas contre toi. »

Deux fois qu’elle s’excusait en une semaine, c’était à marquer d’une pierre blanche dans le calendrier mais elle savait quand elle allait trop loin. Elle respira un grand coup laissant la colère reflué derrière son masque, ses traits se détendirent. Ses colères étaient aussi violentes que rapide et elle se contrôlait bien mieux qu’avant. Il y eut un silence tandis qu’ils buvaient. Ce n’était pas un de ses silences gênés qui accompagnent certaines discussions. Non, simplement le silence de deux personnes qui n’avaient toujours besoin de parler pour savoir ce que l’autre pensait. Ce fit Mike qui le rompit.

« Ce n’est pas grave. »

Elle mit un moment avant de lui répondre. La question n’avait rien d’indiscret à ses yeux. Elle se l’était souvent posée. Est-ce qu’elle regrettait de l’avoir aimé ? La vraie question était plutôt « Est-ce que tu regrettes de l’aimer encore ? ». Question à laquelle elle se refusait de répondre parce qu’elle n’était pas prête à affronter la réponse. L’autre était plus simple, elle appartenait au passé et elle ne pouvait plus rien faire contre lui.

« Non, je ne regrette rien. C’est passé, je ne peux plus rien y faire. J’ai été heureuse et c’est ça qui fait mal, d’avoir autant été heureuse. » Elle lui sourit avec douceur. « On l’a été, c’était une bonne période, les soirées, les bars, la nouvelle jeunesse du purisme, c’était excitant de savoir qu’on en faisait partie, de voir le monde changer sous nos yeux. Est-ce que tu regrettes quelque chose toi ? »

Elle le laissa passer son bras autour de ses épaules sans ciller. Ils étaient proches, ça n’avait rien d’anormal pour eux. Il n’y avait jamais eu de tensions sexuelles entre eux. Elle avait toujours été avec Ben et avant il était bien trop âgé pour elle. Maintenant leurs dix ans de différence ne voulaient plus dire la même chose qu’avant mais ils étaient avant tout amis et c’était ça que Ruth retenait quand elle était avec lui. Elle posa sa tête sur son épaule serrant sa main dans la sienne dans un remerciement silencieux. Elle n’allait pas bien, oui, il n’avait pas tord. Ca faisais deux mois que ça n’allait pas réellement mais elle n’avait pas le temps de l’admettre pas plus qu’elle ne voulait le faire. Elle avait de nouvelles responsabilités à gérer. On n’attendait qu’un seul faux pas de sa part pour la critiquer. Elle était la petite nouvelle, la novice en politique. On ne savait pas de quoi elle était capable et elle devait d’autant plus travailler pour montrer qu’elle était à la hauteur. L’échec n’était pas une option, ça ne l’avait jamais été. Dur de se concentrer sur sa tâche quand on n’a pas l’esprit tranquille. Ben était constamment dans ses pensées, elle avait cru qu’il se tiendrait un minimum tranquille. Naïf espoir, NOW et puis son intrusion à la Mulciberian lui avait prouvé que ce n’était pas dans ses intentions. Elle redoutait le moment où ils serraient face à face sur un champ de bataille, le moment où elle devrait assumer son rôle et le capturer pour le remettre au Lord.

« Je n’ai plus 18 ans, je ne peux plus piquer des crises de colère comme une enfant parce que ça ne va pas. J’ai des responsabilités et ma vie privée n’a pas à se mettre en travers. On est mangemort et membre de l’Intendance avant d’être une personne. »

Elle l’embrassa dans le coup sans trop y penser et ferma les yeux un instant laissant les larmes refluées sous ses yeux. Une partie d’elle avait de pleurer de tout ce gâchis qu’était devenu leur vie à tous mais elle était trop habituée à faire bonne figure pour pouvoir se laisser réellement aller. En bien des choses, elle avait acquis certaines réactions de soldat, c’était ce qu’ils étaient, les soldats du purisme.

« Merci, ca fais du bien de savoir que tu ne me jugeras pas pour ça. »

Bien entendu, il l’aurait probablement fais s’il avait su toute la vérité mais lui dire n’était pas une option. Elle lâcha sa main pour la passer sur le visage de son cousin avec un sourire triste et l’embrassa sur la bouche. Vieux geste d’enfant qu’elle faisait pour l’embêter il y avait des années de ça. Elle n’avait plus six ans désormais, elle en avait bientôt 29 et elle était une femme accomplie très au fait de ses atouts et de la manière dont ça pouvait dériver.

« C’était déplacé je crois », S’entendit-elle murmurer.

Faire quelque chose de déplacer n’avait jamais arrêter Ruth pour autant…

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MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Mar 25 Fév - 8:28

Pourquoi diable était-il si cynique, Mike Witcher n'en avait strictement aucune idée. Sans doute parce que ça lui plaisait d'être ainsi, disaient ceux qui n'aimaient pas sa manière de faire. Vrai, il pouvait être agaçant à ne rien prendre au sérieux. Car rien ne semblait affecter le moral du directeur de l'Ordre Nouveau. Pour tous, il était celui qui ne flanchait jamais. L'exemple à suivre de l'optimiste plein de foi. La foi. Drôle de façon d'envisager le mangemort, car si jamais il y avait bien quelqu'un qui ne croyait en rien c'était bien lui. L'optimisme n'était que de façade. Mais ça les gens ne le comprenaient pas. C'était sans doute la seule chose qui inspirait un sourire honnête à Mike. Il était incompréhensible pour la plupart des gens, ce qui les agaçaient d'autant plus, alors qu'il aurait pourtant été si facile de lire en lui. Mais les gens ne savaient pas demander, ils savaient encore moins analyser les réponses, alors il ne parlait même pas de ce qui se trouvait devant leur yeux. Ils ne savaient pas voir, ils en étaient incapables. Ce n'était pourtant pas bien compliqué. Voilà pourquoi Mike Witcher se considérait comme supérieur à la plupart des gens. Il les comprenait eux et eux ne le comprenaient pas. Il ne cherchait pourtant pas à masquer ce qu'il était. Il suffisait de cheminer, de chercher un tant soit peu pour trouver les réponses. Mais en face personne ne posait la question, seconde source de mépris. Car lui posait les bonnes questions, ce qui lui donnait l'avantage. Rester quelqu'un d'incompréhensible. Ne jamais être ce qu'on attendait de lui, pas tout à fait du moins. Avec le temps, le mangemort avait compris que les gens préféraient la façade. Il en souriait. C'était utile, cela dit. Car la façade, et seulement elle, pouvait suffire pour maintenir l'ordre. Les gens avaient besoins de repères. Ils les trouvaient en quelqu'un et l'idéalisaient. Ensuite, il devenait impossible de leur faire changer d'avis. D'ailleurs, c'était inutile. Voire même dangereux. Les gens voyaient ce qu'ils voulaient voir. Ce qui était tout à fait utile à des gens comme Witcher, ce qui créait aussi le mépris de ce type de personne aussi. Le mépris de son père et le mépris du monde, car rien de ce qu'il faisait n'était jamais assez.  Il eut un rire franc :

« Du point de vue de mon père, pas assez. Mais je n'étais pas le fils qu'il aurait aimé avoir. Je suppose qu'il n'y a pas de parents parfaits. Il n'empêche qu'il me manque, parfois. C'est tellement idiot. Je crois que je ne lui ai jamais dit quand il était vivant... »

Et pour cause, il était à Azkaban l'année où il était mort. Il s'était toujours dit qu'il se foutrait de la mort de ses parents, mais il n'y était pas arrivé, finalement.

Incompréhensible, oui, et contradictoire, aussi,  et cela le faisait rire. On voyait en lui un tocard, trop jeune pour être là où il était, quelqu'un qui avait réussi à cause de son nom. On le sous-estimait depuis longtemps. Mike y était habitué, depuis le temps. Son père raisonnait comme ça et il avait appris à suivre sa propre ligne. Car après tout, les gens qui semblaient le détester ou le sous-estimer ne le comprenaient pas. Il les agaçait. Mais il s'en foutait, il était plus intelligent qu'eux. Ce n'était pas tout à fait ce qu'il croyait. En réalité, Mike était quelqu'un de profondément incroyant. Il ne croyait pas en Dieu, même lorsqu'il était raide, mais il l'aimait bien quand même. Il ne croyait pas non plus en lui, il était bien trop faible, mais, parole, il s'aimait bien tout de même. Quelle gloire y avait-il à tirer de rire de tout, de passer soit pour un héros parce qu'il était aimable et accessible, soit pour un être froid parce qu'il savait être tyrannique et méprisant ? Moins on en savait sur lui, plus il avait de marge de manœuvre. La preuve, il était là depuis l'ère Malefoy. Et il agissait toujours. Les gens pouvaient bien voir en lui ce qu'ils voulaient, il s'en foutait. Le juriste froid, le sang pur tyrannique, le soldat sympathique, tout ça ce n'était que des facettes de lui même. Les gens n'arrivaient pas à saisir l'ensemble de ce qu'il était, et c'était cela le plus drole. L'ensemble n'était qu'une chose, une personne : un serviteur du purisme. Bien sur, Mike avait ses blessures, ses failles et ses erreurs. Son passé le poursuivait  toujours, mais il avait appris à vivre avec tous ses escarres. Ils faisaient partie de lui.

Chaque souvenir en était rempli. La douleur était là, bien présente. La route avait été longue, si longue, qu'il ne pouvait pas regarder en arrière sans apercevoir la mort, qui avait déjà frappé bien des fois, et qui cognerait un de ces jours à la porte pour le prendre. Ou alors il était déjà mort ? Tout se répétait et Mike ne savait plus très bien. Comme la mer revenait toujours au rivage, les évenements de sa vie semblaient se reproduire. Il s'autorisait alors à en rire. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Mais cela le faisait sourire, réellement. Comment ne pas sourire, aussi ? Bien sur, c'était tragique. N'était-ce pas tragique de se marier à dix-sept ans et d'avoir une fille à dix-huit ? De divorcer, sans jamais en expliquer la raison officielle, toujours tenues secrète, pour partir avec un homme ? De se faire arrêter pour meurtre anti-bourbiste ? De s'évader, de manière si spectactulaire, pour s'exiler ? De renoncer à toute conviction simplement pour devenir mercenaire, pour l'argent ?  De reconstruire une vie, et d'un coup, de tout perdre à nouveau, d'un coup, en échouant à sauver celui qu'il aimait le plus et en manquant de crever lui même lors de la bataille de Pretoria ? Et de recommencer, comme si de rien n'était ? Oui, la vie de Mike Witcher était tragique. Mais objectivement, et il arrivait à l'être, c'était drole. Il avait besoin de boire pour en rire, aussi accepta-t-il volontiers la seconde tournée, mais il n'en restait pas moins qu'il en riait tout de même. Il sourit, un peu las :

« Ma vie est une plaisanterie, Ruth, une plaisanterie sinistre. S'il y a bien quelqu'un qui peut le dire et en rire, c'est moi. Heureusement, elle est finie. J'ai tout le temps qu'il me reste à exister pour en rire, maintenant, tu vois. C'est ce qu'il y a de mieux à faire. »

Il savait que c'était détestable et il ne voulait pas la blesser. Chacun faisait ce qu'il pouvait comme il pouvait. Chacun ramait pour se maintenir à flot, ne pas sombrer, continuer, ne pas s'effondrer. Il savait qu'il était allé trop loin en parlant ainsi. Il secoua la tête :

« Non, c'est moi. C'était maladroit de ma part de dire ça. Tu veux bien l'oublier ? »

Non seulement c'était injuste de le dire dans cette situation, car cela ne pouvait que la blesser, mais en plus cela montrait une part de lui peu glorieuse. Peu intelligente aussi. Mike n'était pas quelqu'un de sympathique, malgré les apparences, mais parfois la douleur de certains lui parlait, d'autant plus lorsqu'il s'agissait de sa famille. Il rendit son sourire à Ruth :

« Non, rien. »

Surement pas pour les mêmes raisons qu'elle. Mike avait eu suffisamment de temps pour les regrets lorsqu'il avait failli crever pour tenter sans succès de sauver Jeremy en Afrique du Sud, et que, blessé, il n'avait pas pu marcher ni parler pendant six mois. Il avait tout le temps possible pour cela.
Les regrets n'étaient de toute façon, il l'avait déjà dit, pas une forme suffisante de desespoir. Il la garda dans ses bras un moment – il écoutait, simplement. C'était étrange. De se retrouver comme ça dans le malheur. Jamais il n'aurait eu l'idée de coucher avec Ruth avant cela. Elle était une amie, point. Maintenant, elle venait de l'embrasser. Or il n'avait jamais été le genre d'homme à refuser ce genre d'invite à aller plus loin. Il sourit doucement :

« Ca l'était. Mais je crois que je vais m'en remettre, tu sais. »


Ce n'était pas non plus comme si elle était encore une gamine. Il l'embrassa à son tour, et ajouta :

« Allez, viens. »

La manière dont il parlait n'avait rien d'autoritaire. Il n'était pas dans cette humeur là. Pas aujourd'hui. Il passa un bras autour de sa taille pour faire le chemin qui menait jusqu'à Anchor Hall. Lorsqu'ils furent arrivés, il l'aida à retirer son manteau, galamment, avec douceur, avant de poser une main sur son épaule, prononçant une phrase que jamais il n'avait du dire auparavant, car ce n'était pas du tout le style de Mike Witcher, ça :

« Ne le fais pas si tu ne veux pas. »
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MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Jeu 27 Fév - 0:48

Mike avait raison. Elle aurait bien voulu, mais ne pouvait, lui donner tord. La vie était une plaisanterie vive et cruelle. Telle une mauvaise pièce de théâtre, elle se gaussait de ses acteurs avec mépris. Chacun jouait son rôle en se débrouillant avec la mise en scène hasardeuse qu’était la vie. Il semblait que les évènements se jouaient d’eux. Mike avait tout perdu plusieurs fois et elle aussi. C’était dur à admettre, plus dur pour Ruth que pour lui. Ils n’avaient pas le même âge, de dix ans son aîné, il avait eu le temps de se résigner et d’accepter. Ce n’était pas le style de la mangemorte, elle ne voulait pas admettre la défaite. Pourtant, elle avait perdu quelque chose elle aussi et plus d’une fois. Son innocence – si tant est qu’elle en ait eu une - le jour de la naissance de sa fille en tuant la sage femme à ses côtés de sang froid. Une mort pour une vie, l’échange lui avait semblé équitable. Elle ne doutait pas que la vieille femme n’avait pas du penser pareil. Qu’importait, elle n’était personne, seule, sans famille, sa mort n’avait pas été remarquée et Ruth n’avait jamais eu de remords. Ce genre de sentiments n’étaient pas fais pour elle. Elle avait fait ce qui était nécessaire à sa survie et celle de sa fille, ça ne méritait donc pas d’être regretter. Leur fille se corrigeât-elle, parce que même si il ne la verrait jamais, elle restait la leur. Cette pensée la réconforta sans qu’elle sache vraiment pourquoi. Une partie d’elle-même était soulagée de lui avoir dis qu’il était père tandis que l’autre tremblait à l’idée qu’il puisse en parler. Lui aussi elle l’avait perdu pour finalement le retrouver. Destinée à se croiser sans plus jamais pouvoir être ensemble, elle l’avait retrouvé pour mieux le perdre. C’était rouvrir une plaie qui n’avait jamais vraiment cicatrisée pour y mettre du gros sel. Il y avait ensuite eu sa liberté. En choisissant de devenir mangemort et de se mettre au service du celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcé-le-nom, elle avait laissé derrière elle plusieurs choses. Une partie de son humanité, désormais elle agissait au nom du Seigneur des Ténèbres et en son nom, tout acte, toute violence était justifiable pour le bien de la sorcellerie, pour la sauvegarde de la magie. Sa liberté également, mais quoiqu’en dise De SaintClair, c’était quelque chose qu’ils avaient tous du mettre de côté. Lui, comme les autres. Il y avait ceux qui l’admettait et vivait avec et ceux qui s’obstinaient à s’illusionner en se croyant plus fort, plus libre que les autres. Regarder la vérité en face n’était jamais facile, peu importait le sujet. Certains étaient plus sensibles que d’autres.

Alors oui, Mike avait probablement raison quand il disait que la vie était une plaisanterie. La différence entre lui et elle, c’était que Ruth ne pensait pas que sa vie était finie pour autant. Elle refusait de se laisser vivre en regardant les évènements telle une spectatrice de sa propre destinée. Non, elle voulait vivre, et ce, d’autant plus intensément qu’elle avait perdu plusieurs choses. Il fallait vivre pour combler le manque, combler les pertes. Elle n’était pas encore résignée, elle était trop jeune pour ça. Elle ne pouvait pas encore penser avec détachement à tout ce que ces cinq dernières années lui avaient apportées. La mangemorte n’avait pas encore la capacité d’en rire. Elle n’avait pas de regret, pas d’aigreur, juste de la fureur. C’était comme ça qu’elle fonctionnait, grâce à la colère. Quand d’autres se serraient effondrer en ayant vécu ce qu’elle vécu, elle se servait de sa rage pour surmonter la douleur et la peine. Quand celle-ci passait, elle se retrouvait souvent un peu hagarde et épuisée comme aujourd’hui. Heureusement, la colère n’était jamais loin, il suffisait d’un rien pour la raviver. Un mot de travers, une pensée envers ce qui la gênait et la colère refaisait surface avant de refluer. C’était son homéostasie à elle. Ce qui lui permettait de garder un équilibre et de conserver un bon fonctionnement en dépit des contraintes extérieures. Somme toute, la colère était ce qui la maintenait en vie. Et même si les propos de son cousin la blessait, elle lui pardonnait parce qu’elle savait qu’il ne faisait que dire ce qu’il pensait sans fioritures, sans même l’intention de la blesser. Ils se connaissaient trop bien pour qu’elle pense le contraire. S’il avait voulu la blesser, il ne se serrait pas trouver ici à boire avec elle. Mike n’était pas fais de ce bois là. Il était comme elle, toujours sympathique à l’extérieur, aimable et prévenant avec les autres, en particulier ses inférieurs mais il n’était pas « gentil », ce n’était pas son style.

« Ne te tracasse pas, j’ai déjà oublié. J’en rirais peut-être aussi un jour mais pas tout de suite. »

Que pouvait-elle dire d’autre ? Rien, en dire plus étaient inutile, ils se comprenaient parfaitement. Alors qu’il la tenait dans ses bras, en l’écoutant, elle se faisait la réflexion que leur relation avait souvent tourné autour de Ben. C’était parce qu’elle sortait avec lui qu’ils étaient devenus réellement proche, apportant les bars et les soirées ensemble. Ensuite après sa mort et la trahison de Jugson, ils s’étaient moins vus. Et désormais, c’était les frasques de Ben qui les rapprochaient encore une fois, redonnant vie à leur vieille habitude d’aller boire un verre ensemble. A la différence près, qu’il y avait désormais une tension qui s’installait entre eux, qui n’aurait jamais existée auparavant. Elle ne doutait pas qu’il se remette de ce qui était déplacé. Lui comme elle, avaient fait et ferraient bien pire. Il n’empêchait que c’était elle qui avait initié le mouvement sur un coup de tête et il fallait voir si elle allait assumer ce qui allait suivre. Celui qui était désormais le directeur de l’Ordre Nouveau ne faisait pas les choses à moitié, et il n’était pas homme à laisser passer une opportunité. Autrefois peut-être oui, parce qu’elle était la fiancée de Ben et qu’ils étaient amis. Elle était certaine que dans une certaine mesure, quoiqu’elle ait pu lui proposer, ce constat aurait mis un frein. Désormais, Benjamin était un traitre au régime. Il s’était introduit chez Mike quelques mois auparavant probablement pour l’agresser et avait finalement blessé Wayland et manqué de tué Ariana. Il s’était introduit dans la Mulciberian et selon la version officielle avait tué son oncle Lawrence. Il n’avait techniquement plus d’obstacle. Il l’embrassa à son tour, ne laissant aucun doute sur ses propres intentions et elle y répondit avec ardeur. Il se leva lui enjoignant de le suivre et elle le fit sans protester. Le bar, n’était pas le lieu le plus intime qui soit. Ils firent le chemin à pied sans vraiment parler, son bras autour de sa taille comme si c’était la chose la plus familière au monde. Elle voyait déjà les articles que les commères de sorcière magazine pourraient écrire à leur sujet si jamais on les voyait. Ce ne serrait pas la première fois qu’elle serrait la cible des ragots des magazines people mais ça serrait la première fois depuis le retour de Ben. Qui est plus est avec un de ses pires ennemis. Devait-elle se sentir coupable ? Elle ne savait pas trop. Oui et non, il en avait eu d’autres, elle le savait. Ils n’en parlaient pas parce que c’était inutile et ne servirait qu’à se faire du mal mais ils n’étaient plus un couple. Simplement un simulacre de ce qu’ils avaient été. Officiellement, elle ne lui devait plus rien. Elle n’avait plus de compte à lui rendre. Officieusement, une partie d’elle se sentait coupable. Ruth la fit taire alors qu’ils arrivaient à Anchor Hall, la demeure des Witcher. Il l’aida à retira sa cape et posa une main sur son épaule lui laissant l’opportunité de faire marche arrière si elle le désirait. Peut-être que dans le fond, il la pensait trop perturbée aujourd’hui pour faire quoique ce soit. Ca la fit sourire et elle l’embrassa avec passion en les faisant transplaner dans un lieu un peu plus intime que son hall d’entrée.

Une fois à destination, elle s’écarta et détacha sa robe, la laissant tombé à ses pieds et enleva ses sous-vêtement pour se retrouver nue devant lui. Elle était sans le moindre complexe vis à vis de son corps, et se savait attirante. Elle se colla à lui, une de ses mains caressant son entre-jambes tandis que l’autre était occupée à détacher la chemise de son uniforme. Elle lui murmura à l’oreille qu’elle mordillait :

« C’est l’avantage d’être une sang-pure Mike, je ne fais que ce que je veux. »

C’était vrai. Contrairement à beaucoup de femme sang-pur, Ruth avait la chance d’être héritière, célibataire, financièrement indépendante et dans une position qui lui permettait d’être libre de ses actions. On ne se permet pas de critiquer impunément les serviteurs du Seigneur des Ténèbres. Les comptes qu’elle devait rendre, elle les rendait au Magistère, à l’Intendant et au Seigneur des Ténèbres. Le reste du monde ne pouvait pas la forcer même s’il le voulait. Il n’y avait que Vaas qui avait essayé et avait bien failli y arriver. De cet épisode, il ne lui restait que quelques bleus discret mais la sensation de dégoût et d’impuissance était toujours là, faisant remonter sa colère contre Ben. Elle voulait oublier, s’enivrer dans le plaisir que procurait le sexe et oublier momentanément tout ce qui existait autour d’elle.

« Fais moi oublier. »

Elle le disait plus pour elle-même que pour lui tandis qu’elle ôtait les derniers vestiges des vêtements de son cousin, pour s’agenouiller à hauteur de son sexe. On ne peut pas avoir sans donner, à chacun sa part de plaisir.

____________________________________


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MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Dim 2 Mar - 18:29

Il n'avait pas envie de réfléchir. A se demander, parfois, s'il en avait eu un jour envie. Mike Witcher était pourtant capable de le faire sans problème. Il était très loin d'être dépourvu d'intelligence, mais s'il se penchait sur ce qu'il était lui même il finissait par découvrir des choses qui ne lui plaisaient pas. En vérité, il était malade. Malade d'avoir failli mourir, et de ne pas avoir sauvé Jeremy. Au finale, non, il était malade d'autre chose. Malade du temps, de cette image de lui disparue et qui pourtant l'indiffèrait, puisqu'il se préférait maintenant. Mais ce lui d'avant était contenu dans l'actuel, avec les autres, comme des millions de poupées russes. Il n'aimait pas les gens, et si il paraissait amical, Mike ne possédait presque plus d'attache. Il méprisait les gens qui n'avaient pas vécu la même chose que lui. Oh peut être qu'il n'avait pas vécu la guerre, la vraie guerre, celle de John et Valverde, mais il avait eu sa guerre, ses morts et ses défaites. Il n'oubliait rien, et il vivait. Les autres étaient simplement des boulets qu'il trainait et il faisait ce qu'il pouvait pour les oublier. Il ne croyait pas que l'enfer c'était les autres. L'enfer, c'était le tête à tête avec soi-même. C'était le ressassement de l'horreur, c'était le questionnement sans fin, cétait la recherche éperdue des responsabilités, quand au bout du compte il était le seul coupable. Il s'en voulait de beaucoup de choses et parfois elles l'atteignaient avec une puissance si formidable qu'il ne pouvait plus rien faire. Malade du temps. Il n'arrivait pas à s'en sortir, malgré tout ce qu'il faisait. Il ne pouvait pas effacer XIII de son identité pas plus que Ruth ne pouvait effacer Benjamin Mulciber de sa vie. Il cherchait deséspérement à ne pas affronter cela. Il connaissait son reflet dans la glace, celui d'un homme usé et vieux. Si vieux. Et il avait renoncé. Il ne voulait pas y croire, mais c'était vrai. D'un coté il ne voulait pas y croire, pas cessé d'aimer ce qu'il avait été, de l'autre il ne portait plus qu'un regard las sur ce qu'il avait été. Malade du temps, c'était cela. L'idée qu'il avait pu renoncer à ce qu'il aimait et à ce qu'il était. Cela le dégoutait.

Mike Witcher, coupable idéal d'un crime qu'il n'avait pas commis. Tout était là, chez lui, tout était une contradiction. Vouloir s'extraire de son passé sans jamais le renier, espérer l'impossible et s'efforcer de le réaliser, foncer vers l'échec sans vouloir l'éviter, détruire ce qu'il aimait et continuer de l'aimer,craindre ce qu'il désirer et ne pas cesser de désirer, avoir des remords mais ne pas connaitre les regrets... C'était une blague, une blague gigantesque et même pas très drôle. Mais c'était la seule qui le faisait rire, sans savoir aucunement pourquoi ni comment. Il avait été un jeune homme très sur de lui, très péremptoire. Provocateur et sur d'avoir raison.

Celui qui détestait les cérémonies mortuaires. Ni cadeaux. Ni compliments. Ni couplets. Rien. Celui qui disait que c'est dans la vie de chaque jour qu'il faut se montrer inventif, aimant, spirituel. C'est dans la vie de chaque jour qu'il faut réfléchir à la mort qui peut surprendre chacun d'entre nous. C'est aujourd'hui et maintenant qu'il faut la combattre et lui barrer le passage. Réinventer la joie. Rire et aimer. Malgré tout.

C'était ce même jeune homme qui n'avait pas sur terrasser le malgré tout. Aujourd'hui, il se sentait vieux, terriblement vieux et triste et seul. Même avec Ruth. Il ne se comprenait plus lui même, et il n'attendait pas que quelqu'un le comprenne, à vrai dire. Il ne savait pas ce qu'il voulait. Oublier, comme elle ? Non.

Il se dit pour la première fois qu'il avait envie de retourner là-bas, peut-être, et qu'il voulait savoir s’il y avait toujours des fermes avec des cours carrées et presque blanches et s’il y avait des enfants qui jouent au ballon pieds nus. Il voulait voir si l’Afrique du Sud existait encore et si lui aussi il n'avait pas laissé autre chose que sa jeunesse là-bas. Il voulait voir, sans savoir pourquoi. Il voulait voir si l’air était aussi bleu que dans ses souvenirs. Il voulait voir quelque chose qui n’existait plus ou pas et qu’il laissait vivre en soi, comme un rêve, un monde qui résonnait et palpitait , il voulait, il ne savait pas, il n'avait jamais su, ce qu'il voulais, ici ou là bas, seulement ne plus entendre le bruit des explosions ni les cris, ne plus savoir l’odeur d’un corps calciné ni l’odeur de la mort – il voulait savoir si on pouvait commencer ou recommencer à vivre quand on savait que c'était trop tard.

Cette nuit encore il se réveillerait et se souviendrait. Il se demanderait si c'était à cause du froid, ou à cause de cette voix, de ce qu'il savait du monde, qu'il ne pouvait pas changer, et qui ne créait chez lui que de la peur et de la haine. Pourtant Mike Witcher ne voulait pas qu'on le change. Depuis toujours,il savait que les compliments cachent souvent chez ceux qui les formulent, un désir de manipulation, de prédation. Il n'aimait pas qu'on essaye de l'apprivoiser, de le changer. Autrement dit de le soumettre. Si soumission il y avait de sa part, elle était toujours volontaire. Et s'il donnait quelque chose, c'était toujours pour en obtenir une autre. Il avait perdu sa liberté. Uniquement parce qu'en devenant mangemort, il l'avait d'une part accepté, et parce qu'il croyait fermement au purisme. Parce qu'il fallait tuer ceux qui l'avait tué.

La bonne question avec Mike Witcher, ce n'était pas, est-ce qu'il allait tomber un jour. La bonne question, c'était, est-ce qu'il n'était pas déjà tombé ?

Et lui répondait oui à cela. Sa vie était finie, passée. Il n'existait plus pour lui même. Ou si c'était le cas, cela venait totalement en retrait de son existence. Qu'est-ce qu'il lui restait ? L'idée de vengeance ? Même pas, il s'en foutait. Il existait pour et par le purisme. Et pour cela il détruirait les ennemis de ce concept par tous les moyens possibles. Bon, si on était honnête, coucher avec Ruth tenait aussi de la vengeance, mais il détestait Ben à un point tel que ça n'avait rien à voir avec tout ce qui avait été dit avant. Et d'autre part, là, il ne pensait à rien. Juste à la prendre. Son propre plaisir, fin. Intérêt de décrire la scène ? Zéro. Mike n'était pas un amant réputé pour sa tendresse ou quoi que ce soit de ce genre là. Mais au moins, oui, elle aurait oublié, un peu. Même si lui trouvait ça ridicule d'oublier, on ne pouvait pas le faire, c'était impossible.

Une fois que tout fut fini, il gagna la fenêtre, observant la mer démontée qui se fracassait contre la falaise, en contrebas du manoir. Il remarqua :

« Je devais retourner sur Dublin, ce soir...Tu veux rester ou pas ? »

A son bon vouloir, lui, il s'en foutait. Elle n'était ce genre de relation. Mais c'était une amie. Et parfois, c'était mieux. Enfin il trouvait. Pourquoi se poser ce genre de question et philosopher de toute façon ?
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MessageSujet: Re: Like they say : everybody dies || Ruth Jeu 13 Mar - 0:27

L’oubli de la douleur et l'éternité de leurs noms. N'étais-ce pas ce qu'ils recherchaient tous d'une certaine façon ? Décidé à oublier leur peine, à mettre de côté leur passé pour se concentrer sur l'avenir, le présent et le purisme. Ils oubliaient ce qu'ils avaient été, ce qu'avaient été leur vie avant de devenir ce qu'elle était désormais. Ils étaient des ombres noires, des faiseurs de morts : les Serviteurs du Seigneur des Ténèbres. Tout tournait autour de ça dans le fond. Que ca soit pour l'homme, grâce à lui ou simplement pour le purisme, ils étaient tous investis d'une mission divine. Ils étaient la faucheuse, ceux qui étaient chargé de purger la sorcellerie et d'éliminer les éléments susceptibles de la faire tomber et de briser son équilibre. Alors qu'importait les meurtres, qu'importait la violence, ils agissaient pour ce qu'ils estimaient être la bonne cause. Tout était légitime, tout était excusable parce qu'ils agissaient pour le bien du régime et de la sorcellerie. L’éternité viendrait plus tard, quand ils rejoindraient le néant. En bien ou en mal, on se souviendrait définitivement d'eux. Certains les rangeraient dans la catégorie des grands tyrans de l'histoire, liés à la période la plus sombre de l'humanité, tandis que d'autres glorifieraient leurs noms pour les inestimables services qu’ils avaient rendus à la nation.

Servir implique sacrifier. Qui parmi les sorciers et sorcières savaient ce qu'ils avaient abandonné derrière eux ? Très peu se rendait compte des sacrifices qu’impliquait leur fonction, ne voyant que l'argent, le prestige, le statut et la vie dorée qui semblait les entourer. Pourtant, ils avaient tous perdus quelque chose de plus que leur liberté. Qui parmi eux n'avaient jamais eu envie de tout laissé tomber, d'arrêter de combattre et d'oublier ? Reprendre une vie normale. En voilà un rêve utopique. Il n'y avait plus de place pour leurs propres désirs. Aucun retour en arrière n'était possible. Trop engagé sur un chemin où tout retour était impossible, ils n'avaient qu'un seul choix : continuer. Toujours aller de l'avant, toujours plus loin, ne jamais regarder en arrière. Etait-il vraiment impossible de faire marcher arrière ? En théorie, probablement pas, mais le voulait-elle ? Non, pas réellement. Elle avait trop à perdre et peu à gagner. Personne ne veut remettre en cause ses idéaux. Ruth pas plus qu’un autre.

Et Ben dans tout ça ? Qu'en était-il de lui ? Tu n'as pas dis que tu l'aimais toujours ? Par deux fois tu l'as eu devant toi et tu n'as même pas essayé de le capturer ? C'est une trahison, tu le sais ça ? Sans compter que tout ce qui arrive est de sa faute. Elle ne lui reprochait pas tant d'être vivant que d'avoir fais savoir aux mauvaises personnes qu'il l'était. N'aurait-il pas pu rester tranquille ? Vivre sa vie en laissant les autorités croire qu'il était mort. Non, c'était trop lui demander. Ca ne ressemblait pas à Benjamin Mulciber. Il avait fallu qu'il les provoque, ne leur laissant pas le choix. Désormais, le Lord le voulait vivant devant lui. Limonkov, ou toute la stupidité des Mulciber. Elle ne pouvait s'empêcher de pester rien qu'en y pensant. Ruth ne voulait plus y penser. Alors elle cherchait l’oubli ailleurs. Et Mike était un très bon moyen d'oublier. Quoi de mieux que de coucher avec son cousin, un des types qui détestaient le plus Benjamin et que Ben détestait probablement à part égale. Elle est belle ta fidélité ma chère, elle n'a pas tenu longtemps. Après tout, que lui devait-elle ? Rien, ils n'étaient plus rien l'un pour l'autre. Encore une fois, joli mensonge. Ruth était douée pour se mentir à elle-même et s'illusionner quand la situation le lui permettait. Elle savait très bien qu'elle n'en pensait pas un mot mais c'était plus facile, et parfois, on aime tous la solution de facilité.

L'acte en lui-même fut libérateur. Un moment de pause où elle ne pouvait penser qu'à son propre plaisir sans devoir se soucier d'autre chose. Mike était bien assez grand pour prendre le sien de son côté. C’était comme on disait, un échange de bon procédé. Chacun donnait ce qu’il voulait et prenait son plaisir en échange. Le Purisme, la mort, Ben, plus rien ne comptait. La culpabilité était bonne pour ceux qui ne savaient pas assumer leurs actes. Ruth n'était plus une enfant. Elle avait passé l'âge de faire des crises de larmes tout comme elle avait passé celui où elle se cachait derrière de fausses excuses pour justifier ses actes. Elle couchait avec Mike parce qu'elle le voulait, peu importait la raison. Quand bien Ben l'apprendrait, eh bien tant mieux en un sens. Est-ce qu'il ne valait pas mieux avoir un cœur brisé qu'un cou ? Au moins, peut-être arrêteraient-ils de se mettre dans des situations plus dangereuses les une que les autres simplement pour pouvoir brièvement se croiser et s'assurer que l'autre était toujours vivant. Elle était lasse des relations auto – destructrice, lasse de se savoir liée à un homme avec qui tout avenir était impossible. Mike n’avait-il pas raison dans le fond ? Ensemble, ils auraient probablement été plus tranquilles. On ne peut pas revenir en arrière, juste aller de l’avant. Et personne, pas même le grand-père de Ben, ne pouvait connaître ce que leur réservait l’avenir.

Une fois fini, il se leva et alla se placer à la fenêtre observant la vue. Ruth s’étira dans les draps d’un lit qui ne lui était pas familier et regarda l’homme avec qui elle venait de coucher. Est-ce que ca changeait quelque chose à leur relation désormais ? Ils étaient toujours amis mais est-ce que ça ajoutait quelque chose ? Mike n’était pas le genre de personne à faire dans les sentiments et ça la rassurait. Elle n’avait pas besoin d’une seconde relation compliquée sur les bras. Sans la regarder, il l’informa qu’il devait retourner à Dublin ce soir et lui demanda si elle désirait rester ou non. Elle eut un moment d’hésitation puis finalement délaissa la couverture pour venir s’accouder à la fenêtre à ses côtés. Ils n’y avaient plus de gêne entre eux désormais.

« Je resterais bien si tu n’y vois pas d’inconvénient, je n’ai pas envie de rentrer chez moi. »

En vérité, elle n’avait pas envie de rester seule, ni d’affronter la solitude de son appartement, pas plus qu’elle n’avait envie de se rendre chez ses parents. En temps normal, elle aurait simplement déclaré qu’elle restait et se serrait imposé sans aucune gêne. La magemorte avait l’habitude d’imposer ses décisions et de les voir suivie sans l’ombre d’une protestation. Encore une fois, avec Mike, ce n’était pas pareil. Ils n’étaient pas en couple, simplement amis. Elle lui devait plus de courtoisie qu’elle aurait eue avec un simple amant. Elle posa une main sur son bras, faisant courir ses doigts distraitement sur celui-ci en ajoutant :

« Ne te gêne pas pour moi si tu dois y aller. J’ai l’habitude. »

C’était vrai. Elle avait l’habitude d’être seule désormais. Elle avait vécu ses peines, ses tracas, ses angoisses seules. Elle avait toujours eu son frère pour l’épauler mais ce n’était pas pareil. Elle ne pouvait pas toujours compter sur lui. Il était aussi proche d’elle que pouvait l’être un frère et une sœur mais il avait une vie et elle ne souhaitait pas l’empêcher de vivre en se reposant trop sur lui. Du reste, elle était trop fière pour dire à Mike qu’elle aurait préféré ne pas être seule. S’il le devinait tant mieux, si non, tant pis. Elle avait l’habitude. La solitude était leur lot à tous.

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“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”
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Like they say : everybody dies || Ruth

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