POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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In the end we're all going to be ashes || Solo

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Date de naissance du joueur : 30/08/1989
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Pensine
Mon casier judiciaire est: peu rempli
Mon niveau magique est: PA2 - Elève Connaisseur
Ma résistance magique est de: 8PV
Mary Kane


MessageSujet: In the end we're all going to be ashes || Solo Sam 22 Fév - 1:34


« C’est elle !
-Elle qui ?
-La copine de Mulciber ! T’a rien suivis où quoi ? »

Commentaires habituels qu’elle entendait désormais presque quotidiennement depuis un peu plus d’un mois. A ça, comme au reste, elle finissait par se faire. Les habitudes se prenaient vite. Ici tout c’était fais progressivement. Elle s’était d’abord habituée à être le centre d’attention sans le vouloir. Bien entendu, ça l’avait gênée, elle détestait être observée. Après, il y avait eu la violence. Ca avait été progressif, mais six mois à Poudlard, lui apprenait à trouver ça normal. La violence était son quotidien. C’était tout d’abord la violence des opinions, celles des idées qui n’admettaient pas de dialogue et de contradiction. La violence des insultes et ensuite physique. Ensuite, elle avait appris à être détester. Elle se trouvait un peu naïve en y repensant, elle qui n’avait jamais pensé que la haine pouvait aller si loin et surtout sans raison. Bien entendu, ceux qui la haïssaient, auraient répondus qu’ils avaient une raison de le faire, mais pas une raison véritable aux yeux de la Serdaigle. Elle avait beau avoir enchainé les décisions impulsives depuis un moment, elle restait toujours elle-même, et la logique gouvernait toujours le plus souvent son esprit comme ses décisions. La plupart du temps, ne voulait pas dire tout le temps. Et aujourd’hui elle ne savait pas si la raison gagnerait.

Elle avait reçu du courrier cette semaine, bien plus qu’elle n’en avait reçu en six mois ici. Plusieurs lettres de Sainte-Mangouste lui était parvenue et trois autres de France également. Elle les avait ouverte avec appréhension sachant ce qu’elles allaient lui révéler. La première était d’Ingrid Harstone, une ancienne collègue de sa mère, qui la tenait au courant de l’état de santé de son grand-père. Hospitalisé depuis maintenant quatre mois, son état de santé se dégradait de jour en jour. Il avait fallu un certain temps avant de pouvoir déterminer la cause de sa maladie. La réponse fut simple : la mort. C’était un phénomène courant chez les personnes de son âge. La perte de sa femme un an plus tôt l’avait profondément marqué. Désormais seul, même la présence de sa petite-fille n’avait pas suffit à le remettre d’aplomb. Peu à peu, la vie et l’énergie s’échappait de lui sans que personne ne puisse rien faire pour l’aider. Il répondait à l’appel de la faucheuse et d’après la lettre qu’elle venait de recevoir, celle-ci serrait bientôt là. On la disait plutôt ponctuelle.

La seconde lettre était de son grand-père lui-même, elle ne l’avait pas vu depuis un moment mais avait de ses nouvelles régulièrement. La lettre parlait de tout sauf de l’essentiel, c'est-à-dire sa mort imminente. Son grand-père et elle étaient fais du même bois. Très anglais dans leur manière d’envisager les relations humaines, ils évitaient ce qu’ils jugeaient inutiles, c'est-à-dire parler de leurs sentiments respectifs. Tout les deux le savaient mourant mais aucun d’eux n’avaient jugé utile d’en parler. Il y a des choses qu’on ne peut changer, alors à quoi bon essayer ou s’appesantir dessus. Lui comme elle, jugeaient qu’il valait mieux apprendre à accepter son destin. Il est plus facile d’affronter une situation en lui faisant face plutôt qu’en lui tournant le dos. C’était ce qu’on avait appris à Mary et ce qu’elle comptait faire malgré la tristesse qui l’envahissait quand elle pensait à la mort prochaine de son grand-père. Elle avait beaucoup aimé sa grand-mère, comme une mère en réalité, le manque d’amour qu’elle avait ressentit plus jeune avec sa mère, elle l’avait reçu de leur part. Désormais, il semblait qu’elle allait de nouveau perde quelqu’un qu’elle aimait. La sensation n’était pas plus agréable la seconde fois que la première. Bien entendu, techniquement parlant, elle n’était pas seule. Il y avait toujours sa sœur, son demi-frère, sa mère, son beau-père et en un sens, c’était bien ça le problème.

La troisième lettre était d’ailleurs de sa mère. Elle aussi, suivait l’état de santé de son père de très près. Elle avait voulu le faire venir en France, elle-même ne pouvant pas remettre les pieds en Angleterre, mais le patriarche de la famille avait été formel. En Angleterre il était né, en Angleterre il mourrait. Personne n’avait réussi à le faire bouger et Mary en avait été heureuse. Elle comprenait le désir de son aïeul de vouloir mourir dans sa patrie d’origine. Lui comme elle, étaient attachés à la terre de leur ancêtre pour une raison qu’elle ne pouvait pas réellement expliquer. Elle était ici chez elle. Et c’était d’ailleurs bien de patrie dont sa mère lui parlait. La mort de son grand-père la laissait seule en Angleterre. Elle n’aurait plus de famille sur place, personne pour l’aider en cas de besoin. Sans compter que les rumeurs qu’on entendait à l’étranger sur l’Angleterre faisaient peur aux puristes plus que modérés comme sa mère. Elizabeth Kane semblait pensé que tant qu’elle était France, elle serrait épargnée et pourtant Mary était plus clairvoyante. L’Angleterre et l’Intendance finiraient par les dominer tous. Le Seigneur des Ténèbres était puissant et personne ne pouvait se l’égaler, tant qu’il n’y aurait pas dans le camp d’en face, un homme aussi fort que lui, assez fort pour lui tenir tête, la balance ne serrait pas rétablie et l’équilibre compromit. Peut-être étais-ce un mal pour un bien ? Peut-être valait-il mieux que la résistance, la Vague, Jugson, Limonkov et les autres soient exterminés. A quoi bon les guerres incessantes, ils ne pouvaient pas gagner, c’était ce qu’on leur avait appris. Etais-ce vrai pour autant ?

Une adolescente comme elle ne pouvait que tout remettre en question. Elle était puriste selon sa propre définition du purisme. Saint-John l’avait dit en Politique Internationale, il n’y a pas qu’un purisme, il y a plusieurs sortes. Pourtant, dans les faits, un seul purisme était accepté et ce n’était pas le sien. Les puristes eux-mêmes ne la reconnaissaient pas comme une des leur, pourtant elle n’était pas bourbiste pour autant. S’il elle n’était ni bourbiste, ni puriste, qu’était-elle ? Neutre ? Non, elle ne l’était pas. Pas ici, pas dans le contexte actuel, personne ne pouvait se permettre d’être neutre. Pour être neutre, il aurait fallu qu’elle ne pense pas, et s’il y avait bien quelque chose que Mary savait faire, c’était réfléchir. La question était donc encore sans réponse. Elle ne cherchait pas à voir plus loin pour le moment. Certaines idées sont comme des bulles de savon, belles et fragiles, il fallait les laisser prendre forme avant de les toucher sous peine de les faire éclater.

Accompagnant la lettre de sa mère qui demandait son retour en France dés la fin de l’année scolaire était joint une lettre de Beauxbâton qui acceptait son retour dans la prestigieuse école française. Le choc fut grand et elle se demanda pourquoi est-ce qu’elle ne l’avait pas vu venir avant. C’était prévisible après tout mais on ne lui laissait même pas un simulacre de choix. La cinquième lettre le lui confirmait. Elle venait du notaire de son grand-père. Il faisait de lui l’héritière de ses biens en Angleterre dont leur maison familiale à Ipswich dans le Suffolk. En théorie, ca aurait du lui permettre de rester en Angleterre sans problème mais Mary n’était pas majeure et ne le serrait pas avant le 16 Janvier prochain. En attendant, ses biens revenaient à sa mère qui devait les gérer jusqu’à sa majorité. S’il fallait vendre leur demeure pour la faire revenir en France, nul doute qu’elle le ferrait. Elizabeth Kane pouvait être très ferme quand elle le désirait. Si Mary avait pu retourner en Angleterre, ce n’était pas tant à cause de l’obstination qu’elle avait mis dans sa demande mais bien grâce à l’appui de son grand-père, lui mort, son séjour ici n’avait plus de raison d’être.  

Partir maintenant ressemblait à une défaite aux yeux de la jeune fille sans qu’elle puisse se l’expliquer. Pourtant, si elle parlait de défaite, ça sous-entendait qu’elle se battait. Et si elle se battait pour qui et pour quoi le faisait-elle ? Etais-ce d’ailleurs la seule alternative ? Devait-elle réellement partir ? Il était désormais faux de dire qu’elle n’avait plus de famille ici. Il semblait qu’elle ait un père désormais, quoiqu’elle ne sache toujours pas si le terme s’appliquait vraiment à Vaas. Il y avait lui et Llew. Mais dans un cas comme l’autre, les deux relations étaient trop neuves pour réellement vouloir dire quelque chose. Elle n’avait pas encore eu l’occasion de tester la solidité des liens qui s’étaient formé. Bien entendu, Llew était resté – jusqu’à présent- pour faire face avec elle et elle appréciait le geste sachant tout ce qu’il impliquait mais elle n’était pas encore certaine qu’il ne fasse pas volte face. Si elle était honnête avec elle-même, elle devait bien admettre que s’il l’avait fait, elle l’aurait compris. Ensuite, Vaas, il lui avait bien proposé de partir avec lui, sa proposition faisant échos à ce que sa directrice de maison lui avait ordonné de faire. Mary n’avait pas refusé, elle n’avait pas accepté non plus, remettant sa réponse à plus tard. Dans un cas comme dans un autre, il semblait que Poudlard ne serait plus sa maison l’an prochain tout comme il semblait que Llew et elle – si ils duraient jusque là – serraient amenés à ne plus se voir. Viendrait un moment où il faudrait qu’elle décide quel chemin prendre. Elle en avait désormais conscience, elle avait un choix à faire, la possibilité de faire autre chose que ce qu’on lui imposait. Restait à savoir ce qu’elle choisirait et à qui elle en parlerait. En attendant, elle rangea les lettres à l’abri dans son sac.

Tic, tac, tic, tac….

Tu ne savais pas, le temps t’est compté ?


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