POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Zone tampon. ~ Mary K. [Fini]

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Eileen A. Anderson


MessageSujet: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Jeu 8 Mai - 17:49

C’était toujours la même chose, le même rituel, jamais Eileen ne dérogeait à la règle. Elle venait ici, dans ces toilettes, deux fois par semaine juste après la pause déjeuner. Elle avait longtemps cherché un endroit où elle pouvait penser tranquillement, lire un peu ou échanger avec sa cousine sans être dérangée, en fait elle avait essayé pas mal de choses, la volière mais trop de gens s’y rendaient et l’odeur l’incommodait, le lac, mais tout aussi bondé, la bibliothèque mais échanger y devenait de plus en plus difficile. Elle avait tout d’abord jeté son dévolu sur les toilettes du deuxièmes étages, les désaffectées mais beaucoup trop de curieux s’y pressaient, même maintenant. Alors elle avait opté pour ces toilettes, ce n’était pas que les filles n’allaient jamais aux toilettes mais elles préféraient généralement y aller une fois retournées dans leur salle commune. Elle les comprenait, elle-même n’utilisait jamais ces toilettes comme elle le devrait et elle avait l’intime conviction que maintenant elle pourrait même s’y entraîner à pratiquer la magie puisque ce n’était plus interdit. C’est donc avec plusieurs gros bouquins poussiéreux et sa baguette qu’elle s’était rendue dans les toilettes, sans sa cousine cette fois-ci, elle voulait avancer un petit peu seule, essayer de se faire sa propre idée avant de la partager avec Tiéphaine. Elle cherchait toujours une alternative à la magie noire, elle n’avait malheureusement pas pu voir Tryan encore pour qu’il l’oriente dans la bonne direction mais elle ne se laissait pas aller pour autant, elle cherchait seule. Tous les livres venaient de la bibliothèque du château de ses parents, aucun de Poudlard, elle avait vite fait le tour des livres autorisés et traitant de ce qu’elle voulait savoir.

Après tous ces essais, une chose était certaine, les sortilèges de feu n’étaient vraiment pas faits pour elle. Elle s’en rendit compte en lançant son dernier sort.


« Incendio ! »

Mal dirigé, mal contrôlé, et même si peu puissant, elle avait bien failli se brûler toute seule. Bon. Ce n’était pas plus mal, de toute manière elle rapprochait beaucoup trop ce genre de sorts à la magie noire. Laissant ses bouquins sur le sol, toujours ouverts à la même page elle se dirigea vers les robinets pour se rafraîchir le visage avant de décider de ce qu’elle allait faire par la suite. C’est là qu’elle remarqua cette jeune fille qui était présente aussi dans les toilettes, depuis quand elle n’en avait aucune idée puisqu’elle était dos à la porte depuis le début mais elle était bel et bien là.

« Bonjour. »

C’était déclaré sans animosité, et avec le sourire, ce fameux sourire qu’elle ne quittait jamais, sauf quand elle était absolument sûre d’être seule. Elle n’allait pas commencer à se montrer malpolie maintenant, en plus elle ne la connaissait même pas, enfin elle ne connaissait pas son visage en tout cas, peut-être son nom. Enfin pour ça il faudrait déjà qu’elle le sache. C’est pourquoi elle tendit sa main vers elle en se présentant.

« Je suis Eileen Anderson, en cinquième année chez Serpentard. »

Elle ne lui demandait pas vraiment de décliner son identité, elle le ferait si elle le voulait, il n’était absolument pas question de forcer la main à quiconque, de toute manière elle n’avait pas vraiment prévu de rester longtemps avec elle ou de de rester plus longtemps ici tout court. En fin de compte, cette rencontre lui avait permis de mentalement mettre fin à ses recherches du jour et c’était tant mieux, elle rentrerait ainsi plus vite dans sa salle commune pour y travailler avec une autre fille de sa maison et de son année et avec qui elle devait rendre un devoir en métamorphose. Alors si elle se présentait c’était uniquement question de politesse, pas par volonté de faire la conversation, de toute manière elle évitait généralement les gens à Poudlard, sinon elle finissait par être gentille, par les amadouer, par s’y attacher, par les poignarder dans le dos, par s’en vouloir et par souffrir. Ça en devenait vraiment lassant.

Alors elle attendait là, plantée, bien droite, sur ses deux pieds, que la bleu et bronze – puisqu’il ne fallait pas être un génie pour reconnaître un écusson – daigne lui fournir une réponse, l’ignorer dans les règles de l’art ou lui signifier que de toute manière elle ne lui donnerait pas son identité. Sachant que si elle optait pour une des deux dernières options Eileen la placerait directement dans la case : « à éviter », ce serait dommage parce qu’elle avait une bonne tête, le genre à qui on a envie de faire confiance, et puis elle était chez Serdaigle, la petite blonde n’avait rien contre eux, au contraire, elle les estimait énormément depuis que sa cousine y avait été répartie.
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MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Jeu 8 Mai - 22:18


Citation :
Mademoiselle Kane,

Nous avons l’honneur de vous informer que votre réinscription à Beauxbâton dans le cadre de l’année 2006-2007 à été bien prise en compte. La direction et le corps professoral de notre école se réjouisse de vous savoir de nouveau parmi nous.

Ci-joint, la liste des fournitures nécessaires pour votre année.

Veuillez prendre note des changements apportés aux règlements depuis votre départ.
Bien à vous,



Claudine Prunelle,
Sous directrice de Beauxbâton.


Voilà la lettre qu’elle avait reçue ce matin. Elle avait feint la tristesse devant Wayland puisqu’il était à côté d’elle à table puis s’était levée sous prétexte qu’elle devait envoyer un courrier à sa mère. Pour le moment, tout se déroulait comme prévu. Lentement mais surement, on savait que la petite Kane, à l’origine de tant de maux cette année, ne resterait pas à Poudlard une année de plus. Ca semblait logique, après les blessures qu’elle avait reçu, son statut, on ne pouvait que s’attendre à la voir partir. Officiellement, c’est d’ailleurs ce qu’elle faisait, de mauvaise grâce mais elle partait. Elle avait dis à sa mère qu’elle retournerait en France à la fin de l’été et aux dernières nouvelles, sa famille pensait la revoir bientôt. Sa sœur lui avait même écris, chose exceptionnelle, pour lui dire qu’elle avait aménagé sa chambre selon ses goûts. Mary ne doutait que celle-ci serait probablement très caricaturale. Quel dommage qu’elle ne puisse jamais la voir. Autant dire que si elle suivait ses plans jusqu’au bout, c'est-à-dire partir avec Vaas, elle n’aurait probablement pas l’occasion de revoir sa famille et ses amis.

Était-elle triste à cette idée ? Une partie d’elle l’était, sans aucun doute. Ca n’aurait pas été normal si elle ne l’avait pas été. Au moins, il y aurait Llew, elle avait eu beau faire, il n’avait pas voulu en démordre, il viendrait avec elle. Autant dire qu’elle ne savait pas encore comment annoncer la nouvelle à son père. La proposition la concernait elle, et elle seule. Mais pour ça il aurait fallu qu’elle puisse le contacter et cette partie là n’était pas gagné, en particulier quand on savait que Vaas ne savait pas lire. Bien entendu, il ne lui avait pas dis ouvertement, mais il l’avait sous-entendu quand il lui avait tendu les papiers que Benjamin Mulciber avait volé chez le Directeur de l’Ordre Nouveau. Du reste, elle ne désespérait pas de décourager Llewelyn. Venir avec elle relevait du suicide social pour lui. Il était animé par ses passions et elle par sa raison mais il était probable qu’il regrette sa décision un jour, quand il serait trop tard pour revenir en arrière. Elle n’avait plus rien à perdre, lui bien. Quoiqu’il en soit, elle préférait ne pas y penser pour le moment. C’était déprimant et elle tournait en rond sans trouver de solution qui lui convienne.

Juste après la pause déjeuné, avant que les cours ne reprennent, elle avait péniblement monté les marches pour aller jusqu’à la volière écrire une lettre à sa mère, lui indiquant qu’elle avait bien reçu la lettre confirmant son inscription à Beauxbâton. En chemin, elle fit un crochet par les toilettes du sixième étage pour se laver les mains. Elle resta un moment dans l’embrassure de la porte, se demandant quand est-ce que les toilettes du sixième avaient été reconverties en salle d’entrainement. Et constata que sa camarade semblait avoir du mal à lancer un Incendio.  Sa camarade ne la remarqua que quand elle voulu aller se laver les mains. Mary rougit, consciente qu’elle l’avait observée de manière insistante sans le vouloir. Elle posa ses béquilles sur le rebord de l’évier et ouvris la vanne pour se laver les mains à son tour. La jeune fille se présenta à elle, souriante et amicale. La Serdaigle se sentit étonnée, si les Poufsouffles n’étaient, en général, pas trop désagréable avec elle, elle savait que son nom était honni chez les Serpentards. Après tout, on l’accusait d’avoir pervertis un de leurs. De l’avoir forcé à déshonorer son sang-pur. Ca amusait toujours Mary. Comment, en la voyant, pouvait-on s’imaginer qu’elle soit assez rusée et séductrice pour forcer Llew à faire quelque chose qu’il n’avait pas envie de faire.

La jeune fille était sa cadette d’un an et ne semblait pas agressive, preuve s’il en était que les toilettes étaient en effet un lieu neutre pour les filles. Mary sans se départir d’une certaine gêne qui pouvait passer pour de la froide réserve se présenta à son tour.

« Mary Kane, je suis en sixième. »

Elle ne prit pas la peine de préciser sa maison, c’était inutile. De un, son uniforme l’indiquait, de deux, elle n’était pas sûre qu’une seule personne dans le château n’ait pas entendu parler de la fille de Serdaigle torturé par H et Ariana dans le local de l’élite, entrainant leur renvois immédiat de l’école. Elle jeta un œil au manuel que la jeune fille avait emporté avec elle et déclara :

« Essayer de jeter un Incendio dans un endroit aussi humide n’est peut-être pas l’idéal. Tu as peu de chance d'obtenir un résultat optimal. »

Le rouge lui monta aux joues tandis qu’elle parlait. En temps normal, elle n’aurait même pas oser donner son opinion à quelqu’un qu’elle venait juste de rencontrer, preuve qu’elle faisait des efforts. Et des efforts, il allait falloir en faire quand elle serrait avec Vaas.

« Tu t’entraines pour un examen ? »

Les cinquièmes passant leur B.U.S.E.S. prochainement, elle ne voyait pas d’autres raisons qui auraient poussé la jeune fille à lancer des sorts dans les toilettes des filles. Quoique, quand on y pensait après presque une année où les élèves n’avaient pas pu pratiquer la magie en dehors des heures de cours, on voyait arriver des choses étranges à Poudlard.

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Eileen A. Anderson


MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Mar 3 Juin - 19:19

La façon dont la vie se déroulait à Poudlard était étrange ces derniers temps. Il y avait eu toutes ces agressions, ces règlements de comptes, ces chamailleries et finalement l’arrivée d’une nouvelle inquisitrice qui, malgré le climat encore légèrement pesant autorisait la magie au sein de l’école en dehors des heures de cours ce qui, en dépit de la stature et du charisme impressionnant de l’inquisitrice, était un peu la porte ouverte à toutes les dérives, surtout en ces temps troublés autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’école. Alors bien sûr Eileen n’allait pas s’amuser à taper gratuitement sur les gens parce que pour commencer elle trouvait ça inutile et malgré son statut de sang elle n’avait pas envie de se retrouver dans le bureau de la directrice. Premièrement parce qu’elle était issue d’une lignée de mages blancs ayant chassé, combattu et tué des mages noirs pendant plusieurs siècles et que, deuxièmement, cela l’étonnerait que Bellatrix Lestrange la laisse s’en sortir comme ça alors qu’elle était une proie facile sur laquelle elle pourrait assouvir ses besoins les plus sadiques de torture et de souffrance humaine. Voilà pourquoi elle ne faisait que s’entraîner à lancer des sorts dans les toilettes des filles.
Mais Eileen ne put penser bien longtemps à si elle connaissait déjà cette fille en face d’elle que son nom ne laissa aucunement place au doute. Oh. Oui. Forcément. Il fallait que la seule fille qui l’interrompe dans les toilettes soit la fille la plus détestée du collège. Bon. Décidée à rester dans une zone neutre et qu’engager un combat serait franchement stupide et simplement bon à s’attirer des ennuis et que de toute manière si quelqu’un venait à entrer elle n’aurait qu’à faire comme si elle ne connaissait pas l’identité de la jeune femme ou s’en aller tout simplement en ignorant royalement tout le monde. Bref. Elle pouvait lui parler calmement en dépit de la haine qu’était obligé de lui vouer chaque sang pur et/ou Serpentard (voire sang-mêlés de toutes maisons si ça les amusait), classes auxquelles elle appartenait.
Elle se contenta donc de sourire, simplement, sans relever, de toute manière que pouvait-elle dire ? « Oh mais oui je te connais, tu es celle qui a perverti un Serpentard de sang pur déjà soupçonné de plus facilement tomber dans le bourbisme depuis que son frère a succombé aux tentations de l’ennemi. Ah et tu es détestée par toute l’école. Heureuse de faire enfin ta connaissance, j’espère juste qu’on ne nous verra pas parler ensemble parce que je tiens au peu de crédibilité que j’ai acquis durant mes années à Poudlard. »
Heureusement pour elle, la Serdaigle enchaîna sur autre chose, probablement habituée au fait que les gens ne sachent pas quoi lui dire lorsqu’ils se retrouvaient en face d’elle pour la première fois.


« Essayer de jeter un Incendio dans un endroit aussi humide n’est peut-être pas l’idéal. Tu as peu de chance d'obtenir un résultat optimal. Tu t’entraines pour un examen ? »

Quand elle la vit rougir elle lui rappela étrangement Kimeria MacFusty, cette petite Poufsouffle qu’Eileen avait rencontré il y a peu de temps et ramassé après qu’elle se soit fait sévèrement cogner par une bande de blaireaux. La même façon de penser que donner son avis, parler un peu trop, faire un geste un peu trop spontané était une chose horrible que personne ne pourrait jamais lui pardonner. C’était usant de tomber sur des personnes avec si peu d’estime d’elles-mêmes. Au moins celle-ci parlait sans qu’on soit obligé de la lancer sur plein de sujets différents en espérant qu’au moins un accroche son attention et lui délie la langue.
Et puis elle ne disait pas que des inepties, ça paraissait même être des conseils intéressant. Bien sûr, lancer un sort de feu dans un endroit où elle était entourée d’eau était stupide et ne pouvait pas vraiment fonctionner. Mais de toute manière, elle savait déjà que peu importait l’endroit où elle le lançait, cet incendio n’était définitivement pas son meilleur ami. Elle n’avait même pas honte d’avoir raté un sort aussi basique et élémentaire que celui-ci mais elle savait très bien qu’elle ne pouvait pas dominer tous les éléments et qu’il y en aurait qui lui résisteraient.
Elle haussa donc simplement les épaules avant de répondre.


« Oui probablement, enfin ce n’est pas comme si le feu était mon point fort. Mais je ne désespère pas d’en trouver un. Probablement un sort de terre ou d’air. Peut-être même d’eau qui sait. Enfin peu importe. »

Elle prit quelques instants pour faire une petite pause et lancer un accio vers ses manuels pour ensuite les poser à ses pieds, ça ferait moins de chemin à parcourir quand elle voudrait repartir. La magie était tout à fait adaptée aux personnes feignantes et qui étaient toujours à la recherche de la moindre chose pouvant améliorer leur confort de vie. Et l’accio était vraiment des plus utiles pour un but tel que celui-ci il fallait le reconnaître. Eileen n’était pas particulièrement feignante mais elle appréciait parfois cette possibilité d’accélérer les choses, de s’épargner des efforts.

« Ce n’est pas vraiment pour réviser mes B.U.S.E.S., c’est plutôt pour un entraînement personnel, une sorte de liste de faiblesses et de forces. J’aimerais bien essayer de développer un style de combat qui m’est particulier mais pour ça il faut déjà que je trouve mon véritable point fort, je me disais que l’élémentalisme était un bon point de départ, heureusement que mes parents ont pas mal de livres sur le sujet au château de Dunrobin parce que j’ai eu beau chercher, impossible de trouver beaucoup de livres portant sur d’autres formes de magie que la plus sombre d’entre elles. Et très franchement, la magie noire ce n’est vraiment pas mon truc. Ça doit être de famille j’imagine. »

Eileen avait de moins en moins de mal et de moins en moins peur de parler de son aversion de la magie noire avec les autres élèves. Bien sûr elle ne le criait pas sur tous les toits et ne le disait pas à n’importe qui mais elle estimait que Mary Kane, celle qui avait été torturée presque exclusivement avec des sorts de magie noire et qui plus est par le fou le plus fanatique de cette magie de l’école pourrait comprendre le fait qu’elle n’enchantait pas la Serpentard. Et même si elle n’approuvait pas, Eileen était sûre que la Serdaigle ne trouverait absolument aucune utilité à aller le répéter à tout le monde. De toute manière à qui pouvait-elle le répéter à part à Llewelyn Mulciber ? Ou des élèves lambda et inconnus qu’elle connaissait vaguement ? Elle n’avait plus personne, et il n’y avait aucune raison de s’ne méfier, de plus c’était vraiment tout sauf une information capitale. Personne ne se souciait non plus de la pauvre Eileen Ava Anderson en cinquième année chez Serpentard.

Pour revenir aux B.U.S.E.S., elle les travaillait, bien sûr, elle était convaincue de l’importance des diplômes et du savoir académique, quoi qu’en dise Tryan. Elle considérait important ce genre d’évènements dans la vie d’un élève et s’y préparait depuis quelques mois déjà, rassemblant ses cours, les résumant, en plus de son travail extra-scolaire que constituait la recherche d’un style magique. Mais encore pour cette recherche-là, elle verrait tout avec son cousin en temps voulu, elle était sûre qu’il saurait la guider sur le bon chemin, elle voulait juste effectuer une sorte de premier déblayage un peu grossier, certes, mais utile.

Le ton neutre, presque amical avec lequel elle parlait à la Serdaigle et le sourire qu’elle ne quittait donnait l’impression que les deux jeunes filles se respectaient mutuellement et qu’aucune haine ne pourrait s’immiscer entre elles. Ce qui était faux bien évidemment, Eileen ne portait pas Mary dans son cœur car elle était avérée bourbiste (au moins selon Ariana Bedan que la Serpentard respectait malgré tout), et un danger pour l’école. Il ne lui en fallait pas plus pour affoler ses sens de sang pur et puriste. Cependant, une discussion sans accroc n’était pas obligée d’aboutir sur quoi que ce soit. C’était neutre, pas d’amitié, ni d’inimitié.

Bienvenue dans la zone tampon Mary Kane.
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MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Sam 7 Juin - 14:51

Mary Kane savait-elle que la plupart des élèves de Poudlard la détestaient ? Oui. Sans l'ombre d'un doute. Ça l'avait tout d'abord blessée. Aucun adolescent ne veut être détesté par ses pairs. Bien entendu, il y avait une raison à cette haine aveugle qu'on lui portait. Mary ne la trouvait pas rationnelle, mais elle existait tout de même. On avait fait d'elle une mauvaise puriste quand elle ne demandait qu'à apprendre. On l'avait stigmatisée, montée au pilori, fais d'elle un bouc émissaire. Valverde avait amorcé le mouvement, et Ariana, par pure vengeance personnelle, avait continué la croisade de son ancien mentor contre elle. Si cette constatation avait cruellement blessé l'enfant qu'elle était, l'adolescente qu'elle était devenue en riait. Elle riait jaune, mais elle en riait tout de même. Llewelyn l'aidait à relativiser les choses. Elle regardait les gens passer autour d'elle. Ces adolescents heureux qui ne semblaient pas avoir d'autre problème que le prochain devoir de Potions à rendre. Ils vivaient leur histoire sans histoire avec leurs camarades pensant que l'amitié qu'ils partageaient était éternelle. Ils étaient plus naïfs qu'elle au final. Confondre camaraderie et amitié était une erreur qui pouvait s'avérer fatale. Mary ne désirait pas de camarade. Ils étaient inutiles parce qu'ils lui tourneraient le dos au premier ennui qui se présenterait devant elle. Et Salazar savait qu'elle les attirait comme des mouches. Ce dont, elle avait besoin, c'était des amis. Des gens sur qui elle pouvait compter en cas de problème. Elle avait Jill, Wayland, Jellyka et Tally. Elle savait que si elle avait un souci, comme pour son accrochage avec Nash, elle pouvait compter sur eux sans l'ombre d'un doute. Pour Wayland, c'était plus compliqué, il y avait Ariana qui dressait une barrière entre eux. Une barrière infranchissable et incompréhensible aux yeux de la Serdaigle. Elle n'avait jamais compris le lien qu'ils partageaient. Elle n'essayait d'ailleurs pas de le faire, elle savait que Wayland ne comprenait pas non plus ce qu'elle faisait avec son frère. Dans cet étrange monde qui était le sien, Mary savait qu'elle pouvait compter sur eux, tant qu'elle serrait à Poudlard en tout cas. Après, il n'y aurait plus que Llewelyn et elle. Ils serraient seul mais seul à deux.

Qui étaient Eileen Anderson dans tout ça ? Une Xème élève la méprisant tout bas sans le dire tout haut ? Sans l'ombre d'un doute. Elle appartenait aux Serpentards et Mary n'était pas assez naïve pour croire que la maison verte et argent la portait dans son cœur quand elle était une des causes du renvoi d'Ariana Bedan, de la chute de l'Élite et de, ce qu'ils estimaient être, la défection de Llewelyn Mulciber. Non, il était très probable qu'Eileen la déteste mais Mary n'en avait cure. Ce qui l'avait jadis blessé ne la dérangeait même plus. C'est avec sérénité qu'elle abordait cette discussion même si elle ne pouvait pas se défaire de sa gêne. C'était comme un tic, une vieille habitude, trop ancrée en elle pour qu'elle sache vraiment comment s'en débarrasser. Elle tentait de le faire et si ses progrès étaient spectaculaires, ils ne l'étaient toutefois encore pas assez. Néanmoins, comme la discussion était intéressante et que sa camarade de Serpentard ne manifestait aucun signe extérieur d'agacement quant à sa présence, Mary décida de continuer :

« Quand j'étais à Beauxbâton, mon professeur de Sortilège disait qu'on mettait souvent des années pour trouver sa véritable affinité. D'après sa théorie, si le feu est ton point faible il y a des chances que tu aies une affinité avec la glace ou l'eau. Je sais qu'on sépare souvent la glace de l'eau, mais mon professeur disait que c'était deux éléments qui pouvaient facilement être classés dans la même catégorie. Évidemment, ce n'est qu'une théorie parmi tant d'autre. »


Elle haussa les épaules pour casser le sérieux de son propos, signifiant par là qu'elle ne faisait que supposer.

« Je l'avais néanmoins trouvé intéressante. La France a une façon différente d'envisager la magie. »

Beauxbâton, contrairement à Poudlard, était beaucoup moins axé sur la magie noire. Mary n'en avait d'ailleurs jamais autant pratiqué qu'ici. C'était probablement en partie de là que provenaient ses difficultés avec cette matière. Elle n'était pas la seule apparemment puisqu'Eileen disait avoir du mal aussi. Il y avait néanmoins dans sa voix une note de désapprobation qu'elle ne cachait quand elle parlait de magie noire. D'après son sous-entendu, Mary imaginait que sa famille ne devait pas être une grande partisane de cette forme de magie. Il était intéressant de noter que, même huit ans après l'arrivée du Seigneur des Ténèbres au pouvoir, la magie noire était toujours perçue comme une branche très négative de la magie. On ne se défaisait pas facilement des vieux préjugés.

« J'ai toujours eu beaucoup de mal avec la magie noire jusqu'à maintenant. Un manque de pratique je suppose. On ne l'enseigne pas avec la même intensité qu'ici en France. Maintenant ça va mieux. »

Oui, ironiquement, depuis que H l'avait torturée, ça allait mieux. Étais-ce parce qu'elle avait appris ce qu'était réellement la douleur ou simplement parce que sa mentalité avait changé ? En tout cas, sa relation avec la magie noire semblait avoir changé. Étais-ce parce qu'elle avait appris ce qu'était réellement la douleur ou simplement parce que sa mentalité avait changé ? Elle se retrouvait, contre toute attente, assez intéressée par cette forme de magie. Y avait-il vraiment une forme de magie plus noire qu'une autre. Elle rejoignait Grey dans sa pensée. Plusieurs sorts classés dans la catégorie magie « blanche » permettait de blesser son adversaire, voir de le tuer d'une façon aussi ignoble qu'avec la magie noire.

« Je me demande, et je ne dis pas que j'ai raison, si la magie noire ne demande pas une certaine connaissance de la douleur pour avoir une affinité avec elle. Par douleur, j'entends une peine physique comme mentale. J'ai l'impression que c'est un style de magie qui demande de connaître les conséquences du sort qu'on va lancer. Au final, si on parle de combat. La magie noire, comme la magie blanche peut servir à tuer et à blesser des gens. »

Délaissant ses béquilles contre le mur, elle ouvrit une vanne d'eau pour se laver les mains et continua sa réflexion :

« Le Professeur Madne disait dans son cours sur les potions complexes, que pour réussir correctement un philtre d'amour par exemple, il faut connaître l'amour. Bien entendu, quelqu'un qui ne le connaît pourra la réussir mais elle ne le serra jamais autant que quelqu'un qui connaît ce sentiment. Je crois que c'est à peu près pareil pour les arts qu'on classe dans la magie noire. Chaque action à un prix et quelqu'un qui connaît son prix la pratiquera mieux que quelqu'un qui ne le connaît pas. Je crois que c'est une des différences fondamentales avec la magie blanche. »

S'essuyant les mains, elle referma la vanne d'eau et se tourna vers Eileen avec un sourire contrit.

« J'extrapole n'est-ce pas ? Tu n'as pas encore eu le cours sur les potions complexes en plus. »

Eileen étant en cinquième, il était certain qu'elle n'avait pas eu ce cours mais Mary aimait discuter des différentes théories existantes sur la magie. Elle était sorcière et chaque jour, elle s'émerveillait de ce don qui la rendait différente et supérieure aux moldus. Elle ne comprenait pas qu'on puisse s'intéresser à la magie sans s'intéresser à son fonctionnement et ses origines.

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MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Lun 9 Juin - 22:24

Tic, tac, tic, tac. L’heure avançait mais Eileen était toujours là. Pourquoi ? Parce que cette Mary Kane avait décidé de lui parler et de lui tenir la jambe un peu. Et puis finalement il fallait reconnaître que ce qu’elle racontait n’était pas si inintéressant ou idiot que ça. Il fallait dire qu’elle était Serdaigle et qu’Eileen n’en attendait pas moins d’elle. Elle pouvait bien rester un peu ici, elle avait l’air d’avoir encore plus de choses intéressantes à dire. Mais surtout, c’est le mot « Beauxbâtons » qui retint vraiment son attention.

« Quand j'étais à Beauxbâtons, mon professeur de Sortilège disait qu'on mettait souvent des années pour trouver sa véritable affinité. D'après sa théorie, si le feu est ton point faible il y a des chances que tu aies une affinité avec la glace ou l'eau. Je sais qu'on sépare souvent la glace de l'eau, mais mon professeur disait que c'était deux éléments qui pouvaient facilement être classés dans la même catégorie. Évidemment, ce n'est qu'une théorie parmi tant d'autre. Je l'avais néanmoins trouvé intéressante. La France a une façon différente d'envisager la magie. »

Hmm. Beauxbâtons. Elle était Française donc ? Évidemment ce qu’elle racontait sur les affinités intéressait aussi Eileen mais elle ne s’attendait tellement pas à trouver à Poudlard quelqu’un connaissant aussi bien la France, y ayant vécu et étudié. Le pire était tout de même qu’elle avait maintenant presque envie de passer du temps avec une paria. Bien sûr elle ne le fera pas, elle ne la côtoiera plus, dès qu’elles sortiront de ces toilettes elles retourneront à leur petite vie et Eileen ne l’approchera plus même si l’envie ne lui manquera probablement pas.
Il lui fallait donc profiter de la présence de la demoiselle qu’elle ne portait toujours pas dans son cœur mais qu’elle parvenait malgré tout à respecter. Quoi qu’en disent les autres, Kane était une personne intéressante et intelligente par-dessus le marché. Avant que la Serdaigle ne reprenne, Eileen s’exprima à son tour.


« La glace ou l'eau c'est intéressant. Je pensais de toute manière me pencher de plus près sur les sorts de pierre ou de glace, je ne vois mon affinité que dans ces deux éléments, disons que le feu était juste pour corroborer mes hypothèses, je en serai jamais pyromancienne. Pas que ça me dérange d'ailleurs.
Quant à Beauxbâtons j'ai failli y aller, et honnêtement je pense que j’y serais probablement lieux lotie qu’ici. Tryan me dit qu’il suffirait que je lui demande pour qu’il envoie une lettre de recommandation à Madame Maxime et que j’intègre l’école à mon tour. Ma mère y a étudié. Cependant, j’ai toujours étudié à Poudlard et j’ai l’impression que ma place est ici, dans cette école, même si elle est loin d’être parfaite, que je ne m’y sens pas toujours à l’aise, c’est un mal pour un bien au final, après avoir terminé ma scolarité je pourrai plus aisément intégrer le Ministère ou l’Intendance qu’en allant en France. »
D’un coup, presque même malgré elle, trop heureuse d’avoir trouvé quelqu’un qui pourrait la comprendre elle termina sa phrase en français. « Comment c’était à Beauxbâtons ? Tu sais je ne suis jamais partie dans la France mais c’est comme si j’étais quand même un peu un Française au fond de moi. Ma mère elle est de là-bas. »

Bon son français n’était pas parfait, elle ne le parlait pas parfaitement mais elle parvenait à se débrouiller très largement même si elle faisait des fautes assorties d’un petit accent anglais qu’elle parvenait difficilement à dissimuler. Elle avait beau parler français avec sa mère à la maison, elle ne pouvait le faire que lorsque son père n’était pas dans les parages. De toute manière il ne fallait rien faire en sa présence, il ne devenait que plus grincheux avec les années et un rien l’irritait.

« J'ai toujours eu beaucoup de mal avec la magie noire jusqu'à maintenant. Un manque de pratique je suppose. On ne l'enseigne pas avec la même intensité qu'ici en France. Maintenant ça va mieux. Je me demande, et je ne dis pas que j'ai raison, si la magie noire ne demande pas une certaine connaissance de la douleur pour avoir une affinité avec elle. Par douleur, j'entends une peine physique comme mentale. J'ai l'impression que c'est un style de magie qui demande de connaître les conséquences du sort qu'on va lancer. Au final, si on parle de combat. La magie noire, comme la magie blanche peut servir à tuer et à blesser des gens. »

Comment ça, ça allait mieux ? Elle s’était pris une mandale bourrée de magie noire par le lion le plus sadique de Poudlard et ça allait mieux ? C’est un raisonnement qu’Eileen ne pouvait suivre, elle ne comprenait pas en quoi ça pouvait aller mieux après un tel évènement mais la laissait poursuivre, elle soulevait, malgré tout, des points intéressants. Et la Serpentard ne pouvait que l’approuver mais choisit de ne pas l’interrompre parce que premièrement ce serait impoli et deuxièmement elle était trop absorbée par les paroles de la Serdaigle pour le faire.

« Le Professeur Madne disait dans son cours sur les potions complexes, que pour réussir correctement un philtre d'amour par exemple, il faut connaître l'amour. Bien entendu, quelqu'un qui ne le connaît pourra la réussir mais elle ne le sera jamais autant que quelqu'un qui connaît ce sentiment. Je crois que c'est à peu près pareil pour les arts qu'on classe dans la magie noire. Chaque action à un prix et quelqu'un qui connaît son prix la pratiquera mieux que quelqu'un qui ne le connaît pas. Je crois que c'est une des différences fondamentales avec la magie blanche. J'extrapole n'est-ce pas ? Tu n'as pas encore eu le cours sur les potions complexes en plus. »

Tout ce qu’elle disait avait du sens et se tenait, même si Eileen se serait bien passée du passage sur les philtres d’amour mais comme il s’avérait que ce n’était qu’un exemple pour appuyer son argumentation elle laissa couler. Eileen sourit, amusée, et pour une fois sincèrement. Depuis qu'elle avait commencé à s'exprimer sur la magie noire elle était revenue à l’anglais pour pouvoir s’exprimer de manière plus fluide et sans erreurs.

« Bien sûr la magie blanche peut blesser, elle peut servir lors d’un duel ou d’une bataille tout simplement parce que l’on peut aussi utiliser des sorts blancs pour attaquer. La différence réside dans l’intention du lanceur, tout simplement. J’ai dans l’idée que l’utilisation pleine et entière de la magie noire nécessite l’envie de souffrance, de faire souffrir en tout cas. Un peu à l’image du doloris. Je trouve horrible le fait que toute la puissance d’un homme réside dans la torture gratuite. Le mage blanc ne torture pas pour le plaisir, il se défend ou même attaque mais pas sans raison, le but n’est pas d’occasionner une souffrance insoutenable, ce serait barbare. Bien évidemment, à un moindre niveau la magie noire peut être utilisée sans forcément avoir envie de faire souffrir gratuitement mais juste pour se défendre ou pour en finir rapidement mais je reste convaincue que lorsque toute la magie d’un sorcier est tournée vers le côté sombre il faut réellement n’avoir aucun scrupule ou même trouver de la jouissance dans le fait de rendre un homme fou après lui avoir lancé des sorts tous plus tordus les uns que les autres. »

Plus personnellement encore elle considérait la magie noire comme impie et impure. Elle déshonorait le sorcier qui s’en servait pour torturer et noircissait son âme si elle ne l’était pas encore. Le côté croyant et respectueux de la religion qu’elle avait reçu de sa famille, principalement de sa mère la poussait à mener ce genre de réflexion, elle tenait trop à garder une âme pure pour user quotidiennement de ce genre de sortilèges et c’est pour cela qu’elle ne se sentait pas à l’aise dans une école qui transpirait les mauvaises pratiques magiques. Sauf qu’elle ne le dirait pas. Car même si elle s’était réellement laissée aller en discutant magie noire avec Mary, elle n’était toujours pas prête à révéler sa foi qu’elle intériorisait et le combat contre la magie noire qu’elle tentait de mener à l’intérieur même des murs de Poudlard, au moins pour elle-même.

Pour se rapprocher de son interlocutrice, la Serpentard alla s’appuyer contre les lavabos, elles étaient ainsi réellement face à face et une distance d’approximativement un bras entre elles.


« Pour moi, il est plus que possible de s’en sortir sans pratiquer la magie noire, même ici, en Angleterre. Le tout est d’être assez doué pour le faire oublier j’imagine. Mais j’ai hâte d’achever ma scolarité pour ne plus avoir à supporter les cours de magie noire obligatoires. Encore que cette année passait encore, le professeur Grey est loin d’être le pire prof qu’on ait pu avoir et j’ai même fini par aller sans appréhension à ses cours. »

Haussant les épaules, elle s’appuya encore un peu plus contre la céramique.

Plus elle parlait avec la bleu et bronze plus elle oubliait qu’elle était censée la répudier et la « détester » et appréciait vraiment ce moment et cette discussion, ça la changeait vraiment de la compagnie de Regina qu’elle ne supportait vraiment plus. Elle aurait pu avoir ce genre de discussion avec sa cousine sauf que quand elles se voyaient elles ne se parlaient pas vraiment, c’était étrange comme relation mais Eileen aimait ça, elle l’aimait parce que c’était spécifiquement réservé à Tiéphaine et que c’était son seul vrai moment de pause.
Il fallait croire que les toilettes avaient vraiment le pouvoir d’apaiser les mœurs ou au moins de servir de terrain neutre.
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MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Jeu 19 Juin - 11:20

En général, on ne passait pas autant de temps aux toilettes. Pas Mary en tout cas. Ce n'était pas son lieu de prédilection. À bien y penser, ce n'était le lieu de prédilection de personne-ci ce n'est celui de Mimi Geignarde. Affreux spectre qu'elle était. Toujours en train de pleurer, geindre et tenter de se venger sur les élèves. Aigrie avant l'âge. Quoiqu'il y avait bien longtemps que Mimi n'avait plus seize ans. Depuis combien de temps était-elle morte celle-là d'ailleurs ? Elle aurait aimé poser la question, elle l'aurait probablement fait si Mimi n'avait pas été ... Aussi, Mimi en fait. Poser ce genre de question à un fantôme pouvait s'avérer dangereux. Certains adoraient parler de leurs morts, tellement qu'il était impossible de les faire taire. Certains détestaient qu'on la mentionne et réagissait très mal. Elle se souvenait de sa première année, quand elle était arrivée à Poudlard, on murmurait qu'un fantôme avait attaqué une jeune fille qui lui avait demandé comment il était mort. On disait qu'elle n'avait plus jamais été la même après ça. Quand elle y pensait, Mary se disait que ce n'était probablement que des racontars destinés à effrayer les premières années naïves qu'elles avaient étés. Néanmoins, on n'était jamais trop prudent et honnêtement, Mimi était tout simplement imbuvable.

Quoiqu'il en soit, on en revenait au point de départ, ça commençait à faire un moment qu'elle était ici en compagnie d'Eileen. Ça ne la dérangeait pas pourtant, elle n'était pas pressée et la discussion était intéressante. Le seul bémol qu'elle aurait pu noter, c'était l'endroit. Discuter dans les toilettes n'était pas la chose la plus agréable au monde. Et pourtant, paradoxalement, c'était un des lieux ou les gens parlaient le plus. Les toilettes des filles fonctionnaient d'une façon étrange. C'était un endroit où les tensions s'apaisaient, une zone plus ou moins neutre destinée aux conversations et ragots en tout genre.

Il était probable qu'en dehors de ce lieu qu'étaient les toilettes, Miss Anderson de la maison de Salazar Serpentard, ne lui aurait même pas accordé un regard. Ici, elles pouvaient discuter d'égale à égale. Peut-être pas « égale » en bonne sang-pur, la jeune fille devait se sentir supérieure à Mary et c'était un point que la Serdaigle ne lui contestait pas. C'était son droit de naissance. À défaut de discuter d'égale à égale, on pouvait au moins parlé sans mépris trop affiché.

Pour en revenir à la discussion en cours. L'idée qu'elle ait une affinité avec la glace ou l'eau semblait probable aux yeux de Mary. En particulier si elle avait du mal avec le feu. Elle-même se demandait quel était le style de magie qui lui convenait le mieux. Elle ne s'était jamais vraiment posé la question. Mary était plus douée pour la théorie que la pratique. Trop timorée, sa peur d'être ridicule en public l'empêchait de pratiquer correctement. Elle n'avait pas l'impression que le combat était fait pour elle. Ironiquement, elle allait devoir apprendre. Avec Vaas, c'était inévitable, mais ce n'était pas auprès de lui qu'elle apprendrait la magie. Sa prédilection allait aux armes moldues. Avec qui pourrait-elle apprendre ? La question restait ouverte.

Qui était Tryan ? Probablement, quelqu'un de sa famille, elle ne le disait pas. En attendant, elle semblait clairement avoir une certaine nostalgie de la France ou du moins, envie de la connaitre vu qu'elle n'y était jamais allée. C'était amusant en un sens, un peu à l'image de Tally qui regrettait la France et Beauxbâton quand Mary n'avait jamais eu aucune envie d'y retourner. Elle choisit de lui répondre en Français puisqu'Eileen lui donnait la réplique :

« Je crois que tu as raison, tu auras bien plus de chance de trouver du travail en sortant de Poudlard. J'ai entendu dire qu'ils préféraient les gens qui avaient étudié en Angleterre. Beauxbâton, je ne peux pas mentir, c'était très beau. Quand on arrive à Poudlard, il y a une impression de puissance en voyant le château. On sent toute l'histoire et les secrets qu'il recèle. Beauxbâton, c'est calme, élégant, très discipliné. Il y a une grande différence avec ici. J'aimais bien Beauxbâton, mais je voulais revenir ici. Je suis anglaise après tout et l'Angleterre me manquait. Mais finalement, peut-être que Poudlard n'était pas fait pour moi, j'y retourne l'an prochain. »

La version officielle qu'elle prenait soin de rependre l'air de rien. Jusqu'à preuve du contraire, Poudlard l'avait défaite et c'était la tête basse qu'elle rentrait en France finir sa scolarité.

« De qu'elle région est originaire ta mère ? »

En Français, même si ça faisait un an qu'elle ne le pratiquait plus, elle se débrouillait bien. Question d'habitude. Elle avait vécu cinq ans en France, son beau-père était Français et son petit frère parlait mieux Français qu'Anglais, néanmoins, elle aussi faisait quelques erreurs involontaires. Repassant à sa langue maternelle pour continuer la conversation, elle écouta d'abord ce que la jeune fille lui disait. Elle n'était clairement pas à l'aise avec la Magie Noire. Mary pouvait le comprendre en un sens. Elle prit le temps de réfléchir avant de répondre, sa réflexion était intéressante et elle essayait de mettre correctement ses idées en place.

« Je suis d'accord avec toi dans une certaine mesure. La magie blanche et le mage blanc en théorie, s'opposent à la magie noire et au mage noir. Pourtant, ce n'est que de la théorie à mes yeux et ça reste fort réducteur. La plupart des gens utilisent aussi bien la magie blanche que la noire. Où doit-on les classer dans ce cas-là ? Sans compter qu'il y a des utilisateurs de magie blanche tordus dont le but est de faire souffrir. Je crois que tout reste dans la manière dont on utilise la magie, quelle que soit sa catégorie. Je suis d'accord avec toi, les impardonnables et en particulier le Doloris et l'Avada Kedavra se nourrissent de la souffrance et de la noirceur du lancer pour être lancer sur une victime. C'est tordu et malsain. Après, il y a de la magie noire curative aussi étrange que ça puisse paraître. Prends la magie de sang, lors d'un combat contre des bourbistes, un puriste peut se servir de l'énergie vitale de son adversaire pour se soigner. Ca reste un avantage, le bourbiste servira en fin de compte à quelque chose. Est-ce vraiment mal dans le fond ? »

Résonnement un peu tordu d'une enfant à qui on avait appris que les Puristes étaient les seules personnes qui comptaient dans le monde. Bourbistes, moldus, ces gens-là ne valaient rien. Les uns avaient trahi leur régime, leur pays, les autres n'étaient qu'une sous race tout juste bonne à être dominé par les sorciers. Son opinion changerait-elle quand elle partirait d'ici ? Elle savait que Vaas aidait les uns et les autres sans distinction. Du moment que l'argent coulait, tout lui allait. Deviendrait-elle comme lui ? Sans cause à laquelle adhérer, sans cause à défendre si ce n'était la sienne et celle de l'argent ? Elle n'en était pas encore là.

Elles étaient désormais assez proches et si on ne les connaissait pas, on aurait pu croire qu'elles étaient deux amies en train de discuter, pourtant, il n'en était rien.

« Je ne pense pas que l'utilisation de la magie noire soit obligatoire. Je crois que chaque sorcier doit utiliser la magie qui lui correspond. Utiliser une magie avec laquelle on n'est pas à l'aise, ça serrait comme être forcé de mettre des chaussures trop petites. On rentre dedans, on sait marcher avec, mais on ne marchera jamais correctement et au final, on aura mal au pied. La comparaison peut paraître simpliste, mais je crois que c'est vraiment ce qui illustre le mieux la chose. »

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MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Mar 22 Juil - 23:43

La France et les Français avaient toujours intrigué Eileen. Bien sûr sa mère l’était elle-même et lui fournissait donc un bon exemple, sans oublier Tryan De SaintClair, son cousin, mais elle ne les considérait pas comme représentants de toute la culture outre-manche. La demoiselle se prenait presque parfois à se considérer un peu Française alors qu’au fond, elle n’en avait même pas la nationalité, elle n’y avait même jamais vécu. Comment pourrait-elle être aussi sûre que ce qu’elle pourrait y voir lui plairait ? Elle se basait tout simplement sur les récits de sa mère, les beautés de Paris, des autres grandes villes, de la Normandie, pour elle, tout y était magnifique, bien plus qu’ici et sans défauts. Ce qui, bien entendu était évidemment faux mais personne ne pourrait lui enlever ça de la tête. Alors rencontrer une fille ayant habité en France, étudié à Beauxbâtons, c’était plus qu’inespéré pour elle et ça lui permettait de pratiquer un peu le français autre part que cachée chez elle, avec sa mère, loin des regards de son père qui ne supportait que l’anglais et rêvait simplement de couper sa femme de ses racines pour qu’elle soit une parfaite anglaise.

« […] Beauxbâtons, je ne peux pas mentir, c'était très beau. Quand on arrive à Poudlard, il y a une impression de puissance en voyant le château. On sent toute l'histoire et les secrets qu'il recèle. Beauxbâtons, c'est calme, élégant, très discipliné. Il y a une grande différence avec ici. J'aimais bien Beauxbâtons, mais je voulais revenir ici. Je suis anglaise après tout et l'Angleterre me manquait. Mais finalement, peut-être que Poudlard n'était pas fait pour moi, j'y retourne l'an prochain. De qu'elle région est originaire ta mère ? »

Très beau. Ce qu’elle voulait visiter cette école un jour dans sa vie, en voir l’intérieur, apprécier les dorures et les sculptures, les peintures … Si elle fermait les yeux, elle se voyait presque dans son Beauxbâtons imaginaire, celui qu’elle avait créé de toutes pièces dans son esprit, tel qu’elle imaginait l’école française à défaut d’y avoir déjà mis les pieds. Elle soupira d’aise puis répondit, souriante, sans arrières pensées pour une fois.

« J’aimerais beaucoup m’y rendre un jour. Ma mère ? Eh bien, le clan SaintClair, dont elle est issue est originaire de Normandie, nous sommes allés plusieurs fois en vacances là-bas, c’est grâce à ça que je connais plutôt bien la fin du second grand conflit moldu du 20ème siècle. Enfin surtout pour tout ce qui se passe en France, même si ça n’a pas beaucoup d’importance ici, à Poudlard. Sinon, ma mère est née à Paris, j’y suis allée seulement deux fois, c’est très joli, j’aime bien. »

Elle ne réagit pas quand elle lui dit qu’elle partait de Poudlard l’année prochaine. Que pouvait-elle faire ? Essayer de la retenir ? Non seulement c’était trop tard mais en plus elle n’était même pas son amie, Eileen ne voyait aucun intérêt à faire rester un parasite tel que Miss Kane, car même si très agréable lors d’une conversation elle n’en restait pas moins sur la liste noire de l’Intendance, ça suffisait à la Serpentard pour ne pas s’opposer à son départ. Et quand bien même elle aurait voulu la voir rester elle ne lui aurait pas dit, premièrement parce que ce n’était pas sa vie et deuxièmement parce qu’elle ne pouvait pas se permettre d’afficher une quelconque affection pour la Serdaigle, c’était tout bonnement impossible.

« Je suis d'accord avec toi dans une certaine mesure. La magie blanche et le mage blanc en théorie, s'opposent à la magie noire et au mage noir. Pourtant, ce n'est que de la théorie à mes yeux et ça reste fort réducteur. La plupart des gens utilisent aussi bien la magie blanche que la noire. Où doit-on les classer dans ce cas-là ? Sans compter qu'il y a des utilisateurs de magie blanche tordus dont le but est de faire souffrir. Je crois que tout reste dans la manière dont on utilise la magie, quelle que soit sa catégorie. Je suis d'accord avec toi, les impardonnables et en particulier le Doloris et l'Avada Kedavra se nourrissent de la souffrance et de la noirceur du lancer pour être lancer sur une victime. C'est tordu et malsain. Après, il y a de la magie noire curative aussi étrange que ça puisse paraître. Prends la magie de sang, lors d'un combat contre des bourbistes, un puriste peut se servir de l'énergie vitale de son adversaire pour se soigner. Ça reste un avantage, le bourbiste servira en fin de compte à quelque chose. Est-ce vraiment mal dans le fond ? »

Écoutant attentivement et sans couper son interlocutrice, Eileen ferma un instant les yeux pour imaginer la scène. Que ferait-elle si elle savait utiliser un sort de magie noire lui permettant de puiser dans l’énergie vitale de son ennemi pour se vivifier elle-même ? Chercherait-elle une alternative de magie blanche ? Il y avait forcément quelque chose comme se mettre hors de portée de l’ennemie pour tenter de se soigner un peu avec les moyens du bord tout en essayant de garder sa position. Il y avait bien d’autres possibilités encore, elle ne savait même pas la douleur qu’un tel sort pourrait infliger. Et si, bien évidemment, tous les sorts d’attaque, blancs ou non étaient faits pour blesser, l’intention n’était pas la même et on ne lui enlèverait jamais de l’esprit que l’âme d’un mage noir était aussi sombre que sa magie.

Un petit rire, presque moqueur s'échappa de ses fines lèvres entrouvertes.


« Bien sûr, tout mage blanc ne passe pas sa vie à chasser le mage noir et à vouloir les exterminer tous jusqu’au dernier. Un mage blanc se caractérise premièrement par le type de magie qu’il utilise justement. Après, il y a bien eu des dérives, des mages blancs plus conservateurs comme il en existait du côté des mages noires. L’histoire de la sorcellerie compte beaucoup de pages sombres et ensanglantées que l’on ne pourra jamais effacer. Mais que serait-on sans l’histoire ? C’est bien avec l’étude des précédents mouvements magiques que l’on apprend à ne pas reproduire les mêmes erreurs, comme l’arrivée du bourbisme ou même les traques d’autres sang-purs juste au nom de la magie qu’ils pratiquent.
Mais oui. Il peut probablement y avoir des mages blancs tordus, mais sincèrement, je ne vois pas pourquoi ils utilisent la magie blanche si c’est pour mieux la salir en l’utilisant pour torturer juste pour le plaisir. Je ne comprends pas. »


C'était ça, tout bonnement incompréhensible. Illogique et contre nature presque.

« Je ne pense pas que l'utilisation de la magie noire soit obligatoire. Je crois que chaque sorcier doit utiliser la magie qui lui correspond. Utiliser une magie avec laquelle on n'est pas à l'aise, ça serrait comme être forcé de mettre des chaussures trop petites. On rentre dedans, on sait marcher avec, mais on ne marchera jamais correctement et au final, on aura mal au pied. La comparaison peut paraître simpliste, mais je crois que c'est vraiment ce qui illustre le mieux la chose. »

Sa comparaison était même parfaite. Utiliser une magie pas faite pour nous était tout sauf intelligent. Si l’on voulait pouvoir être puissant un jour il fallait savoir sur quoi se concentrer, quoi étudier en profondeur.
La gamine haussa les épaules.


« Je suis parfaitement d’accord, on ne peut vraiment s’en sortir au niveau magique si l’on pratique un style qui ne nous correspond pas. Ou même si l’on possède une baguette ne nous appartenant pas et que l’on ne maîtrisera jamais totalement. Même si certaines baguettes ont un pouvoir d’adaptation relativement fascinant. Mais tout ceci est une autre histoire. »

Non. Eileen ne s’intéressait pas plus que ça aux baguettes, elle avait juste appris des choses à force de lire tout ce qui lui tombait sous la main dans les différentes bibliothèques où elle se rendait. Et il fallait dire que seule chez elle, tous les étés, elle avait quand même pas mal de temps, surtout qu’elle n’était pas du genre à trop traîner au lit pour rien. C’était perdre du temps vraiment bêtement.
Intéressée, la demoiselle poursuivit.


« Je me demande une chose : As-tu découvert ton affinité ? Ton style ? Je trouve ça intéressant de mettre en perspective les affinités des gens avec leur caractère ou tout du moins ce que je peux percevoir. C’est récent comme intérêt. Depuis que j’ai commencé à chercher ma propre affinité en fait. J’ai hâte que ma cousine trouve la sienne. »

La dernière phrase n’était pas tant destinée à Mary qu’une réflexion à haute voix. La brune avait beau être chez Serdaigle elle ne connaissait peut-être pas Tiéphaine qui avait tout de même deux ans de moins qu’elle et qui en plus n’adressait la parole à personne. Elle était tellement discrète que pour le voir il fallait le vouloir. Elle avait l’air bien molle et sans ambition, ce qui la rendait, pour le dire sans détour, absolument inutile aux yeux de la plupart des gens, même avec son sang-pur. Comme quoi le sang ne fait vraiment pas tout. Cependant, en dépit des remarques parfois incisives de Tryan à propos de la petite brune, Eileen la trouvait parfaitement intéressante et aimait beaucoup passer du temps avec elle, même si elles parlaient peu. Elles étaient vraiment fortes à deux. Les deux cousines contre le reste du monde. Ça ne finirait jamais comme ça mais s’il y avait bien quelqu’un sur qui elle pouvait s’appuyer c’était elle.
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MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Sam 26 Juil - 21:48

Eileen semblait vraiment avoir envie de parler de la France, et par la même occasion tenter d'exercer son français. Mary n'y voyait pas d'inconvénient. Passer de l'anglais au français dans la conversation ne lui posait pas de problème. C'était même un bon exercice, et elle constatait avec plaisir, que malgré l'absence de pratique ses derniers mois, son français n'était pas rouillé, et elle le parlait avec aisance. Quant à la France elle-même, ce n'était pas vraiment un problème d'en parler. C'était simplement qu'elle s'apercevait que ses souvenirs à ce propos étaient de plus en plus flous. Un peu comme si les cinq années précédentes étaient dans le brouillard. Il fallait dire qu'en comparaison avec l'année qu'elle avait passée ici, ses années à Beauxbâton manquaient d'intensité. Elle n'était pas triste de ne pas y retourner. Au début d'année, la France lui avait manqué, mal adaptée comme elle l'était pour revenir en Angleterre. Et maintenant qu'elle y pensait, la simple idée d'y retourner la déprimait. Sa vie était ici, en Angleterre, dans son pays. Parce que c'était chez elle. Pourquoi ? Non pas parce qu'elle y était née, mais plutôt parce qu'elle l'avait décidé. C'était ici qu'elle se sentait le mieux, malgré tout ce qui lui était arrivé. Ici, et nulle part ailleurs.

Elle avait surement idéalisé l'Angleterre avant d'y revenir, lui donnant toutes les vertus et n'y voyant pas les défauts. Un peu comme toute personne loin de la patrie qu'il aime. Maintenant qu'elle était revenue, elle voyait les défauts qui l'habitaient, mais ça ne l'empêchait pas de l'aimer pour autant. Eileen, elle, ne semblait pas aussi attachée qu'elle à son pays d'origine, et semblait rêver à d'autres horizons, ceux d'un pays qui, longtemps, avait été un ennemi.

« J'aime beaucoup le nord de la France. J'ai eu l'occasion d'aller en Normandie quelques fois et en Bretagne également. Il y a des paysages superbes. Par contre, je dois bien avouer que je suis totalement ignorante en ce qui concerne l'histoire moldue. Je sais qu'il y a eu un conflit, mais c'est à peu près tout. Grand-père et Grand-mère estimaient que l'histoire moldue n'avait rien à faire dans l'éducation d'une sorcière. »

Ses grands-parents – et ça faisait beaucoup rire Llew – avaient toujours été très vieille école. Très conservateurs, même s'ils n'étaient pas sang-pur. Ils avaient toujours été très stricts sur la façon dont on devait élever les enfants. Leur fille était un scandale à leurs yeux. Mère célibataire qui n'avait rien trouvé de mieux que de tomber enceinte d'un né-moldu hors mariage, ils avaient jeté leur dévolu sur les deux jumelles, leur donnant une éducation très stricte, pensant qu'ils éviteraient que les deux jeunes filles reproduisent les mêmes erreurs que leur mère. Bien entendu, il ne pouvait pas savoir que leur fille avait été victime d'un viol, et que, trop honteuse à l'idée de l'avouer, elle avait demandé à son petit né-moldu de l'époque de faire croire que les enfants étaient de lui. L'ami quoiqu'idiot, avait accepté de se prêter au jeu pour elle ne savait quelle raison. Autant dire qu'il devait à présent le regretter amèrement, à condition qu'il soit vivant. La seule ou Mary l'avait vu, c'était lors de son entretien à l'Ordre Nouveau pour sa commission de sécurité. Elle n'éprouvait aucun remords. Il avait joué, il avait perdu. Quant à Mary, elle avait choisi de ne pas le sauver pensant qu'il était son père, ce n'était pas maintenant qu'elle savait qu'ils n'étaient plus liés qu'elle allait le pleurer, quoiqu'il soit devenu.

Ça expliquait l'éducation drastique, voir même démodée qu'elle avait reçu. Si sa sœur n'y avait pas été réceptive, Mary, soucieuse de bien faire et d'avoir au moins un avantage face à sa jumelle, avait tout assimilé comme une éponge. Pas de jupe au dessus du genou. Soit polie, si tu es en présence d'un adulte, ne parle pas avant qu'on t'adresse la parole. Une fille doit être discrète, elle ne doit pas chercher à éclipser les garçons. Il ne faut pas avoir de relation avant le mariage... Tant de règles qu'elle avait scrupuleusement suivies pendant des années pour finalement les abandonner au cours de ses derniers mois.

Et au milieu de toute ça, on lui avait également appris à faire la conversation et à entretenir même les plus banales. Ici, quand bien-même la France n'était pas son sujet de conversation favori, elle pouvait en parler sans discontinuer n'était-ce que par agrément. Elle était plus à l'aise à présent. Mary arrivait à faire la conversation sans trop être bloquée par sa timidité légendaire. Oh ça ne voulait pas dire que celle-ci n'existait plus, elle était toujours bien présente, et si les deux jeunes filles avaient été accompagnées, nuls doutes que la Serdaigle n'aurait jamais osé aborder la Serpentard, mais elle faisait des efforts, et sous certaines conditions, elle apprenait à maitriser ses rougissements et son embarras. Continuant la conversation, elle ajouta :

« Quant à Paris, c'est une jolie ville, avec de beaux monuments, mais honnêtement, la Tour Eiffel est une horreur sans nom, ils auraient tout de même plus choisir un autre symbole... »

Elle savait qu'elle ne s'attirait pas toujours des sympathies lorsqu'elle dénigrait le symbole des Français, mais d'un côté, si elle avait été à Poudlard pour se faire des amis, ça se serait su, et d'un autre, elle était franche, elle l'avait toujours été. La bleu et bronze ne trouvait rien de beau, ni de gracieux dans cette construction de fer imposante et phallique, et elle n'avait pas peur de le dire.

« Par contre, Versailles est superbe, je me demande comment les moldus peuvent se contenter de ce qu'on veut bien leur montrer du château et du parc quand l'ensemble est tellement plus vaste, mais d'un côté, je ne comprends pas pourquoi un sortilège de repousse moldu n'a pas été appliqué à tout le site. Enfin, je suppose qu'il est trop tard. Effacer de la mémoire de tout les moldus l'existence du château serait trop fastidieux. »

Mary détestait les moldus, et son mépris se sentait dés qu'elle en parlait. Elle était toujours aussi polie, aimable et bien élevée lorsqu'elle conversait mais le mot « moldu » était presque craché comme une insulte. Résultat de plusieurs années à haïr son faux géniteur né-moldu qui les avaient abandonné à la naissance, et complexe d'infériorité d'une sang-mêlé, qui à défaut d'être l'égale des sang-pur, se savait au moins supérieur à une certaine catégorie de personnes.

La discussion continuait sur un sujet bien moins prompt à mettre à mal l'ego de la jeune fille. Autant dire qu'en ce qui concernait la magie noire, les deux adolescentes n'avaient pas le même avis. Eileen, pour sa part, et malgré son rire, semblait diaboliser la magie noire. Mary, quant à elle, bien qu'ayant été victime de plusieurs sorts de magie noire, n'était pas certaine que celle-ci soit aussi noire qu'on voulait bien le laisser entendre. Heureusement, même si elles ne semblaient pas d'accord, elles arrivaient à échanger leurs points de vue respectifs sans agressivité, et pour Mary, c'était précieux. Les conversations que l'on pouvait avoir des personnes raisonnables à Poudlard n'étaient pas légion.

« Je ne peux que te rejoindre sur l'importance de l'histoire. Je crois que beaucoup de sorcier sous-estiment son importance. Pourtant, c'est à travers elle qu'on apprend les erreurs de nos prédécesseurs et qu'on tire un enseignement de celle-ci. »

Elle se tut un moment, consciente que la remarque qu'elle allait faire ensuite n'était pas vraiment pleine de tact. Une autre se serait abstenue de la faire, mais Mary, alliait à sa timidité, une incapacité à avoir des relations sociales normales parce qu'elle avait justement été trop timide pour en avoir.


« Je ne voudrais pas me montrer grossière... »

Phrase qui annonçait en général qu'on allait l'être.

« ..., mais tu n'as pas l'air de porter les mages noirs dans ton cœur. Que penses-tu de notre gouvernement actuel alors ? Nous sommes dirigés par le Seigneur des Ténèbres et les Mangemorts, ce n'est un secret pour personne qu'ils pratiquent la magie noire, ils sont d'ailleurs les seuls à pouvoir légalement jeter les impardonnables. Witcher, Valverde, Mulciber, Alexïeva, Eccleston, Brom ... Peu d'entre eux ne sont pas mangemorts, tu les juges tous mauvais pour autant ? »


Tricky question, comme ils disaient ici. Et en même temps, la jeune Serpentard n'était pas assez circonspecte dans la façon dont elle présentait les choses. S'il avait eu cette discussion avec quelqu'un comme Ariana, nul doute qu'elle aurait déjà été taxée de bourbisme. Mary ne le voyait pas comme tel, et surtout, elle s'en fichait puisqu'elle partait bientôt, mais elle était curieuse. Pour une fois, ce n'était pas elle qui faisait des faux pas, et on ne pouvait pas dire que la situation était désagréable. Continuant à parler pour ne pas avoir l'air de trop insister sur ce point et ne pas mettre sa camarade tout à fait sur la défensive, elle continua d'échanger son point de vue :

« À mon avis, tu te concentres trop sur l'appellation des disciplines. Magie Noire, Magie Blanche, ce ne sont que des classifications. Pour moi, ce n'est pas la magie qu'on utilise qui fait la cruauté, c'est la façon dont on l'utilise. Il y a des mages blancs tordus, tout comme il y a des mages noirs. Bien entendu, ce n'est que mon avis. » , Conclut l'adolescente avec un sourire parfaitement aimable et poli qui sous-entendait qu'elle ne tentait pas de lui imposer son avis sur la question.

Contre toute attente, vint une question personnelle. Ça perturba Mary, la Serdaigle n'avait pas l'habitude qu'on s'intéresse à elle. Elle savait maintenir une conversation de surface, elle savait parler de magie parce que c'était à ses yeux un sujet neutre, mais parler d'elle ... La jeune fille parlait rarement d'elle. Son seul confident, et encore, c'était Llewelyn, mais certains sujets étant tabou, au final, ils évitaient certaines discussions. Quoiqu'il en soit, la question était intéressante.

« Non pas encore. À vrai dire, je n'y ai jamais pensé. Je ne me suis jamais vue comme une grande sorcière vois-tu. Je crois que j'ai un bon esprit d'analyse et d'observation, mais à l'origine, mon intention était de rester en retrait, je ne me suis jamais vue combattre en première ligne, même pour le purisme. »

Elle en disait un peu trop à son goût, et ne préférant pas s'égarer, elle ajouta :

« Maintenant que tu en parles, je serais curieuse de savoir qu'elle est mon affinité, mais comment savoir ? »

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MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Jeu 31 Juil - 0:45

En fait le français apportait cette touche d’exotisme toujours bienvenue à Eileen. Elle se sentait comme ailleurs, comme enlevée des obligations oppressantes de son école et de l’Angleterre en général. Elle vivait un peu mieux sous le gouvernement du Seigneur des Ténèbres en prétendant qu’elle n’y était pas, justement. Et si elle était différente de Mary Kane, au moins elle avait trouvé en elle un personne pouvant lui tenir intelligemment compagnie, en dépit de sa condition de mauvaise puriste, et puis elle lui parlait de la France et ces informations étaient sans prix pour la petite blonde qui les savourait avec plaisir, emmagasinant tout ce qu’elle pouvait. Elle savait qu’elle retournerait en France, elle ne savait juste pas quand, mais pas besoin de date quand vous étiez persuadé au plus profond de votre être que vous y arriveriez, tôt ou tard.

Aussi étrange que cela puisse paraître, cependant, Eileen se considérait écossaise, réellement, elle n’était pas du genre à renier son pays de naissance, au contraire. Elle savait surtout qu’elle avait autant intérêt à être attachée à la France qu’au Royaume-Uni, surtout dans la conjoncture actuelle. Et si son cœur, le plus souvent, s’orientait vers la France, sa tête, elle, se tournait systématiquement vers l’Angleterre et l’Ecosse. L’Ecosse était là d’où elle venait et l’Angleterre là où elle allait. Il n’y avait pas photo, si elle voulait rendre son père fier rien n’était mieux que de faire carrière ici, dans son pays à lui, si jamais elle osait aller en France pour travailler ou étudier, nul doute qu’elle romprait complètement le pauvre et microscopique qui pouvait encore exister entre eux. Elle n’était pas encore prête à prendre ce risque, elle était bien trop attachée à la perspective d’un rétablissement futur, ou plutôt d’une création, de leur lien père-fille, qu’il la considère comme ce qu’elle était réellement : son unique héritière, pour le meilleur comme pour le pire.


« J'aime beaucoup le nord de la France. J'ai eu l'occasion d'aller en Normandie quelques fois et en Bretagne également. Il y a des paysages superbes. Par contre, je dois bien avouer que je suis totalement ignorante en ce qui concerne l'histoire moldue. Je sais qu'il y a eu un conflit, mais c'est à peu près tout. Grand-père et Grand-mère estimaient que l'histoire moldue n'avait rien à faire dans l'éducation d'une sorcière.
Quant à Paris, c'est une jolie ville, avec de beaux monuments, mais honnêtement, la Tour Eiffel est une horreur sans nom, ils auraient tout de même plus choisir un autre symbole...
Par contre, Versailles est superbe, je me demande comment les moldus peuvent se contenter de ce qu'on veut bien leur montrer du château et du parc quand l'ensemble est tellement plus vaste, mais d'un côté, je ne comprends pas pourquoi un sortilège de repousse moldu n'a pas été appliqué à tout le site. Enfin, je suppose qu'il est trop tard. Effacer de la mémoire de tous les moldus l'existence du château serait trop fastidieux. »


Eileen ne put s’empêcher de rire un peu. Ses parents non plus ne considéraient pas la culture moldue comme un priorité, bien entendu, mais lorsque l’on se rendait en Normandie il était bien difficile d’éviter à tout ce qu’ils appelaient le devoir de mémoire, alors elle avait retenu des choses, et sait-on jamais, des fois que ça lui serve à présent que le secret magique a été levé.
Enfin tout cela était tout sauf urgent ou même intéressant pour le moment alors Eileen se contenta de laisser couler ce qu’elle percevait presque comme une pique de la part de celle qui ne valait pas le plus bas des sang-purs. Elle qui osait presque critiquer l’éducation d’Eileen et insulter ses parents en laissant entendre qu’elle au moins n’avait pas eu de formation sur les moldus. Enfin Eileen était un peu paranoïaque parfois mais c’était comme ça qu’elle le percevait mais préférant rester neutre comme depuis le début de cette conversation elle se contenta d’écouter sans la couper sa camarade terminer.
Ceci étant dit, elle aurait bien aimé se rendre à Versailles, le château avait apparemment un charme sans nom, mais se fier aux on dit sur ce sujet n lui suffisait pas, elle voulait le voir de ses propres yeux.
La Serpentard ne put cependant s’empêcher de relever avec quelle haine son interlocutrice avait craché le mot moldu. Bourbiste hum ? La gamine était confuse, ou la demoiselle savait très bien faire semblant de détester la sous-race ou elle la détestait réellement. Enfin si l’Intendance la qualifiait de mauvaise puriste ce n’était pas Eileen qui allait la contredire, elle avait beau ne pas porter Lord Voldemort et les mangemorts dans son cœur elle avait grandi sous leur coupe et était d’avance acquise à leur cause sur pas mal de choses, comme chaque enfant de ce pays ayant grandi dans des familles puristes pour ensuite se rendre à Poudlard la tête pleine d’idées haineuses et préconçues.

La Serdaigle ne fit ensuite que confirmer l’importance que devrait revêtir l’histoire pour tout le monde ce qui, malheureusement, n’était pas le cas.

Mais plus important elle poussa la Serpentard dans ses retranchements, elle la provoqua avec des paroles bien placées et terribles.


« Je ne voudrais pas me montrer grossière … mais tu n'as pas l'air de porter les mages noirs dans ton cœur. Que penses-tu de notre gouvernement actuel alors ? Nous sommes dirigés par le Seigneur des Ténèbres et les Mangemorts, ce n'est un secret pour personne qu'ils pratiquent la magie noire, ils sont d'ailleurs les seuls à pouvoir légalement jeter les impardonnables. Witcher, Valverde, Mulciber, Alexïeva, Eccleston, Brom ... Peu d'entre eux ne sont pas mangemorts, tu les juges tous mauvais pour autant ? »

Est-ce qu’Eileen avait envie de lui envoyer son poing dans la figure là tout de suite ? Sans aucun doute. Elle ne le fit pas et se contenta de sourire mais n’en pensait pas moins.
Intérieurement confuse, Eileen réussit cependant à trouver un axe de réponse qu’elle n’espérait pas trop compromettant, elle qui espérait qu’une mauvaise puriste lui ficherait la paix.
Calmement, pourtant, elle lui répondit, toujours souriante, ne laissant rien filtrer de sa confusion intérieure.


« C’est une question légitime en effet. Vous, les Serdaigle, êtes reconnus pour non seulement votre érudition mais aussi votre curiosité (même si plusieurs maisons partagent ce vice). »

Placer la curiosité comme un vice était délibéré, juste histoire de lui faire entendre qu’elle avait franchi la ligne rouge sans pour autant l’agresser.

« Et non, navrée de te décevoir, je ne déteste pas les membres de notre gouvernement, ce serait par ailleurs bien imprudent de ma part. Vois-tu, si je ne porte pas tout à fait la magie noire dans mon cœur, comme tu l’as surtout constaté, je ne loge pas nécessairement à la même enseigne ceux qui la pratiquent. Il y a en effet, selon moi, quelque chose qui pousse les gens à pratiquer la magie noire, ça ne rend pas tous les mages noirs mauvais. Et puis je ne pense pas qu’il existe des personnes bonnes ou mauvaises à 100%. Ce n’est pas possible. Et si les membres du gouvernement ne sont pas mauvais je ne pense pas qu’on puisse non plus les qualifier de bons. Ceci dit je ne me qualifierai pas non plus comme ça alors c’est dire. Ensuite je considère que pour juger de la condition d’un sorcier il faut se baser sur ses actes et si on ne l’a jamais rencontré on ne peut même pas imaginer son caractère.
Et ayant moi-même comme ambition de travailler au gouvernement je serais bien embêtée si je n’avais pas un peu de tolérance envers les mages noirs. Et si je serai toujours plus penchée sur la magie blanche et que la magie noire me fera toujours peur je ne pense pas que ce soit un réel frein si je me montre compétente et que je me rattrape sur d’autres aspects. Et toutes les personnes au gouvernement ne sont pas des mages noirs, regarde par exemple Tryan De SaintClair, il a beau être mon cousin, ce qui explique son rejet de la magie noire, il a réussi à se faire une place alors qu’en plus il a étudié à Beauxbâtons. »


Haussant les épaules comme pour clore ce sujet elle se dit qu’au fond elle ne s’en était peut-être pas trop mal sortie, elle ne voulait simplement pas que Kane raconte de telles inepties à son propos ou son projet de carrière au Ministère ou à l’Intendance serait compromis, bêtement en plus.

« À mon avis, tu te concentres trop sur l'appellation des disciplines. Magie Noire, Magie blanche, ce ne sont que des classifications. Pour moi, ce n'est pas la magie qu'on utilise qui fait la cruauté, c'est la façon dont on l'utilise. Il y a des mages blancs tordus, tout comme il y a des mages noirs. Bien entendu, ce n'est que mon avis. »

Souriant à sa phrase, la blonde ne répondit cependant rien, elle ne voulait plus se faire avoir, elle préférait passer à un autre sujet.
Pour la première fois depuis le début de leur conversation elle sentit le temps passer, elle n’était plus très à l’aise et avait presque envie d’attraper ses affaires pour s’enfuir en courant.
Mais elle restait. Elle restait parce qu’elle aussi était curieuse et voulait en savoir plus sur la magie qu’utilisait la Serdaigle.


« Non pas encore. À vrai dire, je n'y ai jamais pensé. Je ne me suis jamais vue comme une grande sorcière vois-tu. Je crois que j'ai un bon esprit d'analyse et d'observation, mais à l'origine, mon intention était de rester en retrait, je ne me suis jamais vue combattre en première ligne, même pour le purisme. Maintenant que tu en parles, je serais curieuse de savoir qu'elle est mon affinité, mais comment savoir ? »

Ricanant intérieurement, la sang-pur secoua négativement la tête avant de lui rétorquer :

« Tu sais, que tu veuilles ou non te battre pour l’Intendance, pour toi-même ou pas du tout, tu ne peux pas te permettre d’avancer dans cette vie sans mieux te connaître et connaître ta magie, c’est vital. Même en travaillant dans le bureau le plus sécurisé de Londres ou du monde tu pourrais être amenée à te défendre, ne sous-estime donc pas l’importance de connaître tes points forts.
Quant à comment connaître son affinité, je m’intéresse principalement aux sorts élémentaires pour le moment, je n’ai pas la prétention de développer toute mon affinité maintenant mais si je pouvais au moins savoir vers où aller ça m’aiderait énormément. Je procède pour le moment par élimination en essayant de trouver un sort de chaque branche élémentaire, à savoir, selon cette thèse publiée il y a peu, le feu, la foudre, la pierre et la glace. »


Elle lui tendit un dossier de plusieurs feuilles que son cousin lui avait envoyé. On pouvait y lire : Théorie de la Subdivision Magique par Tryan De SaintClair.

« Il y a un autre moyen, il s’agit de synthétiser une essence magique, pas simplement un sort, la magie de l’élément en elle-même. Cependant comme j’ai peur de ne pas avoir vraiment saisi tout cela je vais pour l’instant me contenter d’un déblayage basé sur des sortilèges que je connais bien. »

Elle venait de lui conter l’essentiel de son apprentissage à ce jour, c’est-à-dire pas grand-chose. Elle espérait l’avoir mise sur la bonne voie, même si elle était une mauvais puriste, même si elle avait essayé, intentionnellement ou pas, de la piéger tout à l’heure, parce que la maîtrise de sa magie ne lui était pas réservé, chacun y avait le droit, même Mary Kane, elle en était convaincue.

« Et rien que comme ça, tu n’aurais pas une idée même vague ? Ça, a beaucoup à voir avec le caractère et les convictions personnelles tu sais, généralement avec une légère introspection on finit par voir ce qui pourrait probablement nous correspondre. »

La laissant penser un peu à ce qu’elle venait de lui dire elle se tut pour observer ses réactions et surtout pour la laisser répondre. Elle venait de sacrément monopoliser le temps de parole et se devait de se stopper.
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MessageSujet: Re: Zone tampon. ~ Mary K. [Fini] Dim 10 Aoû - 1:20

La curiosité est un vilain défaut dit-on. Ça faisait hausser les épaules de Mary avec une certaine fatalité. Phrase pré formatée qu'on ressortait à tout bout de champ dés que l'on n'avait plus rien à dire. La curiosité, c'était ce qui faisait l'humain. Elle éprouvait toujours une certaine peine, voir pitié, pour ces gens qui ne s'intéressaient à rien. Ceux tout simplement incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. Que ça devait être plat comme vie. Elle ne pouvait pas parler d'ennui. Eux-mêmes n'étaient probablement pas conscients de leur manque de culture, mais elle, elle se serait ennuyée sans aucun doute. Ne pas avoir de curiosité, c'est rester cantonner à ce que l'on veut bien vous apprendre. C'est-à-dire pas grand chose. Oh certes, les cours, à Poudlard comme à Beauxbâton, étaient bien donné, avec la plupart du temps, des professeurs compétents, n'en déplaisent à certain. Ça n'empêchait pas le savoir enseigner d'être simplement une base. On n'allait pas en profondeur. Ils n'étaient pas là pour ça. Aux yeux de Mary, c'était un terreau grâce auquel on pouvait voir plus loin tout simplement. Il y avait quelque chose en plus, elle s'en rendait compte, le but de Poudlard n'était pas exactement de faire d'eux des étudiants zelés et près pour l'Université Magique. Le corps enseignant et le Ministère de l'éducation avaient son propre calendrier pour eux. Ils étaient des enfants-soldats destinés dans un futur proche à combattre pour le purisme. Eux-mêmes n'avaient pas conscience de ce qu'on faisait d'eux. Les entrainements, la magie noire, les cours de défense, tout ça leur semblait naturel ou presque, il y aurait toujours des gens comme Eileen que la magie noire dérangerait.

La magie était tellement vaste, il y avait bons nombres de branche dont peu de personnes connaissaient l'existence, et totalement sous exploiter. Mary se demandait comment on pouvait être puriste et renié son propre héritage. De la part des bourbistes, ça ne l'aurait pas étonné. Après tout, ils s'allaient aux moldus, créatures magiques, et autres pires espèces que l'humanité ait jamais porté, soit disant pour défendre un droit à l'égalité. C'était renier leur propre culture, renier la supériorité sorcière. Les sorciers pratiquaient déjà la magie quand le moldu n'en était encore qu'au stade primaire. Déjà cachés à leurs yeux, ils étaient là tapis dans l'ombre, considérés comme des dieux à cause de phénomène que les moldues ne pouvaient expliquer. Ils n'avaient jamais été nombreux, toujours minoritaires, mais c'est ce qui en faisait l'Élite. Pour une adolescente telle que Mary, toujours peu sûre d'elle, s'étant toujours sentie inférieure aux autres parce qu'elle pensait avoir un père né-moldu quelconque, se dire qu'elle était au-dessus des moldus et sang de bourbe était rassurant. Bien entendu, dans cette élite, il y avait d'autres élites, l'élite intellectuelle et celle dont le sang et la fortune rendaient important. À défaut de faire partie de la seconde catégorie, elle désirait ardemment faire partie de la première. Néanmoins, pour être reconnue, une autre forme de prestige s'offrait à elle, allant de paire avec son désir de vengeance envers Ariana. Elle pouvait devenir puissante, telle Vaas, tellement connue et entourée qu'elle pourrait marcher sur le monde sans se soucier de rien.

Bien entendu, elle n'en était pas encore là. La Serdaigle était toujours à Poudlard, attendant de pouvoir en partir, s'occupant du mieux qu'elle pouvait. Quoi de mieux qu'une discussion sur la Magie Noire dans les toilettes du sixième étage avec une sang-pur de Serpentard pour passer le temps ? Honnêtement, beaucoup de choses. Elle aurait indubitablement pu trouver mieux à faire, surtout quand on savait que ses discussions avec les sang-pur de Serpentard n'avaient pas toujours bien tourné. Isaac, Ariana et Llewelyn étaient de parfaits exemples après tout. Est-ce que ça devait mal se passer avec Eileen pour autant ? Mary n'en était pas sûre, mais elle était certaine que sa remarque sur le gouvernement n'avait pas été bien prise. Oh rien dans l'attitude d'Eileen ne le trahissait, et la jeune fille n'était pas sûre d'elle au point d'affirmer à 100 % que sa camarade l'avait mal pris, mais un doute subsistait. C'était un seul mot qui lui mettait la puce à l'oreille "désolée de te décevoir". Pourquoi aurait-elle été déçue ? Sans se démonter, Mary répondit calmement :

"Nous ne sommes pas tous érudits, il suffit de voir des gens comme Collins..."

Elle ne portait pas les jumeaux dans son cœur après tout.

"... C'est à peine s'il sait écrire son prénom sans l'aide de sa sœur."

Un sourire presque méchant s'afficha sur les traits de la jeune Serdaigle, ressemblant presque à celui que Vaas pouvait avoir. Inquiétant parce qu'on ne savait pas exactement ce qu'il signifiait. Mary n'était pas Vaas cependant et son visage reprit un air plus neutre lorsqu'elle continua à parler :

"Quoiqu'il en soit, ce n'est pas le sujet. On pourrait discuter bien longtemps des choix du Choipeau. Nous imaginons toutes les maisons comme des grandes caricatures des traits de caractère que devraient posséder ses occupants, je suis sûre qu'il y a plus que ça. Tous les Serdaigles ne sont pas studieux comme tous les Gryffondor ne sont pas courageux. Enfin, je ne vois pas la curiosité comme un vice. Pas plus qu'un autre trait de caractère en tout cas. Tout peu devenir un vice à un moment où l'autre tout dépend de comment on l'utilise, le gère, de la force de caractère des gens. N'est-ce pas un peu la même chose pour la magie en quelque sorte ? Qu'elle soit blanche ou noire. On a vu bon nombre de sorciers consumés par la magie qu'ils pratiquaient, parce qu'ils n'avaient pas la force de caractère ou la sagesse pour en user de façon responsable."

Il y eut de nouveau un silence, plus embarrassant cette fois-ci ou Mary jugea Eileen du regard, ne se rendant pas compte qu'elle devait avoir l'air bien étrange avec ses béquilles et reste de blessures. Et ce fut avec fermeté qu'elle dit la suite :

"Il n'y a pas de raison que je sois déçue. Au contraire, j'aurais été contrariée si j'avais su que tu n'aimais pas notre gouvernement. Après tout, c'est lui qui nous protège des bourbistes et nous en a débarrassé. Gloire soit rendue au Seigneur des Ténèbres et à ses mangemorts."

Elle fit le signe puriste, désormais obligatoire depuis l'instauration de l'ère Crow, tout en se demandant si la demoiselle Anderson ferait de même. Que devait-elle penser d'elle, qui avec sa réputation de mauvaise puriste, agissait, malgré les coups et blessures qu'elle avait reçus, comme une parfaite puriste ? Bonne question, Mary n'en saurait probablement rien. Le plus intéressant aurait été de savoir à quel point elle était honnête ou non dans ses propos. Ironiquement, une partie d'elle-même l'était. La Serdaigle était une fervente partisanes de l'asservissement moldu et de la supériorité sorcière. Ses méthodes différaient simplement de celle du gouvernement. Néanmoins, elle reconnaissait le Seigneur des Ténèbres et ses mangemorts comme les plus grands sorciers de leur temps. Le problème étant qu'elle avait réussi à se mettre une petite partie de ceux-ci à dos en sortant avec Llewelyn, heureusement pour elle, une fois juillet passé, ça ne serait plus un soucis. Elle aurait pu commenter bien des choses dans ce qu'avait dit Eileen sur le gouvernement, le forçant à dire des choses qu'elle n'avait peut-être pas envie de dire, mais Mary n'était pas là pour piéger la Serpentard mais simplement pour discuster, elle choisit donc de ne pas en dire plus :

Sur un sujet nettement moins glissant, elle félicita sa compagne de son choix de travailler au ministère de la Magie, tout en notant qu'elle aussi avait un cousin célèbre du nom de De SaintClair. Tristement célèbre pensât-elle, Llewelyn lui ayant raconté que De SaintClair ne s'entendait pas avec la plupart des mangemorts, c'est-à-dire avec plus de la moitié du gouvernement en place. Sagement, Mary choisit de ne rien dire à ce propos :

"Félicitation, travailler au Ministère ce n'est pas rien, j'imagine. Dans quel département souhaiterais-tu avoir ta place ?"

La suite de la discussion tournant sur les affinités magiques, c'était sans honte que Mary avait avoué ne pas connaître encore la sienne. Mary la laissa parler en silence tandis que la blonde lui tendait un dossier écrit par son cousin qu'elle feuilleta consciencieusement. Ça semblait intéressant. Elle prit sa baguette et d'un sort informulé, elle fit un duplicata du dossier avant de rendre l'original à sa propriétaire :

"Merci, ça semble intéressant, je le lirais tranquillement ce soir, je pense."

Elle écouta la jeune fille lui parler de sa propre affinité et celle-ci réitéra sa question lui demandant si elle connaissait la sienne. Mary fit la moue, pas certaine d'elle-même. Et finalement décida de répondre :

"Je crois qu'on vit dans un monde dans lequel, à cause de la menace bourbiste, on ne peut pas ne pas se battre. Je suis pacifiste..."

Ça lui arracha un sourire, Salazar que c'était faux.

"... , mais je me battrais tout de même pour défendre mes convictions et ma liberté. Quant à mon affinité, c'est dur à dire. Jusqu'à présent, je ne m'y étais jamais intéressée. À vue de nez, je dirais l'entropie, la destruction dans le but de trouver un équilibre, mais je ne fais que spéculer. Après tout, même si je ne connais pas mon affinité, il y a d'autres moyens de combattre."

Phrase énigmatique s'il en était, mais elle ne pouvait tout de même pas lui dire qu'elle allait avoir un des meilleurs criminels au monde comme professeur.  

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Zone tampon. ~ Mary K. [Fini]

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