POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La bataille de Glasgow partie I || TERMINE

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Benjamin Mulciber


MessageSujet: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Dim 27 Avr - 15:15

L'aube ne possédait pas de couleur : le soleil péruvien n'avait pas daigné se lever ce matin là. Le costume l'attendait, posé sur le lit, froidement. Il lui tendait les bras, mais cela faisait si longtemps que son propriétaire ne l'avait pas mis qu'il n'avait pas du tout envie de le faire aujourd'hui. Pourtant il le fallait. Ce n'était pas qu'un enterrement, ce n'était pas qu'un discours, ce n'était pas qu'une déclaration de guerre. Les yeux bleus sombres de Benjamin Mulciber se posèrent une dernière fois sur les vêtements. Il porta ensuite une dernière fois le regard sur les cartes. Prenait-il la bonne décision ?

Il se leva lentement et entreprit de revêtir les habits, posément. Ca ne ferait pas le même effet que sur Jugson mais force fallait pour Ben d'avouer qu'il n'était pas Tom Jugson. Il noua la cravate sans précipitation. Il doutait. Il n'était pas du tout sur d'être fait pour ça. Comment Tom avait-il pu faire, il se le demandait toujours. Bien que Ben ne fut pas persuadé que Jugson n'aie pas douté à un moment où un autre, il enviait le précédent chef de la Vague, qui semblait savoir le cacher. Il semblait à Benjamin que son absence de certitude se voyait en permanence. Il boucla sa veste, puis le ceinturon, avant de fixer sa baguette dans son fourreau. Il avait refusé avec véhémence le Beretta proposé par Sheldon, il se demandait maintenant si ce n'était pas une erreur, mais il était trop tard pour refuser. Pas de gilet. Il n'était ni Tom, ni John, ca ne lui irait pas. Il avait la gueule de l'emploi, la gueule d'un chef. Benjamin savait qu'il avait à faire, mais il n'était pas Jugson. Les idées sont là, mais le reste ? Tom était un chef né. Ben savait rassembler, il savait combattre, mais il n'avait pas le prestige de Jugson. Je suis Limonkov. Une grenade. Est-ce que c'est ma place ? Le panache ne manquait pas à Benjamin Mulciber. Il savait faire rire et avoir les rieurs de son coté était une grande chose : elle indiquait qu'il pouvait gagner, car peu de gens n'aimaient pas rire. Mais il n'était pas un intellectuel. Ce panache-ci il ne le possédait pas.

Ce n'est pas de panache que tu as besoin, c'est d'une victoire. Fais les rire. Emmène les avec toi. Qu'importe si tu ne peux pas en faire un livre. Le bon commandant, ce n'est pas celui qui peut expliquer de la manière la plus technique possible sa stratégie, c'est celui que tu suivrais jusqu'au bout du monde. Ces paroles, prononcées par John Mulciber lorsqu'il lui avait objecté une fois qu'ils n'étaient peut-être pas assez porté sur l'étude et le savoir, Benjamin ne les avait jamais vraiment oublié. Curieux, elle lui servaient aujourd'hui à affronter ce qui allait suivre, maintenant qu'il était le chef de l'autre camp. Enfin, l'un des chefs. Ou le chef. Qui savait ? Il n'avait pas eu de réponse de Weasley : si des gens de l'Ordre du Phénix, comme Shacklebot, lui avaient assuré qu'ils viendraient puisqu'ils avaient travaillé avec Tom sur l'opération Reconquista, le chef officiel de l'Ordre l'avait simplement ignoré. A voir donc.

Il n'était pas prêt à ça. Pas prêt à reprendre la suite de Tom, tout simplement parce que jamais il ne l'avait envisagé. Devenu numéro deux de la Vague par la force des choses, Benjamin n'imaginait pas que Tom puisse mourir. Encore moins s'arranger pour qu'il soit obligé de reprendre sa place. Tu m'as joué un sale tour, Jugson, tu me paieras ça si on se revoit. Mais pour l'instant, il fallait qu'il avance. Il jeta un dernier coup d'oeil à son reflet dans le miroir. Ses yeux bleus sombres lui renvoyèrent un regard moins glacé que déterminé.

Est-ce qu'il prenait la bonne décision ? Oui. J'ai fait le seul choix qui était possible : j'ai repris le flambeau.

Il entra dans la salle de réunion du QG péruvien de la Vague peu de temps après. Tous étaient là, en costume : c'étaient les dirigeants des états bourbistes ou des mouvements de résistance alliés de la Vague. Il salua sans rire Sheldon Ferguson et son uniforme des Royal Highland Fusiliers, sans dire un mot sur la plume blancje qui ornait son bérêt, serra la main de Miroslav Radeskine, impeccable dans son costume gris. Vint le tour de Thorstein Sjarsson, le chef de la Ligue des Etats Libres du Nord, et celui d'Antonio Cavalieri, chef de la résistance italienne. Benjamin avait presque interdit l'uniforme : et s'il l'autorisait à Sheldon, c'était surtout parce qu'il était plus un symbole de l'Ecosse que de l'armée. Lincoln Crow voulait avoir les militaires., fort bien, mais le camp d'en face ne le laisserait pas faire. L'uniforme compte, oui, mais il se base sur du vent. Du vent et une dictature. Victoria Naera s'avança à sa rencontre :

« Monsieur Mulciber. Il est temps d'y aller. Mais cette mascarade de cérémonie est-elle bien nécessaire ? Il n'y a même pas de corps.
-Tom Jugson est mort pour permettre l'accomplissement de ce plan, madame la présidente. Un hommage est nécessaire, je pense. D'autant qu'il s'agit moins d'enterrer Tom Jugson que de déclarer la guerre à l'Intendance. Y verriez-vous une objection ? »

Un silence suivit ces paroles. Il n'avait pas que des alliés ici, et Benjamin le savait, mais il ne pouvait rien y faire. Si Naera se méfiait de Jugson, elle ne pourrait que se méfier de lui. Il fallait juste continuer. Il avait la constitution en main, tout était prêt. Il promena une dernière fois son regard sur l'assemblée :

« Alors allons-y.»

Dehors, le soleil avait enfin daigné se lever. Les caméras, prévues et organisées, filmèrent l'arrivée, groupée, de tous les dirigeants. Tous les journalistes du monde libre participaient à cela, retransmettaient en intégralité tout ce qui se passait. Elles filmèrent les mots de Benjamin, de Sternavi, de Radeskine, de tous les gens qui croyaient en Jugson et l'aimaient suffisamment pour parler de lui. Elles filmèrent Benjamin Mulciber tentant de soutenir Lyna Sweet, en larmes, qui ne parvenait pas à se calmer. Pauvre femme. Tout nous ravage, et nous devons continuer.

Vint alors le temps du discours en lui même. Benjamin avait donné des consignes. Ce n'était pas seulement un enterrement. C'était le début de l'Opération Reconquista. Il s'avança à nouveau au pupitre, la constitution à la main. Et il parla.

« Merci de votre attention. Je crois qu'on commence à me connaitre, je ne me présente plus. Je m'en excuse, je ne parle pas aussi bien que Tom Jugson. Mais il faut bien que je dise quelque chose.

Alors voilà, aujourd'hui, nous avons perdu Tom Jugson. Nous avons perdu un chef. Nous avons perdu un ami. Surtout un ami. Ceux qui le connaissaient savent, je crois, qu'il n'aurait pas apprécié qu'on pleure ou même que je m'attarde sur sa mort.  Tom a choisi de partir ainsi. Il disait qu'il s'agissait de son héritage, et je le crois volontiers. Ca ne comble pas le vide. Ca ne fait rien. Mais l'ignorer serait trahir Tom Jugson. Il avait choisi de vivre pour anéantir l'intendance. Et lorsqu'il a choisit de mourir, ça a aussi été pour détruire l'intendance.

Ils disent que la résistance est morte. Mais ça commence à faire beaucoup de fois qu'elle est morte, non ? Morte avec Harry Potter. Morte avec l'Irlande. Morte avec Tom Jugson. Ah. Il y a comme un souci. Nous sommes toujours là. A moins que nous ne soyons des morts-vivants, il y a comme un problème.

Il va bien falloir vous rendre à l'évidence, Furher Bulgate. Nous ne sommes pas morts. Vous ne nous tuerez jamais. Je ne suis pas Tom Jugson. Je ne suis pas Harry Potter. Je ne suis pas patient, prudent, bienséant, circonspect, comme eux. C'est à moi que vous avez affaire désormais, à moi et à l’entièreté de la résistance. Unie. Tom Jugson menait une révolte. Nous menons une révolution.

Aujourd'hui, nous entrons en guerre contre l'Intendance.

Nous n'avons jamais été aussi loin de la maison, mes amis. Mais nous y retournons, dès aujourd'hui. La reconquête commence. Et nous ouvrons la voie.»


Il descendit du pupitre sous les applaudissements. Maintenant, tout commençait vraiment. Dans dix minutes, des attentats ponctuels et peu importants se produiraient dans plusieurs villes de Grande-Bretagne. Dans le même temps, Il allait faire un briefing, puis ils rejoindraient Glasgow. Dans vingt minutes, le vrai assaut commencerait. A la fin de la journée, l'Intendance aurait subi son plus gros revers depuis le début de la guerre.

Ceux qui participaient à l'opération Reconquista le suivirent tandis que ceux qui restaient pour l'instant au Pérou retournaient à leurs tâches habituelles. Ne manquait que parmi eux Alice McLear, pour l'instant en Ecosse, et Hurlev, qui était sur place pour étudier les forces en présence à Glasgow. Il fit un dernier topo avant qu'ils ne transplanent :

« Nous arriverons chez Alice McLear. Là, le général Hurlev fera un rapport sur la situation à Glasgow et sur les forces présentes. Sheldon, tu as les armes ? Très bien. Nous aviserons alors  sur la stratégie définitive. Des questions ? »

Ferguson. Swan. North. Sternavi. Plus d'autres, qu'il ne connaissait pas tous. Nous voilà partis pour prendre une ville entière. Seigneur. Il fallait que ça marche, cependant. C'était obligé. Tout était prévu, minuté, organisé. Ils transplanèrent. McLear les attendait, et Hurlev ne tarda pas à arriver. Benjamin remercia Alice et demanda prudemment :

«C'est bien, ce que vous faites, Alice. Vous êtes sur de vouloir venir, par contre ? Vous avez déjà fait beaucoup.  » Il sourit et flanqua une tape amicale sur l'épaule de Ferguson : « Même si on ne peut que gagner, avec l'homme à la plume blanche.  » Ignorant la réponse de Sheldon, il se tourna vers le russe et demanda à Hurlev : «Quelles nouvelles ? »
-Chaque secteur est gardé, bien sur. Il y a des sorciers, mais majoritairement des moldus. Je ne sais pas si ce sera facile, mais je pense que c'est jouable. Ils ne sont pas sur leurs gardes. Bien sur, le centre est mieux gardé, et on aura plus de facilités à tenir Hyndland et Woodland. »

Benjamin hocha la tête. Hyndland et Woodland étaient les quartiers les plus déshérités de Glasgow, l'idée de Serguei était bonne. Maintenant, cependant, ils avaient deux choix. Faire plusieurs groupes pour attaquer ou y aller de front, tous ensemble d'un coup. Il préféra jouer la sécurité :

« Bien. Nous avons à présent le choix. Ou nous nous divisons pour aller plus vite et prendre plusieurs quartiers en même temps, ou nous restons groupés et nous les prenons un par un. Nous aurons plus de puissance de feu. Je suggère de voter à la majorité. »

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Dernière édition par Benjamin Mulciber le Lun 8 Sep - 10:12, édité 1 fois
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Alice McLear


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Lun 28 Avr - 12:37

Est-ce qu'elle prenait la bonne décision ? Cette question la hantait jour et nuit depuis qu'elle avait fais son choix. Elle risquait gros, elle le savait. Le jeu en valait-il la chandelle ? Après toute ces années ? D'autres auraient dis non. A ton âge Alice, tu as bien le droit de te reposer, tu vas avoir cinquante ans, ce n'est plus de ton âge tout ça. Tu ne crois pas qu'il faudrait laisser tomber ? Pensées méprisables pour des gens à mépriser. Elle avait beau ne pas en dormir la nuit, elle savait qu'elle finirait par le faire. Alice se connaissait bien. A défaut de savoir être honnête avec les autres, elle avait toujours su être honnête avec elle-même. Elle n'était pas faite pour l'inaction et quand bien-même la voie qu'elle avait choisie était dangereuse, elle continuerait. Elle n'avait jamais reculé devant rien pour obtenir ce qu'elle voulait, ce n'était pas maintenant qu'elle allait commencer. Elle irait jusqu'au bout et elle gagnerait. Elle avait toujours gagné ou presque.

McLear comme on l'appelait en politique n'était pas habituée aux échecs. Elle détestait perdre et s'arrangeait toujours pour être du côté des gagnants. Son échec le plus cuisant avait été son renvoi de Poudlard. Bien entendu, à l'époque, personne n'avait prononcé le mot "renvois" mais tout le monde savait que c'était le cas. On avait invoqué des raisons médicales en restant vague après de ses camarades et c'était qu'il était marqué sur son dossier. Raisons médicales, on considérait sa tare comme une maladie. Elle était une cracmol, non pas de ceux qui n'ont strictement aucun pouvoir et ne peuvent même pas faire aller une baguette. Non, elle était d'une espèce bien pire. Elle faisait partie de cette partie de la population parfois capable de produire de la magie mais en ayant en trop faible quantité pour réellement pouvoir faire quelque chose. Personne ne connaissait son état, ni son ex-mari, ni Sheldon et encore moins Benjamin Mulciber. Elle se demandait parfois si Tom Jugson ne l'avait pas deviné. L'ancien chef de la Vague était quelqu'un de fin avec qui elle avait pu s'entendre. Il était parfois arrivé que des objets magiques réagissent en sa présence mais personne n'avait jamais fais de commentaire. Il l'avait simplement regardée puis n'en avait plus parlé. Elle ne savait pas ce qu'il en serrait avec le nouveau chef, leur nouveau chef, Benjamin Mulciber.

Sa seconde défaite avait été les hommes en général. D'abord Sheldon, son ancien collaborateur avec qui elle était sortie un temps dans l'espoir de calmé ces tendances ultra-violente qui la mettaient au cœur de scandale politique dont elle se serrait largement passée. Ca n'avait pas marché et en désespoir de cause elle avait fini par le larguer et l'exclure du parti. Il l'avait mal pris et probablement jamais pardonné.Ca l'avait toujours laissé perplexe. Lui comme son ex mari n'avait jamais compris qu'elle fasse passer sa carrière avant tout. Ce n'était pas comme si elle s'en était un jour cachée. Elle avait un but à atteindre, monter au sommet d'une Ecosse libre et elle mettrait tout en œuvre pour l'atteindre. Tous ceux qui se mettraient en travers de son chemin serraient écartés sans autre forme de procès.  

La bataille qu'elle allait mener aujourd'hui serait-elle son troisième échec ? Alice avait tendance à être quelqu'un de très réaliste. Elle était calculatrice et s'engageait rarement une situation dont elle ne connaissait pas les tenants et les aboutissants. En politique, ces mouvements étaient toujours calculés tout comme les risques qu'elle prenait. Maire de Glasgow, plusieurs fois élue au parlement Ecossais, très populaire auprès de ses électeurs et sur le plan politique écossais, on reconnaissait sa valeur. Comme Sheldon, profondément nationaliste, elle voulait d'une Ecosse libre dont elle pourrait prendre la tête. Ici s'arrêtait la ressemblance avec son ancien petit ami. Sheldon voulait d'une Ecosse libre, probablement pour la libérer du joug anglais et sorcier. Elle désirait avant tout se mettre au dessus du monde et gouverner. Ni moldue, ni sorcière, elle désirait prouver qu'elle était l'égale des autres dirigeants.

Quand Jugson l'avait approchée pour la première fois. Elle avait été septique, son plan n'était pas mauvais mais l'Intendance - dont elle connaissait l'existence même si elle ne l'avait jamais dit - et le monde sorcier l'était bien plus qu'eux. Ils n'avaient pas la force, ni les moyens de leur ambitions. Pourtant, elle leur avait presque immédiatement accordé son soutient financier, politique et logistique. Pourquoi ? Parce qu'elle avait tout à y gagner. Mais ça, personne ne le savait.

En attendant, elle se préparait. Sa maison servait de plaque tournante pour la Vague. Dans sa demeure, il avait un lieu pour transplaner, voyager par poudre de cheminette sans se faire repérer et éventuellement se cacher si besoin était. C'était ici qu'ils viendraient tous quand l'enterrement de Tom Jugson serrait fini. Elle avait réglé sa télévision pour pouvoir capter la retransmission de l'évènement et pendant qu'elle se préparait, elle regarda le discours de différent dirigeant du monde sorcier libre en compagnie d'Esther Cornac. C'était une sorcière d'une trentaine d'année à l'air dur qui avait fais partie des tireurs d'élite à l'époque ou Scrimgeour était ministre de la magie. Elle faisait désormais partie des clandestin de la Vague. On l'avait laissé en sa compagnie au cas où il y aurait eu un problème pendant la cérémonie. Alice étant dans l'incapacité de transplaner, il fallait que quelqu'un puisse le faire pour les prévenir au cas sa maison n'était plus sûre. Ce ne fut pas le cas et l'ensemble des personnes attendues arrivèrent sitôt la cérémonie terminée.

"Beau discours Mulciber", Fut les mots qu'elle employa pour saluer leur nouveau dirigeant.

Elle utilisait souvent les noms de famille des gens qu'elle côtoyait par habitude. Probablement parce qu'on l'appelait toujours McLear plutôt qu'Alice. La politique qu'elle soit sorcière ou moldue restait majoritairement un milieu d'homme ou les femmes devaient faire oublier ce qu'elles étaient pour être efficaces et se faire respecter en tant que tel. Elle jeta un regard dur à Benjamin quand il émit des doutes sur le fait qu'elle doive venir avec eux.

"Je suis maire de cette ville Benjamin. Ces habitants ont placés leur confiance en moi parce que j'ai toujours revendiqué une Ecosse libre. Alors non, ce n'est pas assez, vous ne pensez quand-même pas que je vais rester en arrière quand vous vous battez pour ce que je revendique depuis des années ?"

Du haut de ses quarante-huit ans, elle restait une femme de poigne qui savait ce qu'elle voulait. Elle viendrait et personne ne pourrait dire le contraire. Elle devait prouver sa motivation et qu'elle avait sa place dans cette nouvelle ère qui se mettait en marche. Elle prit une arme comme tout les autres saluant les gens qu'elle connaissait et ceux qu'elle ne connaissait pas. Elle s'empara d'un AK-47 qu'elle chargeât avec une assurance qui prouvait qu'elle était habituée à manier des armes. Sa première arme était un vieux fusil de chasse que son oncle lui avait mis entre les mains à l'âge de douze ans pour lui apprendre à chasser. Autant dire qu'elle avait une certaine habitude. Elle vient se placer de non loin du général Hurlev qui discutait avec Mulciber. Il fallait décider de la stratégie à suivre. Elle donna son avis :

"Je ne pense pas que se diviser soit une bonne idée. On serra plus efficace ensemble. Ca prendra peut-être plus de temps mais je pense que ça veut la peine. Le but n'est pas de se lancer dans une mission suicide."

Non loin d'elle se tenait Ferguson qui, pour ne pas changer, la lorgnait d'un œil mauvais. Elle murmura un sourire aux lèvres :

"Ne te trompe pas de cible Sheldy, c'est eux qu'il faudra viser pas moi."

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Sheldon H. Ferguson


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Sam 10 Mai - 17:51

La guerre faisait rage mais personne n'aurait cru qu'elle pouvait exister en vivant dans un pays comme le Pérou. Sheldon Ferguson, habitué d'un monde perpétuellement en guerre, qui que soient les opposants, ne trouvait pas ça reposant, mais hautement perturbant. Cela dit, qu'est-ce qui ne l'était pas en ce moment ? Il était profondément casanier, ne jurait que par Glasgow et par l'Ecosse et voilà qu'il se retrouvait à l'autre bout du monde à lutter pour une cause qui n'était pas réellement la sienne, parce qu'il avait eu l'idée profondément étrange de suivre un type qui était désormais mort et enterré. Il ne détestait pas Tom Jugson. Notez qu'il ne savait pas réellement pourquoi il l'aimait bien : bien sur, l'accent écossais que feu l'ancien ministre de la magie avait devait jouer, car Ferguson était toujours plus réceptif au discours de quelqu'un qui venait de son coin qu'à ceux de types qu'il classifiait comme anglais d'office, mais Jugson restait de ces intellectuels qu'il n'appréciait guère d'habitude. Un sorcier qui plus est. Sheldon Ferguson maudissait chaque jour les sorciers de s'être invités dans sa vie. Il n'avait jamais voulu en être un, il s'était appliqué à ne pas l'être, mais cette condition l'avait finalement rattrapé. Il n'avait rien demandé à Tom Jugson, mais il détestait déjà l'Intendance du Royaume-Uni – sauf pour le fait que leur fichu chef avait butté la reine, ça, c'était bien, ça suffisait, de se faire diriger par une veille mégère avec des clebs qui assumait même pas qu'elle fumait – par principe : Sheldon détestait les anglais, il détestait les sorciers, il détestait quiconque essayant de lui imposer une loi autre que celle de ce grand principe : avant tu faisais régner la terreur avec ton clan, maintenant tu le fais avec ton gang.

Cette idée gouvernait Glasgow depuis le début du XX e  siècle, voire depuis la fin du XIXe. Sheldon n'y dérogeait pas : il venait de cette foutue ville de misère et il y reviendrait. Le Pérou ne lui convenait définitivement pas. Trop calme. Sa vie était un combat perpétuel, un combat qui l'avait mené du coté des dealers, des skins, des petits délinquants et aux portes du terrorisme, qu'il avait finalement allégrement franchi. Sheldon en était fier, d'une certaine manière : il avait appris à des gamins le goût du travail, il avait sauvé des vies, bien plus que la police, il avait sans doute joué plus que n'importe quel gouvernement un rôle dans la politique sociale de la ville. Il avait donné un but à des gens : une Ecosse libre, et forte, et indépendante. Bien sur, la boucle de haine, de meurtres, n'était pas enrayée : mais il la contrôlait et il la faisait tendre vers un idéal de paix. Sans doute était-ce pour ça qu'il entrait dans une fureur noire lorsqu'un politicard quelconque essayait de s'en attribuer le mérite – Alice McLear, pour ne pas la citer, par exemple. Sans doute était-ce pour cela qu'il voulait combattre tout ceux qui s'opposaient à cet idéal – surtout lorsqu'ils ajoutaient de la violence à une situation qui l'était déjà. Sheldon Ferguson était loin d'être un humaniste : mais il croyait qu'on pouvait arrêter ces conneries. Il connaissait la gueule des déshérités de la vie, des pauvres, parce qu'il était l'un d'eux. Les souvenirs de cet homme là étaient un résumé  de l'histoire terrible d'une ville abandonnée de Dieu – et en plus il ne croyait pas en ce dernier. Le dernier verre de bière des ouvriers des chantiers navals après la fermeture. Sa gueule, celle de tout le monde, ce lundi où les syndicats les avaient tous réunis pour leur annoncer qu'ils avaient tout perdu dans les flammes qui avait embrasé le haut fourneau de Saint Terrence Street. Les couteaux tirés des gamins, les kilt noirs des nationalistes et Flower of Scotland rugi avec force lors des match de Rugby contre l'Angleterre, les troisièmes mi-temps après le Old Firm...tout ça, c'était lui. La mafia, et les crimes, ouais, il y en avait, sans doute, Sheldon l'admettait. Mais il y avait une merveilleuse compréhension des autres : jamais personne ne s'abandonnait, il y avait toujours un sourire et un air de cornemuse pour tout le monde, un sandwitch immonde au thon et à la mayonnaise avec du thé qui l'attendait, où qu'il aille.

C'est ça qu'il défendait. Parce que c'était chez lui.

« We're on stage tonight,
In knifes town,
Where how you look's what matter,
Thing's are lookin' up so don't look down,
And we should go home, but we never will,
We'll ride our broken wings until
We fly so high, we shatter
I love this town... »


Il enfonça son béret militaire sur son crâne et sourit d'un air dur au miroir. Ils avaient eu raison de Margaret Thatcher, ils auraient raison du Lord, parce que la vieille Maggie était sacrément plus coriace, parole. Sheldon rejoignit son plus jeune frère, Marion Socia, pour assister à l'hommage à Tom Jugson. Pauvre vieux. Ils ne défendaient pas la même chose, dans le fond : Jugson l'égalité, et la paix, Sheldon, l'indépendance et la résolution des problèmes courants de tous. Mais cela semblait échapper aux sorciers, ça. La crise économique ? Connais pas. Ferguson, lui, si. Marion aussi. Gamin de trente ans, il avait commencé par tenir un bureau de tabac, mais au bout du sixième braquage, il était passé de l'autre coté de la barrière – toujours en vendant des trucs qui se fumaient, fallait le faire. Machine à tuer en blouson de cuir, il semblait décidé à reconquérir sa ville. Sheldon, lui écoutait patiemment. Il se foutait de l'idéologie : répondre à de la propagande n'avait aucun intérêt. Non, il fallait les attaquer là où ça faisait mal : là où ils ne parlaient pas. La crise économique, le concret. Il attendait impatiemment le moment où lui pourrait faire des discours. Là, ça péterait.

Après ça, fut donné le signal du départ. Enfin, bon Dieu, enfin. Il n'en pouvait plus d'être ici. L'impression d'avoir été chassé de sa ville par des fantômes le tenaillait fermement, et il détestait ça. Blessé dans un orgueil profondément farouche, il ne pouvait que se satisfaire de revenir chez lui. D'où le fait qu'il se soit porté volontaire pour l'opération Reconquista. Ca ne serait pas pire que d'habitude, de toute façon. Sauf si on se foutait de sa gueule, bien sur. Il aimait bien Benjamin, moins son sens de l'humour qui n'épargnait personne, et Sheldon Ferguson avait une haute estime de lui. Aussi répliqua-t-il vertement :

« Ce n'est pas un pompon, c'est une plume. Ignare ! »


Son frère leva les yeux au ciel, amusé, mais Sheldon ne voulait pas en démordre, on n'insultait pas son régiment, non mais. Voilà, il était de mauvaise humeur, chose qui ne pouvait que s'accentuer puisqu'ils allaient devoir supporter McLear – et qu'ils se trouvaient chez elle. Pour Sheldon, l'utilité de l'emmener avec eux était assez limitée, mais bon, Mulciber avait insisté. Il n'y pouvait rien et se contenta donc d'un froid en faisant de son mieux pour ne pas regarder l'AK-47 :

« Tant que toi tu ne me vises pas. »

Puis il attrapa son arme favorite : un fusil à pompe à crosse sciée. Il reporta ensuite son attention sur Hurlev et Mulciber. Ca lui arrachait la gueule de dire ça, mais il approuvait Alice :

« Je vote comme McLear. Qu'on s'éparpille et on aura plus moyen de se retrouver dans les banlieues. Mieux vaut rester ensemble. »
Spoiler:
 


Dernière édition par Sheldon H. Ferguson le Mar 13 Mai - 13:25, édité 1 fois
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Minerva R. McGonagall


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Dim 11 Mai - 21:39

Minerva s'était préparée à une bataille, enfin un nouvel affrontement. Elle était partante pour aider ses alliés à progresser face à la menace. Le temps était venu de marquer le coup, elle n'avait pas eu l'occasion véritable de se joindre à ce genre de rassemblement depuis son arrivée à la Vague. De nombreuses excursions ici et là, l'avait fait rater des missions de ce genre, mais à présent, elle était là et voulait aider du mieux qu'elle le pouvait. Après une longue période d'absence, elle savait où il fallait se rendre pour régler les derniers points avant l'attaque. Même si elle était absente, elle était au courant de l'avancée de la Vague.
Elle prit le temps de se préparer, l'aube se levait tout juste, il était temps d'y aller. Quelqu'un vint toquer à la porte de sa chambre. C'était un homme de sa tranche d'âge, elle l'avait connue y a des années de cela, parfois, ils se retrouvaient pour quelques duels afin de voir s'ils n'avaient pas perdu la main tous deux. Ils s'entendaient, ma foi, plutôt bien. August Jordans, voilà comment s'appelait le sorcier. Il était de nature chaleureuse, agréable pour un vieux bougon ermite. Il connaissait Minerva depuis toujours, il a répondu positivement lorsqu'elle lui a demandé de l'accompagnée dans cette mission. Ainsi, les deux sorciers se dirigèrent ensemble vers le rassemblement.

-Je ne suis pas sur que ce soit encore de notre âge.
-Tu as peur?
-Moi ? Non mais tu sais à qui tu d'adresses, ma chère amie.


Minerva rigola, décidément, August était différent. Il savait relever les défis et ne reculait devant rien. C'est pour ça qu'elle lui avait demandé de l'accompagnée la veille. Il y avait quelques sorciers, l'assemblée prit place et le silence retomba lorsque le leader ouvrit la bouche.

« Merci de votre attention. Je crois qu'on commence à me connaitre, je ne me présente plus. Je m'en excuse, je ne parle pas aussi bien que Tom Jugson. Mais il faut bien que je dise quelque chose. [...] Et lorsqu'il a choisit de mourir, ça a aussi été pour détruire l'intendance. Ils disent que la résistance est morte. […] Nous ne sommes pas morts. Vous ne nous tuerez jamais. Je ne suis pas Tom Jugson. Je ne suis pas Harry Potter. Je ne suis pas patient, prudent, bienséant, circonspect, comme eux. C'est à moi que vous avez affaire désormais, à moi et à l'entiereté de la résistance. Unie. Tom Jugson menait une révolte. Nous menons une révolution. Aujourd'hui, nous entrons en guerre contre l'Intendance. Nous n'avons jamais été aussi loin de la maison, mes amis. Mais nous y retournons, dès aujourd'hui. La reconquête commence. Et nous ouvrons la voie.»

Un long discours posé et poignant. Il restait néanmoins fort, son discours était suffisamment motivant pour que les alliés de la Vague s'engage à la prochaine quête contre l'Intendance.

« Bien. Nous avons à présent le choix. Ou nous nous divisons pour aller plus vite et prendre plusieurs quartiers en même temps, ou nous restons groupés et nous les prenons un par un. Nous aurons plus de puissance de feu. Je suggère de voter à la majorité. »

Minerva resta en retrait et écouta les différentes propositions, elle avait déjà son idée, mais elle voulait voir les opinions des autres avant de dévoiler la sienne.

"Je ne pense pas que se diviser soit une bonne idée. On serra plus efficace ensemble. Ca prendra peut-être plus de temps mais je pense que ça veut la peine. Le but n'est pas de se lancer dans une mission suicide."

Déclara une certaine McLear, Minerva regarda tour à tour les visages de l'assemblée, elle ne connaissait pas tout le monde, et en soit des nouveaux visages n'étaient pas un handicap, surtout parmi les hors la loi.
Un autre homme parla et semblait être de l'avis de progresser ensemble.

« Je vote comme McLear. Qu'on s'éparpille et on aura plus moyen de se retrouver dans les banlieues. Mieux vaut rester ensemble. »

Le silence retomba, Minerva se décida et prit la parole.

-Et si, on se séparait en deux groupes ? Même si nous avons la surprise comme avantage, le choix d'être deux groupes permettraient en cas de riposte de les attaquer en tenailles.

La sorcière soupira et regarda les autres, son avis était passé, au suivant.


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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Jeu 15 Mai - 12:40

L'enjeu était de taille. Mais Ben était fier d'avoir été jusqu'à là. Il les voyait en face, ces coquilles vides de sens. Il avait été eux. Mais le monde change. Les gens ne changent pas. Il ne croyait pas à ça, n'y avait jamais cru. Les gens restaient les mêmes, ils agissaient selon leur propre code, leur propre logique, simplement, ils décidaient en fonction des événements.  S'il n'y avait pas eu la Russie, je serais probablement de l'autre coté de la barrière. Les gens étaient loyaux à eux mêmes, disait Tom. Lui aussi l'avait été. Valait-il mieux se trahir soit même que de trahir des gens à qui il ne devait rien et qui n'avaient pas bougé pour le sauver ? Il n'en savait rien, c'était trop philosophique. Il n'était pas un intellectuel. Il était un type austère bien décidé à affronter la vérité, à la jeter à la face du monde et à dire à l'humanité : « voilà ce que vous avez fait, assumez le ». Il n'avait jamais, ou rarement menti. Une fois. A Natasha, pour lui dire qu'elle vivrait, et ma trahison a commencé là. Mais qui pouvait comprendre ? Certains comprenaient, ils étaient avec lui. Ils étaient une révolte, une révolution la marée pourpre qui montait pendant que le régime s'endormait. La promesse d'un régime politique irréprochable est une promesse que l'on tient, où l'on meurt. Ils n'avaient pas tenu leur promesse, ils mentaient, alors ils allaient payer. Qu'importait les moyens, les idéologies. Il prenait tout du moment que les gens étaient disposés à pointer du doigt le fait que le régime ne faisait rien d'autre que tuer pour une raison fantôme, un prétexte fallacieux, alors, il s'en fichait.

Alors voilà, ils y étaient. Il admirait le courage de McLear. Autant il connaissait Sheldon, c'était un fou, il irait, autant il avait eu plus de doutes sur Alice. Mais il prenait tous ceux qui acceptaient de venir. Avons nous conscience du danger ? Savons nous que tout peut s'arrêter bientôt ? Il se disait que oui. Lui au moins le savait. Si ça devait mal tourner, il avait résolu de s'arranger pour que le maximum de gens puissent partir et lui resterait. Sacrifice ? C'est mon rôle. Il dirigeait, il assumait jusqu'au bout. Il écouta les points de vue, puis trancha.

« Prendre en tenaille des gens qui sont foncièrement plus nombreux que nous je ne suis pas sur que ce soit une excellente idée. Je pense qu'il vaut mieux rester groupés pour l'instant, on avisera ensuite.  Tout le monde est prêt ? Alors on y va. »

Il était temps d'agir, désormais. Ils partirent sur Woodland. La première étape était de conquérir le commissariat de police de ce quartier défavorisé et plein de leurs soutiens. Pas apparents. Mais les rues étaient désespérement vides, comme si on leur laissait le champ libre, une attitude programmée par avance qui ne se répéterait probablement pas lorsqu'ils avanceraient dans la ville : plus les quartiers étaient aisés moins ils avaient pu apparaître au grand jour et moins ils avaient de soutiens. Ces quartiers là seraient plus bien plus surveillés, et il y aurait des sorciers. Benjamin le savait, ce ne serait plus qu'une question de temps, et une question de chance. Impossible de reculer maintenant. Dans ce combat, il n'y a qu'une seule issue, qu'une seule possibilité : gagner ou mourir, pas de demi mesure. Le commissariat de police les attendait. . Benjamin informula un sort. Un démon apparut, immense, noir, suscitant la peur des rares passants, qui partirent se réfugier à l'abri, le plus loin possibles de ses fous qu'ils devinaient être de la Vague et qu'ils avaient appris à éviter. A Glasgow, les gens normaux avaient une longue expérience de la technique « je passe mon chemin en regardant ailleurs et surtout en ne remarquant le mec qui se fait buter » ce qui leur évitait des problèmes importants. Un homme resta, cependant : Ben le remarqua au moment où il lançait le démon contre le mur du commissariat de police. Il lança un ordre à Sheldon pour qu'il le ramène.

Qu'est-ce que ce fou fichait là ? Peu importait, il n'avait pas le temps de s'en occuper, il pouvait juste l'emmener avec eux, sinon il créverait. D'un mouvement souple de baguette, Limonkov envoya le démon à la charge contre le mur du commissariat. Il y eut une explosion : la moitié du commissariat avait été soufflé. Les résistants s'avancèrent. Les officiers les regardèrent entrer sans comprendre dans ce qui restait de leur commissariat, et tout commença.  

L'heure de la bataille avait sonné, et il fallait bien aller jusqu'au bout.

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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Jeu 15 Mai - 12:45

Avant l’action, il y avait la parole. Malgré un plan bien rodé, il fallait le temps de s’organiser. Le temps que tout le monde arrive, se place, prennent ses armes, s’équipe mais surtout, se mettre une bonne fois pour tout d’accord sur la stratégie. C’était souvent le point noir. Au combat comme en politique, il fallait parler d’une seule voix sous peine de se retrouver avec diverses factions qui n’agissaient pas de concert. Or Alice avait beau ne pas défendre les mêmes idéaux qu’eux et son but final avait beau ne pas être le même que le leur, elle avait besoin qu’ils soient efficaces ensemble. Leur mort ne servirait pas ses projets, bien au contraire. Eux vivants, ils étaient bien plus utiles que mort. De même, elle avait besoin d’eux pour survivre à ce plan fou qu’ils avaient imaginés. Non, il fallait qu’ils se décident et s’en tiennent au plan qu’ils choisiraient.

Plusieurs personnes donnèrent leur avis dont une vieille sorcière qu’elle reconnu sans difficulté : Minerva McGonagall. La nouvelle ne lui fit pas plaisir. Alice n’avait aucune affection pour tout ce qui pouvait être lié de près ou de loin à Poudlard. Il pouvait juste prier pour que l’ancienne sous-directrice de Poudlard ne se souvienne pas d’elle. Elle avait fait partie de Serpentard après tout et pas de Gryffondor. Il n’y avait aucune raison pour que l’ancien professeur de métamorphose se souvienne d’une élève qu’elle avait très brièvement eu en cours avant qu’elle ne soit renvoyée en cours d’année parce qu’elle était une cracmole. Comme à chaque fois qu’elle y pensait, la détermination d’Alice s’en trouvait renforcée. Il y avait longtemps qu’elle n’avait plus besoin de trouver une excuse à ses actes. La justification était toute trouvée, et ce depuis longtemps. C’est eux qui ont fait de moi ce que je suis. Ils m’ont méprisés, ils ont refusés de m’aider, ils m’ont considérées comme malade. Alors c’est du chacun pour soi, je monterais au sommet peu importe qui je dois écraser sur mon passage parce que je vaux bien plus qu’eux qu’ils soient sorcier ou moldu.

Elle aurait pu continuer comme ça longtemps si la voix de Sheldon ne l’avait pas ramenée à la réalité. La simple idée qu’il puisse être d’accord avec elle était hallucinante quand on le connaissait. Sheldon Hamish Ferguson n’était pas connu pour sa bonne foi. En particulier quand ça la concernait ou plutôt, surtout si la concernait. Bien entendu, les autres ne pouvaient pas le savoir mais l’entendre lui accorder raison en public et devant témoins lui rendit sa lucidité et elle se concentra de nouveau sur son objectif. Elle se contenta de sourire en voyant qu’il la regardait avec froideur. Vraiment après toutes ses années Sheldon tu ne m’as pas pardonné ? Tant pis pour toi. Celui qui ne sait pas tirer une croix sur son passé se voit contraint de passer son temps à regarder en arrière.

Son arme avec elle, elle prit des munitions et fournit un pistolet de petit calibre à son compagne qui abordait une baguette avec pour seul commentaire :

« Prends le Esther, si tu perds ta baguette, ça pourrait te sauver la vie. »

Sa compagne la remercia et vota à son tour comme Alice quand on lui demanda son avis sur la stratégie à suivre pendant qu’elle s’amusait un peu avec Sheldon. Il était tellement susceptible que c’était impossible de résister à l’idée d’en remettre une couche. Elle répliqua donc l’air de rien :

« Je ne sais pas, avec cette plume, je pourrais être fichue de te confondre avec un oiseau. »

Et peu importait que l’AK-47 ne soit pas destiné à la chasse. Heureusement pour Sheldon, Alice n’avait aucun intérêt à le tuer. Bien au contraire mais son ex avait toujours eu l’esprit un peu étriqué en ce qui la concernait. Elle était persuadé que même encore maintenant, il pensait qu’elle désirait sa chute. Or McLear visait plus haut, bien plus haut. En attendant, Benjamin trancha le débat qui ne semblait pas finir et ils passèrent enfin à l’action.

Mulciber entreprit de détruire le commissariat de Police avec une efficacité qui méritait des applaudissements. Sans attention, Alice fit signe à Esther de la suivre. On ne viendrait pas dire que les femmes restaient à l’arrière, ni même qu’elle n’avait pas de cran. Sans prendre le temps de réfléchir, elle tira par instinct sur le premier ennemi à sa portée tandis que sa coéquipière lançait un ostéoclaste.

La politicienne sentit un frisson d’excitation lui parcourir l’échine, ça commençait enfin. Sheldon et son frère ne tardèrent pas à finir l’homme qu’elles avaient attaqué, Alice continua de tirer tout en commentant :

« Joli tir, t’a pas perdu la main à ce que je vois. » 

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Dernière édition par Alice McLear le Jeu 15 Mai - 16:57, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Jeu 15 Mai - 12:45

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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Jeu 15 Mai - 13:00

Il était prêt, plus que prêt. Il avait la rage et il allait vaincre. On pouvait qualifier Sheldon Ferguson, de taré, mais c'était un taré avec du panache, un taré qui savait y faire. On ne survivait pas à Glasgow sans un minimum de compétence, où que ce soit, quelque soit le domaine – et lorsqu'on était compétent, comme lui, pour tuer, ou poser des bombes, alors on pouvait tenir très longtemps où bien crever très rapidement, à voir. Il allait faire ce qu'il fallait pour rentrer à la maison. Voilà tout. On pouvait détester Glasgow. Le Far West n’était pas plus sauvage que cette ville. Une cité sans classe, où la seule chose qui comptait était la quantité d’argent qu’on avait. Athènes était le berceau de la démocratie, Florence avait  accouché de la Renaissance, Glasgow, elle, avait élevé le coup de boule au rang d’art. Le «baiser de Glasgow» comme on l’appelait affectueusement dans toutes les nations du monde. Un siècle durant, le nom de cette ville avait rimé avec misère sociale et violence urbaine. Aujourd'hui, elle allait rimer avec victoire. Parce qu'il y avait Certains concepts qui étaient étrangers à l'esprit du Glaswégien. La salade. La dentisterie. Le pardon. Sheldon Ferguson ne faisait pas exception à la règle. Il détestait qu'on débarque dans sa ville, qu'on tente d'imposer une loi qu'il n'avait pas choisi.

Il ne savait pas ce que pensait les autres, mais lui n'avait pas l'intention de se faire emmerder par de foutus anglais, qui plus est des sorciers, qui ne savaient pas ce qu'étaient les crises, la misère, le chômage, l'indépendance. Rien. Il avait la rage. Ca, c'était l'âme de la ville, de sa ville, c'était son âme. Sheldy était dans un colère noire et perpétuelle qui ne connaissait pas de borne. Il défendait sa maison, il était dans son droit, et pas les autres. D'ailleurs il se foutait pas mal des autres, il fallait bien l'avouer.

Ils partirent, puisque l'idée de rester en groupe avait rallié la majorité, en commençant par Woodland. Le nettoyage commençait. Il avait fait circuler le mot : celui de ne rien bloquer, de laisser faire et de ne pas s'en mêler. Ici et à Hyndland, ça irait, ils tiendraient le choc, il en était sur, mais ailleurs ? Les contacts et l'influence du nationaliste s'arrêtaient aux quartiers populaires, dans le centre, réhabilité, moderne, riche, ils seraient perdus, et il serait bien plus difficile de vaincre même s'il pensait y arriver. Il ne pouvait pas perdre à domicile. D'abord.

En arrivant en vue du commissariat, Sheldon jeta un œil mauvais à celui ci : jeune il y avait passé des moments peu sympathiques. Et même lorsqu'il était moins jeune. Il observa la foule fuir, sauf un homme. Curieux. Les gens fuiaient d'habitude, face à un mec qui a un fusil à pompe. Pas lui, il semblait interloqué. Sheldon jeta un œil à Ben, qui se battait pour attaquer le commissariat. Il lui fit un signe de tête approbateur et s'adressa au mec, pointant son fusil sur lui :

« Vous avez pas compris qu'il faut dégager ? C'est pas une promenade de santé, ici, allez vous en ! » Mais le type regardait Mulciber comme s'il savait qui il était. Un sorcier. C'était un foutu sorcier. Au moment où Sheldon s'en faisait la remarque, Ben fit exploser le mur du commissariat. Sheldon plaqua le mec à terre pour éviter le souffle de la détonation. Il le releva ensuite de force : « Bordel, je sais pas qui vous êtes, je sais pas ce que vous foutez là, mais si vous voulez pas crever, ramenez votre cul ! »

Bonne analyse de la situation car l'attaque commençait. McLear faillit en descendre un dès qu'elle entra dans ce qui restait du poste de police. Sheldon entra à son tour et voulut l'achever, mais son frère venait d'entrer aussi, et il balança...une grenade ? Ferguson gueula :

« GRENADE ! ECARTEZ VOUS ! »


Il devait y avoir des flics moldus et des sorciers, car seuls certains s'écartèrent. Le mec salement amoché prit vraiment cher, un autre fut un peu touché. Le premier avait une baguette et la leva vers Sheldon : ce dernier lui colla une balle entre les deux yeux. Fin de l'histoire. Il se tourna ensuite vers son frère :

« Quant à toi, tu ne refais jamais ça ! Crétin ! »

Pour dire, McLear s'en était mieux sortie que lui. Il répondit d'ailleurs à celle ci d'un ton plus qu'ironique :

"C'est comme le velo, ça s'oublie pas, et puis à cette distance, c'est pas bien dur. Toi en revanche, tu es améliorée...tu gunnes tes ex physiquement au lieu de politiquement, maintenant ?"


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Dernière édition par Sheldon H. Ferguson le Jeu 15 Mai - 17:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Jeu 15 Mai - 13:00

Le membre 'Sheldon H. Ferguson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé PA 3' :

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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Sam 17 Mai - 15:07

Ainsi la bataille se ferait groupée, pourquoi pas. Après tout, la majorité l'emporte toujours. Les sorciers avaient réglé les derniers détails avant de se mettre en route.
C'est ainsi que les résistants partirent à l'assaut des quartiers de la ville. La tension était palpable, mais tous baguette en main, le plus discret possible jusqu'à l'inévitable affrontement.

Lorsque le démon rasa le commissariat, leurs adversaires prirent les fugitifs en cible.

-Quand y faut y aller, faut y aller.

C'était une belle bataille qui s'annonçait, le sorcier était toujours partant pour mettre une raclée à tout ceux qui allaient à l'encontre de son avancée. Et là, c'était un cadeau avant noël ! Il sortit sa baguette, tout comme son alliée et s'apprêta à attaquer.

Minerva aperçu un homme armé d'un fusil, elle lança un sort mais ce dernier ne fit que dévier le tir.

-Et bien, c'est raté d'où je suis.
-Montre-moi, vas-y !
[/i]

Le vieil homme aimait narguer les autres, il faisait avec humour, c'était juste Minerva qui le percevait comme une critique. Il vit alors le coéquipier de l'homme armé sortir sa baguette afin d'attaquer les deux hors la loi. August lança un stupéfix dans la direction de son interlocuteur.

-Stupéfix !

Le sort fila à vive allure jusqu'à sa cible, ce dernier se retrouva totalement figé. Son collègue alerte alla chercher du renfort.

-Hein...tu disais quoi !

Après une tape dans le dos de la sorcière, tous les deux progressèrent plus au nord, afin de rejoindre les autres du groupe.



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Dernière édition par Minerva R. McGonagall le Sam 17 Mai - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE

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La bataille de Glasgow partie I || TERMINE

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