POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Erst wenn die Wolken schlafen gehen... [Kimy]

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Georgie Travis


MessageSujet: Erst wenn die Wolken schlafen gehen... [Kimy] Ven 30 Mai - 0:24

L’insomnie fut encore la compagne de la nuit de Georgie, qui patienta sagement dans son lit que ce fut l’heure de traîner sa carcasse en cours. Ses grands yeux d’un vert profond, terni par ses cernes, avaient la brillance vitreuse des poissons morts, qu’on vient d’arracher aux bras salés de la mer. Exsangue. Lentement, elle s’étira sous son drap, puis pencha la tête sur la gauche, puis sur la droite. Le craquement sonore de sa nuque attira des regards intrigués, voire dégoûtés sur elle. Et oui, ma petite Georgie, tu ne leur inspire que du mépris. Vois comme elles te haïssent d’être là, d’être ce que tu es. Ses doigts commençaient à trembler, et le tremblement se répandit à son corps entier. La pression devenait trop forte, il fallait qu’elle évacue. D’un mouvement brusque, la blonde se leva, attrapa des affaires, puis courut jusqu’aux douches. Sans même prendre la peine de se déshabiller, elle se jeta sous l’eau chaude, qu’elle laissa couler abondamment. Ses larmes se mêlaient au jet, ici, personne ne pouvait la voir.

Pourquoi, Georgie, fallait-il que les gens se rejettent les uns les autres ? Un coup de poing dans le carrelage, le bruit sec des phalanges. Pourquoi, Georgie, lorsque tu es au sol, les gens viennent-ils t’achever ? Deuxième uppercut, la douleur fulgurante, un gargouillis. La Travis se mit à hoqueter, de plus en plus fort, jusqu’à sentir un suc acide remonter dans sa gorge, puis éclabousser ses pieds. La jeune fille, grelottante de rage, s’était appuyée contre le mur. De son regard embué par des larmes incessantes, elle observa la bile qu’elle avait vomie se faire aspirer par le siphon de la douche, dans un bruit de succion écœurant. Mécaniquement, elle coupa l’eau de sa main tuméfiée, puis passa une serviette autour de son corps maigre. Tu la connais, la réponse, Georgie… L’unité se fit dans son esprit, entre la voix qui lui murmurait à l’oreille, et celle qui sortait de sa bouche. « Parce que l’humain est à la fois le prédateur et la proie. »

Ces émotions matinales avaient éveillées en l’Aiglonne une sensation qu’elle s’évertuait à maîtriser ; la faim. La Grande Salle, s’apparentait, du point de vue de la demoiselle, à l’endroit le plus oppressant de Poudlard. Même les salles de torture trouvaient grâce à ses yeux. C’était cette … foule, cette présence des élèves qui l’oppressaient. La dérangeante impression de n’être qu’une ombre parmi les vivants. S’effacer pour survivre, en outre. Ses mains avaient saisi quelques aliments, presque au hasard, car la blonde n’avait pas voulu se forcer à choisir. Quel poison vais-je ingérer ? Le bleu, le rouge, le vert ? Les trois ? Il y avait l’embarras du choix. Sans grande conviction, la demoiselle alla s’asseoir à une extrémité de la table réservée aux membres de sa maison. Néanmoins, son attention fut vite détournée de la nourriture gluante qui la narguait. Deux Poufsouffles, visiblement plus jeunes qu’elle, se moquaient d’une certaine…

« … Kimeria MacFusty ? Elle est souvent toute seule, là, tu vois. Celle qui a été absente pendant quelques mois… C’est carrément étrange que personne ne sache pourquoi, tu trouves pas ? Les rumeurs disent que... ». Elle n’en entendit pas plus, car les deux blaireaux s’éloignaient. L’un d’eux fit tomber un parchemin plié sur le sol, et personne ne le remarqua mis à part elle. Mais ce qui piqua sa curiosité, c’étaient les mots « absente » et « Kimeria MacFusty ». Georgie fut prise alors d’un intérêt soudain pour ce mystère qui semblait faire user tant de salive aux Poufsouffles. D’abord, elle eut envie de la voir, pour mettre un visage sur ce nom original. Mais cela s’avérait plus compliqué que prévu, il fallait être subtile. Active tes méninges, comment pourrais-tu la reconnaître sans lui parler ? Ses yeux ternes brillèrent quelques secondes lorsque l’idée germa dans son esprit, puis se posèrent sur le parchemin par terre. Le hasard faisait parfois bien les choses, car l’un des deux jaunes avait fait tomber son emploi du temps, qui finit directement dans la poche de la Serdaigle. Le Choixpeau s’était trompé lors de sa répartition, il aurait dû l’envoyer chez les serpents…

La Travis s’isola dans les toilettes des filles, afin de comparer tranquillement son emploi du temps avec celui des Poufsouffles de cinquième année. Avec précaution, elle déplia les deux parchemins, et les mit côte à côte, avant de réfléchir. Son doigt s’arrêta sur une case vide de son planning, et elle reporta l’horaire à l’autre parchemin. Ca concordait, c’était parfait. D’un geste rapide, elle rangea soigneusement les deux emplois du temps séparément. Ses jambes la guidèrent jusqu’à la salle où cette Kimeria devait avoir cours, elle alla alors se poster à côté d’une tapisserie poussiéreuse. Lorsque le petit groupe d’élèves commença à se former, Georgie se mit à scruter chaque fille qui passait. La cible ne fut pas difficile à localiser, puisque c’était la seule adolescente qui s’était intentionnellement mise à l’écart. La candeur de son visage frappa la sorcière, cachée derrière la lourde tenture brodée. Ses longs cheveux blonds, coupés net, et les traits encore enfantins de son visage. Ce regard si triste. La vision de Kimeria la paralysa, jusqu’à ce qu’elle sente son cœur s’alourdir, se gonfler d’émotion. Bien plus que de la pitié, c’était de la compassion qui étreignait le palpitant de la blonde. Elle aurait voulu la rejoindre, lui dire qu’elle comprenait tout, tout ce qu’elle pouvait ressentir. Elle éprouvait une intense impression de similitude avec cette jeune Poufsouffle inconnue, à l’air si inoffensif. Comme un petit animal blessé qu’on aurait abandonné, et Georgie se fit la promesse secrète et inconsciente de prendre soin d’elle.

Plus qu’une envie, un besoin vital.

Elle sorti de son ébahissement pour attraper une plume et un bout de parchemin, puis griffonna quelques mots. Son geste fut si vif qu’elle cassa la plume en signant, mouchetant le parchemin d’encre couleur de nuit. Cette brève éclaboussure lui fit l’effet d’un flash ; elle lui rappela le Lion, enfermé dans sa cage à Détraqueurs à présent. Lors de la nuit qu’ils avaient passée ensemble dans une salle d’étude du château, il lui avait transmis toute sa violence. Pas seulement parce qu’il avait été Mercurius Yakovsky, l’élément dangereux de Poudlard, mais aussi car il avait agi naturellement avec Georgie. Naturellement, il lui avait inculqué la douleur physique, et le subtile mélange à l’acte sexuel. Cette éclaboussure, c’était son sang chaud sur le sol froid de l’école. Il l’avait tout simplement transcendée, et jamais la petite fille qu’elle était n’avait ressenti des émotions aussi paradoxales se percuter dans son corps fébrile. H … Pourquoi tu l’as abandonnée ? Sans même s’en rendre compte, la sorcière avait passé une main sur sa lèvre, qui avait été fendue cette nuit-là. Douce souffrance. La nostalgie de ta violence la détruit, Yakovsky. La voix du professeur qui accueillit les Poufsouffles à l’entrée de la salle l’extirpa brusquement de ses pensées, et elle gagna le bout du couloir. Faisant mine de piquer un sprint pour se rendre quelque part, elle percuta intentionnellement Kimeria qui rentrait sagement en cours. Furtivement, elle glissa le bout de parchemin dans la poche ample de la robe de sorcière de la jaune, et s’excusa avec un sourire maladroit de l’avoir bousculée, avant de continuer sa fausse course.

A plus tard, joli soleil.

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Kimeria MacFusty Origins


MessageSujet: Re: Erst wenn die Wolken schlafen gehen... [Kimy] Ven 30 Mai - 17:50

Qu'il était difficile de vivre à Poudlard. Elle, ce petit bout de femme, comment pouvait elle être le centre de tant d'animosité ? C'était impossible, elle qui était gentille, elle qui avait donné de son temps, qui avait donné d'elle même, qu'avait elle pu faire de mal ? Son regard mentait si mal, c'était presque affligeant. Elle ne pouvait faire illusion sur sa situation, sur sa vie, son regard était empli d'une tristesse qui parfois trouvaient des larmes comme seul moyen d'expression. Mais pas devant eux, elle en avait trop honte. Alors c'était le soir, cachée sous sa couette qu'elle étouffait un sanglot, parfois sous la douche, quand on ne pouvait pas l'entendre à cause du bruit de l'eau qui martèle le sol, mais pas devant eux.
Elle était faible, elle le savait mais ne s'en tenait pas rigueur, elle ne pouvait rien faire de plus que ce qu'elle faisait déjà. Sa jeunesse semblait s'envoler à chaque larme. Fallait il gâcher sa vie pour un savoir aussi fugace ? Le plaisir, même éphémère, contribuait à l'épanouissement, et la petite MacFusty ne songeait qu'à cela. C'était pourtant simple ce qu'elle demandait, retourner dans les Hébrides, quitte à être ignorante, elle préférait être une ignorante heureuse à une savante malheureuse. Mais on ne lui laissait pas vraiment le choix …

Ça n'avait pas d'importance pour eux. Peut être ressentait elle quelque chose ? Peut être gâchait elle sa vie ? Tantôt la question posée, la réponse s'oubliait. Qui la voyait souffrir ? Tout le monde, mais personne n'agissait. Qui allait aider quelqu'un qui jamais ne pourrait vous le rendre ? Elle aurait pu le comprendre si elle s'était donnée la peine de se poser la question, mais elle voyait simplement la situation : on ne l'aidait pas. Ça ne l'attristait pas plus, pas moins non plus, elle relativisait étonnamment bien vis à vis de cela, peut être l'habitude désormais.
Elle ne demandait qu'à vivre seule et libre … se retrouver un soir au coin du feu, emmitouflée dans une couverture bien chaude, blottie contre son meilleur ami, son dragon, et sourire, simplement. C'était si simple pour elle, si naturel … mais personne ne comprenait ce que cela représentait pour elle.
La gamine qui souriait avait disparu au profit d'une façade fermée mais pas plus hermétique aux sentiments. Plus les jours passaient et plus son visage ne parvenait plus à dissimuler la peine. N'es tu pas heureuse d'être là ? Certains sorciers auraient tué pour être à sa place … qu'ils tuent, elle aurait gentiment donné sa place. La liberté, c'était si fugace, si éphémère … elle ne voulait pas de ce monde et ne pouvait rien faire pour le changer, elle subissait en attendant de le quitter.
Plus les jours passaient et plus elle songeait à abandonner ses rêves de reprendre sa vie au clan. Elle avait besoin de cette solitude qui la minait, ce qui la détruisait petit à petit était devenu une véritable drogue.
Où était la vie ? Il n'y avait plus rien qui valait le coup d'être appelé ainsi pour elle …

Lentement, perdue dans ses pensées, elle avançait pour se rendre en cours. En cours de quoi ? Elle ne savait plus, elle était ailleurs. Ses résultats avaient légèrement baissé, mais rien on pouvait mettre ça sur le coup de la maladie et du fait qu'elle devait récupérer les cours. Au fond, on se foutait bien de savoir si elle allait bien, elle n'était plus qu'un nom sur une liste, un numéro perdu sur un bout de papier. Kimeria MacFusty n'existait pas pour eux, pas plus qu'ils n'existaient pour elle.
Elle avait la tête baissée, elle était seule, mise à l'écart du groupe qui rentrait. Le peu de fois qu'elle relevait la tête, pour voir au travers de sa chevelure candide, elle voyait des rires, des chamailleries, quelque chose auquel elle n'avait visiblement pas droit. La différence, c'était ça la raison ? Non, il fallait toujours une victime. Aujourd'hui c'était elle, dans un an qui serait à sa place ? Elle n'enviait pas ce dernier et compatissait déjà. Pouvait elle agir pour qu'il en soit autrement ? Non, elle ne pouvait rien, alors la tradition serait perpétuée … encore et encore, il y aurait toujours plus de malheur à Poudlard. Est ce qu'un jour, ici, cela fut différent ? Elle ne le pensait pas.

Avançant pour rentrer en cours, elle fut percutée, ou percuta, elle ne savait pas trop à vrai dire, une personne qui courrait vers elle. Reculant sous l'impact, elle se colla au mur involontairement avant de réagir comme elle le put. Elle retint son sac pour qu'il ne tombe pas, et releva la tête avant de s'excuser pour quelque chose qu'elle n'avait peut être pas commis.

« Je … suis désolée … je ne t'ai pas ...»

Trop tard. Un sourire et l'éclair était déjà reparti sans qu'elle n'ait pu identifier la personne qui avait été en collision avec elle. Elle se retourna mais ne vit rien, déjà le professeur les appelait à rentrer une nouvelle fois. Elle chassa de son esprit cette rencontre, espérant ne pas s'être faite piéger par l'Elite ou ce qui en restait.
Elle rentra en cours, pris place et se perdit dans ses pensées, écoutant d'une oreille distraite ce qu'on voulait bien lui apprendre.

Le cours se passa tranquillement, comme tant d'autres avant lui et tant d'autres qui suivraient. La journée aussi à vrai dire, et le souper, jusqu'à ce qu'elle remonte dans son dortoir. Elle fit les poches de sa robe de sorcier avant de la retirer. Elle en sortit divers babioles dont un morceau de papier qu'elle ne se rappela pas avoir placé là. Peut être un emploi du temps ? Bof, elle le connaissait, elle n'avait pas besoin de l'imprimer. La curiosité l'emporta et elle vérifia donc ce dont il s'agissait.

'Rejoins-moi pendant l'heure du déjeuner demain matin, dans la Tour d'Astronomie, si tu veux faire la connaissance de ton ange gardien.

G. Travis'


Elle s'arrêta un instant. Machinalement elle se força à relire la missive. La jeune fille se frotta les yeux avant de réitérer. Comment ce morceau de papier était il arrivé là ? Qui pouvait bien être ce G.Travis ? Elle pensa un instant qu'il s'agissait d'une mauvaise blague ou d'un piège tendu par ses anciennes amies, puis froissa le morceau de papier avant de le jeter sur le bureau.
Elle alla prendre sa douche avant de se mettre en pyjama et de commencer à se sécher les cheveux. Occupée à essayer de démêler ceux ci, elle continua involontairement à réfléchir à ce petit bout de papier. Qui pouvait bien s'intéresser à elle comme ça ? Elle n'était qu'une ombre parmi les ombres, une élève parmi tant d'autres ? Toujours cette même idée du piège …
Laissant sa serviette sur son lit, elle regarda encore l'écriture griffonnée là sans grande attention. Cela devait être un garçon vu la mauvaise écriture … comment pouvait elle intéresser un garçon ? Ça n'était tout bonnement pas possible, elle ne parlait pas, elle restait discrète dans son coin, elle était juste une gamine qu'on avait posé là … c'était impossible.
Dans un premier temps, elle laissa le papier sur son bureau, préférant ne pas songer à y aller, c'était plus sûr. Certes, elle ne manquerait pas au règlement si elle y allait, mais c'était trop risqué pour elle, elle ne voulait pas qu'on la dérange … et pourtant.

Quand vint l'heure de se coucher, elle repensa à nouveau à ce petit bout de papier anodin.
Ton ange gardien … c'était ce dont elle avait besoin mais elle se refusait à l'admettre et préférait rester seule que de demander l'aide de quelqu'un. C'était d'ailleurs ce qu'elle avait fait, elle aurait pu demander aux autres si quelqu'un savait qui était G.Travis, cependant elle ne voulait pas le faire, trop timide pour ça.
Alors sa nuit fut mouvementée. Elle rêva d'un ange arrivant à dos de dragon sur la tour d'astronomie où, en pyjama, elle attendait qu'on vienne l'enlever de Poudlard. Le soleil faisait briller les écailles du somptueux destrier draconique aux écailles ébène et aux ailes de chauve-souris. L'aube naissante, l'heure de son envol, la liberté promise enfin retrouvée. La brise, légère et fraîche, faisait virevolter ses cheveux sans que le froid ne la fasse frisonner. Cet ange, avec ses ailes blanches d'une pureté incroyable, lui tendait la main. Elle avança, d'un pas lent, et au moment de prendre cette main …

L'assourdissant bruit du réveil d'une de ses colocataires venait de réveiller le dortoir entier. Kimmy fronça les sourcils, et voulu se retourner mais impossible d'échapper au bruit du réveil.
Elle se redressa dans son lit, son regard se reporta sur le bout de papier posé sur sa table de nuit. Avait il bougé tout seul ? Elle ouvrit le tiroir et regarda sa figurine de Noir des Hébrides. Cela faisait bien trop de coïncidences … elle avait décidé, elle irait, avec toute la prudence qui s'imposait.
Elle se prépara et descendit pour le petit-déjeuner et s'arrêta un instant pour contempler la foule des présents. Parmi eux, se trouvait son prétendu ange … bousculée, par un garçon de septième année de Serdaigle, elle reprit ses esprits et passa à table. On récita les paroles pour le Seigneur des Ténèbres, elle avala quelques trucs, rien de bien méchant, rangea une pomme dans la poche de sa robe avant de jouer avec le petit papier pour regarder qui quittait les différentes tables. Toutefois, il y avait bien trop de mouvement pour pouvoir y voir clair.
Qui était son ange ? Était ce ce garçon à lunette de Poufsouffle ? Cette petite rouquine de Serdaigle, probablement plus jeune qu'elle ? Ou alors ce grand brun de Serpentard qui lui adressa un regard sans vraiment le faire exprès ? Elle ne savait pas et hésita encore. Frénétiquement, le papier bougea entre ses mains, jusqu'à ce qu'il se déchire. Interloquée, elle baissa les yeux. Et voilà, elle avait déchiré involontairement sa petite convocation. C'était trop bête … elle commença à se maudire.

Dans un élan de courage, elle se leva, prit son sac avec elle et sortit de la grande salle assez rapidement. Elle grimpa les escaliers rapidement, la force de l'espérance avec elle, là bas se trouvait peut être le salut de son bien être. Qu'importe. Elle continua sa course, accélérant le pas pour ne pas être en retard. Bientôt les bruits dans les couloirs se firent plus lointain … et puis plus rien. Elle pénétra dans la tour et s'arrêta là d'un coup. Le doute revint. Elle tendit l'oreille, mais il n'y avait rien.
D'un pas lent et aussi discret que possible, elle s'avança, une main dans sa robe prête à sortir sa baguette, bien qu'elle ne sache pas spécialement se défendre, elle avait l'impression de se sentir un peu plus protégée. La petite pouffy arriva sur le pallier et osa timidement :

« Y'a qu … quelqu'un ?»

On entendait la bise du matin et elle sursauta, tirant sa baguette maladroitement. Vraiment, elle tressautait au moindre bruit suspect et commençait à angoisser.
Elle renchérit, plus pour se rassurer qu'autre chose.

« Y'a quelqu'un ?»

Elle devait avoir l'air maline la miss, avec son sac en bandoulière, sa baguette tenue de manière mal-assurée et son regard terrifié. Peut être devait monter encore ? Non, elle angoissait trop déjà ici, mieux valait attendre.

* Vraiment t'es trop bête ma pauv' fille … t'aurais pas du venir … *

Elle était là, attendant un miracle, entre angoisse et espoir, elle ne savait pas trop pourquoi elle restait ou pourquoi elle partirait, tétanisée, elle tournait sur elle même, baguette pointée, espérant un miracle, craignant un piège ou une mauvaise blague.

* T'aurais du rester en bas Kimmy … *

Oui Kimmy, tu aurais peut être du ...
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