POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Le commencement de toute chose. [James]

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Lincoln Crow


MessageSujet: Le commencement de toute chose. [James] Jeu 1 Mai - 22:24

Depuis Castle Bay, la vie semblait plus simple, beaucoup moins superficielle. On revenait, ici, à l'essentiel. Inutile d'espérer retrouver le matérialisme de la société actuelle, tout était réduit au strict minimum. Le propriétaire ne comptait s'agacer à remplir ce manoir avec des babioles inutiles. Cependant, tout ceci participait fortement à enjoliver l'endroit. C'était inquiétant, froid, mais incroyablement attirant. Le lieu était mythique, mais dangereux. La mer déchaînée en bas de la petite falaise se fracassait contre la roche avec une violence inouïe. Comme un écho à cette personne-là qui regardait le spectacle apocalyptique d'un œil froid et indifférent depuis son large balcon. Cigarette entre les lèvres, il tirait une latte lentement, relâchant la fumée tranquillement par les narines. Il semblait inatteignable tant il transpirait la tranquillité d'esprit. Son attitude en témoignait, il était apaisé, ne craignait rien. Pourtant, officiellement, il aurait eu à craindre du Monde. Attentats, et autres joyeusetés dont il était la cible principale... n'en était-il pas conscient ? Oh que si. Loin de lui l'idée d'être intouchable. Il se savait vulnérable. Mais il préférait être là, baguette en main, faisant face à ses opposants, plutôt que de compter sur l'expertise souvent médiocre d'hommes mal formés à ce cas de figure extrême qu'était la tentative d'assassinat.

Au final, ce type-là n'était pas seulement un homme sans peur, il était aussi, et surtout, très attaché à son indépendance. Malgré son statut plus qu'élevé, il restait le même qu'il y a quelques années, encore assimilé à la Sécurité de l'école la plus prestigieuse du pays, voire du monde. Quel chemin... il était passé du type méconnu des hautes-sphères, sur qui on marchait en s'essuyant les pieds, jusqu'au poste le plus important du pays, surplombant tous les autres. Pourtant, lui, ne marchait sur personne. Il ne s'essuyait les semelles sur aucun être, aucun sorcier. Il ne les aimait pas, mais il les évitait, les laissait se démerder. Ce type là ne faisait absolument aucun bruit, aucune vague, mais on l'avait choisi. Pourquoi ?

Lincoln Crow aurait peut-être pu avoir la réponse. Il pouvait comprendre pourquoi lui, et pourquoi pas un autre. Pourquoi pas Witcher ou Mulciber. Ce qu'on voulait ? Une Intendance stabilisée et forte. Valverde avait posé les bases, avait rajouté quelques piliers essentiels, il était, pour ainsi dire, à la base de l'immense bâtisse politique qu'était l'Intendance. Mais il fallait maintenant plus qu'un fondement. Il fallait embellir l'édifice, le faire grandir, atteindre des sommets, rajouter des étages, les remplir, de succès, de gloire. C'était la tâche de Crow. Il ne prétendait pas en être capable, il ne l'avait jamais prétendu. Mais son Maître l'avait pensé suffisamment talentueux pour. Alors, soit, il s'y pliait. Pour parler franchement, Lincoln préférait de loin l'époque des Exécuteurs de Nuisibles, là où il avait simplement ce petit bureau à gérer. Désormais, il avait un empire sous ses pieds. Officiellement, il pouvait en faire ce qu'il voulait : le mener jusqu'au sommet, ou subir les plus plats échecs. Voldemort ne le laisserait pas faire. Cela aurait été bien trop stupide pour un être aussi brillant de laisser toute sa vie entre les mains d'un sorcier doué, certes, mais certainement pas du même niveau.

En attendant, le sbire continuait son cheminement pour servir au mieux le Maître. Il était là, sur son balcon, alors que son elfe en chef débarqua dans un élan de fumée, annonçant la venue d'une petite délégation. Ils avaient passé le portail et le système magique avait averti directement les occupants. Lincoln gagna donc le salon principal où il s'installa dans un siège en cuir style fauteuil Club. Il commença à siroter un verre de whisky, cigarette entre les doigts cette fois, tandis que les invités arrivaient dans l'entrée, posaient leurs manteaux et vestes et gagnaient sa compagnie dans cette grande pièce chauffée par une poignée de cheminées. Ils saluèrent tous de manière puriste, tel que cela devait être fait désormais. Lincoln fit de même évidemment. Chacun prit une place.

-Bien, messieurs, ne perdons pas de temps. Commençons.

Cette délégation n'était autre que le conseil de l'Intendant. Un conseil réunissant quelques personnes proches du mangemort qu'il tenait soigneusement loin de lui médiatiquement parlant. Aucun n'était affilié à lui directement. On avait rarement vu un de ces types en présence du mangemort, pourtant, il s'agissait là de ses plus proches collaborateurs. Membres des Soupirs, militaires, politiques, économistes... un bon tas de domaines étaient représentés ici.

-Concernant les Soupirs, le Grand Maître vous fait transmettre ses salutations et continue de vous soutenir pleinement dans vos actions, Monsieur l'Intendant. Il aimerait que les intérêts de l'Ordre aient une place dominante dans votre liste d'action.
-Qu'en est-il de l'Océanie ?
-La tension monte, nous gagnons du terrain. Monsieur Eccleston est convié à une conférence sur le purisme la semaine prochaine. D'ici là, nos analystes prévoient une avancée d'environ soixante pour-cent sur la carte des prévisions idéologiques.
-Economiquement ?
-Nous pouvons soutenir l'action pendant un délai indéterminé. Les possibilités sont encore nombreuses. Le seul problème serait d'être censuré économiquement.
-Palliez le problème, aucune censure ne doit entraver les Soupirs. Faîtes en sorte de rallier les banques à notre cause.
-Ce sera fait, Monsieur l'Intendant.
-Concernant l'Ordre 68 ?
-La cible a été localisée, Monsieur. Nos agents nous indiquent la possibilité d'action immédiate par substitution, ou une action directe de votre part. Les deux vous sont permis.
-Exécutez l'Ordre.

Ainsi, c'était fait. Crow n'avait plus de problème à recevoir de ce côté là de la barre. L'équation Jugson était définitivement résolue, plus aucune inconnue ne viendrait contrarier ses plans. Le Lord n'en serait que plus satisfait. Si tant est qu'un jour il soit satisfait.

-Le dernier problème reste la presse.
-Hors de question de me médiatiser. Le Lord m'a choisi pour éviter la médiatisation continue et insupportable du poste d'Intendant qui ne doit t'être que la liaison entre le monde du Seigneur des Ténèbres et Lui. Je ne suis en aucun cas une personnalité quelconque.
-Très bien Monsieur.

Lincoln termina sa cigarette et se leva lentement.

-Bien, vous pouvez disposer Messieurs. Bonne nuit à vous.

Il ne se fit pas prier pour quitter la salle en premier et rejoindre l'étage supérieur. Rapidement, il su que son conseil était reparti et avait quitté le domaine de Castle Bay. Il continua d'observer la mer devenue noire sous la pesante noirceur de la nuit. Il fit venir son elfe et lui demanda de porter une lettre à James Eccleston. Il voulait le voir. James allait reprendre la deuxième institution du Royaume-Uni. Pour un Sang-mêlé officiellement reconnu comme tel, ce n'était pas rien. A vrai dire, aux yeux de Crow, c'était même mieux que la Justice Magique. Le temps passa lentement, Crow regagna son salon, puis les sous-sol. Il erra un moment parmi les catacombes de son manoir avant de pénétrer dans la salle du rituel. Une large pièce mal éclairée où il avait fait subir à James les pires horreurs pour lui retirer l'Imperium qu'avait jeté sur lui le criminel Sheppard. L'ancien Indésirable numéro trois était encore une cible principale de Crow. Il avait failli l'avoir une fois, il l'aurait à la seconde.

On annonça finalement la venue du nouveau Ministre de la Magie. Crow indiqua de le faire descendre jusqu'ici, là où tout avait commencé. Il se posa dans un siège et attendit, patiemment. Son allure était terrifiante car froide et absolument dénuée d'humanité. James pénétra dans la pièce quelques minutes plus tard. Crow le salua avec une poignée de main. Le salut puriste n'était pas de mise ici. Non pas que les deux allaient comploter contre Voldemort, loin de là. Simplement que dans ce cadre-ci, Crow n'avait pas envie de jouer à l'Intendant et à son subordonné. James avait passé ce cap aux yeux du mangemort anciennement Directeur de la Sécurité Intérieure. Il lui indiqua un siège et lui apporta un verre de son meilleur whisky.

-Je voulais te voir pour te parler du Ministère de la Magie. Je te le donne à la fois pour tes loyaux services, mais aussi pour t'émanciper. A la Justice tu aurais été sous mes ordres et tu n'aurais pas eu de marge de manœuvre. Désormais, tu as tout un Ministère sous tes ordres. Tu peux à la fois aider les Soupirs, le Lord et toi-même dans ton entreprise.

Il le fixait toujours, avec ce regard puissant que James avait toujours connu.

-J'ai aussi besoin de toi pour rassembler le Ministère sous une même bannière. Créer une unité au sein des différents départements. Ce que je désire c'est une Intendance formée sur le même plan hiérarchique qu'une armée. J'ai donc besoin de subordonnés organisés et aveugles. Trop de dissidents se comptent encore parmi nous. Nous devons rallier toute cette populace sous une seule et même bannière.

Il fit une courte pause, sirotant son verre.

-Sans oublier le cas De SaintClair. As-tu réfléchi à ta politique concernant ce qu'il t'attend ?

Crow donnait des ordres, car Lincoln était avant tout un commandant militaire, un homme d'action. Il voulait des résultats rapides et bons, de préférence. Mais plus que tout, il voulait que ses hommes lui soient fidèle coûte que coûte. Ce qui avait été le cas à Poudlard, chez les Exécuteurs, à la Sécurité Intérieure, et qui semblait l'être au sein du gouvernement qu'il avait formé. Les tensions n'avaient plus leur place désormais, celui qui tranchait c'était Crow, et il n'hésiterait pas à frapper fort pour faire taire les bêtes féroces lâchées dans l'arène. L'Intendance était un Cirque, et si les mangemorts étaient des lions, alors Crow était César.[/color]

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute chose. [James] Sam 3 Mai - 12:38

Ministre de la Magie. James avait appris sa nomination en recevant, par hibou, une copie du décret pris par le nouvel Intendant. Pas d'entretien – pas encore – avec un Lincoln Crow qui devait avoir bien d'autres problèmes urgents à régler. Recevoir Eccleston ne devait pas être sa priorité, tout simplement parce qu'il savait que son Ministre et lui-même seraient sur la même longueur d'ondes. Ils travaillaient ensemble depuis longtemps maintenant, et James pouvait affirmer qu'il n'avait jamais déçu Crow. Aucune vanité là-dedans, ce n'était qu'un constat ; s'il avait failli, il serait mort, tout bonnement. Personne ne le savait hormis eux deux : un puissant lien magique existait entre eux, quelque chose d'assez fort pour permettre une totale communion d'esprit.

Sans se formaliser, donc, de ne pas être convoqué à Buckingham pour y apprendre de vive voix sa nomination, le nouveau Ministre s'était donc installé, informellement puisque la passation de pouvoir n'avait pas encore eu lieu, à son poste. Une journée durant laquelle il s'était plongé dans les dossiers laissés par son prédécesseur, sans attendre les ordres de l'Intendant. Ce n'était certainement pas la manière habituelle de procéder, mais l'ère Crow allait rompre avec les habitudes. Le soir venu, l'esprit grouillant de notes de synthèse et autres présentations de dossiers, il avait noirci plusieurs pages de notes, sur lesquelles il lui restait à travailler pour déterminer les priorités. Il regagna Challenger House, ces quelques feuilles soigneusement pliées dans sa poche, dans l'intention de continuer son travail dans la soirée. Le service du Seigneur des Ténèbres ne souffrait aucun retard, surtout lorsqu'on venait, comme lui, de bénéficier d'une promotion inespérée.

James Eccleston devenait en effet le premier Ministre de la Magie de sang-mêlé jamais nommé depuis que le Seigneur des Ténèbres avait pris le pouvoir. C'était plus qu'un changement : en le nommant lui, Crow opérait une véritable révolution. Il disait clairement aux tenants de la suprématie inconditionnelle des sang-pur que seul, désormais, comptait le dévouement au Lord. Et Eccleston, tout sang-mêlé qu'il fût, avait prouvé le sien, bien plus que pas mal de ces rejetons de familles pures qui se contentaient de se planquer dans les institutions de l’État et d'estimer que tout était dû à leur sang.

Le jeune Ministre de la Magie n'eut guère le temps de plancher sur ses notes ; un elfe de maison apparut dans un craquement, et l'informa que l'Intendant le demandait. Sans tarder, James se leva, et transplana en compagnie de la créature qu'il suivit en silence dans l'immense manoir de Crow.

Tu sais où cet elfe te conduit, Eccleston. Tu connais cet escalier, tu reconnais ce couloir voûté, même si tu ne les as vus qu'une seule fois. Tu n'oublieras jamais cet endroit, quoi qu'il puisse t'arriver. Tu en connais intimement chaque pierre, chaque pièce de métal scellée dans la muraille. Tu n'y es plus revenu depuis des mois, mais tu y es chez toi. L'air que tu y respires t'est familier, et tu t'étonnes de cette impression de retrouver un vieil ami en revenant dans ces cachots où tu as hurlé ta douleur. Tu ne savais pas que tu aimais cet endroit – à vrai dire, tu l'avais presque oublié. Ce sont les sous-sols de Castle Bay, ce labyrinthe oppressant où tu as cru crever de la main de Crow. Ce même Crow qui, aujourd'hui, se lève et t'accueille d'une amicale poignée de mains. Les choses ont bien changé depuis qu'il t'a torturé pour te libérer de l'Imperium. Tu t'inclines légèrement devant cet ami devenu ton supérieur, et tu t'assois, droit comme un i contre le dossier de ton fauteuil, pour l'écouter.

Les choses reprenaient un cours normal. Quelques mois durant, James avait été, officiellement, le supérieur de Crow au Département de la Justice Magique. Situation bancale puisqu'en même temps, lors de ses périodes de service armé, il se trouvait être le subordonné de l'officier Crow. La contradiction entre le civil et l'armée n'était qu'apparente ; Eccleston n'avait jamais vraiment donné d'ordres à Crow. Les décisions étaient prises en commun ; Crow avait une grande marge de manœuvre dans la direction du Bureau des Exécuteurs, et le Département avait parfaitement fonctionné de cette manière.

Désormais, Crow était le patron. James lui faisait confiance pour n'être ni envahissant ni excessif dans sa manière de commander. Il était prêt à lui obéir, avec la même ferveur que sur le champ de bataille. L'Intendant avait prouvé ses qualités d'officier en Irlande : ses hommes, Eccleston compris, lui vouaient une admiration telle qu'ils exécutaient aveuglément tous ses ordres, dussent-ils y laisser leur vie.

Silencieux, le Ministre écouta son hôte lui expliquer les raisons de sa nomination, et le remercia d'un simple signe de tête. Pas la peine de faire de grands discours : il prouverait sa reconnaissance en donnant satisfaction à l'Intendant. Crow lui exposa brièvement les grandes lignes de son action au Ministère, puis l'interrogea sur la politique qu'il comptait mener. Une gorgée de whisky plus tard, James répondait :

-J'ai passé la journée au Ministère pour y prendre connaissance des dossiers en cours. Mulciber a lancé la création de colonies en Irlande, je compte reprendre et peut-être développer encore ce projet. Des sorciers anglais ont beaucoup donné pour la conquête de l'Irlande et je crois qu'il est juste de les récompenser. Je pense en particulier aux bataillons de volontaires, dont certains membres ont été héroïques malgré leur peu d'expérience. Le Ministère pourrait prendre en charge l'installation dans les colonies de ces vétérans, avec des terres et des biens suffisants pour leur permettre de bien vivre en faisant travailler les moldus. J'ai également réfléchi à la possibilité d'organiser un service volontaire pour les jeunes sorciers, dans le cadre de chantiers de jeunesse pour la reconstruction. Ces chantiers pourront se dérouler en Irlande ou dans toute autre partie de l'Intendance : il s'agit de demander aux jeunes de se mettre au service du pays, tout simplement. Tu voudras peut-être instaurer un service militaire obligatoire, auquel cas les chantiers pourraient soit en faire partie, soit constituer un préalable. J'en parlerai avec Valverde et tu recevras mon rapport.

Nouvelle et brève gorgée d'alcool, puis il continua :

-Pour le Ministère, je me demandais si un serment collectif d'allégeance au Seigneur des Ténèbres, régulièrement répété, ne serait pas une façon de créer une unité. La magie peut nous permettre de reconnaître ceux qui ne seraient pas sincères en le prononçant, et nous pourrions faire le ménage. Quant à De SaintClair, il serait également concerné par ce serment, et s'il s'avère qu'il n'est pas de bonne foi, il prendra la porte.

Très droit, toujours. Presque au garde-à-vous alors que tu es assis, tu fixes l'Intendant, attentif à ne pas perdre son regard. Tu ne te souviens même plus que tu es assis juste à l'endroit où, quelques mois plus tôt, tu as chialé de souffrance. Curieusement, tu te sens à l'aise, installé dans ce sous-sol froid en compagnie de ce type inquiétant.
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MessageSujet: Re: Le commencement de toute chose. [James] Dim 4 Mai - 22:57

James Eccleston était un type amusant. Non pas parce qu'il était stupide, maladroit, ou humoristique – à vrai dire, il n'était aucun de ces trois qualificatifs là – mais plutôt car il était toujours là où il fallait dans la peau du type parfait. Au delà de sa souillure naturelle, il restait un homme appréciable par ses nombreuses qualités professionnelles. Lincoln n'avait pas spécialement aimé voir cet ancien petit juge de la Justice Magique entre ses griffes. Il n'avait pas particulièrement aimé le voir s'en retirer non plus, il s'en foutait. Ce qui lui importait avant toute chose était ce qu'Eccleston pouvait et était devenu. Un Ministre de la Magie. Qui l'aurait cru ? Certainement pas Valverde. Qui plus est, le premier Ministre de la Magie sang-mêlé sous Voldemort. On pouvait croire que Crow était un exécutant basique, ou pouvait affirmer qu'il ne changeait rien à ce qui avait d'ores et déjà été bâti, on aurait encore et toujours tort. Crow était un révolutionnaire, il changeait les mœurs lentement mais avec brutalité. Ses intentions n'étaient pas de déformer la hiérarchie, mais de la consolider, et il ne s'agissait pas non plus de retirer du pouvoir aux autres départements, mais de leur restituer. On avait trop longtemps brider la liberté d'action des sphères puristes, aujourd'hui Crow les libérait. On ne comprendrait tous ses efforts que plus tard. Pour le moment, personne ne possédait assez de recul pour comprendre les manœuvres de Lincoln. Tant pis, la reconnaissance lui importait bien peu. Il ne voulait qu'être exemplaire dans sa façon de servir le Lord. Ce qui était le cas, pour le moment tout du moins.

Il fixait son homme de main avec le même regard que l'autre avait toujours connu. Crow changeait les choses mais lui ne changeait pas. Oh ! Il n'était pas prévisible, Dieu serait celui qui comprendrait et connaîtrait bien Lincoln. Mais sa façon de paraître était toujours fidèle au personnage. Entre la pure violence, folle et destructrice, le regard calculateur et froid et la distance droite et franche qu'il imposait aux autres. Eccleston était l'un des hommes les plus proches de Crow. Il pouvait prétendre le connaître, même si ce n'était pas vrai. Il l'écouta parler avec attention. Tout ce que disait James pouvait être important, car Eccleston ne parlait jamais sans savoir. Il réfléchissait ses paroles bien plus qu'il n'y paraissait. Sous-estimer le nouveau Ministre de la Magie c'était bien mal s'y connaître, il était l'un des plus gros dangers de ce régime, au-delà des prouesses spectaculaires et médiatiques de Valverde, bien plus loin que la franchise brutale d'un Mulciber, Eccleston était, à l'image de son supérieur, un homme discret mais diablement cinglant dans son parcours. Au fond, c'était probablement pour cela que Lincoln l'appréciait : car il n'avait aucune pitié.

-Tu peux donner des terres aux volontaires, oui. Mais ne gâte pas trop la population, cela n'a jamais porté ses fruits. Le peuple ne désire qu'une chose : qu'on le domine. Il n'a pas besoin de liberté, sinon il l'aurait prise. Gâte les pour les récompenser, comme tu donnerais un os à un chien, mais n'oublie pas de le lui retirer, car il pourrait y prendre goût, et en vouloir un autre.

Il but une gorgée de whisky et reprit, lentement. Son ton était inquiétant, menaçant. Non pas pour James, mais pour l'avenir. Telle était la visée du mangemort militaire.

-Plus tu les appâteras avec la récompense, plus ils se rueront pour en avoir plus. Le tout est de bien ajuster. Si tu en donnes trop, ils n'auront aucun intérêt à en demander plus. Si tu n'en donnes pas assez, ils penseront que tu n'es pas capable d'être plus généreux.

Il alluma une cigarette avec délectation. Chaque fois qu'il en allumait une, il sentait la fumée envahir ses narines. Ce n'était pas une drogue, mais ça en avait tous les aspects.

-Je vais avoir besoin d'hommes James. Brom a instauré l'Intendance, Valverde l'a consolidée, je compte l'agrandir. Le Lord veut voir plus grand, se retreindre à cette pauvre île ne lui suffira pas bien longtemps. Mais sans le soutien du peuple, inutile de compter sur une nouvelle Guerre après l'Irlande. Le poste de Ministre de la Magie est le haut poste le plus proche du peuple. Convint les, par tous les moyens, qu'ils ont fort à gagner à aider leur Intendance.

C'était un fait. Crow n'était pas stupide, ni aveugle. Il savait pertinemment d'une guerre ne se gagnait pas seule. Mais on pouvait aussi bien s'armer en connaissance de cause qu'en trompant les autres. Le peuple allait se battre pour une personne qu'il ne connaissait pas au final, ni Lui, ni ses envies et ses désirs. Crow n'était pas bien au fait des envies de son maître non plus, d'ailleurs. Mais qu'importe, ils allaient combattre pour lui, car depuis toujours les hommes se battent pour ceux qu'ils craignent le plus. Rarement par pure allégeance. Alors, que fallait-il de plus à Lincoln pour conquérir l'Europe ? Des soutiens. Il n'avait pas averti le Lord, il préférait mûrir son projet, mais il le ferait en temps voulu. Il était sûr que Brom approuverait, le vieux magistère était un militaire, un vrai, et il ne désirait rien d'autre que la Guerre. Le reste de son gouvernement suivrait. Quand bien même Valverde et Ruth n'étaient pas les plus guerriers de la bande, Mulciber et Witcher en avaient dans les tripes.

-Je vais déjà instaurer un service militaire obligatoire pour les moldus, grâce à Ruth Alexïeva qui en a eu l'idée prometteuse. Je verrai en ce qui concerne les sorciers. Tout, encore, est affaire de mesure. Plus les force, moins ils m'aideront, mais si trop relâchés ils sont, ils ne voudront pas me suivre non plus. Je n'y ai pas encore promptement réfléchi, mais tes chantiers restent une bonne idée. Garde la base du volontariat. Nous y enverrons également les plus calmes des camps de redressement, ou ceux s'efforçant de faire des efforts conséquents. Jouer sur la récompense, toujours. N'oublions pas que apprivoisons des animaux. On décidera de l'obligation de participer à ces chantiers plus tard, quand on aura eu des résultats.

Le fait était que, des résultats, pour le moment, il n'en avait pas beaucoup. Et il en avait diablement besoin. Crow ne fonctionnait pas sur des « on-dits » ni même sur des spéculations, quelles soient financières ou politiques. Il voulait des faits, clairs et précis, ainsi que des résultats, répondant à des objectifs précis. Si l'on n'était pas capable de lui en fournir, on dégageait et il remplaçait. Il ne cherchait pas à créer de gouffre, il agissait promptement pour une meilleure efficacité générale.

-Est-ce que créer une cohésion vient d'un rituel ridicule ? Ou d'une véritable allégeance basée sur une fausse raison ? Se voiler la face ne sert à rien, tout le monde n'est pas puriste, beaucoup mentent, beaucoup se cachent et attendent l'occasion. Ce genre de manœuvre peut être diablement efficace sur des individus d'ores et déjà convertis, mais qu'en est-il de ceux qui sont encore lucides ? Je pense qu'un serment est bien trop infantilisant pour servir notre cause. Regarde Poudlard.

Le fait était que Crow n'avait jamais été adepte de ce genre de conneries. On pouvait faire croire à bien des gens que rabâcher des âneries était efficace, mais pas à un type comme Lincoln, et il ne prendrait jamais le peuple pour un ramassis d'abrutis. Non. Il s'agissait d'animaux intelligents qui fallait briser en deux. Et rien de plus inefficace que ce qu'ils trouvaient ridicules.

-Sers toi du français. Tant qu'il travaille efficacement, garde le pour toi. Mieux vaut l'avoir sous ta coupelle, qu'à son propre compte. Brise le au moindre faux pas. Ce sera bien plus intelligent que vouloir l'atteindre avec une histoire de serment.

Il ne s'agissait pas de tuer tous les opposants, mais de les connaître. On voulait abattre les cibles telles que Weasley, Sheppard ou Benjamin Mulciber. Mais abattre De SaintClair n'était pas dans les objectifs de Crow. Il préférait l'avoir à côté. D'une part car le français était intelligent, efficace, et bon dans son domaine, mais aussi car il était dangereux. Et tant que Lincoln n'avait pas de réelle raison de le descendre, il préférait ne rien faire. L'attente était la meilleure arme du chasseur. Et Crow ne ratait jamais une proie.

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MessageSujet: Re: Le commencement de toute chose. [James] Dim 18 Mai - 22:30

Il fallait vraiment s'appeler Lincoln Crow pour fixer un rendez-vous dans un endroit tel que ce sous-sol. D'autant que dans le manoir, au-dessus de leurs têtes, il y avait largement l'embarras du choix pour recevoir un visiteur de manière plus conventionnelle : bureau, salon, voire cuisine pour une réunion de travail informelle, comme c'était déjà arrivé. Mais ce n'était pas un hasard si le nouvel Intendant avait choisi, précisément, cet endroit. James le connaissait assez, désormais, pour savoir lire dans ses intentions – pour autant que Crow le voulût bien. Et, dans le cas présent, elles étaient limpides. C'était là que tout avait commencé, là que s'était noué ce lien si particulier qui les unissait. La magie était une chose puissante, et mystérieuse même pour les sorciers. James n'avait pas vraiment compris la nature de ce lien, mais les faits étaient là ; depuis l'étrange rituel auquel s'était livré Crow, leurs esprits semblaient communier, bien plus qu'il n'était naturel même entre deux amis. Ils se comprenaient désormais à demi-mot, d'un regard, d'une intonation. C'était probablement pour cela que Crow avait nommé James au poste de ministre ; il était assuré d'avoir un second de confiance en la personne d'Eccleston et de ne pas avoir à redouter de désaccord.

L'entrevue se tenait dans ce sous-sol glacé, à mi-voix. Les hurlements de douleur de James étaient bien loin, et pourtant ils semblaient encore résonner dans son esprit. Crow le recevait là, pour lui rappeler quelle fidélité il attendait de lui. Pour lui rappeler que leurs volontés ne devaient faire qu'une. Pour être certain que chacun de ses mots serait compris à sa juste valeur. De fait, le nouveau Ministre, même s'il ne prenait pas de notes, gravait les propos de son patron dans sa mémoire. Inutile d'écrire : les choses étaient claires. Entre deux gorgées de whisky, James hochait la tête pour indiquer qu'il prenait en compte les opinions de l'Intendant ; il attendit que celui-ci ait terminé pour répondre :

-Pour les terres en Irlande, ne t'en fais pas, je n'ai pas l'intention d'en distribuer énormément. Seuls les volontaires ayant été cités à l'ordre du jour et recommandés par leurs officiers pourront y avoir droit, ça ne devrait pas représenter beaucoup de monde. Je veux qu'ils sachent que le mérite est récompensé, mais que le Purisme est exigeant, qu'il faut des actes exceptionnels pour mériter sa reconnaissance. Les hommes ainsi dotés seront des relais efficaces de la politique de l'Intendance, à qui ils devront tout, je t'en réponds.

Sujet classé, ce n'était pas grand-chose que ces concessions de terres. Une affaire sans grande envergure, comme le Ministre aurait à en traiter bien d'autres, mais c'était précisément cela qui rendait le poste important. Il s'occupait de la vie quotidienne du peuple, c'était lui qui pouvait le gagner à l'Intendance.

-Je ferai mon possible pour convaincre l'ensemble du peuple de servir l'Intendance. J'aurai besoin de fonds, je pense, pour mettre en place des aides financières pour les sorciers dans le besoin ; il n'est pas acceptable, dans un régime puriste, que des sorciers ne puissent pas vivre décemment, et je ferai savoir que telle est la volonté du Lord et de l'Intendant. Je pense réorganiser les dépenses du Ministère, dans un premier temps, pour les redéployer en ce sens, je te soumettrai le projet de budget. Je pense réellement qu'il faut que l'Intendance ait un visage bienveillant pour gagner les populations à sa cause.

On ne peut pas compter sur le soutien du peuple si on se contente de le terroriser. Il fallait que certains, les fidèles, tirent profit de leur loyauté. James en avait eu l'exemple vivant dans sa propre famille : sa réussite personnelle et sa nouvelle position au sein du régime avaient été la publicité la plus efficace pour le purisme, et tous les Eccleston, désormais, étaient convaincus de vivre dans un régime merveilleux.

-Concernant les chantiers, je vais lancer rapidement le premier recrutement. Volontaires et prisonniers des camps ayant eu un excellent comportement, en précisant que le chantier est une opportunité de réinsertion.

Venaient ensuite les sujets plus polémiques. James s'accorda une pause pour prendre une gorgée d'alcool avant de poursuivre :

-Pour ce qui est du serment, je pense que tu as tort. Les gens ont besoin de rituels, de moments de communion, de se sentir appartenir à quelque chose de plus grand qu'eux. Ils ont besoin que le pouvoir se manifeste concrètement, et même envahisse le quotidien. Mais si tu n'en veux pas, je n'insiste pas et j'oublie cette idée.

Il se savait autorisé, avec Crow, à exprimer son opinion, même si cela impliquait de dire à l'Intendant qu'à ses yeux, il avait tort. Ils ne se fâcheraient pas pour autant, puisque de toute façon, Eccleston, quelle que soit son avis sur la question, obéirait à son supérieur.

-Pour terminer, qu'est-ce que je voulais... ah, oui, De SaintClair. Je dois t'avouer que je le connais assez peu, finalement. Je devrai le rencontrer assez vite, de toute façon, et je verrai ce qu'il en est. De toute manière, pour tous ces sujets, tu peux compter sur des rapports réguliers de ma part, Lincoln. Je n'envisage absolument pas le Ministère comme une instance indépendante de l'Intendance, tu le sais.

Il avala la dernière gorgée de whisky contenue dans son verre, et, avec un sourire, leva son verre pour indiquer qu'il était vide. Cela pouvait sembler sans-gêne, mais ses relations avec Crow étaient assez cordiales pour qu'il puisse se le permettre. Après un bref silence, il reprit :

-Et l'Australie ? Le purisme est en passe de vaincre, là-bas. Tu ne crois pas qu'il faudrait prévoir un déplacement sur place ? Je peux m'en charger, mais ta présence serait bien plus symbolique...
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MessageSujet: Re: Le commencement de toute chose. [James] Jeu 5 Juin - 1:23

La domination violente et gratuite semblait être le seul chemin vers la purification. Il n'y avait pas d'autres issues possibles. Le régime de Lord Voldemort tournait autour du pot depuis bientôt huit ans. Huit ans de dures labeurs pour essayer d'obtenir satisfaction. Oui, Miljëv était tombée. Oui, Dublin avait failli. Oui, le Lord était puissant. Mais qu'en était-il de la suprématie des ténèbres ? Au fond, plus les jours avançaient, et moins le peuple craignait son gouvernement. Il commençait à lui faire confiance, à le voir comme un ami, comme un proche. Crow refusait qu'on croit le gouvernement proche du peuple, les deux entités étaient foncièrement différentes, à un degré tel qu'il était impossible pour le nouvel Intendant du Royaume-Uni de concevoir sa proximité avec un individu lambda. Il n'était pas le peuple, le peuple n'était pas lui. Il dominait, le reste exécutait. Ainsi était basé l'ordre des choses, et Crow n'en démordrait pas. Pas maintenant. C'était pour cela, sur commandement indirect du Lord, qu'il avait établi une pure dictature ouverte. Il ne cachait pas le goût amer de la domination. Il ne cachait pas sa supériorité et celle de son gouvernement au peuple. Non. La dictature était affirmée, réelle, mais elle passait comme du vin de table, elle ne faisait pas tache car le peuple ne demandait que cela depuis le début. Liberté ? A quoi bon, il ne savait quoi en faire. Il voulait savoir où aller, il voulait l'assurance d'être protégé, socialement, militairement, politiquement. Le reste, savoir si il était observé, dépendant d'un organisme gouvernemental, et opprimé, le peuple n'en avait cure. Crow l'avait bien compris, le Lord aussi, mais qu'en était-il du reste des puristes de la haute-instance ?

-Récompense donc, alors. Sois juste dans tes affaires, mais n'oublie pas que la générosité ne t'a jamais conduit à ton poste. Pas plus qu'elle n'a un jour aidé un seul sorcier. La générosité est une affaire dangereuse car elle ouvre les portes de la niaiserie. Et toi, comme moi, n'avons pas envie que le peuple prenne le gouvernement pour une organisation caritative.

Le mérite. C'était un mot synonyme de purisme, en quelques sortes. Dans un monde comme celui de Lord Voldemort, dirigé par une main puriste prônant la supériorité catégorique du sang-pur, il était important de mériter sa place. James en était l'un des meilleurs exemples.

-Oui, il est important que tu te serves d'eux. Fais les venir pour des témoignages de leur reconnaissance, balance ces interview dans la presse. N'hésite pas à appuyer ces profils types. Fais-en des icônes du mérite puriste.

L'idée de James était intéressante. Se servir d'une création purement médiatique. On bâtissait une fausse vie qu'on allait faire miroiter aux autres. Principe même de l'image de marque. Crow tirait sur sa cigarette, lentement, relâchant sa fumée avec délectation. Il permettait évidemment à James de fonds plus important si ce dernier en avait besoin. Il n'était pas lâché dans la nature, Crow voulait une cohésion fine et efficace du gouvernement. Aussi le financement des actions du gouvernement était au rendez-vous.
Il n'y avait rien de plus à redire sur les chantiers, c'était une bonne idée, ce serait fidèlement appliqué.

-Non, aucun serment. Le peuple que dirige le Lord est probablement assez stupide pour ne pas comprendre l'étendu des conséquences que notre pouvoir induit, mais il n'est pas suffisamment stupide pour croire que répéter des phrases pré-faites et foncièrement abruties, améliorera la situation. Et puis, ça ne ferait que donner plus de matière à Limonkov pour enjoliver la situation.

Le ton était devenu ferme et catégorique. Il laissait son subordonné donner son avis, Crow n'était pas contre, mais il avait décidé. Et sa décision ne changerait pas à ce sujet. On lui avait donné le pouvoir de décider, c'était maintenant au reste de l'assumer. Il ordonnait, on exécutait. Si l'échec survenait, il en assumerait les pleines conséquences.

-Je le sais. De toute façon, ce temps de dissociation est révolue. Nous devons unir les forces politiques et militaires du régime pour travailler ensemble. Sinon des mouvements comme La Vague prendront le dessus socialement parlant. Tu traiteras du problème De Saint-Clair comme tu l'entends.

Lorsque Eccleston leva son verre, Crow eut un sourire amusé. Il attrapa la bouteille et servit de nouveau le nouveau Ministre de la Magie Anglais. Quelle ascension. Lincoln termina son verre avant de le remplir de nouveau. Rien n'était plus prenant qu'un verre plein et fraîchement servi.

-Nous gagnons du terrain. L'Australie est conquise, les prochaines élections sont d'ores et déjà gagnées. Le problème reste les îles d'Océanie au Nord de l'Australie. Tu es attendu là-bas, par les Soupirs, pour une conférence. Je ne m'y déplace pas car tu as un visage médiatique plus important et actuel. Tu es considéré comme l'ambassadeur du Royaume-Uni là-bas, et tu garderas ce rôle. Il faut que les dirigeants croient en notre réussite future, ce qui est déjà plus ou moins le cas. Nous touchons au but James.

Il termina sa cigarette et écrasa le mégot.

-Si tu n'as rien à ajouter, je te libère pour la nuit James.

Ainsi parlait-il.

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Le commencement de toute chose. [James]

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