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Dossier Eileen A. Anderson ( L-Silverleaf )

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MessageSujet: Dossier Eileen A. Anderson ( L-Silverleaf ) Sam 22 Mar - 14:00

Buckingham Palace, un endroit auquel on ne pouvait jamais vraiment s'habituer. Un lieu chargé d'histoire, une bâtisse qui poussait à la reconnaissance et à l'humilité, voilà ce que tout cela représentait pour Silverleaf. Il n'avait fallu qu'une soirée pour que le fleuron des institutions moldues deviennent un trou à fonctionnaires sorciers, quelle tristesse.
On ne pouvait pas enlever les dorures ou le style particulier, mais on avait su enlever les portraits qui dérangeaient, on avait même demander aux commissaires de s'approprier leur bureau, comme pour effacer les traces moldues en ces lieux, comme si cela gênait qu'on laissa en état l'endroit pourtant si beau à l'origine.
La demoiselle avait donc été plus ou moins contrainte à s'approprier l'endroit, sachant qu'elle passait deux jours par semaine ici, le reste du temps elle était en Irlande pour les commissions prioritaires. Elle avait donc décidé de garder les dorures du bureau et de contraster le tout avec sa personnalité joyeuse et rayonnante. On trouvait donc à la fenêtre de joli rideau rouge, probablement fait de satin, trouvé en ces lieux, un bureau de l'époque victorienne, des fauteuils à l'armature dorée et au tissu tout aussi rouge. Concernant la décoration, l'endroit était relativement chaleureux
On trouvait ci et là des photos de famille, de réunion d'anciens de Poudlard, quelques clichés pris à l'Ordre Nouveau quelques temps auparavant, et pis diverses babioles.
Entre les cadres et les dossiers, sur le bureau de la commissaire, on trouvait un joli vase doré contenant des roses rouges déjà en fleur, chose étrange pour la saison mais la magie n'avait guère de limites.

Seul anachronisme au style ancien, les classiques étagères métalliques du fonctionnaire qui, comme on le devinait aisément, devaient être enchantées pour contenir à peu près une vie de dossier du sang en tout genre. L'enchantement était tel qu'on pouvait facilement y entreposé des milliers de dossier. Mais en ce début d'après midi, elle n'en avait qu'un sur son bureau.
Le dossier était déjà quelque peu épais, on devinait qu'un certain nombre de témoignages avaient été apportés, tout cela semblait déjà bien engagé. Ce n'était pas plus mal parce qu'on attendait Silverleaf à Dublin pour le milieu d'après-midi, la rouquine allait devoir commencer de former d'autres commissaires du sang, ou essayer de repérer quelques bons éléments pour l'institution.
On voyait le nom sur le dossier, Eileen Anderson.
Si ce nom de famille était quelque peu courant, une famille s'en détachait particulièrement de par son ascendance et les liens qu'elle s'évertuait à perpétuer.

En examinant le dossier, la rouquine avait découvert, non sans une certaine aversion, que la demoiselle qui allait passer était de la famille d'un homme qu'elle détestait vraiment : De SaintClair. Ce dernier avait apporté son soutien à la demoiselle en envoyant une lettre manuscrite qui attestait du lien qu'il partageait avec sa cousine. La commissaire avait soupiré, elle avait beau vénérer Eris Valverde, son petit protégé lui l'agaçait au plus haut point, et son intervention ne pouvait qu'encore plus la mettre en rogne.
Poursuivant sa lecture, elle avait découvert qu'en plus d'être en lien avec De SaintClair, la gamine se trouvait à Serpentard. Laëti ne fut pas étonnée, l'autre y aurait été envoyé s'il avait été à Poudlard, mais elle trouvait que ce dossier avait des allures de piège et qu'il s'agissait ni plus ni moins d'un bon gros troll à son encontre.

Elle prit sa pause déjeuner après avoir terminé d'examiner le dossier, revint dans son bureau où elle prit un café et prépara l'entrevue, cherchant un peu comment elle allait gérer cette entrevue.
Quand l'heure fut venue, les gars de la sécurité laissèrent entrer la gamine. Poursuivant sa lecture, la rouquine ne dit rien avant que la jeune fille ne s'avance jusqu'au bureau. Terminant sa ligne, la rouquine poussa le dossier avant de relever les yeux vers l'autre, s'adressant à elle d'un ton aussi neutre que possible.

«Vous pouvez vous asseoir miss Anderson.»

Quand ceci fut fait, elle commença l'entretient.

«Comme vous le savez, je suis Laëtitia Silverleaf, commissaire du sang en charge de votre dossier. Je tiens à vous rappeler que l'obtention du statut de sang pur est très difficile et qu'il faut apporter de nombreuses preuves pertinentes pour l'obtenir. Tout cela est il clair pour vous ?»

Elle enchaîna alors qu'il n'y avait pas d'objection dans l'assistance.

«Bien. Avant de commencer l'entretien, j'aimerais que vous répondiez à ces quelques questions, si une information est erronée, je vous prierais de bien vouloir me le signaler.»

Ramenant le dossier à elle, elle le plaça à la première page avant de commencer la lecture.

«« Vous êtes bien Eileen Ava Anderson, né le vingt mars quatre-vingt onze à Edimbourg ? De nationalité écossaise ? Actuellement en cinquième année au collège Poudlard dans la maison de Serpentard ? Et prétention au sang-pur ?»
»


Soulevant une tige de bois fournie avec le dossier, elle la présenta à la demoiselle avant de demander :

«Vous confirmez que ceci est bien votre baguette ?»

Après réponse, elle enchaîna pour lui laisser pleinement la parole :

«Je vous laisse la parole, parlez moi de votre ascendance.»

La commissaire trempa sa plume dans l'encrier, prête à prendre note tout ce que dirait l'interrogée. Elle l'attendait au tournant.
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MessageSujet: Re: Dossier Eileen A. Anderson ( L-Silverleaf ) Dim 23 Mar - 2:50

Cela faisait quelques semaines déjà qu’Eileen avait reçu sa convocation pour la commission du sang. Si elle avait cru, naïvement, pouvoir y échapper un temps, la réalité l’avait bien vite rattrapée. Cependant elle ne s’en faisait pas trop, elle savait que Tryan était passé là-bas avant elle et qu’il était respecté par ses pairs même si elle évitait tout excès de confiance, sachant pertinemment que ce serait aussi mauvais pour elle que trop de stress. Elle s’était donc rendue jusqu’au grilles de Poudlard avant de se faire escorter par deux gros bras jusqu’à Buckingham Palace. Elle n’était encore jamais venue au siège de l’intendance mais il fallait reconnaître que celui-ci ne manquait pas d’allure. Comme quoi toutes les choses moldues n’avaient pas forcément que du mauvais. Eileen n’aurait absolument rien contre travailler dans cet endroit, il était tout aussi grandiose que le Ministère de la Magie, elle pourrait même prendre un certain plaisir à venir ici tous les jours.
Quelqu’un l’interpella cependant et la ramena à la réalité, lui laissant sa baguette, à contrecœur, comme il le lui demandait, la petite blonde continua ensuite d’avancer, suivie et précédée des deux même colosses qui l’avaient escortée depuis Poudlard. Ils devaient avoir peur qu’elle ne s’enfuie. En même temps elle ne voyait pas ce qu’une gamine de quinze ans pourrait faire seule dehors, elle n’y survivrait pas deux nuits.
Elle s’était rendue avec eux jusqu’au département de l’Ordre Nouveau puis ils avaient consentis à la laisser aller s’asseoir seule sur une chaise en attendant qu’on appelle son nom. D’ailleurs elle n’attendit pas longtemps, ils étaient ponctuels ici. Elle se leva alors et entra dans le bureau qu’on lui désignait sans même un regard pour les géants de la sécurité.

Le bureau était tout en lumière et en chaleur, c’était un endroit où on ne pouvait que se sentir bien et elle n’échappait pas à la règle. Un léger sourire aux lèvres elle s’avança, pensant tout de même à la lettre de Tryan où il lui parlait de Silverleaf. Peu importe. Elle allait se faire sa propre idée du personnage. Elle s’avança jusqu’au bureau et tendit la main vers la commissaire pour qu’elle la lui serre. Mauvais réflexe, la rousse l’ignora purement et simplement, un peu décontenancée, Eileen ne perdit cependant pas son sourire, et après s’être assise prononça quelques mots.


« Bonjour mademoiselle Silverleaf. »

Elle tenait vraiment à sa politesse et ce n’était pas parce que la femme qui lui faisait face se déchargeait de ce poids que la blonde allait tomber si bas.

«Comme vous le savez, je suis Laëtitia Silverleaf, commissaire du sang en charge de votre dossier. Je tiens à vous rappeler que l'obtention du statut de sang pur est très difficile et qu'il faut apporter de nombreuses preuves pertinentes pour l'obtenir. Tout cela est-il clair pour vous ?»

Pour toute réponse elle hocha positivement la tête. De toute façon elle n’eut pas vraiment le temps de prononcer ne serait-ce qu’un oui. La demoiselle avait manifestement envie d’en finir rapidement et la présence de la petite Anderson dans son bureau avait l’air de la rendre inconfortable, elle ne se pensait pourtant pas si détestable ou intimidante. Mettant ça de côté, elle préféra se concentrer sur les paroles de la commissaire, elle ne devait en rater aucune si elle voulait être sûre de mettre toutes les chances de son côté.

« Vous êtes bien Eileen Ava Anderson, né le vingt mars quatre-vingt-onze à Édimbourg ? De nationalité écossaise ? Actuellement en cinquième année au collège Poudlard dans la maison de Serpentard ? Et prétention au sang-pur ?»

Elle hocha une fois de plus positivement la tête et ajouta un :

« C’est exact. »

Elle la laissa continuer et l’observa manier sa précieuse baguette avant de reprendre.

« C’est en effet ma baguette, bois d’érable, rigide, 28 cm et un crin de licorne en son cœur. »

Elle fit un sourire à la rousse. Après tout elle n’était pas méchante au fond, non elle était même plutôt gentille. Elle avait toujours aimé les gens Eileen, c’est juste qu’elle avait la mauvaise habitude de leur marcher dessus. Cependant la commissaire n’était pas sur la liste noire de la jeune fille alors elle n’avait aucune raison de se montrer désagréable, au contraire, elle était agréable et polie, comme une bonne fille de son âge. Sa maison importait peu pour ce qui était de son caractère, elle restait Eileen, peu importe où et avec qui elle étudiait.

«Je vous laisse la parole, parlez-moi de votre ascendance.»

Oh … Et maintenant c’était à elle donc ? Juste à elle. Par où commencer ? La vert et argent eut besoin d’user de tout son sang-froid pour ne pas paniquer face à ce soudain saut dans le vide … sans élastique.
Elle ouvrit donc le dossier qu’elle gardait précieusement contre elle depuis tout à l’heure, en sortant des pièces qu’elle tendait à la femme en même temps qu’elle parlait. D’une voix douce mais assurée elle fit donc son explication.


« Bien. Voici pour commencer le blason de la famille Anderson, surmonté par notre devise.
Spoiler:
 
Voici ensuite quelques photographies du château de Dunrobin à travers les âges.
Spoiler:
 
On attribue, à tort, ce château au clan Sutherland. En réalité, il n’y a que les moldus qui ne pensent cela, ce n’est pas trop difficile de trouver une couverture pour dissimuler le clan Anderson à ces personnes.
J’ai ici deux arbres généalogiques, celui de Tryan De SaintClair, authentifié par Eris Valverde et le mien qui développe principalement la branche de ma grand-mère maternelle.
Spoiler:
 
J’ai aussi ici le certificat de naissance de mes parents, de l’hôpital magique d’Édimbourg pour mon père et de l’hôpital magique de Paris pour ma mère. J’ai aussi ceux de mes grands-parents.  De l’hôpital magique de Paris pour mon grand-père maternel et de l’hôpital magique d’Édimbourg pour ma grand-mère maternelle et mes grands-parents paternels. J’ai aussi des certificats de scolarité de Poudlard pour mon père, mes grands-parents paternels et ma grand-mère maternelle et de Beauxbâtons pour ma mère et mon grand-père paternel. Voici aussi les certificats de sang pur de mes parents. Plus que la France, malgré mon lien certain avec la famille De SaintClair, c’est l’Ecosse que ma famille a toujours privilégié.


Elle fit une petite pause pour que la commissaire du sang puisse regarder tout cela de plus près même si elle devait déjà avoir bon nombre de ces pièces dans son dossier.

Mon nom de famille peut très certainement vous apparaître un peu commun mais il n’en est rien, contrairement à un Smith il est aisé de voir la pureté de sang du clan Anderson. Le clan vient originellement des Lowland d’Ecosse, c’est ici qu’ils se sont tout particulièrement développés, prenant peu à peu de plus en plus d’importance et pouvant désormais être désignés sans trop de mal un des plus puissants clans écossais. Plus tard au fil des alliances, une partie du clan, la mienne donc, s’est déplacée vers les Highland pour s’occuper de propriétés qui leurs revenaient de droits et qui s’y trouvaient. C’est donc désormais ici que je vis.
Quant à Tryan De SaintClair.
Eileen ne put rater la grimace furtive qui passa sur le visage de la commissaire à l’entente de ce nom. Je suis liée par deux fois à lui, par mon père et  ma mère. En effet, mon père, Douglas Anderson, est le frère de Lucie De SaintClair, née Anderson et donc l’oncle de Tryan, ce qui fait de moi sa cousine germaine. Quant à ma mère, Adélaïde Anderson, née Sinclair est la cousine germaine de Claudis De SaintClair, le père de Tryan De SaintClair puisque leurs grands-parents communs sont Michel De SaintClair et Estelle De SaintClair, née MacNeil.

Ma mère n’a jamais travaillé et a consacré sa vie depuis son mariage à sa famille, elle est donc ce que l’on appelle une femme au foyer, pas par obligation mais par choix, elle aime cette situation, aussi étrange que cela puisse paraître. Quant à mon père il exerce un métier au service des usages abusifs de la magie au sein du département de la justice magique et plus généralement du Ministère de la Magie anglais.
La gloire des Anderson ne se trouvait pas, selon le père d’Eileen, dans des postes à hautes responsabilités mais plutôt dans leur ascendance pure et dans ces choses qu’il qualifiait comme « dépassant la compréhension du monde d’une fille aussi jeune ». Je suis aussi liée par des alliances moins directes à l’actuel intendant de Grande-Bretagne, Eris Valverde. Elle n’était d’ailleurs pas peu fière de ce lien de parenté. Même si j’imagine bien que quelque part les sang pur sont tous liés entre eux.

Elle fit une seconde pause, se laissant le temps de regarder encore un peu autour d’elle la décoration du bureau puis elle reprit, fautive.

« Oh, j’allais oublier ! Voici une lettre de Tryan De SaintClair confirmant notre lien de parenté. »

Elle fit un doux sourire à la rousse et repris la parole.

« Y a-t-il des points que vous souhaiteriez que j’éclaircisse ? »
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MessageSujet: Re: Dossier Eileen A. Anderson ( L-Silverleaf ) Dim 23 Mar - 23:49

Cela se voyait que cette fille tenait des SaintClairs. Son attitude n'était pas sans rappeler celle de Tryan à la rouquine qui y voyait là quelque chose de tout à fait déplaisant. Cette façon de rester courtois tout en crachant du venin, c'était tout eux, ces français et leurs airs supérieurs. Elle avait beau être écossaise, cette jeune demoiselle n'apparaissait pas sympathique à la commissaire, ça non, elle tenait beaucoup trop de son cousin pour que cela soit le cas.
Cette suffisance naturelle, ce coté péteux, cette façon de toujours se contrôler en toute circonstance, on voyait là les signes d'une éducation qui ne trompait pas, la gamine avait été éduquée pour entrer rapidement dans le monde adulte. Aurait elle les armes pour s'en sortir ? Là était la question.
La commission du sang était la première des étapes pour intégrer le monde magique, la première et peut être la plus importante même si cette demoiselle n'avait pas trop à s'en faire vu le piston monstre qu'on lui donnait avant même qu'elle n'ait franchi le pas de la porte de Buckingham Palace.
Elle avait beau essayé de se montrer polie et courtoise, Laëtitia voyait au delà de la façade, elle devinait le rigoureux briefing que la gamine avait subi, la commissaire sentait que cette jeune fille était une mauvaise graine, de ces sangs-purs qui ne savent pas se taire, elle ne semblait pas connaître l'humilité.
Peut être que sa vision était erronée cela dit, elle n'y pensa même pas. Non elle était trop aveuglée par le dégoût qu'elle éprouvait pour le directeur des mystères pour essayer d'être objective ne serait ce qu'un instant. Encore une qui avait l'appui d'une personne qu'elle ne pouvait pas encadrer, pas même en photo, c'était viscéral, et tant pis si cette gamine trinquerait.

La miss déversa son flot de papiers sur le bureau de la commissaire, détaillant avec assiduité chacun d'eux comme si sa vie en dépendait. Elle avait de la rigueur, elle présentait les choses dans l'ordre, de manière logique et rationnelle et avec une assurance qui se voulait presque insultante, comme si tout cela était des plus naturels pour elle. Laëtitia savait qu'il était difficile pour un adolescent de s'expliquer sur son sang, mais là, elle se trouvait face à un énième enfant soldat, bridé et formaté jusqu'à la moelle pour réciter quelque chose qu'il saisissait à peine. Ils étaient nombreux à être passé devant la commissaire Silverleaf. Maleficus Serpens, Wayland Witcher, et bien d'autres petits sangs purs à qui on avait placé le couteau sous la gorge pour réciter bêtement et obtenir le précieux statut de sang tant convoité. Aujourd'hui, elle recevait une autre de ces pauvres gamins qu'on forçait … mais qui fallait il blâmer dans cette histoire ? Là était la question.

Comment attribuer le statut de sang-mêlé à quelqu'un qui avait derrière lui une figure politique ? Pire encore, un directeur de département lui même soutenu par l'Intendant, c'était tout bonnement impossible sans y risquer sa tête, et Laëtitia ne se sentait pas prête à cela, elle tenait beaucoup trop à son emploi pour cela. Toutefois, elle n'était pas contre en faire baver à cette gamine, la pousser dans ses retranchements pour voir comment elle allait se comporter, peut être était elle le moyen d'atteindre De SaintClair ? Peut être pas. Oh il n'allait pas faire le fier si une de ses proches cousines recevait le statut de sang-mêlé, on courrait droit au scandale si c'était le cas. Il n'y avait pourtant pas besoin d'en aller jusque là.

Laëtitia se surprit à user d'une tactique qu'elle ne se connaissait pas capable de mettre en place. Si elle prit rapidement des notes, elle s'arrêta d'écrire au bout d'un moment.  Se contentant de regarder les pièces qu'on lui fournissait sans décrocher un mot. Comment l'autre allait elle réagir ? Que dirait elle ?
Elle prit la lettre tendue et regarda l'écriture avant de la comparer avec celle présente dans le dossier, tout cela correspondait.
Laissant l'autre terminer, elle resta silencieuse, prenant soin de comparer l'écriture avec celle d'un autre dossier sur le bureau, celui d'une certaine Charlyse Stuart. Une fois ceci terminé, la commissaire répondit alors :

«Monsieur De SaintClair a déjà confirmé votre lien de parenté ...»

A l'entendre, c'était presque désobligeant, comme si cela lui écorchait la bouche de le dire même si elle avait son possible pour ne pas trop exprimer sa rancœur.
Retournant à son papier, la commissaire enchaîna.

«Je tiens également à vous préciser qu'Eris Valverde n'est pas intendant de Grande-Bretagne mais du Royaume-Uni, au cas où vous ne vous seriez pas rendue compte de votre erreur … miss Anderson. »

Elle avait mis le doigt sur quelque chose d'anodin mais qui faisait clairement augmenter la pression.

«A ce propos, pensez vous que l'Intendant pourrait confirmer ce lien de parenté que vous mentionnez ? J'aimerai que vous développiez également cette partie de votre ascendance ainsi que celle de votre père.»

Sans la regarder, la commissaire aux cheveux de feu continua sa petite popote, espérant faire suffisamment monter la pression pour parvenir à troubler la jeune fille en face d'elle.
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MessageSujet: Re: Dossier Eileen A. Anderson ( L-Silverleaf ) Lun 24 Mar - 23:50

Une sang-mêlé. Elle passait devant une sang-mêlé qui se permettait de juger de la pureté de son sang. C’était inadmissible. Seuls des sang-purs devraient avoir le droit de juger du statut de sang d’une autre personne, ils étaient les seuls selon Eileen, à avoir l’objectivité nécessaire. Ce commissaire respirait le miel et la niaiserie à cent kilomètres, Eileen pouvait même sentir le doux parfum de cookie ou de gâteau quelconque qui flottait dans les airs, comme si la femme gardait avec elle un pot rempli de ces douceurs pour les déguster, petit plaisir entre deux dossiers. Ce qui était très probable en fait. Mais peu importe, pour la Serpentard, cette femme n’était qu’un monstre dissimulé par des guirlandes de fleurs qui se réveillait quand il sentait arriver l’ennemi. Et en ce cas précis, la jeune Anderson était cet ennemi. Peut-être aussi n’était-elle comme cela qu’avec elle, parce que quelque chose dans son attitude ne lui revenait pas alors qu’Eileen avait bien fait de son mieux pour paraître avenante et sympathique. Lorsqu’elle y réfléchissait un peu plus, ses échanges épistolaires avec Tryan lui revinrent en mémoire et elle se souvint qu’il n’était pas en bon terme avec la commissaire. Donc, loin de ses espérances naïves, cette relation tendue aurait donc bien des conséquences sur l’ambiance et le déroulement de sa commission, il ne restait plus qu’à espérer que ça n’aille pas plus loin. Elle se sentait parfaitement capable d’appeler son cousin à la rescousse si les choses devenaient trop tendues et difficiles à gérer. Elle savait très bien qu’il saurait répondre présent parce qu’il aimait que les gens lui soient redevables, elle comprenait aisément qu’il ne le ferait pas nécessairement par bonté d’âme, à moins que venir botter les fesses de cette sang-mêlé ne lui face plaisir. Mais peu importait, pour l’instant Eileen n’éprouvait en aucun cas le besoin de demander de l’aide, elle pouvait s’en sortir toute seule pour le moment, il lui suffisait de ne pas avoir trop d’excès de confiance et surtout de ne pas se laisser avoir par cette rouquine qui se révélait bien plus vicieuse qu’elle n’en avait l’air.

La petite blonde ne put réprimer un petit sourire victorieux lorsque son interlocutrice fut forcée d’admettre qu’ils faisaient bien partie de la même famille. Mauvais calcul. Elle aurait peut-être dû éviter ce genre de provocation inutile et rester tranquille avec son visage pourvu d’un léger sourire, visage qu’elle avait très vite récupéré, comme on enfile un masque. La commissaire enchaîna sur une remarque pointilleuse. Le « miss Anderson » sortait de sa bouche comme un venin, comme si rien qu’en le prononçant elle tentait de maudire son nom. Elle n’avait pourtant rien fait. Elle n’était qu’une gamine née de l’union de deux sang-purs et cousine de Tryan De SaintClair. Était-ce donc déjà trop ? Apparemment. Une gamine. Voilà ce qu’elle était, rien de plus. 15 ans. Qu’est-ce que c’était quinze ans ? Rien, une poussière, elle ne se souvenait même pas de la moitié de sa petite vie.
Elle ne dit rien suite à sa remarque mais arqua un sourcil, que pouvait-elle dire ? « Oui, désolée, j’me suis trompée, promis je ne recommencerai pas. » ? Très peu pour elle merci. Elle s’était effectivement trompée, mais il fallait dire que dans sa tête l’Irlande était encore un territoire rebelle. Enfin, elle retenait, elle apprenait et elle se corrigeait, pas besoin de le dire haut et fort à chaque fois.


«À ce propos, pensez-vous que l'Intendant pourrait confirmer ce lien de parenté que vous mentionnez ? J'aimerai que vous développiez également cette partie de votre ascendance ainsi que celle de votre père.»

Dur. Eileen douta un grand moment que l’intendant soit même au courant de son existence. Enfin elle espérait qu’il avait avec lui de quoi chercher dans ses cousins éloignés si elle y figurait bien ou alors que le nom de la mère d’Eileen lui dise instantanément quelque chose. Avec le support du vieil homme elle renverrait un grand coup dans les dents de cette pimbêche rousse qui se permettait de la toiser alors qu’elle ne valait guère plus qu’un sang-de-bourbe. Bon allez, elle avait au moins la certitude de ne pas mentir lorsqu’elle disait être une cousine éloignée de l’Intendant. C’est pourquoi elle hocha positivement la tête avant d’ajouter :

« Oui, bien sûr qu’il le peut. »

*Envoie-lui donc une lettre, charogne.*
S’empêcha-t-elle d’ajouter, sûre que ça serait sorti sur un ton bien moins amical.
Et puis qu’elle développe, la commissaire cherchait-elle réellement la petite bête à ce point ? Si elle avait le dossier de Tryan à portée de main elle avait tous les renseignements qu’elle cherchait, pas besoin de passer par toutes ces explications inutiles. Cependant, toujours souriante – Elle n’aurait abandonné ce sourire pour rien au monde, elle ne voulait pas laisser cette victoire à Silverleaf – elle entreprit donc de déballer ce qu’elle savait. Ne pas manquer de respect. Après tout elle n’était pas une sauvage, elle savait se contrôler face aux autres et supporter les critiques et les mises à l’épreuve avec le sourire. Elle n’avait rien du calme froid et distant de Tryan ou même Valverde, elle la jouait plutôt souriante et aimable. Pas que les deux personnes précédemment ne puissent pas être aimables mais les sourires se faisaient rares, surtout chez le vieil homme. Enfin bon, elle retournait donc sur la scène, elle s’en fichait, la lumière des projecteurs ne l’avaient jamais gênée, bien au contraire, même si son père n’aimerait pas trop l’entendre dire ça, peut-être que ça se calmerait avec le temps.


« Mon père est Douglas Peter Anderson, il travaille au Ministère de la Magie anglais comme je vous l’ai précisé avant. Mes grands-parents sont Pat Anderson et Lucrécia Anderson, née Campbell, les mêmes grands-parents que Tryan De SaintClair alors à partir d’ici notre ascendance est exactement la même. Tryan, toujours Tryan. Elle n’avait aujourd’hui que ce nom à la bouche, comme s’il était le saint Graal qu’elle brandissait à bout de bras dès que l’occasion se présentait, et pourtant il était autant une bénédiction qu’une malédiction à cet instant et devant cette personne. D’ailleurs la personne en question n’avait pas l’air d’apprécier, c’est pourquoi la petite blonde reprit tout de suite. Mais je peux quand même vous parler un peu de cette branche. Bien que cette branche des Anderson ait déménagé vers les Highland pour garder en sécurité leurs possessions s’y trouvant, elle ne s’est pas pour autant coupée des autres grandes familles britanniques, ou même étrangères, de sang-pur. La preuve en est avec ma grand-mère qui est née Campbell, une écossaise toujours bien évidemment. Mais comme du côté maternel nous pouvons retrouver des Flint, du côté paternel nous trouvons des familles comme les Stuart ou même les Rosier. Nombre d’alliances ont été faites avec les autres familles de sang-pur, toujours dans la même optique de la conservation du statut de sang. Même si les Anderson se sont toujours beaucoup mêlés aux mêmes familles, à savoir les De SaintClair, les Campbell et … les Anderson.

L’hésitation sur la fin était compréhensible, elle avouait qu’ils se mariaient entre cousins et encore … quand ils ne se mariaient pas entre frère et sœur. Encore que pour ce qu’elle savait de l’histoire familiale, les mariages consanguins ne semblaient pas être la majorité des cas même s’ils avaient existé.

Quant à l’intendant Valverde, je sais que je suis reliée à lui parce qu’à la base Tryan De SaintClair est mon cousin. Tout comme l’intendant est son cousin éloigné, il est le mien. Tout ceci part de la branche de ma mère et plus précisément de la branche de mon grand-père maternel, c’est là que ma famille rejoint l’ascendance de la branche principale des De SaintClair. Et c’est par là que je suis liée par le sang à l’intendant du Royaume-Uni même si notre ancêtre en commun est fort éloigné.

Très honnêtement, elle ne pensait pas qu’il y ait une seule famille du Royaume-Uni qui ne soit pas reliée par des alliances avec presque toutes les autres familles. Même si les Anderson avaient parfois tendance à rester un peu dans leur coin, ils savaient s’ouvrir aux autres familles comme en témoignaient les alliances avec la famille Rosier.
Calme. Que pouvait-elle faire d’autre ? Elle tremblait un peu intérieurement mais toute la chose était de ne pas le montrer, elle devait continuer à garder ce sourire aussi longtemps qu’il y aurait quelqu’un pour le voir. Ne pas se montrer faible était la règle numéro une alors elle continuait de la suivre, jours après jours, années après années. Elle changeait mais son sourire restait. Comme un signe de reconnaissance.

Elle continuait d’essayer de répondre à ses questions et de ne pas réagir négativement à ses remarques, elle ne voulait pas appeler Tryan parce que plus que s’en sortir seule, elle voulait surtout ne pas empirer les choses et ne pas se faire détester encore plus par la commissaire du sang.
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MessageSujet: Re: Dossier Eileen A. Anderson ( L-Silverleaf ) Mer 26 Mar - 17:42

Piéger une petite sang-pur n'était pas si difficile, il suffisait juste de poser les bonnes questions. Mais parfois, même avec les bonnes questions, ça ne passait pas, question de piston.
Alors la commissaire écouta patiemment ce que la jeune serpentard avait à dire, elle était attentive à la moindre petite erreur, elle souhaitait bien lui mettre des bâtons dans les roues.

« Oui, bien sûr qu’il le peut. »

C'était très culotté de sa part, vraiment très culotté. La commissaire ne répondit rien avant quelques secondes, on voyait clairement son manque de répartie face à cette réponse qui sonnait à la fois comme une déclaration de guerre et qui faisait l'effet d'une bonne grosse baffe.

«Enfin bref, je suppose que l'intendant a mieux à faire que s'intéresser à un dossier de commission du sang ...»

Et c'était vrai, le mangemort politicien devait avoir des dossiers plus urgents à prendre en considération. Alors cette petite pimbêche devrait avoir à faire sans, tant pis pour elle, Silverleaf se voyait mal déranger la plus haute tête de l'administration pour une vulgaire broutille.
C'était peut être une victoire personnelle pour la miss Anderson, mais elle n'aurait pas le soutien de l'intendant tout de suite.

Laëtitia écouta donc la suite des explications, elle ne prit pas en note ce que l'autre disait, faisant presque mine de l'ignorer totalement. Cela ressemblait à une manœuvre pour la déstabiliser, mais cela se révélait plus difficile que prévu, elle en avait du caractère la petite. C'était tout juste si elle parvenait à la faire hésiter, son assurance était la marque d'une éducation quasi-parfaite, elle avait à s'améliorer, mais cela suffisait amplement, Silverleaf n'avait visiblement pas de quoi la faire craquer, elle résistait avec rigueur et finesse, preuve d'un contrôle sur elle même.
Quand vinrent la fin des explications, la commissaire fit mentalement le point sur ce que l'autre avait dit. De SaintClair, De SaintClair, De SaintClair, elle n'avait que ce foutu mot à la bouche et cela agaçait fortement la rouquine. Pourquoi fallait il que cette enflure vienne foutre son nez partout ? Pourquoi fallait il qu'il revienne toujours pour l'emmerder dans une commission du sang classique ?

Rassemblant toutes les pièces, la commissaire annonça la suite.

«Bien, à moins que vous n'ayez quelque chose d'autres à ajouter, nous allons procéder à l'examen complet de votre dossier. Je vais vous demander de bien vouloir patienter dans la salle d'attente.»

Se levant, elle se dirigea vers la porte, laissant aux gars de la sécurité le soin de raccompagner la demoiselle dans la salle d'attente probablement déserte vu qu'il s'agissait du premier entretien de l'après midi. La petite allait probablement être nerveusement éprouvée par la surveillance des gardes alors que la rouquine ferait durer l'attente, souhaitant la rendre interminable. Derrière son visage de niaise souriante pouvait se cacher une véritable charogne. D'aucun disait :' l'enfer n'est rien face à une femme que l'on a trahi '.
Remontant jusqu'à la salle des archives, elle déposa le dossier à l'archivage, donnant ses instructions alors qu'elle passait prendre un café, espérant trouver des collègues avec qui discuter pour faire passer le temps.

La providence fut avec elle, une collègue finissait gentiment sa pause et vint discuter avec elle de tout et de rien … surtout de rien à vrai dire, laissant le temps filer légèrement alors que plus bas, dans la salle d'attente, une jeune fille devait faire de l'huile à l'idée de ne pas être déclarée sang-pur.
Après une demi-heure la commissaire décida de flâner un peu dans Buckingham Palace avant de repasser par la salle des archives, de revenir à son bureau sans passer par la salle d'attente. Elle put ainsi remplir tranquillement les papiers de sang correspondant à la gamine avant de souffler quelques minutes.
Après quoi, elle trouva la motivation pour se lever et rejoindre la salle d'attente où se trouvaient plusieurs personnes en attente de commission du sang. Elle se dirigea vers la gamine, toujours surveillée par les gardes, et s'adressa à elle d'une voix aussi neutre que possible :

«La commission du sang a bien examiné votre dossier, voici vos papiers de sang. Bonne journée à vous miss Anderson.»

La commissaire ne lui rendit pas les papiers et tourna les talons pour retourner à son bureau, laissant aux gardiens le soin de raccompagner la serpentard vers la sortie, sa baguette l'attendrait à l'accueil.
Son statut de sang était indiqué sur les papiers : sang-pur. Il était incontestable et la commissaire ne souhaitait pas s'attarder là dessus, aussi, préféra t'elle enchaîner sur d'autres dossiers pour chasser cette immonde idée.
Encore une petite sang-pur de plus dans ce petit pays …
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Eileen A. Anderson


MessageSujet: Re: Dossier Eileen A. Anderson ( L-Silverleaf ) Ven 28 Mar - 0:20

«Enfin bref, je suppose que l'intendant a mieux à faire que s'intéresser à un dossier de commission du sang ...»

Et BAM. Cette phrase lui donnait envie de rire en même temps qu’elle la calmait. D’un côté elle montrait le peu d’envie de la commissaire de voir cette information confirmée par l’intendant et en même temps elle venait quelque part de remettre un peu la blonde à sa place. Elle aurait pu la traiter de gamine décérébrée ça aurait été pareil, ou en tout cas l’intention aurait été la même. Eileen déballa donc son speech, ne prêtant que peu attention au fait que la commissaire du sang semblait ne même pas se soucier du moindre de ses mots, elle se devait de le faire, d’aller jusqu’au bout, au moins pour elle-même et pour se montrer qu’elle pouvait résister aux attaques et à la pression. Bien sûr la rousse n’était pas non plus le plus grand danger qu’Eileen rencontrerait dans sa vie mais ça lui servait d’entraînement et ce n’était pas plus mal. Si elle avait craqué ici, qu’aurait-elle fait une fois lâchée hors de Poudlard et plongée dans la dure réalité ? Elle se serait fait bouffer, ni plus ni moins.

«Bien, à moins que vous n'ayez quelque chose d'autres à ajouter, nous allons procéder à l'examen complet de votre dossier. Je vais vous demander de bien vouloir patienter dans la salle d'attente.»

Plaît-il ? La fin ? Vraiment ? La petite blonde secoua négativement la tête pour lui signifier qu’elle n’avait vraiment plus rien à ajouter. De toute manière elle avait bien trop envie de sortir d’ici.
Elle commença à se lever puis s’arrêta quelques secondes. L’examen complet de son dossier ? Parce qu’en plus de son entretien il fallait encore revérifier le tout alors que les trois-quarts des pièces étaient déjà authentifiés par le Ministère ou d’autres autorités au pouvoir indéniable ? Bien. De toute manière elle ne pouvait rien y faire d’autre donc elle se laissa raccompagner à la sortie.
Arrivée dans la salle d’attente, elle put constater avec satisfaction qu’elle était vide, elle pourrait peut-être se laisser un peu aller et effacer ce sourire de son visage. Puis elle se souvint que les gardes étaient toujours là et que de toute manière elle était à Buckingham Palace, tout le monde devait être sans arrêt épié, elle devrait donc attendre d’être réellement seule, ce qui n’arrivait que très rarement en fait. C’est qu’elle avait une capacité d’intériorisation plutôt développée la gamine.
Elle commença par se triturer les doigts puis arrêta rapidement quand elle se rendit compte que cela pouvait traduire son état d’anxiété. Elle gardait toujours son petit sourire mais au fond elle n’en menait pas large et était partagée. Une partie d’elle voulait penser qu’elle avait bien résisté et qu’elle avait mérité ses papiers et une autre partie était persuadée que l’autre peste la classerait bien sang-mêlé juste pour la faire chier et faire chier Tryan au passage. Enfin, pour peu que ça le fasse vraiment chier. Le plus embêté dans l’histoire serait sûrement son père. Pas même foutu de faire un fils à sa femme sans qu’ils ne meurent à la naissance et en plus son unique fille avait été classée sang-mêlé. C’est ce que certains moldus attardés pouvaient appeler la Loose internationale. Mais on n’était pas encore là, même si elle n’avait pas toujours été une optimiste de nature, là elle se forçait à essayer de l’être parce que ça faisait déjà quinze minutes qu’elle attendait et son petit doigt lui disait qu’elle allait encore attendre longtemps. Lenteur des services administratifs ou coup orchestré par Silverleaf ? Elle ne le saurait jamais et tant pis, elle n’en mourrait pas.
Ce fut donc après une attente qui lui semblait interminable et durant laquelle elle ne cessant d’osciller entre pessimisme et optimisme que la rousse apparu enfin devant elle.

*Enfin …*

Et un soupir de soulagement à l’intérieur. Avec ce petit sourire qu’elle n’avait pas perdu une seule seconde, elle s’approcha de la commissaire du sang pour entendre le verdict. D’ailleurs elle ne l’entendit pas. C’est quand elle baissa les yeux vers son papier qu’elle comprit pourquoi. Ça lui aurait probablement arraché la bouche de le dire.

*Merci mon Dieu.* Fut tout ce qu’elle put penser.

Cependant, pas peu satisfaite d’elle-même, c’est avec un sourire bien large et victorieux qu’elle quitta les lieux, laissant derrière elle les commissaires rageurs, les personnes effrayées sur leurs chaises d’attente et Buckingham Palace en entier, après avoir récupéré sa baguette et avoir bien vérifié qu’aucun mal ne lui avait été fait.
Elle se laissa ramener jusqu’à Poudlard par les deux gros costauds, si elle était sûre d’une chose c’est qu’ils ne lui manqueraient pas.

Lorsqu’elle voulut se rendre dans sa salle commune, elle croisa sa cousine Tiéphaine qui savait très bien où elle était partie.


« Alors le résultat ? »

Eileen eut un petit rire presque inaudible puis ajouta juste quelques mots.

« A ton avis ? »

Et elle se dirigea, sans un seul mot supplémentaire pour sa cousine, vers sa salle commune.
Petite peste qu’elle était. Elle avait gagné aujourd’hui, c’était bien. Mais elle ferait mieux de savourer pleinement parce que la suite ne serait pas forcément aussi joyeuse.
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Dossier Eileen A. Anderson ( L-Silverleaf )

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