POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
Auras tu le courage de nous rejoindre ?
Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Premier contact [Pv' Georges]

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Kimeria MacFusty Origins


MessageSujet: Premier contact [Pv' Georges] Jeu 29 Mai - 15:52

''Ma chérie,
Cela fait déjà quelques semaines que Papa et moi n'avons plus de tes nouvelles, j'espère que tout se passe bien à l'école. Comment vont tes amies ? Tu ne nous parles plus guère d'elles, tout va bien au moins ?
On lit beaucoup de choses sur l'Inquisitrice Lestrange dans la presse, comment cela se passe t'il à l'école ?

Ici tout va bien, la routine. Quelques dragons ont décidé de se balader un peu ailleurs, mais trois fois rien, on gère.
On pense fort à toi, on t'aime fort, gros bisous, donne vite de tes nouvelles.

Maman & Papa''


Allongée sur son lit, seule dans le dortoir, la petite Pouffy lisait et relisait la lettre de ses parents. Comment pouvaient ils ne pas voir que tout allait mal ? Comment pouvaient ils passer à coté de ça alors qu'ils la connaissaient sur le bout des doigts ? Feindre de ne rien paraître, que tout se passait bien, juste pour être tranquille, c'était l'illusion qu'elle allait offrir à ses géniteurs pour ne pas les inquiéter. Un mensonge pour éviter de les tracasser, ils avaient autre chose à faire que d'écouter ses jérémiades, elle le savait et en individu responsable, elle pensait bien faire en les déchargeant de ce poids.
Ces petites lettres ne lui avaient pas manqué, mais la sensation de pouvoir s'échapper un peu d'ici et de retourner dans les Hébrides lui faisait du bien, elle le sentait. C'était assez étrange d'ailleurs, de voyager par le simple fait de lire deux ou trois lignes posées à la hâte sur un bout de parchemin … c'était étrange mais ça faisait du bien alors pourquoi se poser des questions ?

Elle se leva et se posa à son bureau où elle rédigea sa réponse, de sa belle écriture ronde et penchée, sans laisser la plume baver son écran plus que de raison.

'' Maman,
Désolé de ne pas avoir donné de nouvelles, j'avais pas mal de travail ces derniers temps à cause de changement d'emploi du temps en plus des devoirs que j'avais à rattraper. Il y a beaucoup de boulot mais c'est normal.
Oui elles vont bien, c'est juste que je n'ai pas grand chose à raconter, c'est relativement calme ici.

L'école a changé depuis qu'elle est là. On a plus de magie noire et le règlement a été modifié, mais dans l'ensemble ça ne change pas grand chose. Elle a été claire avec nous, tant qu'on reste dans les clous, on a pas à s'inquiéter. De plus, elle est assez mystérieuse et secrète, donc je sais pas trop quoi penser d'elle … pour l'instant elle ne me dérange pas.

Vraiment ? Il s'agit des dragons de Skye ? Papa avait dit qu'ils n'allaient pas tarder à bouger parce que le territoire était trop petit, il ne s'était pas trompé.
J'aimerais tant être avec vous pour m'occuper d'eux … comment vont les autres ? Il y a eu des pontes récemment ? Tiens moi au courant.

Je pense fort à vous, gros bisous.

Kimmy''


Jamais elle n'avait autant menti dans une lettre à ses parents. Elle n'avait plus beaucoup d'amies, voir même plus du tout, sauf peut être les rares personnes qui acceptaient encore de lui parler, mais ça n'était pas ça des amis. Elle ne les avait pas zappé à cause du boulot, elle était à jour bien qu'ayant un léger retard en magie noire, trois fois rien selon elle.
Elle se doutait bien que tirer la sonnette d'alarme était une mauvaise chose, il ne fallait se démarquer sous l'inquisitrice Lestrange, mieux valait rester discret, quitte à souffrir en silence, elle le savait et comptait passer inaperçu durant le reste de sa scolarité.
Tiens, parlons en de l'inquisitrice Lestrange … elle était effrayante, tout bonnement effrayante cette femme. C'était rare de voir une femme endosser le rôle du bourreau et du méchant, mais elle … c'était le diable. Oui, une diablesse, cela se voyait dans son regard, dans son attitude, comment la féminité avait elle pu être aussi viciée ? Elle avait du charisme l'inquisitrice, c'était certain, elle était compétente, personne n'en doutait, mais la folie avait depuis longtemps gagné son esprit et son corps. Comment pouvait être femme et être Bellatrix Lestrange ? Kimmy ne comprenait pas.
Elle n'aimait pas qu'on la force, et le surplus de magie noire l'étoufferait d'ici la fin de l'année, elle le savait, mais ne pouvait pas se permettre de le dire. D'une parce que les hiboux étaient probablement surveillés, de deux parce que ses parents avaient du passer devant la commission de sécurité, et de trois parce que la discrétion valait mieux que les emmerdes.

D'ailleurs, elle aurait continué longtemps à vivre parmi les ombres si le professeur Worell n'avait pas décidé de la convoquer ce soir là après manger.
Kimeria ne connaissait pas très bien le nouveau professeur de défense absolue, disait on qu'il avait été pris plus pour sa compétence que son adhésion au purisme … enfin c'était les rumeurs et Kim n'y prêtait pas forcément attention. Il était également devenu le nouveau directeur de Poufsouffle, chose qui changeait. Un prof de défense absolue à Poufsouffle ? Ça avait fortement étonné les membres de cette maison. Cela n'était pas arrivé depuis … depuis toujours peut être ? Elle ne s'en souvenait pas bien.

Alors vêtue de sa robe à l'emblème de Poufsouffle, elle sortit dans la salle commune, puis dans les cuisines avant de se diriger vers le bureau du professeur, situé au quatrième étage.
Elle ne put réprimer ses pensées à mesure qu'elle gravissait les marches pour arriver à l'étage souhaité, serrant entre ses petites mimines la convocation, au cas où un garde lui demandait de se justifier. Le couvre-feu n'était pas encore passé mais tout n'était qu'une question de temps.
La jeune fille arriva devant la porte du bureau, hésita quelques secondes avant de toquer. La réponse vint de l'intérieur et elle entra, regardant furtivement son directeur de maison avant de baisser le nez.
Timidement elle avança de deux ou trois pas, pas plus, pour garder une certaine distance avec son directeur de maison, elle était très difficile à dompter et encore plus à mettre à l'aise, ça promettait.

Elle était seule depuis sa reprise des cours après Noël, contrairement aux autres membres de sa maison, elle restait un peu dans son coin, très en retrait, pas forcément à l'aise en compagnie des autres. Il y avait eu tellement de mauvaises rumeurs sur elle qu'elle ne voulait plus se risquer à établir un dialogue social concret avec les autres. La peur d'être blessée, la peur de l'autre, elle vivait ça au quotidien. Worell l'avait il déjà remarqué ? Elle ne savait pas trop et espérait que cela n'avait aucun rapport concret avec sa vie au château … elle ne voulait pas être prisonnière de cette image, elle ne voulait pas de ce sujet de conversation. Tout mais pas ça, pas une question piège, qu'on ne lui demande pas son avis ou de s'expliquer, non, elle voulait que tout se passe très vite, qu'il n'en soit rien …

Ainsi, timidement, elle osa prendre la parole :

« Bonsoir professeur ...»

Même avec ce manque d'assurance flagrant, cette phrase lui paraissait d'une désinvolture immense, et elle retomba vite dans son travers antisociale qui la rendait si peu malléable.

« V … vous avez demander à me voir ?»

Elle n'osait pas s'asseoir, pas le regarder dans les yeux. Elle était craintive, comme un petit animal blessé que l'on avait posé là et qui se roulait en boule pour éviter le monde extérieur. En cet instant, elle était ce petit animal.
Ne connaissant pas le directeur de maison, elle était bien surprise de se voir convoquée, et n'arrivait pas à se détendre, elle était parachutée ici, seule, et commençait à angoisser. Une demi-seconde de silence lui paraissait des heures. Sa tête bouillonnait d'idées peu appréciables, un piège de l'Ordre Nouveau pour la traiter de bourbiste ? Une sanction pour ce qu'elle avait mis dans une fiche ( elle ne s'en rappelait déjà plus ) ? Trop de pression, de nervosité, si bien qu'elle commença nerveusement à faire passer la convocation dans ses petits doigts fins, comme si cela allait l'aider à aller mieux … il n'en fut rien.

Elle était là, seule et démunie face à cet homme qui, en théorie, devait être quelqu'un de bien, mais le monde extérieur lui paraissait si étranger … si agressif, si méchant. Dieu, qu'elle aurait aimé se rouler en boule et disparaître … simplement disparaître … ne plus être là.
La convocation la faisait angoisser et cela se voyait.
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MessageSujet: Re: Premier contact [Pv' Georges] Mar 3 Juin - 23:37

Il n’avait peut-être pas été très prudent en lui donnant rendez-vous à une heure si proche du couvre-feu et s’en voulut un peu. Il jeta un coup d’œil sur les lettres qu’il avait reçu lui signalant l’inquiétude des proches de Miss Macfusty. Au départ, il avait cru à une paranoïa parentale tout à fait compréhensible vu le climat de tension régnant dans le monde sorcier. Il avait alors mis de côté le problème, estimant qu’il ne pouvait pas satisfaire toutes les crises d’angoisses de parents inquiets. Mais lorsqu’il avait ensuite reçu la lettre de la grande sœur qui se montrait pour le coup beaucoup plus insistante, il s’était penché sur la question, interrogeant ses collègues sur une élève qu’il ne connaissait pas. Il avait donc finit par donner rendez-vous à la jeune fille dans son bureau, pour tirer cette histoire au clair.
A l’heure dite, il releva la tête en entendant un coup léger frappé à la porte. « Entrez », Georges observa la timide petite blonde s’avançait vers le centre du bureau. Elle manquait cruellement de confiance en elle, remarqua-t-il. « Bonsoir Miss Macfusty, assied-vous s’il vous plait. » Il voulait lui faire comprendre qu’elle n’était pas entrée dans une arène, qu’elle n’avait rien à craindre. Il attendit patiemment qu’elle ose s’asseoir, ce qu’elle fit comme si elle était prête à s’enfuir en courant à tout instant, assise tout au bord de la chaise qu’il lui avait désigné. Cela attira un sourire ironique à Georges, il remarquait toujours ce genre de détails sans importance, bien qu’ils ne lui importent peu. Il analysait les situations comme on le lui avait appris pendant sa formation d’auror. Attention et méticulosité. La voyant s’empêtrer avec sa convocation, triturant la feuille de papier dans tous les sens, il saisit sa baguette, et d’un mouvement souple la feuille de convocation s’envola, se posa sur le bureau et se défroissa. Il eut un sourire amusé « Laissez donc ce pauvre parchemin, il pourrait vous être utile pour retourner à votre dortoir, et il n’y ai pour rien dans votre calvaire. ». Il prit place derrière le bureau, s’assit en face de Kimeria et posa les mains jointes sur le bois. Il s’efforça de prendre une voix douce, mais ce n’était pas vraiment sa spécialité.
La jeune fille lui rappelait d’une certaine manière sa défunte femme, Mary. Kimeria paraissait aussi nerveuse que Mary lorsque celle-ci avait reçu sa convocation pour délibérer sur son statut de née-moldu. Il était terriblement embêté de voir l’état que provoquait la convocation chez Kimeria, il avait l’impression de devenir le bourreau, lui qui n’avait même pas pu rassurer sa femme avant qu’elle ne disparaisse dans les tréfonds d’Askaban. Il se mit donc n tête de rassurer la blondinette. « Ne vous mettez pas dans cet état. Ma convocation était sans doute un peu trop formelle, mais il n’y a rien de grave. Nous allons juste parler de vous … de votre parcours à Poudlard. » Il fit une pause, guettant un signe de détente sur le visage de la jeune fille.
« Bien, je vous ai convoqué parce qu’on m’a fait part d’inquiétudes concernant votre … bien-être ? » Lui-même n’était pas certain du terme à employer pour ce cas-là. « Votre famille s’inquiète et pense que vous n’êtes pas … -il jeta un coup d’œil à la lettre de la sœur ainée, cherchant le mot- épanouie. Votre sœur vous pense même dépressive et ne voudrait pas que vous ayez des pensées suicidaires, comme c’est charmant. » Ce dernier commentaire lui avait échappé malencontreusement. Comme il avait du mal à se mettre à la place des autres, il avait aussi du mal à faire la part des choses et à comprendre que certaines remarques pouvaient blessés.   Il se rendit compte de son erreur une demi-seconde trop tard. « Ne vous méprenez pas, notre conversation est sérieuse. »
Il avança sur son bureau le dossier scolaire de Kimeria, et plus particulièrement la fiche qu’elle lui avait rendu concernant les cours de défense. Mais celle-ci était peu fournie, uniquement les informations obligatoires. Il fouilla le dossier scolaire des yeux et fixa à nouveau Kimeria. « Apparemment, vous avez été absente avant les vacances de Noël, sauf erreur de ma part ? » Il guetta une approbation. « Je ne doute pas que cette absence était justifiée, pourriez-vous juste me l’expliquer ? Je ne cherche pas à vous faire de procès, mais à comprendre. Cela peut sans doute expliquer votre évident manque de confiance en vous. » Cela lui avait à nouveau échappé, et il ne voulait pas mal faire. Il adressa un sourire encourageant à son élève et écouta attentivement ses explications, en silence, sans l’interrompre. Une fois qu’elle eut finie, il lui adressa un nouveau sourire. « Soyez honnête, Miss Macfusty, je suis là pour vous aider. Juste de l’honnêteté. Avez-vous des différents avec les autres élèves ? » Il lui jeta un coup d’œil, et secoua la tête. Il ne voyait pas cette fragile petite blondinette cherchait des ennuis à d’autres élèves. « Je reformule ma question : les autres élèves vous cherchent-ils des noises ? ».
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MessageSujet: Re: Premier contact [Pv' Georges] Mer 4 Juin - 1:05

Que faire ? Comment sortir de là le plus vite possible ? Cette question lui semblait sans réponse, elle était là, à subir le contrat social pour une raison qu'elle ne tarderait pas à connaître. Elle pensait au pire, elle, la petite sang-mêlé parachutée là, dans ce monde puriste, dans ce Poudlard vraiment différent d'avant. Il en fallait pour l'exemple, mais pourquoi elle ? Parce que ses parents avaient protégé le monde des dragons sous n'importe quels régimes ? C'était du grand n'importe quoi, et pourtant elle avait peur. Peur de quoi ? De ce qu'on pourrait lui faire, à elle et aux dragons si c'était quelqu'un d'autre qui récupérait leur garde. Oh non, elle ne voulait pas y penser, ça ne ferait qu'empirer les choses, elle le savait pertinemment.
Son directeur de maison avait beau être un ancien Poufsouffle, ça ne l'empêcherait probablement pas d'être sévère, ni moins juste qu'avec un autre. Pourtant elle sentait en lui une certaine sévérité qui l'effrayait. Peut être un militaire ? Ou un puriste chevronné ? Elle ne savait pas grand chose de lui et évitait de le regarder, préférant ses pieds ?! Ou quelque chose de moins gênant, tant que ça pouvait la soustraire à ce regard dur qu'elle ne supportait pas. Ne me jugez pas professeur, ne faites rien, je vous en supplie, laissez moi sortir de là, vite …

« Bonsoir Miss Macfusty, assied-vous s’il vous plait. »

S'asseoir ? Comment ça ? Cela lui rappelait bien trop la commission du sang. Quel horreur que ce passage à là, c'était horrible, affreusement horrible, se sentir épié, savoir que sa vie était entre les mains de la plume tenue par l'homme en face de vous, c'était si atroce. Peut être qu'il ne pensait pas à mal en faisant ça, mais la jeune fille ne pouvait que ressasser et envisager le pire.
Alors elle dut s'exécuter machinalement, ne nous leurrons, si elle avait pu éviter, elle l'aurait fait, mais là, c'était un ordre clair. Contrairement à l'effet attendu, cela la détendit un peu, du moins au début, elle chercha une position maladroite et opta finalement pour la demi fesse assise, à savoir assise mais prête à partir le plus vite possible. Elle ne fit pas gaffe et ne songea même pas à savoir si le professeur le verrait ou non, elle pensait à autre chose.

« Laissez donc ce pauvre parchemin, il pourrait vous être utile pour retourner à votre dortoir, et il n’y ai pour rien dans votre calvaire. »

Et la feuille s'envola. Quelle horreur ! Son défouloir venait de partir devant ses yeux attristés par cette tragique perte. Un frisson parcourut son échine à l'entente du mot calvaire. Calvaire, il avait dit calvaire, c'était un signe, il voyait que cela se passait mal pour elle et il allait en jouer. Salaud ! Non, pas salaud, non, il ne fallait pas, il fallait rester calme, tranquille, ne pas stresser, ou essayer de le cacher.
Impossible, elle se mit alors à croiser ses mains, serrant tellement fort qu'elles devinrent rouges. Évacuer le stress, l'étreinte se relâcha un peu, elle avait pu souffle un coup mais ça n'était pas suffisant, sa nuque était raide, son regard timide ne laissait plus transparaître autre chose que de la méfiance et de la peur.
Et puis il joignit ses mains sur le bureau. Oh lala, cette même posture qu'un commissaire du sang, c'était affreux, terriblement affreux. Pourquoi lui faisait il ça ? C'était horrible, il n'avait pas idée à quel point elle souffrait dans son petit corps fébrile de gamine.

« Ne vous mettez pas dans cet état. Ma convocation était sans doute un peu trop formelle, mais il n’y a rien de grave. Nous allons juste parler de vous … de votre parcours à Poudlard. » 

Ils allaient 'juste' parler de ça. Pourquoi juste ? Pourquoi juste 'juste' ? C'était terriblement ambiguë et oppressant pour elle, qu'elle ne parvenait plus à cacher sa nervosité, même à l'écoute de cette phrase qui aurait pu être là pour détendre l'atmosphère. Mais non, c'était le juste qui changeait tout.
Il n'y a rien de grave, parce que s'il y avait eu un truc de grave, les choses auraient été différentes ? Elle en doutait sérieusement, non vraiment, elle n'était pas du tout à l'aise sur le devant de ce siège et face à cet homme. En son fort intérieur, un dragon crachait des flammes en forme de SOS ou de SAVE ME !!, c'était la panique totale et pourtant elle ne tremblait pas encore, mais s'il continuait ainsi, il allait vite avoir droit à la totale, ce cher Georges.

« Bien, je vous ai convoqué parce qu’on m’a fait part d’inquiétudes concernant votre … bien-être ? »

Son bien être ? Qui s'en souciait ? Personne à Poudlard, personne. Elle n'était qu'une gamine perdue dans la masse, un nom parmi tant d'autres. Elle était la petite Kimeria MacFusty, numéro de dossier je sais pas combien, c'était tout. Des résultats corrects, des notes bonnes mais sans plus, une gamine parmi tant d'autres.
Elle ne put guère réagir à cela que par un énième regard alarmé au possible vers la décoration du bureau.

« Votre famille s’inquiète et pense que vous n’êtes pas … 

Le mot traîna à venir. Mais là n'était pas la question, c'était simplement sa famille qui venait foutre son grain de sel là où ils n'avaient rien à faire. Vraiment elle les maudissait de ne pas avoir gardé ça pour eux, il ne fallait surtout pas se faire remarquer à Poudlard, pas maintenant, pas alors que l'inquisitrice Lestrange cherchait des faits d'armes. Papa et Maman allaient avoir droit à une belle engueulade dès son retour à la maison … si elle y revenait …

épanouie. Votre sœur vous pense même dépressive et ne voudrait pas que vous ayez des pensées suicidaires, comme c’est charmant. »

Comme c'est charmant. Tout était dit. Dis le si ça te fait chier, moi je retourne dans mon dortoir et l'affaire est classée. Oui, ça allait arranger tout le monde, faisons ça. Allez Kimmy, tu trouves le courage pour lui dire et tu rentres à la salle commune. Et non, pas moyen pour elle d'y arriver, elle était tétanisée, non seulement parce qu'elle se sentait trahie et mise dans la merde par ses parents, ça pouvait arriver, mais aussi par sa grande sœur, elle qui l'avait toujours aidé et encouragé, un couteau dans le dos.
Pensées suicidaires ? Mais où elle avait été cherché ça ? Sérieusement, il allait y avoir du bruit dans la chaumière rapidement. À cause d'eux, elle se retrouvait dans une situation plus qu'inconfortable, c'était tout simplement l'horreur que d'être là pour parler, non pas seulement d'elle, mais de ses problèmes. Le monde ne tournait pas rond décidément.

« Ne vous méprenez pas, notre conversation est sérieuse. »

Oh elle n'avait pas ri, il n'y avait rien de drôle pour elle. Comment aurait elle pu y voir de l'humour alors qu'elle était limite en train de pleurer ? Non, ça n'avait rien d'une blague, c'était tout sauf sérieux, et surtout emmerdant.
Et là il sortit des papiers. Le visage de la jeune fille, alors placide, se décomposa littéralement, comme si elle avait la phobie de ce qu'il pourrait y trouver. Qu'est ce que c'était ? Les dossiers de l'Ordre Nouveau ? La convocation de ses parents à la commission de sécurité ? Un ordre d'enfermement à Azkaban ? Elle commença à encore plus stresser jusqu'à ce qu'elle reconnaisse vaguement la fiche qu'il tenait là. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous … oui, sa fiche d'inscription, c'était bien ça, autant dire qu'il n'y avait rien à tirer, mais rien de rien.
Et puis il y eut encore des papiers, ses bulletins de notes des années précédentes, rien de bien follement jouasse. Petit à petit, la petite Poufsouffle commençait à comprendre qu'il ne s'agissait pas d'un piège mais bien d'une entrevue 'normale' avec son directeur de maison.

« Apparemment, vous avez été absente avant les vacances de Noël, sauf erreur de ma part ? »

Elle releva la tête, esquissa un vague sourire en coin avant de hocher positivement la tête frénétiquement trois fois.

 « Je ne doute pas que cette absence était justifiée, pourriez-vous juste me l’expliquer ? Je ne cherche pas à vous faire de procès, mais à comprendre. Cela peut sans doute expliquer votre évident manque de confiance en vous. »

Il lui adressa un sourire qui se voulait charmant et conciliant, même elle, dans son état de stress avancé, le remarqua. Son regard insistant, il lui laissait la parole, là maintenant. Oh grand dieu mais quoi lui ? La vérité pardi ! Tu voulais quoi ? Lui raconter des vacances ? Nan mais sérieux Kimmy …
Elle haussa alors les épaules, signe qu'elle n'était pas sûre d'elle alors que pourtant, il n'y avait pas de raison, c'était simplement dans son caractère. Elle dodelina de la tête avant de répondre de sa petite voix fluette et timide d'enfant polie.

« Je … j'ai contracté la dragoncelle pendant … pendant les vacances … p … professeur.»

Sa phrase était hachée par moment, mais elle ne bégayait pas, elle cherchait simplement ses mots, même pour une phrase aussi simple, aussi anodine. Même la marque de respect à la fin lui avait été écorchée involontairement. Au moins, elle se révélait polie et respectueuse au possible, peut être un peu trop d'ailleurs, c'était presque devenu un défaut chez elle.
L'autre lui sourit poliment. Miracle. L'effet fut immédiat et elle ne cacha pas un sourire timide avant de baisser à nouveau la tête.
Et Georges reprit.

« Soyez honnête, Miss Macfusty, je suis là pour vous aider. Juste de l’honnêteté. Avez-vous des différents avec les autres élèves ? »

L'honnêteté ? Mais elle avait été honnête, elle avait été franche avec lui, elle n'avait pas menti. Et on arrivait à une toute autre question. Avait elle des différents avec d'autres élèves ? La question la surprit et lui glaça le sang sans paraître. Un frisson parcourut sa nuque mais ne fut pas visible. Elle était totalement surprise par cette question. Elle s'était plus attendue à un truc du genre : mais pourquoi vos parents sont inquiets alors ? Elle aurait répondu qu'elle avait simplement tarder à leur répondre en rattrapant son retard, mais là, c'était toute sa logique qui s'effondrait d'un coup, en une question pourtant toute bête.
Elle commença à hausser les épaules avant que le professeur ne se corrige et voit plus juste.

« Je reformule ma question : les autres élèves vous cherchent-ils des noises ? »

On y arrivait enfin. Était il au courant de la petite altercation qu'elle avait eu avec son ancienne bande de copines ? Non, c'était resté entre elles, avec Eileen comme seule extérieure au courant. Non ? Eileen n'aurait pas ? Non, elle aimait trop rester discrète elle aussi pour ça. Mais alors pourquoi cette question ? Elle ne comprenait vraiment pas comment son directeur en venait à se poser ce genre de questions.
C'était drôle quand même, il était maladroit et avait un vocabulaire bien à lui, et pourtant on sentait qu'il était d'ici, qu'il était passé par Poufsouffle. Elle ne savait pas vraiment si c'était vrai ou pas, mais il se comportait comme eux, ou presque, c'était amusant, amusant et pourtant terriblement effrayant puisque cela signifiait qu'il était le plus à même de comprendre leurs vies.

Alors que devait lui répondre sinon une vérité déformée ? Mensonge par omission, encore une fois, elle allait être honnête, mais pas lui raconter toute l'histoire. Elle s'excusait d'avance pour le mensonge et dieu savait qu'elle détestait ça, mais c'était le seul moyen de ne pas faire de vagues. Pas d'autres solutions pour elle.
Un sourire en coin gêné naturel puisqu'elle l'était, elle hocha la tête en clignant des yeux, toujours en gardant la tête baissée.

« C'était rien … juste … une dispute de couloir avec mes anciennes copines.»

Inconsciemment, elle n'avait pas remarqué qu'elle s'était frottée le poignet droit. C'était étrange comme le corps pouvait parler plus facilement que l'esprit. Mais très rapidement, se rendant compte que cela allait lui attirer plus d'ennuis, elle releva la tête, le fixa et ajouta vite :

« Mais c'est trois fois rien, professeur ...»

Elle avait fait preuve d'aplomb pour cette dernière phrase, juste pour cette dernière phrase. Elle baissa à nouveau la tête, un sourire en coin gêné sur son visage enfantin dissimulé à moitié derrière ses longs cheveux blonds, presque blancs.
Étrangement, elle était déjà plus à l'aise qu'au début. Elle n'allait pas lui déballer qu'elle avait été longtemps considérée comme une lépreuse à Poudlard. Oui, il se foutait bien de savoir qu'on avait lancé de sales rumeurs sur elle et sa famille, fausses évidemment. Il n'y avait qu'elle qui avait subi alors que son frère lui, était tranquillement resté dans l'ombre, comme le serpent qu'il était.

Si c'était juste pour lui demander ça, il était vraiment très attentionné le professeur Worell, très gentil. Oh déjà, elle avait beaucoup moins peur de lui et se disait qu'il voulait peut être simplement bien faire ? Oui, ça partait d'un bon sentiment. Au fond, il n'était peut être pas méchant.
Déjà, elle se voyait repartir si sec avec son petit papier pour éviter le couvre-feu, il la croirait et emballé c'est pesé. Non ? Non … ?
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MessageSujet: Re: Premier contact [Pv' Georges] Mar 10 Juin - 23:46

Il plissa les yeux. Trois fois rien hein … Le problèmes c’est que trois fois rien dans la bouche d’un timide ça veut dire trois fois trop. Il se leva et s’assit sur le bord du bureau, dans une position plus décontractée. Il adressa un nouveau sourire à Kimeria. Oui, cette petite lui faisait vraiment penser à sa femme. Elle  semblait aussi fragile que Mary. Bien sur la fragilité de Mary était bien réelle, elle était physique, d’ordre médical. Mais sa défunte femme possédait aussi une force un peu étrange en elle, qui lui permettait de ne pas fuir devant les blessures les plus féroces en tant que Medicomage à Saint-Mangouste. Sans doute ce genre de force qu’il est aussi nécessaire de posséder lorsqu’on s’occupe de dragons. Il avait cru comprendre que la famille de Kimeria était chargée d’une réserve de dragon. Lourde tache. Il décida de changer de stratégie.
Il se stabilisa sur le bord du bureau, offrit un nouveau sourire à sa jeune élève et entama un sujet tous différents. A vrai dire, peut-être qu’en passant d’un sujet à l’autre elle finirait par abaisser sa prudence et lui dire la vérité par mégarde. Il jeta un coup d’œil vers les papiers qui était étalé sur le bureau. Ils ne lui étaient d’aucune aide, ne renseignant pas grand-chose sur une élève discrète, avec des résultats normaux. Il décida d’aborder le sujet de la dragoncelle. Il ne connaissait pas grand-chose à la médicomagie. Quelques rudiments enseignés par sa femme ou le Bureau des Aurors. Ces bases que tous adultes devraient être tenu de connaitre. Les premiers soins. « La dragoncelle. Ma femme a dû y faire face quelques fois. » Cela lui avait échappé. Il n’était pas tenu de parler de sa femme en public. Elle avait été née-moldue, la faute ultime pour le gouvernement. En réalité, il n’en parlait même pas en privé. Il n’aimait pas particulièrement en parler et cela mettait mal à l’aise le reste de sa famille, il le savait. Il revint à Kimeria.
« Vous semblez vous êtes bien remis de la variole du dragon. Vos notes sont stables, vous n’avez pas eu de problèmes pour rattraper votre retard ? »
Il écouta sa réponse avec un hochement de tête. Cette petite faisait tout pour partir le plus rapidement possible. Cela lui arracha un nouveau sourire, plus ironique cette fois-ci.
« Inutile de tenter de vous échapper, miss Macfusty. Je ne compte vous laisser vous en tirer comme ça. Asseyez-vous donc correctement au fond de ce fauteuil, vous en avez encore pour un moment, ce sera plus confortable. »
Il attendit qu’elle s’exécute avec un calme infini, les bras croisés contre son torse, l’air implacable qui ne souffrait d’objections. Puis il reprit :
« Bien. Vos parents tiennent une réserve de dragons, c’est cela ? Quelle espèce ? Vous pensez reprendre la tradition familiale après vos études ? »
Il n’y connaissait pas non plus grand-chose en matières de dragons. Il avait était un élève plutôt médiocre en Soins aux Créatures Magiques. Mais il était toujours curieux de nouvelles connaissances et il écouta ces explications avec un intérêt réel. L’enthousiasme qu’il sentait chez la jeune fille lui arracha un nouveau sourire.
« Vous semblez connaitre le sujet comme le bois de votre baguette. L’assurance qui vous manquait il y a dix minutes semble sortir de nulle part quand on vous entend parler de ces dragons. C’est bien triste que les Poufsouffles manquent tend d’assurance ces temps-ci. Nous sommes d’une maison qui possède comme les autres du caractère vous savez. Nos qualités sont simplement moins reconnues par des temps troublés. Elles n’en sont pas moins indispensables. Loyauté, patience, travail acharné. Indispensable pour mener à bien un projet. Saviez-vous que la première femme à être ministre de la magie, au 19eme siècle, était issue de Poufsouffle. Le fondateur de Pré-Au-Lard aussi. Mais je laisse le plaisir au Moine Gras de vanter les mérites de notre maison. Il le fait mieux que moi et avec plus d’acharnement. »

Il se tut, braqua son œil valide sur Kimeria, attendant un déclic qui l’a ferait se confier un peu sur cette fameuse dispute de trois fois rien. Trois fois trop.
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MessageSujet: Re: Premier contact [Pv' Georges] Mer 11 Juin - 1:55

Une petit comptine tranquille avant le grand saut. Tout ça n'était qu'une manière de détendre l'atmosphère, le professeur Worell savait y faire, pas de doute là dessus. Ses questions étaient justes, terriblement précises et il semblait être capable de démêler rapidement le vrai du faux. Kimeria songea un instant au passé de cet homme meurtri. Elle n'en connaissait que des bribes, mais les stigmates étaient bien là, ce sorcier avait rouler sa bosse et ça ne serait pas une petite Pouffy comme elle qui pourrait lui tenir tête.
À quoi bon mentir, il connaissait déjà toute l'histoire selon elle. D'un autre coté, il était difficile pour elle de se laisser totalement aller, que cela soit pour la vérité ou simplement pour la forme, elle ne voulait pas donner de suite à son histoire, elle ne voulait pas en reparler, pas tout de suite, elle voulait attendre le bon moment pour que justice soit faite, c'était trop tôt.
Lorsque le professeur se leva, Kim eut un moment d'hésitation, ses yeux alarmés suivirent l'homme qui prenait juste place sur son bureau plutôt que derrière, c'était étrange, il se rapprochait d'elle mais ne semblait pas plus menaçant, c'était comme s'il voulait casser la distance, simplement. À vrai dire, lorsqu'il resta là, Kimeria se dit qu'il n'y avait pas de raison de le craindre, rien dans son attitude poussait à la méfiance, mais c'était comme ça, on ne pouvait défaire une personnalité comme la sienne.

« Vous semblez vous êtes bien remis de la variole du dragon. Vos notes sont stables, vous n’avez pas eu de problèmes pour rattraper votre retard ? »

La jeune fille hocha la tête et baissa les yeux à nouveau, comme si elle avait un peu honte d'admettre que tout ne s'était pas aussi bien passé qu'elle l'espérait. Se calmant du mieux qu'elle put, elle bredouilla encore :

« J'ai eu un peu de mal en magie noire … et en politique aussi … mais ça devrait revenir à la normale rapidement … »

Ou pas, elle avait toujours eu des notes très moyennes en politique. Principalement parce qu'elle n'aimait pas cela, elle n'y voyait aucun intérêt pour ses projets à venir, s'occuper de dragons était bien différent des longs discours ennuyeux ou des analyses de texte.
Heureusement pour elle, ses notes basses en politique étaient compensées par d'excellents résultats en étude des nuisibles, donc il n'y avait pas vraiment à s'en faire, elle parvenait toujours à s'en sortir finalement, avec plus ou moins de réussite.
Toutefois, sa réponse avait été rapide, et elle ne s'était pas attardée sur les points discutables de cette matière, à savoir qu'un piètre la satisfaisait en politique, alors qu'elle tirait la tronche sur un acceptable en étude des nuisibles. Elle ne voulait pas faire perdre son temps à son directeur de maison, et c'était pourtant ce qu'elle avait l'impression de faire malgré elle.

« Inutile de tenter de vous échapper, miss Macfusty. Je ne compte vous laisser vous en tirer comme ça. Asseyez-vous donc correctement au fond de ce fauteuil, vous en avez encore pour un moment, ce sera plus confortable. »

Au fond d'elle, elle aurait voulu protester avec véhémence, mais elle releva juste les yeux avant de les baisser à nouveau, impossible de lui échapper donc ? Ça n'était guère rassurant pour la petite. Frissonnant légèrement, elle s'exécuta, se posant bien au fond du siège, sans dire un mot, bien sagement, faisant en sorte de ne pas trop fixer le professeur. Cette fois, elle passa trois ou quatre fois la décoration du bureau au peigne fin.

La patience du professeur était impressionnante, et il dégageait une présence ainsi, le bras croisé, il avait un charisme qui n'échappait pas à la jeune fille, un charisme qui imposait le respect à ses yeux. C'était difficile à expliquer pour elle, mais elle sentait qu'il ne lui souhaitait pas du mal, simplement qu'il voulait bien faire son boulot, simplement … même si cela la faisait chier elle, elle sentait qu'il faisait ça pour elle, alors qu'il ne la connaissait même pas au final. C'était généreux au possible.

« Bien. Vos parents tiennent une réserve de dragons, c’est cela ? Quelle espèce ? Vous pensez reprendre la tradition familiale après vos études ? »

Ces questions firent lever le museau de la gamine pour le regarder. Il lui donnait la parole sur un sujet qu'elle sur-maîtrisait, si on pouvait inventer ce terme. Elle était une véritable passionnée, même malgré son jeune âge, elle avait ça dans le sang, dans la peau, en elle finalement. C'était son destin, ce qu'elle voulait faire, sa vie se résumait presque à cette simple envie.
Alors il ne fut pas difficile de penser qu'elle allait changer du tout au tout en abordant ce sujet. Elle s'empressa d'ailleurs de répondre.

« Oui, les noirs des Hébrides, dans l'archipel du même nom. Vous connaissez peut être.»

Quant à son éventuelle reprise de la tradition, la chose fut vite réglée, c'était déjà plié et emballé, prêt à être servi.

« J'aimerai beaucoup reprendre le domaine, et essayer de nouvelles choses. Comme dompter les dragons … je suis sûre que c'est possible, avec beaucoup de patience et de travail, il faut juste se pencher sur la question. Et puis ma sœur travaille au RCCM, elle a parcouru plein d'autres réserves, elle étudie les possibilités d'hybridations, j'adorerais vraiment voir ce que cela donnerait ! C'est un sujet très intéressant et encore méconnu, je trouve ça passionnant et ça m'intéresse vraiment. Je ...»

Elle remarqua alors qu'elle s'était enflammée, qu'elle avait trop dit et qu'elle avait monopolisé la parole sans s'en rendre compte. Diantre, sa réaction ne se fit pas attendre, elle baissa les yeux et formula donc des excuses.

« Excusez moi ...»

L'autre lui sourit et lui répondit alors :

« Vous semblez connaitre le sujet comme le bois de votre baguette. L’assurance qui vous manquait il y a dix minutes semble sortir de nulle part quand on vous entend parler de ces dragons. C’est bien triste que les Poufsouffles manquent tend d’assurance ces temps-ci. Nous sommes d’une maison qui possède comme les autres du caractère vous savez. Nos qualités sont simplement moins reconnues par des temps troublés. Elles n’en sont pas moins indispensables. Loyauté, patience, travail acharné. Indispensable pour mener à bien un projet. Saviez-vous que la première femme à être ministre de la magie, au 19eme siècle, était issue de Poufsouffle. Le fondateur de Pré-Au-Lard aussi. Mais je laisse le plaisir au Moine Gras de vanter les mérites de notre maison. Il le fait mieux que moi et avec plus d’acharnement. »

Elle ne le remettait pas en cause, mais elle n'avait rien d'une tête de fil pour redorer le blason, elle en était bien incapable. Elle était globalement d'accord avec lui, mais ne pouvait pas se permettre de trop lui en dire, mais elle se sentait presque obligée de devoir lui répondre, comme pour justifier ce qu'elle était, chose inexplicable s'il en est.
Intrinsèquement, elle était très pudique, et la relation élève-professeur était purement hiérarchique, de ce fait, elle ne pouvait pas s'adresser à lui comme à un ami, comme à un confident. D'ailleurs, elle ne le faisait même pas avec d'autres élèves, c'était dire.

« C'est que … j'ai beaucoup de mal à parler … avec les autres élèves … »

Faute avouée, moitié pardonnée. Elle avait fait le premier pas vers une solution, et elle regrettait déjà d'avoir prononcé ces paroles. Pourquoi avait elle dit ça comme ça ? C'était tombé comme un cheveux sur la soupe, comme un aveu de faiblesse.
Voilà, c'était dit, elle ne pouvait plus reculer et commençait déjà à jouer nerveusement avec ses doigts, la tête baissée, en regrettant d'avoir oser se confier.

Un premier pas … un premier vrai contact.
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MessageSujet: Re: Premier contact [Pv' Georges]

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Premier contact [Pv' Georges]

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