POUDNOIR
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Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
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Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT

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MessageSujet: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Mar 29 Avr - 0:07

Tout, absolument tout en cette femme respirait l’agressivité. Même lorsqu’elle souriait, ses dents pointues blanches et parfois cariées faisaient comprendre à quiconque la regardait qu’elle était une gargouille perverse et malfaisante. On pouvait dire d’elle qu’elle avait adopté un comportement parfaitement oxymorique. D’un côté, la noblesse de son Sang, la pureté de son rang, la qualité de ses vêtements, la délicatesse de son style sorcier, et de l’autre, la vulgarité de ses attitudes, la grossièreté de son langage, la virilité de ses airs et la puissance de sa Magie feraient vaciller n’importe quel sorcier ici-bas. Sauf Lord Voldemort peut-être…Mais Lui ne représentait pas exactement le sorcier lambda – de la même manière qu’Elle ne reflétait en rien la sorcière moyenne.

Un léger brouhaha quasiment inaudible résonnait dans la Grande Salle. Les élèves avaient le pressentiment que quelque chose allait se produire, des rumeurs rôdaient dans les couloirs, beaucoup de rumeurs…. On leur avait demandé de se rassembler dans ce célèbre lieu de Poudlard à 19h. Tous les professeurs se trouvaient à leur place au fond de la mythique salle. Assis silencieusement, ils guettaient les grandes portes de chêne.

En attendant, la terrible sorcière se contemplait dans une psyché en bois dont chacune des vermoulures traduisait une élégance raffinée. Elle tenait son portrait en serrant avec une force inhabituelle le miroir qui se dressait devant elle, penchant légèrement. Un sourire se dessinait maléfiquement sur ses lèvres rougies du sang des cœurs de pigeons qu’elle croquait sans vergogne. La Mangemort portait un ensemble de vêtements d’un noir de jais. Des bottes en cuir de dragon, une jupe longue, une gourgandine qui lui serrait a taille et faisait ressortir sa poitrine, des gants qui lui prenaient les avant-bras en laissant seulement apercevoir un bout de chair blanchâtre au niveau de l’épaule, le tout couronné d’une antique cape noire dont les quelques rapiècements prouvaient la qualité et l’ancienneté du tissu magique. La mâchoire carrée, les paupières lourdes et l’allure hautaine de la sorcière rappelaient les traits de son ascendance aristocratique. Elle gardait cependant les traces de son passage à Azkaban : une taille fine, les joues creusées, une capacité à se mettre dans une rage folle à la moindre tourmente sans parler de la fermeté de son regard impénétrable.

Le miroir rendait Bellatrix Lestrange plus belle qu’elle ne l’était déjà. Il lui renvoyait une image de Psyché furieuse. Sa beauté était sombre, tourmentée. Maléfique, la sorcière était la reine des Enfers, la Perséphone de la Grande-Bretagne. Ses yeux se tournèrent sur sa Marque des Ténèbres. Elle eut un rire incontrôlable alors qu’elle lâchait la glace pour retourner à son secrétaire sur lequel elle déposa violemment ses deux talons une fois nonchalamment assise sur un vieux fauteuil très imposant. Le bureau de Dumbledore était méconnaissable, mais le sujet n’était pas là. Dans quelques minutes, elle faisait son apparition devant les élèves.

Trois coups retentirent. La voix s’éleva dans l’ombre.


« Entrez. »

Un elfe de maison s’exécuta.

« Ils vous attendent, Maîtresse. »
« Va m’annoncer, ordure ! »
« Oui, Maîtresse. »


L’être s’inclina et tourna les talons. Quelques minutes plus tard, alors que la créature magique avait obéi, la nouvelle Inquisitrice se trouvait devant les célèbres portes de chêne.
Elles s’ouvrirent.
Le silence se fit aussitôt dans la Grande Salle alors que l’impérieuse Bellatrix Lestrange traversait doucement le parterre d’étudiants. Ses talons claquaient contre le sol dur et froid de Poudlard, à l’image de celle qui dirigeait désormais l’institution sorcière.
Une fois sur l’estrade, les professeurs derrière elle, les élèves sous elle et l’elfe un peu à sa droite, la Mangemort fit face de toute sa grâce naturelle aux petits êtres sous sa coupe. Son regard était malsain, elle porta une attention toute particulière à la table des Serpentards, puis sa voix de harpie prit la parole. Elle paraissait transportée, débordante d'excitation.


« Poudlard connaît une nouvelle ère. Je ne tolèrerai aucun – un son aigüe sortit à ce moment-là de sa bouche – débordement dans mon – elle insista bien sur ce mot – école. J’aime la torture à un point que vous n’imaginez même pas. Et sachez que si un seul d’entre vous s’avise de défier mon ordre et celui du Seigneur des Ténèbres… Eh bien… - un sourire éclaircit son visage – l’élève en question se verrait convoqué dans mon bureau et subirait la correction appropriée. »


Elle se tut. Bellatrix détestait les discours, et en règle générale son seul aspect physique suffisait à imposer le respect.

« ELFE ! »

Le serviteur fit quelques pas et déroula un parchemin qu’il lut devant toute l’école réunie.

« La nouvelle Inquisitrice de Poudlard est Bellatrix Lestrange. Voici ses premières décisions:

_ le sous-directeur de Poudlard est le professeur Atticus Grey,
_ le volume horaire de Magie Noire est augmenté d'une heure pour chaque niveau,
_ le dispositif de sécurité est conservé, s'y ajoute trois Détraqueurs qui patrouilleront la nuit dans les couloirs à partir d'une heure du matin jusqu'à 5h30,
_ chaque étage du Château doit comporter un portrait de l'Inquisitrice,
_ un Club de Duels, sous l'égide du Pr. Atticus Grey, est ouvert,
_ l'article 4 de la partie I du règlement est abrogé. »


Elle alla aussitôt siéger. Avant de manger, tous prononcèrent en chœur l’habituelle récitation en l’honneur de Voldemort. Même sans sortilège, la voix de Bellatrix Lestrange dominait la Grande Salle.

C’était une nouvelle ère, une nouvelle ère des Ténèbres à Poudlard.


When you think the worse has happened... think worse !

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Mary Kane


MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Mar 29 Avr - 16:13

Les rumeurs avaient été de bon train. On avait plus vu ni entendu parler de l'Inquisitrice Platt depuis le retour de Mary à Poudlard. Personne ne savait ce qu'elle était devenue et les professeurs n'en parlaient pas. Aucune annonce officielle quant à sa démission n'avait été faite. La vie à Poudlard avait repris son cours sans que l'on sache ou était passé la grand-mère de Jill, Wayland et maintenant Llewelyn. Eux savaient surement mais Mary n'avait pas posé la question. Elle ne se sentait pas désolé pour l'Inquisitrice. Elle était un dommage collatéral de la torture qu'Ariana et H avaient exercé sur elle. Si Wayland avait quelque chose à redire là dessus, il n'avait qu'à s'en plaindre à sa charmante copine. Elle, n'avait rien à voir là dedans. La compassion n'était plus de son ressort. Elle ne voulait pas qu'on en ait pour elle et n'en avait pas à revendre pour les autres.

L'annonce n'avait pas surpris le château. La rumeur en parlait depuis des semaines. Bellatrix Lestrange allait devenir l'Inquisitrice de Poudlard. Ca avait de quoi faire frissonner les plus téméraires d'entre eux. Mary ne l'avait jamais vue mais comme tous les sorciers et sorcières de Poudlard, elle connaissait sa réputation sanguinaire. Elle était l'une des plus grandes fidèles du Seigneur des Ténèbres. Sa famille entière était tombée mais pas elle. La dame noire, la sanguinaire était toujours là. Bien présente et désormais, ils allaient être sous sa coupe. Elle était arrivée dans la grande salle trop tôt. Elle devait toujours se déplacé en béquille et elle marchait donc lentement. Mary avait donc enfilé son uniforme et était partie plus tôt de la salle commune des Serdaigles sans attendre Wayland ou Jellyka pour descendre les escaliers. Finalement, ça lui avait pris moins de temps que prévu et elle était arrivée en avance, preuve qu'elle commençait à guérir et que ses muscles s'habituaient de nouveau à être utilisé.

Poudlard lui avait semblé presque agréable ces dernières semaines. En dépit de la douleur, de ses blessures, de son incapacité à se déplacer rapidement elle s'était sentie plus tranquille qu'elle ne l'avait été depuis un bon moment. Elle pouvait désormais parler avec Wayland sans se cacher puis qu'Ariana n'était plus là. On l'ennuyait bien moins également. Sa torture et ses blessures lui donnaient une aura qu'elle n'avait jamais pensé avoir. Elle était celle qui c'était mise en travers de l'élite et avait gagné. Gagner semblait un grand mot à Mary. Personne n'avait gagné, personne n'avait perdu. Ariana et H étaient temporairement écartés mais ils se rêveraient à ne pas en douter. Néanmoins, tout n'était pas parfait. Si elle avait retrouvé le droit de converser librement avec son ami, leurs discussions étaient empreintes d'une certaine gêne. En un mot comme en cent, Ariana. Mary ne comprenait pas, elle avait beau essayé, la jeune fille n'y arrivait pas. Elle avait cette conscience confuse que la verte et argent était la limite à son amitié avec Way et si elle poursuivait ce qu'elle avait prévu de faire, nul doute qu'il lui tournerait le dos. Quoiqu’il n’ait jamais pu dire, elle restait une sang-mêlé et si cette barrière n'avait pas d'importance pour Llew, elle en avait pour lui. Elle ne lui en voulait pas spécialement. Elle savait que c'était la même chose pour Jill. Ils avaient beau être amis, prendre un certain plaisir à discuter ensemble, Mary savait qu'une fois sortis de Poudlard, les choses serraient différentes.

Si physiquement elle ne garderait que quelques cicatrices fort peu visibles, elle gardait quelques séquelles psychologiques. En sortant de Sainte-Mangouste, parmi tous les conseils que les médicomages lui avaient donnés et qu'elle avait négligé, on lui avait recommandé d'être suivie par un médicomage à Poudlard spécialisé en Psychologie. Elle n'en avait rien dis à personne, pas même à Llew. Elle était allée au premier rendez-vous comme la jeune fille obéissante qu'elle était et avait refusé de parler de ce qui c'était passé. Depuis, elle n'y allait plus. Elle se sentait instable. Rien n'avait vraiment changé, la différence était subtile mais parfois un détail ridicule la mettait dans une colère noire. Elle se calmait très rapidement et se confondait en excuse. Elle n'était pas du genre à s'énerver après tout mais restait qu'il aurait probablement fallu qu'elle en parle alors qu'elle n'y arrivait pas.

Au milieu de toutes ses petites choses qui faisaient la vie de Mary. Tout semblait être normal, si on pouvait encore parler de normalité à Poudlard. La normalité ne durait jamais longtemps. Pour la troisième fois cette année, ils allaient assister à l'investiture d'un nouvel Inquisiteur. D'abord Valverde, ensuite Platt, Bellatrix Lestrange resterait-elle plus longtemps que ces prédécesseurs ? C'était à se demander si le poste n'était pas maudit. Quoiqu'il en soit Mary attendait devant la grande salle que Llewelyn arrive avant d'aller s'installer à sa propre table tandis qu'il prenait place à la sienne. Autour d'elle, tous murmuraient, un peu anxieux de savoir ce qui allait se passer quand les portes de la grande salle s'ouvrirent pour laisser passer la mangemorte accompagnée de son elfe de maison. Elle vient se placer sur l'estrade devant les professeurs, leur faisant face. Mary se sentit tout de suite moins à l'aise, une aura inquiétante se dégageant de leur nouvelle Inquisitrice.

Son discours fut bref mais percutant et Mary, inquiète, chercha des yeux Llewelyn. Les deux prochains mois risquaient d'être intenses. Dans un même élan, tout le monde récita l'éternelle oraison funèbre qu'on leur avait imposée à chaque début de repas. La voix de la nouvelle Inquisitrice se détachait du lot tandis que Mary songeait qu'il était bien loin le temps où cette prière de début d'année l'avait amusé.

"Le Seigneur des Ténèbres nous guide." Elle ne voyait toujours pas de panneaux de signalisation dans Poudlard pourtant Wayland en conviendrait avec elle, ça les aurait drôlement aidé en début d'année. "Le Seigneur des Ténèbres nous dispense de son enseignement." Elle ne se rappelait pas l'avoir vu donner cours cette année à moins que les séances de tortures qu'elle avait subis de la part de ses sbires soient considérées comme des "cours". "Le Seigneur des Ténèbres nous protège". Si on en croyait ses béquilles, il fallait qu'il songe à une reconversion, le rôle de "Voldemort ange-gardien" ne semblait pas être fait pour lui. "A sa lumière nous nous épanouissons." Encore une fois, elle se voyait obligée de contester le mot lumière quand on parlait d'un Seigneur des Ténèbres et puis quoi, il se croyait dans un champ de fleur ? " Dans sa bienveillance, nous nous réfugions." Comptait-il lui offrir l'asile quand elle déciderait de partir d'ici ? "Dans sa sagesse, nous nous inclinons." Impossible, elle avait du mal à plier les genoux. "Nous existons pour le servir et nos vies lui appartiennent." Erreur 404 comme disait les moldus, elle n'avait jamais vraiment compris l'expression mais elle se rappelait que ses amies à Beauxbâton, celles qui avaient de la famille moldues, disaient souvent cette expression quand elle voulait parler de quelque chose d'impossible.

On lui avait offert un choix, celui de prendre sa vie en main et d'être vraiment libre, ne pas courber l'échine. Elle avait longtemps été incertaine et elle avait mis un moment avant de faire son choix mais elle ne s'inclinerait plus devant personne. Elle mangea rapidement et sortit de la grande salle sachant que Llew ne tarderait probablement à la rejoindre. Quand elle le vit apparaitre elle prit son bras et lui murmura :

"Elle a levé l'interdiction de faire de la magie en dehors des heures de cours."

Il y avait une certaine excitation dans la voix de Mary. Elle savait qu'elle était probablement une des seules à savoir à quoi correspondait l'article 4 de la partie I du règlement par cœur. Alors qu'ils s'éloignaient de la grande salle elle lui dit :

"Tu vas détester ça mais je vais avoir besoin de ton aide."

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MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Mer 30 Avr - 1:00

L'heure était arrivée. Les rumeurs avaient cessé à l'instant même ou le nom avait résonné dans toute l'école. Qui l'avait vu ? Personne ? Mais le parfum de la terreur ne pouvait que présager le pire. Ce qui à la base était une rumeur insensée se trouvait être devenue la triste réalité.
On y était, à l'heure où le plus sombre attrait du mal pénètre la jeunesse innocence avec une folie furieuse qui, non sans embraser la poudre de la peur, entraîne avec elle l'innocence dans les tréfonds de l'obscurité la plus totale. Elle était dans ces lieux, la maîtresse du diable, la servante du Seigneur des Ténèbres, elle était là, Bellatrix Lestrange.
Les portes de la Grande Salle n'avait su la retenir alors que le bruit de ses talons sonnaient le glas de la liberté, de la pensée juste et véritable. Son buste droit donnait l'impression d'une fierté qui n'avait pas suffi à elle même, sa silhouette de succube parcourut rapidement la distance, effrayant chaque élève qui se trouvait sur le bord de son banc alors qu'elle les dépassait tous pour leur faire face de sa stature de cruelle monstruosité aux allures séduisantes.
La harpie était en transe, ses yeux l'indiquaient clairement alors qu'elle déposait son regard affamé sur la table de Serpentard, hérissant le poil à peine adulte de toute une faune suspendue à ses lèvres rouge sang.

Et sa voix annonça l'inévitable verdict, la condamnation à mort de la jeunesse.

« Poudlard connaît une nouvelle ère. Je ne tolérerai aucun débordement dans MON école. J’aime la torture à un point que vous n’imaginez même pas. Et sachez que si un seul d’entre vous s’avise de défier mon ordre et celui du Seigneur des Ténèbres… Eh bien… l’élève en question se verrait convoqué dans mon bureau et subirait la correction appropriée. »


L'assemblée accueillit la nouvelle dans le froid le plus total. Pas un bruit, pas un mot, juste un silence qui en disait suffisamment long.
Et puis un cri, qui fit sursauter la plupart des élèves.

« ELFE ! »

Là était le nouvel ordre des choses, le maître aboie, le chien s'exécute.

« La nouvelle Inquisitrice de Poudlard est Bellatrix Lestrange. Voici ses premières décisions:

_ le sous-directeur de Poudlard est le professeur Atticus Grey,
_ le volume horaire de Magie Noire est augmenté d'une heure pour chaque niveau,
_ le dispositif de sécurité est conservé, s'y ajoute trois Détraqueurs qui patrouilleront la nuit dans les couloirs à partir d'une heure du matin jusqu'à 5h30,
_ chaque étage du Château doit comporter un portrait de l'Inquisitrice,
_ un Club de Duels, sous l'égide du Pr. Atticus Grey, est ouvert,
_ l'article 4 de la partie I du règlement est abrogé. »


L'article 4 ? Qui savait ce que représentait l'article 4 ? La peur était trop présente pour que les élèves ne puissent en parler entre eux, alors que la nouvelle inquisitrice prenait sa place à la table des autorités.
On prononça le même bénédicité qu'avant, la voix criarde de la nouvelle maîtresse des lieux résonnant particulièrement, suffisamment pour dominer l'ensemble de celle des élèves présents.

Le repas fut silencieux, et Kimeria ne prononça pas un mot, encore choquée par la scène à laquelle elle avait assisté précédemment. L'horrible, l'impensable était arrivé à Poudlard. Adieu la liberté, adieu les sourires, le temps était arrivé ... pour le pire ...
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MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Ven 2 Mai - 22:51

Et voilà, c’était maintenant officiel. C’est une Bellatrix plus sanguinaire que jamais qui prendrait la direction de l’école de magie. Cette réalité s’enfonçait comme des épines dans la peau de la blonde, en même temps que la sorcière massive martelait le sol de ses talons. Dure, dure réalité. Même Regina n’osait pas parler, c’était dire à quel point la femme était imposante parce que d’habitude la gamine était un moulin à paroles.
La demoiselle avait beau se trouver chez Serpentard et savoir que cette maison était la seule à trouver grâce aux yeux de l’inquisitrice, elle ne se sentait pas rassurée pour autant, c’était même tout le contraire, c’est la peur qui s’infiltrait en elle. Elle n’appréciait pas Bellatrix, elle n’appréciait pas les mangemorts et tout ce qui était lié au Seigneur des Ténèbres, tout était lié à la façon dont elle avait été élevée. Elle était puriste, vraiment convaincue, mais pas de la même manière que la plupart des gens dans ce pays il fallait croire. Mais peu importait, il lui suffisait juste de garder tout ça pour elle, après tout elle était une bonne élève, une bonne puriste et Serpentard, tout était de son côté. Oui, absolument tout. Il fallait juste faire maintenant attention à ce que la roue ne tourne pas tout de suite.


« Poudlard connaît une nouvelle ère. Je ne tolérerai aucun débordement dans MON école. J’aime la torture à un point que vous n’imaginez même pas. Et sachez que si un seul d’entre vous s’avise de défier mon ordre et celui du Seigneur des Ténèbres… Eh bien… l’élève en question se verrait convoqué dans mon bureau et subirait la correction appropriée. »

Oh. On ne pouvait faire plus explicite. Elle ne savait pas comment réagir, personne ne le savait. Certains s’étaient mis à sourire bêtement en entendant le mot torture, se demandant peut-être s’il y avait moyen de prendre part aux réjouissances. Son flux de pensées fut interrompu si brutalement qu’elle dû se retenir de pousser un cri de surprise. Un ordre hurlé venait de retentir dans toute la salle puis un elfe, chétif et craintif s’avança ensuite, ne pouvant éviter le coup de la sorcière et son regard méprisant. Regard qu’elle lançait d’ailleurs à toute l’assemblée à ce moment précis. Pour Bellatrix, ils ne valaient pas plus que des elfes de maison, la seule différence c’est qu’ils prenaient moins de coups gratuits. Les mesures furent donc énoncées.

« Le sous-directeur de Poudlard est le professeur Atticus Grey. » Hmm. Professeur de magie noire, ça se tient, rien qui ne la dérange en tout cas, elle ne le détestait pas. « Le volume horaire de Magie Noire est augmenté d'une heure pour chaque niveau. » Doux Jésus. Pourquoi donc ? Le bourrage de crâne n’était donc pas assez puissant ? Il fallait encore en plus qu’ils aient plus de cours de cette magie corrompue et sale ? Plus le temps avançait à Poudlard plus Beauxbâtons la tentait. « Le dispositif de sécurité est conservé, s'y ajoute trois détraqueurs qui patrouilleront la nuit dans les couloirs à partir d'une heure du matin jusqu'à 5h30. » Heureusement pour elle qu’elle ne vadrouillait pas dans les couloirs la nuit et qu’elle n’était pas si matinale. Mais tout de même, le fait de savoir des détraqueurs non loin de l’école en permanence lui faisait froid dans le dos. « Chaque étage du Château doit comporter un portrait de l'Inquisitrice. » Le narcissisme c’est moche, mais drôle et compréhensible. Tant qu’on ne leur demandait pas de saluer ou de faire des courbettes à chaque fois qu’ils passaient devant … « Un Club de Duels, sous l'égide du Pr. Atticus Grey, est ouvert. » Ce qui semblait une plutôt bonne idée. Elle pourrait ainsi développer un véritable style magique qui lui serait propre avec l’aide des livres et conseils de son cousin. Et puis l’entraînement était toujours bon. « L'article 4 de la partie I du règlement est abrogé. » Grand bien lui fasse. Eileen n’avait absolument aucune idée de ce que cela signifiait, elle ne connaissait malheureusement pas le règlement par cœur, point par point, article par article. Mais elle entendit des murmures, des gens semblaient parler de possibilité d’utiliser la magie hors des heures de cours. Oh ! En voilà une bonne idée ! Elle vérifierait ensuite pour voir si cet article traitait vraiment de cela.

En somme il n’y avait donc pas que des mauvaises nouvelles même si ce qui la réjouissait n’enlevait en rien la peur qu’elle ressentait en levant son regard vers leur nouvelle inquisitrice. Inquisitrice qui d’une voix ferme et forte démarra la sorte de prière en l’honneur du Seigneur des Ténèbres qu’ils devaient réciter à chaque repas. Un blasphème, une hérésie, une honte. Ces mots lui arrachaient la bouche, chaque syllabe était une douleur. Elle avait foi en un seul et unique Dieu et ce n’était pas Vous-Savez-Qui, malgré sa puissance il n’était pas immortel et se prendre pour un dieu n’était pas un bon point. Mais elle le récitait, à chaque fois, croyant de moins en moins à ce qu’elle disait, plus elle était forcée de le répéter plus elle le détestait. Elle se sentait presque salie ensuite, impie, comme si elle trahissait sa foi et sa famille. Elle n’avait jamais autant prié que depuis le début de l’année, elle s’excusait chaque soir de cette prière inutile et profondément contraire à ses croyances, elle devenait presque plus pieuse avec tout ça, il fallait donc croire que tout cela avait un bon côté.

Puis ils mangèrent, comme si rient de tout cela n’était arrivée, comme si une folle-dingue ne venait pas de prendre les rênes de Poudlard, comme si cette prière pour cette faible copie du diable n’était pas récitée tous les jours. Comme si le bon temps à Poudlard n’était pas révolu.
Eileen suivait le mouvement, elle ne voulait pas d’ennuis mais elle n’en pensait pas moins, elle se reconnaissait de moins en moins en ce purisme qui servait la glorification d’un être abject et qui avait perdu depuis longtemps ce qui faisait son humanité.
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Pr Hildegarde M. Madne


MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Sam 3 Mai - 16:16

Le gamin était dans un sale état. A peine respirait-il encore. La chose la plus certaine à dire était qu'il vivait. Pour le reste, personne n'aurait misé un gallion sur ses capacités. Son nom, un lointain souvenir, ses idées, des illusions, quant à ses rêves... il n'en n'avait plus. Briser l'espoir revenait à briser l'être. Même se libérer de ses chaînes n'amenait rien de plus à tout ce qu'il y avait autour de soi. Un tel nihilisme de l'être, une façon si horrible de détruire l'essence d'une personne, il ne restait plus rien. Pas même la conscience de respirer. Il arrivait parfois qu'il s'étouffe, qu'il s'évanouisse, ayant oublié de respirer à un point tel que le dernier signe de survie le ramenait quelques secondes à la vie. Le seul moment où le corps disait non. Quelle poésie. Puis tout retombait. C'était terrible à voir, une telle déchéance humaine. Et cet instinct de survie qui n'en finissait guère de rappeler à l'autre. Foutu instinct, qu'il crève lui aussi !
Hildegarde le regardait d'un air patient, tirant doucement sur sa cigarette. Elle avait la mine fatiguée, mais les yeux éclairés d'une passion telle que son teint en était réveillé. Les cachots ne semblaient pas l'avoir empêché de revêtir un pantalon de tailleur noir satiné, un chemisier violet et une veste de costume également noire. La petite broche en forme de scorpion argent et violet se reflétait sur ses lunettes.
Toute la nuit durant, elle avait tenté de faire ressortir l'essence de l'instinct de survie de ce cinquième année qui avait été surpris en train de se masturber devant un magazine moldu. Débile, bête. Tout était fait pour que le bonhomme ne vaille pas mieux qu'un autre, le détruire ne prendrait guère de temps. Mais ce qu'elle cherchait, elle, c'était l'essence du gamin. Ce qui, toutes les cinq minutes, l'empêchait de crever comme un rat d'égout. Car c'était ce qu'il était. Et Merlin, ce qu'il sentait ! Il suintait de sueur, de crasse.

Au bout de deux heures, où elle n'en finissait pas d'attendre, il lâcha l'affaire. Elle se leva, marcha jusqu'au corps suspendu, ouvrit les deux paupillières, y enfonça son regard puis le bout pointu de son porte cigarette. Rien. Il avait abandonné. Sans ne rien lui donner à elle. Rancunier, à n'en pas douter. Qu'importait. Elle essayerait avec un autre.
Ce n'était que la deuxième fois qu'elle tentait. Jamais deux sans trois, disait-on. Elle avait encore de la marge, ses recherches n'étaient pas totalement abouties. Et du stock en élève à torturer sans craindre une potentielle mort, il y en avait également. Dieu ce que c'était bien de travailler à Poudlard, surtout depuis que l'autre folle avait sauté. On racontait que le vieux Valverde avait laissé sa place là-haut, dans les hautes sphères. Mais comme tout connard qui se saute la cervelle devant tout le monde, il n'avait pas manqué d'emmener quelqu'un avec lui. Et ce n'était pas pour déplaire à la Maîtresse des Potions. Même si on disait que Valverde lui réservait la présidence de l'Université Magique de Londres, Hildegarde était débarrassée de Platt. Elle avait gagné sur ce coup là, gardant avec elle la Direction de ses Serdaigles. Les moins bêtes de toute l'histoire. Sauf Kane, qui avait trouvé le moyen de se faire torturer par une bande de petits rigollots pas francs du collier. Elle ria, à l'idée de voir la tronche de Platt devant Kane et la petite bande torturée. Puis elle fixa soudainement ses yeux sur le cadavre, comme gênée d'avoir gêner le repos d'un mort. Elle lui tapota sur l'épaule, lâchant d'une voix presque caverneuse « Tu as bravement servi la science, ce soir, chéri », puis tourna des talons en direction de la sortie.
Au moment où elle était à quelques pas de la porte, celle-ci s'ouvrit brusquement en laissant apparaître un grand bête qui devait être un des Brigadiers affecté aux cachots. Il ne la vit pas, puisque presque toute la pièce était plongée dans le noir, et hurla à tue tête le nom de la professeur dans l'espoir de la retrouver parmi les ombres.

« La ferme, Wilfrid ! Un mort dort ici, ne le réveille pas.

— J'suis pas Wilfrid, m'dame.

Mais on s'en fout, bordel ! »

Il lui annonça que toute l'Ecole était priée de se réunir dans la Grande-Salle, pour le discours de la nouvelle Inquisitrice. Encore le coup du connard qui fait une connerie avant de se flinguer. Valverde avait nommé Lestrange. Une Inquisitrice en cachant toujours une autre, la folle dingue de Voldemort se retrouvait dans le bureau de Dumbledore. Elle ne les aimait pas vraiment, les Mangemorts, les trouvant terriblement peu originaux. Elle préférait Atticus, ou Yakovski, ou Bedan, tous ces visages intelligents et originaux. Elle l'aimait bien, le nouveau professeur de Magie-Noire. Elle s'était d'ailleurs promis de l'inviter un soir, à dîner dans son bureau. Ils parleraient bien, à n'en pas douter. Elle avait, en plus, déjà eu l'occasion de le croiser à quelques colloques ou conférences interdisciplinaires où potions et magie noire avaient trouvé terrain d'entente le temps de quelques jours.
Elle regarda le garde, lâcha un juron français-suisse comme elle savait si bien le faire, et quitta l'humide cachot en direction de la Grande Salle. Elle passa rapidement par son bureau, engouffrant ses épaules autour d'un châle violet à fleurs noires et grimpa jusqu'à l'étage.
Son imposante chevelure contrasta avec les sombres couleurs du soir, et ses talons résonnèrent dans le hall quant elle arriva à destination. Hildegarde était grande, relativement mince pour son âge, n'hésitant pas à s'affubler d'habits qui mettaient à la fois en valeur son charisme et son excentricité. Elle s'attarda avec quelques Serdaigles, leur déconseillant les magazines moldus - sans que ceux ci ne sussent pourquoi et entra dans l'immense salle.
En passant près de la table des Serdaigles, elle gratifia Kane d'un « Fais attention à toi, ma colombe » et mena sa grande carcasse jusqu'à la table des professeurs, où elle s'installa à côté de son collègue de Magie-Noire. « Très cher, tu passeras dîner samedi soir, nous avons à parler » furent les seuls mots qu'elle prononça avant l'arrivée de la star de la soirée.

Bellatrix Lestrange, fidèle à sa réputation, mais bien plus classe que ne l'avait pensé Hildegarde était arrivée pour annoncer ce qui détonnerait avec avant. Tant qu'elle avait sujets à ses expériences, copies à corriger et potions à faire, Madne ne se portait pas mal. Quand elle annonça la nomination d'Atticus à la Direction Adjointe, elle lui fit un discret et doux sourire tandis que la Mangemort s'était installée à son siège.
Trois Inquisiteurs depuis la fin de LeeRoy. L'Ecole était terriblement silencieuse, comme si soudainement il n'y avait plus rien en eux que ce qu'on leur faisait avaler. Hildegarde jouissait de ce statut de Poudlard, trouvant enfin matière à exploiter. Elle n'avait jamais pu le faire avant. La vie avait été si ennuyeuse pendant des années. Mais à les voir, eux, c'était comme retomber en arrière. Être attiré par un passé qu'elle ne voulait pas. Leurs mines ni tristes ni gaies, leurs visages dessinés par Voldemort, leurs pensées modelées par l'Inquisition, elle avait devant elle une terrible armée. Si dangereuse pour le grand manitou des Ténèbres qui dirigeait tout le monde de là-haut. Mais pourtant si utile. Quelques secondes, elle se demanda ce que ceux qui se battaient contre cette dictature penseraient devant ce spectacle. Continueraient-ils à se battre?
Hildegarde, elle, n'avait jamais commencé. Elle ne se battait que pour elle, terrible justicière d'une enfance qu'on lui avait prise. Deviendraient-ils tous comme elle, quand une révolution les ferait tous tomber?
Nulle idée, mais à voir le silence de marbre qui s'était imposée dans l'antre de feu Dumbledore, la révolution n'était pas pour demain, à n'en pas douter.

« Bon appétit ! » lança-t-elle à Gamp avant de se servir quelques cuillères de soupe.

Avait-elle choisi le bon public pour tenter d'extraire l'instinct de survie et le mettre en bouteille?
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Nash Collins


MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Mer 7 Mai - 17:46

Les habitants de Poudlard étaient réunis dans la Grande salle, c'est à dire les élèves mais aussi le personnel enseignant, administratif et même une partie du personnel de sécurité qui s'était placé à des endroits stratégiques de la pièce. Il aurait fallu être un cracmol pour ne pas deviner que quelque chose d'important allait se dérouler. Différentes rumeurs avaient circulées ces derniers jours, la sœur de Nash était même à l'origine de l'une d'elles à savoir la venue d'un dragon apprivoisé à Poudlard pour surveiller les alentours. Nash était amusé par la crédulité de certains, preuve que chez les Serdaigle tous n'étaient pas aussi brillants que le Choixpeau voulait bien leur dire. Lui ne s'était pas mêlé de ça, il préférait largement suivre sa sœur, l'entendre raconter sa rumeur et parfois écarter ceux qui se montraient trop insistant. Cette dernière lui raconta que du côté des filles de son année, on racontait qu'un charmant Inquisiteur allait débarquer. Lui haussa les épaules avant de lui demander de se décaler pour qu'il puisse recopier sa réponse à la troisième question d'un devoir de potion particulièrement complexe.

Attablé avec les autres, Collins tuait  le temps en faisant tourner sa fourchette avec le minimum de doigts requis. C'était nettement plus intéressant que de participer aux futiles conversations qui entouraient la table des Aigles. Quoique il eut un demi sourire lorsque que Tyscha raconta de nouveau son histoire, faisant trembler quelques nouveaux de première année. Ils n'étaient pas loin de faire dans leurs culottes ceux-là...

La distension du bois de chêne le stoppa dans son activité et il détourna de suite les yeux vers les portes de la salle. Une silhouette venait de faire son apparition dans l'encadrement et s'avançait, ses talons résonnant dans la pièce. Ce bruit de talons était particulièrement agaçant mais il ne se serait pas permis de demander à la sorcière de revêtir de doux et silencieux chaussons. Il l'avait reconnu tout comme sa sœur avec qui il échangea un bref regard. Il s'agissait de Bellatrix Lestrange. Qui ne la connaissait pas celle-là... Elle inspirait la crainte, la peur à plusieurs centaines de mètres et il fallait vraiment être un sombre idiot pour oser faire quelque chose qui puisse attirer ses foudres. Nash la suivit du regard jusqu'à son arrivée sur l'estrade.

Silencieux et plutôt attentif, Collins ne put s'empêcher de penser qu'il valait mieux pour lui éviter de se retrouver dans le bureau de Lestrange. Il n'avait pas eu de problèmes jusque là, sa sœur montant des plans suffisamment élaborés pour qu'ils s'en sortent sans aucun soupçons mais la donne risquait de changer. Le discours fut rapide, même Nash ne décrocha pas et prononça la récitation habituelle. Cette dernière ne la gênait pas mais c'était plutôt son côté rébarbatif qui l'agaçait... mais il l'oublia bien vite lorsque les plats firent leur apparition. Ses reflexes de batteur de quidditch firent qu'il fut le premier à réagir et à attraper la louche de ragout devant lui. Les discours, lui ça lui donne faim.

Avec un peu de chance, l'Inquisitrice réglerait pour lui le problème Gittens... Ce dernier avait tendance à jouer les héros et surtout à s'approcher d'un peu trop près de sa soeur.
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Wayland Witcher


MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Dim 11 Mai - 16:28

La guerre faisait rage mais personne n'y croyait. Tout le monde le savait, mais personne n'en disait rien. La mort de Jugson signait soit disant la fin de la résistance. Mais Wayland n'y croyait guère. Pourquoi transformer un gouvernement de politiques en un gouvernement de guerre ? Pourquoi sinon parce que le combat n'était pas fini ? Il était puriste, il n'était pas un mouton. Pacifiste tranquille, il n'en restait pas moins qu'on l'avait éduqué pour qu'il se pose des questions. Savoir remettre en cause, savoir comprendre qui le dirigeait, voilà ce que ses parents lui avaient appris, ni plus ni moins. C'était le rôle des familles de sang purs, puisqu'après tout ils n'étaient pas n'importe qui. Malgré tout ce qui se passaient, ils restaient au sommet du pouvoir – pas le pouvoir officiel, non, cela, peut-être qu'en effet, ils l'avaient perdus, mais ils étaient toujours là. Intérêts de l'Etat, intérêts du purisme, intérêts des individus, intérêts des noms...tout ça cohabitait, et ça ne changerait jamais, c'était impossible. Wayland avait compris depuis bien longtemps que derrière les façades, certains s'en sortaient toujours, quelque soit le régime...c'était la loi du plus fort, ou du plus riche qui s'appliquait. Certains disaient que c'était un fléau, comme Valverde, qu'on ne pouvait pas avoir une double allégeance, mais dans le fond, c'était faux. Il y avait toujours moyen de contrôler les masses, et en montrant un tant soit peu d'intelligence, on pouvait contrôler aussi les puissants. Ils voulaient de l'argent, ils voulaient du pouvoir, il fallait leur en donner, oui : mais pas à n'importe quel prix. Les gens faisaient n'importe pour atteindre leur objectif personnel, ce qui les rendait utilisables pour d'autres fins. Dans le fond, la vision de Wayland était purement celle d'un purisme utilitariste.

Quelque chose lui disait que ça ne serait pas le cas de la nouvelle Inquisitrice. Tout le monde connaissait Bellatrix Lestrange de réputation. C'était un choix militaire, à la Crow, sauf que c'était Valverde qui avait choisi. Curieux mais pas inexplicable, il fallait bien l'avouer, sa grand-mère n'avait pas eu beaucoup d'autorité. Wayland en était conscient, mais il sentait qu'ils n'allaient pas avoir une flèche comme directrice. Non pas qu'il ne respecta pas la cause puriste ni qu'il douta de la foi de Lestrange en celle-ci...juste que le basique « t'es sang pur donc tu es cool » se trouvait un peu entaché après la trahison, de pêle-mêle, Tom Jugson, Ben Mulciber, Weasley, ect.  Torturer des gens, de même : ça ne servait à rien sinon à les mettre en colère et à les faire hair encore plus les gens. Oui, ils se taisaient, mais ils attendaient leur heure, en ruminant leur rage, et la rancune augmentait.  Mauvaise idée donc, selon Wayland, mais il n'y pouvait pas grand-chose.

A priori de toute façon, il n'avait pas beaucoup de chance qu'on s'occupe de lui, vu son statut du sang et l'absence de remarques ou de comportements anti-professeurs – voire de comportements de hooligans, comme certains. Mais tout de même il se méfiait. Heureusement, il partait bientôt de cet endroit. Mary aussi, à ce qu'il avait compris, ce qui était peut-être mieux pour elle. Parfois, il se disait qu'il n'aurait jamais du quitter les States, juste avant de se rappeler que ses parents ne lui avaient pas réellement laisser le choix.

« Que tout le monde aille au diable, franchement... »

Il ne voulait plus qu'une chose, se barrer. Quand bien même il ne savait pas ce qu'il ferait l'année prochaine, Way enviait sérieusement Ariana et son renvoi de Poudlard. Son frère, assis à coté de lui, sembla le voir, mais il se contenta d'un :

« Parler tout seul, c'est le signe précurseur de la folie, tu sais ?
-Va te faire foutre, Junio... »

Les portes s'ouvrirent à ce moment là sur la nouvelle inquisitrice. Les regards se reportèrent sur elle. Comme prévu, ils eurent droit à la menace et au culte de la magie noire. Comme prévu, elle hurla, et Way sentit que ses nerfs allaient être mis à rude épreuve, lui qui appréciait le calme et le silence. Et comme prévu, il sut qu'ils allaient vivre dans la peur pour la fin de l'année. Et dans le sang. Autoriser la magie était une erreur. C'était la porte ouverte à des duels d'abrutis – parce qu'il y en aurait toujours qui seraient assez stupides pour ne pas ressentir l'effet de la terreur pure.
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Jill Witcher


MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Mar 13 Mai - 13:16

Retour des vacances en fanfare, c'était le moins qu'on puisse dire. Jill n'avait pas vu sa grand-mère mais savait qu'elle n'était plus inquisitrice, remplacée d'office par une mangemort. A savoir Bellatrix Lestrange. Concrètement, mis à part qu'elle allait plus crier que Platt, et qu'elle serait sans doute un peu plus autoritaire, voire beaucoup, ça n'allait pas réellement lui changer la vie, sauf si elle aussi se mettait à dire qu'écrire était interdit, mais Jill en doutait fortement, n'étant pas absolument sure que la nouvelle inquisitrice s'intéresse particulièrement à la poésie. Personne ne s'y intérressait, globalement, à part elle, mais Jill admettait volontiers qu'elle était entouré de crétins, ce qui évidemment, n'arrangeait guère le fait qu'elle portait peu d'estime aux autres. Les artistes, il y en avait peu, mais le régime, il fallait bien l'avouer, n'encourageait pas les choses futiles. Habituée à avancer masquée de ce coté là, la jeune fille n'y prêtait plus trop attention. Parfois elle aurait simplement voulu avoir une conversation un peu plus évoluée que « et tu crois que Kevin il m'aime, parce qu'il est trop beau, et que moi et bah moi je l'aime hihihi » avec des gloussements de dindes qui avait le don de prodigieusement l'agacer. Elle pouvait être la reine des rumeurs quand elle voulait, elle pouvait donner dans ce genre de discussions également, mais au moins, elle, elle n'avait jamais gloussé. Salope oui, vulgaire non, et encore. Maintenant qu'elle sortait avec Isaac, ce n'était pas tout à fait pareil.

Oh, il ne fallait pas s'y tromper, elle restait elle même, toujours aussi prompte à la méchanceté et à la moquerie, pour dissimuler un caractère plus sympathique qu'il n'y paraissait, mais disons que la drague pour la drague, c'était terminé. Elle ne voulait pas le blesser, et n'était pas sure qu'il comprenne que dans le fond, ce n'était qu'une distraction et qu'il n'y avait que lui qui comptait réellement. Alors elle avait arrêté. Déception de la gent masculine totale et immédiate, mais elle s'en moquait. Les rumeurs continuaient de courir sur elle, entretenant une part de mystère certaine – est-ce qu'elle était fidèle ou non, pourquoi lui, ça faisait tout de même un peu couguar cette histoire, non ? - tout en révélant juste assez pour maintenir ce statut qu'elle s'était créé. Jill n'était pas Ariana, la politique l'intéressait très moyennement, l'essentiel pour elle, c'était de passer pour la fille puriste que ses parents voulaient avoir, pourrie gâtée et superficiel, mais ça ne voulait pas dire qu'elle renonçait à son intelligence, ni qu'elle ne comprenait pas ce qui se passait autour d'elle. Même si la politique ne l'intéressait guère, elle en savait assez pour savoir que des têtes avaient valsé.

Et comme le régime était une hydre, elles avaient repoussé. De manière différente, certes, plus terrifiantes sans doute, comme put en témoigner l'arrivée de l'Inquisitrice en personne.Dire qu'elle avait failli arriver en retard, Lestrange l'aurait probablement assassinée sur place, elle ne devait pas aimer les gens qui n'étaient pas ponctuels. Jill venait juste de s'assoir à coté de Megan, sa sœur et de son copain lorsque l'inquisitrice entra.

Au moins, ce n'était pas un long discours. Il voulait dire ce qu'il voulait dire, à savoir que s'ils mouftaient, ils en paieraient le prix. Fixant son assiette avec soin – elle n'était pas du genre à s'effrayer facilement mais pas du genre suicidaire non plus – Jill écouta patiemment le petit discours, jusqu'à ce qu'elle se mette à crier. Sursautant violemment, pas du tout préparée à tant de violence, elle saisit par réflexe la main d'Isaac, croyant que la nouvelle inquisitrice avait bien décidé de décapiter quelqu'un pour marquer sa prise de fonction. Mais non, c'était simplement une interpellation d'un elfe de maison. S'ensuivirent lecture des premières mesures de l'inquisitrice – rien de bien inattendu, finalement. Sauf peut-être le portrait de l'inquisitrice à tous les étages. Mais elle n'eut pas loisir de commenter, il fallait déjà réciter le credo à la gloire du Lord. Une fois fini, elle demanda à Isaac :

« C'est quoi l'article 4 du règlement ? »

Il fallait bien le reconnaître, elle n'était pas la personne la plus studieuse et férue des réglements qui soit.
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Llewelyn Mulciber


MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Mar 13 Mai - 13:33

Il n'avait pas quitté Poudlard pour les vacances : la perspective de rentrer chez lui et de faire face à ses parents n'enchantait guère Llewelyn Mulciber. Il avait vu la réaction de Ruth, ça lui donnait un avant goût de ce qui allait se produire s'il rentrait. Guerre, famine, désolation. Ca signifie toujours guerre, famine, et désolation. Depuis la nuit des temps, les traitres et les bâtard apportaient avec eux  la ruine, et manque de bol, Llewelyn était les deux aux yeux de sa famille. Non seulement il allait morfler s'il rentrait, mais en plus on allait le traiter comme s'il était le porteur d'une maladie particulièrement contagieuse et dangereuse. Ca ne le changeait pas beaucoup de Poudlard, remarque, mais au moins ici, il n'avait pas la sensation détestable qu'en plus on lui mentait. Car ses parents lui mentaient. Mes parents. Est-ce que je peux seulement les appeler comme ça, d'ailleurs ? J'en sais rien. Sortez moi de là. Il aurait voulu demander conseil à quelqu'un, savoir quoi faire, mais bien sur Wayland s'était barré, autant dire que c'était mort, restait donc Mary, avec qui il devait de toute façon avoir une conversation sérieuse, non seulement à cause de la discussion qu'il avait eu avec Ruth, mais également parce qu'il ne comptait absolument pas la laisser – le pouvait-il de toute façon ? Non. J'en suis pas capable de toute façon.  C'est aussi pour cela qu'il était resté : quitte à se barrer, autant le faire avec le plus de connaissances possibles. Llewelyn n'avait jamais été un étudiant spécialement sérieux mais cette fois c'était différent, et pour la première fois de sa vie, il était resté au château pour réviser les examens.

Poudlard ne lui manquerait pas, quoiqu'il fasse. Le temps de Dumbledore, où les élèves pouvaient prendre l'école pour une deuxième maison, était loin. Llew n'y associait que de rares bons souvenirs et ceux ci étaient largement dominés par les mauvais. Au moins, il n'y avait plus Ariana. Les rumeurs ne s'étaient pas arrêtées, loin de là, on causait encore de lui et de Mary, et il ne pouvait pas ignorer les regards de haine pure de la plupart des descendants des familles de haut rang, mais peu avaient le cran de s'en prendre frontalement à lui. Il n'avait plus élevé la voix, plus participé à la moindre bagarre depuis son interrogatoire, mais n'empêche. Eux aussi me croient dingue – sang qui se perd etc. Il connaissait la rengaine. Par cœur. John la répétait assez souvent. D'ailleurs il avait échappé à la présentation de son portrait officiel de chef de famille, qui irait orner la galerie de la tour Caravell comme tous les autres. Rien à faire, le mien n'y sera jamais. De toute façon, pour sa santé mentale et physique, il était mieux qu'il ne croise pas John avant quelque temps. Voire plus jamais, car il doutait que le Directeur du Département de la Sécurité Intérieure soit un jour disposé à être sympathique avec lui. En attendant, il allait falloir compter avec une autre mangemorte en la présence de Lestrange comme Inquisitrice. Llewelyn évita soigneusement son regard lorsqu'elle entra. Il avait une assez bonne idée d'à quel point elle aimait torturer les gens – sa simple présence, heureusement rare, aux fêtes familiales, était en soi une torture, alors comme directrice...Pas d'ennuis jusqu'à la fin de l'année, tiens toi à carreau, fais toi oublier, disparais. Il savait qu'il n'y arriverait sans doute pas, mais il essayerait. Il ne voulait pas avoir d'emmerdes, pas maintenant. Il faut juste qu'on en finisse, d'ici là...

D'ici là, il faudrait subir une heure de magie noire en plus, ce qui eut pour effet de faire maugréer Llew intérieurement, non pas parce qu'il ne supportait pas la magie noire mais bien parce que une heure de cours en plus, quel qu'il soit, c'était ennuyant au possible. Grey en sous-directeur, pourquoi pas, puisqu'ils étaient entre barges, autant y rester. Un club de duel, pourquoi pas, faudrait voir s'il pouvait pas y cogner Bedan (Isaac, pas le reste du monde), et en tous cas, ça pouvait servir pour plus tard, par exemple lorsqu'il serait dehors. Quant à abolir on ne sait quel article... Mais pour l'instant, il fallait subir et se taire. Réciter, mais n'en penser pas moins. Et ne pas trainer là. Il rejoignit Mary pour justement avoir la réponse sur l'abolition de l'article en question. Il sourit, amusé, mais tout de même circonspect :

« Ah. Mais je crois qu'elle ne va pas tolérer grand-chose tout de même...abolir ça, c'est licence pour qu'il y ait des duels dans les couloirs, et la sanction va faire mal, à mon avis. »

Lui demander quelque chose qui n'allait pas lui plaire ? Allons bon, que se passait-il encore ? Il se contenta de hocher la tête positivement, après tout, il fallait aussi qu'il lui parle.
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Pr Atticus Grey


MessageSujet: Re: L'ère du Mal - ÉVÈNEMENT Mar 13 Mai - 13:34

Le monde courrait silencieusement dans une nuit tout aussi silencieuse, et lui lisait ses livres. Tout aussi silencieux. Il n'avait l'air ni affecté parce qu'il se passait en politique, ni à Poudlard. Il lisait seulement. Impassible et dur, comme il l'était toujours à cette période de la nuit. Le jour, Atticus se composait un sourire. Il n'était pas du genre à ne pas rire, à ne pas bouger, ne pas rêver. Non, il souriait sincèrement, mais lorsqu'il étudiait, il n'en avait pas besoin. Il se concentrait en l'occurrence sur un texte parlant d'un panthéon démonique perdu, même s'il ne trouvait pas réellement de sens à ce que les écritures disaient.  Pour Grey, tout cela possédait forcément un sens : son instinct de démonologue le lui disait. Tout a du sens ici bas ou rien n'en possède aucun si vous préférez. Il nota encore quelques lignes. Dehors la pluie tombait. Il songea qu'il ne trouverait pas ce soir et retira ses lunettes avant de relire une dernière fois le texte.Les gémissements sur le coté le dérangeaient, et il tapa sèchement du plat de la main sur le bureau. Le bruit cessa. Il soupira en levant les yeux au ciel, le gamin devait être cané. Ça n'arrangeait pas vraiment Atticus que ce soit le cas, il détestait que ses patients lui claquent dans les pattes avant qu'il aie terminé ses expériences. Il maugréa un juron et entreprit de faire disparaître le cadavre en évitant de salir le bureau, en bon médecin respectant l'hygiène, respectueux des consignes donnés par la hiérarchie – liberté dans la punition, mais pas de cochonneries – et fit consciencieusement les poches du gamin, en bon ancien mercenaire. Cette dernière opération ne s'avéra pas exceptionnellement rentable, si on mettait de coté six gallions trois mornilles, deux shillings et un stylo plume orné du logo de Manchester United. Peu féru de football, le professeur de Magie Noire jeta le stylo à la poubelle et décida de partir se coucher.

Le lendemain, il commença à se familiariser avec son nouveau poste. Sous-directeur de Poudlard. Qui aurait cru qu'il en arriverait là ? Il souriait en pensant à cela. Lui le sang mêlé, exclu de la communauté des universitaires riches et bien pensants, secondant l'Inquisitrice de la plus grande école de magie du monde anglo-saxon. Personne n'y croyait, moi si. Il avait toujours eu pour ambition de dévorer le monde, rien que pour prouver aux médisants qu'il en était capable. Certes, il doutait qu'un jour Bellatrix Lestrange s'adresse à lui un jour de manière polie, mais il avait le poste. Et une plage horaire de plus en magie noire, ce qui veut dire qu'on va bien se marrer, eux et moi. Enfin, peut-être plus lui que les élèves, car Atticus était aussi craint, voire plus qu'apprécié. Bougon, irascible, même s'il savait rire de tout le monde à commencer par lui même, il était agressif et secouait les gens. Et ça pouvait déplaire de se faire secouer par un vieux de presque soixante-quinze ans lorsqu'on en avait grand maximum dix-huit. Mais Atticus s'en fichait, il ne faisait rien à moitié. Ainsi, il avait accepté les missions que lui avait confié Lestrange sans sourciller. De la discipline, Wolfgang, DI-SCI-PLI-NE, ja ! Il n'était ni allemand ni autrichien, mais était un soldat, même s'il était médecin, et surtout, avait conscience qu'on apprenait rien sans respecter un minimum d'ordre. Aussi les mesures de la nouvelle Inquisitrice lui convenaient tout à fait, et Grey était tout à fait prêt à les exécuter, surtout qu'on lui autorisait la torture. Que demande le peuple ? Sans doute la paix et des profs normaux, mais moi j'enseigne à des larves, alors c'est pas mieux. Le club de duel permettrait de voir qui étaient ceux qui étaient les moins typés lavettes.

Quand vint l'heure de l'investiture, Grey était tranquillement installé à la table des professeurs, assis entre son nouveau collègue des runes– un remplaçant, à ce qu'il avait compris - et Madne. Il aimait bien Hildegarde. Bien que non potionniste de profession mais guérisseur, la médecine l'avait obligé à se tourner vers ce domaine bien des fois, et parfois lors de conférences, quand ce n'était pas la magie noire qui faisait le lien. Tout cela pour dire qu'il appréciait bien plus sa collègue que l'ancienne Inquisitrice, Platt, qui lui semblait trop peu autoritaire. Trop plongée dans son intellect pour avoir une quelconque utilité, ce n'est pas plus mal que Valverde l'aie débarquée. Il approuva donc en se servant une coupe de vin :

« Quand tu voudras. »

Lestrange fit son discours sur ces entre-faits. Elle avait de la poigne et savait mener son monde, des qualités qu'Atticus aimaient chez les gens, et qui chez les femmes, le faisait différencier de « proie potentielle à violer » à « quelqu'un de respectable » en oubliant le sexe de la personne. Il fit un discret signe de tête aux élèves lorsqu'on annonça son nom comme sous-directeur, remercia les collègues qui le félicitaient et retourna à son repas. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, n'est-ce pas ?
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