POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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The grand parade lifeless packaging || Crow

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Tom Jugson


MessageSujet: The grand parade lifeless packaging || Crow Ven 4 Avr - 19:00

Ca fait trois jours qu'ils te suivent. Tu le sais, tu as fini par le voir. Tu ne peux rien faire. Les éloigner. Voilà ce qui reste ton principal objectif. Tu n'as pas trop les idées claires. Tu n'as pourtant pas bu. Ce n'est qu'une question de circonstances. Tu n'as pas revu Lyna. Tu n'as pas revu tes enfants. Tu ne sais pas ce que tu vas devenir, mais tu ne vas pas craquer, tu ne peux pas. Tu n'en as plus le droit. Tu aimerais que ça finisse autrement, et tu allumes une cigarette.  Tu souris. Voyons. Ca ne pouvait évidemment pas finir autrement. Ca aussi tu le savais, et tu ne peux pas – ne veux pas ? - le contester. Tu manques de toute façon pour le faire, mais tout le monde manque de temps. Il est grand temps de finir. Tu espères. Tu espères qu'ils vont te laisser tranquille. Mais il sera trop tard. Le plan est en marche. Si quelqu'un l'a vu venir, tu en doutes. Ils ne peuvent pas prendre le risque de vous laisser courir, toi et la Vague. Pas comme ça, en tout cas. Aussi il est probable qu'ils ne voient rien. Surs de leur victoire, ils ne verront pas leur principale défaite. Aussi cuisante que possible, aussi dure que terrible. Tu souris encore. Il est plus que temps de partir. Tu te lèves. Il ne fait pas froid, pas si froid. Tu observes. Ils bougent. Tu les vois. Ils te voient. Ils savent que tu sais et tu sais qu'ils savent que tu sais. Ainsi tout le monde est à égalité. Constat alarmant, tu passes une sorte de contrat silencieux avec eux. Ils te suivent, mais ils ne disent rien et en échange, tu fais comme si tu ne les remarquais pas. Tu as froid, soudain, très froid. Il fait beau, pourtant, c'est le printemps, ou bientôt le printemps, et dans ce quartier ci de Glasgow, il y a peu de chance de se rappeler la ville de Glasgow. Tu verras. Ca va aller. Tu marches encore. Mais tu te sens profondément vieux. Sans doute parce que tu as compris. Ce sont tes derniers jours, tes dernières heures, peut-être, sous le  soleil. Ca ne dérange pas. Ou peut-être que tu es réellement vieux. Trente-six ans, un miracle. Tu peux compter les rides sur ton visage. Tu y penses rarement, mais chaque fois que tu le fais, tu comprends qu’il s’agit de marques de vie, que cet assortiment de lignes brisées, gravées sur ton visage, sont les lettres d’un alphabet secret qui raconte l’histoire de la personne que tu es, car chaque cicatrice est la trace d’une blessure guérie, et chaque blessure a été provoquée par une collision inattendue avec le monde — autrement dit, un accident. Quelque chose qui aurait pu ne pas se produire puisque par définition un accident est quelque chose qui ne survient pas nécessairement. Il s'agit là de faits contingents par opposition aux faits nécessaires, et ce matin, en regardant dans le miroir, tu te rends compte que toute vie est contingente à l'exception de son unique aspect nécessaire, à savoir que, tôt ou tard, elle prend fin. Et cela va arriver aujourd'hui.

Ce n'est pas grave.  Tu n'en veux à personne, bien au contraire. Des souvenirs t'accompagnent et tu vas partir heureux, c'est tout ce que tu vois. Tu tiens tes enfants dans tes bras. Et puis Lyna. Si tu regrettes de ne pas les avoir vu, tu te dis cependant qu'ils ne doivent pas être triste. Tu sors un téléphone. Un portable. Tu as du mal avec ce genre d'outil. Mais le quartier est calme : tu le sais parce qu'on te fous la paix. Tu peux donc prendre le temps de galérer comme tu veux avec ce machin. Tu appelles, finalement :

« Sheldon ? Jugson au téléphone. (…) Oui. Ca vous dérange, si on se voit ? (…) Parfait, à l'Amontillado, dans vingt minutes ? (…) Merci. Oh, et arrivez par Monktown Street. (…) Oui, c'est nécessaire. Au revoir.» 

Tu t'installes à nouveau en terrasse. Ils sont loin. Tu sors le papier et le crayon. Tu traces les lettres. Ce sont des instructions, pour Ben. Pour lui seul.

Citation :
Ne jamais se rendre, ne jamais abandonner. C'est tout ce que je peux te donner comme conseil, et c'est le dernier. Sinon de ne jamais être lâche, ni cruel. Ca se finit pour moi. Je ne pense pas que tu arriveras à consoler Lyna – tu n'es pas doué pour ça. Ni à agir intelligemment. Mais je ne peux que espérer le contraire.

Je vais mourir, voilà. Ils me suivent. Ils vont m'arrêter, m'emmener devant lui, et je devrais parler. Vous devez y être prêt. Rassemble Sheldon, McLear, Vaas, la Vague, l'Ordre, tout le monde. C'est la fin pour moi, ce n'est pas la fin pour vous. Evacuez le QG. Lancez l'assaut de Glasgow. Il est temps. C'est mon héritage politique, mon héritage de liberté. On dira demain : « il était un grand homme. »

Il était...ou il n'était pas.

Thomas W. Jugson

Tu scelles la lettre au moment où Sheldon arrive.

« Je n'ai pas beaucoup de temps. Il faudrait que vous remettiez ceci à Ben.
-Putain Thomas tu déconnes, tu me payes même pas une bière ? Je suis pas un putain de coursier.
-Aujourd'hui si. C'est nécessaire. Et puis vous m'avez déjà payé un verre avant la guerre : elle a commencé. Au revoir Sheldon. Je dois y aller. »

Tu n'écoutes pas la fin de la phrase. Les autres se remettent à te suivre. Tu vas plus vite, et eux aussi, tu vas vers un quartier fréquenté. Cette voix et ce visage, que tu connais, te parlent. Julian. Tu as  fini par mettre un nom dessus.  

« Tu fais bien. 
- Et si je perds ?
- Tu ne perdras pas. Pas comme eux l'entendent.
- Qu'en savez vous ?
- Ah, le futur. Vaste question. Elle est facile à résoudre. La roue tourne, Tom, tot ou tard. Tu gagnes, ils perdent, la république est créé. Ou alors tu gagnes, mais l'opération R ne marche pas. L'intendance évolue, finit par reconnaître l'opposition avec l'Intendant Witcher – pas Mike, Jim, son arrière-petit fils, une alternance se fait automatiquement pour créer un régime démocratique, qui écartera peu le Lord du pouvoir : il mourra de vieillesse. Ou alors quelque chose d'autre fonctionne : l'opération R s'éternise et finalement avec ton arrière petit fils Max Jugson Jr, la république s'étend à tout le pays. Tout change. Mais vous gagnez, ce n'est qu'une question de temps.
- Nous n'en avons pas.
- Si. Ca commence déjà. Tu le sais. Regarde. Vous avez déjà sauvé le monde. »

La voix s'arrête. Ils t'ont déjà rattrapé. Tu sais quoi faire. Tu sors ta baguette, lentement, tu lances un sort. Explosion en pleine rue. Tu cours. Tu te réfugies dans un centre commercial, tu grimpes, tu grimpes, dans les étages, sous les combles. C'est un grenier. Tu es blessé. Le coté du crâne. Déjà. Maintenant ils vont envoyer leur chef. Lincoln. Tu es content, ça se finit bien. Un vieux siège avec des accoudoirs traine, tu t'assois. Tu attends. Il entre. Les mains crispées sur l'accoudoir, tu souris.

« Alors, te revoilà, toi. J'aurais du m'en douter. On a sauvé le monde, après tout, non, toi et moi, non  ? »
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Lincoln Crow


MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Lun 7 Avr - 21:35

La Sécurité Intérieure convenait bien à Lincoln Crow. C'était un milieu qu'il connaissait suffisamment bien pour s'y sentir à l'aise. On y mêlait l'enquête, l'armée et la violence. Tout ceci fonctionnait en synergie. Rien n'était laissé au hasard – Crow détestait le hasard. Au fond, c'était le seul endroit où Lincoln pouvait être affecté. Il n'était pas un politicien, ni un bureaucrate, il n'était pas un juge, encore moins un agent secret. Lincoln Crow était un militaire, un homme d'action, récompensé à de multiples reprises et dont les faits d'armes n'étaient plus à démontrer. Ce type avait fait ses preuves. Il était aujourd'hui parmis les plus grands sorciers de ce pays, parmi les plus redoutables et personne n'osait le défier. Pouvait-on cependant dire que Lincoln était en sécurité ? Le comble pour ce directeur chargé de faire régner l'Ordre au sein d'un pays en crise avec lui-même et le monde extérieur. Il était en danger de mort. Sa tête était l'une des plus désirées au sein de la résistance. On voulait voir le bourreau tomber. Eris Valverde ou Léon Brom était de grandes figures à abattre pour l'image. Voir l'Intendant ou le Magistère tomber était un message fort. Mais tuer Crow c'était différent. Cela relevait bien plus de l'obligation que de l'envie. Le laisser envie c'était s'assurer de l'avoir aux trousses. Et personne ne doutait de ses qualités de chasseur, personne. C'était un prédateur comme le monde en avait très peu connu. Sans relâche, toujours à l'affût. Il semblait ne jamais fatiguer, comme un automate. Pourtant, le mangemort était silencieux. Il ne se vantait pas de ses trophées de chasse, il ne mettait pas en avant son talent extraordinaire, il n'était pas exhibitionniste. Silencieux, donc, et pourtant si dangereux... tous le craignaient. Oh ! Bien évidemment, les grands résistants fiers de leur image ne viendraient jamais avouer leur crainte face à un type comme Crow. Jamais. Il fallait tenir une certaine prestance, un certain charisme pour tenir tête à un empire comme celui de Lord Voldemort. Cependant, il ne fallait pas douter de l'existence de cette peur. Cette peur nourrissait Crow comme du lait pour un bambin. Il s’imprégnait de la peur de ses cibles pour devenir de plus en plus fort. Il ne s'arrêtait jamais de progresser, grâce à eux. C'était un mage noir.

-Monsieur. Le salut militaire était de mise au sein du Département de la Sécurité Intérieure à l'Intendance du Royaume-Uni. Son Second, le dénommé Preston, venait de pénétrer dans son bureau. C'était sobre, classe et dénudé de toute babiole inutile. Dossiers, plans de quartiers, plans d'action se croisaient dans une des pièces les plus sécurisées du monde. [color]Voici l'ordre d'exécution numéro 123 comme demandé.[/color]

Lincoln prit le parchemin qu'on lui tendait d'une main habile. Il parcouru brièvement les quelques lignes inscrites sur le papier et se leva lentement tout en rendant le tout à son Second. Il prit sa baguette et alluma une cigarette avant de sortir du bureau, suivi de Preston, le regard loyal. Ils pénétrèrent dans une salle où déjà quelques agents étaient présents. Tous le saluèrent comme le chef qu'il était – le respect qu'ils lui vouaient n'avait aucune faille – et Crow prit les commandes de l'opération. Même en étant le chef du Département, il restait très proche du service des Exécuteurs de Nuisibles dont Preston avait désormais la charge. Il pointa du doigt la carte sur lequel tout semblait indiquer un plan précis.

-Ceci, messieurs, est notre objectif.

Il fixa l'assemblée constituée des meilleurs éléments de son Département. Ils étaient sept. Les Sept meilleurs agents de l'Intendance. On ne pouvait pas faire mieux qu'eux, que ce soit à l'armée, ou aux Services Secrets, ces types étaient des experts du domaine, ils ne laissaient place à aucune faille. Des chasseurs, tout comme leur chef.

-J'ai besoin de trois hommes sur le terrain. Deux autres vont coordonner le tout à partir d'ici et les derniers viendront avec moi. Je veux de l'efficacité. Le premier qui merde, je le tue, le deuxième, je l'envoie à Azkaban.

Tous acquiescèrent. Avaient-ils seulement le choix ?

-Et il est à moi.

Plusieurs jours passèrent. L'opération se déroulait tout à fait normalement.
La rue était animée ce jour-là. Les regards étaient furtifs, ce jour-là. La mort marchait lentement, ce jour-là. Crow avançait parmi cette foule impassible sur son passage. Elle ne le remarquait pas car elle ne le connaissait pas. Lincoln n'était pas médiatique, son visage n'était pas le plus connu. Aucun bruit, aucune vague. Il restait néanmoins l'un des meilleurs éléments du Seigneur des Ténèbres et un pilier indiscutable de ce régime. Mais là, au cœur de la populace, il était la Mort. Il était le chasseur que l'on ne perturbe pas. Plus loin, il le voyait galoper. A droite, deux hommes s'approchaient, à gauche, le troisième. Explosion. Et voilà, le piège se refermait. Lentement, mais sûrement, rien n'échappait à Lincoln. Il finissait toujours par obtenir ce qu'il désirait. Ou alors il périrait en essayant. Au fond, cette opération avait commencé il y a bien longtemps. Il avait commencé sa série de chasses il y a plus d'un an et demi. Elle se terminait aujourd'hui. Le Lord lui avait ordonné de faire périr le traître et son sang. Il achevait la quête.

Il fit un signe de la main. Les hommes transplanèrent immédiatement. Lui, sortait sa baguette avec une dextérité qu'il n'avait plus besoin de démontrer. Il suivit le fuyard à travers le centre commercial, puis à travers les étages. Il ne courrait pas, il marchait. Inutile de se presser, l'autre avait déjà perdu la manche. Il avait été retrouvé. C'était son erreur, avoir quitté l'anonymat. C'était la seule barrière, bien que faible, qui l'avait protégé un temps soit peu de son prédateur principal.

Il monta les marches du grenier, ouvrit une à une chaque porte jusqu'à arriver devant la dernière. Il poussa lentement le bout de bois qui servait de fermeture physique et se présenta à Thomas Jugson. Il avança dans la pièce d'un pas loin d'être menaçant. C'était assez drôle cette relation entre les deux hommes. D'un côté, il y avait de l'amitié due au passée. Il y avait la haine de l'autre camp. Il y avait aussi le syndrome étrange qui liait la proie à son prédateur. Crow avait passé tant de temps à traquer Jugson, et lui à le fuir, qu'au final les deux se connaissaient par cœur. Ils étaient frères plus qu'ennemis. Pourtant, ce soir, l'un des deux ne reverrait pas le jour.

-Bonsoir, Tom.

Il rangea sa baguette et sortir une cigarette qu'il alluma. Il restait debout.

-Te douter que j'allais te retrouver ? Tu le savais dès lors que tu es parti Tom.

Seul Crow en était capable. Traquer Jugson n'était pas une partie de plaisir. L'autre était loin d'être un con, il planifiait aussi bien, voire parfois mieux, que Crow. Mais sur la fin de l'histoire, l'autre l'avait dépassé. C'était comme ça, on ne pouvait pas être le meilleur éternellement. Au fond, seul Lincoln pouvait rattraper Tom car seul lui le connaissait suffisamment bien.

-Est-ce que j'ai sauvé le monde ? Est-ce que tu l'as fait ? Est-ce qu'on l'a fait ? Au fond, peu importe Tom. L'important c'est ce que tu décides de ce que tu comptes faire maintenant.

Il tira longuement sur sa cigarette.

-Et puis, sauver le monde, c'est pas pour nous. On est trop... trop mauvais pour ça.

Deux frères qui, au final, ne voulaient voir ni l'un ni l'autre mourir, mais qui s'y résignaient comme avec un pistolet sur la tempe.

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Seul l'agent :geek:surveille les deux côtés de la force

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MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Mar 8 Avr - 8:20

Tu as deux longueurs d'avance sur Crow, et une seule sur son Maître. Tu le sais parce que tu l'as prévu. Tu n'as pas peur, finalement, Thomas, tu ne peux pas avoir tort. Même là, jusqu'au bout, tu es le maître du jeu. Réfléchis, calcule. Tu me retrouveras toujours sur ton chemin, car moi aussi je réfléchis et je calcule. Le seul principe que tu as retenu de John Mulciber, le seul que tu comprends du ministre de la magie. Tu n'as pas fui devant Lincoln, tu l'as laissé te retrouver. Cela fait longtemps que tu as arrêté de fuir. Ca ne t'intéresse pas. Ou plus. Si tu es ici, c'est en toute connaissance de cause, mais ça, Crow n'a pas besoin de le savoir. Tu as choisi. Ta mort fait partie d'un plan. Ben aura tes instructions avant que tu ne sois mort, ou capturé. En fait, tu as déjà prévu ce qui va se passer. Tu l'as prévu depuis longtemps, quand tu as rédigé la constitution. Tu savais que dès que tu te pointerais dans la rue, à découvert, ils allaient te tomber dessus. Tu n'as pas cherché à fuir, à te cacher. Au contraire. On pouvait penser que c'était involontaire, une erreur. Mais même pas. Cela était prévu. Cela faisait partie du plan. Depuis le début. Quand Lincoln t'arrêtera, il t'emmenera devant le Lord, et là tu parleras. Tu seras obligé de parler. Tout le monde le faisait et tu ne te crois pas supérieur au point de pouvoir résister à Lord Voldemort. Tu parleras donc : mais ça aussi c'était prévu. Ben aura les instructions par Sheldon. Dans le cas où tu révèlerais l'emplacement du QG de la Vague, ceux ci auraient déjà évacué depuis des heures. Les mangemorts trouveraient la place vide. Première longueur d'avance sur Crow. La deuxième, c'est que tu sais ce qui se passera dès l'annonce de ta mort. En réaction, Limonkov lancera l'assaut de Glasgow. La deuxième longueur d'avance que tu as sur Crow. Il ne sait rien et il est un pion sur ton échiquier. Par contre, le Lord saura pour Glasgow. Mais tu peux lui cacher pour la république. Quoi que même si tu parles, ça n'empêchera pas le plan de fonctionner. Vu comment tu l'as prévu, c'est impossible qu'ils l'arrêtent.

Ta mort est un sacrifice nécessaire. Tu le sais. Tu n'as pas plus envie de mourir qu'un autre, mais tu l'acceptes. Tu te fais une raison. Tu perds ce combat, mais pour rien au monde tu ne l'aurais mené. Tu sais que les autres le gagneront. Tous les autres. Tu acceptes, parce que tu sais que derrière, c'est Benjamin qui va prendre le relais. Et qu'en face, ils vont salement connaître leur douleur, parce que par rapport à lui, tu es sympa, même dans tes périodes les plus odieuses. Surtout envers Lincoln. Toi, tu n'as pas décidé de prouver à la face du monde qu'il est sang mêlé et qu'il est un menteur.

Au contraire. Contrairement aux autres, tu comprends un peu Lincoln. Il est ce que tu aurais pu devenir. Une sorte d'improbable miroir inversé, et que vous le vouliez ou non, vos destins sont liés. Vous ne pouvez pas vous laisser vivre, vous ne pouvez pas cohabiter. Il faut qu'un de vous deux meure. Tu le sais, et c'est toi qui cède. Pourquoi, pour faire plaisir à Lincoln ? Par hasard ? Non, parce que tu en as l'utilité. Tu as toujours été habile pour ça. Indiscutablement. Tu es un bon stratège : c'est pour ça que tu étais un bon juriste. C'est pour ça que tu es un bon politique.

Et tu sais mentir. Ce qu'ils savent. Mais pas Crow. C'est peut-être le seul avec qui tu as été à peu près honnête parmi eux. Il n'a donc aucune raison de ne pas te croire si tu lui mens. Et comme tu es très convaincant, que tu as tout prévu, tout passera. Il t'a retrouvé, tu as fait une erreur. Oui, s'il veut. C'est ce qu'il doit croire. Il ne doit pas comprendre que tu as prévu la suite, et qu'il ne maitrise rien. Il ne doit pas comprendre que tu as décidé que tu allais mourir. Tu aurais donc pu te rendre. Ca aurait eu le même effet à la fin. Mais si tu fais ça, ils sauront que tu prépare quelque chose. Alors tu vas lutter : non par fierté personnelle, mais pour faire illusion, pour les enfoncer dans leur délire.

Tu souris, amusé. Ce n'est pas plus mal que ça soit lui. Le sang coule toujours le long de ta tempe droite, mais qu'importe. Tu commentes d'un ton neutre :

« Pas faux. J'aurais bien aimé que ça soit le Connard. J'aurais adoré lui péter la gueule. »

Peu de gens connaissent le mépris que tu portes à Mike Witcher et le surnom que tu lui attribues : enfin, peu de gens savent que tu le détestais déjà quand tu n'avais pas trahi. Pour la façade, lorsque vous avez bossé ensemble, vous avez souri tous les deux aux journalistes. Jamais vous ne vous êtes appréciés, cependant. Le Connard, c'est le surnom que tu lui donnais en privé, pour tes conseillers, alors même qu'il était ton directeur de la coopération internationale. Tu ignores si Lincoln connaît ce surnom. Pour être tout à fait honnête, tu t'en cognes, car tu n'es plus à ça prêt. Tu le mènes en bateau. De bout en bout. Tu ne dis rien. Vraiment rien. L'important, c'est ce que tu vas faire maintenant ? Non. L'important, c'est ce qui va se faire après. Tu as déjà décidé. Te rendre ? Oh oui, tu vas le faire, bien sur. Mais pas dans cette forme là. Tu ne réponds pas. Le masque dur que tu portes s'est mué en un léger sourire. Tu te demandes si ça l'agace. Personnellement tu penses que non mais il y a d'autres théories.  C'est le silence qui nous rend fous. Personne ne sait ce qui se passe, ce qu'on est peut-être en train de faire en haut lieu, si on est vraiment en guerre, et, dans ce cas, contre qui et quelle en est l'issue. Personne ne sait plus rien pourtant toi tu as compris. Ca te rend supérieur ? Pas vraiment. Trop mauvais pour gagner, peut-être.

« On peut faire de bonnes choses pour de mauvaises raisons et mauvaises choses pour de bonnes raisons. Ton argument ne vaut pas. »

Tu profères des banalités, et c'est volontaire.Tu n'as pas envie de rentrer dans le fond des choses, de parler de la vérité, de ce qui va se passer. C'est dangereux pour les autres et ça ruinerait ton plan. Tout est planifié à la virgule prêt. Officiellement, tu ne veux pas mourir. Officiellement, tu es là pour te battre et sauver ta peau, tu vas le faire. La baguette dans ta main droite effectue un mouvement léger alors que te lèves, et tout va vite, le combat, le vrai, commence. Le glavius inferno que tu profères créé le glaive de flammes noires que vous connaissez si bien tous les deux et vient se planter en plein milieu de la cage thoracique de Crow.

Ce n'est pas bon. Il devrait gagner. Il faut qu'il gagne. Il ne le sait pas, mais ça servirait ton plan.

Tant de choses comme cela qu'ils ignorent. Qu'ils devinent vaguement. Des choses qui sont là. Qui les frôlent, cachées dans l’ombre, mais si denses qu'ils en éprouvent la secrète présence, comme une menace.  Tu as deux longueurs d'avance sur Lincoln, et une seule sur son Maître.

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Dernière édition par Tom Jugson le Mar 8 Avr - 12:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Mar 8 Avr - 8:20

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MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Mar 8 Avr - 15:16

Il est là, non loin. Vas-y, attrape-le, oui, voilà comme ça. Le lâche pas surtout. Tu le sens ? Dis moi que tu le sens. Oui ? Alors frappe. Une fois. Bien. Deux fois, mieux. Trois fois, légendaire. Quatre fois, tu es un Dieu. Pousse le, exactement, contre le mur. Attrapa la barre de fer juste là. Qu'est-ce qu'elle te semble légère, tu ne trouves pas ? Continue de cogner. Le ventre, les jambes, pas la tête. La tête est trop sensible. Si le corps lâche dans tes bras, c'est fini, tu auras échoué. Alors recommence, vas-y. Tu n'as pas à t'arrêter parce que tu es en droit de faire cela non ? Tu es en droit d'être violent ! Eux l'ont toujours été avec toi, pourquoi n'aurais-tu pas le droit de leur rendre la monnaie de leur pièce ? Tu penses à le tuer. Ici, maintenant mais ce n'est pas sûr que cela serve à quelque chose. L'autre pisse le sang abondement. Est-ce qu'il est encore conscient ? Tu détermines arbitrairement que oui. Si il est conscient c'est que tu ne frappes pas assez fort, alors. Continue. Tu es un acharné, tu ne faiblis jamais, tu ne baisses pas les bras, ça, tu en es foutrement incapable, hein garçon ? Au fond, tout ce que tu veux, c'est faire du mal, tu n'es bon qu'à ça. Non ? C'est pas vrai ? Pourquoi ça ? Comment peux-tu provoquer autre chose que le malheur, la douleur, la peine, la mort ? On t'a formé à cela, on t'engage pour cela. Ah oui, c'est vrai, tu es capable de réfléchir. Tu es un type intelligent, c'est vrai. Il pense, lui, que tu n'es qu'une brute de décoffrage, qui exécute sans réfléchir. Il y a du vrai, n'est-ce pas ? Tu appliques les ordres parce qu'on te les donne. Mais cela ne veut pas dire que tu ne penses rien à leur sujet, c'est vrai, nous en convenons. Mais tu es perspicace. Tu comprends vite et bien, et tu ne te trompes pas souvent. On t'attire, on te piège ? Et alors ? Au fond, tant que l'objectif est rempli, ça t'importe peu. Très peu. Tu es un militaire, on te demande ni de politiser le pays, ni de le comprendre, simplement de le défendre. La meilleure défense c'est l'attaque, tu es assez d'accord avec ça. Tu l'as toujours été. L'armée te demande plus de capacité intellectuelle que les autres veulent croire. Tu n'es pas n'importe qui d'ailleurs, au sein de l'armée. Tu es chargé d'une équipe d'intervention de haut niveau. Tu es à leur tête, et tu les guides vers une mort certaine. Mais une mort glorieuse à n'en pas douter. L'opération que tu prépares depuis des mois sera lancée dès demain. Demain tu sauras si tu vis, ou si tu crèves. Peut-être est-ce pour cela que tu tabasses ce jeune type ? Pour te défouler, faire croire au reste du monde que tu es calme et capable de supporter la pression de cette opération ? Tu la supportes, ça oui, mais non sans l'aide d'un gringalet à tabasser. Tu es presque sûr d'être à la hauteur. L'avenir ne te donnera pas tort. Mais toi seul en ressortira vivant, et après ça ? Tu seras d'abord considéré comme un type à écarter du système. Tu seras placé à Poudlard. Tu seras chargé de la Sécurité pendant un long moment. Les ordres de ton Maître son indiscutable, tu vas t'y plier avec labeur et acharnement. L'école de sorcellerie que tu vas fréquenter deviendra une forteresse imprenable sous ton règne. Aucun écart de conduite, aucune tentative d'approche terroriste, tu seras sur le qui-vive et tout le monde reconnaîtra ta valeur pour cela. Puis tu seras assez vif pour enclencher de nouveau ta carrière. Tu te serviras de tes expériences militaires pour obtenir le siège du Bureau des Exécuteurs. Tu les dirigeras pendant deux ans avec une poigne de fer mais un talent de génie. On te récompensera pour cela, on te félicitera. Tes hommes t'adoreront car tu seras un enseignant, un maître, pour eux. Tu deviendras influent sans même avoir voulu l'être. Tu te rapprocheras de grands noms du régime, tu te feras une place politique sans ouvrir ne serait-ce qu'une fois la bouche. Aucun bruit, aucune vague, deviendra ton dicton. Tu te feras des alliés puissants de toutes parts, et tu obtiendras la direction de la Sécurité Intérieure dès sa formation par la nouvelle Intendance. Tu deviendras alors connu mondialement pour ton talent en matière militaire et sécuritaire. Le taux de terrorisme chutant à un degré si faible que tu ridiculises les résistants. Ils te veulent mort, tu leur échappes tout en les provoquant et en les neutralisant un à un. Tu te retrouveras finalement devant ta cible numéro une. Un type qui aura trop eu l'impression d'être supérieur aux autres.

Lincoln Crow regardait la pièce avec un air totalement détaché. Tout ceci le rendait amèrement indifférent. Ce n'était ni le lieu où il pensait un jour coffrer Jugson, ni le lieu où il comptait le tuer. Car il le tuerait indirectement. Le capturer était synonyme de mort. Le Lord voulait le traître et Crow avait juré de lui ramener. Ce serait chose faite. Il avait tué toute sa famille, en sous-traitant à son homme de main devenu ami, James Eccleston. La relation qu'il entretenait avec le désormais Haut-Juge de l'Intendance était incroyablement complexe et subtile. On croyait à une amitié fébrile ? Que nenni. On pensait à un simple Serment Inviolable ? Rien du tout. Les deux étaient proches tout en étant obligés et désireux de l'être. Eccleston n'avait pas le choix, et il semblait s'en accommoder. Crow était de cet ordre d'idée là également. C'était assez drôle. Et utile, qui plus est.

Lincoln prit de plein fouet le sortilège de Jugson. Il ne l'avait pas vu venir. Il se battait bien, Tom. Depuis toujours. Mais il n'avait jamais réussi à triompher de Crow. Le deuxième le dépassait largement, en tout point. Et la résistance, l'état dans lequel vivait le hors-la-loi, ne l'arrangeait pas. Il devenait de plus en plus médiocre, ça se sentait. Il peinait à tenir un combat de bout en bout. Lincoln était entraîné à endurer, l'autre non. Trop plongé dans ses histoires politiques, ses plans foireux, et son envie de renverser un régime qu'il avait ardemment aidé à bâtir. Les deux avaient été capturé ensemble, bêtement. L'un avait eu la volonté et le courage d'assumer ses idéaux, l'autre s'était retourné avec virulence en croyant se repentir de ses péchés. C'était ridicule, mais ça ne concernait pas Lincoln. Lui s'en fichait royalement de ces histoires là. Il avait un ordre à exécuter, c'était tout. Il ne voulait pas discuter avec celui qu'il avait vu comme son ami, son frère presque. Non, c'était fini ce temps là. La baguette de Crow s'agita d'un coup sec et Lincoln informula un Nero Psycho des plus réussis et violent. L'autre fut plonger dans ses pires cauchemars à un point qu'il en serait devenu fou. C'était douloureux, oh oui. C'était peut-être pire qu'un doloris. Lincoln ne ressentait plus la même douleur face à un doloris désormais. Il avait subi un nombre incalculable de fois le sortilège impardonnable venant du Lord, et dès lors, toute tentative venant d'un sorcier lambda paraissait fade. Mais le Nero Psycho... C'était une toute autre affaire, bien plus complexe et puissante.

Lincoln d'un geste de baguette retire le glaive qui laissera des séquelles. Il a mal. Évidemment qu'il ressent la douleur, mais il la supporte pour le moment. Moins bien qu'avant néanmoins, il est vrai. Le mangemort s'entraînait suffisamment souvent pour recouvrer sa résistance magique depuis son enlèvement perdue. Il faisait énormément d'efforts pour regagner cette capacité à endurer, mais c'était lent à revenir. Très lent. Il continuait d'observer la salle, Jugson était désormais une cible comme une autre. A quoi bon tenter de le raisonner ? Parler avec lui ? L'autre croyait encore à ce stupide bridage Bien et Mal.

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MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Mar 8 Avr - 15:16

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MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Jeu 10 Avr - 8:39

Il va te tuer et il le récompensera pour ça. Tu ne dis plus Il mais il, sans majuscule, sans respect, parce qu'il est ton égal. C'est entre toi et lui et Lincoln n'est qu'un moyen de parvenir à lui.De manière très générale, tu te fous de Crow, de John, du Connard, de Valverde. La guérilla n'était qu'une façade et si Lincoln pensait t'arrêter, toi et les tiens, il faut se rendre à l'évidence, ça n'a pas marché. Attaque du Connard, de John, de Ruth, deux fois : si quelqu'un est capable de lire les signes, c'est lui, pourtant il ne les a pas lu. Il aurait du, c'est son erreur. Penser que ça se résume à toi et lui en est une autre. Penser que t'abattre met fin à tout, la plus grosse qu'ils font. Tout ça est plus large, et même si tu as de l'importance, même si tu comptes, tu n'es pas très important. Ils ont peur de la mort, tous, tu l'as compris. Ils en ont peur, et ils n'imaginent aucunement qu'on peut l'accepter et même l'utiliser. La récompense que Crow va obtenir n'est qu'une illusion. Toi tu sais, tu as prévu, tu comprends. Savoir est la meilleure des armes : c'est la seule chose que tu aie jamais approuvé dans la manière de faire du Connard.

Indubitablement. Une illusion, donc, politique. Tu as choisi le bon moment et ça te fait sourire. Valverde a démissionné, Voldemort est en quête d'un nouvel intendant. Tu lui en désignes un, tout prêt, tout beau, tout vainqueur : bien sur que Lincoln va devenir Intendant. Comment ne pourrait-il pas devenir Intendant s'il te capture, toi, le chef de la Vague, celui qui met le plus en danger le régime de Voldemort en ce moment ? Oh, oui. Il va devenir Intendant, et il va devoir gérer la plus grosse faille de sécurité du régime depuis la bataille de Londres et l'assassinat de Lucius Malefoy. Grâce à qui ? Toi. C'est une double trahison, tu le sais. Une trahison parce que tu l'utilises, parce que tu lui mens. Parce qu'il n'a aucune raison de ne pas te croire, il est entré dans ton jeu. Il sait qu'il va gagner. C'est toi qui a fait l'erreur, dans son esprit. Toi, tu es arrogant, tu crois tout savoir, et ce sont les types comme lui qui te rattrapes. C'est sa revanche sur la vie, même si tu doutes qu'il le comprenne. Pour Lincoln, les ordres sont les ordres. Mais il y a quelque chose de personnel dans tout ça. Démontrer qu'il a raison, et qu'il peut vaincre son presque frère, qu'il a vaincu un type qui en apparence était plus brillant que lui ? Oui, sans doute. Mais tu refuses cet aspect là. Tu le refuses en bloc, ça ne concerne pas. Tu refuses le caractère personnel de ce combat. C'est ta deuxième trahison. Tu l'utilises alors qu'il est ton frère, ou presque. Vous vous connaissez bien. Mais tu ne peux pas faire autrement. Au début tu as cru qu'avec le temps, il finirait par te pardonner. Qu'avec le temps, la paix s'imposerait définitivement.Mais le temps ne s'écoule pas de la même manière pour toi que pour tes frères. Tu le sais.

Aujourd'hui, ça ne peut que te servir. C'est un choix, une vision plus large. Personne ne croit qu'on peut planifier sa propre mort, encore moins qu'elle peut s'inscrire dans une vision plus générale. Personne ne veut croire qu'on peut se servir de sa mort. Il est tellement plus simple, plus facile, plus gratifiant aussi de se dire qu'on est le meilleur, et que l'autre a mal joué. Qui contrôle qui ? Lincoln, parce qu'il va gagner ? Non, toi, parce que tu choisis de perdre. Et telle est la fin du combat : vainqueur en ayant perdu. Te foutant même éperdument d'être vaincu par Lincoln Crow. Tu ne lui donnes que l'illusion d'un combat, mais une illusion assez puissante pour qu'il y croit.

La peur. Bien sur. Tu te doutais qu'il allait employer la peur. C'est son fond de commerce. La peur/ Et toi, tu as peur ? Oui, tu as peur. Tout le monde a peur, ici. De quelle couleur est donc la peur ? Sûrement pas bleue, toujours. Blanche ? Grise ? Chinée rose et vert ? La peur est un liquide incolore, inodore et insipide. Mais elle est là et même toi, tu sais que tu ne pourras pas y échapper. Alors tu subis. Tu n'as pas pour but de lutter, seulement de lui faire croire que tu luttes. Tu restes sur ta chaise, un peu hagard. Tu n'as pas peur de crever, mais tu as peur que ça foire. C'est ça que tu as vu.

Tu le regardes comme s'il n'existait pas. Tu souris. Tu commentes :

« Pourquoi tu dis plus rien, Lincoln ? On a rien à se dire, toi et moi ? »

Non, rien, sinon que tu vas mourir, et que c'est terminé. Si seulement il pouvait voir sa tronche, si seulement...Tu tentes un nouveau sort, du coup. Réussi, mais bloqué, il reprend du poil de la bête. Tout va bien se passer.


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MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Jeu 10 Avr - 8:39

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MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Sam 12 Avr - 12:26

Il y avait plusieurs choses d'intéressantes dans cette pièce. De une, c'était un endroit réellement improbable. Qui aurait pu supposer qu'un grenier aussi miteux, aussi reculé du reste de la civilisation, pouvait au final se trouver être le décor d'un combat qui s'avérait, finalement, loin d'être d’anthologie ? C'était royal comme lieu, se disait Crow en l'observant. Royal. Ici, aucun regard indiscret, tout semblait marcher au ralenti, même les deux protagonistes en action. La pièce contenait deux personnes. Ils étaient rentrés ici à des instants différents. Et lorsque la porte derrière Crow s'ouvrirait, il y en aurait un dans les bras de l'autre. Soit mort dans un cas, soit comateux dans l'autre. Il était impératif pour le mangemort de ramener sa cible vivante. En soi, le tuer ne lui aurait fait ni chaud, ni froid, Crow ne comptait plus les cadavres qu'il accumulait. Mais le Lord voulait Jugson. Et Crow exécutait, car il n'avait aucune raison de contrarier son Seigneur. On traitait Lincoln de chien, d'esclave au service d'une cause aussi risible que lui. Pourquoi pas. Il se fichait bien de ce que l'on pensait de lui au fond. Lui ce qu'il comprenait c'était qu'on attribuait de l'importance à sa personne, alors que lui réduisait les autres à des objets. C'était assez drôle de voir ces gens s'égosiller pour énerver Crow. Au final, ils tournaient tous autour de la même idée, toujours : « Tu es un chien qui n'a aucune valeur, un pion, tu exécutes bêtement, sans réfléchir ». Et Lincoln continuait d'observer. Quand bien même il aurait été aussi simple d'esprit, qu'est-ce que cela aurait changé ? Il tuait de toute façon, alors à quoi bon tenter de le déstabiliser ? Lincoln réfléchissait continuellement. On croyait qu'il ne prévoyait rien, qu'il était foutu dans tous les cas, et qu'il était limite un imbécile incapable de prévoir ce qui allait arriver. Non, lui était honnête et savait qu'il ne pouvait pas tout savoir, car ça aurait été mentir et tricheur de dire qu'il savait tout, avant tout le monde. Il déduisait, il analysait, parfois lentement, parfois avec plus de dextérité, mais jamais il ne se contentait de suivre sans comprendre. Cependant, Crow exécutait, et ne contre-disait pas. Il n'était pas un conseiller comme Brom, ou Valverde. Lorsque le Lord lui donnait un ordre, il ne se dérobait pas, ou n'essayait pas de lui faire avoir une autre approche. Il fonçait comme on le lui demandait. Aussi, Jugson, tout supérieur qu'il pouvait être, était au final bien seul dans sa démarche puisqu'il ne comprenait même pas Lincoln.

La deuxième chose fascinante avec cette pièce était son témoignage historique. En réalité, l'histoire de la pièce devait être bien maigre. Mais on imaginait aisément ces quelques dizaines, peut-être centaines, de personne rentrer, déposer, sortir, passer, revenir... L'usure sur les murs, les planches de soutien du plafond, ou même le parquet grinçant, donnaient de la valeur ajoutée au lieu. Castle Bay était un peu de ce style là aussi. Ancien, brièvement rénové en maigre partie, guère plus. Crow appréciait les lieux qui savaient parler d'eux-mêmes. Il se sentait indifférent face à des grands domaines tels que ceux des Witcher où Karen se rendaient souvent. Ces grands endroits lui donnaient l'impression d'une absence de personnalité quasi-totale des propriétaires. Et au final, c'était vrai. Certains sorciers manquaient d'ambition, d'autres n'en avaient simplement pas, et certains, comme toutes ces familles puristes ridicules, se pensaient royalement au-dessus de tout cela car ils possédaient, soi-disant, tout. C'était d'autant plus drôle de les voir se ramasser. Comme avec cette histoire de gamine de Poudlard ayant commandité une torture sur une autre élève. Lincoln ne donnait pas tort à la tortionnaire commanditaire dont le nom lui échappait royalement. Il trouvait son acte logique et totalement excusable : la loi du plus fort, comme toujours. Mais il avait été étonné de voir la ligue des familles réagir avec autant de virulence. Ce fut amusant sur l'instant, agaçant juste après, et finalement, Crow avait eu envie d'en empaler plus d'un pour les faire taire. Il ne manquait pas grand chose à ce pays pour devenir parfait, se disait-il... simplement de la discipline, de l'Ordre, de la droiture. Une théorie militaire, en somme.

Finalement, cette pièce était intéressante car elle démontrait à Crow ce qu'était le temps. Il avait l'usure face à lui. C'était toute cette pièce qui finissait par prendre du sens. Finirait-il comme cela, lui aussi ? Vieux, usé, incapable ? Il s'était toujours avoué qu'il ne tiendrait pas longtemps sur cette Terre. Il était violent mais surtout en première ligne. Il fonçait face à ses victimes, et ne semblait avoir peur de rien. Pourquoi est-ce qu'il était encore debout ? Combien de temps cela pouvait-il durer ? Il ne réussirait pas toujours à échapper à ses prédateurs. Prédateurs qui étaient aussi ses cibles. Pourtant, il avait face à lui, l'homme qu'il avait cru être le plus à même de le tuer. Il avait cru en Jugson pour cela. Et le hors-la-loi s'était retrouvé inefficace pour comme tous les autres. Il semblait que personne ne puisse achever Lincoln, que le seul à détenir ce pouvoir restait lui-même, ou le Lord. Drôle de conception de la vie pour celui qui répandait la mort sur son chemin. Il ne cherchait plus d'excuse, aujourd'hui, il vivait comme il le pouvait. Jugson ne pouvait rien faire, personne ne pouvait rien faire. Eh bien, tant pis. Il continuerait de vivre jusqu'à ce qu'une personne ose l'affronter le tuer. Ose ou réussisse, au final, c'était pareil.

Il bloqua sans difficulté le sortilège de son adversaire. L'autre faiblissait déjà nettement. Les sorts de Crow étaient puissants, perçants, cinglants. Il était parvenu à tel stade de magie qu'il lui semblait n'avoir plus rien à apprendre. Ce qui était faux, il en convenait. La baguette de Lincoln exécuta un mouvement vif et Jugson se retrouva propulsé en arrière, entravé dans de lourdes chaînes d'acier froides et empêchant tout mouvement. Ce combat était loin d'être intéressant. Lincoln sentait de l'ennui, pourquoi Jugson ne se battait pas ? Pourquoi ne venait-il pas à l'encontre du Directeur de la Sécurité Intérieure comme il l'avait fait lors de leur dernière rencontre à Castle Bay ? C'était intriguant et néanmoins, Lincoln ne cherchait pas à savoir. Il comprenait que Jugson n'était pas clair et qu'il cachait quelque chose. Mais voilà, son but n'était pour l'instant pas de chercher à comprendre. Il devait amener le traître devant le Maître, et le reste il y penserait plus tard. Les priorités s'appliquaient ici. Lincoln rangea sa baguette, et s'avança lentement en direction de Jugson. Il le frappa une fois au visage, si bien que l'autre s'effondra. La fatigue, la douleur et le coup venait de l'achever pour un bon moment. Le mangemort saisit le corps de sa victime d'une main et transplana direction Little Hangleton. Jugson, comateux, lévitait sous l'action de la baguette de Lincoln. Ils pénétrèrent dans le manoir, Queudver fut jeté d'un geste de la main gauche et le prisonnier transporté dans les sous-sol jusqu'à finir dans une cellule sécurisée et unique où il crécherait tant que le Lord ne daignerait pas lui donner un entretien. Crow remonta alors, après avoir sécurité toute la cellule et d'avoir soigneusement attaché Jugson au mur pour qu'il ne puisse pas bouger autre chose que la tête. Il l'avait évidemment dépouillé de ses objets personnels, dont sa baguette.

Le Directeur de la Sécurité Intérieure se présenta devant la porte donnant sur le mythique salon des ténèbres et attendit qu'une audience lui soit accordé. Crow ne craignait plus d'attendre ici, il y était habitué désormais. La porte s'ouvrit alors sous l'ordre du Seigneur des Ténèbres. Lincoln s'avança, fit une révérence sobre mais ne manquant ni de classe ni de politesse.

-Maître. Le traître Jugson est enfermé dans vos sous-sol, comme ordonné.

Aucun bruit, aucune vague.

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MessageSujet: Re: The grand parade lifeless packaging || Crow Sam 12 Avr - 12:26

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