POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Le Loup entre dans La Bergerie [PV Eris]

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Lord Voldemort


MessageSujet: Le Loup entre dans La Bergerie [PV Eris] Jeu 6 Mar - 14:46

Tom Jedusor avait choisi sciemment de ne pas faire parler de lui pendant quelques semaines. Son monde dominait à présent celui des moldus, il était devenu le plus influent de tous les sorciers de cette planète, dirigeant plus que des sorciers, plus que des mages de combats, plus que des fidèles ou des puristes, il dirigeait une parcelle entière de toute l'humanité à l'échelle des Iles Britanniques. Le Maître absolu d'un microcosme dont personne ne serait assez fou pour oser tenter de le lui disputer.

Il avait placé de nouveaux pions sur l'échiquier. Certains étaient de l'idée de Brom. L'énigmatique Paravell. Jedusor aimait les mystère lorsqu'il était l'objet de ce mystère. Le petit lèche-cul de Brom l'agaçait quelque peu. Il ne tarderait pas à éprouver de l'impatience si il n'apprenait pas plus de chose sur cet être humain. Mais pour l'heure le bonhomme était utile, et il ne lui causerait pas d'ennuis tant que cette utilité restait opérante. Tom n'aimait pas ses airs de Grand-Blanc. C'était malsain de s'habiller de la sorte. Même les Aurors avaient abandonné ce style de pratiques depuis des années dans tous les pays du monde et cet inconnu, promut par Brom se la jouait magicien Blanc. Une façade sans le moindre doute. Mais une façade qui cachait au mieux les pires secrets du Lord.

Voldemort avait exigé de Léon qu'il lui prépare un endroit clos où mener et faire mener des expériences. Le vieux Mangemort n'avait pu totalement s'acquitté de ce devoir avant de changer de rôle. Ce fut ennuyeux. Ainsi Brom transmit cette tâche en héritage à Eris Valverde. Ce dernier n'ayant par ailleurs pas eut à faire quoi que ce fut : les derniers ordres de Brom furent à ce sujet, Eris n'avait récolté le fruit durement semé et entretenu. Ainsi naquit, dans l'extrême Sud de l'Irlande, un château immense de trois hauts étages. Et ce n'était là que la partie visible de l'iceberg. La cave de ce terrain, parfaitement invisible et dont l'entrée fut préparée et non scellée avant la venue de Tom Jedusor, abritait un dédales de creusements dont la surface fut extraordinairement étendue par un enchantement d'extension perpétuelle. Certains disaient que c'était Léon Brom en personne qui était venu aménager l'endroit pour son Maître. D'autres prétendaient que les agents de Paravell avaient chier des nuits durant jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant. La vérité était sans doute un petit peu dans ces deux histoire.


La Bergerie:
 

Les Services Secrets, en charge de la protection et des opérations à l'intérieur de la Bergerie, avait divisé et répartis les locaux avec une rigueur mathématique. Chaque étage disposait de 4 ailes (Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Est et Sud-Ouest) et chaque aile disposait 5 pièces. Pour un total de soixantes pièces réparties sur les trois étages. Chaque escalier était surveillé : plus on montait, plus le niveau de confidentialité requis était élevé. Le dernier étage n'était accessible qu'aux Directeurs de Départements de l'Intendance, à l'Intendant, au Magistère et à Lord Voldemort. Tout en sachant bien que les Directeurs de Département devaient toujours annoncer leur visite, sauf Paravell qui gérait la bâtisse.

Chaque étage avait son propre rôle : tel était l'ordre de Jedusor. Il ne voulait pas que tout le monde sache tout. Il séparait les informations et les possibilités de voir et comprendre tout ce qui se passait. Ce n'était pas tout. Chaque porte de chaque pièce était soumise à un enchantement magique qui en limitait l'accès à ceux à qui on le leur avait donné. Sur les deux étages où le personnel travaillait, on avait deux sorciers par pièce, soit 80 personnes. Pour autant de gardes dans le bâtiment. On ajoutait à cela les agents de sécurité chargé du domaine extérieur et on montait à 120 agents combattants dans la Bergerie. Jedusor avait même exigé que des patrouilles soit faites en Balais Volant pour éviter une invasion par le ciel. Ce lieu, il avait exigé qu'il soit incartable, invisible pour les moldus comme pour les sorciers. Un fidélitas avait été prononcé par Paravell avec Léon Brom, le plus puissant Mangemort, comme Gardien du Secret. Voldemort reçu dans la minute le Magistère qui lui montra l'endroit afin qu'il puisse s'y rendre à sa convenance.

Et en cette fin d'hiver, Tom Jedusor décida qu'il était temps de mettre son nez, ou tout du moins les fentes qui lui servaient de tarin, dans le demeure qu'était la Bergerie. Il prit Nagini avec lui. Le serpent transplanait souvent aux côté de son Maître, il était habitué à un tel transport magique. Le Seigneur des Ténèbres arriva sur place après quelques dizaines de mètre de marche : une zone d'antitransplanage avait été mise en place tout naturellement. Les gardes firent des courbettes à son passage, il ne leur adressa pas le moindre regard. Sa venue était impromptue, il savait les choses longues à mettre en place mais il savait également que tout était quasiment prêt à présent. Un agent secret, nommé Spikes, l'accueillit comme il se le devait : c'était le plus haut gradé en l'absence de Paravell.

Jedusor exigea de Spikes une visite complète des deux premiers étages, le rez de chaussée ne servant à rien d'autre qu'à former les agents secrets fait particulièrement inintéressant. L'agent ne se fit pas prié malgré les tremblements dans sa voix : il se savait ridiculement faible, il avait vu ce que le Maître avait fait à Dublin. Le premier étage servait pour les recherches en matière de magie : sa source, sa manipulation abstraite ou concrète, sa capacité à ôter la vie mais également ils cherchaient une façon de pouvoir créer la vie par la magie. Jedusor ne dit rien, faisant l'état des lieux dans le calme le plus complet. Il vit également les cellules pour moldus : la majorité était vide mais certaines non. Les hommes avaient subis des sévices magiques de différentes formes, sans doute des expérimentations.

Spikes monta aux deuxième étage. Voldemort le talonnait en silence. Il vit ce que beaucoup considéraient comme une hérésie : les ailes du côté Nord servaient à enfermer des femmes, traitresses, de sang-pur, et à les violer avec des hommes du même statut sang jusqu'à les mettre enceinte. Elles étaient des machines à Sang-Pur. Ni plus, ni moins. Venir violer une de ces femmes était une récompense pour les agents SP. Paravell avait instauré un système très simple pour l'accès à ces femmes : la récompense et uniquement la récompense. Il procédait ainsi car elles n'étaient pas très nombreuses, une petite dizaine tout au plus. Cahcune d'elle était traité différemment, en fonction de son caractère, une n'était pas traitée du tout alors qu'une autre était entièrement soumise magiquement afin d'éviter qu'elle ne se débatte trop alors qu'on l'ensemençait. Une d'elle était même une nymphomane reconnue qui prenait un véritable plaisir à sa condition : on lui administrait un sérum stimulant sa libido pour que les agents aient envie de revenir.  Il y en avait une du côté Est car elle était en cloque, celles du côté ouest n'avaient pas encore eut cette chance. Tous les agents de sécurité de l'étage étaient des femmes. Tout le personnel était féminin, sans la moindre exception. Les hommes qui venait là tiraient leur coup et partaient. Dans la branche sud était prévu tout le nécessaire pour élever les futurs enfants et pour rapidement les initier à la magie. Une fois qu'il serait certain de ne pas être en présence de gosses cracmols, les responsables mettraient les enfants dans des familles de riches sang-purs volontaires.

Voldemort ne demanda pas à aller au dernier étage : il savait ce qu'il s'y trouvait, des appartements pour protéger des membres du régime, une salle de conférence, mais également un grand stock de divers produits magiques de haut danger. Un bureau était là à disposition de Paravell : il contenait toutes les informations au sujet de la Bergerie et des activités en cours. Une cellule privée pour prisonnier particulier était également prévue.

Jedusor fut assez satisfait de sa visite, il redescendit avec Spikes et il exigea de lui qu'il fasse appelé l'Intendant. Tom descendit dans la cave où, comme il l'avait exigé, de très grands bassin d'eau étaient là. Des dizaines, des centaines mêmes, de piscines olympiques se situaient sous la Bergerie. Une alcôve fut faite comme à sa demande, de quoi y entreposer des tonnes de détritus. Lord Voldemort sourit : tout se passait exactement comme prévu.

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Eris L. Valverde


MessageSujet: Re: Le Loup entre dans La Bergerie [PV Eris] Mer 12 Mar - 16:51

Fin d'après-midi. Dix-heure environs. Le Palais de Buckingham commençait à se vider. Les principaux fonctionnaires de cette immense administration venaient de finir leurs heures de travail. Il était donc temps pour eux de quitter ce haut-lieu du pouvoir, après une journée bien remplie en dossiers rédigés, notes envoyées et ordres reçus. Chacun se précipitait donc en dehors des Départements, se mêlant avec vigueur dans l'immense hall circulaire aux huit plateformes. Ils s'y étaient désormais tous habitués, à ce nouveau lieu dans lequel la plupart de ceux-ci travaillaient depuis Décembre 2005. Ils avaient oublié Urquhart ou le Ministère de la Magie Anglais pour se plonger dans Buckingham et s'y habituer. Beaucoup s'étaient attendus à vivre dans les dorures et les fastes de l'ancien palais Royal moldu, mais sans succès. Seul les Affaires Moldues d'Alexieva étaient encore pourvues des anciennes salles du Palais. Le reste, la décoration et l'ameublement ressemblaient bien plus au Ministère de la Magie qu'à un château royal.
Ces départs se faisaient avec beaucoup plus de calme qu'au Ministère. L'Atrium, fier de sa population toujours bien fournie, ne cessait d'être un brouas de discussions qui n'avaient eu qu'une courte pause lors des premières années au pouvoir de Voldemort. Parfaitement son contraire, le Hall du Palais de Buckingham restait un lieu calme où différentes personnes allaient soit de la zone de transplanage aux plateformes, soit effectuaient le mouvement inverse. Urquhart avait laissé sa trace au coeur de ce siège de l'Intendance. Et des personnes telles que Valverde, Brom ou Eccleston, passant leurs journées ici, avaient imprégné le lieu de leur calme naturel qui rendait difficile une quelconque agitation. Aussi, secrétaires, agents et Directeurs de Service passaient calmement dans ce lieu de traverse dans l'attente de se rendre à leur travail ou chez eux.
Ainsi, avec ce nouveau lieu de pouvoir, une forme de manifestation du quotidien de ceux qui peuplaient ce dit lieu voyait le jour. On retrouvait beaucoup de points communs avec le Ministère. Mais par dessus tout, avec Poudlard, le Chemin de Traverse, le Ministère et Sainte-Mangouste, c'était ici que se trouvaient réunis le plus grand nombre de sorcières et de sorciers du Royaume-Uni. C'était donc là que l'on pouvait observer les comportements de chacun, leur façon de vivre cette dictature sanglante, durable et cruelle.

Valverde observait le Londres moldu s'endormir. Ses mains travaillées par le papier, la lecture et l'écriture se joignaient et incarnaient tout le charisme de son actuelle posture. De dos à son bureau, plongé dans le calme coutumier, le vieil homme regardait ce qu'il y avait de plus horrible à sa vue actuellement.
Bientôt, ces horribles carcasse métaliques disparaîtraient. Bientôt, il n'y aurait plus ces individus vides et débiles déambulant dans les rues goudronnées sans savoir où aller. Il y aurait la puissance Sorcière. Le Sorcier et la Sorcière, fiers de leur position dans la société et offerte par la Nature. Ils incarneraient ce qu'il y aurait de plus fort. Les pavées remplaceraient les routes, les boutiques Sorcières permettraient à quiconque voulant acheter de le faire sans encombres. La société Sorcière prendrait enfin le dessus, laissant au Sang Moldu la place qu'était la sienne.
L'Intendant observait cette certitude qui arriverait un jour en ayant enfin le temps de se reposer en temps de paix. Six mois auparavant, il devait gérer cette crise microcosmique dans un macrocosme déjà en guerre contre l'Irlande. Il s'y était presque habitué, à ces gardes et militaires sans cesse présents, à ces attaques et ces batailles sans lendemains qui chantent, à ces personnes qui mourraient chaque jour tandis que le Purisme s'installait de plus. C'était devenu une habitude pour lui d'avoir au moins une fois dans sa journée un dossier sur son bureau qui concernait la guerre. Si bien que désormais, ne plus en avoir aucun était presque un vide dans son quotidien. Certes y avait-il encore des dossiers concernant l'Irlande. Mais la paix avait remplacé la guerre. Les batailles étaient tombées sous le joug de la sécurité, tandis que la Justice remplaçait la Faucheuse impitoyable avec les militaires. Ce nouvel ordre avait demandé bien des sacrifies, bien des vies données pour que lui, désormais, les mains jointes et le visage froid se retrouvât à ce poste qu'il ne pensait jamais avoir. Les trônes, surtout quand ils deviennent gros et bien travaillés, sont plus facilement renversables. Leurs socles ne sont que poussière et ne sont que destinés à ne devenir que poussière.

Qui était Voldemort, dans toute cette immense hiérarchie Puriste? Seigneur des Ténèbres, certes, mais pour combien de temps encore? Valverde se savait mortel. Il avait conscience qu'un jour son corps disparaîtrait de ce monde et qu'il ne resterait qu'un souvenir plus ou moins fort dans la mémoire de chacun. Mais la fatalité de la Mort, cette sensation d'impossible changement qui survient au moment où l'être aimé disparaît, Voldemort en avait-il peur? Valverde n'y croyait pas. C'était comme s'il l'avait déjà apprivoisée. Que cette fatalité, il l'avait fait sienne de manière à ce que jamais elle ne le surprenne dès qu'il aurait le dos tourné. Voldemort, par là-même, était devenu un autre mort parmi les vivants. Il avait accepté la fatalité. Acceptée comme ennemie, mais considérée ainsi et vécue comme telle de façon à ce que la Mort pût déjà être intervenue. Il était donc mort, tout comme Valverde l'était. Car ce dernier, au final, ce n'était rien d'autre qu'un corps mû par une volonté haineuse de voir le sang Sorcier dominer le sang Moldu. Il était désincarné à travers ce qu'il était. Cette froideur, qui était et resterait une de ses meilleures armes politiques était aussi par dessus tout qu'il n'était rien d'autre qu'une folle machine destructrice et qui détruirait tout pour arriver à son objectif. Il lisait, certes. Mais c'était une lecture désormais presque désincarnée. Il avalait les livres comme d'autres avalent les mets, de manière à ce que cela devînt quotidien et nécessaire. Mais il avait une telle boulimie de lecture que s'en passer n'était plus possible. Son esprit en était affiné, sa réflexion sur le monde et sa façon de gérer les dossiers devenaient meilleures, mais il était à la limite même de la folie. Un jour viendrait où il toucherait au trop et que son esprit lâcherait. Et puisque seul l'esprit le menait aussi loin, puisque son âme n'était qu'une blessure béante qui le désincarnait de jours en jours, il ne resterait plus rien d'Eris Valverde. Quelques semaines seulement et son corps suivrait l'esprit. Là où ils avaient toujours du être. Dans la mort.

Quand Neeson toqua et entra suite à l'autorisation de l'Intendant, il trouva un bureau plongé dans un calme coutumier et froid. Les bûches continuaient à brûler, tout était vide d'humanité. Des dossiers à gauche, des livres à droite, des feuilles de parchemins recouvertes de notes au centre. La table de travail de Valverde représentait cette organisation qu'il emmenait à chaque fois avec lui. Chaque livre dormait dans les immenses bibliothèques. Les fauteuils ne semblaient être ici que pour la décoration. Symétriquement installés, neufs, magnifiques dans leurs couleurs, on croyait presque que personne n'était ici la journée. Que c'était un endroit de la fatalité. Quelque chose qui ni le temps ni personne n'arrivait à changer. Et plus loin, au fond de la pièce, entre deux immenses bibliothèques, cette statue de fer observait scrupuleusement la moindre des actions de chacun. Neeson pouvait presque ressentir une sorte d'admiration pour cet homme dont il avait su la position affaiblie. Le secrétaire, du haut de son petit poste face à tous ces puissants qui passaient par son bureau pour rencontrer l'Intendant, avait bien compris que le pouvoir chez les Hommes n'amenait pas toujours à une stabilité. Instables eux-mêmes, ceux-ci s'entretuaient à chaque fois. Et nombreuses avaient été les occasions pour beaucoup de faire chavirer et tomber cet homme qui se tenait devant sa fenêtre. Mais il avait tenu bon. Il avait tenu bon à Roseburn, à Jugson partant, à Mulciber arrivant, à McGonagall chassant, à Menroth mourant. Il avait survécu à la guerre, non sans risques mais certes pas les pires, il avait survécu à Poudlard et à tout ce qui avait pu s'y passer. Et il était maintenant là, pétri de glace et de calme et inchangé dans son être. Toujours cette austérité rassurante, cette forme du Purisme que l'on veut avoir auprès de soi tout comme on aime voir des guerriers à la Lestrange ou Mulciber. A certains la dangerosité folle, aux autres la constance froide et calme.

« Monsieur l'Intendant. Un message, pour vous. »

Valverde se retourna. Comme toujours, il plongea son regard dans Neeson. Quelques secondes, même pas de quoi composer une minute. Il ne pouvait faire en sorte d'être entouré par un ballet de fantômes. C'était là le risque non pas de gens au pouvoir mais des gens occupés et qui avaient à rencontrer dans leur journée nombre d'individus qui redeviendraient des inconnus dès qu'ils auraient quitté son bureau. Au contraire, lui, il faisait le choix de regarder chacune des personnes avant même de s'occuper de ce qu'elles lui communiquaient.
Il prit le morceau de parchemin. Sceau de la Bergerie. Le vieil homme l'ouvrit et observa. On le demandait là-bas. Et ce on n'était pas aussi général qu'on pouvait le penser. Voldemort en personne y était, chose qui n'était ni prévue ni étonnante puisque le Mage-Noir aimait faire des surprises à ceux qui devaient lui donner des résultats.
L'Intendant sachant qu'il ne repasserait pas par Buckingham prit quelques dossiers avant de partir. Neeson avait encore quelques tâches à terminer. Ils se retrouveraient vers sept-heures et demi le lendemain matin. Eternel cycle que celui du travail, que Valverde n'avait jamais arrêté en toutes ces années.

Sans-doutes lui fit-on plus de révérences qu'à Voldemort à son arrivée à la Bergerie. Non pas parce qu'il était plus respecté et plus important, mais bien parce que montrer trop de zèle au Seigneur des Ténèbres restait signer son arrêt de mort. Mais la froideur habituelle de l'Intendant ne manqua pas de calmer les ardeurs hypocrites de ceux qui se baissaient sur son passage.
On lui indiqua le chemin à suivre pour se rendre jusqu'à celui qu'il accompagnait désormais depuis plus de trente ans.
Et le vieil homme entra dans les sous-sols, dossiers sous les bras, robe rouge-sang flottante et regard de glace. Il posa ce qu'il avait entre les mains sur une table, installée contre un mur. Et une fois qu'il fut arrivé à hauteur de Voldemort, il le salua avec toujours autant de froideur et de calme.

« Mon Seigneur. »
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MessageSujet: Re: Le Loup entre dans La Bergerie [PV Eris] Lun 17 Mar - 17:48

Tom Elvis Jedusor n'aimait pas attendre. Il avait un certain déséquilibre dans l'absence d'autre but que de celui de se fier à la venue de quelqu'un. Attendre c'était perdre le pouvoir, perdre la domination et être dominé, dominé par la personne qui devait venir. Telle était sa vision dans son esprit sinueux et rotor alors qu'il était lui même la propre cause de sa propre attente, il s'en contre-fichait. Seule comptait son temps à lui, celui des autres n'avait pas de valeur, pas de goût ni même véritablement d'existence à ses yeux. Le temps n'était rien d'autre pour les autres que ce qu'il exigeait d'eux en plus de leur vies. Il n'avait pas la folie des grandeurs comme on pouvait le croire, il respectait juste l'ordre des choses qui, dans son esprit, était celui de sa toute supériorité. Il ne se croyait pas supérieur, il se savait supérieur, ce qui, sommes toute n'était pas du tout la même chose.

Cette nuance peu de ses collaborateurs l'avait pleinement comprise, il pouvait même dire qu'il n'y en avait eut que cinq. Severus, Bellatrix, Scofield, Valverde et Brom. Chacun de ces cinq fidèles avait eut ou avait encore une estime véritable de la part du Maître. Et cette estime se manifestait par une seule et unique chose : une confiance relative. Cette confiance offrait à ces mangemorts là une grande chose que tous désiraient, à savoir de l'autonomie. Il ne leur dictait pas la façon de faire comme il pouvait le faire pour les autres de ses fidèles, que du contraire, il s'évertuait à leur offrir un objectif clair et à les laisser le remplir de la façon dont il leur plairait, mais toujours au grand toujours, ce privilège avait pour étroite amie la pure cruauté dans le jugement de ce résultat. Décevoir le Maître, c'était comme provoquer la Mort elle-même, lui demander action et punition. Et peu d'hommes ignoraient à présent le goût de la punition du Seigneur des Ténèbres.

Mais l'heure n'était pas à la punition, car aussi singulièrement violent Jedusor était-il, il n'en restait pas moins un homme extrêmement intelligent et il savait ce qui était possible et ce qui ne l'était pas. Or Valverde, même si il était un homme très organisé, ne pouvait pas s'absenter sans donner quelques ordres ou sans clôturer quelque entrevue. Ainsi, aussi agaçant et peu appréciable était-elle, l'attente qu'il imposait inconsciemment à son Maître était nécessaire, et même si le Maître était haineux de devoir faire preuve de patience, il n'en tiendrait par rigueur à son Mangemort.

Lord Voldemort prit grand soin à se divertir le temps que l'Intendant arrive sur place. Il fit le tour de sa cave. Ce serait un lieu qui lui serait dédié prochainement. Il plaça quelques enchantements extrêmement complexes et extrêmement dangereux. Il avait par exemple ensorceler l'eau de telle manière à ce qu'elle noie toute personne en effleurant la surface. Il avait également traiter le fond des bassins avec un sortilège d'apaisement qui se propageait et s'appliquait également à l'eau toute entière. Il avait amorcé des pièges magiques interdits d'utilisation depuis des siècles, l'un d'eux était un sortilège d'explosion si violent qu'il pouvait être comparé à une charge nucléaire. Ce maléfice serait déclencher si jamais il venait lui même à mourir. C'était là une magie étrange et très très noire : rares étaient les mages à pouvoir mettre leur propre existence comme condition de dispersion de leur propre magie. Même les plus grands savants ignoraient tout ça, ou tout du moins ne chercheraient jamais à le connaître ou à l'appliquer.

Cette cave était désormais un endroit plus protéger qu'aucun autre en Irlande. Même le Ministère de Dublin n'avait de telles sécurités. Tom Jedusor analysait son propre art ténébreux pour parfaire son enchantement hors norme quand il entendit enfin la voix glacée d'Eris Valverde.


Mon Seigneur.

Le Plus Grand Sorcier de tous les Temps se retourna vers son visiteur, braquant son regard rouge dans celui du sorcier en robe pourpre. Il le jaugea un instant, ne daignant pas répondre de suite, comme pour se venger de sa propre attente qui avait durer une bonne quinzaine de minutes. Lord Voldemort pencha légèrement la tête vers la gauche alors qu'il prenait la parole :

Eris... Nous revoilà enfin face à face.


La robe noire extrêmement légère de Jedusor flotta derrière lui alors qu'il marcha pour se rapprocher de Valverde. Il aimait en imposer par sa proximité physique. Les gens n'osaient ni reculer ni esquisser le moindre geste. Il savait pertinemment que ce style d'attitude causait un grand trouble chez ses serviteurs, mais il s'évertuait à ne jamais le laisser croire une seule fraction de seconde qu'il n'était pas leur Chef.

Je vois que mes derniers ordres à Brom te furent transmis avec vélocité et efficacité. Qu'ils furent appliquer, à la virgule près. C'est très bien mais ce ne sont là que des prémices.

Tu n'es pas sans savoir que les moldus ne me sont pas agréables à regarder Eris, comme ils ne le sont pas pour toi je l'espère. Les dominer ne m'apporte rien d'autre que la fierté d'avoir Briser le Sercret Magique et d'avoir oser ce que personne avant moi n'avait imaginé faire.

Pourquoi donc ne pas profiter de ces pitoyables petits moldus pour avancer encore et toujours plus loin. Le pouvoir, la puissance et la grandeur n'ont de vertus que dans la comparaison. Et on ne peut comparer la force d'une conviction que par la guerre. Cette guerre nous devons la préparer dès maintenant, tu le sais Eris. Le Magistère s'occupe de l'armée des sorciers mais toi, tu vas m'offrir ce dont j'ai le plus besoin, et tu le sais déjà.

Je veux qu'un dixième de la population moldue de ce pays soit devenue une armée d'inferi. Je veux six millions de cadavres dans ces caves. Je transformerai tes récoltes chaque semaine. Il te faudra agir avec rapidité et discrétion. Il est inutile de lever secrètement une telle armée si les disparitions sont trop flagrantes.


Il avait parlé d'un génocide avec le ton le plus serein, tel un homme parlant de la météo avec détachement. Jedusor reprit un instant :

Sinon, comment tourne mon monde ?

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MessageSujet: Re: Le Loup entre dans La Bergerie [PV Eris] Dim 30 Mar - 11:19

Tenter de comprendre la relation entre Voldemort et son Intendant n'était pas à la mesure de tout le monde. Car expliciter le sens de trente années de service, trente années de combat côte à côte ne pouvait être possible que si on l'avait vécu. Eris n'avait jamais rien demandé. Tout n'était, finalement, qu'une histoire d'hasard, bien qu'il n'y crût pas. Tom Jédusor était arrivé au bon moment et au bon endroit. S'il était né vingt années plus tard, un autre aurait pu prendre ce combat pour la Sorcellerie. Peut-être pas aussi bien, peut-être sans Valverde. Tout n'était qu'une succession d'événements qui avait fait qu'il était devenu presque normal que les deux jeunes hommes se rencontrent à l'époque.
Désormais, Valverde n'était pas le Bras-droit de Voldemort. Il n'avait jamais voulu être considéré ainsi, laissant à d'autres la possibilité de siéger à la droite du Seigneur des Ténèbres. Il avait toujours préféré l'ombre. C'était ainsi qu'il avait créé la surprise, dans les rangs des Mangemorts. En 2003, personne ne s'attendait à ce que ce Juge au Magenmagot devînt Directeur du Département de l'Ordre Nouveau. Et pourtant. Il était, trois ans plus tard, Intendant du Royaume-Uni. Ce n'était, pour autant, pas une raison pour que le vieil homme se sente investi d'une place et d'un pouvoir qui le dépasserait lui-même. Sa froideur et sa rigidité faisait qu'il croyait tout bêtement en la puissance de sa mission et de sa cause. Il avait la certitude d'être capable de faire ce qu'on lui avait demandé de faire.
C'était pour cette raison que Voldemort avait une bonne carte en gardant Valverde. Certes n'était-il pas le plus sanguinaire des Mangemorts, certes n'était-il pas le plus serviable et soumis, mais il était d'une intelligence que peu avaient et qui était utile à bien des moments. Le Mage-Noir avait su se servir de cette intelligence. Il avait compris qu'en la manipulant, il manipulait Valverde et ses idées de manière à ce que cela lui serve. De cette manière, l'Intendant était lui aussi sous la coupe de Voldemort. Il ne s'en rendait pas véritablement compte. Personne, d'ailleurs, ne s'en rendait véritablement compte.

Valverde, tout bêtement, faisait parti des Mangemorts qui mettaient très rarement leur robe, encore plus leur masque. Non pas qu'il se croyait investi d'une place privilégiée. En trente ans, il ne l'avait que très peu mis. Il voulait qu'on connaisse son visage, qu'on sache qui il était. Il détonnait avec ses robes rouge-sang parmi les uniformes noirs de certains. Ce privilège d'un habit personnel n'avait été accordé qu'à peu. Rogue, Bellatrix, Brom, Scofield et Valverde. Ils étaient ceux qui avaient servi le Maître sans poser une seule question, sans une seule fois demander quoique ce fût. Il y avait en eux la certitude que jamais ne naîtrait quelque chose d'autre que la servitude pour la cause Puriste. Valverde n'était pas un esclave, et Voldemort en avait totalement conscience. Les deux hommes avaient créé une forme de respect mutuel. L'un, admiratif du courage de l'autre et l'autre reconnaissant des qualités de politicien et de juriste de l'un. Ainsi, les deux étaient liés par une forme de contrat. Je t'aide, tu m'aides. Bien qu'il restait évident que Voldemort avait moins besoin de son Intendant que l'inverse. Mais celui-ci avait compris qu'il était inutile de mettre Valverde à genoux. Le vieil homme, qui avait été jeune en son temps, n'aurait rien fait d'autre que disparaître. Il se serait retranché dans son manoir, protégé par d'ancestraux sortilèges, et aurait été oublié des vivants. Cela aurait été sûrement un gâchis, une perte d'un élément utile à la conquête du monde que désirait Jedusor. Aussi l'avait-il pris autrement. Il l'avait tourné vers qui il était, de manière à ce que jamais Valverde ne soit contraint d'agir contrairement à ce qu'il était. Jamais le Seigneur des Ténèbres ne lui avait imposé la lumière, ni même de bêtes robes noires que tout le monde portait. Il avait la sienne, qu'il mettait dans de grandes occasions comme lors de la bataille de Dublin. Mais ce petit privilège ne montrait pas un rang au dessus. Certains continuaient à porter leur robe de Mangemort sans qu'ils soient de simples esclaves. Valverde avait ce "privilège" simplement parce qu'il était un combattant depuis trente années, et que certaines choses vécues n'étaient pas à la portée de tous les autres Mangemorts.

Quand la question moldue fut évoquée, Valverde observait attentivement le Seigneur des Ténèbres. S'il avait pu, il aurait frissonné ou ressenti une désagréable sensation. On pouvait considérer l'Intendant comme un conservateur toujours porté vers la réforme. Il voulait changer ce qui, au moment de l'existence, était archaïque. Il avait comme désir de mettre les institutions à un niveau commun d'évolution. Certaines l'étaient déjà, d'autres noms. Il voulait donc que, dans son temps, l'évolution gagnée ne soit pas mise de côté. Mais il avait du mal avec les réformes qui faisaient avancer ce temps. Il était de ceux qui ne comprenaient pas bien ce sens de l'Histoire qui peut être parfois très longue puis soudainement se développer en quelques heures et changer le destin d'une société. Il avait du mal à cette rapidité. Son sens de l'observation restait aiguisé, si bien qu'il ne mettait que quelques secondes à prendre conscience des choses. Mais l'Histoire, elle, restait une grande inconnue pour ce savant qui l'avait pourtant tant étudié. Il cherchait la mise à distance, tentant de comprendre ce que les événements montraient aux hommes. Mais lorsqu'il était lui-même mis dans cet immense panier et qu'il volait à la même vitesse que tous les autres, il n'y arrivait plus. Aussi, l'Intendant avait encore du mal à comprendre cette fin du Secret Magique. Sans-doutes ne la comprendrait-il pas jusqu'à sa mort. Aussi, avait-il fait le judicieux choix de laisser cela à d'autres. Il orchestrait la communication des Départements, surveillait de très près les dossiers du Ministère Anglais, du Département des Renseignements et des Affaires Moldues, mais lui-même ne s'investissait pas. Il n'était qu'un passeur, surveillant avec rigueur le contenu des dossiers. Il ne faisait qu'observer, sans prendre part à l'entreprise immense. Il continuait, pour sa part, à travailler sur les Sorciers. C'était une politique très utile, notamment parce qu'il fallait être sur deux plans. Mais en agissant ainsi, Valverde prouvait qu'il n'était peut-être plus des nouveaux temps. L'énergie que déployait Voldemort à toujours avancer n'était peut-être pas la même que Valverde. Peut-être que cette questions Moldue le dépassait et qu'il préférait la laisser à de plus jeunes pour la traiter. Il continuait son travail, très utile au demeurant, quant aux Sorciers.

« Nous avons commencé un tri dans la population moldue. La Commission mise en place par Mulciber nous aide à ségréguer cette population de la meilleure façon possible. Les moldus prennent conscience, comme les Sorciers il y a trois ans, de la nécessité de purifier leur société. Des théoriciens de leur espèce avaient commencé cela avec brio en imposant des politiques nationalistes. Aussi les moldus sont déjà formatés au rejet de l'autre. Ainsi, ce n'est pas complexe de leur faire accepter que certains meurent. Mais nous avons conscience de l'importance la discrétion. Nos Services Secrets vont ainsi se charger de la majorité du travail. Mulciber a un travail important, mais qui reste de façade quant à ce que vous voulez vous. Nous avons donc une double politique. »

Ceux qui géraient la question moldus travaillaient sur quatre plan. L'information, la sécurité et l'élimination. Le Ministère Anglais se chargeait du second. L'Intendance des deux premiers. A l'origine, d'après ce que Brom avait dit à De Saint-Clair, ces trois plans auraient du être réunis en un seul et lui auraient été confiés. Valverde avait fait le choix de séparer ces trois instances. Car il était tout simplement banal que de créer une superstructure, encore plus de la détruire. C'était aussi pour cette raison qu'il avait retiré l'Education du Peuple et l'Information Sorcière à l'Ordre Nouveau. Car il suffisait qu'il arrivât quoique ce fût à Witcher, et tout s'écroulait. C'était sûrement une manière de penser dictatoriale. Les esprits autoritaires fonctionnaient ainsi, laissant à voir des structures de dictature qui se retrouvaient. Les institutions étaient divisées, des services se trouvant là, d'autres ici. De cette manière, tout le monde n'avait pas un seul pouvoir. Il y avait que les mieux gradés qui s'y retrouvaient, puisque c'était eux-mêmes qui avaient réalisé ce découpage des services. Valverde, en divisant la question moldue en trois points, s'assurait de contrôler les trois acteurs. Mulciber, Paravell et Alexieva. Il aurait évidemment pu contrôler Tryan. Mais sa place aurait été trop risquée. Perdre le français, que cela soit physiquement ou psychologiquement, c'était perdre toute la question moldue. Perdre Mulciber n'était pas dramatique quant à celle-ci. On trouverait le moyen de prendre quelqu'un d'autre si le bonhomme mourrait, ou refiler ses pouvoirs à un autre s'il décidait soudainement de n'obéir à personne. De même pour Paravell ou Alexieva. Le temps leur donnerait peut-être un jour plus de pouvoir, que cela avait été le cas pour Valverde. Mais pour le moment, il préférait gérer la question moldue de cette façon. Car il était certain que le risque était grand, dans la mesure où la question moldue restait une nouveauté dans la société, et que n'importe qui pouvait la prendre et la faire sienne prétendant répondre au nom de grand Réformateur des Moldus.

Voldemort n'était pas idiot. Il avait su admettre qu'il n'était pas capable de tout, redonner à d'autres ces choses qu'il ne pouvait pas faire, tout en s'assurant de les contrôler. C'était le cas avec Valverde quant à la politique, de Brom quant à la guerre, de Crow pour la guerre. Il s'assurait une meilleure protection, mettant d'autres personnes en avant pendant qu'il se gardait pour le meilleur dans les guerres. Tous ces Mangemorts, surtout les plus puissants, n'étaient que des membres vulnérables de l'avant-garde. Et tous n'avaient pas envie d'être dans cette avant-garde, préférant rester en sécurité en arrière. Valverde, lui, était des tous premiers. Voldemort le savait et s'en servait avec finesse. Quoi de mieux qu'un être déjà mort intérieurement à mettre en avant? Il ne risquait rien. Et Eris n'avait aucunement peur des dangers que lui imposait sa fonction. Il n'en avait jamais eu peur. Que cela fût lorsqu'il avait infiltré le Ministère dans les années soixante-dix, ou lorsqu'il était en prison, ou lorsqu'il avait rallié des ethnies druidiques, ou quand il était entré à l'Ordre Nouveau puis à Poudlard. En somme, Valverde et d'autres puissants étaient ces futurs sacrifiés que César évoquait dans sa Guerre des Gaules. Ces hommes qui acceptaient d'être nourris comme des bêtes de foire de manière à ce que le sacrifice à venir soit le mieux pour les Dieux. Ils étaient ainsi considérés, ces Mangemorts à des postes importants. Ils prenaient de grands risques. C'était pour cette raison que Valverde n'avait jamais cherché à avoir des postes plus importants que d'autres, et qu'il était surpris que des Mangemorts cherchent à avoir le sien. Jamais il n'avait voulu être Intendant. Il l'était, c'était un choix de Voldemort qu'il chercherait à mener à bien jusqu'au bout. Mais il savait que sa place était risquée, ses responsabilités immenses.

« La guerre en Irlande a secoué plus d'une action. Vous avez prouvé être capable de soumettre des pays par les armes. Si nous prenons des pays comme l'Espagne, ils ont récemment changé de Ministre et suivent rigoureusement une politique Puriste. La fin du Secret Magique dans le Royaume-Uni a obligatoirement entraîné celle de toutes les autres nations. Je crois qu'il est important de faire en sorte que ces nations aient la même certitude de politique Puriste que nous. Car si nous avons pu mettre fin au Secret, c'est justement parce que la question Sorcière est sûre en nos terres. Elle l'est moins dans celle des autres. Les bourbistes n'hésiteront pas à attaquer de faibles bases censées être fortes. Nous devons donc s'assurer à ce que toutes les bases restent solides pour que votre guerre remette la Sorcellerie a la place qui a toujours été la sienne. Valverde ne donnait pas d'ordre. Utiliser le verbe devoir était plus vis à vis de lui-même, se donnant des objectifs dans sa ligne politique. Objectifs qu'il transmettait à Voldemort, pour celui-ci soit toujours au fait de ce que l'Intendant faisait. Il continua, de sa voix calme et comme de coutume glaciale. Pour que la question Moldue soit assurée, il ne faut pas que nous revivions ce que nous avons vécu quant à certains qui ont désiré avoir plus qu'ils n'avaient. Le meilleur travail se réalisera si et seulement si chacun fait ce qu'il est capable de faire, à la fonction qu'il lui a été attribué. »

Rigueur administrative oblige. Valverde fonctionnait ainsi. Il avait besoin qu'on respectât sa fonction et que d'autres respectent la fonction des autres. Il exigeait des chefs de Services qu'ils obéissent aux Directeur de Département. Il en allait de même pour la hiérarchie. Brom avait ses méthodes, déléguant et mettant tout le monde à l'épreuve. Valverde avait été de ceux qui en étaient sortis vainqueurs, d'autres étaient tombés au combat. Une forme de sélection des Mérites. Mais il ne fonctionnait pas comme ça. Il croyait en ce que chacun était capable de faire, assigné par Voldemort. Il croyait aux compétences des Mulciber, Eccleston et Witcher. Un temps viendrait peut-être où ils seraient ailleurs. Mais à l'heure actuelle, ils étaient à leur poste. Ils n'avaient rien d'autre à faire que se perfectionner dans ceux-ci et proposer le meilleur d'eux-mêmes. En cela, ils gagneraient la reconnaissance de l'Intendant.
Même s'il lui en coûtait beaucoup auprès de Voldemort, Valverde n'hésiterait pas à renvoyer certains placés par le Seigneur des Ténèbres lui-même. Il ne voulait pas que les choses ne soient pas comme le Seigneur des Ténèbres l'avait voulu. Et si Eccleston se trouvait incapable de régir la Justice dans l'entière Intendance, il demanderait quelqu'un d'autre. Il en payerait le prix s'il le fallait, le ferait évidemment après consultation et très longue réflexion. Ceci était rare chez le vieil homme, qui essayait toujours de pousser les autres dans leurs défauts afin qu'ils les corrigent. De plus, n'ayant aucun ego, il fallait des cas extrêmes pour qu'il renvoie quelqu'un. Mais il n'hésiterait aucunement à le faire, surtout lorsque tant était en jeu.

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MessageSujet: Re: Le Loup entre dans La Bergerie [PV Eris] Jeu 10 Avr - 13:59

Les hommes de Voldemort avaient tous un véritable sacerdoce. Imposé par leur maître devant les yeux complices de chacun de leurs homologues respectifs. Tous avaient reçu des missions précises mais qui, finalement, pouvaient se résumer à une seule : contenter Tom Elvis Jedusor.

Y avait cependant un hic dans ce beau tableau, le Seigneur des Ténèbres était quelqu'un d'impossible à contenter, de part la nature même de son être. Il en voulait toujours plus, toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus extrême. Pourquoi donc ses serviteurs essayaient-ils encore ? L'évidence même était la peur que cet homme sucitait chez ses collaborateurs. Chacun savaient qu'il valait mieux le décevoir en apportant quelque chose que de ne rien apporter du tout.

Il existait comme ça, dans le monde de Lord Voldemort, des actes qui jamais ne pourraient être commis par deux fois. Trahir. Insulter. Ne rien faire. Négliger. Contredire. Tant de choses bannies du quotidien de tous les serviteurs de Jedusor par sa simple existence. Faire ça, c'était l'inviter à vous violenter et vous tuer. Pouvait-on pour autant dire que Tom empêchait ses Mangemorts de vivre dignement et librement ? Si on lui avait posé question, le Maître aurait très certainement répondu non. Mais il était celui qui imposait la loi et non celui qui la subissait. Et subir une telle pression, une telle exigence, et vivre avec le doute planant de la menace mortelle que représentait la trahison à la confiance du Maître, ce n'était, pour bien des hommes, plus vraiment vivre.

Il existait pourtant des serviteurs, tels Valverde, Crow, Mulciber ou Brom, qui s'épanouissaient dans ce quotidien calamiteux qu'imposait le seigneur des ténèbres. On pouvait même dire qu'ils vivaient  mieux qu'auparavant. Que le monde qui se bâtissait était fait par eux pour eux, sous l'égide de la toute puissance de leur Maître.

Etrange vie que celle des subalternes de Jedusor. Mais Lui ne s'en rendait pas compte. Cela faisait bien des années que Tom était déconnecté de la réalité. Mais personne au grand personne n'aurait jamais osé le lui dire. Tout le monde est poli et s'incline devant le plus grand sorcier de tous les temps. Même si celui-ci fabrique plus d'ennemis que d'ami à chacun de ses actes. Briser le secret Magique avait mis dans la merde tous les pays du monde. Lui était prêt, grâce à Brom pour sa préparation et grâce à Valverde pour la mise en place de tout le nécessaire pour contrôler la populace moldue.

Il avait gagner la bataille avant même qu'elle n'eut commencée. Les autres nations ne le virent pas venir, ils croyaient que Brom bluffait dans ces allusions de jadis, ils croyaient que Jedusor n'aurait pas le cran de mettre de tels plans à exécution. Hé bien si. Il l'avait fait, sans le moindre regret, sans la moindre empathie. Il avait promis et la promesse de l'ombre s'était réalisée à la lueur du jour. Quoi de plus beau ?

Jedusor écouta les paroles de son Intendant avec intérêt. Il aimait avoir des nouvelles de son monde. Ici les portes ouvertes étaient enfoncées, mais cela ne faisait que flatté un orgueil sur-dimensionné, rien de bien méchant. Jedusor trouvait cela même appréciable lorsqu'il était de bonne humeur, et pour l'instant, il l'était. A n'en pas douter. Il ancra son regard dans celui d'Eris, les deux hommes étaient fait pour être liés. L'un était tout ce que l'autre n'aurait jamais su être. Tom n'aurait jamais pu s'écraser et obéir. Jamais. Valverde n'aurait jamais pu dominer la magie puis avec elle dominer les hommes. Il n'avait que trop souffert de l'usage de la Magie Noire. La violence physique et psychologique était quelque chose qu'il ne saurait jamais contrôler car au delà de sa froide carapace se cachait, le maître le savait, une grande peur et une grande souffrance. La politique lui convenait mieux. Le chemin était alambiqué, la menace tacite. Quoi de plus éloigné de Jedusor ?


Oui la Politique Extérieure doit être ta priorité.

Ils sont désorganisés, comme je l'avais prédit. C'est pour cela que tu dois me placer comme la seule alternative. Les Moldus croient de nous ce que l'on daigne leur apprendre. Les autres gouvernements n'étaient pas prêt à agir, ils sont donc tous, sans la moindre exception, en retard.

A lumière tu vas faire de l'Intendance la terre promise à un avenir en toute sécurité et prolifique pour les moldus. Dans l'ombre tu m'aideras à façonner l'armée d'Inferi qu'ils craignent voir un jour émerger pour les tuer. Et avec Brom, nous assoirons notre supériorité sur les autres pays. Par la menace ou par la guerre.

Te voilà avec un beau programme entre tes mains. Je sais ta tâche lourde, mais elle est nécessaire. Elle est ma volonté, et je ne veux pas qu'elle soit bâclée.

Si tu as besoin que je t'éclaire sur quelque chose, je t'écoute, sinon, tu sais ce qui te reste à faire Eris. Ne me déçois pas.

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MessageSujet: Re: Le Loup entre dans La Bergerie [PV Eris] Mar 15 Avr - 12:41

Être dans la même pièce que Jedusor avait quelque chose de particulièrement intense. On sentait bouillir cette détermination, cette violence perpétuelle que même l'insensibilité chronique du vieil homme ne pouvait pas ne pas ressentir. Ne pas avoir peur était possible, ne pas ressentir la menace constante de cet homme non. Voldemort avait quelque chose d'honnête dans sa fureur, de vrai dans sa folie qui faisait qu'il ne mentait pas à ses adversaires. On savait à quoi s'attendre, personne n'était dupe de ce qu'était capable de faire celui qui était désormais connu comme étant le plus dangereux sorcier de tous les temps. Se retrouver dans la même pièce de lui, alors que certains vieillards ne l'avaient même pas vu une seule fois et tremblaient de peur à la simple évocation de l'idée Voldemort avait un côté jouissif pour ceux qui le voyaient très régulièrement. C'était en cela que la considération pour les Mangemorts était intéressante. Valverde, Mulciber, Crow, Witcher et tant d'autres avant et après eux étaient les représentants de Voldemort dans des sphères publiques où le commun avait beaucoup plus de chance de se retrouver face à son pouvoir. Aussi, les respecter c'était respecter Voldemort. Les défier, c'était défier Voldemort. Le Mangemort Politicien s'était servi de cette analogie publique pour qu'on le respecte. Il avait fait en sorte de construire son image sur celle de la peur de Voldemort. On craignait Valverde, parce que Valverde était l'homme aux discours, celui qui avait véhiculé la parole Puriste à travers plusieurs pays et plusieurs villes. Mais il n'était pas Voldemort. Sa froideur et son calme demandaient respect mais ne faisaient pas obligatoirement aussi peur que la folie nerveuse du Seigneur des Ténèbres. De cette manière, il était plus accessible que Voldemort, comme l'étaient les autres Mangemorts. Ils étaient les prêtres. Crains, respectés, mais on savait qu'il y avait encore au-dessus l'option Voldemort. Alors on acceptait ce qu'on vivait, notamment parce qu'on se disait toujours que pire pouvait encore arriver. Certains Mangemorts, dont Eris, étaient allés très loin dans la torture et la barbarie. Sûrement aussi loin que Voldemort. Mais le peuple avait accepté, notamment parce que Voldemort avait toujours travaillé son image dans l'absence. L'absence présente. Une forme de peur perpétuelle, où on se dit que la menace est là quelque part et qu'elle peut frapper n'importe quand. Les Mangemorts restaient le dernier rempart qu'il fallait sans cesse entretenir, respecter et honorer pour éviter la colère de leur Maître. Les deux partis en avaient pour leur du. Voldemort d'une part, qui restait le plus craint de tous et les plus respecté, les Mangemorts de l'autre qui étaient le pouvoir quotidien.

Mais Eris n'était pas du peuple. Il était des puissants, de ceux qui tournaient autour de Voldemort. Sans le vouloir véritablement, se considérant plutôt comme un autodidacte solitaire par nature, mais bel et bien dans les plus puissants. Cela durerait le temps que cela durerait, mais il ne pouvait pas se prétendre d'une place qui n'était pas la sienne. En présence de Voldemort, il avait la certitude d'être sur le bon chemin. D'avoir bien fait de choisir le Purisme. Il était l'un de ses représentants politiques, un membre influent de l'ancien Parti Puriste Anglais. Il était la branche politique des Mangemorts, celle qu'il fallait donc savoir tenir à ses côtés avec finesse tout en ne les laissant pas oublier qu'ils étaient les serviteurs. Mais l'Intendant ne se croyait pas un serviteur de Voldemort. Il était un serviteur de la Sorcellerie, guidée par Voldemort. Voldemort qu'il fallait donc respecter, suivre et honorer pour son action. Mais jamais le vieil homme ne se considérait pas comme l'esclave de Voldemort. Il n'avait déjà pas besoin de le faire, au vu de la considération qu'avait le Mage Noir de toutes les choses qui pouvaient respirer dans ce monde. Il ne se considérait l'esclave de personne. Et Voldemort savait cette conception. Et il savait aussi également que Valverde n'avait pas peur de la mort, pas plus que de perdre le pouvoir. Trente années dans l'ombre, seulement trois à l'Ordre Nouveau puis à Poudlard, il n'en mourrait pas de retourner d'où il venait. Il s'était construit dessus et la politique était pour lui un désert d'épreuves qu'il fallait vivre pour en ressortir plus fort. Quant à perdre la vie, c'était inutile d'y penser, il l'avait déjà perdue. Somme toute, il n'y avait qu'une seule chose pour faire peur à Valverde: le priver de défendre la Sorcellerie et prétendre que ce fût de son propre chef. Il en allait de son honneur, de sa vengeance, de la haine qu'il avait envers tous ces êtres immondes qu'étaient les Nés-moldus. Sa famille s'était construite sur la haine. Les français du Val de Verre, ceux venus de France car chassés, cet artisan devenu rentier par la force des choses au XIIe siècle, c'était là toute la force de ceux qui peu à peu étaient devenus les Valverde. En priver le dernier de cette immense famille, c'était le tuer avec la plus belle des souffrances. Là était tout le pouvoir de Voldemort. C'était en cela, et en rien d'autre qu'il tenait son actuel Intendant et futur Directeur des Lois.

Pouvait-on dire que le Mage Noir avait besoin de son Mangemort Politicien comme d'un tas d'autres? Oui, et non. L'extrême réponse serait débile et sans intérêt. La chose était complexe, la relation avec les Mangemorts tout à fait intéressante. C'était un cercle infernal, dans lequel Voldemort était compris. Le tout ne tenait qu'au respect des Mangemorts. Mais eux, ils restaient en vie et étaient craints par le peuple qu'avec Voldemort. C'était une relation de double échange. Je te donne la crainte des autres, tu me donnes le pouvoir.
Il y avait certains Mangemorts qui l'avaient compris et s'en servaient. Le premier du nom avait été Menroth. Sans doutes en existait-il encore, des plus malins et plus discrets, ou simplement de ceux qui n'avaient pas encore eu suffisamment de pouvoir entre les mains pour se faire remarquer. Ceux là n'étaient pas idiots dans l'absolu, mais arrivaient un peu tard ou trop tôt. La gloire, le pouvoir, tout était à Voldemort pour le moment. Il fallait soit avoir été des premiers Mangemorts à suivre, soit attendre quelques décennies que le Mage-Noir disparaisse. Si tant est qu'il disparaisse un jour, ce qui n'était ni souhaité par Valverde, ni imaginé par qui que ce soit à l'heure actuelle mis à part De Saint-Clair et les hors-la-loi. Mais qui prévoyait et certifiait l'avenir?
Le vieil homme écouta avec attention. C'étaient les ordres de Voldemort, lancés rapidement sans instances formelles. Être Intendant, c'était recevoir ces ordres, les transformer en administrativement applicables et faire en sorte que tous respectent les souhaits du Seigneur des Ténèbres. Valverde ne prenait jamais une décision sans qu'elle ne fût rattachée à l'idée de Voldemort ou même qu'elle soit cette idée d'origine.

« Bien, Mon Seigneur. »

Voldemort avait parlé, il serait respecté. Valverde n'avait jamais mis de côté l'importance de la hiérarchie. Cette importance qui est à la fois structurelle et qui promet toujours la réussite des institutions. Que serait Voldemort sans le respect de ses Mangemorts? Rien. Alors, il faisait en sorte que la hiérarchie Mangemorte fût respectée. Le vieil homme, lui, considérait le rôle d'Intendant comme celui d'un applicateur de la ligne politique Puriste. C'était lui qui dirigeait à sa façon les projets et dossiers, lui qui faisait en sorte que l'empire politique et public de Voldemort soit fort et puissant. Mais Valverde ne contrôlait pas les Mangemorts. Il ne contrôlait ni Eccleston, ni Mulciber ni tous les autres. Le seul, dans cette Intendance, qu'il contrôlait en tant qu'homme était Paravell. Et c'était étrangement le seul en qui Valverde se fiait le plus, depuis quelques jours. Aussi, les Mangemorts qu'avait à diriger Voldemort n'étaient pas sous le commandement de Valverde. Ils n'avaient que des résultats à donner sur un plan politique. Eccleston ne se faisait pas remarquer par de quelconques prouesses mais faisait son travail, Mulciber proposait et suivait nombre de dossiers qui ne faisaient que l'honorer, Witcher répondait présent aux demandes de chiffres de l'Intendance. Somme toute, d'un point de vue administratif, l'Intendant n'avait rien à redire.
Mais si leur comportement de Mangemort venait à troubler l'ordre politique et administratif de l'Intendance, Valverde n'aurait rien à dire. Mais il ne serait ni Drago Malfoy, ni John Mulciber. Il ne laisserait pas sa réputation se faire salir par d'autres. Car il était lui-même un Mangemort avant tout. Qui se trouvait être l'Intendant pendant quelques temps. Mais cela s'arrêterait rapidement si les Mangemorts ne jouaient pas le jeu. Valverde espérait que Voldemort le sût. Sans-doutes croyait-il en la possibilité qu'un homme connaisse les moindres nuances de celui qui le représentait politiquement parlant. Ainsi, Valverde espérait simplement que le Seigneur des Ténèbres fût conscient que jamais son Intendant ne laisserait faire quelques Mangemorts dans la destruction de l'Intendance. Jamais, non plus, il n'accepterait que son nom soit posé sur les actions illégitimes et dangereuses d'autres. Il partirait, quoi qu'en coûtent les conséquences à venir.

Il n'y avait pas de cérémoniel, de valets, de circulez. Voldemort laissait comprendre quand la conversation était terminée, quand il avait eu à dire ce qu'il voulait dire. Valverde n'avait plus qu'à faire. Plus que quelques jours, certes, il ne le savait guère encore, mais c'était à lui de mettre en place ce que Voldemort venait de lui demander. Alors il fit un salut de la tête, tourna des talons et récupéra ses dossiers. Des réunions l'attendaient, la journée se finirait dans la nuit et la suivante commencerait très tôt le matin. Pas de trêve pour les dirigeants politiques qui veulent réussir.
Il quitta la Bergerie, avec le sentiment d'avoir de la ressource pour ses dossiers. Mais il était certain que le concours de tous serait nécessaire. Le Ministère avait échoué. Il avait échoué non pas à cause de Mulciber, ou à cause de Menroth, mais à cause de tous. C'était un échec silencieux, dissimulé. Le seul organe qui avait réussi avait été l'Ordre Nouveau. Il avait rétabli la paix interne, décimé en deux ans la totalité des Nés-moldus qu'il restait dans les trois territoires de l'Intendance. Le Ministère, par la Justice et les Mystères, n'était pas parvenu à éliminer les Hors-la-loi. L'Intendant Brom avait gagné la guerre pour l'Irlande. Somme toute, c'était l'Intendance qui avait gagné. On laissait une autre chance au Ministère, avec la question moldue. Mais désormais l'Intendance entendait tout contrôler, si ce n'était au moins tout savoir. Mais il était une certitude dangereuse à ne pas vouloir voir: jamais elle ne réussirait si ceux qui composaient ses Hautes-Sphères se comportaient exactement comme ils l'avaient fait au Ministère. Il n'y avait plus qu'à croiser des doigts. Car l'échec silencieux de l'Intendance n'aurait pas le même poids que celui du Ministère. Car qui viendrait relever l'Intendance? Faudrait-il de nouveau une guerre civile? La fragilisation des frontières, le retour des Nés-moldus exilés, la trahison d'autres Mangemorts, l'augmentation d'Hors-la-loi, somme toute une immense liste de faits qui détruirait le travail de presque dix ans. Et pourquoi? Parce que quelques uns n'auraient pas accepté, le temps de quelques années seulement, de laisser leur pouvoir de côté pour construire des institutions Puristes fortes. Par qui? Par ces Mangemorts que Voldemort aurait à punir si jamais ils ne suivaient pas la ligne de l'Intendance.

Le seul espoir qu'il restait c'était que Voldemort le fît. Valverde, lui, n'était plus qu'à quelques jours d'une démission presque devenue certaine. Rien n'annonçait ce qu'il allait devenir avec cette démission. Mais une chose était certaine: s'il avait à travailler avec le futur Intendant, il ferait tout pour que ce dernier réussisse dans sa mission.
Chose normale mais pas comprise par tout le monde.
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