POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini]

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MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Ven 18 Avr - 12:48

Est-ce que ta baguette tremblera le jour où tu devras te battre ? Sauras-tu garder ta main ferme ? Tes jambes flancheront-elles ? Ton regard se détournera-t-il de ton adversaire ? Tant de question, si peu de réponse. Pour beaucoup, ça ne restera que d’éternelle question sans réponse. La majorité des gens vivent leur vie et passe l’existence sans avoir à combattre pour quoique ce soit. Ils sont là. Ils respirent l’air qu’on les autorise à respirer. Reste dans l’espace qu’on leur donne. Ils suivent les règles, les dirigeants, les lois, le monde. Eux les moutons de ce monde. Eux les hommes de pailles. Et puis il y a les gens qui remontent le courant à contre courant. Contre ou avec le régime mais leur parcours est de ceux qu’on n’oublie pas. En bien ou en mal, on se rappelle d’eux, de leur acte, de leu stupidité, leur courage, leurs amours, discours. On s’en rappelle, au moins pour un temps….

Mary avait toujours pensé qu’elle ferrait partie de ces gens qui ne combattraient jamais. Idéaliste et gentille, elle n’avait jamais cherché le conflit avec personne. Pas avant Llewelyn en tout cas. La Serdaigle avait toujours préféré s’écraser que de risquer d’avoir des problèmes avec les autres. Ca lui avait toujours semblé le moyen le plus sûr de vivre heureuse. De ne pas avoir d’ennuis. Puis il y avait Llew et ce cours de Politique Internationale. Qu’est-ce qui avait bien pu la sortir de sa torpeur ? Comment la petite Mary si timorée avait-elle trouvé le courage de se lever et d’aller parler à un membre de l’élite, de se mettre en travers son chemin ? Elle-même l’ignorait encore. Elle ne comprenait pas encore exactement quel mécanisme l’avait poussé à faire ça. Ce n’était probablement que la vanité. Tout le monde en avait après tout, elle comme les autres.

Contrairement à Beauxbâton, Poudlard avait une élite au vrai sens du terme. Les fils, filles, neveux, cousins des premiers puristes. Ceux qui avaient combattus aux côtés du Seigneur des Ténèbres ou qui l’avait soutenu d’une manière ou d’une autre. Ils venaient de familles prestigieuses qui façonnaient la face du monde. Le Royaume-Uni puriste, grande nation dirigée par l’homme le plus puissant au monde. Leader qui entrainerait les autres pays à sa suite. Comment ne pas vouloir revenir en Angleterre ? Qui n’aurait pas été emballé par ce souffle nouveau ? Ces jeunes qu’elle côtoyait quotidiennement étaient la future génération qui dirigerait ce pays et les autres. Quoi de plus logique que de vouloir être remarquée et reconnue pour son intelligence ? En particulier quand on n’est qu’une sang-mêlé qui a tout à prouver.

Elle avait envié Ariana tout comme elle avait envié Llewelyn, Jill ou Wayland. Elle l’avait fais. Malgré la part de vanité – bien naturelle- qu’elle avait en elle, la jeune fille était capable de reconnaître qu’elle avait enviée sa rivale. Pourquoi Ariana plus qu’une autre ? Il y avait, après tout, pléthore de jeunes filles de bonnes familles sang-pur qu’elle aurait pu envier. Ariana avait quelque chose en plus. Cette absence de gêne, ce pouvoir qu’elle possédait sur les professeurs et les autres élèves. Ce lien déjà tenus avec la politique. Sans compter son charisme, sa capacité à parler en public et à être écoutée. Comme ça devait être grisant de savoir que son opinion comptait. Qu’on était prise au sérieux. Quand l’observatrice veut être plus que ce qu’elle n’est. Mary n’était pourtant pas un personnage destiné à aller au devant de la scène. Elle ne s’y voyait pas. Quand bien-même on ne peut pas savoir ce qu’on vaut tant qu’on n’a pas tout donné, elle pensait que ça place était dans les ombres.

Avouer qu’elle avait envié Ariana ne lui posait pas de problème. Ce qui pouvait passer pour une faiblesse pour certain ne gênait pas la jeune fille outre mesure. Admettre ses erreurs et ses tords rends plus fort. Elle estimait que ce n’était une mauvaise chose que d’être honnête avec soi-même et faire taire son égo. Que sa rivale trouve ça tout à fait normal que Mary l’ait envié à un moment de sa vie amusait la Serdaigle. Elle était égocentrique, présomptueuse, assurée. C’était les raisons qui avait poussé Mary à ne pas apprécié la Serpentard dés le premier cours qu’elles avaient eu ensemble. Son credo avait toujours été : « Ne juge pas sans connaître. », mais parfois les choses devaient se faire aux feelings. Ca venait des tripes. Ces raisons l’avaient poussé à détester Ariana et l’envier en même temps. L’essentiel était que ce n’était plus le cas. La verte et argent semblait se croire au dessus de tout. Capable de l’aider, elle. Ca la fit sourire. Elle était au-delà de toute aide. Non pas qu’elle croyait Ariana impuissante. Elle avait reconnu son influence et son pouvoir. Oui, ça, elle ne pouvait pas le nier.

« Amusante ? Surement oui, je te la présenterais.»

Ca la fit rire encore une fois. Mary riait beaucoup dernièrement. C’était paradoxal. Sa situation n’avait fais que s’aggraver au fil des mois et elle s’était libérée. Elle restait la même dans le fond, la timide, discrète, timorée, pragmatique, bienséante Mary Kane mais elle riait. De plus en plus fort, de plus en plus distinctement. Comme si ses soucis la faisaient rire. La bleu et bronze exorcisait ses peurs par le rire. Ca ne voulait pas dire qu’elles n’étaient pas présentes, simplement qu’elle essayait de les dominer et c’était déjà un grand pas en avant. Parce que finalement, ce sont les gens qui sont persuadés qu’ils ne possèdent aucune force et aucun courage qui finissent par montrer qu’ils en ont. A la grande surprise de tous, Mary à défaut d’être réellement courageuse tellement une téméraire Gryffondor, était endurante. Elle pliait mais ne se brisait pas. Est-ce qu’Ariana aurait trouvé sa famille drôle ? Ou mieux Vaas ? Elle en doutait l’homme était impressionnant. Physiquement déjà, sale, musclé, il se dégageait une force brute et animale de lui. Une violence sans retenue, une folie dévastatrice. Personne ne devait oser se mettre en travers de son chemin. Lui aussi, à sa manière dégageait un certain charisme. Elle avait aimé son franc parlé, sa proposition, le fait qu’il lui ait permis d’utiliser ce qu’il appelait un pistolet. Elle avait été grisée par l’instrument. Etais-ce ça qui remplaçait la baguette magique chez les moldus ? Elle songeât que si un jour Ariana rencontrait ce qui lui servait de famille, ça serrait avec cet engin braqué sur sa tempe. Mary aimait l’idée et elle savait que si elle se réveillait un jour de ce rêve étrange, elle apprendrait à l’utiliser efficacement.

Elles auraient pu parler des heures durant et Mary devait se mordre la langue pour ne pas répliquer à chaque parole d’Ariana. C’était une perte de temps, ça la déconcentrait. Le confringo brûla douloureusement sa victime. Probablement moins que ça ne l’aurait fais dans la réalité – après tout, elle ne ressentait pas les effets de l’ostéoclaste comme elle l’avait sentit dans le local de l’élite – mais ça faisait tout de même mal. C’était la première fois que Mary blessait intentionnellement quelqu’un. Elle l’avait fait en cours de sortilège sur des mannequins mais ce n’était pas pareil ici. Il y avait une subtile différence. Elle aurait pu s’attarder sur le fait qu’elle cherchait à tuer un autre être humain, même en rêve mais on ne lui en laissa pas le temps. Elle reçu un Aguamenti de face et la puissance du jet d’eau la projeta à travers la pièce. Elle sentit son corps atterrir contre le mur et tous ses muscles protesté contre le traitement qu’elle leur faisait subir. Il faudrait qu’elle le supporte. Elle était plus forte que ça. Du moins, elle se plaisait à le croire.

« Je ne prétends pas être une grande duelliste. Je n’ai pas ton ego. » Déclarât-elle en se relevant lentement.

Elle ne pouvait pas nier qu’il y avait du vrai dans ses paroles. Il y a peu, Mary aurait à peine osé la regarder dans les yeux. Et pourtant, ici, elle la toisait, d’égale à égale.

« Les choses changent Ariana. On change. Certains s’élèvent tandis que d’autre chutent, ça ne te rappelle rien. »

Elle se permit un sourire. C’était puéril de sa part que de rappeler qu’Ariana semblait avoir presque tout perdu simplement qu’elle rappelait H et la torture des cachots à son bon souvenir. Il fallait qu’elle réplique et pas seulement avec des mots. C’était un moment de vérité. Maintenant qu’elle avait sa baguette en main, saurait-elle lancer son sort sans trembler ? Avait-elle assez de volonté pour vraiment essayer de tuer Ariana ? Pas encore fut la réponse. Cruelle déception pour Mary. Elle tenta de jeter le sort mais ne réussit pas. Que dire de plus ? Il y eut un moment de flottement où elle en fut étonnée, elle avait vraiment cru qu’elle pourrait.

« C’est ennuyeux. », Constatât-elle avec un certain fatalisme. « Je ne suis pas encore assez forte, ma main tremble. »

Elle parlait pour elle-même avec une certaine curiosité. Comment avait-elle pu rater alors qu’elle avait ressentis autant d’assurance quelques instants auparavant ? Allait-elle perdre ce combat ? Le premier qu’elle faisait, son premier combat avec Ariana. Tout était possible, dans un duel, chaque instant compte, chaque sort lancé. Mary était calme. Accepter la défaite, si jamais elle doit arriver, c’est grandir, c’est admettre que l’on peut tomber et se relever.

« Tu es tombée, moi aussi. Tu te relèveras, je n’en doute pas. L’ennui tu vois, c’est que je ferrais pareil, jusqu’à ce que je puisse me tenir devant toi sans trembler. »

Oui, elle le ferrait parce qu’elle s’en savait capable. Un jour, elle y arriverait.

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MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Ven 18 Avr - 12:48

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MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Lun 28 Avr - 20:51

Il était difficile de ne pas envier Ariana Bedan. Non pas que Mary soit une miss-tout-le-monde (bien qu'elle aurait volontiers dit cela de son ennemie du moment), mais plutôt car l'évidence était claire, simple. Malgré tout ce que l'on pouvait trouver à redire sur la gamine anciennement verte et argent, elle restait une fille possédant un Nom. Un Nom accompagné d'une présence physique, spirituel, d'un fond monétaire important et d'une influence, somme toute, particulière. Vrai que sans connaître Krakendor Castle, on pouvait déjà s'imaginer l'immense domaine des Bedan. Un lieu magnifique, historique, luxueux. Qui n'en aurait pas eu envie à tout juste dix-sept ans ? Seuls les hypocrites crachaient sur la fortune. L'Argent était au centre de toute décision, de toute envie, qu'on se l'avoue, ou pas. On pouvait être heureux sans, oui. Mais cette joie revenait à se satisfaire de choses simples sans entrevoir qu'on pouvait obtenir mieux. Ainsi Ariana percevait le monde et les classes inférieures : des imbéciles. Mais en plus de l'argent, Ariana possédait sa simple prestance. Qu'on l'aime ou qu'on la déteste, elle était plus présente que n'importe quel élève dans une salle. Elle était une voix, une personnalité. On ne la ratait pas. Fut un temps où elle aurait été écrasé – sous Dumbledore – mais aujourd'hui, cette personnalité affirmée pour l'extrémisme puriste avait plu – un temps, seulement. Pour des gens comme Kane, cela devait être rageant de voir une autre être si sûre d'elle-même, capable d'affronter les autres et de ne pas trembler à chaque prise de parole. On apprenait bien plus de ces personnes là, comme Ariana, qu'on ne voulait bien le croire. Elle entraînait, malgré elle, les gens à s'affirmer. De la même façon qu'un Voldemort avait entraîné un mouvement extrême contre le bourbisme et le Ministère de Fudge, de la même façon que Jugson avait tenté de rallié, vainement, des êtres stupides et incapables à sa cause. On recrutait ce qui était à notre image, au final. Voldemort rassemblait des peuples entiers. Jugson traitait avec les merdeux. Tout était finalement équilibré, juste et normé. Peut-être qu'Ariana ne recruterait personne, peut-être que si, à vrai dire, ce fut son objectif fut un temps. Ce n'était plus le cas maintenant.

Désormais, ni Mary, ni le purisme n'était son objectif. Elle ne voulait plus le pouvoir comme auparavant, elle s'en fichait. Son seul désir était de se venger. De qui ? C'était bien la bonne question. De qui voulait-elle se venger, la gamine ? Au fond, elle n'avait encore lâché aucun nom, pas même pour elle-même. Elle les nommait vaguement par « eux ». Quand bien même elle parvenait à atteindre son objectif, qu'adviendrait-il du reste ? Elle n'oubliait ni la gloire, ni le pouvoir, ni la supériorité... elle se focalisait pour le moment sur un seul aspect de son immense ambition égocentrique.

Ariana avait une famille particulière, grande et puissante, influente et difficile, mais elle n'était pas amusante. Celle de Mary ne l'était probablement pas non plus, mais c'était aussi une manière de préciser la différence entre les deux gamines. L'une avait un cortège familial défini, sûr et soudé, l'autre non. Ce n'était pas plus mal, Ariana en convenait volontiers, mais dans ces cadres d'éducation si différent, il était normal de voir apparaître des divergences de comportement. Était-elle capable de s'imaginer de qui elle parlait ? Vaas, le mercenaire. Honnêtement, il y avait peu de chance qu'elle sache de qui il s'agissait. Mais en un simple coup d’œil, elle aurait été capable de cerner le problème et de se mettre à pleurer. Ariana avait rarement peur, mais il y avait très fort à parié qu'elle ne tiendrait pas une seconde le regard du criminel en cavale et recherché par les deux mondes, magique et moldu. Ce qui faisait peur à Ariana, ce n'était pas le passé du type, pas plus qu'elle n'aurait eu peur du fait qu'il ait assassiné de sang-froid sa propre famille. Non. Ce qui terrorisait Ariana c'était l'absence de limite qu'il pouvait posséder. Au fond, Ariana avait peur de ce qu'elle semblait tenir le mieux en main : l'assurance. Elle craignait la foule, plus que tout, mais l'assurance était plus traître et bien plus dangereuse. Ce Vaas en avait à revendre, sans aucun doute.

-Mon ego.

Elle eut un rictus amusé, mais non. Ça ne la faisait pas rire. On l'attaquait souvent sur son ego, c'était devenu trop banal et sans conséquence pour la toucher. De fait, ça ne la blessait pas, ni même ne l'amusait. Elle passait à côté. Au fond, ce qui était drôle, c'était de parler d'ego à quelqu'un qui en avait trop pour comprendre la subtilité de la réplique. Évidement que Mary avait raison, mais à quoi bon s’égosiller à le répéter ? Ariana était foutrement incapable de comprendre cette notion d'égocentrisme car elle se trouvait normale. Les autres, ceux comme Mary qui s'effaçaient, étaient anormaux aux yeux de la richissime Bedan.

-Ça me rappelle juste que la chute m'est permise, Mary. Je n'en dirai pas autant de toi.

Si l'on était un brin objectif, elle était dans le vrai. Aucune question d'ego ici. Ariana avait derrière elle des soutiens de taille lui permettant de se relever en cas de soucis, comme aujourd'hui. A vrai dire, elle ne savait pas bien où étaient passés ses soutiens depuis son enfermement et son absence de nouvelles, mais ça, elle le taisait. Du reste, elle avait tout pour reconstruire sa vie sans même avoir à se battre. Elle pouvait chuter lourdement, elle ne serait jamais finie. Mary, bien au contraire, pouvait être anéantie. Aussi, c'était tout à son honneur de réussir à tenir debout, ça ne pouvait que prouver qu'elle n'était jamais tombée. Le jour fatidique où elle s'emmêlerait les pieds et où plus rien n'aurait de sens à ses yeux, là où tous l'abandonneraient, même Llewelyn, elle serait finie. Définitivement, sans aucun moyen de revenir à la surface. Ariana préférait que ce soit cela qui lui advienne plutôt qu'elle ne s'efforce à la tuer comme l'ordre logique des choses voudrait qu'elle agisse. Elle n'avait pas envie de tuer Mary, pas directement, pas physiquement. Elle voulait la voir sombrer lentement.

Mary tenta un sort qu'elle rata lamentablement. Ariana haussa un sourcil. Alors c'était ça ? Lire autant de livres, appartenir à une maison soi-disant prestigieuse fut un temps, pour ne pas réussir à exécuter un pauvre sort ? Aucun signe de satisfaction de la part de l'ex-Serpentard. Elle resta de marbre, impassible, élégamment installée au fond de la pièce. Bras le long du corps, le regard vif et profond. Elle l'écouta parler. C'était amusant de se parler à soi-même. A voir c'était hilarant. Bien qu'un peu ridicule. Mais qu'importe.

-Eh bien, Mary... fais donc ? Continue de te relever, je t'en prie. Continue d'essayer de ne pas trembler.

Elle effectua un mouvement de poignée qui propulsa les plumes à écrire du bureau, droites et perforantes sur Mary à une vitesse folle. Les quatre plumes percèrent la peau de la cible et traversèrent son corps de part en part. L'épaule droite était touchée, le ventre également. L'état de Mary s'empirait à vue d’œil. Tout ceci avait-il une incidence sur la réalité ? Ariana n'en était pas bien sûre. Elle ne comprenait déjà pas comment l'autre Serdaigle était entrée chez elle, dans sa plus stricte intimité.

-Qu'est-ce que ça peut bien me foutre?

Une ennemie en plus, ou en moins, Ariana n'en avait cure. Certes, Mary était plus résistante que les autres, certes elle était agaçante et Ariana la haïssait, mais elle ne vivrait pas pour la voir tomber, et elle n'avait rien à lui prouver. Elle n'avait pas plus besoin de démontrer sa capacité à ne pas trembler face à elle, que le reste. Oh, Mary démentirait catégoriquement qu'elle avait besoin de tout ceci, mais au fond, c'était bien de cela qu'il s'agissait. L'envie de s'affirmer, l'envie de se satisfaire soi-même en montrant à une autre, enviée, qu'on pouvait être capable du minimum. Ça ne changerait pas grand chose, ça n'irait pas bien loin.

Ariana était égocentrique, Ariana était trop sûre d'elle-même, Ariana avait chuté, mais Ariana n'avait plus rien à prouver au monde.

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MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Lun 28 Avr - 20:51

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MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Lun 28 Avr - 21:09

«Tomber est permis, se relever est exiger. ». C’est ce qu’on répétait à Mary depuis qu’elle était jeune. En général, c’est ce qu’on disait aux enfants, surtout depuis que le Seigneur des Ténèbres étaient au pouvoir. Va de l’avant, si tu rates, tant pis, mords sur ta chique mais surtout ne t’effondre pas. Ce n’est pas permis. Bien entendu, certaine personne peuvent se permettre de chuter. Celle qui ont de l’influence, de l’argent, un nom, une famille, pour les soutenir ou les rattraper en cas de pépin. Ariana faisait partie de ceux-là. Mary en était sûre, peu importe ce qu’elle faisait, ce qu’elle lui avait fais, elle s’en sortirait. Parce que c’était comme ça, elle était Ariana Bedan et son nom suffisait. Il n'y avait pas qu'elle de concerner d'ailleurs. Il suffisait de regarder Llewelyn et la différence de sanction qu'il y avait eu entre elle et lui lors de leur altercation. L'un avait simplement eu droit à une "discussion" avec l'Inquisiteur, tandis qu'elle avait été quitte pour semaine de torture dans les cachots de Poudlard. Deux poids, deux mesures. La classe sociale se faisait aussi bien par le sang que l'argent. Le premier restant plus important que le second. Qu'elle importance d'avoir de l'argent si on était sang-mêlé après tout ?
 
Il y en avait d’autre pour qui tomber pouvait être fatal. Elle par exemple. Qui avait-elle en dehors d’elle-même ? Personne. Sa famille ne pouvait pas l’aider et n’avait aucun poids. Vaas était... Vaas était Vaas. On ne pouvait pas vraiment trouver une autre manière de le dire ou de le décrire. Il était de ceux qui ne rentraient dans aucune boite, trouver des qualificatifs pour le décrire aurait été ridicule. Mary se voyait mal lui demander de l’aide. Premièrement parce qu’elle ne savait pas le contacter, ensuite parce que sa fierté l’en empêchait. Il lui avait proposé de l’accompagné et elle y songeait de plus en plus sérieusement. Une partie de son esprit criait que c’était stupide tandis que l’autre lui enjoignait de le faire. En attendant, elle devait se décider, aurait-elle le cran de le suivre ? Lui qui vivait dans un monde totalement inapproprié pour quelqu’un comme elle. Le monde n’était pas tendre. On lui avait dis plus d’une fois et elle l’avait appris à la dure.  Si elle ne pouvait pas faire face à Ariana, comment pourrait-elle suivre son père ?
 
Deux poids, deux mesures dans l'application de la loi et de ses peines. C'était loin de ressembler à ce qu'on attendait d'une société démocratique. Vivaient-ils en démocratie ? Pour Mary, ça ressemblait plus à une dictature sous couver d'une démocratie. C'était d'ailleurs pour ça qu'on parlait de régime et non pas d'Etat. Elle avait rêvé du droit sorcier, de ses lois, son application. Désormais ça lui paraissait loin et naïf de sa part. Il n'y avait pas de place pour la justice dans le monde construit par l'Intendance. Pas de place pour elle non plus d'ailleurs. Elle ne s'en plaignait pas, elle constatait. On ne lui offrait rien et c'était logique. Elle n'était personne, si elle avait voulu avoir sa place, il aurait fallu qu'elle se batte pour l'avoir. On n’a rien sans rien. Personne ne va venir vous tendre la main pour vous offrir ce que vous désire. Restait à savoir si elle voulait se battre pour faire partie du monde tel quel le voyait. Fermer, réguler comme une horloge, sans possibilité du chemin qu'on vous trace. Ca aurait du lui plaire. Elle aimait l'ordre, la hiérarchie, alors pourquoi est-ce que ça ne la tentait pas ? Pourquoi se retrouvait-elle attirée parce qui ne lui ressemblait pas ? Aucune idée mais une chose était sure, tant qu'à se démener pour quelque chose ça ne serait pas pour un monde avec lequel elle n'avait pas d'affinité.
 
Elle ne voulait pas d'un endroit qui ne voulait pas d'elle comme elle était. Lasse d'essayer de rentrer dans un carcan qui ne me convient pas. De faire des choses qui ne ressemblent pas, de me forcer à être ce qu'on attend de moi. La peur du regard des autres, de leur opinion, peur de ce qu'on pensait d'elle. Toujours timorée Mary, tu réfléchis toujours trop si bien que tu en oublies qu'il faut agir. Je veux d'un monde où il ne sera plus permis à Ariana Bedan de trébucher. Où la moindre erreur lui sera fatale. Etais-ce si dur que ça de le dire ? D'admettre son propre désir de puissance, d'admettre que peut-être rester en retrait et en simple observatrice ne lui convenait plus ? Pas quand on l'avait torturé, pas quand on avait décidé qu'elle dérangeait. Sa vie valait plus que ça, elle valait plus que ça. Le tout c'était de l'admettre.
 
"Tu n'as pas tord, viendra peut-être un jour où nos situations seront inversée."
 
Elle sourirait en le disant. Mary n'était pas du genre à se voiler la face. La situation lui déplaisait mais elle ne pouvait pas ne pas reconnaître qu'Ariana n'avait pas raison. S'eu été de la mauvaise foi. Non pour le moment, elle était dans le vrai. Peu importait à quel point Mary aurait voulu qu'elle ne le soit pas, peu importait qu'elle trouvait ça injuste, qu'elle n'aimait pas cette idée. Ariana avait raison, pour le moment du moins. Par contre, elle ne pouvait qu'espérer qu'un jour l'ordre des choses changerait. La Serdaigle l'espérait vraiment. Cet espoir lui donnait une raison d'essayer de se battre. Pour se battre, il faut un but, quelque chose qui vous stimule à vous dépasser, allé plus loin. Pour le moment, obtenir sa liberté et l'idée de pouvoir battre Ariana lui semblait deux bonnes raisons de continuer à se battre.
 
Alors oui, elle perdait. Elle n'arrivait pas à tenir tête à la Serpentard. Mary n'était pas habituée à utiliser la violence. C'état son premier vrai duel. Le premier vrai combat qu'elle menait dans sa vie. La verte et argent avait de l'avance sur elle. Elle savait faire mal en prouvait les sorts qu'elle lui lançait sans trembler, sans hésiter. H avait eu beau exécuter tout ses ordres lors de sa torture, elle savait également frapper. Mary n'arrivait pas à lui rendre coup pour coup. C'était frustrant, elle aurait voulu lui faire aussi mal qu'elle avait mal. La jeune fille aurait préféré ne pas éprouver de scrupules et pouvoir se défaire de toutes émotions.  Le faire aurait marqué une rupture, ce n'était pas elle. On ne peut pas changer du jour au lendemain peu importe à quel point on le veut. On ne peut pas se dénaturer, tout ce qu'elle pouvait faire c'était lutter et évoluer. Grandir, choisir sa voie mais ça ne se faisait pas en une journée. C'était un travail long et fastidieux
 
En attendant, son état empirait. Elle avait mal partout, elle ôta les plumes qu'Ariana lui avait envoyés grimaçant à chaque fois. Et si ton état ici affectait ton état à l'extérieur ? C'état un rêve mais tout était possible.  Elle ne continuerait pas bien longtemps dans cet état. Mary était lucide, elle allait très probablement perdre ce combat. Son adversaire avait le dessus, sans l'ombre d'un doute. Elle le prouvait à chaque instant, malgré tout, elle ne voulait pas partir la tête basse, pas sans avoir essayé. La bleu et bronze n'en pouvait plus de cet air arrogant sur le visage de la Bedan, elle aurait voulu l'effacer.
 
"Oh mais ta gueule Ariana, tu me lasses."
 
Elle porta une main à sa bouche, surprise par la violence de ses propos. C'était sortit tout seul, très naturellement. Elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle le pensait avant de le dire. Pourtant c'était vrai, l'assurance d'Ariana commençait à lui taper sur le système. Pour être tout à fait honnête, elle se demandait comment personne d'autre ne lui avait dis avant. C'était le problème de l'arrogance et de l'assurance quand ils n'étaient pas correctement dosés. Au début ça attirait et puis ca finissait par agacer.
 
"Coffundo"
 
A croire que se retrouver agacée par Ariana aidait, où peut-être étais-ce simplement parce qu'elle savait qu'elle allait perdre. Mary n'eut aucun mal à lancer son sort qui provoqua une explosion blessant Ariana et la projetant à son tour de l'autre côté de la pièce. Elle-même se sentait mal, la douleur n'était pas insupportable pour autant. Si elle avait douté, même pendant un moment, qu'elle se trouvait dans un rêve, ça le lui confirmait. Avec des blessures pareilles, elle aurait du être à terre, or elle tenait encore debout et trouvait encore l'énergie de faire face à la Serpentard. Pourtant, elle avait une drôle d'impression, comme si sa présence ici n'allait pas tarder à s'arrêter. Son corps ne semblait plus aussi solide, elle regarda ses mains, la pâleur de sa peau, si on ne faisait pas attention au sang qui les recouvraient, ne semblait pas naturelle, comme si elle était en train de devenir progressivement transparente.
 
Ariana allait gagner cette manche ci, aucun doute possible, mais une bataille ne fait pas la guerre.
 
Spoiler:
 

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Dernière édition par Mary Kane le Mer 7 Mai - 21:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Lun 28 Avr - 21:09

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Ariana Bedan


MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Mer 7 Mai - 10:42

Est-ce qu'on pouvait dire que Mary était dangereuse ? Objectivement, non, pas vraiment. Elle était plutôt maigrichonne, ne semblait pas très douée baguette en main – force était de constater qu'Ariana qui n'était pas une grande duelliste s'en sortait bien – et au final, malgré toute l'intelligence dont elle pouvait faire preuve, elle n'était pas très maligne et tombait rapidement dans le prévisible. Non pas dans un prévisible stupide comme Mercurius, non. Mais dans quelque chose de plus commun, comme si elle était une parmi tant d'autres. Elle ne se démarquait pas. Elle restait elle-même, la gamine fondue au cœur de la foule. Grand bien lui fasse si c'était ce qu'elle voulait, mais aux yeux de l'ancienne Verte et Argent, rester dans l'ombre était signe de faiblesse. Il fallait briller pour exceller. Elle pouvait être assez superficielle somme toute, en se limitant à des concepts faciles tels que l'image. Mais Ariana avait changé, ses modes de pensée aussi. Elle était toujours aussi attachée à l'image mais n s'en servait plus de la façon. Elle voulait l'image pour la façade, pour qu'on ne la soupçonne pas. Sa vengeance serait à son image : maligne, vile et cruelle. Comment croire qu'elle était capable d'agir contre le gouvernement ? Elle qui avait été intègre et prompte à la plus plate servitude ?

Elle n'était pas une résistante. Non. Une résistante aurait juré contre le Lord, elle aurait juré contre tous et n'aurait pas été capable de se fondre dans un régime hautement dangereux. Ariana se complaisait dans cette Intendance, elle ne voulait simplement plus y voir ces têtes pensantes ayant trop d’attrait à ce qui s'appelait désormais bourbisme. Elle refaisait le monde, et dans le sien, Valverde n'était pas puriste, il ne l'était plus, elle l'avait démasqué. Au final, qui l'était ? Elle avait perdu foi en sa famille, bien que certains éléments semblaient capables de remonter dans son estime peu à peu. Emma n'avait jamais chuté, c'était impossible que sa sœur lui fasse du mal. Mais Laura, Ruth, Isaac... ces personnes qu'elle avait cru loin d'elle désormais étaient revenues de leur plein gré, et pour être honnête, cela lui avait fait chaud au cœur. Wayland semblait être le seul à l'avoir vraiment saisi, ce fond de sensibilité profondément enfoui en elle. Elle n'était pas généreuse, elle n'était pas agréable, elle n'était même pas attentionnée, mais elle était comme tout le monde, elle n'était pas insensible. Elle ressentait beaucoup de choses, dont de la peine, de l'amour, elle en était capable. Mais à trop se monter la tête contre ces soi-disant faiblesses, elle oubliait de les écouter, de s'écouter. C'était triste, mais Ariana Bedan n'était pas une personne joyeuse.

Mary pensait-elle réellement que les situations s'inverseraient ? Au fond, elle avait raison d'y croire, car ce serait sûrement vrai. Un jour Ariana perdrait quelque chose, un rien, qui ferai tout basculer. Mais la descente de l'une des plus grandes familles du pays ne pouvait pas se résigner à y croire. Elle était trop imbue d'elle-même pour ne serait-ce qu'imaginer qu'un jour une sang-mêlé insignifiante comme Kane serait au-dessus d'elle. Elle espérait évidemment qu'elle l'ait tuée d'ici-là, mais de quoi était-on sûr, sinon de rien ? Pour Ariana la réalité était simple à appréhender : n'existaient qu'elle face aux autres. Le reste ne variait pas. Elle considérait, étonnamment, que les relations humaines étaient au-dessus de toute chose, qu'elles étaient régies par le sang, et qu'elles fondaient la réalité telle qu'on la connaissait. Le reste n'était pas variable car il ne répondait à aucun code propre à l'espèce humaine. La réalité des choses n'était pas la même que celle des Hommes, aussi, Ariana pensait qu'elle serait toujours au-dessus des autres, car c'était un fait établi depuis toujours.

-Peut-être.

Elle ne rentrerait pas un débat concernant ce qui serait, et ce qui ne serait jamais. Au fond, Ariana pensait beaucoup de choses mais on l'ignorait car elle taisait tout, ou presque. Elle ne divulguait pas ses pensées, les jugeant trop personnelles et donc dangereuses pour elle. Elle se contenta donc de fixer Mary d'un regard dur, sans sourire. Son visage était si froid et fermé qu'on aurait cru y retrouver son ancien mentor. Elle avait appris auprès du politicien. Plus qu'auprès d'aucun autre. Mais il l'avait abandonnée, et elle ne lui pardonnerait jamais.

De toute sa vie, Ariana n'avait jamais connu l'échec excepté cette fois-là, ce soir-là, à Poudlard. Échec qui n'en était un qu'à moitié. Elle n'avait pas échoué dans sa tentative, elle avait bien organisé la torture de Kane. Elle l'avait placée au rang d'objet, d'esclave, et jamais elle ne l'oublierait, ce fameux soir où elle avait été royalement supérieure, elle avait tenu la vie de son ennemie entre ses mains. La Serdaigle devait désormais vivre avec cela. Vivre en sachant qu'elle avait été une esclave, une chose, et qu'Ariana ne l'avait jamais été, qu'elle ne le serait probablement jamais. Mary pouvait avoir la haine, la rage, elle n'aurait jamais l'audace d'agir comme une véritable ennemie. Elle n'était pas faite pour haïr, et pourtant Ariana la repoussait dans ses derniers retranchement. La preuve était cette montée d'adrénaline de la part de Kane. Enfin. Ariana sourit légèrement, amusée. C'était drôle de voir les autres perdre leur sang-froid, perdre toute notion de lucidité et, au final, de ne plus être eux-même. Mary n'insultait pas, ce n'était pas elle. Devait-elle fermer sa gueule ? Oui, elle le ferait. Elle le ferait car tout ceci n'avait plus aucun sens, les subconscients s'agitaient pour donner à la scène une tournure improbable.

Le coffundo la heurta de plein fouet. Elle virevolta en arrière à quelques mètres du sol et chuta contre le mur avant de tomber lourdement sur le sol. Elle se releva non sans peine. Ses habits étaient en lambeau, son soutien-gorge apparaissait clairement, ne restait que son pantalon à moitié intact. Elle n'avait plus envie de rire, plus envie de paraître agressive, elle avait simplement envie que tout ceci reprenne une tournure normale et logique dans son esprit. Mary devait dégager, elle devait la tuer, et ce serait fait. La baguette d'Ariana se leva au quart de tour.

-Videntrailles!

De larges entailles se formèrent sur l'abdomen de sa victime, Mary tomba à genou, et progressivement le tout s'ouvrit, dévoilant les organes de la Serdaigle. Le sang coulait à flot le long de ses cuises. D'un geste elle empêcha Mary de chuter, l'autre était bloquée, résignée à observer son intérieur se vider dans une douleur insupportable. Le rêve était magique, et elle ne se réveillait pas tant qu'elle était vivante. Lentement, les boyaux tombèrent avant de chuter lourdement sur le sol, le tout surmonté d'un bruit hideux trahissant l'aspect visqueux des intestins. Suivirent l'estomac, le foie, et tout un tas d'organes qu'Ariana n'avait jamais espéré voir un jour dans sa vie. Elle se délectait de chaque instant. Finalement, lorsqu'enfin, elle pu apercevoir la colonne vertébrale à travers le trou béant qu'était devenu Mary, elle s'approcha lentement.

-Le fait est que, que l'on soit ici ou en dehors, j'aurai toujours le dessus. Tu devras t'y résigner Mary, tu es déjà morte.

Elle relâcha la pression de sa baguette et le corps s'étala lourdement sur le sol, et l'esprit de Mary s'échappa du rêve, vaincu. Ainsi Ariana venait de gagner une nouvelle bataille, elle continuait d'avoir le dessus. La prochaine fois, où iraient-elles ? Se battraient-ils ? Se tueraient-elles ? Tout était possible car l'une n'avait plus de limites et l'autre n'avait plus rien à perdre. Ariana était gagnante aujourd'hui et elle pensait que cela ne changerait pas, c'était un fait établi, elle était supérieure.

Pouvait-elle en être si sûre ?

Spoiler:
 

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Dernière édition par Ariana Bedan le Mer 7 Mai - 12:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Mer 7 Mai - 10:42

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MessageSujet: Re: You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini] Mer 7 Mai - 20:58

Est-ce qu'on peut s'habituer à la douleur ? A être torturée, à avoir mal ? Certains disent que oui. A force de recevoir des sorts et des coups, la sensibilité à la douleur s'amenuise. Un peu comme une couturière qui à force de se piquer le pouce avec la pointe de son aiguille voit sa peau durcir et ne ressent plus la piqure. Comme un cuisinier qui à force d'avoir les mains brûlée, ne sent plus la morsure cruelle du feu sur sa peau. Est-ce une bonne chose de devenir insensible à la douleur ? Elle n'en était pas sure. Ressentir les choses, la douleur, c'était ce qui les rendait humains. Ca les différenciait des morts et des inféris. Ne plus rien ressentir, c'était prendre le risque d'oublier que chaque action avait un prix. Elle souvenait de l'histoire de John le brave, un vieux conte sorcier que sa grand-mère leur racontait le soir.

John le brave était un grand sorcier. Connu pour sa férocité au combat et son courage sans faille. Pourtant John cachait un grand secret, il avait peur de mourir. On avait beau l'appeler John le brave, il n'en avait pas moins peur à chaque combat. Avant chaque bataille, il tremblait de peur, persuadé sa peur de mourir finirait par le tuer. Il s'en était ouvert à sa femme qui sagement lui avait dis qu’il était tout naturel d'avoir peur de la grande faucheuse et qu'il ne fallait pas en avoir honte. Au contraire lui avait-elle dis, c'est faire preuve d'un grand courage que d'affronter ta peur à chaque fois que tu passes le pas de la porte pour aller sur le champ de bataille. Pourtant, John n'était pas convaincu, sa femme n'était qu'une femme. Que pouvait-elle savoir de la peur de mourir ? Rien. Alors plutôt que de l'écouter, il décida de se mettre à la recherche de livre de magie qui lui permettrait d'ôter sa peur. Il finit par trouver une potion qui lui permettrait de réaliser ce qu'il désirait. Il la fabriqua et la bus avant d'aller au combat. Ce fut elle qui le tua. En oubliant qu'il avait peur de mourir, il avait aussi oublié la prudence qu'entraine la peur. Ne trouvant plus de juste milieu entre son courage et sa peur, ce fut la stupidité qui prit le pas. Enchainant des actions plus périlleuses les une que les autres, il mit son camp en difficulté et se retrouva encerclé d'ennemis et finit par trépasser.

Ce conte n'avait jamais été le préféré de Mary, ni d'Eleonore d'ailleurs. Néanmoins, il avait un certains sens pour la bleu et bronze. Le courage, ce n'est pas foncé la tête baissée dans les ennuis sans se soucier des conséquences. Non, le courage consistait à affronter ses peurs et vivre avec. Mary ne serait jamais téméraire, ce n'était pas sa façon de faire. Elle agissait rarement par instinct. Ca lui arrivait, comme à tout le monde, mais principalement, elle essayait de réfléchir et peser le pour et le contre. Tout ceci avait beau être un rêve, ça n'en était pas moins effrayant. Elle se trouvait dans le monde selon Ariana, ses lois, ses désirs, sa vision des choses. Elle ne se rappelait pas de ce qui était advenus d'elle après son passage dans les cachots, qu'était-il advenu d'elle ? L'avait-on laissé se vider de son sang ? Etait-elle morte ? Mary essayait de en pas y penser mais ça restait une possibilité. Peut-être était-elle morte et peut-être ceci n'était-il qu'une avant première de la mort ? Elle aurait pu demander à Ariana quel était son dernier souvenir, si elle savait ce qu'il était advenu d'elle mais sa fierté l'empêchait de lui demander quoique ce soit.

Si son adversaire n'avait pas levé le petit doigt contre elle quand H l'avait torturé, ça ne l'en rendait pas moins responsable de tout ce qui c'était passé pour autant. L'idée venait d'elle. Elle et elle seule. H n'était qu'un exécutant. Un outil, un jouet, rien de plus. Il était, pour Mary presque sans importance, on ne blâme pas l'outil mais son maître. Se retrouver face à sa tortionnaire, si peu de temps après avait de quoi déstabiliser l'adolescente. Si Ariana entrait dans l'âge adulte et deviendrait bientôt une femme accomplie, Mary elle sortait tout juste de l'enfance. La verte et argent avait toujours un coup d'avance sur elle. Comment veux-tu te mesurer à elle si tu n'égales pas son niveau ?

Elle avait beau ne pas l’égaler, Mary essayait désespérément de le faire. Ca marchait, à moitié, et son sort atteint sa victime la projetant à l’autre bout de la pièce. Il n’y avait plus de place pour la parole. Elle n’avait plus de sarcasme en poche, plus de traits d’esprit. Rien de tout ça ne lui semblait drôle. Au diable les autres, ce combat prenait trop de temps. Jeu de patience, elles jouaient au chat à et à la souris mais la patience, pourtant légendaire, de Mary commençait à s’amenuiser. La jeune fille voulait du concret, or ce rêve, quoiqu’il arrive restait un rêve. Ce qu’elle voulait, s’était en sortir pour savoir dans quel état elle se trouvait en dehors.

Ariana n’était pas belle à voir mais nuls doutes que Mary était bien plus mal en point qu’elle. Elle toussa et mis sa main devant sa bouche, elle était pleine de sang, elle le regarda avec une certaine indifférence et l’essuya sur ce qu’il restait de sa robe.  La verte et argent lui lança un Videntrailles, un sort qu’elle n’aurait probablement pas pu lui lancer dans la réalité mais qu’importait. Ici, dans son monde, elle le pouvait. Mary le reçu de plein fouet et tomba à genoux sans même pouvoir crier.  Elle vit son abdomen s’ouvrir progressivement, laissant passer un flot de sang. Elle ne pouvait pas bouger, ni s’effondrer. Elle ne pouvait que contempler son corps se décomposer sous ses yeux. La douleur était au-delà des cris et des mots, la Serdaigle ne pouvait que pleurer en se demandant pourquoi elle n’avait pas encore basculer dans l’inconscience. Parce que c’est un rêve voilà pourquoi. La douleur que tu ressens, elle n’est pas réelle, pas tout à fait en tout cas. Tu peux la vaincre. Elle aurait pu, si elle avait été assez forte pour ça. Assez forte pour se réveiller et sortir du rêve toute seule. Elle n’en avait pas encore la capacité.

S’eu été quitter une douleur imaginaire pour une douleur réelle.  Même si elle ne s’en rendait pas compte, son esprit se battait pour maintenir son corps en vie tandis que les médicomages autour d’elle essayaient de la soigner. Chaque coup qu’Ariana lui portait atteignait son esprit et se répercutait sur son corps, mettant en péril son état déjà fort instable.

« Elle fait une nouvelle hémorragie, je ne comprends pas. On l’avait soignée.
On s’en fou que tu comprennes ou pas, soigne là, Monsieur Paravell ne saura pas l’interroger si elle est morte. »


Elle n’avait plus beaucoup de temps ici, son corps se décomposait et elle sentait que sa prise sur ce monde se défaisait, la douleur devenait moins intense au fur à mesure qu’elle sentait son esprit sombrer. Ariana en profita pour relâcher la pression et elle vit son corps tombé lourdement au sol plus qu’elle ne le sentit. Ici ou en dehors elle aurait toujours le dessus, elle n’avait qu’à s’y faire, elle était déjà morte. Elle eut le temps d’entendre les derniers mots que l’adolescente lui adressa sans pouvoir y répliquer. Qu’aurait-elle pu lui dire de toute façon ? Elles avaient dépassé le stade où elles pouvaient encore parler ensemble. Le temps de la discussion était fini, maintenant venait celui de l’action, mais si Ariana était si sûre que ça d’avoir le dessus, pourquoi s’acharnait-elle à lui répéter inlassablement ?

« Chef, je crois qu’elle se réveille. »

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You shall be Queen until comes another || Ariana [Fini]

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