POUDNOIR
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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La bataille de Glasgow partie I || TERMINE

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Sheldon H. Ferguson


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Mer 4 Juin - 14:20

Il n'allait pas cesser de se battre, peu importe s'il risquait de mourir. La famille Ferguson avait une relation assez particulière à la mort en ce sens qu'ils n'en avaient strictement aucune conscience. Là d'où ils venaient, elle faisait partie de leur quotidien, et personne ne se voyait mourir, on mourait tout simplement, la plupart du temps en se battant, alors que ce soit contre des petits caids ou contre des gros, ça lui faisait la même chose. Il en fallait beaucoup pour l'impressionner, lui l'ancien militaire, qui ne croyait en rien d'autre qu'en sa victoire. Même s'il crevait, il y aurait quelqu'un pour prendre la suite. Banshee, par exemple. Elle n'avait pas plus de raison que lui, elle était même pire, parfois, mais elle était celle qui lui succéderait. Personne d'autre que lui ne comprenait cette ville. Jamais élu nul part, Sheldon restait tout de même par endroit plus influent que n'importe quel politique, et on commençait à faire la même réputation à sa fille. Il pouvait mourir tranquille, ce qui n'était pas arrivé à son père – et ça il en était fier. La dernière semaine de sa vie, la charpente d'un mètre quatre-vingt-huit de son père pesait cinquante kilos. Cancer. Sheldon n'en riait pas, mais il jugeait qu'il y avait une justice. Son père était mort tout seul et personne ne s'était soucié de lui, parce que lui ne s'était jamais soucié de personne sinon pour leur faire du mal. Mourir seul était sa punition et c'était la punition que Ferguson appliquait à tous ceux qui servaient Voldemort, parce qu'ils faisaient exactement la même chose.

Est-ce que lui se souciait des autres ? Oui. Il ne pouvait pas mépriser les gens, il ne savait pas faire. Sheldon Ferguson savait aimer, il savait détester mais il ne savait pas être indifférent aux gens. De cet homme colérique et prompt à s'emporter, on retenait les colères mais également la loyauté et l'acharnement qu'il mettait à essayer de sortir tout le monde, tous ceux qui croisaient sa route, de la misère et des difficultés. Pour McLear, qu'en était-il ? Il ne l'appréciait guère, ou plutôt n'appréciait guère le fait qu'elle était là par ambition et non par conviction. Est-ce qu'il fallait qu'elle meure pour autant ? Il ne savait pas et entendait régler la question plus tard, pour l'instant il fallait gagner et pour gagner, il fallait le maximum de gens vivants possible. Il ne sourit donc pas et se commenta d'un très neutre :

« Si tu pouvais éviter de mourir tout de suite, ça arrangerait tout le monde. On est déjà pas bien nombreux, alors... »

Est-ce que c'était si neutre que ça ? Pas vraiment, c'était froid et dit d'un ton peu amène mais c'était le mieux qu'il puisse faire. D'autant qu'à cause de sa propre blessure, il avait mal lui aussi mais il fallait qu'il tienne. Avec l'expérience il avait appris à supporter la douleur, et il put continuer à se battre. Preuve de folie ? Sheldon préférait dire qu'il possédait une bonne force de caractère. Une fois de plus il put lancer un sarcasme charmant à Alice :

« Je vais survivre oui, pas besoin de m'achever pour l'instant. »

Elle ne se priverait pas de le faire si elle le pouvait, il en était quasiment certain. En attendant le dernier type était tombé et la conquête Glasgow venait de prendre un tour plus concret puisque désormais ils étaient maitres de la ville, non sans s'être faits réprimander puis féliciter par Ben. Il sourit en réponse à Alice :

« Oh, il l'est...quand il veut. A l'occasion faudrait essayer de le faire boire, voir ce que ça donne. »

En attendant, l'Ordre du Phénix faisait la jonction avec eux, et ils partirent vers Woodland. Granger les attendait là. Contrairement à la plupart des cadres de la Vague, il n'avait rien contre elle. Elle était une né-moldue comme lui et avait du en baver comme lui. Mais personne ne savait ce qu'était Sheldon. Il se contenta donc d'observer la bombe avec admiration et lança à Hermione :

« Joli joujou, ça. Il faudra me présenter votre artificier, il a l'air de s'y connaître. » Il en profita pour se présenter à la résistante : « Sheldon Ferguson. Ben m'a parlé de vous. Content de vous rencontrer. »

Il parlait en spécialiste, ce qui était logique après quelques bombes posées dans des administrations anglaises. Mais celle ci était à code. Un truc qu'il détestait, presque autant que les énigmes. Il leva les bras au ciel en signe d'impuissance et commenta :

« Comptez pas sur moi là dessus. »

Heureusement, la vieille professeur de Métamorphose semblait avoir une bonne idée de la réponse. Il espérait que ça serait la bonne, sinon ça ferait du vilain.

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Hermione Granger Origins


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Mer 4 Juin - 18:23

« Toute guerre est fondée sur la tromperie » Sun Tzu

Si Hermione avait des doutes quant au bien fondé de cette opération d'envergure, la jeune femme avait appuyé le plan de bataille. L'idée était de relancer l'Ordre du Phénix, offrir aux autres résistants un soutien beaucoup plus massif en prévision de cette déclaration de guerre formulée auprès de l'Intendance et la fondation de cette première république Britannique. Seulement, si envahir une cité peu défendue n'était pas très difficile, à condition qu'il n'y ait sur place aucun soutien militaire, tenir la ville contre une armée des ténèbres plus nombreuse, mieux équipée et entraînée, cela s'avérait être  très audacieux et optimiste puisqu'il suffisait d'encercler la ville, de couper les approvisionnements en eau, en gaz, en électricité et en nourriture, de bombarder la zone puis d'y envoyer des blindés et des troupes, pour obliger les résistants à capituler sans condition.

Et puis que se passerait-il si la population de Glasgow se révoltait ou se mettait à attaquer les insurgés ? Que se passerait-il si le Seigneur des ténèbres se décidait à intervenir lui-même afin de mater la révolte ? Même Hermione, qui n'avait rien d'un général, savait qu'un stratège militaire aurait pensé que la Vague aurait tôt ou tard attaqué cette ville Ecossaise. Pourquoi ? A cause de Sheldon, d'Alice et du professeur Macgonagall très certainement. Il lui aurait suffit d'étudier leur psychologie, leurs origines et leurs actions passées pour déterminer que cette ville revêtait une valeur à leurs yeux. Voyez-vous, Miss Granger n'était peut-être pas une militaire, mais elle brillait par son intelligence et sa sagesse, par son sens de l'anticipation. Elle n'avait pas passé ces dernières années à étudier pour ne pas s'intéresser à la tactique militaire et au contre-espionnage. Elle savait qu'une telle bataille pouvait coûter cher à la population et ternir un peu plus l'image de la résistance. Ce n'était qu'une question de bon sens.

Ce choix lui semblait inconsidéré. Attaquer des convois, saboter des usines et des lignes d'approvisionnement, éliminer certains haut-gradés, harceler l'ennemi, susciter les rivalités, diffuser de la propagande, utiliser la ruse, la manipulation, la diversion, user de l'espionnage et d'un réseau de renseignements efficace, utiliser le terrorisme dans certains cas précis, voilà qui permettaient d'affaiblir un ennemi et à le vaincre, parfois même sans combattre. Il était ici question de s'adapter à la stratégie ennemie, à l'exploiter afin de s'assurer de la victoire à moindre coup. A ses yeux, un bon commandant était quelqu'un qui savait peser les avantages et les inconvénients, se montrer ambitieux, mais réaliste, capable de se préoccuper de ses hommes sans les utiliser comme de la chair à canon. L'inconscient, le suicidaire, celui qui ne savait pas quand combattre ni choisir ses objectifs, s'arrêter et faire preuve de retenue, qui laissait ses hommes commettre des exactions, qui était capable de pousser les plus naïfs au suicide, celui-là ne devait pas commander de troupes.

Il suffisait de quelques missiles, d'un ou deux hélicoptères de combat pour raser un quartier d'habitations. "Les oui, mais" ou les "et si" devaient être analysés par les planificateurs afin d'évaluer les risques, les conséquences et les possibilités de replis d'une opération militaire. Les planifications de groupe étaient un danger surtout lorsque les hypothèses et les stratégies n'étaient pas remise en question, en sachant qu'un plan tactique n'était jamais parfait ni susceptible d'être remis en cause par le hasard et l'imprévisible. C'était aussi l'un des défauts d'Hermione que de prévoir des plans dans les moindres détails sans tenir compte de cette donnée, car si son sac en perles, l'infiltration au Ministère et le casse chez Gringotts furent des succès retentissants, Harry avait su lui rappeler qu'un plan devait être assez flexible pour s'adapter aux changements de situation et permettre de foncer tête-baissée. Cependant, ne pas se montrer critique à l'égard des choix tactiques avant la phase pratique était un réel danger.

De fait, si cette opération semblait s'annoncer comme une défaite militaire, l'objectif de Benjamin était d'obtenir une victoire psychologique, d'annoncer la création de cette république, de porter la guerre sur le sol Britannique depuis cette fameuse opposition à Sligo. Lui fonctionnait à l'instinct, en combattant efficace. Il savait mener des troupes au combat, les mobiliser et agir en chef. Mais jusqu'où lui et ses partisans seraient-ils prêts à aller, eux qu'elle méconnaissait et lui donnait l'impression de se débarrasser facilement de principes moraux et des lois de la guerre ? La résistante pensait que cette opération Reconquista visait un autre objectif. Elle comparait le dirigeant de la Vague à Saladin, lui qui fut forcé en 1187, à Tibériad, à obtenir une victoire sur les croisés pour maintenir l'alliance qu'il venait de former avec les composantes de son armée. C'était aussi une question d'autorité et de cohésion. Benjamin devait agir, surtout après la mort de Tom Jugson. La résistance avait besoin d'une victoire, même symbolique ou minime pour regonfler le moral des troupes et affirmer sa toute nouvelle autorité et ce fut sur ce principe qu'Hermione soutint cette initiative déraisonnable.

"Je ne suis pas patient, prudent, bienséant, circonspect, comme eux" "Je suis Limonkov" avait déclaré Benjamin lors de son discours avant le lancement de l'opération Reconquista. Et c'était justement pour réfréner un peu ses ardeurs, lui apporter des conseils avisés, des stratégies nouvelles, comme elle l'avait fait pour juguler autrefois les propres défauts de Harry, qu'Hermione se proposait - entre autre - d'agir au sein de la Vague, dans une alliance où elle espérait voir chacun s'exprimer et prendre part librement à l'action sans se faire museler ou se faire avoir en beauté par des faux semblants et des promesses de démocratie sans lendemain. Des explosions avaient été prévues un peu partout en Grande-Bretagne afin de servir de diversion et des équipes avaient été envoyées à Glasgow afin d'y installer des explosifs. Elle avait veillé sur leur installation. Bien-sûr, la Vague n'avait rien d'un mouvement unifié, mais une alliance de plusieurs courants de pensée reliée par un objectif commun. Alors, si cette organisation chaotique tenait comme par magie et recrutait à tour de bras, son mouvement devait se joindre à eux pour être plus fort, mais surement pas jouer les "béni oui-oui".

En cela, l'Ordre du Phénix privilégiait plutôt l'art de la tromperie, le renseignement, la dimension psychologique, les opérations spéciales et la morale dans leurs actions. Hermione et son mouvement de résistance rejetaient les actes de torture et de barbarie, les crimes de guerre et le terrorisme à outrance, mais ils reconnaissaient que dans le cadre d'opérations spéciales à plus petites échelles, la Vague disposait de méthodes adéquates dans le cadre d'une logique de guerre asymétrique. La force brute à elle seule ne devait pas suffire. Comprendre une guerre, c'était saisir les méthodes de l'ennemi, sa manière de penser, ce qu'il était disposé à croire et à la façon dont il riposterait dans une situation donnée. Exploiter les faiblesses de l'ennemi revenait à étudier avec précision ses rouages, à découvrir ses plans, à se forger une opinion fiable sur les principaux responsables de l'administration et de l'armée pour exploiter leurs rivalités, leurs ambitions, leurs défauts et leurs vices cachés, car même Tom Jedusor en possédait, lui qui était un vieillard dépourvu de ses horcruxes, qui redoutait la trahison et la mort, qui n'écoutait que lui-même et ne réfléchissait plus sous la colère.

Les déconvenues des guérilla ont toujours eu pour cause principale l'incapacité de leurs dirigeants à cerner les conditions de l'engagement, notamment à s'éloigner des schémas issus de la guerre totale de Von Clausewitz. Un mauvais commandant provoquait la mort d'un nombre important d'hommes et de civils en prétendant qu'il s'agissait là de sacrifices honorables, alors que ces pertes majeures auraient pu être éviter. Un bon commandant se voyait notamment par la qualité et à la moralité de ses troupes, non par la manière de les embrigader. Un bon chef devait savoir se remettre en question, agir avec intelligence et réflexion. Et si Hermione était une loyaliste, attachée à la famille royale Britannique et à un pays unifié sous l'union jack, depuis l'assassinat de la Reine, ses convictions s'en étaient trouvées bouleversées tout comme son envie d'en découdre après dix années de guerre. Mais si l'ennemi se fichait des lois de la guerre et des conventions, ce ne serait pas exactement son cas ni celui de ses partisans. Alors, pourquoi s'être alliée avec la Vague ? Simplement, parce que la jeune femme pensait agir comme la voie de la raison ou de la dissidence dans un mouvement qui manquait cruellement de discipline et de moralité, parce que l'une des pires choses qui auraient pu survenir pour leurs ennemis étaient de les voir s'unir dans un objectif commun.

Hermione avait besoin de faire confiance à Benjamin, de savoir qu'il n'enverrait pas à la mort des gens en sachant qu'ils y resteraient. Et si elle était une combattante de valeur, un esprit brillant et un dirigeant compétent, elle possédait néanmoins des scrupules à risquer ainsi la vie des gens, alors que la guerre exigeait très souvent d'agir avec ses tripes et avec violence. Dès son arrivée à Poudlard, elle avait agi comme le cerveau moralisateur, comme la planificatrice qui avait assuré à leur trio de nombreuses victoires sur le seigneur des ténèbres. Dès le début de la guerre, elle les avait incité à ne pas utiliser les mêmes méthodes que les mangemorts afin de prendre une position morale, différente de leurs ennemis afin de faire triompher une certaine idée de la justice et de la démocratie. Et si aujourd'hui, elle estimait que la Vague usait de méthodes discutables et perfectibles, si elle pensait que la "fin ne justifiait pas toujours les moyens", ces "va en guerre" aussi borné qu'elle tentaient de lui faire comprendre, par leurs actions, qu'une attitude déterminée valait mieux qu'un caractère hésitant parce qu'il en allait de leur survie à tous et de la victoire de la liberté sur une tyrannie : typique de Von Clausewitz et de la guerre d'Indochine par exemple.

Seulement l'Ordre et la Vague avaient toutes deux leurs défauts. Oui, Hermione jouerait les moralisatrices et les chefs de guerre dans la mesure de ses moyens, car ce qu'elle défendait dépassait de loin son ambition et son existence ainsi que celles des autres, parce que l'on ne pouvait fonder une république sans principes, sans une idéologie et une justice digne de ce nom, même lorsque l'on se battait contre un ennemi féroce et déterminé. Voilà où était le piège tendu par cette idée : elle poussait les résistants à se mettre à découvert, à montrer qu'ils étaient capables de respecter des principes et des lois différentes de celles de l'Intendance. Cette république exigerait un changement de mentalité et de stratégie, à agir un peu plus comme des êtres civilisés, non comme des bêtes assoiffées de sang. C'est ce qu'Hermione constata lorsqu'elle prit connaissance de la Constitution. Elle remarqua l'abolition de la torture, de la peine de mort (hormis certaines exceptions ?), le respect de l'habéas corpus et l'établissement de lois justes et équitables, ce qui la convainquit d'adhérer au projet avec l'espoir que ces idées se transformeraient en actes concrets. Mais qui pourrait lui reprocher d'avoir encore des doutes face aux horreurs de la guerre ?

Le plan se déroula sans grande difficulté. Les insurgés prirent le commissariat sans essuyer la moindre perte. L'action avait été brutale, mais justifiée, même si Miss Granger se demandait combien de familles seraient endeuillées ce soir, combien de fils, de filles, de femmes ou d'hommes maudiraient la Vague ? Convaincre un ennemi et son entourage qu'il existait peut-être une autre solution à leur situation n'impliquait-elle pas de prendre le risque d'épargner ceux qui pouvaient l'être en espérant les voir réfléchir et susciter en eux d'autres sentiments, comme la reconnaissance et l'honneur ? La résistance pensait-elle vraiment faire changer le coeur de l'ennemi et de la population en agissant de manière aussi cruelle, sans faire preuve de pitié ? Heureusement, Benjamin donna des ordres pour faire prisonniers tout ceux qui résisteraient dans le coin, ce qui valait nettement mieux que de tous les abattre. La vingtaine de sorciers présents sur les lieux obéirent aux ordres afin d'obtenir un contrôle total de la zone, en bloquant les chemins d'accès à l'aide de barricades.

De son côté, Hermione attendait sur Hill Road avec Kingsley Shakelbolt et des renforts. Cette fois, Benjamin devait être informé que les bombes étaient prêtes. Il y avait un peu de tout, des soldats de la Vague, de l'Ordre du Phénix et des pays alliés. Le timing étant un peu juste, la jeune résistante savait qu'il n'y avait pas de temps à perdre, que l'équipe chargée de monter à l'assaut de Woodland devait partir immédiatement. Ben fit accélerer le groupe pour atteindre leur point de rendez-vous et leva la main pour saluer celle qui était connue pour être l'indésirable numéro 2, l'une de celles qui avait prit d'énormes risques pour détruire les horcruxes de Vous-Savez-Qui, elle qui savait qu'il ne pourrait plus en créer d'autres sans mourir. Très concentrée, son visage reflétait une certaine gravité et une attention aux moindres détails. Aussi, lorsque Benjamin la salua, elle se contenta d'en faire de même sans s'embarrasser de fioritures. Elle qui n'était pas réputée pour être très sociable ni du genre stupide, le moment n'était certainement pas venu de tenir une conférence et d'évoquer des détails du passé dont elle se fichait éperdument.

« Alors tout est en place ? »

- "Les bombes sont aux endroits prévus par la planification et elles sont prêtes à être armées. Espérons qu'elles ne nous sauteront pas à la figure...", fit-elle en observant Benjamin avec un air mi-figue mi-raisin, en soupirant légèrement d'appréhension.

Tout le monde avait évacué le quartier grâce à Sheldon et à l'attaque sur le commissariat. Etrangement, un petit malin avait cru judicieux d'utiliser une série de codes originaux afin d'empêcher que les bombes ne soient armées par de petits plaisantins. Pinçant les lèvres avec une certaine perplexité dans le regard, elle écouta le chef de la Vague prononcer la première énigme à résoudre. A en juger par son air consterné, Benjamin se sentait surement contrarié par ce léger contre-temps, un de plus. Comment ne pas le comprendre... Enfin ! Espérons qu'ils n'aient pas tous à mourir dans ce petit feu d'artifices ! Ce ne serait vraiment pas de chance !

« En allant au marché Notre-Dame, j'ai croisé un homme qui avait sept femmes. Chaque femme avait sept cabas. Dans chaque cabas il y avait sept chats. Chaque chat avait sept puces. Combien, hommes, femmes, cabas, chats, et puces allaient au marché Notre-Dame ? » Ben soupira : « Une foutue énigme. Pourquoi est-ce rien n'est jamais simple ? Bon. Que quelqu'un résolve ça. Tout le monde remonte sinon, on va éviter de faire des blessés pour rien."

Sage précaution, oui et tant qu'à faire espérons que l'un d'eux ait cru bon d'emporter le manuel technique de ces machins ! Bon, du calme ! Hermione inspira un grand coup et s'humecta les lèvres. Cela lui rappela que beaucoup de sorciers et de moldus ne disposaient d'aucun sens pour la logique, un peu comme cette fois où elle dû résoudre l'énigme du professeur Rogue en compagnie de Harry afin de lui permettre d'accéder à la pièce contenant le miroir du rised où était cachée la pierre philosophale. Une belle preuve d'intelligence pour une fillette de onze ans, non ? Enfin, tout cela était du passé. Alors, voyons... "en allant au marché de Notre-Dame"... "j'ai croisé un homme à sept femmes"... Blablabla... Hm... Rien de plus facile. La réponse était UN. Il n'y avait qu'une seule personne se rendant au marché de Notre-Dame.

La résistante se préoccupait des ses alliés et des civils, même après des années d'une vie passée dans la misère, à se cacher et à vivre en compagnie de tout ce que la société rejetait. Elle n'avait rien perdu de son humanité, de ce qui faisait d'elle le symbole vivant venant contredire toutes ces théories stupides sur la valeur du sang. Elle qui était une sorcière brillante, dotée d'une magie puissante et d'une âme généreuse. Pour rien au monde, Hermione ne voulait devenir l'esclave de sa haine, l'esclave de rien ni de personne. Elle oeuvrait depuis ses onze ans à la chute de Tom Jedusor. Elle se battait depuis près de dix ans, ce qui faisait d'elle l'une des pionnières de la lutte au sein de la jeune génération. Bien évidemment qu'elle se souciait des autres, bien plus que sa propre personne pour vous dire la vérité. Et si elle détestait l'Intendance, les mangemorts et leurs collaborateurs, elle ne voulait pas céder à l'envie de tuer sans discernement au risque d'y perdre son âme. Ah la fierté anglaise...

Elle croisa un homme d'une quarantaine d'années, Sheldon Ferguson et aperçut à proximité de la bombe, le professeur Macgonagall, qui fut autrefois son modèle et la Directrice des Gryffondor. Hermione n'avait pas eu l'occasion de lui être présenté. Elle avait seulement écouté Sheldon parler sans savoir comment l'arrivée de l'Ordre serait perçue au sein de la Vague. Susciterait-elle la méfiance, l'agressivité ou l'amitié ? Elle ignorait qui il était réellement, mais il ne lui fit pas une mauvaise impression. Son attitude semblait plutôt calme et son regard en disait assez pour comprendre qu'elle était en compagnie d'un allié qui ne lui voulait aucun mal.

« Joli joujou, ça. Il faudra me présenter votre artificier, il a l'air de s'y connaître. » Sheldon en profita pour se présenter à la résistante : « Sheldon Ferguson. Ben m'a parlé de vous. Content de vous rencontrer. »

- "Ravie de faire votre connaissance, Monsieur Ferguson. Oh, je pense qu'il serait ravi de ce compliment, soyez-en assuré...", fit-elle avec un léger sourire ironique en songeant à ce pyromane de Seamus Finnigan. Ces Irlandais ! Hihihi !

Aussitôt, Ferguson leva les bras au ciel en signe d'impuissance et ajouta :

« Comptez pas sur moi là dessus. »

Le sourire d'Hermione se fit un peu plus large, bien qu'elle tenta de l'effacer assez rapidement. Mais la réponse n'était pourtant pas compliquée ! C'était UN ! En tout état de cause, elle se sentit malgré tout obligée d'ajouter d'un air un peu hésitant, au cas où le mécanisme serait du genre hyper sensible :

- "Hm... Je suggère de nous éloigner d'une bonne cinquantaine de mètres, au cas où... Recevoir une plaque d'égout dans les gencives ne serait tellement pas à notre avantage...", conclût-elle en soupirant, sur un ton de légèreté.

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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Ven 6 Juin - 21:56

À la guerre, tous les coups sont permis. C'était une vérité. Elle savait que certains ne pensaient pas comme elle. Beaucoup ne pensaient pas comme elle à vrai dire, mais pour Alice, tous les coups étaient, en effet, permis. Elle allait même plus loin en disant que dans la vie tous les coups étaient permis. Elle appliquait cette pensée à sa vie de tous les jours, et c'était ce qui lui avait valu Sheldon comme ennemi. Ironiquement, c'était probablement ça qui les avait également rapprochés. Alice ne comprenait pas vraiment comment Sheldon pouvait lui reprocher ce qu'elle avait fait alors que dans le fond, il suivait la même politique qu'elle. Pour avoir une Écosse libre, tous les coups lui semblaient permis, il était même allé jusqu'à causer plusieurs attentats et rixes ultras violentes qui lui avaient valu son exclusion du parti qu'il l'avait aidé à créer. Elle n'avait jamais su si c'était ça où le fait qu'elle l'ait largué, ou les deux à la fois qui lui valaient sa haine. Alice ne lui avait jamais posé la question. Ils se voyaient rarement, voir pas du tout s'il pouvait l'éviter. Et quand ils se voyaient, ils faisaient comme si rien ne s'était jamais passé.

C'était mieux comme ça. Sheldon pouvait être un vrai gamin quand il le voulait. Un peu comme maintenant. Elle ne lui en tenait pas rigueur, de manière tout à fait étonnante, elle l'était autant que lui en cet instant. Il fallait admettre qu'elle pouvait comprendre l'exaspération de Benjamin à leur égard. À respectivement 48 et 50 ans, ils se comportaient comme deux gamins qui se chamaillaient dans la cour de récréation. C'était presque désespérant de voir leur manque de sérieux. Pourtant, ça ne voulait pas dire qu'Alice n'était pas consciente des risques qu'elle prenait. Elle était plus consciente que n'importe qui. Surement parce que ses risques n'étaient pas les mêmes que ceux qui se battaient ici. Au final, c'était le fait de se comporter comme des enfants, de blaguer, de se lancer des piques qui lui permettaient d'être efficace. Ça ne lui enlevait pas sa concentration pour autant, ni même son intelligence, mais ça aidait à contrôler la peur.

C'était sa première bataille, les premiers morts qu'elle voyait de manière frontale. Certains d'entre eux étaient probablement habitués à tout ça, mais pas elle. Alice à quarante-huit ans découvrait les réalités de la guerre et elle ne savait pas si elle aimait ça ou non. La politicienne était intimement persuadée que la peur faisait partie du jeu. On n'a pas peur que quand on a rien à perdre. McLear avait énormément à perdre.

En attendant, n'en déplaise à Benjamin, ils ne se débrouillaient pas mal. Lui-même l'admettait, de mauvaise grâce surement, mais il l'admettait tout de même. Quant à Sheldon, eh bien :

« Ne t'inquiète pas, ne serait-ce que pour le plaisir de t'infliger ma présence, je pense rester vivante encore un moment. Et je ne risque pas de t'achever, tu es plus efficace vivant que mort. Tu peux donc combattre tranquillement même en me sachant derrière toi. Je ne te prendrais pas par-derrière. »

Oh ce n'était pas fin, mais devait-on vraiment faire montre de finesse dans un moment pareil ? Le sous-entendu était graveleux et pouvait dire beaucoup de choses. Ça pouvait étonner de sa part, d'apparence, elle ressemblait à une femme raffinée et bien mise. Pourtant, le monde de la politique restait un monde rude où les hommes ne mâchaient pas leur mot, elle avait appris à ne pas mâcher les siens. Elle laissait l'honneur à Sheldon de décider comment l'interpréter. Le connaissant, c'était toujours de la façon la plus désavantageuse pour elle. Qu'il fasse comme il voulait. Tant que maintenant, elle ne lui voulait aucun mal, libre à lui de croire le contraire. En attendant, elle continuait de lui parler comme si de rien n'était.

« Je crois que si on réussit à sortir vivant d'ici, on pourra tous s'accorder un petit verre. Tu te souviens du Dalmore que je t'avais fait goûter ? J'ai encore cinq bouteilles de mille neuf cent soixante-quatre dans ma cave. Je pense qu'après tout ça, on pourra bien en ouvrir une. »

Au même titre que Sheldon, Alice était une fervente amoureuse de l'Écosse et plus particulièrement des Highlands d'où elle provenait. Contrairement à lui, elle admettait néanmoins qu'il y avait de bonnes choses ailleurs, mais pas en ce qui concernait le whisky. Elle avait, chez elle, une cave à vin qu'elle avait fait aménager et qu'elle avait généreusement pourvue au fils des années, mais une de ses plus belles pièces, était les bouteilles de Dalmore que son oncle lui avait légué. Un whisky pur malt Ecossais des Highland datant de 1964, il avait passé plus de trente ans en fut et son prix à la bouteille était tout simplement exorbitant mais pour un connaisseur c'était du velours dans le gosier. Ferguson en bon nationaliste écossais ne pouvait pas être insensible à cette invitation.

En attendant, le quartier était sécurisé et une vingtaine de personnes virent les rejoindre leur indiquant qu'Hermione Granger les attendait plus loin pour la suite. Comme tout le monde, Alice savait qui elle était. Comment ne pas le savoir, elle était la tête pensante de l'Ordre du Phénix et une jeune femme d'une intelligence rare. On racontait que si Harry Potter et Ronald Weasley s'en étaient sortit aussi longtemps, c'était principalement grâce à elle. Avant de la rejoindre, il avait néanmoins une énigme à résoudre pour faire exploser une bombe. McLear voulut proposé une solution mais l'ancien professeur de métamorphose la devança :

« Bien joué, Professeur. »

Alice préférait éviter son ancien professeur de métamorphose de peur d'être reconnue par la vieille dame, mais comme on disait, on est jamais mieux caché que près de ceux dont on veut se cacher. Ce n'était pas en évitant le contact avec elle qu'elle éviterait de paraitre suspecte bien au contraire. Sans compter qu'il fallait tout de même saluer la performance de l'ancienne directrice des Gryffondor qui n'avait rien perdu de son intelligence et de ses capacités de réflexion.

Elle salua l'ancienne Gryffondor et nouvelle alliée du moment :

« Mademoiselle Granger, un plaisir, Alice McLear. »

Si certains membres de la Vague n'étaient pas enchantés de voir l'Ordre du Phénix débarquer, ce n'était pas le cas d'Alice. Un nouvel allié était toujours utile surtout dans la situation actuelle et si Hermione Granger était aussi intelligence que sa réputation le disait, elle serrait une alliée de choix.
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Gordon Weiss


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Dim 8 Juin - 0:51

Il avait suivi le mouvement, jusqu'aux égouts. Gordon se fichait éperdument de l'endroit, des égouts, eh bien c'était répugnant certes mais, pas plus que de se réveiller bourré dans un fossé tout en baignant dans son propre vomi, n'est ce pas. Voilà pourquoi il ne fit aucun commentaire, Juste ravi que la première étape se soit déroulé sans trop de mal, bien qu'il se doutât que le reste risquait d'être un peu plus compliqué. Une nouvelle personne les attendait sur place en tout cas, une jeune femme, son visage lui disait bien quelque chose mais, sur l'instant le petit homme n'arriva à remettre un nom dessus. Parfois, il souffrait de petites pertes de mémoire de ce genre, surtout depuis qu'il avait bu cette potion d'oubli, des effets secondaires, ce n'était guère étonnant.

Quoi qu'il en soit, il y avait non seulement cette jeune femme (qui devait être une hors la loi également) mais, aussi et surtout, une putain de bombe. Le guérisseur n'était pas certain d'être tout à fait d'accord avec ça, encore une arme moldue, les bombes de surcroît, étaient plus destructrices que le reste, ce n'était pas du propre. Or, il ne pouvait pas vraiment donner son avis là-dessus, il n'était même pas censé être là, alors avoir l'audace de faire des commentaires, ce n'était pas son genre. Une énigme devait être résolue afin de faire exploser l'arme, du moins d'après ce qu'il en comprit, ce n'était pas une énigme bien compliquée et, Gordon tout naturellement calcula dans sa tête. Il n'avait pas dû écouter correctement ou peut-être était-il trop perdu dans ses propres pensées car, la bonne réponse fit donner, ce n'était absolument pas ce qu'il c'était apprêté à dire.

Évidemment, McGonagall fut celle qui trouva la solution, prouvant pas ce biais-là qu'elle était plus vive d'esprit que tout le monde ou, tout simplement plus rapide. Peu importe en fait, ce machin allait exploser, l'Écossais n'avait aucune envie de rester dans le coin. Sans mot dire, jouant toujours la carte du type qui n'a rien à foutre là mais qu'y est quand même et qui est plus ou moins utile, le sorcier suivi de nouveau le groupe, bien entendu, personne n'avait envie d'être réduit en charpie. Tant mieux car, malgré ses compétences dans le domaine des guérisons, Gordon serait bien incapable de réparer tout un corps humain ressemblant à de la chair à saucisse, ce qui était fort dommage (quel guérisseur digne de ce nom ne rêve pas de guérir de la mort ? ). En attendant, il se demanda comment seraient les autres énigmes et, s'ils réussiraient à les résoudre, bon sang, que se passait-il en cas d'échec ?

La jeune femme devait le savoir elle ou encore le concepteur des bombes, des bombes, des armes tellement barbares. Malheureusement, il devait bien s'y faire, s'il ne voulait pas être trop confronté à des moldus ainsi que leurs armes alors, autant rejoindre les puristes, ce qu'il ne ferait jamais au final ...


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Benjamin Mulciber


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Dim 8 Juin - 14:59

Les enigmes et lui, ça faisaient deux, Ben l'admettait volontiers. Pas dépourvu d'intelligence ni de stratégie, il n'était cependant pas un intellectuel et raisonner longtemps comme ça le fatiguait. Il n'était pas idiot, loin d'être stupide, mais il n'avait jamais vu l'intérêt de ce genre de choses. Ca l'ennuyait et ça pouvait potentiellement retarder le plan. On pourra me dire que je suis pratique et terre à terre, mais quand on sera tous morts, ça ne servira pas à grand-chose d'être intelligent, moi je vous le dis. Ben, pragmatique et efficace, n'avait donc pas réellement de solutions à proposer, mais il avait un plan et il voulait s'y tenir, c'était quelque chose qui lui tenait à cœur. On va tous s'en sortir vivants. Il ne voulait pas prendre le risque d'entrainer des gens à la mort. S'il fallait fuir, il resterait, mais il permettrait aux autres de partir. Jamais lâchement, jamais cruellement, voilà quelle aurait pu être sa devise. Il ne le savait pas lui même. Mais Ben avait conscience que son plan pouvait etre un échec, mais pour l'instant ils avançaient bien et il n'étudiait pas de trop près la possibilité. Pour l'instant, il se contentait de calculer le timing.

Nous devons accélérer. Il donnait l'ordre de faire reculer, il donnait des ordres tout court. Mon idée. Mon échec. Il ne laisserait personne crever. Il avait décidé l'attaque, il porterait la responsabilité jusqu'au bout. Ben Mulciber pouvait se révéler être un inconscient, mais cela ne valait que pour lui même. Il avait une conscience aiguë des autres, c'est sans doute ce qui le sauvait et l'empêchait d'être seulement une sale brute. Qu'il crève n'était pas important, il aimait le risque, mais il n'était pas fou au point d'entrainer son groupe dedans. Ce qu'il faut, c'est la victoire. Et la victoire passait par la résolution de cette énigme.

Heureusement, tout le monde n'était pas débordé comme lui par la question. Pourquoi tout doit être compliqué, tout de même ? Il venait de Serpentard, il était rusé, mais là, ça le dépassait. Ce genre de choses, même comme distraction, Ben le voyait comme une perte de temps et ne s'y attardait guère, mais il était content que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Comme Minerva qui semblait savoir s'y prendre. Il approuva sa solution – s'il s'arrêtait deux minutes pour y penser elle était logique et jeta un œil à la bombe pendant que la résistante remontait. Le clavier numérique clignota et afficha « ARMED » avant de lancer un compte à rebours de 60 secondes. Mulciber sourit et fit s'éloigner tout le monde :

« Une minute ! »

Peu de temps après qu'ils aient reculé, une spectaculaire explosion souffla la route. C'était fini, ils ne pourraient plus passer maintenant. Limonkov remit tout le monde en branle :

« A Duncan Street, maintenant, il faut couper l'accès vers Parkhead ! »

Une autre bombe, encore une fois positionnée à l'abri cette fois derrière plusieurs poubelles, se présenta à eux. Si on pouvait dire que les bombes de l'Ordre étaient efficaces, Ben n'en disait pas autant de leurs énigmes, qu'il commençait à trouver agaçantes...

« Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis, car si j'étais ce que je suis, je ne serais pas ce que je suis. Qui suis-je ? Je ne suis même pas sur de comprendre le texte. Quelqu'un connait la réponse ? »


Pendant ce temps là, au loin, dans le quartier du centre ville, deux officiers avaient vu l'explosion. Un dénommé McAlpine et un autre nommé Attenborough. Le commissaire sourit à son adjoint. Ils arrivaient, ils étaient sans doute trop tard pour plusieurs quartiers. Richard donna l'ordre de prendre possession du Gorbals et confia la mission à Roy Sellers, le commandant des Royal Highlands Fusiliers, sans bien savoir que celui ci n'était pas très favorable à cette décision et à ce régime, et qu'il n'irait pas de gaieté de coeur. Il voulut ensuite faire passer le message sur Parkhead et à l'université magique : trop tard. Communications coupées.  
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Sheldon H. Ferguson


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Jeu 12 Juin - 16:20

Les bombes et Sheldon Ferguson, une longue histoire d'amour. S'il n'avait jamais tué personne avec, il en avait utilisé pas mal, ne serait-ce que pour créer l'évenement. Certaines étaient de simples pétards, d'autres avaient été plus importantes. Il était là pour faire du bruit, d'une certaine manière. L'écossais avait une sacré personnalité, il était le genre de type qu'on remarquait, le genre qui gueulait. Jamais pour ne rien dire. Même s'il aimait s'exprimer, dans l'ensemble, Ferguson était juste bon vivant, mais c'était sans compter sans la détermination et sans son acharnement. Il était un type en colère, et ça se voyait sinon il n'aurait pas été là.

Fallait admettre, personne – ou peu de gens – n'aurait été là, ici, sans un minimum de colère. Il n'était pas un ange, et il l'admettait, mais il restait moins pire que Marion, qui avec son air de brute déterminé, n'était là que parce que dixit Socia lui même, les bombes, c'était trop canon. Et que buter des putains de flics emmerdants, c'était tout aussi fun. Mais il n'était pas comme son frère. Sheldon était un habitué de la lutte, de la lutte des classes, celle qui ne sait rien faire d'autre que se battre parce que si elle cesse de le faire, elle disparaitra. Il n'était pas contre le système, le système était contre lui, c'était différent, et donc, il se battait.

Le prenait-il au sérieux, ce combat ? Oui, toujours, mais pas pour lui. Lui était sacrifiable, endommageable, il pouvait mourir. Ca ne lui posait pas problème : il faisait ça pour d'autre et les leaders devaient prendre des risques, c'est ça qui faisaient d'eux des chefs. Mais pas mourir connement. Sheldon voulait une mort utile et intelligente, ça ne mangeait pas de pain. Il avait vu tellement de gens mourir pour rien...si possible, il voulait éviter de se faire trahir. Voilà pourquoi il se méfiait réellement d'Alice. Il la savait dangereuse, et il ne se laisserait pas convaincre par ce qu'elle disait. Quitte à rire avec elle, lui, elle ne le manipulerait pas. Il en était convaincu.

« Ah parce t'es capable de faire ça, toi ? T'as le matériel pour ? »

Vulgaire ? Pas trop, mais vu d'où il venait, son humour était familier, dur, et pas vraiment fin. Sheldon était de ce genre là, parce que c'était son milieu, ni plus ni moins. Il continuait de parler ainsi parce qu'il parlait comme ça depuis toujours, même s'il aurait pu mieux parler. Ca ne l'intéressait. Un truc de bourges, les circonvolutions parolières. Même si il n'était pas spécialement contre la proposition d'Alice :

« Ma foi, ça fait un peu alcoolique, mais soyons fidèles à notre réputation... »

La bombe le prit par surprise. L'explosion fut immense, magnifique, mais il fallait accélérer, courir et il n'eut pas le temps de s'attarder pour commenter plus avant. La deuxième bombe était là, avec une énigme encore plus complexe. Sheldon sourit, d'un air perplexe :

« Dites donc, vous aimez bien vous compliquer la vie, à l'Ordre du Phénix. Je comprends même pas le sens de la phrase...
-Un chien. »

Sheldon se tourna vers son frère, qui n'avait pas articulé une parole depuis le début de l'assaut. Venant de lui, réputé pour être une brute, cette assertion était surprenante. Ce n'était pas le style de Marion Socia de réfléchir à ce point. Mais il aimait les bombes, et évidemment, ça ne pouvait que l'aider : quand il voulait faire sauter un truc, il se donnait les moyens de le faire.

« Et...pourquoi un chien, en fait ?
-Bah, c'est simple. Il est chien, mais il suit son maitre. Non ? Je vais descendre, hein, sinon vous allez y passer la nuit. »


Ferguson regarda son cadet descendre dans les égouts et rentrer le mot « dog » sur le clavier numérique avec appréhension, estomaqué...
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Minerva R. McGonagall


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Dim 15 Juin - 20:26

La première énigme fut relativement facile, c’était une idée brillante de la part de l’Ordre du Phénix. Minerva ne pouvait que saluer le boulot des artificiers, en revanche, l’idée des énigmes ? C’était assez risqué pour les sorciers de la Vague. Mais quoiqu’il en était, les bombes étaient un coup de chapeau, cela casserait l’environnement ce qui ralentirait les forces adverses lors de leur arrivée…enfin s’ils portaient secours aux quartiers détruits.

L’explosion eue l’effet escompté, la résistance poursuivit sa capture de zone en allant vers Duncan Street, c’était les ordres. Le souffle de l’explosion, la poussière retombée tout était détruit, il fallait progresser. Le groupe se dirigea donc vers Duncan Street, il fallait prendre un raccourci. Minerva suivi comme tous les autres.

Arrivée à destination, tous se retrouvèrent dans un nouveau quartier, qui disait nouveau lieu, disait nouvelle bombe et donc énigme.  Où était-elle placée et que leur réservait-elle ?
Quoi derrière des poubelles ? Sérieusement ! Ma foi, le détonateur n’était pas loin et l’énigme aussi. Ben prit le temps de l’exposer aux autres.

« Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis, car si j'étais ce que je suis, je ne serais pas ce que je suis. Qui suis-je ? Je ne suis même pas sur de comprendre le texte. Quelqu'un connait la réponse ? »

Le silence retomba. Evidemment ça ne pouvait pas être facile à chaque bombe. Il fallait réfléchir plus longuement et faire preuve de déduction et non de logique des mots. Autant dire qu’il pouvait y avoir plusieurs réponses possibles mais laquelle était celle qui ferait exploser la bombe sans faire de dommage à la résistance ?

* Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis, car si j'étais ce que je suis, je ne serais pas ce que je suis. Qui suis-je ? Je ne suis même pas sur de comprendre le texte. Quelqu'un connait la réponse ? *

L’ancienne professeur murmura l’énigme espérant que cela l’aiderai à trouver la réponse. Décidément, elle avait horreur de ce genre de jeu enfantin. Elle n’était plus une enfant et n’aimait pas jouer avec des vies humaines. La résistance se consultèrent, partagèrent leurs hypothèses, pour finalement prendre le risque d’écrire la solution sur le clavier alphanumérique devant le détonateur.

-Dites donc, vous aimez bien vous compliquer la vie, à l'Ordre du Phénix. Je comprends même pas le sens de la phrase...

-Un chien.  


Minerva sourit, c’est vrai, elle était tordue cette énigme, savoir qui avait décidé de cette là aura des nouvelles de l’animagi si elle se sortait de cette bataille.

Tout le monde se retourna vers la personne qui avait répondu à l’interrogation.  Une des hypothèses émise par le groupe, et sans doute la meilleure d’entre toute. La vieille sorcière avait pensé à une « ombre ». Mais le chien, pourquoi pas.

-Et...pourquoi un chien, en fait ?
-Bah, c'est simple. Il est chien, mais il suit son maitre. Non ? Je vais descendre, hein, sinon vous allez y passer la nuit.


Il était décidé. Le sort en était jeté, tous remontèrent et attendirent à la surface.

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Hermione Granger Origins


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Lun 16 Juin - 4:04

"La confiance est bonne, mais la méfiance est plus sûre" - Proverbe Italien.

Malgré ses doutes, Hermione observa avec attention. L'accueil réservé à l'Ordre n'avait pas été si mauvais. Les bombes avaient été déposées en fonction de la planification, prêtes à être armées et jusqu'ici tout se déroulait plutôt bien. Mais cela n'allait pas durer. Le plus difficile n'avait pas été de s'emparer de Glasgow - une chose qui ne se renouvellerait pas de sitôt - mais de conserver  cet avantage face à la réplique adverse. De fait, l'Indésirable n°2 se demanda si le plan de Benjamin prévoyait la façon de se défendre face à une armée supérieure en nombre, en sachant qu'ils risquaient de subir une réplique qui causerait la mort de nombreuses personnes, mais aussi s'il pensait pouvoir tenir sa "république" en étant assiégé.

Déposer des bombes était une chose. Qu'un plaisantin se soit amusé à les coder avec des énigmes étranges en était une autre. Hermione se demanda qui avait eu cette idée saugrenue, en sachant que ce plan était celui de la Vague, non celui de l'Ordre du Phénix. D'ordinaire, avant de pénétrer quelque part, lorsque l'on était résistant ou membre de forces spéciales, il fallait envoyer des signaux contradictoires, couper les moyens de communication de l'ennemi et l'empêcher de se déployer en bon ordre. Or, bien qu'elle ne fusse pourtant pas une militaire de carrière, ce fut exactement qui se produisit, sans grand étonnement. Et puis, il n'était pas nécessaire d'utiliser autant d'explosif pour y parvenir. Décidément, les spécifications fournies à Seamus avaient contribuées à créer une arme redoutable. Par contre, si la première énigme ne fut pas très difficile, la seconde allait jeter Hermione dans une angoisse et une grande perplexité. Avant cela elle eut malgré tout à répondre aux salutations d'une jeune femme qui s'adressa à elle avec une certaine sympathie :

« Mademoiselle Granger, un plaisir, Alice McLear. »

Oh, Miss Alice McLear, Maire de Glasgow ? Voilà qui était courageux de sa part de rejoindre ainsi un mouvement de résistance hétéroclite. Heureusement, tout le monde ne pensait pas que pour se battre et défendre ses convictions il fallait oublier de penser, d'avoir peur de ses opinions et d'admettre que la plupart des gens n'étaient ni des héros, des gens inconscients, ni des individus invulnérables, sans espoirs et sans faiblesses. La peur était un sentiment normal, qui permettait de rester conscient des réalités, bien que cela n'était pas toujours le cas. Et bien qu'elle l'ignorait, Remus n'avait-il pas eu raison de déclarer à Harry : "Oh alors ce dont vous avez peur, c'est de la peur elle-même ? C'est une preuve de sagesse" ou bien encore "je vous aurais pris pour un fou si vous n'aviez pas eu peur", lui l'expert en défense contre les forces du Mal ? Hélas, savoir la contrôler et conserver les idées claires n'étaient pas à la portée de tous. L'ennemi faisait d'ailleurs tout pour jouer sur ce terrain.

-" Enchantée de faire votre rencontre, Madame le Maire", lui rétorqua-t-elle avec un sourire amical.

Oui, un allié était toujours utile surtout dans des instants tels que celui-ci. Pour la résistante, sa rencontre avec la politicienne était un événement, en sachant qu'il était rare de voir de tels personnages se battre de la sorte pour leurs convictions. Cela ne pouvait qu'être courageux et admirable. Après cela, si certains membres de la Vague ne voyaient pas Hermione ou l'Ordre du Phénix sous un bon oeil, cela lui importait peu. Fallait-il souligner la présence du professeur Macgonagall et le fait qu'ils semblaient être dans le même camp, contre l'Intendance ? Saviez-vous aussi que les extrémistes et le totalitarisme persécutaient toujours les intellectuels ne partageant pas leurs vues ? D'ailleurs, elle n'était même pas certaine que son organisation rejoigne la Vague. Il y avait quelque-chose qui l'incitait à la prudence, une étrange impression. Il y avait une manière de faire, une attitude qui lui déplaisait en dépit des apparences, bien qu'elle se contenta de garder ses réflexions secrètes, à moins qu'elle n'ait besoin de temps pour s'y faire et gagner leur confiance ou pour faire le point sur son système de valeurs. C'était difficile à dire.

La solution à la première énigme fut approuvée. Le clavier numérique clignota et afficha « ARMED » avant de lancer un compte à rebours de 60 secondes.

« Une minute ! » , s'écria Benjamin, à tous.

La Co-dirigeante de l'Ordre s'éloigna en compagnie des autres. Elle fut l'étrange spectatrice d'une incroyable explosion qui souffla la route, en faisant voler autour d'eux des gravats, d'autres débris et une sacrée fumée. Le bruit avait été assourdissant, obligeant Miss Granger à se boucher les oreilles en plissant les yeux, à sursauter et à grimacer au moment de la détonation. Mon dieu quel vacarme ! Le souffle de l'explosion s'était avéré particulièrement puissant, mais ce fut sans attendre davantage que Benjamin s'écria :

« A Duncan Street, maintenant, il faut couper l'accès vers Parkhead ! »

Elle qui avait jusqu'ici préférée agir comme numéro 2, en planificatrice, la présence de ses amis lui avait appris que parfois il n'y avait pas d'autre choix que d'affronter la mort ou de faire l'effort de la réflexion afin de choisir le moindre mal. Cela ne l'empêchait pas d'avoir toujours quelques réticences. Les chefs devaient prendre des risques, mais jamais de manière inconsidérée, surtout lorsque votre vie et votre intelligence permettaient de remporter des victoires et d'épargner la vie de nombreuses personnes. Hermione risquait sa vie depuis bien longtemps. Elle avait été torturée et avait acceptée l'éventualité de mourir. Seulement, l'expérience lui avait montrée que foncer sans discernement réduirait son espérance de vie et la rendrait prévisible. Décapiter une résistance, la pousser dans les conflits internes en devenait dès lors presque facile : il suffisait d'en tuer le chef puis ses principaux soutiens. D'ailleurs, à ce propos, Hermione aurait bien aimé savoir comment l'Intendance avait réussi à retrouver Jugson pour l'éliminer. Une prise de risque, une mauvaise rencontre ou une trahison ? Y avait-il seulement eu une enquête pour tenter de le déterminer ?

Rester en vie le plus longtemps possible et se battre, sans répondre aux provocations ou pêcher par excès de confiance pour éviter l'erreur fatale, commise par James et Sirius, cela valait mieux que de s'exposer inutilement, se croire plus malin ou invincible. Et puis, en cas de capture, les chefs en savaient beaucoup trop pour nuire à leur organisation et la première règle de la résistance restait toujours de ne jamais se faire prendre. Une règle à méditer. Cela ne voulait pas dire que Miss Granger n'appréciait pas ceux au sein de la Vague qui luttaient contre l'Intendance ou qu'elle était incapable de remarquer la bravoure lorsqu'elle en était témoin. Elle ne semblait pas partager toutes leurs idées, mais elle savait que si certains faisaient la preuve d'un héroïsme hors-norme, comme cela lui arrivait, il fallait éviter d'être trop prévisible, car l'ennemi, lui, étudierait votre profil psychologique et vos actions afin de profiter de vos faiblesses.

Elle savait que personne n'était un saint et elle ne détestait pas les membres de la Vague. Le problème portait plutôt sur la stratégie, les valeurs, la manière de provoquer - subtilement ou non - les autres pour les pousser à commettre les mêmes erreurs. Lorsque l'on éprouvait de la peur, lorsque l'on craignait de décevoir, d'être considéré comme un lâche, on ne réfléchissait plus beaucoup. Qu'importe leur personnalité, leurs opinions politiques et leurs divergences. Hermione ne voulait pas de cette culture de la violence, ni de cet irrespect pour la vie, mais plutôt le maintien d'une certaine éthique, plus ouverte et moins implacable, car quelles que fussent vos faiblesses, vos qualités et vos défauts, il était toujours possible de se trouver une utilité au sein de la résistance sans forcément ressembler aux autres, sans avoir à entrer - implicitement ou non - dans ce jeu visant à apprécier les gens en fonction des risques encourus.

Une veille dame, récoltant des informations sur son lieu de travail, au péril de sa vie, n'aurait pas le courage ni la force de se confronter à l'ennemi dans une bataille ni à tuer quelqu'un de sang froid. En agissant comme elle le faisait, elle s'avérait pourtant tout aussi efficace et mortelle que "ces va-en-guerre" qui ne juraient que par le combat, en prenant un risque calculé, en mettant ses compétences au service de la résistance. Le SDF ou la prostituée transmettant des informations ou faisant tomber des ennemis dans des embuscades était tout aussi important que les autres combattants. Il n'était donc pas indispensable d'être une tête-brûlée pour mériter le respect. Il n'était pas indispensable de pousser les autres au suicide, à "banaliser le Mal" et à ne plus craindre la mort pour remplir votre rôle, car la majeure partie des gens refuseraient de risquer leur vie ; encore moins sans un idéal grandiose. Pour elle, il était tout aussi important d'agir en exemple, de savoir tirer le meilleur parti des autres, de ne pas céder à cette violence quotidienne qui détruisait un peu plus chaque jour votre "humanité".

« Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis, car si j'étais ce que je suis, je ne serais pas ce que je suis. Qui suis-je ? Je ne suis même pas sur de comprendre le texte. Quelqu'un connait la réponse ? », demanda Benjamin.

Si l'on avait demandé à l'Indésirable n°2 son opinion à propos de ses bombes, elle aurait refusée cette idée saugrenue consistant à armer les détonateurs à l'aide d'énigmes, sans fournir aux assaillants les réponses. Tout ne se passait pas toujours comme prévu et parfois, dans de rares situations, nous perdions quelqu'un à cause de la précipitation ou d'une erreur. Seulement là, la jeune femme n'était pas à l'origine de ces énigmes. Benjamin lui avait expliqué qu'il voulait disposer des bombes à certains endroits et aucune d'elles ne comportaient aucun système de mise à feu comme ceux de Glasgow. Mais si jamais l'un d'eux venait à mourir ou à être blessé assez sérieusement, Hermione ne voulait pas être pointée du doigt pour une erreur dont elle n'était pas responsable. Jamais cela ne se serait produit si elle avait eu son mot à dire.

Evidemment, la seconde énigme plongea Hermione dans une profonde réflexion. Une angoisse commença à l'envahir à mesure où elle se répétait les paroles exactes de la question. Il s'agissait d'un jeu de mot entre le verbe "être" et le verbe "suivre". Hélas, il existait beaucoup d'interprétations possibles. Personne n'était à l'abri d'une erreur et d'une défaite. Aucun ne disposait de plans infaillibles, mais elle aurait bien aimé choper ce crétin qui avait eu l'idée de leur compliquer la vie. La réponse pouvait très bien être, "le chien suivant son maître", "le serviteur suivant son maître", "Moi", "l'ombre", "le néant", "la vie", "la mort" et tant d'autres choses. En faisant les cent pas, avec une main sur ses lèvres, la jeune femme fut interrompue dans ses réflexions par Monsieur Ferguson. S'arrêtant net, elle l'observa avec perplexité tandis qu'elle tenta de dissimuler l'inquiétude sur son visage.

« Dites donc, vous aimez bien vous compliquer la vie, à l'Ordre du Phénix. Je comprends même pas le sens de la phrase...

-Un chien. »

Monsieur Ferguson se retourna vers l'homme qui venait de s'exprimer.

« Et...pourquoi un chien, en fait ?

-Bah, c'est simple. Il est chien, mais il suit son maitre. Non ? Je vais descendre, hein, sinon vous allez y passer la nuit. »

L'idée de créer des barricades était intéressante, mais depuis les émeutes de Paris vers la fin du dix-neuvième siècle, les soldats avaient appris à contourner l'obstacle en pénétrant dans les maisons de chaque côté de l'obstacle afin d'y déposer des mines qui feraient place nette aux fantassins. L'apparition du char d'assaut fut aussitôt concurrencé par "les bombes collantes", les mines, les lance-roquettes et les missiles Air/sol. Il fallait espérer que l'armée des ténèbres et les éventuelles troupes moldues soient ralenties par ces artifices.  Cela étant, elle entendit un homme offrir une réponse à l'énigme. Oui, cela pouvait être cela ou tout autre chose ! Il n'y avait aucune certitude ! Zut ! Il fallait être malade pour risquer ainsi la vie des gens ! Si jamais elle venait à mettre la main sur celui qui avait codé cette bombe ! Grrrr... Hermione soupira de dépit et observa l'homme se rendre vers l'engin de mort avec la bouche entre-ouverte...

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Alice McLear


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Jeu 19 Juin - 15:23

Ce qu'il y avait de bien avec Sheldon, c'est qu'il ne mâchait pas ses mots. Il était facile à cerner pour Alice, il ne l'aimait pas, il le montrait et elle le savait. Qu'importait, elle jouait là-dessus et lui aussi, s'envoyant des piques à tout va. En attendant, pour l'instant, ils étaient du même côté et qu'il lui fasse confiance ou non, il n'avait pas le choix. En attendant, ça ne les empêchait pas de rire ensemble, non pas comme des amis, mais comme des compagnons d'armes. Grivoise, elle répliqua du tac au tac :

« Le matériel ça se trouve Sheldon, ne t'inquiète pas, si ce n'est que ça, je peux m'arranger ... »

Elle n'était définitivement pas en reste quand il s'agissait d'être un peu vulgaire. L'humour grossier et gras des hommes ne la choquait pas. Mieux, elle savait se mettre à leur niveau tout en restant elle-même. C'était comme ça qu'elle avait fini par se faire sa place dans la politique Écossaise. Il fallait démontrer qu'on était une femme de poigne, ferme dans ses opinions, mais pas frigide. Les hommes détestaient être mal à l'aise en présence d'une femme et s'apercevoir qu'ils ne pouvaient agir comme avec leur semblable. Elle avait appris à se fondre dans la masse.

« On n'est pas alcoolique, ce sont les Irlandais ça, eux n'ont jamais su tenir l'alcool ! »


On était Écossais ou on ne l'était pas. Il y aurait toujours cette pointe de chauvinisme qui leur faisait dire qu'ils étaient meilleurs que les autres.

Hermione Granger, indésirable numéro deux, nul doute que l'Intendance aurait adoré l'avoir sous la main. C'était étrange d'être à côté de cette jeune femme qui avait tant fait parler d'elle. Un des piliers de la Résistance et de l'Ordre du Phénix, le cerveau des opérations. On murmurait que c'était elle qui dirigeait dans l'ombre. Quoiqu'il en soit, si elle était là avec plusieurs membres de l'Ordre, nul doute que Weasley, lui brillait par son absence. Elle sourit en s'entendant appeler « Mademoiselle », bien que divorcée depuis peu, à quarante-huit ans, il n'y avait plus personne qui l'appelait comme ça.

« Pas besoin d'être si formelle Mademoiselle Granger. Alice ou McLear ira très bien, sans compter que je ne suis pas certaine d'être encore Maire de grand-chose ici. »

Elle ne pouvait pas se permettre d'échouer et pour ça, il fallait qu'elle fasse de son mieux pour aider le groupe. Elle savait se battre, mais n'aimait pas l'idée de risquer sa vie sur des énigmes. Il fallait démontrer qu'on était une femme de poigne, ferme dans ses opinions, mais pas frigide. La première énigme était facile, la seconde bien plus difficile.

« Je suis ce que je suis mais je ne suis pas ce que je suis, car si j'était-ce je suis, je ne serais pas ce que je suis. Qui suis-je ? »

Il fallut qu'elle répète le texte mentalement plusieurs fois pour y avoir clair.« Je suis ce que je suis, mais je ne suis pas ce que je suis, car si j'était-ce je suis, je ne serais pas ce que je suis.« Je suis ce que je suis, mais je ne suis pas ce que je suis, car si j'était-ce je suis, je ne serais pas ce que je suis. Un chien, un mouton, ... Ca pouvait être plein de choses. Alice allait donner son avis quand elle entendit la voix du frère de Sheldon émerger du groupe. Surprise, elle se tourna vers lui. C'était un type discret qui contrairement à Sheldon, ne parlait pas beaucoup, elle ne devait pas l'avoir entendu dire plus de deux mots depuis que les combats avaient commencé. C'est avec une certaine inquiétude qu'elle regarda Marion descendre taper la réponse, elle murmura à Sheldon :

« Tu crois que c'est ça ? »

Et si ce n'était pas ça, il se passait quoi après ?
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Gordon Weiss


MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE Dim 22 Juin - 2:20

L'explosion fut une véritable agression. Littéralement, le petit homme n'apprécia pas une seule seconde cette déferlante de violence, ce bruit bon dieu, tout ces gravats volant dans les airs, le bruit surtout oui, la vue de toute cette destruction, c'était trop ! Comme un con, il n'avait pas pensé à boucher ses oreilles, il aurait dû le faire, ses pauvres tympans en souffrirent énormément. Encore plus con fut le fait qu'il ne pensa pas à détourner le regard, cela l'aurait peut-être évité de se sentir pétrifier de peur mais, eh bien, Gordon n'était pas toujours très vif d'esprit. Il n'était pas non plus un homme courageux, ma foi, il n'avait jamais prétendu le contraire et, s'il aurait été seul, il serait rester la commune un idiot, cacher à la manière d'une bête affolée.

Ses oreilles sifflaient, les pupilles de ses yeux étaient gonflées comme sous substances illicites, son cœur battait à tout rompre et, ce fut un miracle qu'il réussisse à foutre un pied devant l'autre pour suivre le groupe. Or, une autre surprise les attendait, une autre bombe avec une autre putain d'énigme. Oh, il n'était pas fort en énigmes, du moins de ce genre-là, lui était homme à décortiquer des énigmes médicales pas des phrases sans queue ni tête. De plus, il ne se sentait pas vraiment en état de réfléchir correctement ou bien dire des choses intelligentes ni même cohérent, encore sous le choc de l'explosion. C'était … atroce, il n'y avait pas d'autre mot pour décrire ce qu'il ressentait, juste de l'horreur absolue alors que ce n'était qu'une explosion de rien du tout, ce n'était pas la ville entière qui venait de sauter après tout.

Peut était juste le fait de sa première expérience de ces choses-là, parfois les premières expériences ne ce passe pas tout à fait bien, ou peut-être venait-il de se découvrir une peur panique des choses qui font beaucoup de bruit ainsi que beaucoup de dégâts. Tandis que les autres jeunes (et moins jeunes) gens débattaient de ce que pouvait être la réponse à cette énigme (une voix lointaine dans sa tête lui souffla que la réponse pouvait être une ombre), le guérisseur s'imagina des humains dans cette explosion. Les choses auraient ainsi pris une tournure encore plus horrible, dans quel genre d’état finiraient des corps confronter à ce genre de phénomène ? À coup sur un humain finirait par ressembler à de la chair à saucisse, quelque chose d'impossible à recoller, il c'était déjà fait la réflexion avant l'explosion d'ailleurs, n'est ce pas.

En attendant, ce machin allait encore faire tout sauter non ? Il serait alors bon peut être d'aller se rouler en boule quelque part et ne plus voir, ne plus entendre, bien à l’abri, Non ? C'était une idée, c'était une putain d'idée séduisante bordel, toutefois, le petit homme resta avec les autres, pourquoi ? Il avait peur de passer pour une mauviette ? Non, non, c'était, il ne savait pas en fait, comme si quelqu'un d'autre commandait ses moindres fait et gestes, il resta tout simplement planter là avec les hors-la-loi, attendant la suite des événements, alors que la panique pure coulait dans ses veines. Ou bien, la curiosité prenait le pas sur tout le reste, juste la curiosité de connaître la solution finalement et, le sorcier était très très curieux de nature. Alors, quoi, un chien ? Une ombre ? Un homme ? Rien du tout ? La suite des événements allait très vite lui apporter la réponse ....
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MessageSujet: Re: La bataille de Glasgow partie I || TERMINE

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La bataille de Glasgow partie I || TERMINE

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