POUDNOIR
Cher (e) Sorcier (e),
Tu viens de débarquer dans un monde de la Magie subissant la dictature cruelle et sanglante de Lord Voldemort !
Un Monde où tout n'est que pouvoir, les faibles ne survivent pas ou suivent péniblement les forts.

Poudnoir est un forum qui se veut le plus réaliste possible ainsi la violence des combats et l'atmosphère de cette dictature est retransmise le mieux possible.
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Forum RPG Harry Potter Post-Bataille de Poudlard

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Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé)

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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Jeu 26 Juin - 16:31

Le français était peut être changé depuis la mort de sa petite amie, mais il n'en gardait pas moins son effroyable sens du sarcasme. Personne n'y échappait, il lui arrivait de sniper à la volée les personnes les plus proches de lui, aussi Amy était fatalement condamnée à subir cet headshot des plus offensants pour qui n'y était pas habitué. Mais Tryan le fit sans remords, c'était elle qui avait voulu le traîner ici, elle payait le prix de son désir, car tout avait un prix. La vie, la mort, on pouvait presque tout acheté, sauf la compétence.
S'il perdait son temps ici, ça n'était pas pour son petit plaisir, c'était une corvée qui lui semblait nécessaire. Pourquoi ? Il ne pouvait pas mettre de mots là dessus, mais le constat était clair, il était venu et il restait là, même s'il avait rembarré celle qui l'avait amené là, elle n'était pas étrangère au fait qu'il soit toujours là, nul doute qu'ils se retrouveraient bien assez vite, même si chacun passait la soirée de son coté.
Et quel coté … les deux sorciers chargés de gérer une partie de ces larbins de moldus, ennuyés par les mêmes mondanités, c'était presque trop beau pour être vrai. Ça et une bouteille pas trop dégueulasse et le tour était joué, on avait quitté la politique pour des sujets totalement différents, histoire de ne pas avoir à affronter les autres pingouins mondains.

Mais pas moyen d'oublier. Depuis ce jour où il avait foulé le sol à genou, vaincu par lui même, celle qu'il disait sienne, ne jouait plus, il foulait le sol, comme si c'était lui qui avait reçu la punition.
La musique d'enterrement résonnait encore dans sa tête, comme le jugement dernier de celle qu'il aimait, le regard de dieu sur elle … cette horrible musique qui l'énervait à la moindre écoute. Le pourquoi il avait fui les enterrements, même de ses plus proches hommes tombés au combat.
Elle était trop jeune pour mourir. Vêtue de blanc, elle reposait là, comme un enfant que l'on aurait endormi, lui, couvert de noir la regardait s'en aller. Ils avaient chanté sa mort, mais rien.
Maintenant elle était partie, sans un au revoir, parfois la douleur revenait, alors il n'avait pas le temps de se mentir, l'horrible bruit des cloches qui célébrait la mort. Non, il n'avait pas oublié cette horrible dernière chanson, lorsque le cortège funèbre avait pris la route, cette musique immonde qui le transformait en un monstre de colère et de douleur. Que serait il arrivé si cette musique venait à retentir dans ce genre de soirée, ou l'alcool coule à flot ? Il y aurait des pleurs, des larmes, des morts … car là où il passait, il ne pouvait donner que cela.

Le sol encore humide de Dublin se rappelait à lui, quand il avait écrasé la nuque d'un enfant avec sa botte contre la boue humide. Il pleuvait ce jour là, plus jamais le gamin ne rirait, plus jamais il ne sourirait. Sans l'ombre d'un regret, froid, transi par la douleur, il avait alors pointé sa baguette en direction de la tête de l'enfant, il avait fixé de son regard vitreux le visage tordu de douleur de sa victime, et sans le moindre mot, le trait magique avait fait sortir l'épieu de glace pour mettre fin à la vie de cet être innocent.
Souvent il revivait cette scène en songes, ressentant encore plus le vide qu'elle avait laissé en lui. Alors il ouvrait les yeux, fixait le plafond, tournait la tête pour voir l'oreiller vide à coté de lui. Son odeur n'était plus là, elle était partie …

Même ici, dans cette soirée où on était censé s'amuser, elle revenait à lui, comme une malédiction. Mais il l'aimait toujours, et depuis ce jour, il n'avait plus été le même. Quelle horrible mélancolie.

« Probablement, une vie sans regret n'existe pas. Pas pour nous en tout cas. L'absence de regret est pour ceux qui ne tentent rien, et qui n'essayent rien. Nous ne sommes pas de ceux-là. Mieux vaut avoir des regrets que ne rien faire. »

Et pourtant. S'il n'avait rien fait, il n'aurait peut être pas ces regrets.
Elle ne comprendrait pas. Avait elle entendu le bruit de ces maudites cloches qui sonnaient la fin de tout ce qu'il avait aimé ? Un souvenir, rien de plus. Quel superbe lot de consolation, en plus des regrets. Vivre avec était difficile, et il ne comprenait pas pourquoi Ruth faisait grand étalage des siens, comme par fierté. Lui, il n'en tirait aucune.
S'il était resté avec elle, ça ne serait pas arrivé, c'était son erreur, ses regrets, il devait vivre avec, les traîner comme un boulet à son pied, détruisant son être. Mieux vaut ne rien faire qu'avoir ces regrets là …

« Il est tout aussi possible que je ne regrette rien, personne ne peut prédire l'avenir. »

Impossible. Tôt ou tard, elle regretterait, le temps change les gens, il aurait été un autre homme.
Il n'écouta pas la suite, perdu dans ses pensées, son regard vide, absent, parti la retrouver dans un souvenir heureux, là où un sourire était encore possible. Un moment loin de cette vie, loin de cette malédiction …

« Je sais que vous ne nous apprécier pas, vous n'en avez fait un secret pour personne. Vous avez probablement vos raisons, que je les trouve valables ou non. La marque que nous portons nous définit, mais pas entièrement, je n'apprécie et n'estime pas tous mes collègues parce qu'ils la portent, et elle, je n'ai jamais compris la place qu'elle avait. C'était une incapable. Qui de nous deux est désagréable à présent ? Je n'ai aucun scrupule à frapper sur les morts, pas plus que sur les vivants. »

Saisissant son verre, il lui répondit franchement, sur un ton autre que celui de la rigolade, un ton qui semblait avoir changé, sans pour autant se révéler désagréable, juste distant.

« Tant que vous ne touchez les miens, je n'y vois rien de désagréable.»

C'était presque un avertissement dissimulé inconscient. Nombreux étaient ceux qui voulaient toucher à ce qu'il aimait le plus, il en serait fini du mage blanc avec des principes, ils verraient l'horreur de la mort. Visiblement, Ruth semblait totalement ignorer que Tryan pratiquait la nécromancie, peut être plus qu'elle et bien mieux, le respect qu'il avait pour les morts était difficile à saisir. La mort rendait éternel, elle offrait une beauté et un charme qui échappaient à bien des hommes. Parfois, il fallait mettre ses préjugés de coté et voir au delà, mais c'était là une chose délicate, surtout quand on parlait de la mort, et la vision que chacun avait de cette dernière était différente d'un individu à l'autre. De SaintClair n'avait pas vocation à la faire partager, elle était personnelle et savait que personne ne la comprendrait, ce qu'il avait tissé de lien nécromantique était ce qui lui avait permis de tenir.
Ruth ignorait tout de ses rêves de nécromanciens, de revoir celle qui n'était plus de ce monde.

Relevant les yeux, il ajouta calmement, faisant tourner le vin dans son verre.

« Si vous y trouvez votre compte miss … frappez donc ... »

Soupire.

« Les morts, eux, ne rendent pas les coups.»

Portant son verre à sa bouche, il laissa le vin caresser sa gorge, emportant l'alcool mais pas
l’amertume d'une vie désuète.

« Et croyez moi, vous n'avez rien de quelqu'un de désagréable à mes yeux. Pour l'instant ...»

C'était peut être un compliment, c'était peut être autre chose. Personne n'était parfait, mais elle, semblait voir au delà des racontars, elle était allée à sa rencontre, elle avait oublié ce qu'on avait dit sur lui, et voilà qu'elle revenait lui parler.
Peut être était ce une énième tentative d'alliance intéressée, peut être était ce un piège pour le plomber, qu'importe, il s'en fichait totalement. Il se savait vulnérable, mais son niveau magique lui suffisait largement, il avait confiance en ses capacités, et voilà bien longtemps qu'il n'avait pas eu à se battre pour de vrai. La dernière fois, c'était en compagnie de Fleur, avant qu'elle ne disparaisse.
Une autre de ces personnes à qui il tenait qui s'envolait loin. Fleur n'était pas morte, mais elle avait disparu, consciemment, ne lui laissant qu'un foulard pour se souvenir du jour de leurs retrouvailles.
Son amie de toujours …

Mais ça, personne ne le savait. Parfois le jeune homme se demandait comment on le voyait, et puis il se désintéressait de cela pour revenir à la réalité, réalité morbide et solitaire.
Était il venu seul ici ? Peut être finalement. À moins qu'il ne le soit jamais, c'était là une question sans réponse.
Peut être que sa compagnie n'était pas désagréable à Ruth, qu'importait vraiment, il n'était pas là pour se prendre la tête, il n'était pas là pour grand chose de toute manière. Alors l'alcool restait une alternative, comme une solution.
Pourtant il demeurait silencieux, comme si le non dit était plus intéressant que la conversation en elle même, allez savoir. Ça n'était pas contre elle, mais le français n'avait pas pour habitude de monopoliser la parole, un peu comme Eris, parler pour ne rien dire ne l'intéressait pas. C'était là qu'on voyait la ressemblance frappante entre les deux sorciers et cousins.

Et puis le silence n'était pas si affreux que ça …
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Ruth U. Alexïeva


MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Sam 28 Juin - 1:01

Qui dans cette pièce faisait le rapprochement entre Ruth Alexïeva Mulciber bientôt Witcher et Limonkov, nouveau chef de la Vague, anciennement connu sous le nom Benjamin Mulciber ? Combien parmi eux avaient reçu le carton d'invitation annonçant leurs fiançailles quelques années plus tôt. Y en avait-il dans cette pièce qui se souvenait de la jeune femme qu'elle avait été, sortant dans les soirées mondaines au bras de son brillant fiancé, fier d'être un mangemort ? Peu d'entre eux devait s'en souvenir. La mémoire des gens était courte. Parmi eux, peu devait s'en rappeler ou souhaiter s'en rappeler. Un des leur avait trahi tout comme Thomas Jugson, leur ancien ministre de la magie. Il ne restait plus qu'à effacer et maudire leurs noms. Prétendre qu'ils n'avaient jamais existé. C'était plus simple que d'assumer leur échec.

Qui était Ruth alors ? La société sorcière était patriarcale, et beaucoup de femmes, si pas la majorité d'entre elles, étaient vue uniquement à travers leurs familles. Alors qu'est-ce qui définissait Ruth ? Son nom de famille, Alexïeva-Mulciber ? Il indiquait la pureté de son sang, sa richesse, son affiliation à la famille de l'ancien Ministre de la magie. Descendante de deux prestigieuses familles sang-pur, elle était l'héritière de la famille. Contrairement à beaucoup, chez elle, c'était la branche Matriarcale qui primait. Question d'héritage, son père s'était marié à une riche héritière pour que son grand-père n'ait pas besoin de diviser sa fortune. Il avait finalement fini par tomber amoureux de sa femme. Cas bien rare parmi les mariages arrangés. Un si bel exemple de féliciter n'aurait pas du être montré au public de peur que celui-ci s'imagine que les mariages arrangés étaient une bonne chose. Ruth Urïa, l'héritière qu'on n'avait pas voulue. Sa mère avait tellement désiré un garçon. Il n'était venu qu'un an plus tard, le garçon tant attendu, Arthur Stepan Alexïeva. Et finalement, c'était lui qui vivait dans l'ombre de sa sœur adoré, heureux de la seconder en toute chose et admiratif de ses réussites. Et même si ses parents avaient été déçus en apprenant que leur premier-né était une fille, ils avaient fini par en tirer une grande fierté. Si on exceptait son manque de chance au niveau de ses fiancés, ils la trouvaient parfaite. L'amour est aveugle après tout.

Qu'en était-il du reste ? Son emploi à l'Intendance avait-il un poids dans la façon dont les gens la regardaient ? Oui, sans aucun doute. Directrice des Affaires Moldues. En bien ou en mal, elle laisserait son nom dans l'histoire. Elle était la première à diriger ce département. Il n'était pas le plus politisé, loin de là. On lui demandait de faire de la désinformation et elle s'employait à le faire du mieux qu'elle pouvait. Elle estimait ne pas s'en sortir trop mal et avoir réussi à monter une petite équipe efficace. Elle était un membre du gouvernement, un des proches de l'Intendant et du Magistère, elle côtoyait au quotidien des grands hommes comme Eris Valverde ou John Mulciber. Et entre leurs mains se tenait, le destin de l'Angleterre et du monde tel que sorciers et moldus l'avaient connu. Grisant pour elle, impressionnant vu de l'extérieur. Seule femme au gouvernement, si on exceptait Bellatrix Lestrange en charge de Poudlard, il y avait peu de personnes en Angleterre capable de supplanter sa position et probablement aucune femme.

Quant à la marque sur son bras ? Un objet de fierté. Un symbole que quelques personnes uniquement dans ce monde portaient. L'indication qu'en plus d'être un membre du gouvernement, elle faisait partie des quelques personnes choisies pour faire exécuter les ordres du sorcier le plus puissant de leur époque. Ça la mettait au-dessus du peuple et de la masse. Il n'y avait pour elle aucune limite, si ce n'était celles que l'Intendant et le Seigneur des Ténèbres lui fixaient.

Pourtant, ironiquement, elle n'était pas ce qu'on attendait d'elle. En tant que femme, femme puriste qui plus est. On attendait d'elle plusieurs choses simples. Premièrement qu'elle soit mariée. Ça avait toujours été un point de discorde avec sa mère depuis qu'elle était en âge de le faire. Elle avait douloureusement échoué dans cette tâche pourtant simple. Benjamin était passé pour mort avant qu'on apprenne son changement de camp. James était un imbécile de sang-mêlé qui avait voulu se faire passer pour un sang-pur à l'époque où les commissions de sang n'étaient pas aussi efficaces qu'à l'heure actuelle. Quant à Mike ... Mike faisait le bonheur de ses parents, mais Ruth restait septique. Les tabloïds de l'époque l'avaient appelé « la veuve noire » lors de la mort de son second fiancé et elle finissait par croire qu'elle était destinée à être fiancée mais jamais mariée. Ni lui, ni elle, n'avaient fixé de date. Un peu comme si tous les deux, sous prétexte de ne pas avoir le temps, n'arrivaient pas à se faire à cette idée. Drôle de situation pour ses deux amis de longue date, derniers fidèles d'une bande d'amis dont le purisme avait été le but idéal depuis leurs naissances.

Voilà tout ce qui définissait la jeune femme. Quand les gens la voyaient, la croisaient en rue ou lui parlaient, ils voyaient toujours une de ses choses, ou toutes à la fois. On la définissait par des symboles et des statuts. Y avait-il un moment ou quelqu'un qui la voyait pour elle-même. Simplement, Ruth. Pas la mangemorte, pas la descente de famille de sang-pur puriste, pas la Directrice des Affaires Moldues. Juste elle-même. La voir pour ce qu'elle était. Il y avait eu Benjamin. Elle était persuadée qu'il avait toujours su qui elle l'était. Il l'avait connue jeune. Enfant babillant en Bulgare, puis gamine courant dans les jardins de Mull Cair Bren Court à Ipswich dans le Suffolk, dans la demeure de l'Oncle John comme ils aimaient l'appeler. Et ensuite à Poudlard pour le tournoi des Trois Sorciers. Il l'avait connue alors qu'elle n'était encore que la petite Ruth sans tous les artifices qu'il y avait désormais autour. Qui pouvait encore en dire autant ? Sa famille elle-même n'oubliait jamais qui elle était. On lui rendait des comptes et elle-même les rendait à John. Alors qu'elle aurait dû être libre de tout, grâce à son statut, elle se sentait pourtant entravé. Le pouvoir amène des obligations et vous éloigne des autres. Toujours entourés, ils étaient pourtant désespérément seuls.

Cette solitude leur pesait à tous. Ils étaient seuls. Pour des raisons différentes peut-être, mais Tryan et Ruth se ressemblaient bien plus qu'ils ne le pensaient. L'un se morfondait dans sa peine pour l'être aimé, tandis que l'autre essayait de vivre avec intensité, riant à la face du monde pour se venger de la vie qui s'était rit d'elle. La mangemorte était pleine de regret, plus qu'elle ne savait le dire et l'exprimer. Il y en avait dont elle n'avait même pas conscience parce que son esprit avait été éduqué pour contrer ce genre de pensée. Il était désespérant d'avoir tout sans être heureux pour autant. Oh bien entendu, elle riait, sortait, s'enivrait dans l'alcool et la luxure. Tout ça dans le fond n'était-il pas le symptôme d'un esprit brisé, d'une vie gâché ? Son seul but était le purisme. Il était ce qui donnait un sens à sa vie et quand elle ne travaillait pas, elle se sentait comme un alcoolique en manque. Nerveuse parce qu'elle n'avait pas ce dont elle avait besoin à proximité. Alors il fallait parler, s'occuper, rire, tout pour éviter de voir le champ de ruines qu'était sa vie personnelle. La jeune femme aimait et détestait avec passion. Rien n'était jamais simple et plat.

Elle répéta donc sa question abandonnant un moment, l'humour et la dérision, parce qu'elle souhaitait vraiment avoir une réponse. Elle désirait vraiment savoir si personne ne voyait au-delà de ce qu'elle voulait bien montrer.

« Quand vous me voyez Monsieur De SaintClair, est-ce que vous ne voyez que la marque qui orne mon bras ? »

D'un sourire un peu las, elle ajouta :

« Vous permettrez peut-être que je vous appelle Tryan ? Monsieur De SaintClair semble fort formel pour cette soirée. »

Ça devait faire plus d'une heure qu'ils parlaient ensemble, et pourtant, ils en étaient encore aux noms de famille. Néanmoins, cette discussion était une première. On n'avait jamais vu Tryan De SaintClair avoir une discussion aussi posée avec quelqu'un d'autre qu'Eris Valverde. Ruth ne connaissait pas les détails de sa mésentente avec Mike, elle savait juste qu'ils ne s'aimaient pas et n'avait jamais cherché à savoir pourquoi. À chacun ses affaires. On aurait probablement pu considérer comme déloyal de sa part de passer la soirée en compagnie d'un homme que son futur mari détestait. Objectivement, Mike détestait beaucoup de monde et elle était certaine qu'on lui rendait bien. On avait beau la voir à travers ses fiancés, sa famille, son nom de famille, son métier, elle avait une pensée propre, bien à elle, et elle entendait bien être indépendante aussi bien sur le plan politique, qu'amical. Et tant qu'à présent, elle devait bien l'admettre, elle n'avait pas grand-chose à reprocher au Français. Pas plus qu'il n'avait à lui reprocher à elle en tout cas. Elle lui fit savoir :

« Je n'ai aucun grief contre vous ou contre les vôtres, loin de là. Je sais reconnaître un puriste quand j'en vois un. »

Un compliment, ou presque. Tryan De SaintClair était un puriste. On pouvait l'aimer ou le détester, mais ça ne changeait rien au fait que cet homme était de leur côté. Ils s'étaient battus ensemble pour une même cause. Chacun avait apporté sa contribution à l'effort de guerre, et à présent, ils étaient au gouvernement, travaillant pour la même cause. Et puis il la rendait curieuse. Qui était cet homme que la plupart de ses collègues dénigraient. Que cachait-il ? Qu'était-il ? Elle le savait proche d'Eris Valverde si tant était qu'on puisse être proche du mangemort politicien. En bonne sang-pur, elle savait qu'ils étaient apparentés, cousins si ses souvenirs étaient bons. Néanmoins, leur vision de la famille ne semblait pas aussi encombrante que la sienne. Elle aimait sa famille, elle en retirait une grande fierté, ils étaient là quand il y avait un problème ou un coup dur, mais c'était également une grande famille dont les hauts et les bas étaient durs à gérer. Il suffisait de voir l'histoire d'Ariana ou de Llewelyn. Deux scandales dont elle se serait passée, heureusement, le second serait étouffé. John s'en chargerait, il s'en chargeait toujours.

En attendant, elle passait la soirée à ses côtés, de la façon la plus inattendue qui soit. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, elle n'avait aucunes arrières-pensées ce soir. Elle était simplement amicale, parce que si l'espace d'une seule soirée, elle pouvait oublier la politique et ses plans tortueux, elle en serait heureuse. Hélas pour elle, la politique la quittait rarement. Heureusement, ce n'était pas le sujet du moment.

« Les morts sont ... »

Elle laissa sa phrase en suspens quelques secondes. Un sourire amer se dessinant sur sa bouche. Oh si les morts rendaient les coups, la preuve en était Benjamin. Elle lui dit aimablement :

« Pardon si je vous offense, mais parfois, les morts devraient rester morts, croyez-moi, certains rendent les coups et pas de la façon la plus aimable qui soit. »

Elle haussa les épaules comme pour dire « quelle importance ». Pourtant, ça en avait, tout était dans le demi-mot. De SaintClair était un homme fin et subtil, du moins s'était ce que Ruth en pensait. Il était assez intelligent pour comprendre qu'elle ne disait pas tout. Aucun des deux d'ailleurs. C'était des allusions, des choses à moitié dites. Il fallait pouvoir lire entre les lignes de temps à autre. Il but une gorgée de vin, dans un geste un peu machinal, comme pour faire passer le temps, avant de s'adresser à elle et sa phrase fut une vraie surprise. Rien de quelqu'un de désagréable, ça sonnait presque comme un compliment, s'il n'y avait eu le « pour l'instant » le suivant. Ça le fit rire. Elle n'était pas connue pour son caractère facile et venait toujours un moment où les gens finissaient par la trouver insupportables, dans le cadre privé du moins. Qu'en était-il d'ici ? Etaient-ils toujours en pleine mondanité, dans le privé ou se parlaient-ils simplement dans le cadre d'une collaboration future pour leur travail ?

« Je suppose que je peux vous retourner le compliment. On dit – et vous le savez, je pense – tant de choses sur vous. On ne peut pas dire que vous ressembler au portrait qu'on m'a dressé de vous. Ou alors, je suis simplement tombée dans un bon jour. »

Il y avait de nouveau de l'humour dans le ton de la mangemorte. C'était sa façon d'être, un automatisme dont elle n'aurait su se défaire même si elle l'avait voulu. Pendant un moment, ils restèrent silencieux, buvant et observant la foule autour d'eux. Pour Ruth, le silence n'avait rien de désagréable, elle ne se sentait pas mal à l'aise comme tout à l'heure quand Amy était venue les trouver. Néanmoins, à force de regarder les danseurs une pensée lui vient et elle finit par rompre le silence confortable dans lequel elle était installée :

« Je suppose qu'on doit leur paraître étrange, silencieux, assis, ne faisant pas l'effort de sociabiliser ou même de danser une fois sur la soirée, alors qu'honnêtement, ce sont eux qui me paraissent étranges. Je n'arrive pas à comprendre le plaisir qu'on peut retirer d'une soirée pareille, sans vouloir dénigrer ma charmante cousine, je dois bien admettre que je ne comprends pas son enthousiasme. »

Spoiler:
 

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Tryan De SaintClair


MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Mar 1 Juil - 17:16

Aux heures où le purisme avait besoin d'unité, devait on voir les différences ?
Les bourbistes auraient de nouveaux alliés, les moldus, et face à ça, la sorcellerie devait se regrouper sous la bannière puriste. Tryan le savait mais ne sentait pas le besoin de le revendiquer. Il ne partageait pas grand chose avec la plupart des autres têtes du régime puriste, pas grand chose sinon une volonté de voir triompher ses idées. Pourtant, il semblait comme couper du monde, le poisson solitaire dans une mer agitée, il était à part au ministère.
Pour l'instant, on n'avait pas vu Eccleston aller jusqu'à lui, ni l'inverse d'ailleurs. Pas de directives de la part du ministre et c'était tant mieux. D'une part, cela lui évitait d'avoir à s'expliquer avec un sang-mêlé, de facto inférieur à lui, et d'autre part, chacun faisait sa vie de son coté sans faire chier l'autre. Pouvait on dire que le ministre maîtrisait son ministère ? Absolument pas. Il était comme passif devant l'évolution de la situation, tout du moins en apparence. Tryan le savait et n'en avait pas profité pour le faire tomber, cela n'était pas dans son intérêt, ni dans celui de la politique commune. Un pantin restait un pantin, si on ne tirait pas sur les ficelles, il ne bougeait pas, et un pantin qui ne bouge pas est inutile. Mais cette inutilité était pour l'instant une grande qualité, si par la suite cela devenait gênant, nul doute que les mystères bougeront, comme ils l'ont déjà fait autrefois.

Pour l'instant, Tryan De SaintClair était un directeur discret, quasiment absent des médias, sinon une ou deux interviews par ci par là, rien de plus, seul l'intendance et Eccleston savait ce que faisaient les langues-de-plombs. La priorité moldue, là résidait la principale utilité du français, sa capacité à pouvoir prévoir les mouvements militaires et à appréhender rapidement la technologie mise en place par les opposants. En plus d'être un excellent sorcier et duelliste, il devenait petit à petit l'expert sur la question moldue, un statut qui le rendait pas intouchable mais presque dans ce contexte.
Il avait beau agacé, il avait beau être ce qu'il était, on avait besoin de lui. Eris le lui avait bien fait comprendre, se rendre indispensable était la meilleure protection, bien meilleure que le fait d'être apprécié.

Qu'en pensait Ruth ? Il ne savait pas vraiment, elle semblait sincère, auquel cas ça ne l'intéressait que très moyennement, il ne faisait pas cela pour lui, il faisait cela pour le purisme. Les mangemorts ne l'appréciaient pas, principalement parce qu'il ne portait pas la marque et qu'il était là, à servir une politique qui les évincerait dès que possible. Menroth était mort, dégagé par un jeunot qu'il avait méprisé, une vengeance qui avait fait que le mangemort à la cape finisse torturé, atrocement mutilé et finalement saigné comme un porc en guise d'avertissement collectif. Pour le publique, ce vieux bougre était mort de maladie ou de mort naturelle, mais jamais il n'avait trahi pour eux, qu'ils étaient dans le faux …
Ruth avait du assister à l'exécution, elle avait du savoir que l'on avait trouvé des preuves contre Menroth, preuves que Brom et Eris avaient sorti d'un chapeau. Un témoin qui prouvait que le vieux mangemort Menroth avait été au courant des manigances de Jugson, offert en sacrifice à Voldemort. On n'échappe pas à la vengeance de Tryan De SaintClair, c'était indirectement la morale de cette histoire.

« Quand vous me voyez Monsieur De SaintClair, est-ce que vous ne voyez que la marque qui orne mon bras ? »

La réponse fusa alors que le français relevait les yeux pour fixer son regard, son bras, puis à nouveau plonger ses yeux froids dans ceux de son interlocutrice, annonçant d'une voix calme mais non moins déterminée :

« Tant que vous ne me la montrez pas, je ne la vois pas … auquel cas, je sais déjà qu'elle existe.»

C'était sa façon à lui de lui faire comprendre que tant qu'elle ne la montrait pas, elle restait une puriste à ses yeux, après, si elle décidait de s'enorgueillir et de revendiquer plus que de raisons ce qu'elle était, il savait comment réagir et se comporter vis à vis de cela. Il n'oubliait pas, il oubliait rarement. Tant qu'elle restait comme ça avec lui, elle n'aurait rien à craindre, c'était principalement pour ça qu'il lui disait qu'elle n'était pas désagréable, parce qu'elle restait naturelle. Une chose que tous les Mulciber, de près ou de loin, partageait, au plus grand plaisir de Tryan.

« Vous permettrez peut-être que je vous appelle Tryan ? Monsieur De SaintClair semble fort formel pour cette soirée. »

Il eut un bref sourire en coin avant de lui répondre amicalement :

« Faites donc miss Alexieva, faites donc ...»

C'était dit avec humour et légèreté, comme pour se moquer de toutes les politesses stupides dues aux affreuses mondanités qu'ils subissaient depuis ce début de soirée.
Pourtant la discussion tournait, et vers un sujet glissant, pour l'un comme pour l'autre.

« Les morts sont ... Pardon si je vous offense, mais parfois, les morts devraient rester morts, croyez-moi, certains rendent les coups et pas de la façon la plus aimable qui soit. »

Le français ne dit pas un mot, rien du tout. Son regard de glace se figea sur son propre verre. Cette phrase l'agaçait au plus haut point, pire que ça, il en venait presque à haïr en un instant la personne qui avait osé dire cela. Involontairement, perdu dans ses pensées, il laissa filtrer une bribe de magie. Se forma alors sur son verre, là où il le tenait, une pellicule de glace qui venait corrompre le cristal. C'était purement involontaire, simplement l'expression de son ressenti qu'il ne contrôlait pas vraiment, et ce depuis déjà un certain temps, pourtant il avait progressé, mais le sujet était toujours aussi délicat. Il pouvait l'évoquer, en parler, mais si on devenait un peu trop incisif, c'était impossible pour lui de rester totalement insensible. Cela ne dura que quelques secondes, avant qu'il ne reprenne rapidement le dessus et que la chose s'arrête instantanément. C'était à la fois un symbole de force mais aussi de faiblesse, et il n'aimait pas ça. Perdre le contrôle était difficile chez lui, mais c'était parfois inévitable … à son grand regret.

Elle parlait d'expérience, il n'était pas ici question de nécromancie, tout était sous-entendu sans être pleinement assumé. Elle devait en avoir honte. Les ombres du passé encore une fois, les choses que l'on croyait morte et qui resurgissait ainsi, sans prévenir. Tryan connaissait cela, mais … mais il voulait les voir revenir. Il souhaitait plus que tout qu'Elle revienne, pour lui parler, simplement cela, quitte à ce qu'elle lui rende les coups, il n'avait pas peur de cela, il souhaitait tant qu'elle ne le soit pas. Non, les morts ne devraient pas rester mort, pas s'ils ne l'ont pas mérité, pas s'ils ont encore des choses à dire. Ça, il ne le dit pas, Ruth savait très bien qu'elle ne parviendrait pas à le faire changer d'avis, et lui savait que le débat était stérile à ce niveau, mieux valait éviter les sujets qui fâchent.

Changeant de sujet, il évita de ce fait qu'on s'attarde sur un terrain où il était plus vulnérable qu'il n'y paraissait. Si pour l'instant il demeurait être un excellent sorcier, il avait pourtant des faiblesses, et il les connaissait. Donner cette arme là, même à une personne neutre, c'était prendre le risque de se voir doubler, et il ne prendrait ce risque là, pas maintenant, pas sans être sûr de pouvoir gagner la partie.

« Je suppose que je peux vous retourner le compliment. On dit – et vous le savez, je pense – tant de choses sur vous. On ne peut pas dire que vous ressembler au portrait qu'on m'a dressé de vous. Ou alors, je suis simplement tombée dans un bon jour. »

Un simple haussement d'épaules et de sourcils suffit à indiquer tout le sarcasme de cette phrase, comme s'il cautionnait sans vraiment y croire. On disait tellement de saloperies sur lui qu'il n'écoutait plus, faute de temps et d'intérêt. Il était d'avis que chacun devait se faire son idée sur la question, mais beaucoup n'avaient pas la présence d'esprit de s'y essayer. À chacun ses défauts ? Peut être, mais en faire étalage n'était pas une fierté, loin de là. Le monde ne s'en portait ni mieux, ni moins bien, alors à quoi bon.

Oui ce monde se défaisait de tout ça. Les danseurs dansaient, les beaux parleurs parlaient, les buveurs buvaient, ils étaient seuls et immobiles dans ce monde volage, d'apparences et de faux semblants, une hypocrisie latente polluait l'air, tant et si bien que le respirer devenait un calvaire de tous les instants. Silencieux et immobiles, ils incarnaient, à cela près, l'exact opposé de ce que voulait cette soirée. Pas par simple esprit de contradiction, par soucis de rester ce qu'ils étaient. Changer pour plaire, mentir pour être apprécié, ça n'était pas dans leur façon de faire, l'un comme l'autre le savait, voilà pourquoi ils étaient là, à contempler ce qui les rebutait, un verre à la main, comme pour saluer l'effort cynique dont il faisait preuve. Un hommage à l'ennui, un hommage à la honte qu'ils observaient de loin.

« Je suppose qu'on doit leur paraître étrange, silencieux, assis, ne faisant pas l'effort de sociabiliser ou même de danser une fois sur la soirée, alors qu'honnêtement, ce sont eux qui me paraissent étranges. Je n'arrive pas à comprendre le plaisir qu'on peut retirer d'une soirée pareille, sans vouloir dénigrer ma charmante cousine, je dois bien admettre que je ne comprends pas son enthousiasme. »

Un maigre sourire en coin, accoudé à son siège, le regard fuyant vers la foule et la piste de danse, le français regarda un temps Amy, puis les inconnus qui l'entouraient avant de délivrer son venin, sans cacher ce qu'il pensait.

« On doit surtout leur paraître trop honnêtes.»

C'était dit sans méchanceté, juste froidement, sans juger mais avec une pointe de reproche et d'amertume.

« Ils aiment se rendre intéressants, ils ne le sont pas. Nous nous le sommes, pas eux. Ils ont besoin de tout ça pour paraître grands … ils veulent se donner de l'importance, et quand bien même ils en auraient, que valent ils vraiment ?
Rien, sinon le statut de parasite du purisme, des sangsues qui s'abreuvent de notre travail sans le comprendre, sans réaliser que sans nous ou nos aînés, ils auraient encore à fréquenter ceux qu'ils haïssent ...»


C'était réaliste. Peut être l'alcool commençait il à faire effet et à débrider un peu le français qui se montrait plus incisif, moins poli peut être. Qu'importe, il n'était là pour jouer au petit manipulateur, aucun d'eux ne lui serait utile de toute manière, des pions sans intérêt. Une pièce immobile sur le plateau, une pièce qui occupe une case et qui emmerde celles qui bougent vraiment.

« Le plaisir qu'ils éprouvent n'est rien d'autre qu'un moyen pour eux d'exister, tout simplement. Sans ça, ils sont des inconnus dans la masse, agitant un papier supérieur aux autres, mais n'est ce pas pitoyable d'affirmer ainsi sa prétendue supériorité ? Un papier n'a jamais fait un sorcier. »

Il étouffa un bref rire derrière ses dents avant de conclure sur sa vision des choses.

« Amy est une femme … une jolie jeune femme … elle a besoin de se montrer. Peut être que c'est ainsi qu'elle profite de sa jeunesse. À quoi sert une jolie robe si on ne peut pas la montrer à tous ? C'est peut être par manque d'orgueil ou de confiance en elle qu'elle se retrouve là.»

Haussant les sourcils, il resservit les deux verres, ajoutant avec humour :

« Une chose est sûre, ils ne viennent pas ici pour la boisson.»

C'était un peu un moyen de détendre l'atmosphère et de revenir plus légèrement au sujet. De l'humour, de la dérision, comme pour troubler l'ennui, comme pour porter un autre regard ce qu'il détestait. Et se dire que demain, ça n'était rien finalement.
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MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Dim 20 Juil - 0:28

Ruth était-elle effrayante ? Elle ne s'était jamais jugée comme telle. Plusieurs de ses collègues l'étaient. Elle n'en doutait pas, même si elle-même ne les voyait pas du même œil. À la place d'un sorcier lambda, voir même d'un moldu, elle n'aurait pas aimé croiser Lincoln Crow, Eris Valverde ou Bellatrix Lestrange dans une allée sombre quand ils étaient de mauvaise humeur. Quant aux moldus, ne valait-il pas mieux pour eux, qu'ils ne croisent aucun sorciers ? Si Crow, Valverde ou Lestrange avaient probablement une aura effrayante pour le peuple, Ruth estimait être l'une des mangemortes qui inspirait le plus la sympathie dans le petit groupe qu'ils étaient. Bien entendu, on n'est jamais objectif sur soi-même, et on ne se voit jamais de la façon dont les autres nous voient, que ce soit en bien ou en mal. Jeune, jolie, aimable, à la manière de Mike, elle savait se faire apprécier d'autrui. Elle avait toujours un sourire pour les enfants, elle était à l'écoute des adolescents, adultes et vieilles personnes à part égale. On la voyait souvent riante et souriant de bon cœur. Elle aurait fait une très bonne actrice à ne pas en douter. Fiancée dévouée, sœur aimante, fille obéissante, mangemorte puissante, politicienne sur le devant de la scène. Qui aurait pu croire que sous ce vernis de femme charmante qu'elle appliquait chaque matin, on pouvait trouver autant de laideur.

Souvent, elle se demandait en ce monde qui la connaissait vraiment. Elle-même n'était jamais vraiment sûre de qui elle était. Elle passait tant de temps à jouer un rôle pour elle-même, pour les autres, qu'au final, la jeune femme ne savait plus vraiment si elle était devenue LE rôle, où si ce rôle ne s'était simplement pas intégré dans sa personnalité. Les gens changent, c'est un fait. Elle n'était plus celle qu'elle avait été, et ceux qu'elle côtoyait non plus. Ils avaient tous été différents un jour, voir même innocent. Il y avait quelque chose d'impressionnant quand on regardait le chemin qu'ils avaient parcouru pour devenir ce qu'ils étaient désormais. Parfois, il aurait suffi d'un simple changement, d'un évènement qui se passe autrement, et la personne qu'ils étaient aurait été toute différente. Il était probablement de même pour Tryan, il n'avait probablement pas toujours été l'homme froid qu'elle avait devant elle.

Peur de savoir qui on est, d'affronter la réalité, d'admettre ce qu'on l'on sait déjà. As-tu une vie désormais en dehors de cette marque sur ton bras ? Non. Bien entendu que non. Il est inutile de prétendre le contraire. Tu as signé un contrat avec le diable, de ton plein gré. Elle avait toujours trouvé que le terme mangemort était mal choisi. Ils ne mangeaient pas la mort, elle ne les épargnait pas. La grande faucheuse avait touché bon nombres d'entre eux, tout comme elle avait touché leurs ennemis. Non, les mangemorts ne trompaient pas la mort. Pas encore du moins. Elle ne doutait pas que tromper la mort obsède plusieurs d'entre eux. Ils n'étaient pas tous là pour les mêmes motifs. Si elle était là pour le Purisme, bon nombre était également là pour la gloire, les relations et le pouvoir. Qui a le pouvoir ne veut pas le lâcher, et souvent, le désir d'éternité découle de ce simple constat : on veut toujours garder le pouvoir le plus longtemps possible, et à n'importe quel prix. En attendant que l'un d'eux trouve un moyen de tromper la mort, mangemort ne serait pas le nom qui leur conviendrait le mieux aux yeux de la jeune femme. Les Asservis. Voilà ce qu'ils étaient. Des asservis volontaire à un homme et à une cause. Suivant les ordres, créant un monde à leur image. Savoir que le tatouage qu'elle avait sur son bras la définissait était à la fois grisant pour tout ce qu'il représentait, et à la fois effrayant. D'où sa question et son insistance à savoir si sa marque ne l'effaçait pas entièrement elle, pour ne plus laisser que sa carapace. Je veux savoir si j'existe par moi-même.

La réponse de Tryan n'était qu'à moitié satisfaisante. Et en même temps, elle était surprenante de la part d'un homme comme lui. Lui qui détestait si ouvertement ses confrères, et qui pourtant, avait été aujourd'hui nettement plus agréable avec elle qu'il ne l'avait pas été avec sa compagne. Bien entendu, elle ne voulait pas juger leur relation qui ne la regardait en rien. Amy ne faisait pas partie de sa famille proche, et si les Yaxley devaient écumer de rage en la voyant fréquenter De SaintClair, ce n'était clairement pas son problème. Elle en avait d'autres, plus urgents, à savoir cette soirée par exemple. Aussi ne répondit-elle rien, le sujet étant clos de ce côté-là, elle avait eu sa réponse, et elle avait le mérite d'être très claire. Changeant donc de sujet, elle le rappela à l'ordre alors qu'il l'appelait par son nom de famille.

« Ruth suffira très bien Tryan. » , dit-elle en appréciant la manière dont son nom roulait sous sa langue.

La suite, et bien la suite était moins plaisante. Ils en étaient venus à parler de la mort, et bien entendu, elle savait qu'il avait perdu un être cher. Ca ne l'empêchait pas d'être franche. C'était sa manière d'être. Par réflexe, son regard suivit le sien, se figeant sur son verre sur lequel se formait une délicate pellicule de glace. Ce n'était pas la première fois qu'elle le voyait jouer avec cet élément, déjà en Irlande, alors qu'ils discutaient, il avait montré un bref échantillon de sa maitrise. Les sorciers, aussi puissants soient-ils, ne contrôlaient pas toujours leur pouvoir et la magie. La baguette était le vecteur par lequel passait la magie, mais les enfants étaient la preuve qu'il n'était pas nécessaire d'en avoir une pour la pratique. Elle-même quand elle était sur le coup d'une colère intense, ne se contrôlait pas toujours. Néanmoins, il eut été impoli de faire une quelconque remarque sur le sujet, et son compagnon ne faisait pas de remarque sur ce qu'elle venait de dire, elle jugea plus subtil d'abandonner le sujet. Après tout, elle ne l'avait pas dit dans le but de le blesser, mais bien parce qu'elle le pensait.

Autour d'eux, un rituel ancestral avait lieu. Celui des mondanités. Des relations se tissaient, des politesses étaient échangées, les amants s'étalaient, des couples se formaient au gré des danses. En fille de bonne famille, elle avait appris les danses de salon, en particulier celle de l'Europe de l'Est et d'Angleterre comme la java, la polka, le quick step, le slowfox, et les différentes formes de valse. Elle savait tout aussi bien faire la valse lente à l'anglaise que la Viennoise. Pourtant, en face d'eux, ils semblaient que plus personnes ne sachent danser correctement. Les gens se contentaient de se s'étreindre grossièrement, leur offrant un simulacre de danse qui n'était absolument pas cohérent avec la musique jouée en ce moment même. Elle les regardait avec un certain mépris. Ce n'était pas qu'elle leur reprochait de ne pas savoir danser, c'était qu'ils n'étaient simplement pas à leur place.

« Honnêtement, je ne sais pas, je ne suis pas sûre qu'ils sachent eux-mêmes ce que ça veut dire. »

Remplissant son verre et celui de Tryan, elle fit signe au serveur de leur apporter d'autres bouteilles.

« Quand on veut jouer, on doit connaître les règles. Ils prétendent faire partie d'un monde dont la plupart d'entre eux ne connaissent pas le fonctionnement. Je me suis fait la réflexion en les regardant danser, même ça, ils ne savent plus le faire correctement. Les valeurs se perdent... C'est à se demander comment sont éduquer les Sang-Pur aujourd'hui. Entendons-nous bien, je ne dis pas qu'il faut toujours suivre les règles et les traditions, mais on ne peut pas réellement jouer sans les connaître. »

Oui, il y avait un côté snob dans sa façon de dire les choses, mais elle ne pensait pas avoir tort, et en soit sa pensée et celle du français se rejoignaient.

« Je suis d'accord, un papier ne fait pas un sorcier. La pureté de leur sang, ils la doivent à leurs familles, qui ont su faire ce qu'il fallait pour ne pas tomber leur sang en disgrâce. Du reste, c'est l'éducation qui fait le sorcier. L'éducation qu'on lui donne, les valeurs qu'on lui inculque, ses actes, et la façon dont il agit pour le purisme. Et même-là, ça ne suffit pas toujours. Jugson est un parfait exemple encore une fois. »

Son verre toujours à la main – il ne l'avait guère quitté depuis le début de la soirée – elle tourna la tête dans la direction de sa cousine, examinant sa robe encore une fois. Elle eut un sourire indulgent, elle avait été, fut un temps, cette jeune femme qui aime les mondanités.

« Je ne me permettrai pas de la juger, elle et moi, nous ne nous connaissons pas assez pour ça, néanmoins, je doute que ce soit le manque d'orgueil ou de confiance en elle qui l'a conduit ici ce soir. Elle est simplement jeune, elle veut profiter de toutes les occasions pour s'amuser sans se soucier du reste, je présume. Nous, on a vieilli trop vite, je suppose. »

Oui, ils ne ressemblaient pas à deux jeunes de vingt-neuf ans. Qui, parmi les gens de leur âge forgeaient le monde comme ils le faisaient, et endossaient les responsabilités qu'ils avaient ? Peu. Ils étaient rares. Quand la plupart des gens de leur génération écumaient les fêtes ou n'avaient pour autre but que d'avoir une vie paisible. Eux, croulaient souvent sous la masse de travail. Haussant les épaules, elle rit à la remarque de son compagnon de beuverie pour la soirée, avant d'ajouter :

« Ne sous-estimez pas le mauvais goût des gens, ils vous épateront toujours. »

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“How do you move on? You move on when you finally understands that there is no turning back.”
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MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Mer 30 Juil - 19:19

La soirée se poursuivait et rien d'intéressant ne venait la pimenter. La discussion avec Ruth tournait, c'était une certitude, mais elle ne suffisait guère à relever cette soirée, il manquait quelque chose … ou quelqu'un.
Bien qu'il n'avait jamais apprécié ou fréquenté ce genre d'endroit, il savait ce qui aurait pu rendre la douleur moins pénible à traîner, seulement c'était à la fois hors de propos et de son champ de compétences. Encore que, depuis peu, il faisait de petits miracles aux mystères, mais ça, ça ne regardait que lui et ses supérieurs. Alors que faire pour tromper l'ennui sinon l'alcool. À mesure que la soirée avançait, il sentait le grammage dégradé le plumage, son masque de froid fondait petit à petit pour ne devenir qu'une farce de sarcasme dont il était difficile de démêler le vrai du faux. Et si son esprit devenait un peu plus brouillon, il n'en oubliait pas son code de conduite, fidèle à son credo, il gardait le cap. Cette femme avait beau être sympathique, ils ne pouvaient pas être amis, tout au plus collègues ou collaborateurs, rien d'autres. Non pas que Ruth n'était pas son style, quel était il d'ailleurs, mais c'était il y a longtemps, un temps révolu depuis des jours, des semaines, des mois, qui pourtant, semblaient être autant plaies qu'éternité.
Alors quoi sinon de la discute et de la boisson qui, sans briller, n'avait même pas le mérite de faire oublier les maux de ce monde. S'ils avaient été en France, le jeune homme aurait coincé un serveur dans un coin et lui aurait demandé où se trouvait la table de jeu, car il était de coutume que soirée rime avec amusement et donc avec jeu d'argent, mais Paris était une ville étrange et particulière, Londres n'avait pas ce prestige. Londres la vieille, Londres le siège du purisme, mais Londres la morte, l'ennuyeuse, elle avait passé l'âge d'être autre chose qu’insipide, et si aucun jeu de cartes ne venaient, c'était bien que les mœurs anglaises étaient tout ce qu'il y avait de plus ennuyeux.

S'il ne pouvait se résigner à l'appeler par son prénom, trop informel et personnel à son goût, il préférait ne pas laisser de faux semblants, et puis cette façon de toujours appeler les autres par leur nom laissait une distance suffisante. Lui, froid ? Tout à fait, c'était principalement l'effet voulu, pas pour ressembler à Eris, simplement qu'il était plus à l'aise ainsi, et une fois dans une situation confortable, il était difficile de le mettre à bas, comme la plupart des grands de ce monde. Toute la technique consistait à pousser l'autre hors de sa zone de confort et à entrer dans un jeu où il avait perdu d'avance, une technique bien rodée puisqu'il l'utilisait depuis son arrivée à Beauxbâtons. Ruth ne faisait exception à la règle, il inscrivait précisément ce schéma, quasi identique aux autres, à ceci près qu'il se voulait peut être plus conciliant, plus abordable et qu'elle acceptait mieux son humour piquant. Il ne souhaitait pas être pris pour un comique, il n'en était pas un, et sa répartie se voulait volontiers moqueuse et humiliante, il s'agissait simplement de dominer par l'esprit, la preuve qu'il était habile, quelque chose qui avait tendance à énerver ceux qui n'avaient pas l'habitude d'être bousculés. Typiquement Witcher, Rookwood et les autres mangemorts qui étaient sur son chemin, des victimes de son art, comme il aimait l'appeler par humour. Alors pourquoi il s'entendrait bien avec elle et pas avec les autres, simplement parce qu'elle était plus ouverte et conciliante, c'était une femme après tout, même mangemorte, elle était plus malléable et agréable, cela aidait à n'en pas douter, et une si joli minois éclairé d'un sourire ne pouvait écoper de mauvaises paroles … tout du moins, pas si elles n'étaient pas méritées.

Dans l'ensemble, ils avaient à peu près la même vision de ce monde dans lequel ils évoluaient, à un détail près, sauf que ce petit détail avait une importance toute désignée …

« Je suis d'accord, un papier ne fait pas un sorcier. La pureté de leur sang, ils la doivent à leurs familles, qui ont su faire ce qu'il fallait pour ne pas tomber leur sang en disgrâce. Du reste, c'est l'éducation qui fait le sorcier. L'éducation qu'on lui donne, les valeurs qu'on lui inculque, ses actes, et la façon dont il agit pour le purisme. Et même-là, ça ne suffit pas toujours. Jugson est un parfait exemple encore une fois. »

Le français ne dissimula qu'à moitié ce sourire amusé derrière son verre, son regard froid se teintant l'espace d'un instant d'une malice certaine et d'un avis qui dérangeait probablement. Enfin un point sur lequel ils n'étaient pas d'accord, le cas Jugson. On pouvait dire que même mort, ce bougre continuait de délier les langues et de faire avancer sa cause, il n'était pas parti en vain, c'était une certitude. Le français avait toujours eu une sorte de faux respect pour cet homme, et il avait clairement fait le choix de l'épargner autrefois, pas par cas de conscience, pas par simple envie, non, c'était plus profond que cela. Il savait Jugson puriste, c'était là que Ruth se trompait, seulement ses priorités avaient changé, il souhaitait évincer les mangemorts avant les bourbistes, à l'inverse de ce que le français faisait. Le plan était différent et chaque point de vue se valait, à ceci près que le directeur des mystères pensait avoir trouvé la solution pour faire à la fois survivre le purisme, évincer les bourbistes et voir les mangemorts partir au fil du temps, car ce dernier prendrait le maître avant que tous les larbins n'aient pu passer l'arme à gauche. Et tant qu'il y avait un maître, il y avait des larbins, aussi il ne fallait pas les laisser devenir trop nombreux, c'était un fait, mais ils avaient une forte tendance à s'autoréguler facilement, ou bien en cognant du bourbiste, ce qui était faire d'une pierre deux coups. C'était principalement ce différent qui faisait que De SaintClair était au gouvernement et non dans l'organisation de la Vague.
En tout cas, on évita vite le sujet épineux, l'un comme l'autre sentant probablement qu'il était trop tôt pour aborder honnêtement ce genre de cas, il valait mieux ne pas s'attarder en vaines discussions alors que la collaboration commençait à bien fonctionner.

On en vint à parler de la cavalière de Tryan, mais le sujet dériva sans vraiment qu'il y fasse attention, la fatalité revenant d'elle même pour une réalité cruelle que la providence n'arrangeait pas.

« Je ne me permettrai pas de la juger, elle et moi, nous ne nous connaissons pas assez pour ça, néanmoins, je doute que ce soit le manque d'orgueil ou de confiance en elle qui l'a conduit ici ce soir. Elle est simplement jeune, elle veut profiter de toutes les occasions pour s'amuser sans se soucier du reste, je présume. Nous, on a vieilli trop vite, je suppose. »

On a vieilli trop vite … cette phrase traina dans les lèvres de la jeune femme, quelque chose de presque anodin mais qui révélait bien des choses, presque autant que la réaction du français qui se retrancha directement derrière ses défenses mentales, vieux réflexe salvateur. Il se savait sur une pente glissante lorsqu'on abordait ce sujet et son attitude changeait presque lorsque l'on approchait de la zone rouge, celle qui concernait une personne disparue. Ruth l'avait déjà vu, il ne contrôlait pas toujours tout ce qu'il voulait, à commencer par lui même, il était plus instable, peut être plus puissant, mais puissance sans conscience … On a vieilli trop vite … cela lui parut aussi vrai qu'insultant. S'il avait fait le choix de ne pas avoir d'enfance et d'adolescence, pour la suite, c'était différent.
Et alors qu'elle parlait du mauvais goût des autres, il ramena inconsciemment le sujet sur la table, presque agacé sans vraiment l'être, lançant amèrement :

« Je sais pas vous, mais on ne m'a guère laisser le choix ...»

Son accent français était revenu alors qu'il avait lancé ça très rapidement, on sentait que ça n'était plus l'esprit qui parlait, que les paroles n'avaient pas passé l'étape du filtre tortueux de son esprit, non, c'était autre chose.
Il avait beau se cacher derrière l'humour, il n'en demeurait pas moins blessé de se savoir si vulnérable. Elle pouvait s'en servir, mais c'était se faire un ennemi que d'attaquer le français sur ce sujet, car il ne réfléchirait pas longtemps avant de se venger, il y avait suffisamment de personne pour lui en être témoin, il n'était pas à un mangemort près à son tableau de chasse, et si Eris lui avait précisé qu'il valait mieux collaborer, une offense de la sorte ne pouvait se solder que par un duel sur l'honneur, duel qu'il était presque certain de remporter, à tort peut être.
Étrangement plus sérieux, il reprit sur le même ton :

« Ce ne sont pas les gens qui m’épatent, ils n'ont jamais eu le talent pour, c'est ce monde … ce monde qui, quoi que nous fassions, nous ramène inlassablement à la piètre case départ que nous connaissons tous en notre déterminisme le plus fâcheux. »

Faisant tourner le liquide dans son verre, il scruta ce dernier, ajoutant étrangement :

« Vous savez ce que je pense, Ruth … je pense qu'on se fout de notre gueule. »

Relevant les yeux pour les plonger dans ceux de la miss, une lueur brillante d'une analyse particulièrement fine malgré son alcoolémie, il poursuivit.

« Je pense que le moldu paysan au fin fond de sa putain de campagne est bien plus heureux que nous, pour la simple bonne raison qu'il ne sait rien, et qu'il ne sait pas qu'il sait rien. À chercher à avancer nous reculons peut être, principe de l'action-réaction, de l'équilibre des forces magiques, appelez ça comme vous voulez.»

Son regard vacilla jusqu'à Amy, qu'il eut envie d'appeler Emily l'espace d'un instant mentalement.

« Je pense qu'à chercher à aimer, nous haïssons bien plus. Qu'à gagner, nous perdons … car le mort n'a pas de cas de conscience lui. Vous avez beau vouloir les laisser de coté, ils sont et ont été … ignorer ces faits c'est volontairement s'enfoncer dans l'erreur, souhaitant y trouver du vrai qui ne nous ferait que plus mal encore, vous voyez de quoi je parle, j'en suis sûr. Sauf qu'une fois que l'on approche du but … une fois que l'on tient cela entre nos doigts, que faire ? »

Son monologue ne s'acheva pas pour autant.

« Vivre pour un objectif, c'est admettre qu'on ne peut l'atteindre, et si par malheur le destin, aussi cruel et vicieux soit il, décide de nous permettre d'y arriver, même sans regarder en arrière pour voir le chemin parcouru, on ne peut ignorer que sans cet objectif, on est rien de plus qu'une coquille vide qui ne vaut pas mieux que l'inferius qui avance bêtement.»

Il soupira pour revenir à son interlocutrice.

« Alors si par malheur vous comprenez ce monde, les tenants et aboutissants de toute cette grande mascarade, auriez vous un jour souhaité en arriver là ...»

Regardant à nouveau Amy, il put enfin conclure.

« Amy et tout ces gens sont heureux, pour la simple et unique raison qu'ils ne savent pas ce qu'il y a après tout ça ...»

Et eux le savaient, ils organisaient cet après. Ruth ne l'ignorait peut être pas, mais le poids des responsabilités les écrasait petit à petit, il les rongeait comme il avait rongé les piliers avant eux. Eris, le vieux Brom, tous étaient rongés et qui pouvaient prétendre être heureux ? Pas eux, ils ne l'étaient pas et ne le seraient pas, car à faire avancer les autres, sans se préoccuper de soi, on en revenait à plus que le sacrifice d'une vie comme le faisait un soldat, c'était une damnation. La corde de paille pour le bien du plus grand nombre. La bêtise, le mauvais goût, peu importe le nom qu'on lui donnait, le constat était là, ces imbéciles étaient autrement plus heureux qu'eux, et ce malgré tous les efforts de ces derniers pour s'en sortir. Il n'y avait pas de sortie, Ruth semblait presque l'ignorer, mais pas lui, lui vivait avec, et cette sortie lui montrait, encore une fois, à quel point il avait raison.
Un sage parmi les singes … ou un singe parmi les sages, c'était tout l'art de la question.

hrp:
 
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MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Mar 12 Aoû - 21:16

Parce qu'elle était très franche et qu'elle disait souvent platement ce qu'elle pensait sans détour, il arrivait fréquemment que Ruth blesse les gens. Ce n'était pas toujours intentionnel. En règle générale, quand la jeune femme désirait blesser quelqu'un ou être méchante, ça se savait. Elle n'avait jamais eu besoin de faux semblant pour faire passer le message. Digne héritière des Mulciber, elle n'hésitait pas à assener des vérités désagréables sans le moindre état d'âme simplement parce qu'elles étaient vraies. Tout le monde avait besoin d'entendre la vérité, qu'elle soit désagréable ou non. Cependant, sa vérité n'était pas la même que celle des autres. Dans son monde à elle, la vérité, c'était que les bourbistes voulaient détruire tout ce qu'ils avaient construit et la sorcellerie telle qu'il la connaissait. Dans leur monde à eux, la vérité devait être tout autre. Qui avait raison ? Une vérité valait bien une autre. La différence, c'était la force de conviction que l'on mettait dedans et la loi du plus fort. Or, les plus forts, c'était eux. Leur définition du monde prévalait sur la leur. C'était un peu comme en histoire. On avait que la version du vainqueur. Celle du vaincu, était oubliée et enterrée.

Bien souvent, elle tentait de se mentir à elle-même, en particulier lorsqu'on en venais à parler de Benjamin. Ruth ne s'illusionnait pas souvent pour autant. Elle savait ce qu'il en était. Franche par désir et à cause de son éducation, elle était également franche avec elle-même. C'était probablement le plus dur, devoir admettre une vérité qu'elle aurait bien voulu ne jamais voir. Ils avaient vieilli trop vite. C'était un constat, une vérité, un fait auquel ils ne pouvaient pas échapper. Qui dans l'assemblée leur aurait donné vingt-neuf ans ? Ils étaient jeunes, et avaient encore une longue vie devant eux, s'ils ne succombaient pas durant une attaque bourbiste. Pourtant, on aurait dit qu'ils avaient vécu bien plus que vingt-neuf ans.

Leurs pertes, leurs combats, leurs responsabilités, étaient celles que des hommes et des femmes d'une cinquantaine d'années auraient du porter. Pas celle que des jeunes gens dans la fleur de l'âge comme eux, trimballaient comme un bagage un peu trop encombrant. Ils auraient du sortir, s'amuser, chercher l'âme sœur, avoir des enfants, voyager, profiter de ce que la vie avait à leur offrir. À la place, ils essayaient de recoller les morceaux d'un avenir brisé. On leur avait tout donné, et tout retirer trop tôt. L'amertume des propos n'échappa pas à Ruth. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, en cet instant, elle ressentait la même chose :

« Non, je n'ai pas vraiment eu le choix non plus. »

Non, elle ne l'avait pas eu. La mort de Benjamin avait tout précipité, la forçant à prendre des responsabilités qu'elle n'avait jamais eu l'intention de prendre. De jeune femme capricieuse, elle avait du devenir une femme de poigne. Si De SaintClair avait mis plusieurs années pour s'imposer comme un homme avec lequel on devait compter, elle devait faire de même. Les choses étaient simplement différentes pour elle. Être une femme veut souvent dire ne jamais être totalement prise au sérieux. Être souvent sous-estimer. Il fallait jouer avec les armes que l'on avait. Elle eut un bref sourire avant de continuer à parler avec le français :

« Je ne sais pas si ça vous étonnera ou non, mais porter la marque, obtenir un poste à l'Intendance, la puissance, le statut, ce sont des choses que je n'ai jamais cherché à avoir. Certains hommes courent après le pouvoir, comme un chien cours après son os, ce n'était pas mon cas. »

Elle eut un ricanement :

« Une épouse et mère dévouée, c'était mon ambition. »

Elle lui sourit de nouveau, amusée par sa propre sottise :

« Ça doit sembler plutôt stupide comme objectif de vie, j'imagine. »

Elle n'avait pas vraiment peur de parler d'elle-même. Elle ne dévoilait rien qui puisse lui causer du tort, et si De SaintClair la méprisait pour ça, ça ne changerait pas grand-chose à sa vie. Comme elle l'avait dis à Ariana en décembre passé, sa vocation n'avait jamais été de devenir celle qu'elle était à présent. La voie qu'ils avaient prise était jonchée de perte et de tristesse. Ruth estimait souvent qu'ils étaient destinés à ne pas être heureux pour que la génération suivante le soit. Et elle se demandait toujours si ceux qui la prenaient de leur plein gré comprenaient dans quoi il s'engageait, mais c'était une tout autre discussion.

Son compagnon se lança dans un monologue, elle l'écouta en silence. Il y avait une certaine vérité dans ses propos. C'était tout le problème. La vérité ne fait pas toujours plaisir quand on l'entend. Parfois, elle vous tape sur le coin de l'œil sans prévenir. Elle laissa le silence s'installer quand il eut fini de parler. Et pendant un moment, on eut dit que rien ne viendrait le briser. Ils étaient là, tous les deux, assis à leur table, un verre à la main, observant cette foule qui dansait, riait et parlait sans se soucier des problèmes du monde. Ça aurait pu être eux.

« On aurait pu être heureux... » , Dit-elle dans un souffle.

C'était tellement discret qu'il était possible qu'il n'ait pas entendu ce qu'elle venait de dire. Pourtant, l'idée la frappa avec une force qui lui donna presque les larmes aux yeux. Si elle pouvait revenir en arrière, changer quelque chose, le ferait-elle ? Elle n'arrivait pas à répondre. Une partie d'elle mourrait d'envie de crier : oui, sans hésitation, tandis que l'autre, trop enfoncé dans un chemin qu'elle savait irréversible ne voulait pas. Elle avait fait son deuil, elle ne pouvait pas admettre qu'il était désormais inutile.

« Vous avez peut-être raison. Le monde se fout de nous avec une constance impressionnante. Ils sont plus heureux que nous. Aucun doutes la-dessus. Pourtant, échangeriez-vous votre place avec eux pour autant ? »

La discussion aurait sans doute continué si de façon tout à fait inattendue, un sort n'avait pas été lancé sur le chandelier de la salle qui se détacha du plafond pour tomber en plein milieu de la piste de danser, créant un bruit assourdissant et réduisant drastiquement l'éclairage de la salle. Que se passait-il, et où étaient passés les services de sécurité s'occupant de la soirée ? Ce fut un homme en costume de soirée qui s'avança au centre de la pièce :

« Personne ne bouge où mes charmants amis cachés parmi les invités se feront un plaisir de vous enseignez la politesse. »

Elle se tourna vers Tryan, sa baguette déjà dans la main, elle ne savait pas qui était se pauvre type au milieu de la pièce, mais le simple fait que les services de sécurité ne soient pas encore arrivé voulait dire qu'ils étaient momentanément neutralisé ou de mèche. La chance qu'ils avaient, c'est qu'ils étaient situés au fond de la pièce, assis et caché par la foule. L'homme avait des complices dans la salle, mais combien, et surtout, que voulait-il ? Ce fut un vieil homme qui posa la question, ancien ambassadeur maintenant à la retraite, il écumait les soirées dans l'espoir de se trouver un joli minois pour appaiser ses rumathisme, et était connu pour sa couardise.

« Monsieur, je suis sûre que nous pouvons trouver un terrain d'entente, plusieurs membres du gouvernement sont dans la pièce, je suis sûr que ...
La FERME papy. »

L'imbécile. Il n'aurait pas juste pu la fermer. Il y eut une lumière, accompagné du bruit sourd d'un corps tombant sur les pavés de la salle. Ruth, jeta de nouveau un regard à son compagnon, il était probablement temps de se bouger.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Jeu 14 Aoû - 0:23

Qu'il était curieux de voir comment on pouvait être aussi proche et à des années lumières. S'ils avaient étudié ensemble, nul doute que Tryan et Ruth se seraient très bien entendu, et peut être même plus d'ailleurs, elle était son genre, bien qu'il refusait de l'admettre ouvertement. Ils avaient tous les deux un goût prononcé pour le sarcasme et l'humour en toute circonstance. Le respect du sang pur, l'appréciation des bonnes choses, presque ce qu'il se faisait de mieux pour leur génération. Ô qu'il eusse été drôle de les voir adolescents, à sévir, non sans fracas, parmi la jeunesse embourbée dans une politique égalitaire vide de sens. Cela aurait put être amusant.
D'ailleurs, en y réfléchissant, Ruth avait peut être connu Fleur durant l'année du tournois des trois sorciers, elle devait être en âge d'y participer et peut être avait elle tenté sa chance, à l'inverse de son homologue des mystères. Peut être … elle ne devait pas avoir toute l'histoire, le pourquoi un garçon aussi talentueux n'avait pas tenté sa chance à la course à la gloire. Peut être la lui conterait on, un jour, ou peut être la connaissait elle déjà de par une relation à Beauxbâtons ? Difficile à dire, mais Tryan était le meilleur duelliste de sa promotion, il l'avait prouvé, et pourtant il n'avait pas été champion de son école, il n'en avait pas été l'étendard parce qu'il ne souhaitait, premièrement pas défendre des valeurs bourbistes, apparaître comme le poulain d'une demi-géante l'horripilait, deuxièmement parce qu'il n'en avait rien à faire de la gloire et de la richesse, et troisièmement pour la bonne et simple raison que certains en avaient plus besoin que lui, et que s'ils acceptaient la mort, grand bien leur en face.
Il avait prouvé une fois de plus qu'il n'avait pas été un adolescent comme les autres. Combien de fois avait il bravé l'autorité d'Olympe Maxime ? Combien de fois avait il défendu l'indéfendable en cours d'histoire de la magie ? Combien de fois avait il humilié un sang-de-bourbe ? On ne pouvait compter tout cela, parce qu'il avait été vrai jusqu'au bout des ongles, honnête et franc, un peu trop peut être. Jacky l'avait toujours plus ou moins défendu, pas parce qu'il était de ses meilleurs élèves, mais pour une raison plus profonde.

Ah Jacky … peut être Ruth l'avait elle croisé en Irlande ? Peu probable, elle avait servi dans le Nord et lui dans le Sud. Quel dommage, elle avait loupé un phénomène, un grand monsieur qui n'avait pas mérité la punition qu'on lui avait infligé.
La vie infligeait parfois ses sévices les plus infects à ceux qui ne le méritaient pas. Mais qui était il pour juger les vivants et les morts ? Il n'était pas Dieu, et il n'avait pas encore le pouvoir d'agir ainsi, alors à quoi bon s'acharner ? La logique veut que l'on arrête tout, mais le cœur, le courage et l'envie, eux, veulent que l'on poursuive cette bataille perdue d'avance. Pas pour l'honneur, pas pour la beauté de la chose, juste parce que sans ça, on est plus rien. Et sans sa quête, sans doute vaine, de ramener une morte à la vie, Tryan ne serait probablement plus rien à l'heure actuelle.

« Je ne sais pas si ça vous étonnera ou non, mais porter la marque, obtenir un poste à l'Intendance, la puissance, le statut, ce sont des choses que je n'ai jamais cherché à avoir. Certains hommes courent après le pouvoir, comme un chien cours après son os, ce n'était pas mon cas. Une épouse et mère dévouée, c'était mon ambition. Ça doit sembler plutôt stupide comme objectif de vie, j'imagine. »

Entre rire et sourire, il ne sut vraiment dire si cela était de la pure auto-dérision ou la vérité. À vrai dire, avec l'alcool, il n'avait pas envie d'analyser la situation.
Et oui, il trouvait ça stupide comme objectif, mais c'était un bon but, parce que jamais elle ne pourrait l'atteindre, et ça la forçait à avancer. Épouse et mère, là n'était pas la question, tout était dans le dévoué. Qu'on se le dise, quand on est puriste, on ne se marie que rarement par amour, il faut simplement accepter de trouver un pas trop mauvais parti, quand on nous en propose un évidemment. Ruth devait en être un, mais pas lui, pas Tryan, pas après l'ombre qu'il était devenu. Sans Emily, il était devenu un être encore plus froid, comme vide, riche et intelligent, influent, certes, mais qui pouvait bien vouloir d'un cadavre sur patte ? Visiblement Amy Yaxley, mais elle semblait être la seule et il ne savait pas si c'était purement intéressé ou pas, il n'espérait pas.
Ne plus espérer, c'était la marque de la résignation, l'acceptation d'une condition trop dure à combattre, pas de quoi être malheureux. Mais quand on possède tout, on ne cherche que le bonheur, et celui ci ne peut se posséder bien longtemps. L'amour était une créature fugace et volage, la belle petite pute du destin, dépouillant aussi bien le riche que le pauvre, faisant pleurer l'aveugle et le voyant, n'aimant qu'un instant, haïssant le reste du temps.

Son monologue trancha net la discussion. Voilà qui était dit, et il se complaisait dans ce silence qui pouvait mettre mal à l'aise. Non, il n'avait rien de plus à dire que cela, précisément parce que tout était dit. Tirer sur les ficelles de son propre martyr, c'était sa principale activité en ce moment, se faire du mal sans le vouloir, ni le voir d'ailleurs, provoquer son sang, éprouver sa foi, pour une cause moins noble. La vengeance.
Il l'attendait, la faisant reculer, patiemment, cherchant le bon moment pour ne pas bâcler cela. Il avait des noms, qu'importe s'ils fussent coupables ou innocents, ils payeraient, comme elle, elle qui n'avait rien demandé mais qu'on lui avait enlevé. Il était dans la logique des choses qu'après s'être foutu de lui, pire, qu'on l'ait insulté, que justice soit faite. Une vie contre trois, le marché était bien floué, mais ils l'avaient voulu non ? Et elle, Ruh, qu'était elle en train de marchander avec le destin ?

« Vous avez peut-être raison. Le monde se fout de nous avec une constance impressionnante. Ils sont plus heureux que nous. Aucun doutes la-dessus. Pourtant, échangeriez-vous votre place avec eux pour autant ? »

Il allait donner sa réponse, et il n'avait pas besoin de réfléchir pour cela : Pas le moins du monde. Précisément parce qu'il sentait qu'en lui, il avait le pouvoir de changer cela, de s'élever encore un pour pouvoir inverser la donne. Rêve ou réalité ? Seul l'avenir le dirait, en attendant il suivait ce chemin qu'il était désormais seul à arpenter.
Le chandelier du plafond se décrocha suite à un effet magique. Beaucoup bougèrent, se retournant, lui se contenta d'un coup d'oeil pour analyser la situation. Pas besoin de plus pour comprendre qu'il y avait une petite intrusion dans la soirée. Peu importe qui était le présomptueux qui osait cela, l'alcool avait rendu le français plus belliqueux, plus intrusif, il mourrait d'envie de se défouler à cet instant. L'inconnu en smoking qui s'avança, revendiquant l'attaque, faisait un parfait sujet de test.
Oui, De SaintClair avait besoin d'humilier ce gars, par plaisir, certes sadique, mais fort opportun pour pas mal de monde.

Si d'ordinaire il aurait cogité à un plan, là non. Un simple coup d'oeil vers sa compère de galère, voyant qu'elle était prête à intervenir elle aussi, il se détendit, il resta bien tranquillement dans le fond de son siège, les mains sur la table, pas besoin de se presser, il fallait savourer le moment, profiter, tout simplement. Laisser le spectacle se faire de lui même, le laisser gagner en aura, avant de n'en faire qu'une bouchée. Une belle chute pour une belle entrée n'est ce pas ?

« Personne ne bouge où mes charmants amis cachés parmi les invités se feront un plaisir de vous enseignez la politesse. »


Ruth se faisait presque oppressante à le fixer comme cela. N'avait elle pas compris sa façon de faire ? Cela ne devait pas être assez rapide à son goût, il mettait cela sur le compte de l'alcool. Prendre son temps et profiter, il ne le faisait plus depuis longtemps, il n'allait pas se priver ce soir. Il n'avait plus trop l'occasion de se battre en duel, Lyse était trop occupée à travailler à l'HYDRA, et les mystères ne donnaient que peu de temps pour l'art martial, et même s'il pratiquait encore un peu chez lui, cela ne lui suffisait pas vraiment. Plus, toujours plus, le goût de la bagarre n'était qu'une illusion, c'était le plaisir de contrôler et dominer qui le satisfaisait vraiment. Ce soir, il allait être servi, aussi rapide que cela le serait, présomptueusement, il s'en satisferait quand même, après tout, il fallait bien ça pour faire passer la soirée de potable à amusante.

Un vieillard tenta sa chance pour calmer le bougre avant d'être pris pour cible du prochain sort.

« Monsieur, je suis sûre que nous pouvons trouver un terrain d'entente, plusieurs membres du gouvernement sont dans la pièce, je suis sûr que ...
La FERME papy. »

Le voilà, il était là, au sommet de son art, dominant la salle de toute sa médiocre splendeur. Ils sentaient la peur, la tension, le frisson, c'était ça, le sang froid qui s'imposait comme une compétence de rigueur pour profiter d'un sadisme éteint, voilà que rejaillissait la flamme vindicative du pouvoir. Il profitait. Cela ne se voyait peut être pas, mais la jubilation du français se faisait presque oppressante elle aussi, pour qui aurait pu la percevoir. Même Ruth, elle ne devait pas comprendre pourquoi il continuait de faire lentement tourner le vin dans son verre.
Voilà qu'il remettait le couvert, il était temps d'être de retour aux affaires, non pas pour le public, non pas pour le show, mais pour la seule et unique personne qu'il cherchait à contenter ici : lui même.

Son regard dévia de son verre pour se plonger dans celui de Ruth, il n'eut pas besoin de tourner la tête pour cela, elle devait se demander ce qu'il faisait. Un sourire en coin naquit l'instant d'après, à la seconde près la directrice des affaires moldues fut la première invitée au courant de ce qui allait se passer. Sans prévenir, le français avait rapidement plongé la main à sa ceinture, tirant l'aubépine de son fourreau pour qu'elle fende l'air. D'un geste froid, méthodique et claquant, elle venait sceller le destin de cet annonceur malheureux. Il avait fait tout cela sans se lever, la demi seconde qui suivit fut celle qui annonça l'attaque, le trait magique partit tellement rapidement qu'on eut du mal à savoir s'il avait été intentionnel ou non. Sauf que lui savait, sa visée n'était pas aussi bonne que sobre, mais il avait la compétence nécessaire pour le faire, n'était pas tireur d'élite de baguettes qui voulait, lui avait servi en tant que tel, cela se voyait aujourd'hui.
L'éclair magique toucha sa cible. Pleine tête, il n'eut pas le temps de le voir venir et s'effondra, inconscient, vaincu aussi rapidement qu'il était entré.

Il y eut un moment de flottement, quelques secondes où tout le monde se demanda ce qu'il se passait. Qui avait fait ça ? Ils ne tardèrent pas à le savoir. Un moulinet avec sa baguette, le français regarda sa complice, voilà qui était fait, simple, rapide et efficace. Se levant, il prit une gorgée de son verre, gardant sa baguette en main avant de reposer son breuvage et de tendre sa main gauche pour aider la miss à se lever. À l'image d'une danse, sa danse, il la faisait volontiers participer à ce petit jeu, après tout, il avait tiré la couverture à lui, ça n'était pas très fair-play.
S'avançant jusqu'au corps du pauvre bougre, tranquillement, Ruth à ses cotés, sous les regards médusés des invités, il se plaça juste à coté de sa victime, parlant d'une voix qui se voulait forte et froide, un peu comme aurait pu le faire Eris, mais dans un autre style, beaucoup plus sarcastique et piquant.

« Comme l'a entendu notre cher ami ici gisant, il y a effectivement des membres du gouvernement ici ce soir.»

Il leva les sourcils en hochant la tête avec une fausse compassion pour sa victime. Plus qu'une entrave, il était cette fois ci frappé par le sarcasme.

« Ainsi notre cher monsieur ...»

D'un moulinet de baguette, il fit venir à lui quelques papiers que contenait le costard du showman, avant de les tendre à Ruth, histoire qu'elle participe et qu'elle annonce à tous le nom, peut être faux, de ce charmant trublion précoce.

« N'aura pas le plaisir de poursuivre son élocution et écopera d'un petit séjour à Azkaban.»

Haussant cette fois ci les épaules en signe, toujours faux d'ailleurs, d'excuse, il continua.

« Aussi, j'invite ses charmants amis à partir immédiatement avant qu'une quelconque autre autorité arrive.»

Joignant ses deux mains, la baguette au milieu, il hocha la tête d'un air toujours aussi hautain.

« Toutefois, je me tiens à leur disposition pour recevoir une petite leçon de politesse.»

Son regard se porta cette fois ci sur Ruth, l'interrogeant tacitement sur sa volonté de vouloir agir ainsi ou non.
Il fallait bien dire que cette petite élocution était aussi surprenante que la première. On sentait chez le français un certain sens de l'amusement, tout cela semblait être un jeu, une simple blague pour lui. La façon dont il le présentait, de manière plus ou moins humoristique, rendait la chose aussi dantesque qu'amusante. C'était un peu sa manière à lui de régler un problème, sans forcément tourner autour du pot, en enrobant le tout d'un peu de sarcasme, tout cela passait pour un divertissement presque anodin.
Cette fois ci, il ne demanda pas de volontaires, voir leur leader aussi facilement balayé avait de quoi déstabiliser. Téméraire serait celui qui oserait la chose, car désormais, la foule avait de nouveau des raisons de ne plus se laisser faire. Y en aurait il ou pas ?

Tryan avait trompé l'ennui de cette soirée, elle devenait de suite plus amusante, plus sympathique. La présence de Ruth n'était pas forfaitaire, mais elle permettait d'ajouter une touche de charme féminin au tableau, et cela ne manquait pas d'éclat, ni de rigueur.
Charmante soirée, n'est ce pas ?


Dernière édition par Tryan De SaintClair le Jeu 14 Aoû - 1:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Jeu 14 Aoû - 0:23

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MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Jeu 14 Aoû - 8:46

Un simple évènement peut parfois changer bien des choses. Que seraient devenus Ruth et Tryan s'ils s'étaient rencontré à l'époque du tournois des Trois Sorciers à Poudlard ? Tout ceux qui formaient la génération dorée qu'ils étaient s'y étaient trouvé à un moment où un autre, James, Fleur, elle , Jeremias, Crow, à quelques années prêt, ils étaient tout de la même génération. Ne manquait que Tryan qui avait refusé de participer au tournois. Seraient-ils devenus amis à l'époque ? La rivalité avait été à son comble entre les trois écoles, mais Ruth s'en était bien peu occupée. Sa frustration d'avoir vu Krum être choisi à sa place pour défendre le titre de Dumstrang s'était bien vite effacé en voyant la tête des candidats. Elle aurait adoré faire la peau à celui qui avait survécu, mais ce n'était ni le lieu, ni son rôle. De tous les candidats, elle se souvenait surtout de Fleur. Blonde, extrêmement belle, du sang Vélane dans les veines. Ruth était rarement jalouse, elle avait assez d'estime d'elle pour ne pas l'être, mais elle avait détesté savoir qu'elle avait une concurrente au moins aussi brillante qu'elle.

Du reste, Ruth avait profité de l'opportunité d'être à Poudlard pour faire plus ample connaissance avec certains de ses cousins éloignés. En particulier le Ministre actuel, avec qui elle avait partagé bon nombre de soirée et de frasque, apprenant à connaitre les moindres recoins du vieux château. Peut-être les choses auraient-elles été différentes si elle avait connu le français à l'époque.Nul doute que leur vue sur les moldus et né-moldus les auraient rapprochés. Ils auraient même pu faire un beau couple, n'importe qui aurait pu en convenir. Ils allaient bien ensemble, jeunes et brillants, mais il y avait Ben, il y aurait toujours Ben.

Ruth s'était parfois demandé si elle n'aurait pas pu aimer quelqu'un d'autre. A quoi sa vie aurait ressemblé s'il n'avait pas été là. Il y avait plus beau que lui, elle n'avait jamais été attirée par lui pour ça. C'était plus une question de charisme, de caractère. Quoiqu'il arrive, quoiqu'elle fasse, il y aurait toujours Benjamin, et à ses yeux, personne ne tenait la comparaison. C'était triste, en particulier pour Mike. Il était un de ses meilleurs amis, une personne proche qu'elle respectait et qu'elle aimait dans une certaine mesure, mais il n'était pas Ben, et il souffrirait toujours la comparaison. C'était cruel en un sens, elle aurait du lui laisser sa chance, à lui comme à elle dans le fond. Celle de peut-être, être heureux ensemble. Pourtant, il lui semblait que dans son cas, c'était au delà de tout espoir. Elle l'acceptait, souvent de mauvaise grâce, mais elle l'acceptait, ça rendait les choses parfois plus facile à vivre. De plus, elle se demandait qui elle aimait encore. L'image de Benjamin, tel qu'il l'avait quitté avant de partir en Russie, puriste convaincu, mangemort, le hantait encore, et souvent, elle avait l'impression qu'elle chérissait son souvenir le superposant à l'homme qu'il était aujourd'hui. Benjamin Mulciber est mort Ruth, il ne reste que Limonkov, en substance, c'était ce que John lui avait dis, et s'eu été tellement plus facile de le croire. Elle l'avait revu, plusieurs fois par hasard puisque ce que n'était pas de son fait. Elle avait pu constater qu'il était toujours lui-même tout en ayant changé. John se trompait, c'était Ben, toujours égal à lui-même, les convictions en moins.

Triste histoire que celle de leurs fiançailles brisées et vie ruinées. Ils auraient pu être brillant ensemble, ils étaient destinés à être séparé. Ruth n'avait rien d'une Juliette, et Benjamin n'avait pas une vocation de Roméo. Ils continueraient leur route, chacun de leur côté, jusqu'à ce que l'un d'eux tombe. La loi du plus fort, celui dont les convictions l'emporteraient sur celles de l'autre. En attendant, il fallait avancer, et elle le faisait, un sourire plaqué sur les lèvres, écumant les soirées, obligations mondaines et professionnelles, tel un tourbillon dans lequel elle pouvait s'étourdir sans fin.

C'était comme ça qu'elle avait eu de nouveau l'occasion de discuter avec son collègue français, de manière informelle, du mauvais vin à table, pour tuer le temps. Ca c'était jusqu'à ce que le chandelier se décroche, tombant en plein milieu de la piste de danse, blessant un sorcier ou deux au passage, et provoquant une certaine cohue dans la foule de personne présente. Tryan tout comme elle, semblait prêt à passer à l'action, il était simplement moins nerveux. Dans son cas, au diable les plans inutiles, l'action avant tout. Elle n'était pas du genre à attendre des secours qui ne viendrait probablement jamais. Si ce type était là, c'était que les services de sécurité avait été neutralisé, ou non efficace.
Quant à Tryan, il a rendait impatiente, faisant tourner son verre de vin, un sourire aux lèvres pendant que le prétendu terroriste en herbe continuait son petit discours. Finalement, très rapidement, ce fut lui qui immobilisa leur ennemis, d'un sort lancé très précisément malgré le taux d'alcool qu'ils devaient désormais avoir tout les deux dans le sang. Elle salua sa performance d'un sourire, tout en applaudissant brièvement, brisant le silence de mort qui s'était fait dans la salle. Il lui tendit la main, l'invitant à se lever très galamment, elle la saisit, et se leva. Ils avancèrent tout les deux jusqu'à l'homme qui gisait désormais à terre, Salazar qu'il avait l'air pathétique.

Appréciant le sarcasme de son compagnon, elle lui laissa la vedette, et se contenta de saisir les papiers qu'il lui tendait, examinant son identité.

"Marcus Polvers ..."

Elle haussa un sourcil interrogateur et regarda les papiers de plus prêt, le faux était presque parfait à un détail prêt. Marcus Polvers faisait partie des officiers mort pour la patrie en Irlande en Novembre dernier, elle le savait puisqu'elle l'avait personnellement vu dans les camps de soin de l'Intendance et qu'aucun soin au monde n'avait réussi à sauver . Il était mort après plusieurs heures de lente agonie.

Claquant des doigts, son elfe apparut, elle lui confia les papiers qu'elle avait en main et lui ordonna que la Sécurité Intérieure soit avertie tout de suite. L'interruption dura quelques seconde à peine après lesquelles Tryan continua son dialogue avec sa victime. Invitant ses complices à  se présenter si jamais ils désiraient en découdre, La sondant du regard, probablement pour savoir si elle avait la même vision des choses que lui. Elle haussa les épaules d'un geste désinvolte, la liste des invités seraient soigneusement épluchées de l'arrivé des Services de la Sécurité Intérieure, une brigade d'intervention dépêchée sur place, et les intrus seraient bien vite découvert et arrêté.

Preuve que les bourbistes étaient des imbéciles, il y en eu tout de même une pour sortir des rangs. Une jolie rousse, au regard flamboyant qui les foudroyait du regard.

"Vous vous croyez grand et puissant ? A oeuvrer pour un dictateur qui ne vous voit que comme de la chair à baguette. Je mourrais peut-être, mais je mourrais pour la justice et un idéal de monde libre. En garde bande de sales mangemorts."

Vraiment ? C'était risible ... Comment pouvait-on être aussi idiote. Elle eut un rire sec , et d'un geste nonchalant, elle murmura :

"Ostéoclaste"

Le sort visa la cheville droite la femme, qui ne s'y attendant pas, chuta lourdement sur le sol, lâchant sa baguette dans la foulée, prouvant qu'elle n'était pas une duelliste. Un duelliste n'aurait jamais lâcher sa baguette. Elle récupéra le bout de bois qu'elle brisa cruellement en deux sous les yeux de son adversaire. Il était désormais deux à terre et sans baguette, elle ne pourrait rien faire.

"Salazar ma pauvre, ne dites pas des choses plus grosse que vous. Mon ami ici présent n'est pas mangemort, et je ne suis pas certaine que la comparaison lui fasse plaisir ..."

Un sourire aux lèvres, elle fit signe à un serveur de leur apporter un verre. Interloqué, il mit un moment à réagir, puis leur apporta prestement une coupe, elle en tendit une à son collègue et trinqua avec lui avant d'en boire une gorgée.

"Que l'organisateur de la soirée se tienne à notre disposition en attendant l'arrivée des Services de Sécurité, et trouver moi quelqu'un pour surveillé ces deux-là"

Sans faire plus attention que ça au reste des personnes présentes, elle dit à Tryan :

"Ma foi, vous avez un certain talent pour viser, même en ayant bu, s'est admirable. Je vous proposerais bien de continuer la soirée ailleurs, mais je crois que votre compagne n'apprécie guère, et je m'en voudrais de vous voler à elle."

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Dernière édition par Ruth U. Alexïeva le Ven 5 Sep - 17:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé) Jeu 14 Aoû - 8:46

Le membre 'Ruth U. Alexïeva' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé)

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Plus vite que vous ne le pensez [Pv' Ruth](Terminé)

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