POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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What doesn't kill you, can maybe make you stronger||L&W Fini

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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: What doesn't kill you, can maybe make you stronger||L&W Fini Lun 31 Mar - 13:57

Ca faisait tellement bizarre. A vrai dire, cela faisait longtemps que Llewelyn Mulciber n'avait pas pleuré ou versé une larme pour qui que ce soit. Y compris pour lui même. S'il était particulièrement lucide sur son sort et ce qu'il était, jamais il n'était allé jusqu'à s’apitoyer sur lui même de cette manière là. Il n'y a pas de quoi pleurer. Il avait toujours été fier, à sa manière. C'est pour cela qu'il détestait s'excuser. Il n'aimait pas plus que quiconque être pris en faute, voire même moins que les autres. On avait tellement passé de temps à lui dire qu'il se plantait pour rien que désormais il refusait d'admettre qu'il pouvait réellement se planter. De toute façon, ici, ça n'avait rien à voir. S'il pleurait, c'est qu'il avait eu très peur. Réellement. Il avait été terrifié à l'idée qu'il puisse perdre Mary, alors qu'il l'aimait, ça ne servait à rien de le nier et il ne cherchait pas à le faire, d'ailleurs. Terrifié, et en même temps tellement heureux qu'elle soit là, vivante, à ses cotés. Il posa son front contre l'épaule de la jeune fille, laissant simplement le temps s'arrêter. Il fallait qu'il se calme. Trop de bonheur et trop de peur à la fois. Il restait sans voix, coupable de ce qui venait d'arriver. Coupable, comme toujours, de n'avoir rien pu empêcher. Il était incapables de penser. Il aurait voulu comprendre et il était anéanti par son besoin de comprendre. Parce qu'il ne pouvait pas comprendre qu'on s'en prenne ainsi à quelqu'un, encore moins à Mary, qui de sa vie n'avait jamais du se battre avec personne.

« Je suis vraiment, vraiment désolé...j'aurais du pouvoir faire quelque chose, j'aurais du les empêcher. » Il essuya les larmes qui commençaient à couler le long des joues de Mary avec douceur et la prit dans ses bras à son tour : « J'aurais tellement voulu que ça tourne autrement. Mais je suis heureux, vraiment, de t'avoir retrouvé. »

Ca pouvait paraître stupide et mièvre, mais il s'en foutait. Llewelyn avait décidé qu'il n'en avait catégoriquement rien à foutre. Il avait simplement honte de n'avoir rien pu faire. Comme déjà dit, c'était un garçon fier et le fait de n'avoir rien pu faire, était quelque chose qu'il considérait comme une faute qu'il ne pourrait pas effacer. Et il s'en voulait terriblement, quoi que puisse dire Mary. Ca n'arrivera plus. Jamais. Oh, comme je regrette...Mais le regret est inutile. Notre système ne fonctionne pas? C'est la faute des autres. Ne jamais oublier de rappeler au peuple que, bien sûr, nous n'avons pas toujours été parfaits mais que les autres sont pires. Si on ne peut rejeter la faute sur l'opposition, il suffit de trouver un autre bouc émissaire, une partie de la population sans pouvoir ni argent. Accusons les bourbistes, les irlandais, les immigrants, les moldus, Jugson, la résistance, n'importe qui. Politique de bas étage qui fait appel aux plus vils sentiments humains. Llewelyn était cynique. Il était purement amer. Il savait que ses propos ne menaient qu'à une chose : la trahison. Il ne pouvait pas s'empêcher de le penser pourtant. Il avait conscience que la vie n'était pas toujours simple et il l'acceptait, mais pourquoi cela devait-il être toujours aussi compliqué ? Dans l'âme, il aimait sa famille, et il aimait son pays, il ne voulait pas trahir le régime. Mais il aimait aussi Mary et il ne voulait pas la laisser. Il sourit :

« Ils me voient déjà presque comme ça. Je suis un bâtard, et les bâtards, c'est bien connu, ont un sang vicié, ils sont à moitié déments. Autant dire que je peux faire à peu près ce que je veux. On trouvera bien un moyen de se voir. »

Il se foutait du reste, il ne voulait pas la perdre, quoi qu'elle dise, ce n'était pas envisageable. Est-ce qu'il était fou ? Qu'il prenait la mauvaise direction ? Sans aucune doute, mais Llewelyn ne voyait pas comment faire autrement, vraiment. Il pensa à sa mère. Quand elle lisait un livre, elle arrachait les pages, au fur et à mesure. Ainsi, quand elle reprenait sa lecture, elle était toujours à la bonne page. Llewelyn avait l'impression que sa vie était comme ça. Et que même s'il voulait revenir sur telle ou telle page, ou sur la chapitre précédent, relire, réécrire, il ne pouvait pas. Le passé est mort. A présent, il reste si peu de pages. Et une immense inconnue à la fin du livre. Il ne savait pas quoi faire. Il savait simplement qu'il voulait rester avec Mary. Faute de mieux, Seigneur, accordez moi un jour de plus. Mais Llewelyn Mulciber ne croyait pas en Dieu, et cette prière resterait inexaucée. Bientot allait arriver l'heure du choix, son grand-père l'avait dit, et que ferait-il alors ? Il n'en savait rien. Il pouvait choisir sa famille, ou le point de vue lucide de son frère. Il en aurait presque serré les poings, tout revenait à lui. Mon frère. C'était celui de la famille qui devait réussir. Qui devait s'en sortir. Qui devait avancer. Mais il n'a pas réussi. Et si lui n'a pas réussi, quel espoir nous reste-t-il à nous? Nous qui sommes incapables de voir au delà de cette vision froide et puriste. S'il est possible de détester et d'aimer quelqu'un en même, alors c'est ce que je ressens pour mon frère. Il avait tout. Et ça l'a tué. Ben Mulciber était mort et avait laissé la place à Limonkov.

Pour en revenir à Mary, il se demanda un instant où elle voulait en venir, puis s'exécuta finalement, avant de se rasseoir près d'elle. Ce qu'elle disait semblait lui couter, et c'est pour cela qu'il écoutait, sans rien dire. L'idée qu'elle reparte en France lui semblait à lui aussi insupportable. Sauf que bon, l'idée de savoir qu'elle était la fille d'un mercenaire et d'un ami de son frère le traitre aurait du faire fuir Llewelyn. Vite et rapidement. Mais il n'eut pas le moindre mouvement de recul. La fille d'un hors la loi. Mieux ou pire que la fille d'un sang-de-bourbe ? Il ne savait pas, il ne voulait pas savoir. Il s'en fichait. Il ne savait juste pas quoi faire, ni quoi dire.

« Non, ça va, c'est assez clair. Tu peux peut-être expliquer à ta mère qu'un très riche héritier d'une famille de sang pur t'aime à la folie et veut t'épouser, ça la convaincra sans doute. Même si riche et héritier c'est à remettre en question, et que je doute d'avoir assez d'argent pour t'épouser... »

Il l'embrassa avec un sourire. Bon, ce n'était peut être pas le moment de faire de l'humour et il reprit plus sérieusement :

« Honnêtement...tu penses vraiment à aller avec lui ? Sérieusement ? Oui, tu es sérieuse. Bon. D'accord, très bien. Ou plutot non, pas très bien. Tu veux vraiment trahir pour rester ? Ils vont te rendre la vie impossible, et vu ce qu'ils disent dans les journaux, ce type, Vaas, est au moins aussi taré qu'Ariana... »

Il avait gardé sa main dans la sienne. Il fit une pause et il continua :

« Tu es vraiment décidée à en venir là s'il le faut, hein ? Bon. Très bien alors écoute moi. Je suis décidé à ne pas te lâcher, moi. Alors je ne sais pas. On va réfléchir, d'accord ? Mais je ne te laisserais pas. J'ai fait suffisamment de conneries et tu m'as suffisamment aider, il est plus que temps que les rôles s'échangent. Et ça ne va pas se finir comme ça, chacun dans un camp, je refuse. »

Qu'est-ce que tu proposes ? Je sais pas. De trahir ? Ta gueule, conscience. Je l'aime, et ça durera. Oui, tu as raison. C'est ainsi : certaines choses ne changent pas. C'est ainsi. Mais surtout n'y crois pas.
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MessageSujet: Re: What doesn't kill you, can maybe make you stronger||L&W Fini Mar 1 Avr - 16:25

Que faire ? Serais-tu paralysée ? Tu sais que tu ressembles à un chat mouillé. Un animal qu'on vient de plonger dans l'eau contre son grés. On a essayé de te noyer je crois. Pourquoi ? Parce que ton existence gêne. Ne me dis pas que tu n'as rien fais. Parfois, on n’a pas besoin de faire quelque chose. Ce n'est pas parce que tu n'es pas violente, que tu n'as jamais attaqué personne, que tu n'es pas gênante pour autant. Ton existence gênait une puriste, une sang-pur. Ca suffisait. Elle a simplement été bête. Elle n'aurait pas du faire les choses comme elle l'a fait. Il aurait fallu qu'elle délègue, qu'elle ne soit pas présente. Sans ça, c'était elle la grande gagnante de cette histoire. Oh je sais, tu penses que dans un cas pareil il n'y a pas de gagnant. Tu te trompes, il y en a toujours un. Ca dépend simplement comment tu exploites la situation que tu as sous les yeux. Tu n'as aucun poids, tu ne peux pas l'exploiter, mais elle pourrait. Ne te crois pas sortie d'affaire. Ne te crois pas en sécurité, tu ne l'es pas. Elle peut encore gagner.

Ca devenait lassant de se parler à soi-même. Techniquement parlant, c'était Eleonore qui lui parlait, sa sœur. Sauf que Mary n'avait plus vu sa sœur depuis plusieurs mois. Elle était revenue en Août en Angleterre et depuis, le seul contact avec sa sœur qu'elle avait eu était la lettre qu'elle avait reçue une semaine plus tôt lorsqu'on l'avait jugé assez forte pour lire son courrier personnel. Son aîné de quelques secondes lui demandait qu'elles mettent leurs querelles de côté pour qu'elle puisse revenir en France. Mary la croyait sincère. Beaucoup de chose peuvent changer en peu de temps. Il semblait que depuis qu'elle était arrivée à Poudlard et torturée, elle avait gagné en maturité d'un certain côté. Elle se rendait compte du fossé qui existait entre ses conflits d'enfants avec sa sœur et la haine pure et dure que lui avait opposée Ariana Bedan. En comparaison, les mots cruels de sa jumelle avaient peu de poids. Ils l'avaient blessée par le passé et souvent fait perdre confiance en elle, si bien qu'elle en était devenue timide et souvent timorée. Depuis, elle avait découvert ce qu'était la haine, ce qu'était la douleur. Bien entendu, ce n'était que physique. Jamais H ou Ariana n'avaient réussi à la touché autrement. Ils n'en avaient pas le pouvoir.

Jusqu'à présent, Mary s'était peu soucier d'Ariana si ce n'était que pour la craindre et l'éviter. Pour être touché par quelqu'un, il faut se préoccuper des gens, les prendre en considération et accorder de l'importance à leur opinion. Or Mary ne faisait aucun des deux. Elle avait toujours vu H comme un ami de Llew. Elle jugeait naïvement que l'amitié était un sentiment assez puissant que pour ne pas interférer dans l'affaire comme il l'avait fais. Ce qui handicapait souvent l'intelligence de Mary, c'était au final sa méconnaissance de la nature humaine. Elle n'en saisissait pas toujours son fonctionnement. Ce qui paraissait souvent logique pour elle, n'était pas toujours la norme pour les autres. Mauvais échantillonnage. Echec de l'observation participante destinée à réduire l'ethnocentrisme de l'individu. Mauvaises données qui génèrent une mauvaise analyse et compréhension de la situation. Mise danger de l’individu.

Depuis une semaine, son cerveau était en ébullition. Elle ne cessait de se remettre en question. D'essayer, quand elle n'était pas en colère, de se souvenir comment elle en était arrivée là. Elle connaissait les divers éléments déclencheurs de ces derniers mois. Ce n'était pas compliqué. Il suffisait de remonter à sa dispute avec Llew lors d'un cours de Politique Internationale. Mais la haine irraisonnée d'Ariana à son égard avait commencé bien avant. C'était ce point de départ là qu'elle n'arrivait pas à retrouver. Pas plus que ce qui avait fait d'elle une mauvaise puriste. La Serdaigle ne parvenait pas à se rappeler quelles remarques ou quelles actions avaient justifiés qu'elle soit cataloguée dans cette catégorie. La jeune fille était consciente qu'elle buttait sur des bêtises. Il lui semblait pourtant important de trouver ce qui avait déclenché tous ses problèmes. Elle réfléchissait trop, toujours. Parfois c'était utile. Pourtant, dans certains cas, il laisser passer ce qu'on ne pouvait comprendre. Les médicomages auraient argués que se concentrer sur sa guérison était la chose la plus importante à faire mais Mary n'y arrivait pas. Elle s'était demandé si elle voulait vraiment guérir. Guérir pour faire quoi ? Il semblait qu'elle n'ait plus de but. La jeune fille ne voulait pas revenir à Poudlard pour que tout recommence comme avant.

Les nouvelles qu'apportaient Wayland et Llewelyn changeaient la donne. Ariana s'en sortirait peut-être mais rien n'empêchait qu’elle aussi s'en sorte. Emprisonnée, peut-être même morte ? Une partie d'elle espérait que non. Pas pour Wayland. Oh bien sur, elle était désolée pour lui. Vraiment. Son amitié pouvait aller jusque là et elle se trouvait généreuse, mais en réalité, c'était pour elle qu'elle aurait voulu savoir Ariana vivante. Confusément, elle se souvenait d'un rêve. Elle n'aurait plus su en donner la teneur mais il avait paru si réel qu'elle avait du mal à croire que son ennemie soit morte. Non, aussi séduisante que puisse être cette possibilité aux yeux de Llew, elle ne voyait pas comment ça pourrait être possible.

Stop, stop, stop. Reprend le contrôle de tes pensées et ne pars pas dans tout les sens. Elle sentait son pouls s'affoler et les appareils magiques auxquels elle était reliée le sentaient aussi. Alors elle se reconcentrait sur Llew. Il était une pierre à laquelle elle pouvait s'accrocher pour ne pas dériver dans le tumulte de ses pensées encore trop confuses pour le moment. Llewelyn qui se montrait inhabituellement affectueux. Voir plus. C'était assez perturbant pour elle qui avait connu son autre facette. Celle qu'il réservait aux sangs-mêlés, aux gens de son espèce en réalité. Elle se demandait à quel point ses opinions avaient changé. Avaient-elles réellement changé ou Jellyka et elle, constituaient-elles juste une exception dans le monde du Serpentard ? Sur le fond, elle n'en avait cure. Elle même se pensait toujours puriste malgré tout ce qui c'était passé. Pour en revenir à Llew, elle était contente qu'il soit avec elle. Quand bien même elle restait étonnée de l'attachement qu'il semblait montrer pour elle. Ca et la culpabilité qu'il ressentait continuait de l'étonner. Mary avait beau dire ce qu'elle voulait, elle n'arrivait pas à faire entrer dans sa tête que ce n'était pas sa faute. Sans faire de mouvement trop brusque, elle brisa leur étreinte et se prononça une dernière fois sur la question. Elle était lasse d'argumenter dans le vide.

"Llewelyn, écoute-moi bien, s'il te plaît. Ce n'était pas ta faute. Sois logique. Attaché comme tu l'étais, tu n'aurais rien pu faire. Au mieux, tu aurais du éviter les provocations inutiles, mais je doute que ça ait changé quoique ce soit. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je ne suis pas bête. Quand je t'ai dis oui pour qu'on se voit de nouveau, je savais que quelque chose comme ça risquait d'arriver. Tout se sait à Poudlard et je te l'avais dis. Alors, si fautif il y a, je le suis autant que toi."

C’était la dernière fois qu'elle le disait. Elle était lasse de se battre que ça soit contre Ariana ou le reste de l'école. Elle n'allait pas commencé à le faire avec Llew. Il semblait qu'ici, elle ne puisse pas lui faire entendre raison. Au final, ils avaient peu de temps ensemble et elle préférait le passé autrement qu'à se disputer. Pour le reste, il semblait décidé à être le plus optimiste possible. Trop optimiste aux yeux de sa compagne ou alors il se mentait simplement à lui-même avec beaucoup d'efficacité. Elle ne put pas s'empêcher de faire une grimace en l'entendant se traiter lui même de bâtard dégénéré. Premièrement, elle n'aimait pas l'expression. Elle la trouvait rude, sans compter que s’il était un bâtard, elle l'était aussi. Enfant illégitime née d'un viol entre un adolescent et une personne déjà adulte en dehors des liens du mariage. Autant dire que même si son père était désormais un sorcier sang-mêlé et mercenaire puissant, son statut n'était pas plus reluisant pour autant. Mary lui aurait également bien dis qu'à son avis, on n'avait pas besoin d'être un bâtard chez les sangs-purs pour avoir des problèmes de dégénérance. Après tout, certaines familles étaient connues pour être plus consanguines que d'autres. Le dire tout haut revenait à insulter Llew et toute sa famille, elle se contenta donc de ne pas rebondir là dessus. Ce n'était pas le moment. La seule chose qu'elle pouvait faire pour l'instant c'était essayé de lui dire la vérité le plus simplement possible. Autant dire que dans un son état, c'était un challenge.

Quand le sort fut lancé, elle lui raconta ce qu'elle pût sans lui donner trop d'information et en essayant d'être le plus cohérente possible. Tâche hautement difficile pour la jeune fille qui n'avait pas l'impression de savoir aligner deux mots correctement. Heureusement pour elle, il l'écouta sans l'interrompre jusqu'à la fin. Une partie d'elle avait cru qu'elle le ferrait fuir quand elle allait lui parler de Vaas. Après tout, la réputation de Vaas était connue, et ce, même à Poudlard. Sans compter que c'était un ami de son frère. Llew parlait rarement de son Benjamin Mulciber, à vrai dire, il ne l'avait fais que par bride. Mary n'avait qu'une très vague idée de la haine qu'il pouvait lui porter. Non, même ça ne le fit pas fuir. Reconnaissante ? Oui, elle l'était. Un peu soulagée aussi.

Lorsqu'elle eut fini, il y eut un bref moment de silence où elle reprit son souffle, jusqu'à ce qu'il se mette à parler. Mary ne put pas s'empêcher de rire. Ce qu'il lui disait semblait tellement hors propos et idiot qu'elle se sentit avoir un fou rire. Rire était douloureux aussi son rire se mua très vite en toux sèche qu'elle tenta de contrôler du mieux qu'elle pouvait.

"Un riche héritier sang-pur qui veut m'épouser ... Tu as d'autres bêtises du même genre ou tu m'as sortie toutes celles que tu avais en stock ? Je doute que ça la rassure, je crois même qu'elle serrait complètement paniquée. D'autant plus que je suis mineure jusqu'en Janvier." Elle lui jeta un regard amusé indiquant qu'elle ne le prenait clairement pas au sérieux. "A moins que ça ne soit ça qui t'intéresse ? Le détournement de mineur ? C'est du propre Llew."

En réalité, qu'il soit hérité, riche ou non, la Serdaigle ne s'en souciait pas le moins du monde. Pas plus qu'elle n'avait un jour pensé au mariage dans sa vie. Non, elle l'aurait simplement préféré sang-mêlé parce que ca aurait simplifié les choses. Il y a des choses dans la vie qu'on ne peut pas changer, ça comme le reste. Bien entendu, elle ne pouvait pas lui dire. Llew aimait rêver de chose impossible. Etais-ce parce qu'il y croyait vraiment ou simplement pour échapper à une réalité qu'il n'aimait pas, tout en sachant qu'il n'avait aucune chance que ses objectifs se réalisent. Mary avait souvent pensé que c'était à seconde possibilité qui prévalait mais en l'écoutant, elle n'en était plus aussi sûre.

La jeune fille envisageait sérieusement de partir avec Vaas mais elle n'avait pas envisagé d'entrainer Llewelyn avec elle. Chacun sa place. La sienne était dans les hautes-sphères de la société. Elle, n'avait de place nulle part parce qu'elle n'était personne et n'avait pas d'importance. Partir avec Vaas lui permettrait d'être quelqu'un. Qui, elle ne savait pas. Elle déciderait en cours de route.

"Papa ...", le mot sonnait tellement bizarrement dans sa bouche qu'elle se corrigea. "Vaas est aussi cinglé qu'on peut le croire, voir même plus. Ariana n'est rien à côté. Il m'a fait tirer avec un pistolet dans le bureau de l'Inquisitrice quand il est venu." Ses yeux s'illuminèrent à ce souvenir. Elle avait trouvé ca incroyablement grisant sans s'attarder sur ce qu'il pouvait y avoir de malsain et dangereux dans la situation. Elle se reprit et le regarda sérieusement alors qu'il extrapolait. 

"Ne parle pas de trahir, pas tout haut Llewelyn. Ce n'est pas une trahison, juste un moyen pour moi d'exister en dehors d'un carcan dans lequel je ne peux pas rentrer et dans lequel on ne veut pas que je rentre. Quoique vous en pensiez, je ne suis pas bourbiste mais je ne peux pas vivre dans un régime qui estime que je le suis. J'ai deux solutions, partir en France ou rester. Si je reste, je partirais surement avec mon père à moins que je ne trouve une autre solution entre temps, mais tu ne peux pas venir avec moi." 

Elle reprit son souffle, elle parlait vite un peu dans l'urgence quand dans le fond, il n'y en avait aucune. 

"Ce n'est même pas une question de camp. Tu as énormément à perdre moi pas, je n'ai rien à t'apporter non plus d'ailleurs. Et en quoi est-ce que j'ai bien t'aider Llew ? Je n'ai rien fais. On à rien fais à part s'apporter des emmerdes mutuellement. Le fait que je t'aime n'y change absolument rien. On veut jouer aux adultes ? D'accord mais il faut arrêter de se leurrer comme des enfants. "

Et sans qu'elle s'en rendre compte, c'était dis. Donc elle l'aimait ? Elle en était la première étonnée, c'était sortit naturellement sans même qu'elle y pense. On dit souvent que la vérité se cache derrière les paroles les plus spontanées. Celles que l'on prononce sans vraiment réfléchir. Elle supposait donc que c'était ce qu'elle ressentait. En attendant, ça ne changeait strictement rien. S'aimer était une chose. Trahir à cause de ça, une autre. Mary avait bien du mal à comprendre ce qui, chez elle, provoquait une telle réaction de la part de Llew.

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MessageSujet: Re: What doesn't kill you, can maybe make you stronger||L&W Fini Mar 8 Avr - 17:56

Ce n'était pas facile de ravaler sa colère, de faire taire la rage en lui. Il avait honte, aussi bien sur, et ça faisait pas mal de choses à gérer, en plus de la joie sans nom de la retrouver. Si bien que Llewelyn ne savait plus trop bien quoi dire, lui non plus. Il était profondément en colère contre eux, contre le reste du monde. Il ne pouvait pas se débarrasser de ce sentiment profond de révolte qui l'agitait en permanence. Bien sur qu'il aurait voulu sauver Mary, qu'il aurait voulu réussir. Ce n'était pas le cas et il en avait honte. Il ne pouvait rien faire, il ne pouvait plus rien faire parce que c'était fini, juste essayer de compter les blessures et de faire en sorte qu'elles se referment. Il n'avait pas envie de l'avouer, mais dans le fond, il savait qu'il ne pouvait rien faire, qu'il n'aurait pas pu faire quoique ce soit. Il avait désespérement espéré que ça n'arriverait pas, mais cela c'était produit tout de même. Drole de vie. Tu crois que tu peux faire quelque chose ? T'es pas sur, t'en sais rien. T'as trop de problèmes pour essayer de gérer ceux de Mary, tu crois pas. Mais ce n'était pas vrai. L'essentiel des problèmes de Llewelyn tenaient dans le fait qu'il vivait dans un carcan d'impossibilités immenses. Un carcan qu'il avouait volontiers vouloir dépasser avec Mary. Elle lui donnait envie de se salir les mains. De voir la vie comme elle était, dans toute sa brutalité, et pas à travers ce décor puriste ridicule qui devait le protéger mais finalement ne faisait que le mépriser, lui imposer des règles, de lui demander de relever le niveau. Relever le niveau. Parce que tu es mauvais. Mauvais par rapport à ton frère. Mauvais par rapport à ton nom. Pas assez, Llewelyn. Pas assez. Il n'avait jamais rencontré quelqu'un à qui il suffisait. Sauf Mary. Voilà pourquoi il ne voulait pas la lâcher.

« Ne dis pas ça, je t'en prie. C'est toi qui te retrouve à l'hosto, pas eux, ni même moi. Tu n'es pas la fautive là dedans – par contre, eux, ils le paieront, si c'est pas déjà fait. »


La colère était sourde, contenue, maîtrisée. Ce n'était pas la rage qui sortait d'un coup chez Llewelyn, la rage qui lui était inhérente parce qu'elle venait de la tristesse. C'était de la haine pure, une haine qui ne s’achèverait jamais. Il savait pourtant qu'elle ne lui apporterait rien, sinon d'autre haine et d'autres colères. Mais alors quoi ? Il devait laisser faire ? Même pas en rêve, le pardon, c'est des conneries, personne ne me pardonne, à moi. Cette inégalité de traitement le rendait amer, comme l'annonce que Wayland leur avait faite. Il aurait voulu éclater la gueule à Yakovsky lui même et s'il n'envisageait pas de sévices à l'encontre d'Ariana, c'est qu'il ne voulait pas faire du mal à son frère – même s'il ne pigeait pas exactement ce qu'il lui trouvait. A défaut d'être baisante, elle devait être baisable, encore que...Et puis pour le coup, il n'avait pas assez d'imagination et n'arrivait même pas à élaborer un châtiment lui paraissant à la mesure de ce qu'elle avait fait à Mary.

Mais quelle idiote, cela dit, Ariana Bedan. Llewelyn se considérait comme puriste, et il croyait au régime. Ne pas le faire eut été, concrétement, une forme d'approbation envers son son frère.Il ne voulait pas approuver Ben. Mais il avait conscience de ce qu'il faisait. Des commentaires. C'est mal ce que tu fais. Pourquoi est-ce que moi, je n'en ai pas l'impression ? Si le purisme, c'était des gens comme Ariana Bedan, alors il ne voulait pas lui ressembler. Il voulait vivre, lui. Rien de moins et rien de plus. J'agis selon leur carcan, c'est pas assez. Je ne le fais, j'ai la même réaction. Alors merde. Je ne veux pas subir, je ne veux pas qu'on me considère comme le méchant de l'histoire. Ce n'est pas ma faute si Ben a trahi, pas ma faute si Edward n'est pas mon père.

Il changeait. Quand on est enfant et qu'on nous dit non, on pique une crise. Quand on est adolescent et que les parents nous disent non, on pique une crise silencieuse. Avec l'âge, on devient plus malin, plus retors. On hoche la tête et on prétend être affecté quand ils nous contrarient, quand ils décident à notre place avec qui on peut être amis, quand ils affirment être mieux placés pour savoir. Le truc, c'est de ne pas se faire prendre quand on leur désobéit. A un certain moment, c'est à nous de décider. D'estimer qu'on est le mieux placés pour savoir. Ou alors, pensai-je en souriant, il suffit d'arrêter de leur demander la permission.

Le fait qu'il soit un bâtard ne dérangeait pas Llewelyn : aucunement, même. Il voyait un peu ça comme une libération. On allait lui foutre la paix. Enfin. Personne ne se préoccupait des bâtards. Cette explication peu objective comme quoi ils avaient le vice dans le sang, pleine de préjugés, le servait. Cela lui permettait d'avoir la paix.

Mais est-ce que cela lui donnait le droit de partir ? Indubitablement, on n'attendrait plus de lui qu'il soit sang pur, qu'il se marie, qu'il hérite. En fait on l'avait déjà déshérité. Mais partir...trahir. Devenir comme Ben. Non. Ce n'était pas quelque chose de possible, quelque chose d'envisageable. Mais laisser Mary ne l'est pas non plus. La laisser, justement, avec des types comme Ben et comme Vaas ? Non.

Et ça faisait mal de se prendre un refus dans la figure. Même si elle lui disait qu'elle l'aimait. Ca faisait tellement mal de s'entendre dire qu'il se faisait des illusions, qu'ils ne pouvaient pas rester ensemble. Impossible de l'accepter. Impossible de comprendre non plus pourquoi elle refusait de croire qu'elle lui apportait quelque chose. Ca, ça l'agaçait :

« Tu sais ce que j’arrive pas à comprendre ? Y a un tas de gens  qui se tuent à t’expliquer que t’es géniale, intelligente, drôle, pleine de talent et tout – moi, par exemple ou Wayland, ou Jill,  non ? Et tu veux toujours pas l’admettre ! Pourquoi on te le répète, à ton avis ? Tu crois peut-être que t’es victime d’une sorte de conspiration, et que les gens ont secrètement décidé d’être sympa avec toi ? » Ce n'était pas de la colère, c'était réellement une forme d'agacement incontrôlable, parce que quand il disait ça, il était sincère, il le pensait. « Mary, on ne reste pas avec les gens qu'on n'aime pas, qui nous apportent que des ennuis. Tu veux la liste ? Très bien. J'ai besoin de toi parce que je n'ai jamais rencontré personne à part toi pour qui j'étais suffisant. J'ai besoin de toi parce que m'as réappris à rire, parce que tu as bien plus de raison et de cerveau que moi. Je ne veux pas te lâcher, et je ne le ferais pas, je refuse. Au risque de passer pour un gosse, comme tu dis. Et si tu veux te comporter en adulte, admets quand même que rejoindre Vaas, c'est une trahison. »

C'était dur comme mots, pourtant il ne voulait pas la blesser. Il soupira avant de la prendre dans ses bras, à nouveau :

« Eh, écoute, viens là. Je voulais pas...je voulais pas être aussi dur. » Il l'embrassa doucement. « Toute façon, ça m'étonnerait qu'on décide aujourd'hui, il faut que je m'en aille et tu as surtout besoin de te reposer. On verra ça quand tu seras en état, OK ? Ou mieux, tu viendras passer quelques jours à la maison cet été, mes parents sont pas là. D'accord ? »

Il l'embrassa une dernière fois avant de la laisser, puis quitta l'hopital. Pour replonger dans la noirceur du vide, de la vie à Poudlard.
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What doesn't kill you, can maybe make you stronger||L&W Fini

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