POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La loi du plus fort [Ruth]

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MessageSujet: La loi du plus fort [Ruth] Jeu 17 Avr - 18:29

L'Intendance était désormais en place. L'ère Crow commençait tout juste, mais il savait qu'il avait fait fort. Il savait qu'il avait renversé des codes et qu'il n'était clairement pas dans la même ligne de mire que Valverde ou Brom. Crow cherchait la domination claire et nette. Il voulait la dictature officielle. Il savait que les sorciers accepteraient cette domination car ils étaient maintenant endoctrinés par le régime depuis plus de sept ans, et à plus forte dose depuis le passage de Valverde à l'Ordre Nouveau où il avait arraché la propagande et qu'il l'avait gardée. Les sorciers n'étaient clairement pas un problème, ni un obstacle, à toute cette machination dictatoriale. Ils suivraient, car ils croyaient en la force de l'Intendance. Crow étant un militaire, un homme d'action, c'était un symbole sûr que de dire que les choses ne resteraient pas immobiles. La victoire sur Jugson apportée par Crow était un autre symbole. L'Intendant agissait, ne promettait pas inutilement. Il accomplissait ce qui devait être fait, et il le faisait bien. Tom avait été capturé relativement facilement et amené devant le Lord, comme demandé. Bien sûr, le grand public ne comprenait, ni même ne savait tout cela. Mais il savait néanmoins qu'il pouvait compter sur l'Intendant pour leur apporter la Sécurité tant demandée.

Le seul vrai problème à cette grande orchestration symbolique était évidemment les moldus. Leur faire avaler un signe comme cleui-ci n'avait rien de facile, Crow en était parfaitement conscient. D'ailleurs c'était ce qu'il y avait de plus osé, d'avoir voulu le transmettre à la télévision. Le signe fasciste comme ils l'appelaient, était extrêmement fort. En soi, il était de notoriété publique qu'utiliser ce signe était dangereux, voir condamner dans bien des pays. Ce qui différait ici ? C'était l'utilisation par les sorciers pour dominer littéralement le peuple moldu. Crow était un chef exigeant. Il ne faisait jamais les choses à la légère, essayant de minimiser le travail. C'était un acharné des nuits blanches et des lourdes charges de travail. Il savait qu'il en donnait beaucoup à ss départements, et il le faisait aussi pour cela. Qu'aucun ne puisse s'ennuyer, que tous aient de quoi faire, que leur salaire soit mérité.

Il avait une bonne dizaine de dossiers sur son bureau qui attendaient d'être lus. Lincoln allait lentement pour bien saisir les enjeux de cette nouvelle ligne politique qu'il instaurait peu à peu. Il savait que Brom le suivait, il en avait discuté personnellement avec le Magistère, et les deux étaient sur la même longueur d'onde : l'Intendance ne resterait pas en paix. Le Lord voulait dominer le monde, certainement pas se restreindre à une île comme la Grande-Bretagne. Aussi, il était important pour Lincoln d'offrir à son maître de nouvelles perspectives. Il avait besoin de monter quelque chose de construit, de sûr. Ne se lance pas à l'assaut qui veut. Attaquer un pays pouvait être fatal. Tout ceci allait de paire avec le signe fasciste puisqu'il s'appelait ainsi. Il fit venir Preston, chef de l'escadron d’Élite de l'Intendance, anciennement second du Bureau des Exécuteurs de Nuisibles. Le militaire entra dans le bureau, salua son Intendant de la nouvelle façon instaurée dans tout le pays et plaça ses mains derrière son dos, attendant les ordres.

-Qu'en est-il de l'Ordre 66?
-La mission est en cours actuellement Monsieur l'Intendant. L'équipe Alpha a réussi à infiltrer la zone ennemie. Nous attendons les rapports d'ici quelques heures. L'équipe Bêta part dans deux heures pour Sydney.
-Des nouvelles de Paris?
-Aucune Monsieur l'Intendant.
-Rien d'étonnant. Ces français ne savent jamais agir en bonne et due forme. Voyez avec leur ambassadeur, si je n'ai pas de réponse d'ici une semaine, leur traitement de faveur pourrait devenir problématique.

Preston acquiesça, salua, et sortit du large bureau au milieu duquel siégeait Crow. Il alluma une cigarette et continua de parcourir les dossiers. Cela sautait au yeux, les rapports étaient formels, il allait falloir miser sur une propagande importante concernant les moldus. Non pas qu'ils soient dangereux, le Lord les matait d'un simple geste de baguette, mais il fallait éviter le débordement. La période permettrait de justifier les actions de l'Intendance, leur nouvelle régente, il allait simplement avoir besoin de cadrer ses hommes, en l’occurrence ici, une femme, Ruth Alexïeva, directrice du Département chargé des Affaires Moldues. Elle aurait certainement besoin de consignes, et Crow avait besoin de voir sa tête. Il ne la connaissait que très peu. Il savait qu'elle lui était apparentée par un lien approximatif, mais après ça... c'était bien flou. Elle avait été nommée par Valverde car elle était inconnue au bataillon politique. Crow l'avait gardée car il n'avait rien eu à redire sur sa façon de gérer le domaine moldu, d'autant plus qu'avec ces créatures là, mieux valait miser sur la stabilité.

Lincoln rangea d'un geste les dossiers et appela sa nouvelle secrétaire, relativement provisoire. Miss Roberts avait été transférée dans l'escadron d’Élite sur ordre de Lincoln. Elle avait fait un boulot exemplaire, suivie une formation difficile et complexe, il la jugeait prête à remplir de véritables contrats et non plus de tamponner des dossiers pour son supérieur. La nouvelle, une femme toujours, était compétante, mais diablement chiante. Roberts avait eu ce petit côté sympathique, on avait envie de travailler avec elle. Cette nouvelle esclave n'était pas de bord là. Crow se fichait d'elle comme du reste, mais il savait d'ores et déjà qu'il ne la garderait pas éternellement.

-Demandez à la Directrice du Département des Affaires Moldues, Ruth Alexïeva, de venir dans mon bureau.

Elle acquiesça et partit accomplir sa tâche. Lincoln se retourna et observa la foule du hall de Buckingham. Le hall était semblable à celui de l'ère Valverde. La présence de l'armée changeait un peu les habitudes, mais guère plus. Le tout restait une fourmilière au cœur de laquelle se jouait des destins. L'armée était installée dans toutes les grandes institutions. Ils avaient convenus, Brom et Crow, que positionner les militaires permettrait de les sensibiliser à la population. Ainsi, ils étaient actifs et ne restaient pas cachés dans l'ombre. L'armée de l'Intendance était vaste. Il fallait l'utiliser intelligemment pour tenir un ensemble de pays aussi complexes et parfois opposés.

On annonça Ruth assez rapidement. Preuve du professionnalisme habitant la jeune femme. Il la fit entrer. Comme il était de coutume désormais, le nouveau salut puriste fut de mise. Lincoln lui indiqua un siège et elle prit place. Il lui tendit un dossier contenant les rapports de son département quant à l'avis de la population moldu face au salut puriste.

-Vous avez bien fait de mener ces enquêtes. Il est évident que les moldus connaissent ce signe et l’interprète, je ne l'ai pas choisi par hasard. Crow faisait partie des rares sorciers a avoir dûment étudier l'histoire moldue, il en connaissait bien des rouages. Et je n'entends pas les convaincre que ce signe est un bon signe. Comprenons-nous bien, j'attends de vous qu'ils acceptent la fatalité : l'Intendance domine les moldus, quoi qu'ils en pensent. Ce signe est là pour leur rappeler que nous leur sommes supérieurs, que nous les dominons et que nous les connaissons. Contrairement à eux.

Il fit une pause. Ouvrant un nouveau dossier qu'il garda pour lui.

-Le fait est que votre nouvelle ligne de propagande devra marquer l'esprit moldu comme un fer rouge. Je veux qu'ils acceptent la fatalité, je veux qu'ils croient à l'armée. La situation est une crise à leur yeux, nous devons en profiter rapidement et présenter cet élan extrême comme un renouveau, une chance pour eux, en somme.

Il continuait de fumer sa cigarette tout en observant son employée.

-Avez-vous besoin d'éclaircissements concernant votre mission ?

Car sous l'ère Crow l'erreur n'était plus permise. Une chance était donnée de continuer à vivre. Deux serait croire au Bon Dieu.

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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: La loi du plus fort [Ruth] Mer 30 Avr - 1:17

Nouvelle Intendance. Même travail à accomplir, ou presque. Il était juste plus intense. Elle n’aurait jamais cru que le changement d’Intendant provoquerait autant de remous parmi leur département. Quoique si elle devait être honnête, elle était probablement un des départements le plus touché par la masse écrasante de travail qu’ils avaient à accomplir. Non pas que les autres n’aient rien à faire, l’Intendant savait les garder occupés, mais elle avait ce qu’on aurait appelé une « situation de crise » à gérer.  Depuis son Investiture, l’Intendant avait instauré un nouveau signe pour le monde sorcier et moldu. Très probablement inspiré du signe fasciste ou hitlérien, il avait provoqué des réactions sans commune mesure auprès de la population moldue. Chez les sorciers, rares étaient ceux qui connaissaient l’histoire moldue et qui pouvait donner une signification à ce signe autre que la fidélité envers l’Intendance. Ruth n’avait pas été à Poudlard, et Dumstrang n’enseignait rien qui touche aux moldus ou leur histoire. Tout ce qu’elle savait, elle l’avait appris de manière accélérée ces derniers mois. Elle avait encore des lacunes mais elle en savait assez pour savoir que ce signe avait une signification bien particulière dans l’histoire du monde moldus.

Comme dans toute situation de crise, elle avait trois stratégies qui s’offraient à elle. La première consistait en la stratégie de l’acception. On accepte la crise, et ce, le plus rapidement possible. On s’appuie sur une communication claire et ferme qui visera à reconnaître la situation et sa responsabilité ou avouer son incompréhension si on ne connait pas les raisons à l’origine de la dite crise. Le but principal est donc de sécurisé la population et lui rendre sa tranquillité d’esprit. La seconde est une stratégie de compensation. Différentes actions sont possibles, comme reporter la responsabilité à l’extérieur. Minimaliser la communication ou communiquer plus fortement sur un autre registre. La troisième étant la stratégie de l’indifférence consistant à affirmer qu’il n’y a pas de crise. Quatre possibilités différentes s’offraient à eux dans ce cas de figure. Garder le silence dés le début de la crise. Cesser de parler à partir d’un moment précis et donc ne plus alimenter la crise. Avancer le principe du chaînon manquant ou minimiser les effets de la crise.

Pour le moment, ils n’avaient pas encore communiqué. Ruth avait passé plusieurs jours à essayer de monter un plan d’action et attendait les instructions de l’Intendant. Néanmoins, elle et son département avait lancé plusieurs enquête de satisfaction pour savoir ce qu’ils pensaient du nouveau signe mit en place par l’Intendant et les résultats étaient plus qu’éloquent. Le signe était très mal pris. Certain le disait inspiré par le salut fasciste, signe de ralliement du fascisme italien un peu différent du salut Hitlérien adopté plus tard par le Parti national-socialiste des travailleurs Allemand d’Adolf Hitler. Le salut différait parce que le bras était relevé plus haut que le salut nazi et le pouce s’écartait des autres doigts. C’était des discussions d’apothicaires comme on disait entre sorciers. Le signe restait là et sa signification ne changeait pas.

La question était donc de savoir ce qu’ils allaient faire à présent. Elle ne pouvait pas continuer indéfiniment de ne pas communiquer. Ca ne servirait qu’à rendre la situation plus critique. Elle avait prévu quelques plans qui pourraient peut-être convenir mais elle devait voir l’Intendant avant de faire quoique ce soit. Elle n’eut pas besoin de lui demander pour pouvoir le voir puisqu’il la fit appeler dans son bureau. Elle suspendit donc ses affaires en cours et s’y dirigea dés quel pût ses idées en tête.

Tandis qu’elle sortait de son bureau, elle se demandait s’il n’y avait pas quelque chose d’embarrassant dans le fond à devenir la future belle-mère de l’Intendant. Pas vraiment. Pas pour elle. Elle séparait nettement vie privée et vie professionnelle et elle n’y avait pas pensé avant qu’on le lui dise. Pour elle l’Intendant et Lincoln Crow était deux personnes différentes. Le premier était son chef, le second restait un cousin éloigné par alliance avec qui elle n’avait que peu de lien mais également un collègue mangemort. Elle le respectait mais ses relations avec lui s’arrêtaient là. Ils se connaissaient mal voir pas du tout. Elle savait qu’il avait été ami avec Thomas mais Jugson n’avait jamais été celui dont elle était le plus proche aussi ne l’avait-elle jamais vraiment fréquenté. Qu’importait, c’était Mike le chef de famille Witcher, pas elle, les cas de conscience étaient pour lui, Ruth n’en avait pas.

On la fit entrer dans le bureau de l’Intendant et elle le salua comme il était désormais de coutume. Il lui indiqua un siège et elle s’installa en face de lui.

« Monsieur l’Intendant. »

Il avait déjà reçu les rapports de son département concernant l’enquête de satisfaction chez les moldus. Il lui tendit et elle jeta de nouveau un coup d’œil à ce qu’il était mis quand bien-même elle connaissait le contenu du rapport.

« J’imagine que vous n’avez en effet pas choisi ce signe au hasard. Néanmoins les réactions, mis à part de la part de certain groupuscule qu’ils nomment « extrême-droite » sont très mitigés voir mauvaise. Pour pallier à ça, j’avais réfléchis à deux solutions. La première venait de l’explication pour le salut en lui-même. Il est associé au salut fasciste et nazi pour les moldus, rares sont ceux qui font la différence entre les deux. Néanmoins, il a tout de même une autre histoire et son origine peut remonter à plus loin. On peut l’associé au salut romain qui s’exécutait le bras tendu en face de soi avec la paume de la main dirigée vers le sol et les doigts serré entre eux.  Ou alors, dans un contexte plus proche, on peut également le lier à Napoléon Bonaparte. Il y a une peinture « Installation du Conseil d’Etat au Palais du Petit-Luxembourg » de 1799 qui illustre ce signe. Il est similaire et est effectué comme un serment de fidélité. »

Elle s’interrompit un instant rassemblant ses idées.

« Je sais que le but de ce salut est d’assoir notre domination sur eux mais elle peut se faire de manière subtile. Bien entendu, la majorité penserait qu’on fait référence au salut fasciste et ils n’auront pas tord mais l’explication officielle, elle, ne serra pas la même. Néanmoins, si cette idée ne vous convient pas, j’en ai une autre à vous proposer. Si on décide de ne pas les rassurer par la propagande, il faut au moins détourner leur attention et accentuer la situation de crise. Crée l’illusion d’un danger avec la Vague ne suffit pas. D’après mes rapports, ce n’est pas assez oppressant et beaucoup se sentent encore en sécurité. La mesure que j’ai en tête viserait à instaurer à nouveau un service militaire obligatoire de deux ans pour les moldus. La nécessité de recourir au service militaire emballerait leur imagination et accentuerait leur peur d’un ennemi invisible, leur donnant donc envie de venir se réfugier d’eux-mêmes dans le giron du gouvernement rassurant.  De même, leur incorporation dans l’armée leur donneront un sentiment d’appartenance plus fort à l’Intendance, peu importe que ça soit pour devenir de la chair à baguette après tout. Qu’en pensez-vous ?»

Elle croisa les jambes tranquillement. Attendant le verdict de son supérieur. Son idée ne plairait pas automatiquement mais elle avait eu beau se creuser la tête, elle n’en avait pas vu de meilleur pour le moment. Quand il lui demanda si elle avait besoin d’éclaircissement quant à ses missions, elle en profita pour poser une question qu’elle avait en tête.

« Pas vraiment en ce qui concerne ma mission. Par contre, j’ai en effet une question. Je savais ce qu’elle liberté d’action j’avais sous l’Intendance Valverde, je désirais savoir qu’elle est ma marge de manœuvre désormais. Serait-il possible par exemple d’organiser un attentat, si le besoin s’en faisait sentir, pour donner plus d’impact à un discours ou à une réforme ? Dans quelle mesure les autres départements peuvent-ils me donner leur concours ? Ce sont des questions qui peuvent paraître anodines mais qui sans réponse pourrait facilement entraver la communication. Or parfois, j’ai besoin d’être rapide et de pouvoir me passer de paperasse pour agir plus efficacement. »

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“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”


Dernière édition par Ruth U. Alexïeva le Mer 7 Mai - 21:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La loi du plus fort [Ruth] Mer 30 Avr - 22:08

Crow était un militaire. Pas un politicien. Il ne serait jamais un politicien. Aussi, il fallait bien se rendre à l'évidence : l'ère Crow ne serait pas une ère politique, mais bien une ère d'action. Inutile de préciser que les choses allaient bouger, que plus rien, une fois que Crow se retirerait du siège suprême -  car il se retirerait – ne serait comme avant. En bien, ou en mal, qui pouvait se douter encore, mais on reconnaîtrait la patte de Lincoln. Elle ne sera jamais assimilé à quelqu'un d'autre. Là où on pouvait rassembler des types comme Valverde et Brom, Crow différait. Ainsi, l'Intendance de Lincoln Crow n'était pas celle de Valverde. Ni mieux, ni pire, elle était différente, elle s'appuyait sur de nouveaux principes. Pour autant, il ne fallait pas penser qu'on s'écartait alors du but premier : le purisme. Le mangemort était un fervent défenseur de l'idéologie, c'était, à ses yeux, plus important encore qu'être mangemort. Il ne quittait pas des yeux l'envie de ce peuple sorcier de devenir le meilleur de tous, au-dessus des autres. Il voulait rendre à la population sorcière sa véritable gloire, naturelle et puissante. Le Sang-Pur était au-dessus du reste, le constat s'arrêtait là. Drôle de conceptualisation pour un sang-mêlé. Le fait était que Crow n'en était plus un. Plus depuis qu'il avait tué son père – à ses yeux seulement. La haine du monde moldu, et cette fervente croyance en un parti extrême, l'avaient aveuglé. Aujourd'hui il se pensait réellement comme un sang-pur. L'assassinat de son propre géniteur avait sonné comme une rédemption, comme un rituel de purification. Il s'était lavé de toute souillure. Lorsque Benjamin Mulciber l'affublait de sang-mêlé, Crow riait. Personne ne pouvait croire à ses calomnies, et même Lincoln n'y croyait pas. On pouvait bien se poser des questions, certes, mais on ne pourrait jamais le prouver. Crow était une insulte d'intelligence. Il raisonnait plus qu'il n'y paraissait, et il n'avait rien laissé au hasard concernant cette histoire. Il avait été étonné que Mulciber le démasque à vrai dire. Qui aurait pu soupçonner qu'un type de plus de trente ans se souvienne du nom de famille d'un garçon qu'il avait connu brièvement à Poudlard et qui avait trois ans de moins que lui ? Au fond, tout ceci relevait de l'improbable, de la stupidité ambiante, de tout, sauf de la cohérence. Mais qu'importe, Lincoln n'était plus là où on pouvait le discréditer. Plus on attaquait Crow, plus l'on se ridiculisait. Qui n'attaque pas un Intendant ? Personne. Qui attaque un simple Directeur de section comme celle des Exécuteurs de Nuisibles ? Personne. C'était là que Mulciber se ridiculisait car il faisait exactement ce qui était prévisible. Les gens donnaient bien plus de cachet à ce qu'ils ne s'attendaient pas de voir. Qu'on traîte l'Intendant de sang-mêlé, aujourd'hui, n'avait plus aucune répercutions. Sous un régime puriste, il n'y avait pas plus prévisible comme attaque. Mais qu'on dise d'un simple type directeur d'une institution obscure, qu'il n'était pas en phase avec son régime, là, c'était plus subtil et bien plus efficace.

Mulciber s'improvisait, bêtement, manipulateur de foule. Il était bien médiocre. Si il voulait discréditer l'Intendant – ce qui, soi-dit en passant était une chose presque intelligente – l'attaquer, lui, était foutrement inutile. Qu'était l'Intendant ? Un simple type placé en façade reposant sur l'appui des autres. Taper sur une façade ne faisait pas tomber l'édifice. Mais faire tomber les murs porteurs était bien plus prometteur. Mulciber ne s'attaquait ni à son ancien patriarche, ni à Eccleston, ni à Alexïeva, ni à Witcher. Ou alors si peu que ça en devenait plus de l'anecdote amusante qu'autre chose. Comment espérer retourner une population contre leur chef si il s'efforçait de taper sur une personne comme Lincoln ? D'autant que cet Intendant était particulier. Valverde et Brom étaient connu du peuple sorcier, depuis longtemps. Crow ne l'était pas. Beaucoup de sorciers ne connaissaient que tout juste son nom, pas même son visage. Ils se fichaient de qui il était, Crow était simplement terrifiant. A quoi frapper une cible que peu connaissent ?

Mulciber avait à apprendre. Jugson aurait dû lui enseigner. Mais Jugson n'était plus. Thomas était mort. On aurait pu dire “Le Lord a tué Jugson”. Crow préférait dire qu'il l'avait lui-même exécuté. Est-ce la corde qui tue le prisonnier, ou l'homme qui le condamne ? Question de point de vue, évidemment.

Dans cette nouvelle Intendance, Crow ne voulait pas tout contrôler. Il n'était pas son prédécesseur. Il revenait à un principe simple et clair : la répartition. Si Witcher était à l'Ordre Nouveau, alors techniquement, Crow n'avait pas à fourrer son nez dans ses affaires. Ce que voulait Lincoln c'était la cohésion du gouvernement, l'efficacité, le travail, et surtout les résultats. Valverde misait sur l'absolu contrôle. Crow cherchait la fin, plus que les moyens. Qu'on tue cent hommes pour en libérer un, si c'était l'objectif, alors soit, ça ne gênait pas le militaire. Ainsi, les possibilités étaient infinies, tant, qu'au final, l'Intendance était debout et plus forte de jour en jour. Lincoln était un militaire, un type d'action, présent sur le terrain. Depuis sa nomination il n'avait passé que quatre jours entiers dans son bureau, du reste, il était dehors, baguette en main, à traquer, à chercher, à comprendre, à se faire respecter. Parfois entouré d'autres sorciers, parfois seul. C'était un Intendant foutrement révolutionnaire quant aux principes de sécurité, lui qui avait bâti sa réputation sur cette notion, en défiait toutes les lois. Il n'avait aucun service de sécurité, il n'était jamais escorté. Crow se gardait lui-même. Il avait cependant monté une équipe, nommée Escadron d’Élite, que lui seul dirigeait et qui ne répondait à aucun département, sauf à son bureau personnel. Eux exécutaient ses ordres pour le compte de l'Intendance et lui seul décidait qui y entrait. Membres des Soupirs, anciens collaborateurs proches – du même type qu'Eccleston – ou Exécuteurs de Nuisibles exemplaires, comme Preston.

Ruth Alexïeva, puisqu'elle était face à lui à cet instant, était tout ce que Lincoln ne connaissait pas. Un monde mondain dans lequel on avait voulu le faire entrer, mais qu'il avait toujours su esquiver. Même marié à Karen Witcher, on ne voyait jamais Crow. Jamais. C'était un indépendant. Alors, Alexïeva était pour lui plus qu'une étrangère. Mais elle réfléchissait, et c'était là tout ce qui importait à Lincoln. Qu'elle soit attachée à son identité familial, qu'elle pense du bien de lui, ou non, qu'elle veuille le faire chuter, ou non, il ne s'en préoccupait pas. Ce qu'il attendait d'elle c'était de réfléchir à sa mission, et elle le faisait, point. Inutile de chercher plus loin, Crow voulait l'efficacité, par tous les moyens et obtenir un résultat probant. Si l'on en était incapable, on dégageait. Il l'écouta avec attention, le regard analyseur du moindre détail, on y percevait haine, froideur, distance et indifférence. Le militaire dans toute sa splendeur.

-Le rallier à Napoléon Bonaparte revient à le rallier à Hitler. Les Anglais détestaient les Français et l'Empire de Bonaparte, donc la figure du type, sont associés à une période de leur histoire qu'ils n'aimeraient pas se rappeler ou voir mis en avant.

Petite remise en place. Lincoln était un homme brutal, qu'on croyait simplement exécutant. C'était surtout un intellectuel averti, curieux et intelligent qui avait décidé de ne pas placer son intelligence au centre de ses activités, comme Valverde, mais plutôt d'allier celle-ci avec ses capacités physiques et magiques remarquables. Force était de constater que le temps avait progressivement caché son intellect aux yeux du monde. Il s'en réjouissait, moins il était connu, mieux il se portait. Mais on tombait rapidement de haut lorsqu'on discutait avec lui. Il pouvait être fin et subtil, brutal et calculateur, agressif et gras. Il était, finalement, assez polyvalent, et possédait un large panel de possibilités.

-Ce que je veux, ce sont des résultats. Que les moldus soient convaincus, ou pas, il faut que le Seigneur des Ténèbres puisse agir avec toute l'aisance qu'il désire. Cacher l'implant d'un gouvernement autoritaire revient à bafouer le principe même de m'avoir nommer Intendant. L'ère Brom était une ère d'instauration, l'ère Valverde de consolidation, et désormais, le Lord désire une ère d'action. A vrai dire, Mademoiselle, que les moldus nous haïssent ne changera pas nos plans. Je veux qu'ils soient dociles. Votre mission est de les rendre aussi stupides et suiveurs qu'un mouton avec son berger. Au fond, soyez subtile si vous jugez que ce sera nécessaire. Mais votre panel d'action est large et la brutalité, la sincérité, la pure calomnie, ou la manipulation fine vous sont permis.

Comprenez ici : passez à l'action.

-Vos idées sont intelligentes. Je pense que l'on peut allier les deux. Associer le signe à celui de l'Empire Romain est une bonne façon de détourner l'attention. Accentuez dès lors sur l'aspect militaire de cette époque. Proposez donc une campagne de communication autour de cet axe-ci. L'armée est au centre des attentions désormais. En renforcement, votre seconde idée est très intéressante. Et nous allons l'appliquer. Vous vous occuperez de l'annoncer et de faire en sorte que les moldus se résignent à respecter cette loi. Tout refus sera condamné fermement. Disons qu'officiellement ce sera la prison. Leur attachement à l'abolition de la peine de mort est trop fort. Mais nous exécuterons de toute façon les dissidents. Je tiens absolument à une cohésion parfaite de l'armée, nul ne saura bafouer les principes militaires. Finalement, je chargerai John Mulciber et je superviserai l'installation de ce service militaire dont vous aurez également la responsabilité en collaboration avec la Sécurité Intérieure.

Il nota quelques phrases rapidement sur un parchemin. Lincoln n'avait pas de plume magique, il détestait qu'on fasse les choses à sa place. Aussi, il était très manuel et indépendant.

-Avez-vous des remarques à faire ? Des ajouts potentiels sur ce fonctionnement?

Il continua de noter des instructions sur son parchemin et ne regardait plus son employée. Finalement, il se leva et porta le parchemin à sa secrétaire à qui il ordonna de transmettre ses ordres à Preston. Tout ceci devait aller vite. Il revint à sa place, replaça sa veste et fixa la Directrice des Affaires Moldues. Sa marge de manœuvre ? Effectivement, la question était pertinente. Après le passage de Eris, l'absolu contrôle de toutes les institutions, les anciens employés pouvaient venir demander à Crow sa politique. Était-il ferme ou laxiste ? Regardant ou passif ? Sur ce point-là, Crow rejoignait Witcher : la fin justifie les moyens.

-Le fait est que je veux des résultats. Pour vous c'est l'absence de contestations côté moldu, pour Valverde ce sera une Justice implacable et une propagande imposante, pour Witcher une réglementation ordonnée, claire et efficace, pour Mulciber une Sécurité sans faille. Du reste, Mademoiselle la Directrice, vous êtes lâchée dans la nature. Vous ne travaillez pas pour moi, mais pour le Seigneur des Ténèbres. Vous avez carte blanche sur vos actions. Je veux simplement recevoir des rapports régulièrement pour me tenir au courant des actions entreprises. Si vous êtes dans l'urgence et que vous n'avez pas le temps de me contacter pour me demander mon aval, passer le, vous m'informerez plus tard. La fin, justifie les moyens.

Il se coupa là, allumant une cigarette, se leva pour aller prendre un verre de whisky. Il en proposa un à Ruth.

-Mais, comprenons-nous bien : vous êtes libre de toute action, sans même me demander ma permission, mais vous assumerez les conséquences, toutes les conséquences. Et je suis très peu enclin à donner une seconde chance, tenez-en compte.

Il sirota son verre lentement. L'Intendance Crow était militaire et fatalement, elle devenait dangereuse et exécutrice. On ne dormait, ni ne se reposait ici, on travaillait. On oeuvrait pour une gloire obscure qu'on ne comprenait pas bien. C'était le dessein de Lord Voldemort qui était en jeu, pas son propre parcours. Les mangemorts étaient-ils si égoïste que cela au final?

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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: La loi du plus fort [Ruth] Jeu 8 Mai - 0:22

Quelle était la grande force des mangemorts ? Leur cohésion ? Non pas vraiment. On ne pouvait pas dire qu’il y ait une grande cohésion entre eux. Contrairement à l’époque où le Seigneur des Ténèbres avait quitté son nom de naissance pour se faire appeler « Lord Voldemort » par ses fidèles, ils étaient désormais nombreux, beaucoup plus nombreux. Déjà à l’époque, des dissensions c’était faite entendre entre les différents fidèles de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. C’était logique, un groupe ne peut pas toujours être d’accord. Il est composé d’individus aux caractères, ambitions, motivations différentes, si bien qu’il est impossible de toujours être d’accord. Au fur et à mesure, leur groupe s’agrandissant, les dissensions augmentaient. Logique, certains d’entre eux faisaient de la politique, d’autres n’étaient que pour combattre, certains par idéal ou opportunisme. Leur raison de porter la marque était différente, chacun d’entre eux avaient été accepté par le Seigneur des Ténèbres pour une raison différentes et chacun, à sa manière, avait son utilité, même Queudver, horrible rat qu’il était. Leur force ne venait pas de là. Non, leur force, c’était le Lord lui-même. Peu importait leurs intérêts respectifs, quand IL appelait, ils réunissaient tous autour de la même table, chacun placé selon son importance près du Lord et ils le servaient.

Ruth n’avait probablement pas la même vision de la politique que le nouvel Intendant ou qu’Eris Valverde, probablement pas les mêmes buts, ni même la même façon de voir les choses mais son rôle, son but, était de servir le Seigneur des Ténèbres. C’était celui de Crow, celui de James, de Mike, de Valverde, et de tant d’autre encore. Ceux qui ne mettait pas cet objectif en premier lieu dans l’ordre de leurs priorités n’avaient rien à faire parmi eux et n’y restaient pas bien longtemps. C’était là où les mangemorts se rejoignaient dans ce but commun, et ces ennemis communs à abattre. Leurs conflits, leurs rivalités respectives étaient mises de côté quand il s’agissait de LE servir. Même Bellatrix arrivait parfois à mettre son ego de côté pour satisfaire le Lord. C’était la force qu’ils avaient, cette unité que le Seigneur des Ténèbres arrivait à leur donner.

Unité que les Hors la Loi n’avaient pas. Comment auraient-ils pu l’avoir ? Pas d’organisation, peu de moyen, plusieurs factions et chefs différents qui ne s’entendaient pas nécessairement entre eux. Ils leur manquaient l’unité dont pouvait faire preuve les mangemorts. Tant qu’ils ne l’auraient pas, tant qu’ils ne serraient pas capable de mettre leurs différents à plat pour se liguer contre eux, ils n’auraient même pas l’ombre d’une chance. Pas une seule. De ça, Ruth en était persuadée. Sous ses dehors de jeune femme parfois superficielle, jeune, jolie, populaire, qui aimait s’amuser, se cachait également une fervente fanatique. Elle ne croyait pas moins que les autres en sa cause. Sa manière de le montrer était simplement plus discrète. Elle n’avait pas besoin de sauter à pied joint à chaque fois que celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom demandait que quelque chose soit fais. Elle estimait que sa ferveur et sa dévotion se montrait et se remarquait dans la façon dont elle exécutait les ordres qu’on lui donnait. Elle n’avait jamais protesté, avait à chaque fois accomplis sa tâche, si non pas avec grâce, avec le plus d’efficacité possible.  Que ce soit dans les camps de soin en Irlande, pourtant loin de sa formation initiale, ou maintenant avec les moldus en politique.

Son opinion et celle de l’Intendant différait probablement sur beaucoup de sujets, mais une chose était sûre, ils œuvraient tout les deux pour la même cause. Alors oui, il la remettait en place mais pas à tord. Et ça ne la vexait pas, il avait raison, elle avait tord. C’était tout ce qui importait. Bulgare et Anglaise, elle avait passé son enfance et son adolescence en Bulgarie, sa connaissance de l’histoire anglaise et européenne n’était pas la même que celle des autres. Pour elle, l’aversion qu’elle éprouvait envers les Français venait simplement de leur manque de radicalisme. Ils n’étaient pas encore entièrement puristes, pas comme il convenait de l’être. Normalement, l’idée que les moldus aient un historique plus chargé avec eux ne l’aurait pas concerné et aurait été le cadet de ses soucis. Désormais, c’était une bévue de sa part de ne pas le savoir et montrait qu’il fallait que sa connaissance de leur adversaire soit plus complète. Elle se contenta d’un sourire, et inclina brièvement la tête signalant qu’elle se rangeait à son avis :

« Mes excuses, c’était une erreur. »

Tout le monde fait des erreurs mais comme pour tous les dirigeants et les politiciens, les siennes pouvaient être fatales. Elles n’étaient donc pas permises et il fallait qu’elle fasse de son mieux pour les éviter. Il voulait des résultats, il les aurait. Toutes ses idées n’étant apparemment pas mauvaises, et heureusement. Le changement d’Intendance sous-entendait également un changement d’objectif et de vision. Sa manière de faire avait été compatible avec celle de Valverde, il fallait voir si elle le serait avec celle de l’Intendant Crow. Heureusement ça semblait être le cas. Elle ne prit pas la peine de lui assurer de son dévouement et de répondre que les choses serraient faites selon sa volonté et celle du Seigneur des Ténèbres. Ca coulait de source. L’ordre était donné, elle n’avait qu’à l’exécuter, ainsi allait les choses. Néanmoins, vu qu’il était ouvert à la discussion, elle se permit de lui exposer une nouvelle idée quand il lui demanda si elle avait autre chose à dire.

« Puis que vous le permettez, j’ai en effet une autre proposition à vous soumettre. Le retour du service militaire obligatoire me semble un bon début pour maintenir une cohésion, nous offrir une force armée plus puissante et instauré subtilement un climat de peur et un besoin de protection mais ce service ne concerne que les gens ayant dix-huit ans ou plus. La population actuelle est ce qu’elle est. On peut l’endoctriner ou l’asservir mais ça sera difficile de changer l’opinion de nous que ce sont fait les plus âgés d’entre eux. Il y aura des mouvements de contestation à ne pas en douter, peu importe, l’Intendance les écrasera sans aucun doute. Par contre, l’avenir réside dans la jeunesse et la manière dont on la formera. Si le Seigneur des Ténèbres veut une population docile, c’est là qu’il faut frapper. Endoctrinés, dés leur plus jeune âge, ils n’en seront que plus dociles et serviront nos propres intérêts plutôt que les leurs. Je pensais donc à la mise en place de « camps scouts » comme les moldus appellent ça. Où une fois par semaine, les enfants se réuniraient sous l’égide d’un sorcier et d’un moldu que l’on aurait jugé de « confiance » pour les familiariser avec le monde sorcier et surtout leur inculquer dés le plus jeune âge, de manière subtile, que nous leur sommes supérieur. Le nom se doit d’être assez innocent pour ne pas créer de tension inutile mais la démarche me semble logique. La colonisation à commencer, les sorciers commencent à vivre dans des quartiers moldus, on parle sans cesse de l’importance de « mêler » nos deux mondes… Il faut jouer sur le court terme mais envisager le long terme me semble également pertinent. De même, si vous êtes d’accord, dés la rentrée prochaine, j’aimerais lancer une réforme de l’enseignement moldu mais également sorcier.  C’est un projet que j’ai depuis un moment en tête et dont je dois parler de manière approfondie avec le Directeur des lois. »

Loin de lui mettre des bâtons dans les roues comme elle l’avait crains au début, il lui laissait carte blanche pour gérer son département et sa propagande lui permettant même de se passer de son aval en cas d’urgence. Arme à double tranchant. Si elle réussissait, tout se passait bien, si son initiative s’avérait être mauvaise, ça serrait elle et elle seule qui se prendrait le revers de la médaille.  Il lui offrit un verre de whisky qu’elle accepta avec plaisir. Ruth faisait partie de ses personnes qui comme Brom pouvait boire en travaillant. Elle évitait de le faire, ça ne faisait pas sérieux mais l’alcool n’obscurcissait pas son jugement et elle ne voyait pas d’inconvénient à en boire. Elle prit une gorgée du liquide ambré tandis qu’il parlait. Son verre à la main, elle croisa les jambes et le regarda un moment sans rien dire tandis que lui-même buvais son verre. C’était un militaire, strict, droit, dangereux également mais son ère promettait. Ruth n’était pas pour l’inaction et si sa fonction la forçait à être subtile, elle avait toujours préféré, comme tout les Mulciber, les bonnes batailles franches. Crow, maintenant qu’il était Intendant, se définissait comme l’ère de l’action et Ruth ne pouvait être qu’enthousiasme. Toujours souriante, elle répondit :

« C’est tout à fait clair Monsieur l’Intendant. Vous me laissez les mains libres, en retour, c’est à moi de m’assurer que tout se passe bien et sans bavure. »

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MessageSujet: Re: La loi du plus fort [Ruth] Mar 13 Mai - 14:49

Est-ce que l'Intendance Crow changerait les mœurs ? A l'image de celle de Valverde, sans aucun doute. Personne n'était indifférent au gouvernement, personne. Que l'on soit intéressé, ou non, par ce qu'il se déroulait là-haut, on était forcément affecté par l'ensemble des décisions prises arbitrairement. Crow était tout sauf un juge, il choisissait et assumait les conséquences de ses choix. Il ne cherchait pas à avoir raison, ni même à comprendre ce qui était vrai, ou faux. Il appliquait simplement ce qui était de l'ordre du devoir pour servir un Maître à qui il avait juré allégeance. Mais Crow était aussi un type objectif. Il n'idéalisait pas la situation, il ne s'en accommodait pas non plus. Il détestait sa place, réellement. Être mis en avant, ainsi, sur le siège de l'Intendance, c'était presque une punition à ses yeux. Diriger oui, s'exposer, non. Ainsi, lorsqu'il s'était plié aux volontés du Lord, il s'était obligé à suivre une cadence, à se donner une image. Qu'on le veuille, ou non, certains postes puaient la médiatisation. Crow la fuyait plus que tout au monde, mais il savait que désormais, ce n'était plus possible de ne pas être une image, une icône. Il était un dirigeant, au même titre que Brom, ou qu'Eccleston, il était au meilleur niveau de l'institution à laquelle il appartenait. Et Lincoln, même si cette place ne lui plaisait pas, ne comptait pas échouer. Il remplirait son devoir, comme à chaque fois, et il repartirait. Si il échouait entre temps, il improviserait, comme toujours. Au fond, ce qu'il voulait c'était rendre au maître ce qui lui appartenait de droit : la crainte. Il voulait que la populace craigne Voldemort comme auparavant, avant son avènement. Le Lord tirait sa force de cette crainte et plus les jours passaient, moins l'on voyait le sorcier le plus puissant du monde. Ses sorties étaient spectaculaires, mais trop peu régulières. On savait qu'il était là, qu'il guettait, mais jamais on ne le voyait. Crow était chargé, implicitement, de faire peur. Et qui de mieux placé pour faire peur qu'un mangemort qui en était le spécialiste ?

Il changerait les mœurs donc, les gens vivraient avec la peur au ventre, ils craindraient le gouvernement sans même vouloir se révolter. C'était là tout le travail complexe et politique du gouvernement de Crow. Inspirer le respect le plus total et la crainte la plus profonde en même temps. Le défi n'était pas facile, mais le militaire y croyait réellement. Surtout avec ceux qui l'entouraient aujourd'hui. Il écouta parler celle qui était notamment chargé de forcer le respect à un peuple que tous méprisaient. Elle était compétente non pas parce que ses résultats étaient exemplaires – car aucun résultat n'était encore tombé évidement – mais bien parce qu'elle s'inquiétait de réussir. Le professionnalisme qui avait forgé en partie la réputation de Lincoln était né de cette envie de réussir dans toutes les taches qu'on lui avait attribuées. La réussite venait après. Il fallait au départ réaliser les choses, poser les fondations de sa propre réussite. Alexïeva imaginait des plans. Elle n'avait pas la prétention pour les affirmer parfaits, mais ils étaient là, et ils faisaient avancer la situation. Qu'elle se trompe sur l'histoire anglaise était, en soi, dommage, mais loin d'être tragique. Crow n'était pas stupide, il se savait être un des rares sorciers du gouvernement à connaître l'histoire moldue. Elle était jeune et récente au gouvernement, elle méritait du temps. Crow était dur et cinglant, mais il savait être objectif et juste.

-La jeunesse est un élément majeur, à n'en pas douter. Ce pourquoi j'ai été appelé par l'Intendant Valverde à l'époque pour tenir des cours militaires, ce pourquoi Platt a été nommé Inquisitrice, ce pourquoi Lestrange y est désormais.

Il n'avait pas fréquenté ladite Platt, mais les échos qu'il en avait eu étaient mauvais. Tant mieux si elle avait été dégagée. Dans le fond, il continuait d'être persuadé qu'elle n'avait pas été placé là par hasard. Quoiqu'il en soi, la jeunesse était une question importante, mais le fait était que Ruth pénétrait sur un sentier qui n'était pas totalement le sien. Lincoln était partisan du chacun chez soi, il voulait que les départements fonctionnent ensemble tout en sachant où étaient les limites. Ainsi personne n'aurait à redire sur les façons de diriger puisque personne ne se ferait voler son gagne-pain. C'était désormais un gouvernement où il fallait réussir plus qu'il ne fallait montrer sa loyauté. Valverde était passé, désormais seuls les résultats importaient réellement. Lincoln ne doutait jamais de la loyauté des autres mangemorts, malgré les traîtres qu'il avait connu. Il n'était pas Valverde, il ne se méfiait pas du monde, le monde se méfiait de lui.

-Vous voulez mêler un sorcier et un moldu ? Comprenons-nous bien, notre ascendance sur les moldus doit être assumée. Je ne veux pas d'égalité, nous ne sommes pas égaux. Les moldus suivent les sorciers, aucun moldu ne sera toléré à côté d'un homme de magie. Si vous partez dans l'idée des camps de scouts moldus dirigés par des adultes, très bien, mais je veux un encadrement drastiquement magique. Il est hors de question qu'un moldu ait un droit de parole et d'exécution sur une jeunesse à endoctriner.

Il fit une pause, termina son verre de whisky d'une traite et observa sa directrice de département. Se dire qu'il était désormais au sommet de la chaîne alimentaire aurait eu de quoi le faire sourire. Sauf que la situation était suffisamment pénible à supporter pour qu'il en ait ne serait-ce qu'envie.

-Nous ne mêlons pas les deux mondes, nous affirmons enfin que nous existons et que nous devons diriger. Les moldus doivent être exploités, sous-considérés, mal-menés, mais certainement pas mêlé à notre population. Ce serait dénigrer tout le travail et les sacrifices faits par le Lord. Employez-vous à affirmer cette domination plus qu'à leur faire miroiter une utopique égalité. Plus ils penseront être à notre niveau, plus ils se sentiront en droit de contester. Le peuple ne désire qu'une seule chose, Mademoiselle Alexïeva : la dictature.

Il se leva finalement, et rangea quelques dossiers dans des placards dont lui seul connaissait l'agencement. Tout était parfaitement ordonné, droit, carré, à l'image du propriétaire, mais c'était si dense et complexe que l'on ne comprenait rien à ce rangement. Il n'était pas chaotique, il était parfaitement synthétique. C'était militaire et drôlement strict. Il revint à son bureau, prit sa baguette qu'il enfila à sa ceinture et prit sa veste.

-Concernant l'éducation sorcière, vous n'êtes pas en charge de cette dernière. La seule réellement concernée reste Bellatrix Lestrange, aussi folle soit-elle. L'autre personne ayant son mot à dire concernant l'éducation de la jeunesse sorcière est Eris Valverde. Si vous voulez réformer cette partie-ci de notre culture, il vous faudra l'aval de Lestrange, et pas le mien.

Chacun chez soi, encore une fois. Crow respectait la hiérarchie et il n'était pas affecté à la direction de Poudlard.

-Sur ce, Mademoiselle la Directrice, j'ai à faire sur le terrain. Envoyez moi vos rapports dès qu'ils seront sortis.

Il contourna l'office et ouvrit la porte de son bureau. Sans se retourner il prononça d'une voix claire et stricte.

-Beau travail, continuez sur cette voie.

Signe de reconnaissance professionnelle universelle. Non pas que Ruth doive se sentir fière, mais elle pouvait d'ores et déjà se dire qu'elle était dans la vague du nouveau gouvernement, qu'elle ne plantait pas de schéma d'opération et, qu'au fond, Crow respectait sa parole : il n'entravait rien, il exécutait juste.

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