POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé]

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MessageSujet: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Jeu 27 Mar - 23:52

La solitude. Ce sentiment d'être coupé de tout autour de soi, immobile et invisible alors que le temps filait et défilait sans prendre en compte ce qu'on était. C'était à la fois cruel et inexorable, une petite poussière dans l'univers, on ne pouvait la remarquer, le comprendre c'était accepter le prix de l'anonymat, comme la douce protection que cela offrait.
On disait de l'homme qu'il était un animal social, une créature de la politique, il fallait croire que Kimeria tenait plus des dragons que de l'homo sapiens.
Cela faisait déjà une semaine qu'elle restait seule. Elle ne fréquentait plus personne, elle avait délaissé ses amies, ou plutôt c'était l'inverse, elle se rendait silencieusement en cours, sans dire un mot, sans un regard, elle prenait une place disponible, n'arrivant ni en retard ni en avance et prenait en note le cours avant de décrocher et de se plonger dans ses pensées, trop occupée par ses problèmes pour pleinement se concentrer.
Elle avait se dire qu'elle pouvait vivre seule, elle supportait relativement assez mal cette solitude pesante. Cela la rongeait petit à petit, elle commençait lentement à arriver à saturation. Il ne fallait qu'un petit incident pour devenir le déclencheur, pour qu'elle se lâche, les confessions à son cadeau de noël ne suffisaient plus, il était temps pour elle de vider son sac.

On arriva donc à l'heure du repas qui se déroulait comme d'habitude dans la Grande-Salle. Kimmy arriva dans un flot d'élève, s'installant seule pour manger sans dire le moindre mot, personne ne lui parlait mais elle sentait les regards insistants des autres élèves et cela la gênait énormément.
Tout au long du souper, elle remarqua les gloussements de ses anciennes amies, amies qui se moquaient d'elles en lui lançant des regards aussi fourbes qu'amusés. Elle serra fort ses couverts, baissa le nez avant de retourner à son assiette, espérant chasser de son esprit ses mauvaises pulsions. Comme d'habitude, elle prit sur elle et ne réagit pas. Mais cela ne pouvait plus durer.
Arriva la fin de cette période de restauration, et alors que Kim restait à la table pour ne pas avoir à croiser les harpies. Seulement le destin en décida autrement …

Alors que la jeune fille aux cheveux clairs retournait à sa salle commune, passant à proximité des cachots et des cuisines pour se rendre au tonneau de vinaigre qui était l'entrée de la salle, Kimmy tomba sur les cinq précieuses ridicules. Essayant de les éviter, elle comprit en se rapprochant que l'heure était venue de régler les comptes. Avant qu'elle n'ait le temps de rejoindre le tonneau, une des grognasses l'interpella sauvagement ou presque :

« Bah alors Kimmy, on ne dit plus bonjour à ses amies ?»

La jeune fille releva la tête, son regard se faisait hésitant mais on pouvait voir la flamme du dragon brûler derrière ses prunelles claires, la haine était là, contenue par une maigre volonté qui ne pourrait que fléchir devant l'ardent besoin de vengeance, signe d'une justice qui n'avait pas encore été rendue.

« Laisse moi passer, je veux juste rentrer au dortoir.»

Lentement, les présentes déjà regroupées fixèrent leur regard mauvais sur elle, l'un d'elle se détacha du groupe et se plaça à coté d'elle.

« C'était pas très gentil de ne pas nous prévenir que tu changeais de dortoir … c'est pas très sympa de laisser en plan ses amies.»

Alors qu'elle se rapprochait pour cracher son venin, la petite pouffy agressée se retourna et lui fit face, ignorant les autres qui gloussaient.

« Laisse moi tranquille, dégage.»

Cela manquait très clairement d'assurance et bien que la volonté soit là, c'était encore et toujours maladroit et peu convaincant, cela ne sentait vraiment pas bon pour la miss MacFusty.
Une des harpies à qui elle tournait le dos s'avança pour la pousser à deux mains, manquant de la faire tomber alors qu'elles continuaient leur travail de sape mentale.

« Mais c'est qu'elle s'énerverait presque la petite frigide ...»

Un regard furieux provint de la concernée qui voulut répondre mais n'eut pas le temps de commencer car l'autre reprenait déjà avant de casser le poignet et de porte la main à sa bouche, poursuivant :

« Oh ne nous dit pas que tu n'en es pas une. T'es une mal-baisée MacFusty … t'es la seule qui n'a pas eu de petit-copain.»

Une autre la rejoignit.

« C'est quoi ton problème MacFusty ? Tu préfères les filles ? Ou les hybrides ?»

Sa camarade reprit.

« Mais non Sally, tu sais bien qu'ils préfèrent leurs frères et sœurs.

_C'est ça ton kiffe ? Tu veux te faire sauter par ton frangin ? L'autre dégénéré avec sa tronche de consanguin ? C'est pour ça que t'étais pas là ? Il t'a violé pendant les vacances et la pauvre petite Kimeria ne s'en est pas remise ? Oh ma pauvre biche ...»

Les larmes commençaient à monter aux yeux de la jeune fille qui, dans un élan irréfléchi se lança sur elle pour la pousser et lui foutre une gifle, lançant méchamment aux présentes qui étaient bien plus nombreuses.

« Allez toute vous faire foutre ! Vous n'êtes que des salopes !»

Elle aurait pu leur dire qu'elle les haïssait si on lui en avait laissé le temps, mais la meute en avait décidé autrement. Une gifle vola en retour alors qu'on lui tirait les cheveux. Vint ensuite une seconde gifle, puis on la bouscula, elle tomba à terre. Un instant désorientée, la fille aux cheveux clairs ne put rien faire qu'essayer de bouger, mais elle reçut un coup de pied dans les côtes avant d'entendre les rires et les moqueries des autres.

« Tu sais pas à qui tu t'adresses MacFusty … t'es rien pour nous, rien petite conne.»

Un crachat vola pour atterrir sur elle qui se repliait sur elle même comme pour se protéger. Les gloussements s'éloignèrent alors que les pleurs se poursuivaient chez Kimmy. Difficile de dire c'était la colère ou les nerfs qui prenaient le dessus, mais cette engueulade avait été difficile pour elle. Fragile, elle était vulnérable et n'avait pas supporté de se faire insulter, pire de se faire trahir.
Elle se recroquevilla contre le mur, s'adossant à ce dernier avant de ramener ses genoux contre elle et de sangloter. La douleur émotionnelle était bien plus grande que l'affront physique, elle n'avait plus d'amies, elle était celle que tout le monde détestait, elle était le vilain petit canard.
Ses cheveux d'argent, ébouriffés et en pagaille, retombaient devant son visage, cachant la rougeur de ce dernier et les larmes qui perlaient abondamment.
La solitude, encore et toujours devant l'adversité, mais ça, elle ne pouvait le surmonter seule.
Les paroles avaient été dures. Poufsouffle n'était elle pas la maison de l'entraide, de la fraternité ? À cet instant elle avait oublié le blason, elle avait tout oublié, retour à la case départ pour elle. Elle n'avait plus rien à Poudlard, elle détestait ce lieu autant qu'elles détestaient ses anciennes amies.
Elle aurait tout donné pour retourner dans l'archipel des Hébrides, elle aurait tout sacrifié pour être loin de cet endroit maudit, pour être seule, pouvoir prendre son balais et retourner vers les dragons, revoir l'ami qui jamais ne l'avait trahi. Mais elle était loin de chez elle, enfermée dans une cellule close qui ne lui laissait pas d'autre choix que de souffrir en silence ou de combattre. Mais elle, elle était incapable de le faire, elle aurait voulu pourtant elle ne pouvait pas.
Alors elle était là, à pleurer, petite fille blessée par la vie, découvrant l'infâme monde dans lequel elle vivait … la réalité était dure et douloureuse.
Elle serra ses jambes contre elle un peu plus fort, logeant sa tête au creux de ces dernières, ses bras saturant cette maigre carapace face à un monde qui la briserait en un instant.

Plus rien n'existait, son univers s'écroulait. Elle était terrifiée, blessée, humiliée … et seule.


Dernière édition par Kimeria MacFusty le Ven 1 Aoû - 13:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Lun 31 Mar - 15:08

Le truc chouette dans le fait d’être officiellement sang-pur c’est que la plupart des gens vous admirent, beaucoup d’autre vous détestent et les autres vous respectent. Bien sûr ces trois catégories de personnes étaient toujours vérifiables, dans n’importe quel cas, cependant lorsqu’on naissait comme Eileen, on était largement plus respecté ou tout du moins toujours par les bonnes personnes, à savoir les autres sang-purs. La petite blonde était généralement rarement entourée, par choix de sa part, mais maintenant les gens essayaient vraiment de devenir ses amis, surtout les sang-mêlé, comme si passer du temps avec une personne de son sang leur permettrait de devenir des personnalités importantes.
Eileen continuait toujours à fuir les autres comme la peste mais elle avait juste un peu plus de mal.

C’est pourquoi elle avait échoué à la bibliothèque une fois de plus et était tombée sur sa cousine une fois de plus. Ces deux-là avaient une drôle de façon de concevoir une amitié, elles s’appréciaient mutuellement, profondément mais quand elles se voyaient elles ne se parlaient pas beaucoup, elles lisaient ou travaillaient. Rien de bien excitant en apparence mais c’était – et de loin – la meilleure relation amicale qu’Eileen ait connu depuis que son ancienne unique amie ait coupé les ponts avec elle. Mérité bien sûr, mais douloureux quand même.
Après quelques heures en compagnie de sa très silencieuse cousine, Eileen se leva sans bruit, reposa ses livres et sortit de ce qui serait toujours son antre de paix. Il serait bientôt l’heure de se rendre au repas et elle aimait bien être en avance. Elle arriva donc dans la grande salle alors que très peu de personnes n’y étaient installées. Seul moyen pour elle de savourer le calme du lieu avant la tempête. Parce qu’elle savait pertinemment que cette dernière arrivée. Tiens. Dans 3. 2. 1. Impact.


« Eh ! Salut Eileen ! »

Si seulement cette foutue gamine pouvait lui laisser un peu d’air de temps à autre, ça en devenait terriblement agaçant. La gamine en question était une petite brune de 13 ans environ et du nom de Regina. Pauvre enfant. Elle aimait bien tenir la jambe d’Eileen pendant les repas, il fallait croire que c’était sa spécialité.
Sourire.
Si Eileen ne lui disait pas de dégager c’était parce que d’une elle ne ressentait aucune espèce d’affection pour ce gnome braillard et de deux elle savait garder des gens auprès d’elle, même les gamins pouvaient être utiles un jour. Le repas se passa donc très lentement et même après qu’elles eurent toutes les deux terminé leur repas, la brune continua à parler inlassablement. C’est donc bien après la plupart des gens que la Serpentard quitta subitement la grande salle sans même donner une explication à l’autre qui n’avait pas bougé tant elle n’avait pas vu le coup venir. La vert et argent s’était donc très rapidement enfuie de la zone à risque, à savoir la grande salle pour rejoindre un endroit où elle serait peut-être au calme : la salle commune. Elle aurait pu avoir des tas d’amis si elle y mettait du sien, le seul truc c’est qu’elle savait ce qu’elle était et ne voulait pas le faire subir aux autres, surtout si elle les appréciait. Cependant, quelques fois elle se montrait faible et cédait, comme pour Tiéphaine, comme pour Lily. Les autres, ceux avec qui elle pouvait traîner mais n’appréciait pas ne comptaient pas, elle se fichait pas mal de les blesser ou pas. Elle essayait de préserver le plus de monde possible mais elle savait très bien que ne pas faire de cadeaux aux autres lui serait indispensable dans le futur.

Des bruits la sortirent de ses pensées, des cris en fait, ça avait l’air violent par là-bas. Se cachant derrière une colonne elle observa de loin la scène. Un groupe de nanas enragées étaient en train de s’en prendre à une autre gamine. Plissant les yeux et fronçant le nez, Eileen essaya de voir qui étaient ces personnes ou au moins leur maison.
Pour la maison c’était gagné : Poufsouffle. Ben voyons. Si même les Poufsouffle devenaient violents c’était le signe que leur société allait vraiment de plus en plus mal.

Après quelques instants, la blonde reconnut le groupe de Poufsouffle. Oh. Des cinquièmes années. Elle avait fait leur connaissance plus tôt. Elles s’en étaient prises à Lily une fois, pas avec leurs poings non, avec leur satanée langue de vipère. Son ancienne amie avait fait un pas de travers et les vautours ne l’avaient pas ratée. Eileen avait juré vengeance. Elle avait fini par oublier cette vengeance puisque Lily n’était plus son amie ou en tout cas ne voulait plus l’être mais sa haine envers ces filles s’était ravivée plus tard. En effet, l’une d’elles avait eu le malheur de lancer une tentative de manipulation sur la blonde mais son manque de finesse évident ne lui avait pas rendu grâce, Eileen avait alors juré une deuxième fois sa perte et par extension de toute sa bande. La deuxième attaque n’était pas grand-chose mais il ne lui en fallait pas beaucoup pour se rappeler que quelque part elle ne les aimait pas, quoi qu’elles fassent, peu importe si le temps passait ou non, elle aurait toujours cette rancœur tenace envers ce groupe même si elle finirait très probablement par oublier pourquoi, c’était en elle, point final.

Elle aurait pu aller là-bas et les empêcher de terminer le travail mais elle n’était pas suicidaire, alors elle patienta, elle ne connaissait même pas cette gamine. Quand la bande de blaireaux se fut éloignée, Eileen s’approcha à son tour de la scène de combat. Il n’était toujours pas question de se faire des amis mais elle savait très bien qu’elle ne pouvait pas s’attaquer seule à toute une bande, or elle venait d’assister à une scène de lynchage, cette gamine devait donc elle aussi chercher à prendre sa revanche. Et si elle le voulait, elles pourraient probablement faire quelque chose ensemble et remettre ces pimbêches à leur place, en souvenir de son amitié perdue avec Lily.

S’agenouillant à côté de la petite blonde, Poufsouffle aussi, Eileen lui fit un sourire, posa doucement sa main sur son bras et se présenta.


« Salut, j’ai entendu des bruits alors je suis venue mais quand je suis arrivée elles étaient en train de partir. T’as l’air sacrément amochée. »

Un petit mensonge, pas grand-chose, elle ne pouvait décemment pas dire qu’elle les avait regardé faire sans même lever le petit doigt.
Elle n’allait pas tarder à l’emmener à l’infirmerie mais avant elle voulait que les présentations soient faites, elle avait besoin de savoir à qui elle avait à faire.


« Moi c’est Eileen, c’est quoi ton nom ? »

Elle s’assit correctement au sol puis posa sa main sur l’épaule de la jaune et noir.

On avait beau tout avoir pour être parfaitement heureux et entouré, il y avait toujours quelque chose pour nous rappeler qu’au fond on était toujours seul.
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MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Mer 2 Avr - 17:35

On n'oublie pas ses ennemis, jamais. La justice avant tout … mais la justice, elle était où ? S'il y avait un dieu sur cette terre, comment pouvait il tolérer ça ? Elle n'avait rien fait pour mériter ça, elle avait subi les foudres de ses 'sœurs', de ses 'amies', elle était la plus faible et voilà que la loi du plus fort avait réussi à pervertir leurs esprits de pétasses écervelées. Poudlard avait tant changé en son absence … il n'avait fallu que les vacances pour qu'on lui tourne le dos.
Jamais son frère ne lui viendrait en aide, non, il s'en foutait d'elle, il n'en avait rien à foutre d'une gamine pleurnicharde et pas forcément très douée. À vouloir bien faire, à vouloir être aimable avec les autres, voilà ce que l'on récoltait : des crachats.
Le monde était injuste, la vie était injuste, Kimmy commençait à s'en rendre compte petit à petit. Si elle avait été épargnée jusque là, c'était désormais son tour de subir, elle qui n'avait jamais souhaité le mal de quelqu'un se mettait à espérer un malheur pour celles qu'elle avait apprécié. Était elle aussi en train de changer ? Non, elle était juste en colère la môme, elle n'était pas mauvaise, mais ce désir de justice pouvait peut être la pousser à agir plus tard … sauf que si le résultat était le même, elle aurait fait tout ça pour rien … pour rien.

Comment avait elle pu un jour les apprécier, comment ? Elle leur avait tout donné, de l'amitié, des sourires, une aide pour certains devoirs, une oreille attentive au besoin, des friandises dépannées, tout ça pour finir humiliée et seule. On ne pouvait pas accepter cela, mais que pouvait elle faire ? Aller se plaindre à sa directrice de maison ? Peine perdue, elle devait avoir bien d'autres choses à gérer, autant dire que cette fois c'était rappé, fini, tout était fini.
Elle ne pourrait pas supporter longtemps le poids de la solitude, elle avait besoin de se sentir entourée, c'était important de savoir qu'on pouvait compter sur quelqu'un lors des situations critiques, savoir qu'une personne fera son possible pour nous aider, c'était important, surtout quand on était au plus mal. Non pas qu'elle n'appréciait pas la solitude mais à la longue cela serait sûrement pesant, elle le savait.
Les études ne l'intéressaient que moyennement, alors que ferait elle une fois seule ? Elle se retrouverait, se reposerait, et puis quoi ? La solitude à Poudlard, c'était comme partir cul nu à Dublin pour prendre la ville la fleur au fusil en mafflu.
Ce qu'il adviendrait d'elle ? Franchement elle ne savait pas.

Pour l'instant, elle essayait de se calmer car elle était nerveusement à bout, poussée dans ses derniers retranchements. Tôt ou tard elle reprendrait le dessus, mais quand ? Difficile à dire, tout ce qu'elle espérait c'était ne pas croiser quelqu'un. Allez justifier cet état, c'était être pitoyable aux yeux des autres, ne pas exister autrement que comme une personne inférieure à leurs yeux.
Elle était déjà au plus bas, pas besoin d'être enfoncée encore un coup, s'en était trop déjà.
Ses pleurs couvrirent les bruits de pas qui s'avançaient vers elle, elle ne réagit pas même après les avoir perçu, elle préférait se cacher plutôt que d'affronter le regard de quelqu'un d'autre, c'était trop pour elle. La jeune fille était difficile, surtout blessée dans son orgueil, il était quasi-impossible d'en faire ce qu'on en voulait, encore qu'elle restait toujours assez influençable au fond d'elle. Trop gentille et comme le disait le proverbe : 'trop bonne, trop conne'.
Lorsque les pas se stoppèrent vers elle, elle enfouit sa tête encore plus profondément dans ses genoux, se contorsionnant presque alors que ses cheveux masquaient intégralement sa tête.
La personne présente s'agenouilla à coté d'elle. Que faisait elle ? Pourquoi ne disait elle rien ?
Kimmy sentit alors une petite main sur son bras. Comment réagir ? Quoi faire ? La main ne la tira pas pourtant, c'était simplement une marque de soutien. Une marque de soutien, mais de qui ? Elle aurait aimé relever la tête pour regarder, mais la simple pensée qu'on puisse la voir ainsi était inadmissible à ses yeux.

« Salut, j’ai entendu des bruits alors je suis venue mais quand je suis arrivée elles étaient en train de partir. T’as l’air sacrément amochée. »

Sacrément amochée ? Elle n'avait jamais vu une dragonne mettre en pièce une chèvre ou un mouton alors. Sa voix pourtant était douce et calme, elle se voulait rassurante et amicale ce qui contrastait avec l'altercation qui avait eu lieu plutôt. Qui était cet ange tombé du ciel pour lui venir en aide ? C'était … gentil tout simplement. Elle avait cru qu'il n'y avait plus une once de gentillesse en ce monde et voilà qu'on lui prouvait le contraire.
Les pleurs de Kimeria se firent moins audibles, elle commençait tout doucement à reprendre le contrôle, lentement et difficilement, tout le stress accumulé était évacué, il n'y avait pas ou plus de retenue désormais, elle était à vif, son esprit ne se permettait plus guère d'intériorisation.
Son regard fixait le sol, humide par endroit là où les larmes étaient venues s'écraser, minuscules perles aqueuses qui venaient se perdre dans l'immensité d'un sol on ne peut plus froid. C'était curieux de voir ces petits points sombres, s'en était presque … joli. Étrange de penser ça lorsque cela venait de la souffrance de quelqu'un, mais cette simple vision tira Kim de ce tourbillon de broyage de noir, c'était le bout du tunnel ou tout du moins ça y ressemblait un peu.

« Moi c’est Eileen, c’est quoi ton nom ? »

Que de considération. Elle s'appelait donc Eileen … ce prénom ne lui disait rien, et à vrai dire elle ne connaissait pas tout le monde à Poudlard, loin de là, surtout dans les autres maisons avec qui elle avait très peu de contact.
Une main vint se poser sur son épaule. Encore une preuve de soutien ? Pourquoi l'aidait elle ? Qu'importe, elle en avait besoin, elle ne pouvait pas laisser passer sa chance. Toujours la tête baissée, elle lui répondit, le souffle court, ponctué de quelques restes de sanglots alors qu'elle reprenait sa respiration.

« Ki … Kimeria … »

Elle ne voulait pas lui dire son nom, c'était déjà assez humiliant d'être présentée en pareilles circonstances, mieux valait ne pas en rajouter.
Relevant doucement la tête, elle la tourna légèrement pour apercevoir Eileen au travers de ses cheveux. Elle ne reconnut pas tout de suite ce visage qui pourtant lui disait quelque chose.
Elle y était, c'était une fille qui était dans sa promotion depuis le début, elle aussi en cinquième année. Eileen, une Serpentard qui était avec elle dans certains cours mais avec qui elle n'avait jamais vraiment parlé. Une Serpentard ? Pourquoi une verte l'aiderait elle ? Si elle se serait méfiée en temps normal, à cet instant ce n'était pas le cas, elle ne voyait là qu'une main tendue, une potentielle branche à laquelle se rattraper alors qu'elle chutait encore et encore.
Clignant des yeux, elle chassa avec le revers de sa manche les quelques larmes qui étaient restées là.
Esquissant un vague sourire, elle essaya de lui parler, mais impossible.
En tout cas, il y avait quelqu'un de présent pour elle, cela la rassurait assez, mais elle ne connaissait pas cette jeune fille, tout juste de vue. Eileen … qui était donc cette demoiselle fort généreuse ?
Elle voulait lui dire merci, mais elle était incapable de lui adresser la parole spontanément.

Même au fond du gouffre, on peut toujours apercevoir une pointe de lumière.
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MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Jeu 3 Avr - 11:45

La tristesse, le mensonge et la jalousie étaient des maux qui accablaient bien trop souvent les personnes de leur âge. Regardez Poudlard, tout le monde passait son temps à mentir, à demander réparation ou à s’effondrer. Y avait-il des gens qui échappaient à ce cycle ? Pas à la connaissance d’Eileen. La petite Mac Fusty aurait pu en être si elle ne s’était pas fait lâchement frapper et humilier dans un couloir des cachots. Maintenant la fille était comme les autres, bienvenue dans notre monde ! C’en était presque triste. On aurait pu ajouter à ces maux la colère mais là où jalousie il y a, la colère n’est pas loin.

Puis Eileen se souvint, des rumeurs avaient bel et bien tourné concernant l’absence d’une petite cinquième année chez Poufsouffle, beaucoup d’hypothèses avaient été émises et aucune d’entre elles n’était gratifiante. Elle aussi avait participé au rejet silencieux de la gamine, on ne s’approche pas des pestiférés quand on tient un minimum à garder sa place dans une école comme celle-ci. Mais là, elle se fichait de s’associer à la lépreuse, la plupart des gens étaient passés à autre chose, le trio Kane/Bedan/Mulciber était beaucoup plus intéressant. Au moins la Poufsouffle pouvait se réjouir que ceux qui se moquaient encore n’allaient plus le faire très longtemps, sauf les charognards, comme les anciennes amies de Kimeria, celle-ci même qui essayaient de s’approprier un rôle qui ne leur allait pas du tout en martyrisant une pauvre fille déjà presque à terre, même Eileen arrivait à avoir plus de dignité que ça, elle ne tendait pas de main secourable à tous les pauvres malheureux mais quand elle y voyait un avantage elle n’hésitait pas une seule seconde. Elle aurait pu avoir de la peine pour la petite chose recroquevillée à côté d’elle mais le fait était qu’elle s’en fichait un peu, elle ne la voyait que comme un moyen plus rapide d’arriver à sa vengeance, pas quelqu’un à consoler ou un probable future amie, rien de tout ça,
La gamine ne bougeait pas d’un poil si ce n’est qu’elle s’enfonçait de plus en plus entre ses bras. Elle n’avait manifestement pas envie de voir qui que ce soit. Compréhensible. Alors Eileen insistait et se présentait pour faire comprendre à la Jaune qu’elle ne comptait pas partir tout de suite. En fait, elle resterait assise ici jusqu’à ce que l’autre daigne relever le visage, c’était la première partie de son plan : se faire accepter. Et se faire accepter par une personne blessée physiquement et psychologiquement, surtout psychologiquement, était une chose ardue, généralement elles s’apparentaient à un hippogriffe, aisément approchable avec de la patience et du sang froid mais parfois elles étaient plus comme des licornes, toujours fuyantes, impossible à approcher. Kimeria semblait plutôt correspondre à la première catégorie, elle n’avait pas l’air vraiment farouche cependant Eileen ne tenait pas à la brusquer elle avait sinon peur de la voir glisser entre ses doigts.

Kimeria. Hmm. Oui, c’était probablement bien ce nom qu’elle avait entendu en même temps que les rumeurs, elle l’avait vue en cours avant toute cette histoire, mais elle n’y avait pas prêté beaucoup d’attention, sauf quand elle était avec l’autre bande de Blaireaux et devait probablement avoir juré sa perte en même temps que celle de tout le reste du groupe. Elle retirait sa malédiction pour le moment, il ne lui semblait pas qu’elle puisse participer à un quelconque acte d’humiliation, même verbal. Elle garderait toujours un doute dans son esprit mais pour le moment elle la considérait comme inoffensive.
Elle vit sa tête bouger mais n’arrivait toujours pas à apercevoir son visage. Il fallait patienter. Oui mais aussi peut-être l’encourager.


« Enchantée Kimeria. »

Sa voix respirait la douceur et la gentillesse, on n’attrapait pas une timide en lui hurlant dessus.

« Tu peux relever la tête tu sais, je te promets que je ne vais pas te manger. »

Elle voulut presque rajouter : « je suis là pour t’aider » mais elle n’en eut pas la patience. Elle souriait, toujours, c’était sa principale caractéristique, ce sourire était généralement rassurant mais il pouvait déstabiliser lorsqu’on se rendait compte qu’il était présent à tous moments, même les plus incongrus.
Quand elle commença à réfléchir à sa vengeance la mise en garde de Tryan lui revint en garde. Évidemment qu’elle ne se mêlait pas d’affaires louches, elle ne comptait pas régler leur cas définitivement, elle ne pensait pas même leur lancer des sorts. Non, elle voulait juste qu’elles se sentent minables, comme les moins-que-rien qu’elles étaient. Mais l’heure n’était pas à la préparation de leur vengeance, pour le moment elle devait déjà se voir accorder la confiance de Kimeria, elle n’irait nulle part sans ça.

Elle posa ensuite sa main sur les cheveux blonds, presque blancs, et les caressa lentement, précautionneusement, comme si ce seul contact permettait l’apaisement.


Dernière édition par Eileen A. Anderson le Jeu 17 Avr - 17:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Ven 11 Avr - 1:08

C'était dingue, mais même à son âge, la petite Kimeria avait l'impression de courir après sa vie. Si jeune et déjà si surmenée, elle ne savait plus ou donner de la tête, son quotidien n'était qu'une succession de fresques semblables, comme si rien ne bougeait, comme si l'immobilisme latent n'était qu'un décor continu et pourtant toujours aussi ancré au sein même de sa vie.
C'était toujours la même chose, elle se levait parmi les autres filles, s'habillaient, faisaient son sac, sans un mot, un petit brin de toilette, elle se coiffait rapidement, partait en direction de la Grande-Salle, déjeunait et partait en cours. Tous les midis se ressemblaient aussi, fin des cours, petit tour par la Salle-Commune, Grande-Salle, repas en silence, retour à la Salle-Commune, retour en cours.
Au fond, sa vie n'avait pas grand chose d'intéressante, rien même, à Poudlard elle était une fille banale parmi d'autres filles banales, voilà tout. Alors pourquoi diable s'en prenait on à elle ? Elle n'était pas une menace, pas plus qu'un soutien de taille, elle n'était qu'une brindille volant au gré des courants d'air, une gamine invisible dans la masse. Et si en dehors de l'école elle souhaitait être une vraie MacFusty, ici elle savait que cela ne lui apporterait rien. D'ailleurs qui pouvait bien connaître son nom ? Personne n'avait entendu parlé de sa famille, ils avaient beau être sorciers, les gardiens de dragons n'intéressaient personne, on se foutait de savoir qui empêchait les seigneurs cieux de faire des ravages, l'important était qu'ils soient contenus. Elle avait conscience de ce fait et s'en accommodait facilement, elle n'était pas spécialement attirée par les feux de la rampe, pas comme son frère qui, en bon Serpentard qu'il était, aimait user de sa verbe.

Eileen ne devait pas avoir entendu parler de sa famille, pas plus qu'elle ne devait savoir que Kimeria souhaitait devenir dragonnière, pas plus qu'elle ne devait apprécier ce moment délicat. Elle était une Serpentard, elle ne restait pas par bonté d'âme. En temps ordinaire, Kimmy l'aurait su, mais là, elle avait désespérément besoin d'un soutien, elle était prête à attraper n'importe quelle main tendue pourvu qu'on l'aide à retourner à ce qui avait un jour été son quotidien. Elle chérissait son ancienne routine, sa vie d'avant, elle aimait savoir que tout se déroulait logiquement et naturellement sans encombres, elle aimait se dire que le soir, lorsqu'elle se coucherait, elle se lèverait pour une journée à peu de choses près identique. Cela pouvait paraître ennuyeux dit comme ça, mais pour une jeune fille particulièrement anxieuse, c'était on ne peut plus rassurant.
Avoir des amies était également quelque chose de réconfortant, être seul à Poudlard c'était prendre le risque de se faire dévorer si on n'était pas suffisamment discret pour éviter les prédateurs comme l'Elite, il fallait soit ruser, soit être fort, soit se faire tout petit. Si la petite Pouffy avait pu jusque là entrer dans la troisième catégorie, l'en sortir c'était la condamner. C'était bien ce qu'il se passait …

« Enchantée Kimeria. »

Sa voix était douce comme du miel. Eileen avait des airs d'ange tombée du ciel pour lui venir en aide, elle était la petite lumière au fond du gouffre, la lueur d'espoir que l'on n'a pas toujours la chance d'apercevoir. Une perle ou une manipulatrice, voilà ce qu'elle était, pourtant Kimmy ne voyait qu'un seul aspect de la chose, peut être parce qu'elle en attendait encore un peu du genre humain.

« Tu peux relever la tête tu sais, je te promets que je ne vais pas te manger. »

Bien sûr,elle tourna un peu la tête et ne put pas retenir un léger rire qui fut vite étouffé, elle ne manquait pas d'humour et semblait essayer de lui remonter le moral, cela mettait la gamine un peu plus en confiance, il restait encore des progrès à faire mais c'était un bon début tout de même.
L'autre posa une main délicate sur son crâne, caressant lentement la chevelure clair de la jeune fille. C'était apaisant, amical et si attentionné, jamais quelqu'un d'autre que sa mère ou sa sœur n'avait eu cette attitude avec elle. De la gentillesse et de la tendresse, comme si cela pouvait encore exister à Poudlard … on ne l'avait que trop oublié.
Tout se bousculait dans la tête de la petite sang-mêlé, c'était très embrouillé, elle ne savait pas comment réagir à cette marque d'affection venue de nulle part, c'était gratuit, généreux, c'était tout ce dont elle avait besoin à cet instant précis.

La jeune fille put reprendre son souffle de manière concrète et bien réelle. Alors, la tête toujours entre les genoux, elle balbutia d'une voix malhabile, comme pour essayer de parler :

« Me … Merci ...»

Après une petite dizaine de secondes, elle relevait lentement la tête pour poser le coté de cette dernière sur ses genoux qu'elle venait de rapprocher. Elle fixait de son regard blessé celle qui lui venait en aide alors que ses cheveux ne lui masquaient plus la vue désormais. Elle pouvait désormais contempler celle qui lui sauvait la vie … son visage fin, ses cheveux soyeux, son regard, son sourire, elle était très jolie et fort généreuse, deux qualités qui étaient bien souvent incompatibles malheureusement.
Par le plus grand des hasards, et contre toute attente, se fut elle qui laissa la suite de la conversation, à sa manière.

« Tu n'étais pas obligée tu sais ...»

Comme si cela lui demanda un effort surhumain, elle esquissa un semblant de sourire alors que ses joues, rougies par les pleurs, ne pouvaient plus émettre le moindre signe de la gêne que cela pouvait lui procurer.
Détournant le regard, probablement un peu honteuse des propos qu'elle allait tenir, elle lui dit tout de même :

« C'est gentil ...»

Oh que oui c'était gentil, et cela lui faisait du bien. Elle avait enfin une épaule sur laquelle se reposer, une oreille pour l'écouter, quelqu'un sur qui compter, même si elle ne la connaissait pas encore. C'était absurde, mais cette jeune fille lui inspirait confiance, peut être qu'elle était naïve, peut être pas, mais elle pensait que certaines choses ne trompaient pas ; à tord évidemment.
Eileen … elle ne pouvait plus enlever ce nom de son esprit, elle ne pouvait plus ignorer ce visage souriant, elle était celle qui lui avait tendu la main au moment où elle allait le plus mal, elle était l'ange venue pour elle.
Dans son esprit, elle se plaisait déjà à l'appeler son amie, elle en était peut être loin, mais elle était la seule à lui avoir témoigné un peu de soutien de manière concrète, c'était amusant à dire, mais elle voulait être l'amie d'une Serpentard. Oui, une amie … voilà ce qu'elle attendait, voilà ce qu'elle désirait.
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Eileen A. Anderson


MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Jeu 17 Avr - 17:19

Agaçant. Oui ça l’était un peu. Cette situation était bien trop étrange pour qu’Eileen ne le remarque pas : Elle, Serpentard, sang pur même, à genoux, en train de consoler une Poufsouffle de sang mêlé. Elle aurait presque pu s’attirer des ennuis si on l’avait vue dans cette position. Mais peu lui importait. Elle voulait bien un peu se montrer en public avec elle si ça permettait de gagner totalement sa confiance. Soyons réalistes, personne n’aurait pu se faire d’illusions face à cette scène, même en voyant le sourire qui se voulait bienveillant sur le visage de la verte. Elle la secourait parce qu’elle pourrait peut-être avoir besoin d’elle, elle la sortait du fond de son trou pour qu’elle lui en soit redevable, elle voulait elle aussi avoir des personnes qui pouvaient à n’importe quel moment être là pour elle s’il le fallait et qu’elle le demandait, elle ne voulait pas de l’affection, juste un appui, quelque chose qui lui permette d’avancer plus rapidement et plus efficacement jusqu’à ses fins, et si Eileen pouvait exploiter quelque chose chez cette Poufsouffle c’était bien cet excès de confiance pour les autres et surtout, surtout, sa très probable haine pour la bande de blaireaux. Elle savait très bien que Tiéphaine, même si elle l’appréciait, ne l’aiderait jamais dans une telle entreprise, elle restait beaucoup plus neutre qu’Eileen. Donc une fois qu’elle laissait sa cousine de côté il ne restait plus beaucoup de solutions pour Eileen si ce n’était aucune, elle aurait pu demander de l’aide aux autres sangs purs mais ils lui auraient probablement ri au nez ou demandé quelque chose en échange, elle ne voulait rien devoir à personne alors voilà, la situation idéale : Une personne pour l’aider à mener sa vengeance à bien et qui ne pourrait refuser. S’il le fallait elle voulait bien établir une sorte de fausse complicité, lui faire croire qu’elles pouvaient être amies pour la vie ou d’autres idioties de ce genre si ça lui faisait plaisir et lui permettait de passer à l’action. Cependant, rien n’était prévu encore pour l’après-vengeance, la Serpentard se débarrasserait probablement de la blondinette, elle n’en aurait plus besoin après tout. Enfin tout dépendrait de l’état d’esprit dans lequel elle se trouverait, on ne pouvait décemment pas prétendre savoir à l’avance comment les choses allaient se dérouler, les soi-disant dons de voyance n’étaient que sottises, rien de plus, il y avait beaucoup trop de choses à prendre en compte. Et quelque part elle espérait bien que Dieu leur laissait la possibilité de choisir leur destin.

« Me … Merci … »

Oh. Tiens. Voilà qu’elle se réveille, elle ne lève toujours pas la tête mais au moins elle réagit. Après un léger temps, la Jaune daigna enfin montrer son visage. Voilà. Merci. Là ce serait enfin plus aisé pour la discussion, elle n’avait plus l’impression de parler à rideau de cheveux filasses.

« Tu n’étais pas obligée tu sais … »

Non. Et encore heureux d’ailleurs. C’était tout de son plein gré, comme une grande fille. Certes pas par bonté d’âme, mais très sérieusement on ne pouvait pas tout avoir dans la vie. Cette gamine venait de gagner une alliée, leur amitié serait plus que fausse mais … et alors ? Le principal n’était pas qu’elle ait l’impression du contraire ? Pour Eileen si, elle serait son « amie » ou peu importe ce que la gamine voulait si ça l’amusait même si elle ne ressentait pas une once d’amitié pour elle. Elle ne ressentait pour le moment que de la pitié parce qu’elle n’était pas complètement sans cœur, elle pouvait elle aussi ressentir des choses, elle n’était pas un monstre.

« C’est gentil … »

Hmm. Oui, probablement. Mieux valait pour elle qu’elle ne sache pas qu’Eileen l’avait observé se faire tabasser avant d’arriver juste après, comme une sauveuse un peu en retard mais là quand même. Pas une connasse attendant le meilleur moment pour ne pas se faire agresser aussi mais récolter tout de même quelques lauriers.
Au fond, Eileen voulait être gentille, elle s’était toujours dit qu’elle aimait les gens et c’était vrai. Elle les aimait la plupart du temps ou en tout cas elle faisait tout pour. Elle ne voulait pas mal juger les autres mais là, elle sentait que ça allait être laborieux, elle évitait d’avoir des amis pour éviter de les décevoir et donc d’être déçue à son tour. Alors pour ça elle devenait mauvaise, elle n’essayait même plus d’aimer les gens puisque de toute manière, volontairement ou non elle finissait toujours par leur planter des couteaux dans le dos. Si elle n’avait pas eu ce côté un peu arriviste et égoïste, sûre qu’elle aurait pu être envoyée chez Poufsouffle ou chez Serdaigle. Mais elle était chez Serpentard, c’était un fait et ce n’était certainement pas une erreur de répartition, elle le méritait pleinement même si parfois elle s’imaginait autrement, plus facilement gentille moins attentive à ce que son père pourrait penser d’elle.

Un sourire qui se boulait bienveillant. Un autre oui, apparemment ça fonctionnait bien sur la jaune et noire.


« Tu te sens capable de te lever ou tu préfères rester un peu ici ? »

Elle voulait bien l’emmener à l’infirmerie mais elle avait peur que dès qu’elle aurait raconté ce qu’il s’était passé l’inquisition prenne des dispositions et qu’elle arrache des mains d’Eileen sa très précieuse vengeance et c’était justement ce qu’elle ne désirait pas. Et puis. Sérieusement ? Une Serpentard qui arrive avec une Poufsouffle en mauvais état en assurant que la gamine s’est faite agresser par un autre groupe de Poufsouffle. Est-ce que ça paraissait seulement crédible ? C’était elle qu’on aurait placé dans la position de l’agresseur.
Après tout, la gamine n’était pas obligée d’aller à l’infirmerie, à part un égo meurtri et quelques bleus elle n’était finalement pas si amochée que ça, peut-être cette lèvre et cette arcade sourcilière en sang. Bon. Les bleus se soigneraient tous seuls, mais pour le reste, même en cinquième année elle pouvait s’occuper de ça non ? Elle ne se souvenait pas avoir étudié un sortilège comme celui-ci en cours, il y avait bien ferula mais elle n’était pas sûre que ça lui soit bien utile. Cependant elle était presque sûre d’avoir lu quelque chose à propos d’un sort permettant de soigner des blessures peu profondes dans un livre. Bon. Elle ne s’était jamais entraînée et devrait donc peut-être éviter d’utiliser n’importe quoi sur la Poufsouffle, elle pourrait tout autant empirer ses blessures par une mauvaises maîtrise du sort. Bon. La compassion qu’elle pouvait encore avoir pour la Poufsouffle joua en sa faveur et la Serpentard abandonna donc l’idée.
Il ne lui restait plus beaucoup de solutions à part trouver un moyen de justifier les blessures de la jeune-fille sans mentionner le groupe de blaireaux ou se faire passer pour l’agresseur. Ou alors de trouver une personne pour soigner la Poufsouffle sans leur demander de rendre de comptes ou en parler à qui que ce soit. Le secret médical existait-il encore seulement en une telle époque ?
Coupant court à tout ce flux d’idées, la verte et argent préféra centrer toute son attention sur Kimeria, sait-on jamais, des fois qu’elle résolve à le problème sans même s’en rendre compte …
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Kimeria MacFusty Origins


MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Mar 22 Avr - 2:28

The less I have, the more I'm happy.
C'était vrai pour Kimeria. Ici, on lui proposait tout, tout et n'importe quoi, mais elle n'en voyait pas l'intérêt, elle préférait de loin la quiétude d'une vie dans les Hébrides, perdue au milieu de nulle part avec le strict minimum. Tout ce dont elle avait besoin, c'était de sa baguette, de quoi manger et boire, un endroit ou dormir, et des dragons. C'était peut être débile comme ça, mais on lui avait toujours appris à se satisfaire de ce qu'elle avait. Elle n'était pas comme ces sangs-purs qui cherchaient à tout prix à en avoir plus, ça ne l'intéressait pas, elle voulait vivre sa vie comme elle l'entendait, et il n'y avait pas de politique, pas de rencontres heureuses ou malheureuses, simplement la surprise de s'émerveiller de ce qu'on a sous la main. Contempler la nature, se lever, regarder le soleil, sourire, et se dire que la journée qui commence sera celle qu'il faut qu'elle soit, tout simplement faire ce qu'on a envie.
C'était un plaisir simple, mais la fille MacFusty n'était pas quelqu'un de compliqué, elle était juste une fille de la campagne, élevée par des gens normaux, loin du monde civilisé pour une raison simple : on avait besoin d'eux ailleurs. Elle, elle s'en foutait qu'on ait besoin d'eux ou pas, elle voulait vivre avec ses dragons et point barre. Éventuellement intervenir si l'un d'eux menaçait quelque chose, mais c'était tout, sa vie se résumerait à cet ermitage primaire, mais au moins, elle serait heureuse.

Bien sûr quand on lui demandait comment elle voyait son futur, elle répondait vaguement afin de ne pas passer pour une tarée. Un je sais pas, ou alors mentionner juste brièvement qu'elle souhaitait travailler pour son clan, rien d'autre, ils n'avaient pas besoin d'en savoir plus sur ses projets. D'ailleurs, ses parents auraient probablement hurler si elle leur disait tout ce qu'elle avait en tête. Tout ce qui comptait, c'était qu'on la laisse faire sa vie, tranquillement, comme le petit poisson au fond de l'aquarium, celui qu'on ne remarque pas et qui vit très bien avec.
Elle, elle était ce petit poisson à Poudlard, différent mais fondu dans le commun pour ne pas risquer de perdre ce qui le sortait du lot. Kimeria avait compris qu'il fallait bien vivre … mais que serait la vie sans quelques erreurs ? L'insouciance de la jeunesse était là, elle le savait, mais préférait profiter de ses projets à elle.
Oui, elle aimait s'imaginer fendre le ciel sur le dos d'un de ces seigneurs des cieux, crachant le feu, expression simple de sa puissance magnanime. C'était un rêve de gosse, mais à cet âge, si on lui enlevait le rêve … que lui resterait il …

Tous les jours, elle voyait des jeunes adultes autour d'elle. Elle, n'était encore qu'une enfant, elle le savait, il y avait un monde d'écart entre ces sangs-purs et elle. Quand elle voyait les affaires dans lesquelles ils trempaient, elle comprenait qu'ils ne venaient pas du même monde, et pourtant quelque chose la choquait : ils n'avaient pas l'air heureux.
Elle se souvenait d'un des Mulciber de Serpentard quand il sortait avec une poursuiveuse de Gryffondor, elle ne l'avait pas trouvé heureux, elle non plus d'ailleurs. Oui, Kimmy ne comprenait pas ce monde, peut être trop différent du sien, mais ils n'étaient plus des enfants, ils étaient formatés pour être de jeunes adultes, adieu l'innocence, adieu l'enfance et l'adolescence, ils étaient jetés très jeunes dans ce vaste monde de cruauté, sans jamais avoir pu connaître le vrai bonheur. Peut être que justement, le système était dirigé par des gens qui ne le connaissaient pas et qui ne savaient le mal qu'ils faisaient à ces enfants. Rien que pour ça, elle était curieuse de voir ce que cela aurait été sous l'ère Dumbledore. Ce n'était par attitude bourbiste, c'était juste … de la curiosité, même si on leur apprenait que c'était mal, elle avait toujours un petit doute au fond d'elle.

Tout ça, elle ne l'avait jamais dit. Kim ne parlait pas, ou alors pas beaucoup, même à ses 'amies', elle restait toujours très en retrait, elle riait parfois, mais elle racontait rarement de blague. Elle était la cinquième roue du carrosse, elle en avait eu la preuve quelques minutes plus tôt. Elle l'avait toujours su, mais cela la dérangeait tout même, ça n'avait pas été très agréable, mais c'était peut être mieux ainsi, c'était ce qu'elle disait maintenant qu'Eileen était venue pour elle. Elle avait bien vite oublié à quel point les gens peuvent être faux, mais ça ne la dérangeait pas pour l'instant, elle avait quelqu'un vers elle, même si elle ne disait rien, ça ne voulait pas dire qu'elle n'appréciait pas après tout.
Avec elle, tout était dans le non-dit, un sourire était suffisamment sincère pour tout communiquer, une lueur dans le regard, un mot glissé par ci par là, c'était simple, mais c'était vrai, voilà ce qui était important.

Et là, elle ne savait pas comment réagir, elle ne réfléchissait pas, elle vivait le moment, préférant ne pas s'attarder sur les détails qui cassaient ce qu'il était. Elle les avait pris en considération puis était passée à autre chose, qu'Eileen soit à Serpentard ne changeait pas ce qu'elle faisait ni ce qu'elle disait, à quoi bon réfléchir et se casser la tête pour si peu. Elle avait fait une rencontre importune, et pourtant elle ne se sentait presque plus gênée. Peut être était ce le sourire bienveillant de la demoiselle, peut être que simplement la crise de nerf était passée, tout jours était il qu'elle ne devait pas avoir l'air dans son assiette. Il fallait pourtant bien s'en remettre, continuer à vivre et espérer plus de ce qu'on avait à découvrir, voilà ce qu'elle se disait.
Parfois, les problèmes se réglaient d'eux même, dans ces moments là, elle ne cherchait pas à comprendre et appréciait la chose, peu importe le pourquoi du comment. Toujours se satisfaire de ce qu'on a et dire merci.

« Tu te sens capable de te lever ou tu préfères rester un peu ici ? »

La jeune fille ne répondit pas tout de suite. Elle souffla un peu avant de se décider à faire la conversation à sa nouvelle amie.

« Je vais rester un peu là … la salle commune n'est pas loin.»

Oui, elle pouvait déjà se lever et rejoindre son dortoir, mais l'envie n'y était pas, elle préférait souffler pour l'instant, c'était plus sage et elle se sentait bien ici. Surtout avec une personne à coté d'elle, même si cela pouvait s'avérer étrange puisqu'elles ne se connaissaient strictement pas.
Toutes ses craintes semblaient s'être envolées, comme si de rien n'était, comme si tout simplement ça n'avait été qu'un souvenir lointain. Là, elle profitait du moment, aussi simple soit il, elle préférait ne pas le montrer, et jugeait qu'elle avait suffisamment dérangé Eileen ainsi, alors elle lui dit calmement :

« Tu n'es pas obligée de rester tu sais … ça va mieux …»

Voyant que cela n'était pas très poli et que cela prêtait à confusion, elle s'empressa d'ajouter :

« Enfin si tu veux rester tu peux … je veux pas t'obliger ...»

Ou plutôt te déranger. Elle ne savait pas trop comment s'adresser à elle, elle était un peu perdue, mais ça allait déjà mieux, elle retrouvait ses idées bien qu'elle ne sache pas trop comment réagir.
Elle avait toujours eu du mal à se faire des amies, et même à s'entendre avec les gens en général, elle était toujours très effacée, très en retrait. Ici, en tête à tête, elle ne savait pas trop comment appréhender les choses, alors au lieu de réfléchir elle agissait de manière aussi naturelle que possible.
C'était juste inhabituel ...
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Eileen A. Anderson


MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Sam 26 Avr - 18:02

La plupart des gens vous disent que le danger est une chose excitante et stimulante. Eileen ne pensait pas comme cela, elle trouvait la chose bien inutile quand on ne prenait pas de dispositions préalables. Mais là elle n’imaginait pas une seule seconde qu’il puisse y avoir du danger. La Poufsouffle semblait, pour commencer, bien trop naïve et heureuse d’avoir quelqu’un pour un jour se retourner contre elle et puis sa petite vendetta personnelle ne pourrait jamais lui apporter de soucis. Après tout elle ne voulait pas les tuer non plus, juste leur apprendre le respect. Peut-être devait-elle apprendre que rien n’est jamais déterminé d’avance, mais pas maintenant, elle avait d’autres choses à penser.
Le moindre de ses geste était calculé, elle ne laissait aucune place au naturel, mais elle faisait ça si bien … Une petite caresse sur la joue pour rassurer, un sourire bienveillant, une main sur l’épaule. Il lui avait suffi d’apprendre en retenant ce que sa mère faisait avec elle.

Cependant Kimeria ne répondait pas. La Serpentard en venait même à se demander si elle avait fait quelque chose de mal, un geste de travers, si la blondinette avait finalement vu clair dans son jeu de petite manipulatrice à deux balles. Si c’était le cas elle laisserait gentiment tomber, laisserait la gamine dans sa merde, mais au fond elle espérait se tromper, ce serait con de tout gâcher dès le début.
Son inquiétude ne dura que peu de temps puisqu’elle eut le droit à une réponse. Bon. Au moins elle pouvait arrêter de se demander si elle allait devoir essayer de la soigner ou non puisque la gamine ne mentionnait même pas la possibilité d’aller à l’infirmerie, elle parlait juste de rentrer dans sa salle commune.
Wow.
Et dire qu’en y allant elle allait tomber de nouveau sur la belle bande de blaireaux. Pendant quelques instants, Eileen se sentit vraiment mal pour elle. Pauvre fille livrée aux lions.


« Tu n'es pas obligée de rester tu sais … ça va mieux …»

Son sourire toujours collé au visage, elle ne sourcilla pas en entendant la remarque même si elle avait très sérieusement l’impression de se faire dégager.
Elle se préparait déjà mentalement à partir en cherchant des phrases sympathiques et qui laisseraient l’impression d’une ouverture, qui voudraient dire « Ok. Mais t’en fais pas je ne t’en veux pas, je comprends » quand la gamine, l'air un peu paniqué, recommença.


« Enfin si tu veux rester tu peux … je veux pas t'obliger ...»

Tout n’était donc pas perdu. Mais n'était-elle donc pas capable de lui dire qu'elle voulait la voir rester ? Non parce que la Serpentard l'avait bien vite compris, elle voulait se rendre indispensable dans sa petite tête alors elle espérait bien que la gamine veuille la voir rester. Elle voulait juste qu'elle le lui dise, question d'ego probablement.

Un sourire amical plus tard elle remit les choses au clair.


« Évidemment que je veux. Je vais rester avec toi jusqu’à ce que tu trouves le courage de retourner dans ta salle commune pour aller dormir, la mienne est juste à côté, ce n’est pas comme si j’avais à traverser tout le château ensuite. »

Elle aurait même été capable de lui proposer de venir dormir dans son dortoir si elle voulait mais les règles à Poudlard étaient très strictes concernant ce genre d’intrusion, et elle ne voulait pas être punie pour ça, ce serait stupide.
Alors elle se contenta de rester là, à sourire encore un peu avant d’enchaîner.


« Bon. Et si tu me parlais plutôt un peu de toi Kimeria ? Je suis sûre que tu as des tas de choses intéressantes à me raconter. »

Peut-être un peu étrange, oui. Elle était là, sur le sol, pas franchement dans sa meilleure forme et voilà qu'Eileen lui demandait de lui parler d'elle, comme dans une conversation de routine, comme si la correction qu'elle venait de subir n'était en fait jamais arrivée.
Elle aurait bien aimé rajouter : « C’est toi la fille qui vit sur une île avec des dragons ? » Mais elle avait peur que la gamine pense qu’elle ne s’intéressait à elle que pour ça, ce qui était totalement faux, concrètement, elle n’en avait rien à cirer de ses dragons, ni de sa vie d’ailleurs, mais s’il fallait qu’elle supporte ça pour terminer de la mettre en confiance eh bien soit, elle le ferait.
Il fallait aussi reconnaître que quelque part elle voulait savoir si elle allait ou non lui être vraiment utile à quelque chose, si à part dresser des dragons elle savait faire quelque chose dans la vie.
Eileen s’installa plus confortablement contre le mur, plus proche encore qu’avant de Kimeria.
Un énième sourire d’encouragement pour la route et c’est parti mon kiki.

You really don’t need to believe me, dearie.
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Kimeria MacFusty Origins


MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Mer 30 Avr - 0:13

Pourquoi une fille aussi gentille avait été envoyée à Serpentard ? C'était étrange de se dire que la maison qui avait enfanté le plus de mauvais sorciers pouvaient contenir des gens biens. Oui c'était étrange mais cela paraissait normal à Kimmy, elle considérait que tout le monde ne pouvait pas être mauvais dans cette maison, non, il n'y avait pas que des ordures à Serpentard. Elle pensait à son grand frère, mais depuis qu'il y était, il avait relativement mal tourné, il était devenu arrogant, prétentieux et rebelle, il avait tout simplement changé. Pourquoi ? Elle ne savait pas vraiment, mais c'était le cas, un constat unanime et sans appel, il s'était détourné de sa famille.
On ne pouvait pas oublier, elle ne pouvait pas oublier, ce rejet catégorique du lien du sang … ça l'avait marqué. Depuis ce jour, elle ne faisait que le saluer d'un signe de tête, plus rien d'autres. Mais on ne pouvait pas défaire le choc, ce refus l'avait profondément marqué, jusqu'à ce qu'elle se détache complètement de lui pour continuer sa petite vie tranquille.
Et là, tout changeait, tout basculait. Fini le lien du sang, ne restait plus qu'un souvenir vague de lui … et l'idée que quoi que ce soit, elle savait qu'il ne serait pas là, qu'il ne serait jamais là.

Là, Kimeria comprenait qu'elle n'aurait pas toujours quelqu'un avec elle, pour la récupérer et la ramasser à la petite cuillère. Ce n'était que le temps qu'elle finisse sa scolarité, après, elle serait heureuse nan ? Oui, dans les Hébrides, avec les dragons, à faire ce qu'elle aime. Coupée du monde, en ermite, loin de tout, des hommes, de la politique, de tout ce qu'elle détestait.
Plus besoin d'amis, plus besoin d'être entouré, juste elle, sa liberté et une archipel bien assez grande pour receler des mystères jusqu'à sa mort. Tout un programme.
Eileen ne resterait pas éternellement, Kimmy le savait, elle croyait en l'amitié, la vraie, mais c'était au delà du commun, les humains n'étaient pas fidèles, pas comme les dragons, ils ne pouvaient pas comprendre le lien sans le vivre, et ça, ça n'était pas donné à tout le monde.
À force d'être prise pour une illuminée, pour une folle, la jeune poufsouffle le savait, donc le moins elle en disait le mieux elle se portait, ça lui avait plutôt bien réussi … jusqu'à aujourd'hui.
Alors elle se retrouvait là, à attendre que ça se passe, à sécher ses larmes avec une inconnue, triste destin se disait elle, mais elle n'était pas seule, l'épaule valait ce qu'elle valait, toujours était il qu'elle était là, tout simplement.

« Évidemment que je veux. Je vais rester avec toi jusqu’à ce que tu trouves le courage de retourner dans ta salle commune pour aller dormir, la mienne est juste à côté, ce n’est pas comme si j’avais à traverser tout le château ensuite. »

Pour aller dormir ? Non, qu'elle ne croit pas qu'elle avait à faire à une enfant, la jeune fille n'allait pas se coucher, elle allait probablement rester seule dans son dortoir, mais pas pour dormir, elle trouverait un livre à lire, un devoir à faire, un cours à réviser, n'importe quoi, mais pas dormir, elle ne voulait pas de paix aussi futile, on la prendrait encore pour plus faible qu'elle ne l'était et puis ses rêves la transporteraient dans les Hébrides, là où elle voudrait se retrouver, elle ne voulait pas de ça, pas maintenant, ça ne pouvait que lui plomber encore plus le moral.
Non, ce dont elle avait besoin, c'était de parler …

« Bon. Et si tu me parlais plutôt un peu de toi Kimeria ? Je suis sûre que tu as des tas de choses intéressantes à me raconter. »

Elle étouffa à nouveau un petit rire qui se voulait plutôt cynique, la pauvre si elle savait … en tout cas, elle ne voulait pas parler d'elle, elle n'aimait pas ça, principalement parce qu'elle n'était pas habituée qu'on fasse attention à elle et ensuite parce que cela n'était, de son avis, pas très constructif, il n'y avait pas grand chose d'intéressant à dire, voilà tout.
Aussi, sa réponse put passer pour une rembarre en bonne et due forme alors que rien n'était volontairement méchant dans ces propos.

« Pas vraiment ...»

C'était un peu cru mais honnête.
Vraiment, il n'y avait pas grand chose à dire, elle était une inconnue perdue dans la masse, une élève parmi tant d'autres. Elle n'était pas sang-pur, n'était pas une duelliste émérite, n'était pas la meilleure de sa classe, ni la plus mauvaise d'ailleurs, elle n'aimait pas spécialement la magie noire, n'aimait pas la politique tout court, elle récitait sans comprendre les trucs de Valverde, elle était à Poufsouffle, n'appartenait à aucun groupe … concrètement, il n'y avait rien de rien à dire d'elle, c'était tout.
Elle haussa les épaules avant de reprendre un peu maladroitement.

« Tu sais, y'a pas grand chose à dire sur moi … »

C'était principalement ça le problème, en plus du fait qu'elle n'aimait pas parler d'elle. Le narcissisme ne lui allait vraiment pas et elle ne comprenait pas le gens qui ne jurait que par le sacro-saint 'je'. Peut être étaient ils satisfaits de ce que la nature leur avait donné, et elle aussi l'était, mais pas jusqu'à se lancer des fleurs comme ça gratuitement.
Finalement, elle se rendit compte qu'elle n'accordait pas grande importance à sa vie à Poudlard, elle s'en foutait même du moment que cela n'avait pas d'incidence sur le reste, elle était un peu comme en stase en attendant de pouvoir sortir de là. Une question de temps avant la vie, la vraie …

Remarquant qu'elle n'avait pas respecté la politesse d'usage, elle reprit donc, lui demandant sans grandes convictions mais pour faire la discussion :

« Et toi alors ?»

Elle était bien plus à l'aise lorsqu'il ne s'agissait pas d'elle. Il n'était pas ici question de fuite, juste de tempérament, de façon de voir les choses et d'appréhender le contrat social. À Poudlard, elle n'existait pas, elle n'était qu'un fantôme, encore plus discret que le moine gras, elle était l'ombre de l'ombre de la personne qu'elle suivait, presque un élément du décor mais capable de se mouvoir.
Kimeria MacFusty … qui pouvait bien connaître son nom ici … et au fond, qu'est ce que cela changeait ? N'était ce pas mieux ainsi tout compte fait ?
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Eileen A. Anderson


MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé] Mer 7 Mai - 1:11

Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être simples ? Si Eileen lui demandait de lui parler d’elle il suffisait de lui dire quelques trucs, aussi inutiles soient-ils, la Serpentard prétendrait de trouver ça intéressant, la gamine serait contente et tout roulerait. Mais non.

« Pas vraiment ... Tu sais, y'a pas grand-chose à dire sur moi … »

Ben voyons. Lui faire sortir des informations sur sa vie et sa façon d’être serait un peu compliqué. Enfin peu importe, il s’agissait maintenant de repartir sur un autre sujet, et rapidement si possible histoire de ne pas laisser le contact se briser, ce serait vraiment dommage.

Mais la petite blonde apporta elle-même un sujet sur le tapis, elle n’avait pas vraiment l’air emballée mais au moins elle faisait un effort, c’était mieux que rien.


« Et toi alors ? »

Bon. Voyons voir. Il y avait beaucoup de choses qu’elle pourrait dire, elle n’avait pas vraiment peur de parler d’elle, elle aimait bien laisser penser que sa vie était remplie et trépidante, ce qui était faux bien évidemment, mais que pouvait-elle dire d’autre ? Qu’elle recherchait frénétiquement l’attention et la considération de son père parce qu’elle était sa plus grande déception ? Qu’elle aimerait bien être amie avec les autres sans avoir peur de les poignarder dans le dos à n’importe quel moment sans même pouvoir s’en empêcher ? Non. Surtout pas. Après la gamine aurait peur et c’en serait terminé de ses pauvres espoirs de vengeance. Alors elle n’inventerait pas, éluderait les questions fâcheuses et repartirait sur des sujets plus généraux. Oui, pourquoi pas. Sourire aux lèvres, toujours, elle répondit donc.

« Eh bien … ma vie est plutôt plate, comme pas mal de gens, elle a toujours été douce mais pas très mouvementée. En tout cas s’il y a une chose de sûre c’est que je ne suis pas certaine de vraiment apprécier cette école. Enfin, on y étudie des choses intéressantes mais elle a tendance à me mettre mal à l’aise, je pense que c’est à cause de l’étude de la magie noire, pour tout te dire je n’apprécie guère ce genre de pratiques, je trouve ça quelque peu répugnant et dérangeant à utiliser, un peu immoral parfois. C’est bien la seule matière où je n’arrive pas à avoir de vraies bonnes notes, la théorie passe encore mais la pratique m’échappe, ça doit être à cause de mon manque de volonté j’imagine. »

Et ça ne serait pas la gentille petite Poufsouffle qui lui dirait le contraire. Ou alors le monde tournait vraiment à l’envers. Elle ne lui demandait pas de haïr la magie noire, juste de ne pas lui déclarer qu’elle aimait voir souffrir les gens gratuitement, et même si elle le faisait, de toute façon Eileen ne la croirait pas.
Elle aurait pu lui parler des heures de ce qu’elle aimait ou non dans la vie, du château de Dunrobin dans lequel elle avait grandi, du fait qu’elle n’arrivait pas toujours exactement à saisir le rôle de sa famille dans l’histoire ou qu’en plus de haïr profondément la magie noire elle détestait tous ceux qui la pratiquaient avec plaisir. Mais elle ne le fit pas, pour la simple et bonne raison que certains aveux pouvaient être dangereux et qu’elle n’avait pas envie de l’assommer avec sa vie de château et son ego parfois un peu grand pour elle. Alors s’en tenir à la magie noire en modérant comme elle le pouvait ses propos n’était pas une si mauvaise option, peut-être que cela leur donnerait une occasion de rebondir pour trouver un vrai sujet de discussion, comme si elles discutaient tranquillement autour d’un thé et de petits gâteaux. Oui, ce serait vraiment bien. Un peu étrange mais bien, peut-être que de cette façon la Serpentard arriverait à retirer un peu de temps agréable de cet échange.

En y réfléchissant, quelque part elle bloquait un peu son empathie pour les autres et sa profonde envie d’être gentille, parce que Kimeria n’était pas le genre de personne qu’on pouvait détester facilement, ignorer oui, mais pas détester, elle était un peu pitoyable en ce moment mais elle était mignonne et puis gentille, tout juste ce qu’il fallait pour amadouer les gens, y compris Eileen, sauf que – et c’était dû à un long entraînement – elle ne se laissait plus avoir par ces doux sentiments, c’était une question de survie, si elle voulait se montrer digne des grandes personnes de ce pays elle se devait d’être dure, elle n’obtiendrait ni succès ni reconnaissance en étant molle et toute miel, probablement juste des amis, sauf qu’elle se contrefichait d’avoir des amis si ça signifiait perdre toute crédibilité auprès des plus grands et donc, par-là, de son père.
Parce que oui, on en revenait toujours à lui, il ne passait pas un jour, une heure sans qu’il ne soit dans la tête de la cinquième année, cet homme lui pourrissait la vie jusque ici, même quand il ne pouvait pas la voir elle s’évertuait à faire des choses qui pourraient rendre fier n’importe quel parent, si essayer de devenir un garçon ne fonctionnait pas pour lui elle serait une femme importante, au même titre que certains grands hommes de ce pays. Importante, voilà, c’était tout à fait ce qu’elle voulait être, peu lui importait comment, tous les moyens étaient bons pour parvenir à ses fins, même ceux que sa gentillesse et sa morale réprouvaient, de toute manière ces deux dernières restaient souvent loin de là où se prenaient toutes les décisions.
C’est pourquoi elle était là, en train de planifier, sans le moindre remord, comment exactement elle allait se servir de Kimeria MacFusty alors qu’elle était encore à côté d’elle, pas très jolie à regarder.

C’est aussi pourquoi elle ajouta pour se donner encore un peu de temps pour réfléchir :


« Tu fais quoi exactement quand tu n’es pas à Poudlard ? »

Moyen de ramener la conversation à l’autre, si la petite Kimeria ne trouvait pas sa vie intéressante ni à vivre ni à raconter, elle se laisserait tout de même peut-être aller avec quelques questions ciblées et moins vagues que : « Tu peux me raconter ta vie ? ».
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MessageSujet: Re: Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé]

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Solitude, mère de l'angoisse, fille du désespoir [Terminé]

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