POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Commission C-022-SW || 26/05/2006

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Mike F. Witcher


MessageSujet: Commission C-022-SW || 26/05/2006 Lun 26 Mai - 17:22

Il n'était pas en Angleterre pour longtemps et il n'y était que pour des choses qui étaient absolument vitales, et pas très amusantes. Après ça, Mike Witcher devait retourner en Irlande. Il n'en avait pas envie. Il aurait voulu rester ici, à son bureau, jouer du piano en attendant que l'heure passe. Il préparait son projet de loi sur le sang en prévision de son rendez-vous avec l'Intendant mais il aurait voulut le faire au calme, ici, sans bouger. Il alignait des notes sur son piano sans trop penser à quoi que ce soit. Demain il devait être de retour en Irlande. La semaine prochaine, il allait devoir aller à ce fichu bal populaire. Vivement qu'il voit Lincoln, qu'il puisse s'arranger pour délocaliser les commissions de sécurité irlandaise ici, car après tout, ils n'étaient pas plus que des citoyens ordinaires. Fin du traitement de faveur. Ils viendraient. Point. Witcher sourit, vaguement amusé par ses pensées. Depuis combien de temps était-il devenu si casanier ? Jeune il aimait les voyages et ne tenait pas en place. Mais il fallait croire que la vie l'avait dégouté de ça. Il essayait de vivre ici, là où il était. Il était bien chez lui, en bord de mer. Même si longtemps, et encore aujourd'hui, il se disait que l'amour de leur terre que portait les Witcher à leur domaine était un sentiment de petits paysans étriqués, une part de lui trouvait que rien ne valait la maison.

La famille, c'était autre chose. Son secrétaire annonça Malone Witcher. Mike fit signe de faire entrer son cousin dans le bureau. Il ne tourna pas les yeux vers lui, mais il savait qu'il était là, personnage austère et dur. Une façade. Il le savait mal à l'aise et ne fit rien pour le détendre. Il ne souriait pas. Il se moquait de ce genre de mecs.  Un type gentil pourtant. Tout le monde s'en foutait qu'il le soit.Toi, En tant que fils de , tout ce qu'on lui demandait était de faire joli et de sourire. Il avait tout pour être heureux, ce type, et ça dégoutait Mike.   Le bonheur à l'état pur hein, la richesse, ça avait l'air tellement beau comme ça, tellement parfait... A son mariage, c'était un type bien, Mike s'en souvenait. Il invitait au restaurant sa femme  il lui 'offrait des bijoux, des vêtements. Et puis maintenant.Mike savait bien qu'il se tapait des putes, qu'il faisait n'importe quoi. Ca lui était arrivé aussi. Mais bon. Il avais pas un mauvais fond.  Sauf que ne pas avoir un mauvais fond, ça ne suffisait pas. Mike était un type dur, et comme chef de famille, il ne passait rien  à personne. De plus il détestait le scandale, et il savait que Malone était à l'origine de tout. Il cessa de jouer sur une note aigue, presque criarde, et parla enfin :

« Je sais tout. Pour toi et Susan.
-Je...quoi ?
-Inutile de nier, Malone, laisse moi parler. Cette tarée a parlé au gamin. Il en parlé à Ruth. John est  au courant. Tu es fier de toi ? Hein, dis moi. Est-ce que tu es fier de toi ?
-Je...Mike, s'il te plait.
-Oh non. Ne me supplie pas, des suppliques, j'en entends tous les jours et je suis fatigué des gémissements. Il va falloir que tu assumes. Tu céderas un quart de tes parts restantes à ton fils. A Wayland. Et interdiction de sortir, de faire des conneries, je veux qu'on t'oublies.
-Mais c'était il y a dix-sep...
-Et ça a des conséquences maintenant. On va faire buter le gamin, mais je ne veux plus de vagues. Du balai, Malone, s'il y a un nouvel échec, c'est toi que je butes. Alors estime toi heureux. »

Très heureux, même, car Mike Witcher pouvait se réveler particulièrement violent lorsqu'il le voulait. Là, il avait été calme, ça n'allait peut-être pas durer. Il faisait passer une commission de sécurité juste après. Celle de Seth Wilson. Le type devait déjà être arrivé, et les agents de la sécurité devaient déjà avoir pris sa baguette et devaient attendre avec lui comme s'il était un dangereux criminel. Mike s'empara du dossier remis par Ruth et alla s'installer en salle d'interrogatoire. On fit ensuite entrer Seth Wilson. Un type jeune. Pas la gueule d'un criminel, mais Mike se méfiait. Personne n'avait la gueule d'un criminel, et aujourd'hui, il était de mauvaise humeur, donc particulièrement enclin à être méfiant.

« Monsieur Wilson.  Ce sera le dossier N° C-022-SW  en date du 26 Mai 2006. Interrogateur : Michael Farago Iago Desmond Witcher, en qualité de directeur du département de l'Ordre Nouveau auprès de l'Intendance. Interrogé : Seth Richard Wilson, commissaire à l'évaluation des moldus pour le Ministère de la Magie Anglais. » Une pause froide. Mike continua : « Vous êtes donc sang mêlé, comme l'a déclaré mademoiselle Silverleaf  dans la commission du sang SW-058. Nous ne remettons pas ceci en cause. Non. Ce qui m'intéresse, c'est vous. Vous connaissez bien la culture moldue, monsieur Wilson, je me trompe ? D'où vous vient ce savoir ? Vous savez que fréquenter les moldus, qui sont nos inférieurs, qui doivent être guidés et protégés contre leur tempérament étrange et malsain par nous est quelque chose d'anti-puriste. Voire de bourbiste. Vous savez que les hors la loi font ceci ? Qu'ils les fréquentent ? Et qu'ils pervertissent le sang sorcier ? Vous en avez conscience ? Alors, monsieur Wilson, qu'avez vous fait, vous ? Vous avez disparu deux ans du monde sorcier. Pour faire quoi ? Du terrorisme ? Vivre comme un moldu ? »

Il ne voulait pas d'éléments pervertis. Il les exterminerait, s'il les trouvait.


Dernière édition par Mike F. Witcher le Mer 2 Juil - 14:24, édité 1 fois
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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Commission C-022-SW || 26/05/2006 Mer 25 Juin - 15:33

La radio, une des rares technologies que les sorciers et les moldus avaient en commun. C'était étrange parce que maintenant, elle se demandait qui avait influencé l'autre. L'inventeur était-il un sorcier ou un moldu ? Il semblait logique de penser que c'était un sorcier qui avait fini par influencer les moldus. Les sorciers n'avaient jamais eu que la radio, ils n'avaient pas de télévision, pas d'ordinateur. Ils n'en avaient pas besoin. En allant dans un studio de radio accompagné de ses deux gardes du corps, elle songea que le nom de l'objet et l'objet en lui-même étaient bien tout ce qu'ils avaient en commun. Même dans leur manière de fonctionner, la radio sorcière et moldue étaient différentes. Les sorciers n'avaient besoin que d'un sort pour s'enregistrer et retransmettre leurs paroles, tandis que les moldus avaient toute une installation qu'ils qualifiaient d'électronique donc le fonctionnement semblait affreusement compliqué à Ruth. Bien entendu, sans magie, il avait bien fallu trouver une alternative, mais ça engendrait beaucoup de complications aux yeux de la jeune femme.

Elle commençait à se familiariser avec la technologie moldue. Son métier l'obligeait à le faire. Elle prenait des cours tous les jours avec des experts, essayant d'en apprendre le plus possible pour ne pas paraître idiote lorsqu'elle était dans le monde moldu. Elle enchainait souvent les interviews que ça soit à la télévision ou en radio. De même, elle visitait souvent des infrastructures moldues et testait leur dernière technologie. Pendant ses déplacements, il y avait toujours une petite équipe à ses côtés. Elle n'était jamais seule. Avec elle, il y avait deux gardes du corps qui la suivaient lors de ses sorties officielles. C'était deux tireurs de baguette d'élite qui avaient été emprisonnés pour leur soutien au Seigneur des Ténèbres avant que celui-ci ne monte au pouvoir. Ils étaient là pour son prestige plus que pour la protéger. Elle était parfaitement capable de se défendre seule mais les moldus auraient trouvé étrange qu'une personne importante comme se déplace sans garde du corps. En femme indépendante, elle n'appréciait que peu cette protection, mais en reconnaissait la nécessité. Les ayant choisit elle-même pour leurs capacités, elle ne pouvait pas nier leur efficacité au combat en cas de problème. Peut-être qu'un jour, elle serait heureuse de les avoir avec elle. Avec elle, il y avait également toujours sa secrétaire, chargée de prendre des notes de ce qu'elle trouvait d'intéressant et un expert en technologie moldue pour répondre à ses questions. Elle regardait autour d'elle, analysait ce qu'elle voyait, et souvent lors du débriefing, elle regardait comment adapter certaines idées magiquement ou comment ils pouvaient neutraliser ou désactivé certains appareils. Si officiellement son travail consistait à aider les moldus, en sous-main, elle étudiait leur monde et technologie pour mieux le dominer.

En attendant, c'est au micro d'une radio qu'elle passait son début d'après-midi aujourd'hui dans une émission toute neuve consacrée au monde sorcier. Destinée à « mieux les connaître », un membre de son département y allait chaque semaine pour superviser et donné les informations que Ruth voulait qu'il transmette. Depuis un moment, on parlait de l'éventualité de la faire venir comme inviter et elle avait finalement accepté.

« Madame, avant que vous ne partiez, une dernière question.
Je vous en prie.
Il y a une rumeur qui circule en ce moment et n'ayant rien entendu de la part de votre département ou de l'Intendance, nous nous demandons tous à quel point elle est fondée ou non. »

Elle ne répondit pas et le laissa continuer, intérieurement septique, se demandant de quelle rumeur il pouvait bien parler. Elle avait des agents chargés de récolter des informations sur ce qui se disaient sur eux dans le monde moldu et elle n'avait entendu parler d'aucune rumeurs.

« Depuis quelque temps, on voit l'armée s'activer plus que d'habitude. On murmure en sous-main qu'on parle d'augmenter leur budget et leur effectif. On dit même qu'on réinstaurait le service militaire obligatoire... »

Sous la table, sa main poser sur sa cuisse sera avec force le tissu finement ouvragé de sa robe de sorcière tandis qu'en façade, elle abordait un sourire aimable. Avec une maîtrise d'elle-même qu'elle n'avait certainement pas en privé, elle répondit d'un ton détaché :

« Je comprends vos inquiétudes, malheureusement, les informations concernant l'armée ne peuvent pas être divulguées ainsi, surtout pas à la radio. Je sais, vous allez mettre en avant le droit pour le citoyen d'accéder à toutes informations d'intérêt public, et vous aurez raison. À ceci, je répondrais, que nous sommes hélas un pays en guerre, beaucoup d'entre vous ne s'en aperçoivent pas. C'est une guerre interne et cachée par une faction qui désire détruire le pays de l'intérieur et toutes informations leur permettant d'avoir un avantage sur nous ne doivent pas être divulguée. Néanmoins, je vous dirais ceci. L'armée est en mouvement parce que désormais, sorcier comme moldu en fond partie. En cas d'attaque, c'est l'ensemble de nos forces qui combattront ensemble, nous ne formons qu'un mais ça demande une certaine organisation et des ajustements. En ce qui concerne le service militaire, aucune annonce en ce sens n'a été faite, et s'il devait être réinstauré ce ne serait pas sans raison, ni sans une annonce préalable. J'espère avoir répondu du mieux que je pouvais à votre question. »

Le présentateur la remercia et l'émission ne mit que quelques minutes à se terminer. Ruth reçut les cadeaux qu'on lui avait réservés, échangea quelques mots avec le directeur de la radio et sortit du studio sous le crépitement de quelques photographes qui se trouvaient à proximité du bâtiment pour entrer dans sa voiture de fonction. Elle était furieuse, mais ne dit pas un mot tout le long du trajet. Elle avait une taupe dans son département, et il fallait qu'elle trouve qui. La voiture s'arrêta quelques rues plus loin que le studio de radio et elle transplana directement à Buckingham Palace. Elle était déjà en retard et n'avait pas de temps à perdre avec le trafic londonien.

Elle avait reçu un mot de Mike l'informant qu'il désirait la voir pour une commission de sécurité. Elle serrait appelé à témoigner. Elle se dirigea vers son bureau et en chemin croisa Malone, qui la voyant baissa les yeux d'un air embarrassé. Son regard se fit plus dur, déjà agacée par la journée qui s'offrait à elle, elle l'apostropha sans gentillesse.

« Eh bien Malone, on ne dit pas bonjour ?
Ruth, un plaisir de te voir ...
Épargne-moi ton hypocrisie, je suppose que tu as vu Mike ? »

Il n'eut pas besoin de répondre pour qu'elle ait sa réponse. Il y eut un silence pendant lequel la jeune femme le fixa, il baissa les yeux de nouveau et tenta quelque chose :

« Tu sais pour Susan ...
Pas un mot Malone, tu en as assez fais comme ça, je crois. »

Sans ajouter un mot de plus, elle tourna les talons, pour aller dans le bureau de Mike. Elle était définitivement en retard. Sans se faire annoncer, elle pénétra dans le bureau de son fiancé où la commission avait déjà commencé. Elle afficha un sourire sur son visage et ne prit pas la peine de saluer le commissaire déjà présent dans le bureau. Elle posa une main sur son épaule pour le saluer, ne l'embrassant pas parce qu'ils étaient en public, et fit apparaitre un fauteuil à ses côtés, dans lequel elle s'assit en croisant les jambes.

« Excuse-moi, je suis en retard, j'ai croisé Malone en arrivant. »

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MessageSujet: Re: Commission C-022-SW || 26/05/2006 Sam 12 Juil - 17:06

A quoi servait le département de l'Ordre Nouveau ? Excellente question qui pouvait admettre plusieurs réponses. On pouvait dire qu'il s'agissait de purifier le sang. On pouvait dire, finalement qu'il s'agissait de désigner les menaces idéologiques du pays. On pouvait dire tout ça. Visée sécuritaire et de tri. Mais Mike Witcher allait plus loin que ça, car il pensait d'une plus large. Sang pur, il aurait pu dire qu'il se protégeait lui même, mais c'était une vision petite et étriquée qui garantissait uniquement d'avoir les moyens d'une ambition personnelle : et Michael Witcher n'avait strictement aucune ambition personnelle. Vu qu'il défendait sa famille, il aurait pu être un partisan de ce purisme ancestral : mais pour lui ce n'était qu'une vision un peu moins étriquée du monde et une vision sans ambition, petite, personnelle, qui n'avait rien d'éternelle, et Mike recherchait l'éternité, car finalement, c'était ça, le purisme, la survivance à tous ceux qui la servait d'une sorcellerie puissante qui donnait à ses enfants mais les oubliait avec raison lorsqu'ils devenaient inutiles. Ainsi il n'avait pas sauvé Ariana Bedan parce qu'elle était sang pure mais bien parce qu'elle était utile, ce qui n'avait pas de prix. On pouvait encore l'exploiter, et que Eris Valverde n'aie pas compris ça ne lui paraissait pas surprenant : Mike n'était pas attaché aux règles mais à l'efficacité, et c'était peut-être là, bien plus que toute divergence idéologique infra-puriste, la principale différence entre lui ou un type comme John et Valverde.  

Alors comment Mike Witcher voyait-il son département ?  MacNair et Mulciber avaient été dans la fonction éliminatrice, Valverde avait voulu définir le dogme du purisme, Michael Witcher faisait encore autre chose. Il n'était pas un théoricien du purisme, et à défaut de l'être, se fichait particulièrement de faire partie de cette communauté d'intellectuels : s'il était bien un juriste, ce n'était qu'un moyen comme un autre d'organiser ses lois afin de tendre vers un autre but. Il n'était pas là pour définir qui étaient les alliés du purisme, et les vrais sorciers. Il était là pour définir tout ce qui était dangereux pour le purisme, nuance. L'extérieur, pas l'intérieur. Voilà vers quoi le département de l'Ordre Nouveau travaillait, avec une devise qui aurait pu être « tout ce qui n'est pas nous est notre ennemi ». Et par là, il ne s'agissait moins de dire que à part les sang purs, personne n'était digne d'appartenir à la sorcellerie que de définir que tous ceux qui ne pensaient pas comme eux étaient leurs ennemis : sang purs, sang mêlés, sang-de-bourbe. Parfois Mike préférait même les sang mêlés. Il avait d'ailleurs écrit une note dans ce sens : plus enclins à servir le purisme que certains sang purs, qui considèrent comme acquise leur appartenance à la communauté sorcière, tels étaient les mots qu'il avait employé.

Cela n'empêchait pas Mike de croire en la supériorité des sang purs, tout simplement parce qu'il croyait à sa propre supériorité mais il était réaliste : la trahison des sang purs faisait en général beaucoup de dégâts, et était faite avec beaucoup plus de pânache que celle des sang mêlés. Confer Ben et Tom, il ne pouvait pas mieux illustrer son propos que par l'exemple de ses anciens amis. Mike n'avait pas de doute là dessus : il était le meilleur de ceux qui avaient formé leur inséparable trio. Du moins le disait-il et essayait-il de s'en convaincre, alors qu'au fond de lui, il pensait, et croyait savoir, avec rage, qu'il n'était que le plus médiocre des trois, n'ayant ni le prestige intellectuel de Tom ni le talent militaire de Ben. Il pouvait bien prétendre le contraire et en général faisait plutôt remarquablement bien illusion : le vernis pouvait être brillant, n'empêche que dessous le bois était brut et Mike le savait. Les gens qu'il fréquentait pouvait se laisser berner, mais lui connaissait par cœur ses échecs. On ruse avec la vie, on ne trompe pas la mort. Et Witcher n'oubliait guère les gens qu'il n'avait pu sauver. Eux non plus. Ignorait-il que Tom et Ben, l'un et l'autre, eux aussi, luttaient avec l'image des gens qu'ils n'avaient pu sauver ? Oui, sans doute, et c'est aussi pourquoi il se croyait pire.

Dans tous les cas il valait mieux que ce type là. Seth Wilson était jeune et il était en train de bousiller sa vie, une vie qui donc allait être courte car le directeur de l'Ordre Nouveau n'avait jamais eu pour habitude de faire dans la dentelle même en général il restait sympathique. Pour les commissions du sang, il ne l'était jamais : il montrait là le visage du régime, et pas celui de Mike Witcher, ce qui ne l'empêcha pour autant son visage de s'éclairer un instant d'un sourire alors que Ruth entrait : les figures amies étaient rares à la commission du sang, aujourd'hui il y en avait une, ce qui était bien, Mike supportant très mal cette aura de misère pitoyable et terrifiée qui se dégageait des convoqués. Question simple en l'occurrence, pourtant, pour Seth Wilson, répondre à cette interrogation : où était-il et que faisait-il ? Bafouilles idiotes et stupides, qu'il n'avait pas envie d'écouter, furent la seule réponse qu'il obtint. Fatigué de tout ça, il reprit la parole froidement :

« Monsieur Wilson, j'aimerais que vous compreniez bien : je n'ai pas de temps à perdre avec vous et vous n'avez pas le niveau pour essayer de me mentir et de vous foutre de ma gueule. Regardez moi dans les yeux. » Il finit de noter quelque chose sur un papier et le passa à Ruth. Sur le mot il y avait écrit 'élimination'. Puis il releva les yeux : « Regardez moi en face et redites moi ça. » Pas de réponse. Witcher se leva et continuant de parler, descendit les escaliers d'un pas nonchalant : « Vous êtes allé voir des amis, parce que vous aviez envie de vous ressourcer et de jouer de la musique. » Il s'arrêta devant le siège de Wilson, se mit à son niveau : « Je te crois pas. » Il lui colla une baffe. « Pas du tout. » Une autre baffe. Il n'y allait pas fort, juste assez pour que ce soit douloureux, agaçant et humiliant à la fois. « Je sais que tu mens et je déteste ça. Chut. Ta gueule. On t'a rien demandé. Tu permets que je te tutoie ? Bien sur que tu permets. » Nouvelle baffe. Il fit le tour du siège, froidement, baguette en main et posa les mains sur les épaules de Seth. Sa baguette était posée sur son cou : il pouvait le tuer à tout moment. « Les moldus ne sont pas nos amis. Et tu es allé voir des moldus. On le sait. De la musique ? La musique des bombes, ça je veux bien. Je sais que tu connais leur monde ? Non ? » Il sourit, informula un léger diffindo en remontant le long du visage, et s'arrêta juste à la paupière. « Tu vois, ça c'est ton œil. Tu continues à nier, et je te le crève. Compris ? Oui ? Bon, alors maintenant on va écouter madame la directrice : parce qu'elle, elle peut prouver que tu  connais leur monde. Et puis après on décidera de ton sort. Mais je peux déjà te dire, Seth, t'es déjà très, très mal parti. Je te jure, sans te mentir. »
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MessageSujet: Re: Commission C-022-SW || 26/05/2006 Mar 15 Juil - 0:28

Dans sa vie, Ruth avait très peu fréquenté l'Ordre Nouveau, même dans ses débuts. Comme tout le monde, elle avait passé sa commission de sang. Elle s'en souvenait assez bien, ça n'avait été qu'une formalité, et c'était Yaxley qui lui avait fait passer. Ils étaient cousins éloignés, savaient tout le deux ce qu'il en était, la procédure n'avait donc pas été longue. Du reste, même actuellement, c'était un département qu'elle fréquentait peu. L'Ordre Nouveau s'occupant des commissions de sang et de sécurité des sorciers. Elle n'en avait que rarement besoin. Ses relations étaient plus fournies avec la Justice Magique que dirigeait Selwyn. C'était lui qui gérait la commission d'évaluation des moldus, et c'est par son intermédiaire qu'elle avait rencontré le jeune Seth Wilson.

Charmant garçon, d'à peu près son âge, zélé d'après ce qu'on lui en avait dit, un bon élément malgré sa jeunesse. Elle n'en doutait pas, à presque trente ans, elle était la preuve qu'on pouvait être bon jeune dans son domaine. Elle n'avait jamais regardé quelqu'un de haut parce qu'il était jeune, au contraire. La jeunesse était l'avenir du purisme, et c'était vers elle que les efforts devaient se tourner. En attendant, il avait presque le même âge qu'elle, pour un sang-mêlé ne venant pas d'une famille fort prestigieuse, il ne s'en sortait pas trop mal. Avant de la rencontrer en tout cas. Ruth avait pour habitude d'être vigilante, quand elle travaillait avec quelqu'un, ou admettait un nouvel employé dans son département, elle avait pris pour habitude de demander à Paravell un dossier sur la personne en question. Tout le monde était fiché, en particulier les sang-mêlé. Elle-même et tous les autres mangemorts l'étaient probablement aussi. Le Lord et l'Intendant voulaient probablement savoir avec qui ils travaillaient, et qui pouvait leur en vouloir. Dans l'histoire sorcière, on avait vu plus d'une fois les dégâts que pouvaient provoquer une trahison. Vigilance constante. Ruth était rarement d'accord avec les Hors-la-loi, mais il fallait admettre que le vieux dicton de feu Maugrey prenait tout son sens ici. Toujours surveiller ses arrières sans quoi, on peut vite être perdu.

Seth Wilson était-il perdu ? Oui sans aucun doute. Avant même que Ruth ne rentre dans le bureau de Mike, il était perdu ou presque. Dans son cas, ce qui l'avait perdu était paradoxalement ce qui l'avait fait monter dans la société. Il avait été engagé pour sa connaissance sur les moldus. Or la connaissance est toujours intéressante, mais elle ne doit pas s'acquérir n'importe comment, ni à n'importe quel prix. Dans le dossier que Paravell lui avait fourni. Il était noté que Seth Wilson avait disparu pendant deux ans du monde sorcier. Wilson était un monsieur tout le monde, et donc à priori inoffensif. Pourtant, il faut se méfier de l'eau qui dort. Les ennuis viennent souvent de ceux auxquels on ne s'y attendait pas. Il suffisait de voir Benjamin et Thomas. Ce n'était cependant pas le sujet. Ce qui les occupait aujourd'hui, c'était ce qu'avait fait Wilson durant ces deux années passées loin du compte sorcier. Si de toute évidence, la personne chargée de faire l'enquête sur Wilson n'avait pas jugé intéressant de savoir ce qu'il avait fait durant ces deux années loin des sorciers, Ruth si.
Néanmoins, cette affaire n'entrait pas dans le cadre de ses prérogatives et ne dépendait pas de sa juridiction. Les commissions de sécurité étaient l'affaire du Département de l'Ordre Nouveau. Pleine de bonnes intentions, elle avait donné l'information à Mike, lui glissant le dossier qu'elle avait reçu et l'enjoignant de faire ce qu'il lui semblait utile. Force était de constater, que, comme elle, il estimait qu'un entretient était indispensable. Connaissant Mike, elle savait qu'il le faisait parce qu'il jugeait ça indispensable, et non pas pour satisfaire un caprice de sa part. Elle avait beau être connue pour son caractère peu facile, et ses caprices légendaires, dans le cadre du travail, elle n'agissait pas pour se faire plaisir. Elle tentait d'être objective. Quel intérêt aurait-elle eu à briser la vie de ce jeune homme insignifiant dans le début de sa carrière ? Aucun, si ce n'était par sadisme personnel.

En attendant, elle n'avait pas prévu d'y assister. Il y avait rarement d'invité aux commissions de sécurité. Finalement, elle avait reçu un hibou de la part de son fiancé, l'invitant à se rendre dans son bureau, pour participer en tant que témoin à la commission de sécurité de Seth Wilson. Elle avait lu le message un peu surprise, le temps que les rouages de la machine administrative s'activent, elle en avait déjà presque oublié ce petit commissaire de sang qui lui avait servi ultérieurement. Les gens étaient des outils dont elle se souvenait quand ils étaient utiles et qu'elle oubliait aussitôt cette utilité passée. La mémoire lui était pourtant vite revenue, et elle s'était préparée pour la commission tout en ne sachant pas exactement ce que Mike attendait d'elle si ce n'était un peu de compagnies, mais pourquoi pas, ça lui apporterait une distraction dans une journée bien chargée.

Même si elle était arrivée en retard, elle n'avait pas raté grand-chose de l'interrogatoire. Il lui sembla voir une lueur de soulagement quand Wilson la vit arriver dans la pièce. Pauvre petit, était-ce parce qu'elle était une figure familière, et – à priori - plus aimable que celle du Directeur de l'Ordre Nouveau, ou simplement parce que son arrivée lui donnait le temps d'organiser un peu ses pensées ? En tout cas, c'était une erreur de croire qu'elle lèverait le petit doigt pour le protéger s'il s'avérait coupable. Il avait beau lui avoir été utile, d'autres le serraient à sa place.

Hélas pour lui, les réponses fournies à Mike étaient évasives, peu convaincantes, ni fort étoffé. Lui-même semblait peiner à dire ce qu'il avait fait durant ses deux années. Et la patience de son futur mari fut vite épuisée, il finit par noter quelque chose sur un bout de parchemin, qu'il lui tendit, elle le déroula pour y lire « Élimination ». Son destin était donc scellé, il suffisait de si peu de choses. Quelques phrases mal placées, un discours peu convainquant et sa présomption d'innocence s'envolaient, pour le laisser coupable de tous les crimes. Beau système qu'était leur justice, personne n'y trouverait rien à redire. L'Ordre Nouveau se chargeait des traitres de ce genre. Mike était d'humeur joueuse d'après ce qu'elle pouvait voir, il était froid, cassant, méchant, mais rien de bien cruel pour le moment. Tout un plus un léger Diffindo sur le visage, épargnant même l'œil au passage, avant de lui laisser la parole.

La jeune femme n'avait pas cessé de sourire tout le long, absolument pas dérangée par l'humiliation qui avait lieu devant elle. Elle avait vu pire, elle avait fait pire. Ruth, sous ses dehors charmants, aimait torturer. Elle n'avait jamais su d'où lui venait cette nature cruelle. Elle s'était développée au fur et à mesure des années. Quand elle était étudiante à Dumstrang, on l'y avait encouragé, n'hésitant pas à lui donner à torturer des animaux dans certaines classes pour s'exercer. Plus tard, après la mort de Benjamin, il y avait eu son premier meurtre à la naissance d'Yuliya, une vie pour une autre, et le goût du sang. Ensuite, chez les Serviteurs des Ténèbres, et chez les mangemorts, elle avait souvent eu l'occasion de tuer et torturer, elle y avait pris goût. Certains terminaient leur victime proprement, pas elle. Elle pouvait faire durer le plaisir un certain temps. Ça ne servait à rien d'être trop rapide, il fallait y aller progressivement.

« Monsieur Wilson. »

Sa voix était douce, calme et posée, telle une mère qui réprimande un enfant un peu capricieux.

« Je ne vois pas pourquoi vous vous obstinez à mentir. Nous savons tous les trois que durant vos deux années d'absence dans le monde sorcier, vous avez vécu en compagnie de moldu. Les étudier, c'est une chose monsieur Wilson, nous avons en effet besoin de toutes les informations disponibles à leur égard, et vous auriez pu être un atout pour ce régime. Néanmoins, étudier n'inclus pas nécessairement vivre avec eux. Lorsqu'on est un puriste convaincu, pourquoi s'infliger un tel désagrément ? En particulier lorsqu'on postule pour travailler aux commissions d'évaluation des moldus. Vous vous rendez compte que vous êtes en charge de la sécurité du peuple, vous aviez la mission de déterminer quel moldu est potentiellement dangereux ou non pour nous ? Comment peut-on vous faire confiance pour le déterminer en sachant que vous les avez fréquentés intensivement ? À quel point avez-vous été contaminé par leurs idées bourbistes ? Non Monsieur Wilson, rien dans ce que vous ne nous dites ne justifie votre présence chez des moldus pendant deux ans. Comment nous le savons ? Voyons, ça n'a pas été difficile. Il y a eu plusieurs baux à votre nom dans différentes habitations moldues qu'on peinerait à qualifier d'autre chose que taudis. Si vous avez en effet observé les moldus, vous avez également partagé leur mode de vie, renonçant durant deux années à la magie pour faire de la musique. La musique sorcière n'était pas assez bien pour vous Wilson ? Il fallait que vous déshonoriez votre baguette parmi des gens tout juste bons à être nos inférieurs ? Pire, vous avez prétendu être de leur niveau, rabaissant ainsi votre condition sorcière. Vous n'avez peut-être pas d'estime de vous-même, mais étiez-vous obligé de salir votre famille et la sorcellerie par la même occasion ? »

Il y eut un silence, tandis que le regardant de haut, elle continuait de sourire aimablement comme s'ils étaient en train de prendre le thé ensemble. Elle saisit un dossier qu'elle ouvrit, rassemblant les diverses preuves qu'on lui avait demandées.

« Vous avez été vague lors de notre entretien quand je vous ai demandé d'où venaient vos connaissances. Nos services ont eu tôt fait de trouver les informations manquantes, se trouve ici vos différents lieux d'habitation, les gens que vous avez fréquentés, les métiers que vous avez exercés. À cela ne s'ajoute aucune explication satisfaisante quant à un comportement dangereux pour notre société... Bien entendu, je ne suis ici que pour témoignez, vous juger n'est pas de mon ressort. »

À son tour, comme Mike un peu plus tôt, elle descendit les escaliers, lentement, prenant son temps, radieuse, souriante et élégante, le modèle de la sang-pur de bonne famille. Elle s'approcha de Seth qui était encore en bon état compte tenu de la tournure que prenait l'entretien. La décision du Directeur de l'Ordre Nouveau était prise depuis longtemps, et toutes les questions posées dés lors ne serait que rhétorique. Aucune réponse ne viendrait sauver le jeune Wilson des tourments qui l'attendait. Elle posa une main sur son visage, et passa un doigt sur le sang qui coulait. Approchant le doigt de son visage, elle lui montra :

« Ceci Seth, est du sang impur. Du sang-mêlé, que des générations de sorciers comme vous, vos parents, on pervertit en vous mêlant aux moldus. C'est triste que vous n'ayez pas retenu la leçon. Maintenant, rendez-vous service et répondez moi, pourquoi vivre deux ans parmi les moldus ? »

Bien entendu, la réponse ne fut pas satisfaisante. Elle eut un bref soupir et lui tapota la joue dans ce qui aurait pu passer pour un geste de compassion. Son regard se tourna brièvement vers Mike, sachant qu'en ce moment même, ils étaient tous les deux sur la même longueur d'onde.

« Bon eh bien tant pis, il va falloir que je sois plus persuasive...
Ostéoclaste. »

Et un à un, elle commença par briser les phalanges de Seth. Elle aurait pu briser le doigt, où la main d'un seul coup, mais elle préférait être méthodique, y allant progressivement, et rendant la douleur de plus en plus insupportable. Elle s'attaqua d'abord à la main gauche. Puis n'ayant toujours pas eu de réponse qui fasse son bonheur, elle décida d'employer un sort lui permettant d'arracher l'ongle à chaque fois, un doit à la fois. Oh bien entendu, ce n'était pas spectaculaire, il n'y avait pas de sang, pas encore en tout cas. Elle n'aimait pas tâcher ses robes pour rien, mais ça viendrait. Elle fit de même pour la seconde main, mais agrémentant chaque fracture d'un Non Respirare, coupant sa respiration pendant qu'elle brisait l'os, et puis l'annulant entre deux fractures.

Lorsqu'elle eut fini avec les mains, elle lui caressa du bout du doigt le visage en larme de sa victime, d'un geste presque sensuel. Elle aimait jouer avec ses victimes comme un chat avec une souris, elle ne pensait même pas à rendre Mike jaloux.

« Quel dommage d'abimer un si joli visage. »

Avec un haussement d'épaule, elle continua son œuvre, lançant un Fulmifero sur la zone sensible du corps masculin. Une dizaine de battes de baseball, invisible, lui frappait les parties intimes, provoquant une douleur intense. Elle laissa le sort durer quelques minutes, avant de lancer un Maléfice du supplicié, un sort qu'elle aimait particulièrement. Elle pouvait regarder avec délectation sa victime se tordre de douleur alors qu'elle avait l'impression que de part et d'autre, son corps était écartelé avec vigueur. Le jeune homme voulait serrer des points, mais ses doigts désormais casser et meurtris ne lui permettait pas de le faire, rendant cocasse une action probablement douloureuse pour Seth dont la chair des doigts étaient mise à vif par les ongles arrachés.

Lançant un Incendio pour brûler plusieurs parties du corps, elle répéta encore une fois sa question, voyant qu'elle n'obtenait aucune réponse encore une fois. Elle dit :

« Vous ne semblez pas bien m'entendre. Peut-être qu'une de vos oreilles est défectueuse, voyons ce que ça donne sans l'une d'elles. »

Les sorts les plus basiques étant les meilleurs, c'est à l'aide d'un Diffindo qu'elle découpa lentement son oreille droite, profitant des hurlements de douleur de sa cible. L'orifice tomba à terre, provoquant une hémorragie importante, les saignements au niveau de l'arcade et de l'oreille étaient toujours très impressionnants.

« Je ne voudrais pas que ça s'infecte, si vous permettez»

À l'aide d'un sort équivalent à l'application d'un fer chaud, elle cautérisa la blessure, l'empêchant de se vider de son sang. Lançant un petit Revigor pour le garder conscient malgré la douleur, elle répéta sa question et cette fois encore, n'obtiens pas de réponse. Se désintéressant de sa victime, elle se tourna vers Mike :

« Je ne sais pas quoi faire, il est obstiné, je ne pense pas qu'on puisse en tirer quoique ce soit. »

Un sourire charmeur s'étirait toujours sur ses lèvres, elle était stimulée et excitée par la torture qu'elle n'avait plus eue l'occasion de pratiquer depuis qu'elle était entrée au gouvernement. Regardant sa robe, elle ajouta d'un air distrait :

« C'est quand même incroyable, ils ne sont pas foutus de se vider de leur sang sans salir mes robes, elle est bonne pour la poubelle. »


Après tout, hors de question de porter quelque chose de souiller par le sang d'un sorcier sang-mêlé. 

Hrp : Cette séance de torture se fait avec l'accord du joueur concerné.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Commission C-022-SW || 26/05/2006 Dim 20 Juil - 18:51

Fou. On le disait fou depuis toujours, une éternité, si on regardait ses yeux, on commençait à le murmurer. Mais les yeux froids et cruels qu'il pouvait avoir, Mike ne le montrait qu'aux gens qui allaient mourir. Pas aux gens qu'il perdait : telle était la différence dans ce monde qu'il établissait : il décidait de ceux qu'il fallait détruire, ceux qui mouraient parce qu'ils le devaient ou qu'ils n'avaient pas la capacité à survivre, et ceux qu'il perdait. Ses victoires et ses échecs. Les morts drôles à contempler, ceux qu'il pouvait éliminer en laissant libre cours à sa folie et à son avidité du sang et ceux pour qui il aurait aimé faire disparaître ce coté apocalyptique de sa personnalité. Peine perdue, car finalement, on ne pouvait rien demander à Mike Witcher. La folie c'était une maladie, un état. Il ne pouvait pas s'en défaire, finalement...pas depuis la mort de Jeremy. Il était vivant, et tellement de gens meilleurs que lui étaient morts. Pour le mangemort, ça ne pouvait qu'être un signe, celui de la mission quasi-divine qu'on lui confiait. La seule chose qu'il savait faire – bien faire, faire le mieux du monde – c'était détruire, broyer les gens. Le fait que quelqu'un – Dieu, ou le destin, ou le hasard – l'aie laissé en vie ne pouvait qu'être la licence pour tuer qu'on lui accordait.

Rien dans sa vie n'était banal, sinon de tuer, donc. Mais par moment, dans ses rares moments de consciences et de lucidité, le directeur du département comprenait ce qu'il se passait. Il se disait qu'il était banal de mourir et que ce qu'il faisait était juste, car il tuait des inadaptés à une société parfaite que l'Intendance s'appliquait à créer. Que c'était un mal nécessaire pour un plus grand bien et qu'il en était l'artisan – justification morale opportune car il aurait terriblement mal vécu de savoir qu'il était juste fou et qu'il torturait des gens juste parce qu'il aimait le sang. Mais parfois les échecs se rappellaient à lui. La mort n'était pas banale. Pas quand c'était vous, pas quand c'était quelqu'un que vous connaissiez. Egoiste, Mike ne pensait jamais que les gens qu'il tuait pouvaient compter pour d'autres : il vivait dans son monde et son propre malheur lui semblait si immense que celui des autres ne pouvait pas compter.

Sa vie était à pleurer, sans doute : seul avec ce qui lui restait d'une vie perdue, il s'acharnait à faire payer au monde le fait de lui avoir volé en faisant en sorte que son cas ne se reproduise jamais et que l'idéal qu'il avait imaginé lorsqu'il était jeune, arrogant et idiot, existe à jamais.  Que se passerait-il pour lui ? Rien sans doute, mais Michael Witcher s'en fichait, en fait, éperduement, si on lui avait posé la question, il aurait simplement haussé les épaules. Il n'allait pas s'interroger sur ce qu'il avait perdu et ce qu'il lui restait à perdre sachant qu'il avait déjà tout perdu. Et ensuite, qu'est-ce qu'il allait arriver  ? Pas seulement dans un mois, un jour, une heure, une minute. Dans les années à venir.- Rien n'allait arriver arriver. Il n'y avait pas d'ensuite. C'est ça qui allait arriver. C'est ça qui était arrivé. Après la mort, il ne se passait rien. Après l'échec il ne se passait rien.

Pour lui comme pour Ruth, par exemple, ce serait toujours la même chose. Tout le monde tombait parfois, mais ils faisaient partie du genre de personnes à vouloir faire payer l'humanité entière pour les malheurs qui leur étaient arrivés. Pouvaient-ils admettre que d'autres soient heureux si eux ne l'étaient pas ? Non, certainement pas. Et vouloir rendre d'autres gens heureux ? Sans doute pas, Mike n'avait jamais su faire ça : se rendre heureux lui même lui suffisait en tant que tâche compliquée. Pourtant, il avait détesté les larmes qu'il avait deviné chez Ruth, l'autre fois...Il aurait pu ne rien en dire, mais la voir sourire comme ça, même pour torturer un pauvre type lui faisait plaisir.

Torturer des gens, c'était son dada, à lui, Mike Witcher, pour rester poli et ne pas parler d'une obsession étrange et totalement glauque. Il était persuadé de bien faire, et si en plus ça lui permettait de remplir sa mission quasi-divine d'élimination des fous et des inutiles mettant en danger la sorcellerie, alors il n'allait certainement pas dire non.

Alors il regardait, toujours amusé. Le sourire était froid, cruel, pas vraiment intéressé par Wilson lui même mais plutôt par le sang qui coulait et la douleur qui se dégageait de la scène. En bon taré, il trouvait également une sorte de sensualité à tout cela, et admirait plutôt sa fiancée en action. La torture était-elle comparable au sexe ? D'une certaine manière oui, les deux étaient jouissifs, mais pas de la même façon.

Allumant une cigarette, il se contenta d'un sourire à l'assertion de Ruth :

« Nous ne sommes pas là pour en tirer quoi que ce soit de toute façon, mais pour l'éliminer. Qu'il soit vraiment un traitre ou juste stupide parce qu'il ne dit rien, c'est fini pour lui, il ne sert à rien en ce monde là...peut-être dans un autre, tu en dis quoi, Wilson ? »


Rien, évidemment. Agacé, Mike, qui s'était rassis pour fumer sa cigarette, pointa la baguette sur le sang mêlé et lui lança un doloris. Maintenant le sort quelque temps pendant que Seth Wilson était agité de spasmes de douleurs et hurlait de souffrance, il répondit à sa fiancée :

« Je suis d'avis que tu serais mieux sans, de toute manière, mais tu n'es pas obligée de m'écouter non plus. »

Il finit par arrêter le doloris et s'approcha de Wilson, cigarette aux lèvres, et se mit à son niveau : l'autre pleurait doucement, sans rien dire, tétanisé, pourtant ce n'était qu'un début. Le directeur de l'Ordre Nouveau reprit la parole :

« Allons. Il ne faut pas pleurer. Tu n'as plus l'âge, maintenant. »
Il retira la cigarette de ses lèvres : « Tu ne veux pas parler ? Il serait temps. Tu parles, je te tue, on en finit. Non ? » Il écrasa la cigarette sur l'oeil de Seth Wilson, qui hurla de douleur. « Oui, ça fait mal, je sais. Ne me regarde pas comme ça, c'est ta faute, pas la mienne. Tu n'as qu'à parler. Pourquoi tu parles pas, hein ? » Il balança un sectusempra, un, puis, deux, puis trois, et Seth Wilson pissa le sang de partout, hurlant que diable. « Pourquoi tu ne parles pas ?! » Le ton était rageur et bientôt ce furent les poings qui fusèrent, défonçant la mâchoire, les arcades sourcilières, ravageant les dents et détruisant, finalement, la gueule d'ange de Seth Wilson : « Ca t'amuse de me faire passer pour un monstre, je sais. De me prendre pour un con. Mais j'ai pas que ça à faire, te torturer. Bien sur, c'est drôle, parce que tu n'es rien, au mieux un crétin, au pire un petit sang mêlé sans envergure qui essaye de trahir mais qui se foire, mais mais après il y a du sang partout, et évidemment, on passe pour un connard. » Une pause, légère, et puis un autre endoloris, terrible de précision et de souffrance. Il l'arrêta et reprit : « Je ne suis pas méchant. Je veille à la sécurité de tout le monde, moi, tu sais ? Y compris à la tienne. Et puis tu trahis, Seth. Que veux-tu que je fasse, maintenant ? J'ai plus qu'à te tuer. Tu le mérite. Tu n'as même pas eu le panache de réussir à nous échapper. »

Il lança un sort de sang puissant : le sang de Seth se reconstitua en une sorte de bête, un vers immonde avec des crocs, qui se jeta sur lui et le dévora ni lentement, ni rapidement. Ce fut fini d'un coup, et le calme retomba. Il se tourna vers Ruth en souriant :

« Cela dit, j'étais sérieux à propos de cette histoire de robe. »
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MessageSujet: Re: Commission C-022-SW || 26/05/2006 Lun 21 Juil - 23:13

Est-ce qu'elle était heureuse ? Drôle de question à se poser dans un moment pareil non ? Honnêtement, il aurait plutôt fallu qu'elle se préoccupe de ce pauvre Wilson, sur sa chaise, qu'elle était en train de torturer avec finesse. Il aurait fallu qu'elle s'occupe de lui en priorité, non ? Lui aurait voulu qu'elle fasse tout l'inverse, elle n'en doutait pas une seule seconde. Le pauvre pleurait, criait, et elle était à peu près sûre qu'il n'admirait pas la finesse de son travail. Il suffisait de voir son oreille. Finement coupée à l'aide de la magie et ensuite cautérisée. N'était-elle pas gentille et prévoyante ? Voir même aimable ? Après tout, ce n'était pas un moldu et leurs instruments de boucherie qui aurait fait de l'aussi beau boulot, elle en était sûre.

En attendant, elle en avait fini avec lui, ce n'était pas son Département, elle ne pouvait pas le tuer, elle laissait ça à Mike. Elle posa une main sur son bras tandis qu'il lui répondait. D'un sourire, elle lui tourna le dos, montant lentement les marches pour se réinstaller dans son fauteuil, posant ses bras sur les accoudoirs, croisant les jambes et admirant le spectacle.
Bien entendu, elle savait qu'ils n'étaient pas là pour en tirer quelque chose. Le commissaire était un homme mort depuis qu'on lui avait demandé de témoigner. C'était étonnant qu'il ne s'en soit pas douté. En général, les convocations aux commissions de sécurité n'étaient jamais de bons augures. Qu'aurait-elle fait à sa place si elle avait été convoquée ? La question était stupide, elle ne serait jamais convoquée en commission de sécurité, mais lorsqu'on tient un minimum à la vie, on fuit. Et le courage dans tout ça, et la dignité ? Les morts n'ont pas de dignité. Wilson, ici, devant elle, mutilé et pleurant alors qu'on lui lançait le doloris n'avait pas de dignité. Sa sœur avait beau être à Gryffondor, elle avait toujours méprisé leur courage, souvent associé et confondu avec l'idiotie. Elle-même, si elle avait été à Poudlard, aurait probablement été à Serpentard avec une bonne partie de sa famille.

Elle ne pleurerait pas celui qui allait mourir ce soir. Loin de là. C'est à peine si elle se souviendrait de lui quelques minutes après être sortie de la salle. Personne à part eux, n'entendraient son dernier soupir. La pièce insonorisée magiquement l'empêchait d'être entendu s'il appelait à l'aide. Quand bien-même, il l'aurait fait, qui serait venu l'aider et lui tendre la main ? Personne. Non, il mourrait seul, oublié de tous, et sa famille serait disgracier. Elle avait entendu dire que sa sœur faisait partie des Serviteurs des Ténèbres, triste pour elle, la faute de son frère l'empêcherait désormais de devenir mangemort. Elle resterait de la chair à baguette tout juste bonne à être sacrifiée sur un champ de bataille un peu difficile. Qui s'en préoccuperait, elle n'était qu'une sang-mêlé sans importance comme il y en avait encore bien trop.

Ruth avait-elle un problème ? Oui, sans aucun doute. Son attirance pour la violence et la douleur en premier lieu. Silencieuse, elle observait son fiancé torturer Seth Wilson sans éprouver la moindre compassion. Une personne normale aurait souffert avec lui quand la cigarette, s'était écrasé sur son œil déjà tuméfié. Elle aurait tressailli en entendant son cri. Rien du tout, tout au plus, elle trouvait ça excitant de voir Mike perdre le contrôle. Elle le laissa faire sans dire un mot. Elle aurait du savoir que ce n'était pas normal, et pourtant, rien dans la situation ne la choquait. Une fois que se fut fini, il se tourna vers elle souriant, toute colère partie en lui parlant de sa robe.

Ça la fit rire, elle était belle quand elle riait, et elle riait souvent. Ça ne voulait pas dire qu'elle était heureuse, mais simplement qu'elle n'était pas entièrement malheureuse. Elle aurait pu l'aimer, réellement, plus qu'elle ne le faisait déjà. C'était un bon ami, ça faisait des années qu'ils se fréquentaient. Ils s'appréciaient bien plus que ce n'était requis entre cousins. Drôle de chemin qui les avait menés au mariage, eux qui depuis qu'ils se connaissaient, n'avaient jamais eu une seule pensée déplacée l'un envers l'autre. Qu'est-ce qui clochait alors ? Pourquoi ne pouvait-elle pas l'aimer plus ? Il y avait Benjamin, elle était beaucoup de choses, mais pas inconstantes dans ses sentiments. Pourtant, elle aurait aimé, mais on n'arrête pas d'aimer quelqu'un du jour au lendemain simplement parce qu'on le veut, ça aurait été trop facile. Leur relation n'était pas bien claire non plus. Ils se voyaient peu, correspondaient beaucoup, mais pour le moment, ils n'avaient l'air de fiancé qu'en public.

Sans un regard pour le corps, elle descendit de nouveau les marches, répondant à la remarque de Mike par un :

« Tu peux toujours m'aider à l'ôter si tu veux. »

Elle s'approcha de lui posant sa main sur son torse avant de l'embrasser, elle commença à déboutonner sa chemise pendant qu'il faisait tomber sa robe à terre, loin de la mare de sang qui s'était formé. Alors qu'elle lui mordillait le cou, une pensée lui vient à l'esprit, et elle s'écarta presque brusquement, le forçant à arrêter ce qu'il faisait pour la fixer.

« J'ai croisé Malone en arrivant. »

Il le savait, elle lui avait déjà dit.

« Je te préviens, ose seulement me faire un enfant dans le dos comme il l'a fait à sa femme, et tu n'auras rien à envier à Seth ici présent. »

Mike connaissait assez le caractère de sa cousine pour savoir qu'elle ne faisait pas ce genre de menace en l'air. D'une jalousie maladive, elle détestait qu'on touche à ce qui lui appartenait. Ici, ce n'était pas réellement la jalousie qui la faisait parler, ils avaient un accord et elle avait l'intention de s'y tenir. Non, c'était la honte, elle refusait d'être l'objet d'un scandale ou elle serait la femme trompée avec son mari qui lui faisait un enfant dans son dos. Tellement cliché, tellement pathétique. Elle refusait que ce soit elle.

Une fois qu'ils eurent fini, elle se rhabilla naturellement, comme si le fait qu'il y ait eu un homme mort dans la pièce était un cadre parfaitement normal. Elle embrassa une dernière fois Mike avec un sourire satisfait :

« Je te laisse, j'ai du travail, passe quand tu veux. »

Elle n'était pas heureuse, mais elle n'était pas totalement malheureuse non plus. Dans sa folie, peut-être, trouverait-elle un jour le juste-milieu. En attendant, elle continuait à vivre désespérément.

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MessageSujet: Re: Commission C-022-SW || 26/05/2006

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Commission C-022-SW || 26/05/2006

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